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Mémoire de Master

Ce mémoire explore le rôle de la politique monétaire dans la stabilisation des fluctuations du taux de change en République Démocratique du Congo de 1980 à 2016. Il analyse l'impact de la dollarisation et des chocs externes sur l'économie nationale, ainsi que les efforts de la Banque Centrale du Congo pour gérer la volatilité du taux de change. L'étude met en lumière les défis rencontrés par la politique monétaire face à l'inflation et à la dépréciation de la monnaie nationale.

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Cynthia SAMBA MANDALA
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Mémoire de Master

Ce mémoire explore le rôle de la politique monétaire dans la stabilisation des fluctuations du taux de change en République Démocratique du Congo de 1980 à 2016. Il analyse l'impact de la dollarisation et des chocs externes sur l'économie nationale, ainsi que les efforts de la Banque Centrale du Congo pour gérer la volatilité du taux de change. L'étude met en lumière les défis rencontrés par la politique monétaire face à l'inflation et à la dépréciation de la monnaie nationale.

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UNIVERSITE CATHOLIQUE DU CONGO

FACULTE D’ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT


B.P. 1534

KINSHASA-LIMETE

ROLE DE LA POLITIQUE
MONETAIRE DANS LE LISSAGE
DES FLUCTUATIONS DU TAUX
DE CHANGE : De 1980 à 2016
Par

Cynthia SAMBA MANDALA


Licenciée en Economie et Développement (LMD)

Mémoire rédigé et défendu en vue de l’obtention du titre

de Maître (LMD) en Economie et Développement

Option : Finances, Banque et Assurances.

Directeur : Professeur Isaac KALONDA KANYAMA

Juillet 2018
ROLE DE LA POLITIQUE MONETAIRE
DANS LE LISSAGE DES FLUCTUATIONS DU
TAUX DE CHANGE :
De 1980 à 2016
Par

Cynthia SAMBA MANDALA


|i

« En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal. »
Nicolas MACHIAVEL

« Il n’y a que deux possibilités, soit un système dirigé par la discipline impersonnelle du marché,
soit un autre dirigé par la volonté de quelques individus ; et ceux qui s’acharnent à détruire le premier
contribuent sciemment ou inconsciemment à créer l’autre ».
Friedrich HAYEK
| ii

En mémoire de

SAMBA ETOKELA Alfred, mon très regretté Papa que Dieu a


rappelé dans sa félicité, dont je suis la riche héritière de par l’éducation et
l’instruction qu’il m’a léguées.
| iii

DEDICACES

A ma très chère et tendre Maman Marie José NZUZI WAYINU, pour son soutien moral et
matériel, son amour et son affection qu’elle n’a jamais cessés de me témoigner ;
A mon grand-père, affectueusement, Koko Anderson MAWAKANI SAMBA, pour son amour
et sa générosité inconditionnels, il a été, il est et demeura, une source d’inspiration pour ma
personne ;
A ma tante Véronique MOKOTI, à mes ainés Franck KOUVASI, Nathalie et Kevine SAMBA,
mes cousines Lydie et Solange MOKAMBO, mes nièces Francesca et Malika KOUVASI, pour
leur affection familiale.

Je dédie ce modeste travail.


| iv

AVANT-PROPOS

Nous rendons grâce à notre Dieu, Maître de toute science, qui a disposé sagesse, intelligence,
force et vie à notre être pour la réalisation de ce présent travail de fin d’étude.

Nous remercions les autorités de l’Université Catholique du Congo, particulièrement, celles


de la faculté d’Economie et Développement, pour le savoir en des valeurs évangéliques qu’elles
nous ont transmis à travers les enseignements reçus tout au long de notre parcours universitaire

Nous exprimons notre chaleureuse gratitude, au Professeur Isaac KALONDA KANYAMA,


qui a accepté, main sur le cœur de diriger la rédaction de notre mémoire. Ses remarques et ses
conseils ont été d’une pertinence indispensable et d’une influence substantielle dans
l’accomplissement de ce travail.

Nos remerciements vont droit aux Messieurs les Assistants Jephté NSUMBU et Edy KISONI
pour tant de sacrifices consentis, l’encadrement et tous les précieux conseils, ainsi que leurs critiques
constructives qui nous ont aidés à peaufiner notre étude.

A tous les amis et compagnons de lutte, Passy BOLIMO, Christine CHIKURU, Jessica
DIAWAKU, Christelle DIGATA, les filleules de la Base, nos frères et sœurs des chorales Chœur des
Anges et Saint Jean-Paul II, ainsi qu’à tous ceux qui ont participé, de près ou de loin et de toute
manière à l’édition de cet ouvrage, nos sincères sentiments de gratitude vous sont ici adressés.

Cynthia SAMBA MANDALA


|v

Table des illustrations

Tableau 1 Objectifs de la Politique Monétaire ........................................................................... 17


Tableau 2 les régimes de change ................................................................................................ 19
Tableau 3 Contexte de l'efficacité de la PM en parité fixe et parité flexible ............................ 20
Tableau 4. La stratégie monétaire de la BCC ............................................................................. 24
Tableau 5. Bilan Monétaire de la BCC ...................................................................................... 27
Tableau 6 Liste des programmes entre la RDC et le FMI ......................................................... 35
Tableau 7. Revue empirique....................................................................................................... 38
Tableau 8. Etude de la normalité de la Série du taux de change ................................................ 40
Tableau 9. Equation de la moyenne ........................................................................................... 41
Tableau 10. Test ARCH d'hétéroscédasticité ............................................................................. 42
Tableau 11. Résultat de l'estimation du GARCH ....................................................................... 43
Tableau 12. Résumé du test ADF............................................................................................... 44
Tableau 13. Les causalités significatives sur la volatilité au sens de Granger .......................... 45
Tableau 14. Décomposition de la variance de la volatilité......................................................... 48
Tableau 15. Série des données utilisées pour la présente étude ................................................. 52
Tableau 16. Test d'hétéroscédasticité ......................................................................................... 57
Tableau 17. Test LM d'autocorrélation ...................................................................................... 57
Tableau 18. Quelques exemples des chocs exogènes................................................................. 58

Graphique 1. La corrélation taux directeur-taux de change ....................................................... 30


Graphique 2. La relation de la politique monétaire sur le taux de change de 2004 à 2016 ...... 30
Graphique 3. Relation taux de change-dollarisation .................................................................. 32
Graphique 4. Les Avoirs extérieurs et incidence du financement monétaire ............................. 33
Graphique 5. Taux de change et variation de l'inflation ............................................................ 34
Graphique 6. Avoirs extérieurs constitués avec l'entremise du FMI.......................................... 34
Graphique 7. Le taux de Change de 2004 à 2016 et le test de normalité ................................... 40
Graphique 8. Réponses de la Volatilité ...................................................................................... 46
Graphique 9. Graphique du résidu du modèle GARCH............................................................. 58

Figure 1. La Courbe en J ......................................................................................................... 9


Figure 2. Mécanisme de dépréciation de la monnaie ............................................................ 29
| vi

Listes des sigles et abréviations

AEN : Avoirs Extérieurs Nets

AIN : Avoirs Intérieurs Nets

BCC : Banque Centrale du Congo

BCE : Banque Centrale Européenne

Bon BCC : Bon de la Banque Centrale du Congo

BTR : Billet de trésorerie

CDF : Franc congolais

CNE : Crédit Net à l’Etat

DTS : Droit de Tirages Spéciaux

FMI : Fonds Monétaire International

IDE : Investissement Direct Etranger

I-PPTE : Initiative Pays Pauvres Très endettés

MN : Monnaie Nationale

RDC : République Démocratique du Congo

TCN : Taux de change nominal

TCR : Taux de change réel

UCC : Université Catholique du Congo

USD : Dollar s Américains


| vii

SOMMAIRE

INTRODUCTION
CHAPITRE PREMIER GENERALITES SUR LE TAUX DE CHANGE ET LA POLITIQUE
MONETAIRE
CHAPITRE SECOND : CONDUITE DE LA POLITIQUE MONETAIRE ET LA STABILITE
DU TAUX DE CHANGE EN RDC
CHAPITRE TROISIEME : ESSAI DE LISSAGE DU TAUX DE CHANGE PAR LA
POLITIQUE MONETAIRE MENEE EN RDC : PAR LE MODELE GARCH ET VAR
|1

I. INTRODUCTION

1. ETAT DE LA QUESTION

En quête d’une réflexion préliminaire en rapport avec notre recherche, nous avons de prime
abord étudié et analysé les sources documentaires, qui ont déjà traité de cet objet. Des points de vue
théoriques et empiriques ont été émis suffisamment, parmi tant, nous pouvons retenir ceux-ci :
Sumata (2010), dans son étude sur la dynamique de l’hyperinflation engendrée par
l’économie parallèle de la RDC, a objecté que, les circuits parallèles de change effectuent une
ponction sur les recettes fiscales, en favorisant par ce canal, l’éclosion du secteur informel au
détriment de la bonne survie du système officiel1. Le constat final est tel que la monnaie nationale
ne représente plus une valeur sure de conservation de la liquidité, moins encore une garantie face à
l’érosion monétaire.
Le marché parallèle se développe rapidement grâce à la myopie, au pire de situation, c’est un
comportement spéculatif qu’adoptent les agents économiques. La situation est telle que les individus
préfèrent garder les devises étrangères, et la sensibilité profonde du circuit parallèle conduit à des
fluctuations régulières du cours parallèles.
Son impact est significatif sur les autres variables réelles, en l’occurrence, l’évolution de
l’indice de prix, et par inadvertance, la fragilisation de la Parité du Pouvoir d’Achat (PPA)2.
L’étude de Mutombo et al. (2006), voulant déterminer les facteurs explicatifs de la demande
de monnaie en RDC en vue d’un ajustement optimal de l’offre de monnaie par la BCC a abouti à
un résultat mettant en évidence la pertinence du revenu réel et la dépréciation du taux de change sur
les encaisses réelles à long terme. Le modèle utilisé a traduit que, dans le court terme, la dépréciation
du taux de change influe sur les variables réelles. Cette influence est expliquée par la forte
dollarisation de l’économie nationale.

1 Ce transfert rendant incommode la gestion du budget de l’Etat, fait générer un déficit, généralement couvert
par l’expansion monétaire, donc la planche à billet, tout en tenant compte du quasi inexistence des marchés
financiers. Les miniers ne rapatrient pas l’effectivité de la portion des recettes dues à l’Etat et la circonstance
éprouvante, est que l’Etat se retrouve face à un fait accompli de déficit structurel de la balance de paiement
et du budget, dans un premier temps la piste de solution la plus envisageable dans une situation de telle
envergure est le recours à la planche à billet, toute chose égale par ailleurs, l’économie étant très endettée
et faiblement diversifiée. On thésaurise en devises dans les milieux urbains et frontaliers ainsi que dans les
campagnes.
2 Cette théorie a été mise sur pied par G. CASSEL. En effet, le différentiel d’inflation entre deux pays paraît être

un déterminant important du taux de change. Le PPA d’une devise locale se traduit en relation inverse du
niveau général des prix.
|2

L’analyse des effets directs et de propagation de la volatilité du taux de change et de l’inflation


menée par Kandolo et al. (2007), a révélé que le taux de change est une variable prépondérante dans
l’explication du niveau de l’inflation ; et que les effets de transmission de la variation du taux de
change, observée à l’aide du pass-through3, sont positifs dans la détermination du taux de change.
Pour Krugman (1989), la forte volatilité du taux de change « réel » est due à la faible réaction
des prix à l’exportation et de l’investissement aux variations du taux de change.
Deux autres auteurs, Betts et Devereux (1996) ont signifié deux sources de volatilité du taux
de change parallèle. Premièrement, la discrimination de prix qui rend caduque la loi du prix unique,
et en second lieu, la présence de biens non-échangeables (Béla Balassa et Paul Samuelson, 1964).
Et en fin, Hairault et Sopraseuth (2003) montrent que ces deux sources sont interdépendantes.
Pour eux, la discrimination de prix n’est que la réponse aux chocs monétaires, et que le fait de la
présence de biens non-échangeables amplifie le pass-through. Cependant l’effet de prix est l’agent
causal prépondérant dans les fluctuations volatiles des cours de change.

3 Transmission de la variation du taux de change sur le niveau général des prix.


|3

2. PROBLEMATIQUE
Le processus inéluctable de la mondialisation a accru la sensibilité des économies
domestiques aux chocs survenant de l’extérieur, à l’image de la globalisation due à l’ouverture,
contribuant ainsi à l’instabilité du niveau général des prix.
Le constat fait en RD Congo, dévoile que l’économie est sous l’emprise prédatrice de la
monnaie étrangère, en l’occurrence le dollar américain, étant donné son statut de petite économie
ouverte et extravertie, ainsi que son système de change flottant (Mankiw, 2016).
A force de subir ces chocs, la monnaie locale tend à perdre constamment sa parité de pouvoir
d’achat4, d’autant plus que le niveau général des prix intérieurs par rapport aux prix des produits
comparables étrangers ne présente quasiment aucune réelle compétitivité, en dépit de l’amélioration
du terme de l’échange5 passant de 95.6 en 2015 à 97 points en 2016 (Rapport Annuel BCC, 2016).
Les mouvements des capitaux avec le reste du monde, ont une incidence réelle qui impactent
le comportement des prix domestiques, comme on peut l’observer au terme de l’an 2016.
L’accentuation du déficit de la balance de paiement, passant de 253.2 en 2015 à 501.4 millions de
dollar, à cause du ralentissement de l’économie mondiale, la chute des cours de matières premières,
et la baisse sensible des rentes des exploitants miniers a entraîné une dépréciation jusqu’à 25.8%
de la monnaie nationale (Rapport Annuel BCC, 2016).
Sachant que le budget en devise de l’Etat dépend essentiellement des recettes minières, les
dépenses publiques ont été quasiment financées par la BCC, entrainant la pénurie des devises face
à l’abondance de la monnaie nationale.
En vue de juguler la volatilité du taux de change ; la BCC a injecté 268.3 millions des dollars
américains en 2016. Cette action relève traditionnellement de la Politique de Change de la BCC,
cependant, le résultat n’a pas été escompté : l’inflation a flambé allant de 4.2% prévus à 23.6%, le
taux de change parallèle passant de 926.76 en 2015 à 1215.59 Francs Congolais en 2016, puis à
1700 en mi 2017 et les réserves de change ont baissé de 558.2 millions par rapport à 246.1 millions
déboursés en 2015 (Rapport Annuel BCC, 2016).
Par conséquent, non seulement la politique de change qui vise, elle, le lissage des fluctuations
du taux de change et l’amélioration du niveau des réserves de change est en risque d’inefficacité,
mais également la politique monétaire, est fragilisée dans la poursuite de ses objectifs de stabilité.

4 Le différentiel d’inflation : si l’inflation de la monnaie locale est élevée, les agents économiques vont plus
utiliser la monnaie étrangère dans les transactions courantes.
5 Ce terme désigne le taux de change réel.
|4

Considérant, l’évolution des politiques de change et monétaires en RDC ainsi que les diverses
tentatives de la BCC pour améliorer le cadre macroéconomique du pays, nous nous posons les
questions suivantes comme fil conducteur de notre recherche :
1. Quel est le rôle joué par la politique monétaire dans le lissage des fluctuations du taux de
change ?
2. Quel est l’instrument de la Politique Monétaire dont la manipulation se révèle être propice
à la stabilisation du taux de change ?
Partant des questions ci-dessus, nous poursuivons deux objectifs, à savoir :
- Objectif global : analyser l’efficacité de la Politique Monétaire dans la stabilisation du taux
de change.
- Objectif spécifique : déterminer l’instrument de la politique monétaire qui est le plus
efficace dans le lissage du taux de change.
Notre recherche se propose être une ébauche non négligeable de la réponse aux
préoccupations formulées ci-haut, d’autant plus que l’on ne peut prétendre y répondre entièrement.

3. HYPOTHESE
Pour répondre éventuellement à ces préoccupations, nous formulons les hypothèses
suivantes :
1. La BCC aurait joué son rôle d’autorité monétaire engagée dans la stabilisation du niveau
général des prix.
2. Le coefficient de réserves obligatoire et les opérations d’open-market seraient mieux
indiqués pour contrer les fluctuations du taux de change.

4. CHOIX ET INTERET DU SUJET


Nous avons été attirés par l’ampleur du contexte actuel de l’économie financière
internationale. Nous sommes partis du triangle d’incompatibilité de Mundell et Fleming, qui évoque
l’inopérabilité de la politique monétaire en change fixe, pour comprendre, comment en régime de
change flottant, elle parvienne à stabiliser le taux de change.

5. METHODOLOGIE

5.1. METHODES
Pour atteindre notre objectif, nous avons opté pour la méthode analytique quantitative : par
cette méthode nous allons analyser les effets des ajustements des variables monétaires et leur
incidence sur le comportement du taux de change.
|5

5.2. TECHNIQUE
A la méthode analytique quantitative, nous allons associer la technique explicative-
corrélationnelle, qui nous permettra d’apprécier l’implémentation de la politique monétaire grâce à
la manipulation des séries de données mensuelles, afin de vérifier la nature de l’influence des
« variables monétaires sur la stabilité du taux de change ».
Enfin, nous utiliserons des tests économétriques dans le but de valider les modèles que nous
aurons à estimer dans le cadre de notre étude.

6. DELIMITATION DANS LE TEMPS ET DANS L’ESPACE


Notre étude est limitée dans le temps et dans l’espace ;
Dans le temps, elle s’étalera sur la période allant de 1980 à 2016, avec une sous période : nous
partirons de 1980 pour faire une analyse qualitative et la sous-période 2004-2016 pour effectuer
notre analyse quantitative. Avant 2004, les instruments de la politique monétaire étaient actionnés
de manière non conventionnelle, nous avons donc opté pour la période commençant en 2004,
lorsque les instruments ont été ajustés. En outre, cette période est celle à laquelle la Banque Centrale
du Congo, a commencé à constituer les statistiques sur le change parallèle.
En effet, l’ampleur de notre objet de recherche concerne l’autorité unique habileté à réguler
la circulation de la monnaie et à suivre le fonctionnement ainsi que l’évolution des activités
économiques. D’où, du point de vu de la délimitation dans l’espace, nous allons étendre notre
démarche sur l’ensemble du territoire national.

7. CANEVAS DU TRAVAIL
Notre travail se présente en trois grands chapitres dont le fond renferme ce qui suit :
Le chapitre premier est intitulé « généralités sur le taux de change et la
politique monétaire ». Le second chapitre est intitulé « La politique monétaire face à la volatilité
du taux de change en RDC». Le troisième et dernier chapitre est intitulé « Essai de lissage du taux
de change par la politique monétaire : modélisation GARCH et VAR».
Une conclusion générale suivra le paragraphe portant les recommandations et suggestions
formulées à l’aide des résultats de l’estimation du modèle économique de notre travail.
|6

CHAPITRE PREMIER
GENERALITES SUR LE TAUX DE CHANGE ET LA POLITIQUE
MONETAIRE

Ce premier chapitre a pour objectif de présenter les notions préliminaires se référant


explicitement au taux de change et à la politique monétaire. Il est organisé en trois sections : la
première section traite de la définition, du rôle, de la typologie et de la détermination du taux de
change, la deuxième section traite de notions de politiques monétaires et la dernière balaye
brièvement la notion des fluctuations.

1.1. LE TAUX DE CHANGE

1.1.1. Définition
Le taux de change correspond au prix d’une monnaie exprimée dans une autre monnaie, c’est
donc un prix coté (Plihon, 2006). C’est le cours, autrement dit le prix de cette devise par rapport à
une autre. On parle aussi de la « parité d'une monnaie ». Mais ce dernier désigne en l'anglais «
parity » qui indique une égalité absolue, ce qui n’est pas le cas.
Par exemple, le taux de change d’un dollar américain en francs congolais est noté : CDF/USD
(ou CDFUSD) = 1620 (ce qui signifie que 1 USD vaut 1620 francs congolais. Les taux de change,
cotés sur les marchés des changes, varient en permanence, également en fonction de la place de
cotation.
On distingue deux types de cotation du taux de change, notamment la cotation à l’incertain,
qui se réfère à l’expression de la valeur d’une unité de monnaie étrangère en monnaie locale, et
cotation au certain qui fait référence à l’expression d’une unité de monnaie nationale en monnaie
étrangère (Dupuy, 2006).

1.1.2. Rôle
Le taux de change joue à la fois un rôle économique et financier en économie ouverte.
Il est l’une des variables fondamentales en économie ouverte, car il exerce un impact
considérable sur la plupart des variables macroéconomiques dont l’offre et la demande de monnaie
(Debeaunais 2011). En outre, il vient rétablir l’équilibre dans les relations commerciales
internationales (Dupuy 2006).

1.1.3. Sortes des taux de change


Nous avons préalablement signifié que la notion de cotation de change donnait existence à
deux taux, à savoir le taux au certain et le taux à l’incertain.
|7

On distingue également :

[Link]. Le taux de marché :


Il existe :
- Des cours acheteur et les cours vendeurs. L’écart entre le cours acheteur et le cours
vendeur est le spread, qui constitue le profit et la rémunération du cambiste, l’aidant ainsi
à couvrir les pertes de change (Krugman 2009). Il y a également le taux de change de
l’interbancaire qu’utilisent les cambistes de banques commerciales et celui parallèle, du
marché noire, appliqué sur les opérations de change quotidiens à la cité.
- Le taux comptant qui est utilisé pour les opérations spots, par exemple les achats ou les
ventes des devises contre des titres en banque (Yves 2004). C’est le taux des opérations
courantes d’achat et vente des devises. Il est déterminé par le rapport des prix des devises
à l’étranger et les prix de devise dans le marché intérieur.

𝑃𝑡𝑒
𝑆=
𝑃𝑡𝑖

- Le taux à terme pour les opérations à terme, par exemple pour les Swaps6 de change. Ce
taux correspond au taux dégagé par la préférence des capitaux étrangers, dans la parité
du taux d’intérêt.

𝟏 + 𝒊𝑪𝑫𝑭
𝑭= 𝑺
𝟏 + 𝒊$

[Link]. Le taux théorique


On distingue :
- Le taux de change nominal qui compare la variation nominale d’une monnaie par rapport
à une autre. On parle du taux de change effectif nominal (TCEN), lorsque nous mesurons
la variation ou l’évolution des prix d’une monnaie par rapport aux prix des devises de
partenaires financiers.
- Le taux de change réel, qui tient compte du niveau des prix des biens de deux pays
donnés. Il est aussi appelé « terme de l’échange » (Mankiw, 2016).
Pour calculer le taux de change réel, il est suggéré de prendre en compte différents paniers
de produits, afin d’évaluer le rapport des niveaux des prix entre deux zones monétaires. Le taux de
change réel est calculé à l’aide de la formule suivante :

6 Le swap de change est une opération de change dans laquelle deux parties s’échangent des devises pour des
fins de protection contre le risque des change et pour spéculer à court terme.
|8

𝑝
𝜀 = 𝑒 . ( ⁄𝑝∗ )

Avec e le taux de change nominal, p/p* le rapport de niveau des prix intérieurs et étrangers.
Le TCER est une moyenne pondérée des niveaux de prix entre les différents partenaires
commerciaux et les concurrents7.

1.1.4. Approche théorique du taux de change


Il existe trois approches8 de détermination du taux de change (Meese et Rogoff, 1988). Ces
trois approches sont :

[Link]. Approche réelle


Dans cette approche, l’accent est mis sur le comparatif des prix des biens et services
domestiques, qu’on appelle la Parité du Pouvoir d’Achat (PPA) ainsi que sur le solde de la balance
courante.
A. La parité du pouvoir d’achat (PPA) 9
- Version absolue de la PPA
Les parités de pouvoir d’achat sont égales dans tous les pays.

𝟏 𝟏⁄𝑺
= ∗
𝒑 𝒑

Avec S TCEN, côté à l’incertain, p et p* étant respectivement les prix domestiques et


extérieurs : la parité du pouvoir d’achat sera donc égale à

𝒑
𝑺=
𝒑∗

Donc la PPA au sens absolu, est le taux de change nominal qui compare le niveau général
des prix de deux pays. Si elle est égale à 1, la monnaie est correctement évaluée ; si elle est inférieure
à 1, la monnaie est sous-évaluée ; si elle est supérieure à 1, la monnaie est surévaluée.
Prenons l’exemple d’un panier des biens évalué à 100 USD aux Etats-Unis ; selon la loi du
prix unique, si le même panier reviendrait à 450. 000 CDF, alors le niveau des prix en RDC et aux
Etats-Unis ne sont pas égaux. L’on peut dire que la monnaie congolaise est surévaluée. Les agents
économiques vont se diriger vers les Etats-Unis pour acquérir plus des biens puis venir amasser
fortune en RDC. La PPA est un indicateur inverse de la compétitivité ; en effet, une hausse du

7 Définition du TCER proposé par [Link] consulté le 07 avril 2018.


8 Ces approches ne sont pas les seules à déterminer le taux de change, mais nous retenons ces trois approches
à caractère très influant.
9 La parité du pouvoir d’achat est inspirée de la loi du prix unique, selon laquelle, un bien ne peut être échangé

à un même instant à des prix différents sur plusieurs marchés.


|9

pouvoir d’achat indique que les prix étranger sont en baisse par rapport aux prix nationaux, d’où la
compétitivité se détériore (Piller, 2005).

B. limites de la version absolue


La loi du prix unique ne se vérifie pas à cause de la non prise en compte des coûts des
transactions, en l’occurrence, la présence de la concurrence, les barrières douanières, les coûts de
transports, la présence des anticipateurs et l’hétérogénéité des paniers des biens

- Version relative de la PPA


A court terme, le taux de change est très volatil. C’est pour cela qu’il varie donc
proportionnellement au différentiel du taux d’inflation de différents pays. La PPA relative mesure
la variation de la PPA entre deux périodes.

𝒑∗𝒕
𝑷𝑷𝑨𝒕 ⁄𝒑∗
= 𝒑 𝒕−𝟏
𝑷𝑷𝑨𝒕−𝟏 𝒕⁄
𝒑𝒕−𝟏

Il s’agit ici du Taux de change réel, qui suit la variation de différentiel d’inflation de deux
pays donnés, le Taux de change effectif. La théorie du PPA prévoit que le taux de change réel
s’adaptera pour rétablir l’équilibre initial via l’impact du gain ou de la perte compétitivité.

C. L’approche de la balance courante


L’offre et la demande des devises entre une économie et le reste du monde, découlent des
opérations enregistrées dans le Compte des flux de capitaux(BK) et l’offre et la demande des biens
dans la balance courante (BC) de la Balance des paiements (BP), (Karlin 2011).
𝑩𝑷(𝒀∗ , 𝒀, 𝒊, 𝒆) = 𝑩𝑪(𝒀∗ , 𝒀, 𝒆) + 𝑩𝑲(𝒊, 𝒆)
la BC dépend des revenus intérieurs et extérieurs Y et Y* ainsi que du TCN e et la BK dépend
du taux d’intérêt i et du TCN e.
En principe, le déficit de la balance des capitaux, est couvert par l’excédent des recettes de la
balance courante. Au cas contraire, le TCEN se détériore à cause de la pénurie des devises, cette
dépréciation doit entrainer la dépréciation du taux de change réel, pour stimuler les exportations. Au
niveau de la macroéconomie ouverte, cela se visualise par la courbe en J ci-après : J n

Cette expression est appuyée par la condition-Marshall, qui stipule que la détérioration de la
balance courante détériore la Balance de paiement (Krugman et Obstefield, 2009). Dans le long
terme y aura détérioration réelle du change qui va ramener la situation d’équilibre. Il est à noter que,
le déséquilibre de la balance courante est une conséquence du déséquilibre au niveau de l’épargne
et de l’investissement intérieur.
| 10

𝑪𝑪 = 𝑺𝒑 − 𝑰𝒑 + (𝑺𝒈 + 𝑰𝒑 )
Avec CC la Balance Figure 1. La courbe en J
commerciale, S l’épargne et I
l’investissement, les indices p et g
définissent respectivement le privé
et le public. Si S est inférieur à I le
pays est emprunteur, dans le cas
contraire, le pays est préteur net.
On parle de déficit de la
balance de paiement quand le
compte courant et le solde budgétaire sont déficitaires. Or, ce déficit affecte négativement le taux de
change. D’où il faut assurer l’équilibre S=I.
D. La balance commerciale parallèle
C’est un modèle déformé de la balance commerciale (Azam 1991), qui exerce une influence
positivement évidente sur le comportement du taux de change. Il s’agit du taux de change parallèle.
Ce taux dépend de la quantité de monnaie en circulation, prix de producteur exportateur et les prix
extérieurs du circuit officiel. La balance commerciale parallèle est l’accumulation de devises
provenant des transactions clandestines entre le pays et le reste du monde. Les circuits parallèles se
forment à cause de la méfiance des agents économiques, qui sont à la recherche d’un gain, lorsque
les chocs subséquents des circuits officiels en change fixe (chnage flottant) dévaluent (déprécient)
la monnaie nationale drastiquement et entraînent des pertes considérables aux producteurs. La
balance parallèle est représentée par la fonction ci-dessous :
𝑩𝑪(𝒀∗ , 𝒀, (𝒆𝒑∗ − 𝒑))
Où 𝑒𝒑∗ − 𝒑 le taux de change parallèle fixé en fonction du prix intérieur et étranger des
biens, dans le marché noir.
| 11

DERIVATION DU COMPTE DE LA BALANCE DE COURANTE PARTANT DE LA DEMANDE AGREGEE EN ECONOMIE OUVERTE,


IS-LM BP DE MUNDELL ET FLEMING10.

+
Y=C+I+(X-M) = RNB=C+I+(X-M) + BRP
Balance des Revenus Primaires (BRP) = Paiement
des revenus des non-résidents - paiement revenu
aux non-résidents (Le revenu d’un travail).

RNBD =C+I+(X-M) + BRP+BRS=RNB+BRS= C+I+CC RNBD-C=I+CC

Balance des Revenus


Secondaire=transfert des non-résidents –
transfert aux non-résidents.
Compte
courant cc

RNBD-C= Epargne

CC =S-I=
CC= (SP-IP) + (Sg+Ig)
10 Elaboré par l’auteur à l’aide du
Manuel de la Balance de Paiement,
Page 27. FMI.
| 12

[Link]. Approche financière

Cette approche est liée à la relation de la Parité du taux d’intérêt et est beaucoup plus
d’usage dans les grandes économies ouvertes. Il y a un lien entre le taux d’intérêt et les sorties des
capitaux, qui soit tel que, les agents économiques, comparent les taux d’intérêts domestiques et
étrangers. Si ceux domestiques sont bas, les agents déversent la masse d’argent en leur possession
dans le marché de change pour pouvoir effectuer des placements à l’étranger (Betoine et al, 1989).
Le gain correspond alors au différentiel de taux de change et d’intérêt domestiques et
étrangers. Ces différentiels guident les anticipations des investisseurs (Piller 2005). Pour qu’un
investisseur choisisse de placer ses capitaux à l’étranger, il doit s’assurer que son placement pourra
couvrir les pertes causées par la transaction d’achat de devises sur le marché de change.
Ainsi donc, il faut que le différentiel de taux de change soit inférieur au différentiel des taux
d’intérêts. Cela est mathématiquement formulé de la manière suivante :

(𝟏 + 𝒓𝒇)𝑭 > (𝟏 + 𝒓𝒅)𝑺


Avec rf, le taux d’intérêt étranger et le rd le taux d’intérêt domestique. F et S sont
respectivement le taux de change comptant et à terme, côté à l’incertain.
L’équilibre est rétabli aussitôt que le différentiel de taux d’intérêt et de taux de change
exprimé en pourcentage du cours au comptant est égal. C’est ainsi qu’on parlera de la parité du
taux d’intérêt (Blanchard et al, 2006).

𝑺−𝑭
𝒓𝒅 − 𝒓𝒇 =
𝑺

[Link]. Approche monétaire


Selon cette approche, une augmentation de l’offre de monnaie d’un pays provoque la
dépréciation de sa monnaie sur le marché de change, alors qu’une réduction de l’offre de monnaie
crée une appréciation de sa monnaie.
Soit M/P l’offre et de la demande réelle avec M, la demande et l’offre de la monnaie et P le
niveau de prix, K est une constante, Y le niveau de revenu.
𝝁 Étant l’élasticité de la demande de monnaie par rapport au revenu et 𝜶 la semi élasticité
de la demande de monnaie par rapport au taux d’intérêt (* indique qu’il s’agit de l’étranger), nous
avons :
𝑴
= 𝑲. 𝒀𝝁 . 𝐞𝐱𝐩(−𝜶𝒊)
𝑷
𝑴∗ ∗ ∗𝝁


= 𝑲 . 𝒀 . 𝒆𝒙𝒑(−𝜶∗ 𝒊∗ )
𝑷
| 13

En économie ouverte, le comportement du taux de change suit l’évolution de l’offre de la


demande de monnaie (Blanchard et al, 2006). Si les élasticités de la demande de la monnaie par
rapport au revenu et au taux d’intérêt sont égales dans le marché domestique tout comme à
l’étranger, le taux de change sera donné par :
𝐒 = (𝐌 − 𝐌∗ ) + (𝐊 ∗ − 𝐊) + 𝛍(𝐘 ∗ − 𝐘) + 𝛂( 𝐢 − 𝐢∗ )
Le constat est que le taux de change dépend des offres de monnaies ainsi que de variables
influant sur la demande de la monnaie, en l’occurrence, le revenu et le taux d’intérêt (Sanjay,
2012). Cette approche prédit que le taux de change peut connaitre un surajustement11 à long terme
par les offres relatives de ces monnaies et à court terme par le comportement du revenu et du taux
d’intérêt débiteurs relatifs réels, en d’autres termes, les glissements dans les taux d’intérêt et dans
les niveaux de production n’influencent le taux de change qu’à travers leurs influences sur l’offre
et la demande de monnaie.

11
La théorie du surajustement désigne les réactions excessives de taux de changes aux chocs monétaires
(développée par Dornbusch).
| 14

1.2. LA POLITIQUE MONETAIRE


La politique monétaire est l’une des armes les plus anciennes dont dispose la politique
conjoncturelle, car sa toute première mise en œuvre effective date de 1837, lorsque la Banque
d’Angleterre découvrit l’influence que pouvait avoir la variation de son taux d’escompte
(Bolaluete, 2010).

1.2.1. Définition et rôle


La politique monétaire est définie comme l’ensemble des instruments et procédures qui
sont prises par les autorités afin de réguler la progression des agrégats de référence (tels que la
masse monétaire, le crédit, la dette publique, etc.) qui influent sur le niveau des prix et la croissance
économique (Smida, 2007). En d’autres termes, on peut dire que la politique monétaire agit par
l’intermédiaire d’instruments sur des objectifs opérationnels qui à leur tour exercent un effet sur
les objectifs intermédiaires qui permettent d’atteindre des objectifs finals.
Pour être efficace, elle doit être cohérente, ce qui signifie qu’il ne peut y avoir de politique
monétaire indépendante de l’ensemble de l’action économique du gouvernement ou des pouvoirs
publics, qu’on appelle politique monétaire non-conventionnelle.

1.2.2. Les instruments de la politique monétaire


Généralement, les banques centrales utilisent à bon escient les quatre instruments ci-après
pour réguler la circulation de la monnaie dans l’économie (Stiglitz et al, 2005). Toutefois leur
agencement dépend d’une banque centrale à une autre.

[Link]. Le Refinancement bancaire


Pour réguler la masse monétaire, la banque centrale agit sur la liquidité des banques afin de
réduire indirectement les montants des crédits accordés à l'économie. En effet, les banques qui ont
besoin de liquidités peuvent emprunter sur le marché interbancaire. En intervenant sur ce marché,
la banque centrale peut alimenter les banques en besoin de liquidités.

[Link]. Les Réserves obligatoires


Les réserves obligatoires constituent un pourcentage des dépôts que les banques doivent
conserver auprès de la banque centrale. En augmentant ce taux, la banque centrale rend les banques
moins liquides et ceci va les inciter à octroyer moins de crédit à leurs clients. Réciproquement, en
baissant ce taux, la banque centrale incite les banques à octroyer plus de crédits et à créer plus de
monnaie. Dans cette assertion, nous serions dans le cas d’une politique monétaire expansionniste.
| 15

[Link]. Le Taux directeur


Pour agir sur les taux d'intérêt, la banque centrale utilise les taux directeurs et les opérations
"open market". Le taux directeur est le taux auquel les banques qui ont besoin de liquidités à court
terme peuvent emprunter auprès de la banque centrale de leur pays.
Si ce taux d'intérêt est élevé, les banques limitent leurs crédits et demandent moins de
liquidités car les opérations de refinancement sont coûteux. Si ce taux est faible, les banques ont le
comportement inverse et distribuent plus de crédits.

[Link]. Les Opérations Open market


Ces opérations servent à gérer la situation de la liquidité sur le marché monétaire. La banque
centrale intervient périodiquement sur le marché monétaire en tant que prêteur aux banques
commerciales. Elle rachète des titres aux banques commerciales à un certain taux, leur prêtant
ainsi des liquidités en monnaie centrale. Dans le sens inverse, c’est la banque centrale qui vend des
titres pour éponger la surliquidité.

[Link]. Les canaux de transmission de la Politique Monétaire

La politique monétaire exerce des effets sur l'activité économique et le comportement des
agents économiques à travers quatre canaux de transmission à savoir :
A. Le taux d'intérêt
Lorsque la banque centrale augmente ou diminue ses taux directeurs, le coût du crédit
augmente ou diminue. La baisse des taux d'intérêt dynamise l'investissement des entreprises et la
consommation des ménages.
B. Le crédit
En rendant l'accès au crédit plus ou moins facile ou plus ou moins coûteux, la politique
monétaire agit sur l'offre et la demande de biens et de services.
C. L'effet de richesse
L'effet de richesse traduit la variation de la demande consécutive à la variation de la valeur
du patrimoine des agents économiques. Ces derniers réduisent leur demande en cas de baisse de
la valeur du patrimoine et l'accroissent en cas de hausse de la valeur du patrimoine.

D. Le taux de change
Les fluctuations des taux de change ont une influence directe sur les coûts des importations
et des exportations. La banque centrale est amenée à surveiller la position de la monnaie nationale
sur le marché des changes par rapport aux devises étrangères.
| 16

Une baisse du taux de change renchérit les importations et peut stimuler les exportations en
diminuant leur prix.
Notons qu’en période d'inflation, une politique monétaire restrictive est susceptible de
réduire les tensions inflationnistes. Elle se traduit par la hausse des taux d'intérêt et une diminution
des liquidités bancaires, l’accroissement des titres, le ralentissement de la croissance et
l'augmentation du chômage. Mais en période de crise, une politique d'expansion monétaire est
susceptible de stimuler la demande globale.
Elle se traduit par la baisse des taux d'intérêt et un accroissement des liquidités bancaires.
Cette politique doit être conduite avec précaution car elle peut générer de l'inflation
| 17

Tableau 1 Objectifs de la Politique Monétaire

Agrégats monétaires Ciblage d’inflation Fixité de change Taux d’intérêt Croissance Base monétaire Stabilité financière

Composantes ou M1 = pièces et billets de Indice des prix à la Ancrage à une Taux de court Croissance du La monnaie centrale, la Le taux de rendement
objectifs banque en circulation + dépôt consommation (ipc) monnaie forte terme revenu nominal en réserve obligatoire des des titres des marchés
bancaires à vue valeur banques dans les financiers.
Inflation sous- Référence à un panier Nominal et réel coffres de la banque
- M2 = M1 + dépôt bancaires à jacente, déflateur de devises centrale
terme du prix intérieur
brut (PIB) Flottement administré
- M3 = M2 + dépôts auprès (crawling peg)
d’institutions non bancaires.

- M4 = M3 + les bons du
trésor et le titre de trésorerie.

Non cohérent Contrôle de la base Taux de Contrôle du taux Contrôle du taux d’intérêt
monétaire change fixe d’intérêt
Horizon temporel et A court et moyen terme, en Annuel et moyen Court et moyen Court et moyen Annuel à moyen Très court terme, Court terme, la
Pertinence d’action cas de chocs réels. terme, chocs terme, stratégie de terme, terme, chocs indifférence au niveau spéculation et la volatilité
monétaires désinflation et instabilité de la monétaire et du taux d’intérêt, des cours des matières
appartenance à un demande de financiers, déficit accroissement du PIB premières et des titres.
système monétaire monnaie de la balance des ou de la masse
paiements monétaire.
Instruments Taux d’intérêt de la Banque Taux d’intérêt de la Dévaluation, et Il est lui-même Taux d’intérêt Contrôle de coefficient Taux d’intérêt des
Centrale Banque Centrale et évaluation de la un instrument de réserves obligatoire opérations d’open-market
taux de change monnaie nationale Taux de chômage et rationnement de
Le coefficient des réserves et l’inflation flottement des
obligatoires Intervention sur le changes.
marché de change

Source : Landais, 2008.


| 18

1.2.3. La politique de change


La politique de change représente l'action des pouvoirs publics qui visent à administrer la
valeur de la monnaie, afin de limiter les effets pervers de la volatilité du taux change (Debeaunais
2008).
Alors qu'autrefois il s'agissait surtout de rétablir l'équilibre commercial, la politique de
change est utilisée aujourd'hui pour lutter contre l'inflation due à la transmission des variations du
taux de change sur la formation des prix intérieurs.
Les instruments de la politique de change visent le contrôle des flux monétaires
internationaux. Un de leviers de la politique de change est la dévaluation.

[Link]. Choix de la politique de change


Choisir une politique de change revient à choisir le régime du taux de change. L’usage de
la politique de change comme étant une politique à part entière demeure encore un débat. Car, en
change fixe, la mise en œuvre d’une politique de change tend à émincer la force d’actions de la
politique monétaire. L’entrée en jeu de la politique de change est surtout prisée dans les économies
ayant une union monétaire ou encore les économies fermées.
La fixité de change peut se justifier pour des motifs d’ordre économique tels que la réduction
des incertitudes sur les taux de change, les anticipations non inflationnistes, convergence des
politiques économiques et la discipline monétaire (Yves 2001). Elle crée une contrainte de gain de
productivité pour assoir la compétitivité prix.
Dans la flexibilité de change, ou l’absence de contrôle des changes, la formation du cours
de change résulte principalement de l’offre et de la demande de devises. La convertibilité d’une
monnaie se traduit par un libre échange contre des devises.
A. Définition
Un régime de change est l'ensemble des règles qui déterminent l'intervention des autorités
monétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change (Sanjay 2012).
Il existe une très grande variété de régimes de change, qui se distribuent entre deux extrêmes :
changes fixes et changes flexibles. Un régime de change fixe suppose la définition d'une parité de
référence entre la monnaie du pays considéré et une devise (ou un panier de devises), à laquelle la
banque centrale s'engage à échanger sa monnaie.
Lorsque le marché des changes est libéralisé, le respect de cet engagement lui impose
d'intervenir dès que le taux de change s'éloigne de la parité établie, par l'achat de la monnaie
nationale si la monnaie tend à se déprécier sur le marché des changes, par sa vente dans le cas
contraire.
| 19

B. Sorte de Régime de change


Pour assurer l’équilibre des opérations de change, il est indispensable de régulariser le
j
red

marché de change en intervenant sur ce marché ou en laissant jouer les forces de l’offre et de la
demande, soit au contraire en réglementant autoritairement.

Tableau 2 les régimes de change

Régime de change fixe Régime de change flottant


Un régime de change est dit fixe lorsque le taux de change est Un régime est dit flexible ou flottant si les autorités
d’office fixé par l’autorité monétaire. Tel est le cas des monétaires laissent fluctuer les taux de change au
économies qui ont opté pour le ciblage du taux de change. gré des variations de l'offre et de la demande des
L’idée est de maintenir un taux de change fixe avec la monnaie intervenants comme dans un marché.
d’ancrage forte et réputée anti inflationniste. Dans le cas de
change fixe, et pour les petites économies ouvertes sur
l’économie mondiale, le modèle de Mundell-Fleming révèle
que la politique monétaire est inopérante. La Banque Centrale
ne peut contrôler le taux directeur et la masse monétaire.
Ainsi, en cas d’ancrage de la monnaie nationale sur la monnaie
étrangère, la Banque Centrale perd son autonomie monétaire.

Source : Landais (2008), leçon de Politique Monétaire


Il existe un type de régime de change intermédiaire, que l’on appelle flottement administré,
que les banques centrales utilisent soit lorsque le pays est en mutation vers le flottement pure, ou
soit par convention pour s’imprégner des fluctuations erratiques du taux de change.

[Link]. Problématique de choix de régime


Le choix d'un régime de change revêt une grande importance. Il met en cause la politique
économique d'un pays, ses marges de manœuvre et son mode d'ajustement macro-économique. Il
implique également les partenaires du pays considéré, qui sont sensibles aux conséquences d'un
régime de change sur leur compétitivité relative, ou qui peuvent être amenés à soutenir une
monnaie liée à la leur par un système de parité fixe. Les régimes de change déterminent ainsi les
conditions de l'insertion internationale des économies.
Le triangle d’incompatibilité mis sur pieds par Mundell et Fleming (1960) nous aide à
mieux comprendre le fait de l’impossibilité d’agencer la politique de change et la politique
monétaire.
| 20

Taux de change fixe

Figure 2. Triangle d’incompatibilité

Pour éviter la Expansion


dévaluation il faut monétaire : baisse
attirer les capitaux du taux d’intérêt
étrangers : hausse du
taux d’intérêt

Mobilité parfaite Indépendance de la


des capitaux politique
Monétaire.
Sortie des capitaux vers
les placements bien plus
en devises étrangères.

Source : Krugman, 2010.

Tableau 3 Contexte de l'efficacité de la PM en parité fixe et parité flexible

En change fixe En change flexible


Mobilité parfaite de capitaux
Une baisse du taux d’intérêt pour stimuler la croissance Même scénario que dans l’exemple précédent ; cependant
aura pour effet, le déplacement de la courbe LM. Mais le déficit extérieur va déprécier le taux de change, cela va
comme on peut le constater, l’équilibre intérieur se situe stimuler la demande extérieur des biens nationaux : il y
en dessous de la courbe BP, cela traduit donc un déficit aura déplacement de la courbe IS. La production a
extérieur. L’autorité doit intervenir en change fixe en considérablement augmenté
vendant la devise étrangère pour dévaluer la monnaie
nationale. Il hausse à nouveau son taux d’intérêt. Conclusion : la politique monétaire fonctionne.

Conclusion : aucun effet de la PM.


| 21

Mobilité imparfaite des capitaux


Même scénario que pour la mobilité parfaite des En change flottant par contre, avec ce même scenario
capitaux. Toutes les actions de la Politique monétaire d’expansion, on se situe en dessous de la courbe BP qui
visant l’équilibre intérieur sont annihilées par la traduit un déficit de la balance de paiement et la
prédominance de la politique de change. dépréciation de la monnaie nationale. Sachant que les
actifs domestiques sont plus attractifs, l’accroissement
des investissements étrangers déplace la courbe BP vers
la droite. La mobilité des capitaux est plus élevée et la
politique monétaire est plus efficace.

Source : Mankiw, 2016.

1.3. Notions sur la volatilité et les fluctuations

Définir les fluctuations consiste à étudier les cycles de croissance d’une variable donnée.
Ces différents cycles sont l’expansion, la crise, la récession et la reprise. Ces fluctuations peuvent
être ralliées à des chocs12.
Il est à noter que le taux de change est une variable financière qui connaît également les
fluctuations. Ces fluctuations sont erratiques et elles sont par conséquence désignées par le terme
volatilité13. La volatilité est vue comme la principale source du risque de change.
Pour calculer la volatilité du taux de change, il faut tenir compte de sa variation par rapport
au temps passé, en général, journalièrement 𝑒𝑡𝑎 = ∆𝑒𝑡−1. Cette variation dépend également et
surtout des approches de déterminations ci-haut énumérées. La volatilité du taux de change draine
le comportement des agents économiques.

12
[Link]
13 [Link] consulté le 19 juin 2018
| 22

Conclusion du chapitre premier


Ce premier chapitre est composé de trois sections, dont la première a traité des analyses
théoriques de base sur le taux de change pour nous permettre de comprendre son rôle, ses
déterminants et ses implications. La seconde section nous a permis de comprendre les généralités
sur la politique monétaire, la politique de change et les liens entre les deux en économie ouverte et
la troisième porte sur la définition des fluctuations ainsi de la volatilité.

Dans la première section, le point saillant a été les déterminants du taux de change, que nous
avons étalé en trois approches, à savoir : l’approche réelle, l’approche monétaire et l’approche
financière. L’approche réelle permet de déterminer la parité du pouvoir d’achat à partir de deux
versions : la version absolue comprend plusieurs limites du fait de l’exclusion de certains facteurs
entrant en compte dans la détermination du niveau des prix. Ainsi, l’on recourt à la version relative,
qui prend en compte le niveau de prix de biens échangeables. L’approche par la balance
commerciale incorpore le solde de la balance courante et l’importance de l’équilibre intérieur.
L’approche financière définit le taux de change au moyen du différentiel du taux d’intérêt
domestique et étranger. L’approche monétaire incorpore dans la détermination du taux de change
l’impact de l’offre et de la demande de monnaie, ou alors des facteurs influant sur leur croissance
en l’occurrence, le différentiel des taux d’inflation, d’intérêt et le revenu.

Dans la seconde section, ce qu’il faut essentiellement retenir, c’est le fonctionnement de la


politique monétaire, résumé dans le tableau 2 et le contexte d’opérationnalité de la politique
monétaire en parité fixe et en parité flexible contenu dans le tableau 3. Les banques centrales
utilisent les stratégies monétaires diverses pour atteindre leurs objectifs. A chacun des objectifs,
est assigné un instrument approprié. En majorité, le taux directeur est l’instrument prédominant
car il est associé à plusieurs objectifs et sa cohérence est approuvée par plusieurs stratégies.
Notons également que notre modèle économique d’analyse a été le modèle IS-LM BP de
Robert Mundell et Marcus Fleming. Ce modèle nous a permis d’appréhender le contexte de
l’efficacité de la politique monétaire en régime de change fixe et flottant. Considérant le régime
de change fixe, la politique monétaire est inopérante mais en change flottant, elle peut ramener la
situation d’équilibre à l’aide du taux d’intérêt.
Dans la troisième section, nous avons brièvement défini les fluctuations et la volatilité. Les
fluctuations suivent les cycles et la volatilité permet de mesurer la dépendance d’une variable,
généralement financières par rapport à ses propres fluctuations et celles qui subissent l’effet de
cycle.
| 23

CHAPITRE DEUX
LA POLITIQUE MONETAIRE FACE A LA VOLATILITE DU
TAUX DE CHANGE EN RDC

Dans ce chapitre, nous avons exploré et analysé l’évolution de la conduite de la politique


monétaire et les différents résultats obtenus au fil du temps en matière de stabilité du taux de
change par la cible de la politique monétaire. La mission essentielle de la BCC est la définition et
la mise en œuvre de la Politique Monétaire dont le principal objectif est la stabilité du niveau
général des prix. Le présent chapitre comprend trois grandes sections, une première brosse le cadre
opérationnel, la seconde analyse le cadre analytique et la toute dernière évalue la politique
monétaire en balayant les grands évènements l’ayant marquée depuis les années quatre-vingts.

2.1. Analyse du Cadre opérationnel

Le cadre opérationnel de la politique monétaire aborde la thématique des instruments


qu’utilise la BCC afin de pouvoir atteindre son objectif final.
Ainsi donc, La BCC, afin d’atteindre les objectifs lui assignés par le législateur,
principalement, la stabilité du niveau général des prix, passe par le ciblage opératoire la Base
Monétaire, et le ciblage transitoire de la masse monétaire. Elle utilise comme canaux de
transmission, les trois instruments ci-après : le Taux directeur, le coefficient de réserves
obligatoires, le billet de trésorerie ou le bon BCC.
Dans les tableaux 4 et 5, nous avons respectivement présenté la stratégie monétaire de la
BCC et critiqué son cadre opérationnel compte tenu de ce qui est fait et ce qui devrait être fait, se
référant au tableau 2.
| 24

Tableau 4. La stratégie monétaire de la BCC

Taux directeur Coefficient des réserves obligatoires Les opérations d’open market Politique de change
contenu Le taux directeur est le Le coefficient de la réserve obligatoire est Les opérations d’open market consistent en l’achat et Dans le cadre de sa
principal instrument de la aussi un instrument structurel tel que le la vente contre de la monnaie centrale des titres politique de change, la
Politique Monétaire de la BCC taux directeur. C’est un ratio en négociables en vue de ponctionner des liquidités au BCC poursuit deux
(Cadre de Référence). Il est pourcentage appliqué aux dépôts et aux système financier. objectifs : Le lissage des
fixé par la BCC, au regard du ressources provenant des banques fluctuations du taux de
comportement de l’inflation, commerciales et non rémunéré. Il existe La BCC organise trois maturités du bon BCC, à savoir change et la
du taux de change et de la des réserves suivant la nature et la : hebdomadaire (7 jours), mensuel (28 jours) et consolidation du niveau
croissance économique. monnaie de dépôt. D’où il y a des taux trimestriel 84 jours. Lorsqu’on observe qu’une période des réserves
discriminatoires pour les dépôts à vue et d’accalmie se suivra durant une période en cours, soit internationales.
Le taux directeur est un pour le dépôt en monnaie étrangère. lorsqu’il n’y a qu’une maturité ou deux qui sont actives,
instrument quasi structurel, l’on peut arriver à suspendre l’émission du titre Bon
car il n’est pas modifiable à BCC.
tous égards.
Les réserves libres excédentaires sont un élément
déclencheur de l’émission du Bon BCC. Mais en cas de
choc structurel, la BCC actionne un autre instrument
pour ne pas rendre inopérant le Bon BCC. Par ailleurs
le taux directeur est considéré comme le taux plafond
dans les opérations de Bon BCC, à ce titre, les banques
ne peuvent proposer un taux supérieur au taux
directeur.
Rôles Le mécanisme de La réserve obligatoire sert à limiter la La BCC émet généralement un titre de créance Pour assurer ce lissage
transmission par le taux capacité des BCM à octroyer du crédit. négociable dans le but d’opérer le réglage fin de la de fluctuation, la BCC
directeur, fluidifie l’action de liquidité, dont le BTR14 ou le Bon BCC. recours éventuellement
la BCC dans l’encadrement du à ses réserves de change
crédit à l’économie

14 Le billet de trésorerie est à présent appelé BON BCC.


| 25

pour intervenir sur le


marché.

Critique Le taux directeur renvoie La réserve obligatoire est méticuleusement Les actions de la Banque ne s’attaquent pas seulement Seulement en régime de
comparat principalement à la politique entretenue. Sous d’autres cieux, la réserve à la circulation fiduciaire mais aussi aux actifs change fixe. Cependant
ivement de crédit et de dépôts des obligatoire constitue la vis de jointure que financiers. La banque centrale vend les titres aussi en les banques restent
aux
banques commerciales. C’est les banques centrales n’hésitent de serrer guise de certificat de dette pour soutenir les reformes prévenantes face aux
autres
l’instrument phare car il est pour arrêter le contexte de surliquidité des structurelles. distorsions de la parité
déterminant pour les objectifs banques commerciales. de change.
finaux de la politique
monétaire Les actions sont donc
tournées non pas vers
les marchés de change
mais sur le marché
monétaire pour
améliorer les conditions
de liquidité des banques
qui peuvent porter
atteinte à la circulation
fiduciaire
Source : élaboré par l’auteur, sur base du cadre de référence de la BCC
| 26

Comparativement à d’autres politiques monétaires voici ce qu’est la stratégie monétaire de la BCC :

Approche positive Approche normative

Partant du tableau 1, où nous avons énoncé l’ensemble des stratégies Nous représentons la stratégie monétaire de la BCC, dans les parties
monétaires des banques centrales en générales. hachurées.

La politique monétaire ne peut agir sur l’ensemble de l’activité économique Les instruments de la politique monétaire ne correspondent pas
avec n’importe quel instrument. précisément aux objectifs précis, mais concourent à l’atteinte de l’objectif
final.

Les objectifs de stabilité financière sont atteints au moyen des opérations Les opérations d’adjudication du BTR font partie de la stratégie. On ne
d’open-market, lesdites opérations ont vocation de financer le plan peut pas totalement affirmer qu’elles représentent une stratégie de
budgétaire en cas d’insuffisance de recette publique ; de refinancer les stabilité financière, du fait de la quasi-inexistence du marché des titres.
institutions de crédit en pénurie de liquidité mais détenteur des titres
d’obtenir facilement des fonds auprès de la banque centrale ; les réglages
fins de liquidité, pour estomper les réponses de la liquidité bancaire aux
chocs transitoires. Cette stratégie nécessite l’existence d’un réel marché
des titres et des actifs mobilisables.

En général, le taux directeur est l’instrument de base de politiques de Le BTR est l’instrument qui tend à s’imposer comme instrument de base
banques centrales de la politique monétaire de la BCC.

Le taux de change fixe est une stratégie incompatible en régime flottant. En RDC, le régime est flottant, mais la Banque Centrale met en œuvre
L’un de ses instruments est l’intervention sur le marché de change par également une politique de change. Ce fait étant encore un grand débat,
ventes de devises l’on ne peut totalement réfuter cette stratégie.
Source : l’auteur.
| 27

2.2. Analyse du Cadre analytique

Parler du cadre analytique de la Politique Monétaire de la BCC, revient à discuter de la


manipulation de ses instruments, au travers essentiellement de l’analyse de leur mécanisme de
transmission.
Pour atteindre son objectif final, qu’est la stabilité du niveau général des prix, la BCC vise
deux autres objectifs à savoir : la base monétaire considérée comme son objectif opératoire et la
masse monétaire est son objectif transitoire.
Tout d’abord, nous signalons que le cadre analytique suit de plus près le comportement des
composantes et contrepartie de la masse monétaire, à l’aide de la Situation Monétaire Intégrée
(SIMONIT), dont les postes sont contenus dans le tableau 5 ci-après :

Tableau 5. Bilan Monétaire de la BCC

Actif Passif
 AEN (Avoir extérieur-engagement  BASE MONETAIRE
extérieur).  MASSE MONETAIRE
 RESERVES
 CIRCULATION FIDUCIAIRE
 ENCAISSE EN MN  QUASI-MONNAIE
 RESERVES LIBRES
 RESERVES OBLIGATOIRES  PROVISIONS POUR IMPORTATION

 AIN

 CNE
 CREANCES AUX BCM
 APN

Source : La SIMONIT, La BCC.

Dans le contexte de notre étude, nous avons appréhendé non pas le mécanisme de
transmission mais plutôt de dépréciation monétaire, allant du choc exogène à la réponse de la
politique monétaire de la manière suivante :
1. Le choc exogène, notamment sur les recettes des exportateurs miniers, amenuise les
avoirs extérieurs nets. 2. Le budget en devise de l’Etat qui dépend essentiellement des
recettes issues de l’exploitation minière ne peut donc être exécuté à cause de la baisse de
dépôt. 3. Vue dans le sens de rigidité, l’ajustement des dépenses à court terme ne peut être
effectué d’où l’avènement du déficit. 5. C’est ainsi que l’Etat va recourir au financement
monétaire de son déficit, qui va 6. Croitre la base monétaire et ensuite 7. La masse
monétaire. 8. L’économie étant dollarisée, la masse monétaire sera déversée dans le
marché de change en entrainant la distorsion des parités 9. Qui suscitera les anticipations
des agents économiques 10. Menant à l’inflation. 11. En réponse, la BCC ressert le taux
| 28

de directeur, cela dit 12. Les titres sont plus accommodants que le refinancement au taux
directeur.
2. Au niveau de la Banque Centrale il y aura croissance des charges financières qui vont
également augmenter les charges financières, et rendre inopérant le BTR. Le coefficient
de la réserve obligatoire peut dans ce cas réguler le problème de la surliquidité.

Cela peut être représenté par le mécanisme ci-dessous :


| 29

Figure 1. Mécanisme de dépréciation de la monnaie

Le cours du
Dépôt de l’Etat Financement
cuivre
Charges monétaire
financières

Dépenses
Base monétaire
publique
RO

Encours BTR
Déficit

Masse monétaire

Taux directeur Taux de


Change

Effet
Inflation dollarisation

(D
Source : l’auteur.
épôt en
devise/t
otal
dépôts)
| 30

2.2.1. Réponses aux chocs

[Link]. Le Canal du taux directeur et du BTR


Graphique 1. La corrélation taux directeur-taux de change
- Le taux directeur et les
80 2000
variations du taux de change
60 1500
sont étroitement liés15.
Suivant le graphique 1, durant 40 1000

la période sous étude, la 20 500

volatilité a été forte lorsque le 0 0


taux était faible. TXCH_P TX_DIR
Un taux d’intérêt plus élevé
découragera les agents économiques à détenir les encaisses réelles en abondance.
Le bon du trésor, a été l’instrument le plus prisé pour apporter l’accalmie sur le marché
monétaire, parce qu’il est le seul titre de créance sur le marché primaire. Mais il reste quand même
couteux car elle entraine des charges financières. En outre, les formations des prix sur le marché
de change dépendent aussi d’autres facteurs tels que le flaire des investisseurs.

[Link]. Le canal par le coefficient des réserves obligatoires

La réserve obligatoire agit directement sur la liquidité bancaire.


L’évolution des réserves obligatoires a suivi le même rythme que le Bon du Trésor,
considérant le graphique 2, du fait que la politique monétaire a multiplié les efforts pour ramener
une situation d’équilibre sur le marché à cause de la persistance des chocs. Ces deux derniers
instruments ont eu plus d’effectivité sur le déséquilibre que le durcissement du taux directeur
(cadre de référence, 2013).

Graphique 2. La relation de la politique monétaire sur le taux de change de 2004 à 2016

800000,00 2000
600000,00 1500
400000,00 1000
200000,00 500
0,00 0
sept.-09
juin-10

sept.-12
juin-13

sept.-15
juin-16
mars-17
mars-11

mars-14
déc.-08

déc.-11

déc.-14

déc.-17

R_Obl EN_BTR TXCH_P

Source : l’auteur, à l’aide des données mensuelles de la BCC.

15
[Link]
| 31

2.3. Evaluation de la politique monétaire

2.3.1. L’Historicité des fluctuations du Change en RDC

[Link]. La Période de l’hyperinflation en 1980

Les premiers soubresauts de la dynamique de l’hyperinflation se sont manifestés par des


tensions sur le marché monétaire, dues au financement monétaire du déficit budgétaire, au niveau
interne et la crise financière, au niveau externe. Cela s’est ensuite rapidement propagé sur la
liquidité bancaire, puis sur l’économie réelle.
Cette situation a induit l’accroissement de la masse d’argent en circulation sans précèdent.
Le défi à relever par la Banque Centrale a été principalement le rétablissement de l’équilibre de la
balance des paiements et la réduction du crédit intérieur.
Dans le contexte de cette crise, la Banque Centrale avec l’appui du gouvernement, s’est
lancé dans un programme d’assainissement du cadre macroéconomique, tout en formulant
l’objectif majeur de la restructuration du système bancaire.
Les actions prisées ont été l’accession au régime de change flottant et l’abolition de
restrictions appliquées sur la mobilité internationale des capitaux.

[Link]. La persistance de l’hyperinflation en 2001

L’un des éléments ayant contribué à la persistance de l’inflation, a été le creusement du


déficit courant dû notamment au choc des cours des matières. Le comportement des marchés
monétaires et financiers de grandes économies ayant coupé toutes les relations économiques
internationales avec la RDC a impacté les réserves de change.
D’autre part, la dominance budgétaire a toujours caractérisé les crises et les chocs qui
percutent l’équilibre courant. L’accroissement du besoin de financement de l’Etat s’est traduit par
la dépréciation de la monnaie nationale.

[Link]. La formation des circuits parallèles

Le circuit parallèle en RDC a pris de l’ampleur lorsqu’en début de la décennie 80, la


pression de la demande de devises sur l’offre s’est accrue à cause de l’adoption de régime de
change flottant. Le soutien des cours de change par les interventions de la Banque Centrale a
continuellement souffert de la persistance du choc sur l’équilibre extérieur. Le contrôle de
capitaux et les restrictions à l'importation de certains produits expliquent le mal ayant gangréné
l’économie congolaise, en 1989.
| 32

Au retour du flottement pure, il eut en même temps la libéralisation de la détention des


devises étrangères, la circulation conjointe des devises étrangères et des CDF, les réserves
internationales constituées grâce à la reprise des coopérations internationales ont permis à ce que
le taux de change connaisse une stabilité durant la période 2002-2008. La crise financière
internationale de 2009 a fait reprendre la tendance à la hausse à la variation du taux de change
parallèle. Puis une période d’accalmie a été observée de 2010 à 2015. Cette accalmie s’est rompue
en 2016 lors de la chute des cours des matières premières.
80,00 2000
[Link]. L’effet de la 70,00 Graphique 3. Relation taux de change-dollarisation
dollarisation 60,00 1500
50,00
Les causes de la
40,00 1000
dollarisation dénotent de 30,00
20,00 500
l’histoire de l’instabilité
10,00
monétaire et financière, 0,00 0

politique et sociale qu’a connue TXCH_P T_DOL

la RDC. Le graphique 3
démontre comment les variations du taux de change a suivi l’évolution du taux de dollarisation,
durant sous étude. L’emprise de la devise a comme cause les tensions socio-politiques
généralisées, la rupture inopinée des coopérations internationales ayant entraîné le déséquilibre des
paramètres macroéconomiques durant la période 1990 à 2001, la baisse considérable des activités
économiques, exacerbées par le pillage, les destructions des infrastructures, etc.
Ce phénomène demeure encore en RDC, malgré tous les moyens mis en place par le
Gouvernement et la Banque Centrale au cours de ces dix dernières années, de rigueur et suivi de
la Politique monétaire pour stabiliser le cadre macroéconomique dans son ensemble, un facteur
de fluctuation des cours de change, à cause de la méfiance des agents économiques envers la
monnaie nationale (Kisoni, 2017).
Au vu du degré élevé de la dollarisation en RDC, qui compliquerait non seulement la
conduite de la politique de change, celle de la politique monétaire, la BCC aurait renforcé les
mesures de dédollarisation de l’économie, en s’appuyant sur les 28 mesures économiques de l’Etat
pour une meilleure perspective de stabilité, pour qu’au terme de ce processus, la monnaie locale
recouvre la confiance de la population et ses fonctions traditionnelles.
| 33

2.3.2. Les efforts de stabilités de 2002 à 2016


Une kyrielle des reformes mise en œuvre par l’autorité monétaire a fait ses preuves pour
renforcer les efforts de stabilisation très remarquables observés depuis la période de
l’hyperinflation, toutefois entachés de période de crise rendant vulnérable l’économie et retardant
sa reprise (Sumata 2014).
Aux premiers stades des réformes, notons de 2002 à 2008, la BCC a poursuivi le même
objectif, à savoir la préservation de la stabilité du niveau général des prix, tout en menant des
actions telles que :
- la libéralisation de la réglementation des changes, le retour au flottement pure et
l’introduction du bon de trésor comme instrument indirect de la politique monétaire en
2002 ;
- La précision sur son régime monétaire du fait de l’adoption de la règle et l’abandon de la
discrétion, la BCC a articulé qu’elle poursuivait pour objectif intermédiaire la masse
monétaire et l’objectif opératoire est la base monétaire, en 2005, elle a pleinement joué
son rôle de préteur en dernier ressort vis-à-vis du système bancaire en mettant en place de
guichet de courte maturité, 7 jours plutôt que les maturités allant jusqu’à 180 jours. La
BCC a adapté son cadre opérationnel, de manière à pallier aux dysfonctionnements du
marché monétaire, en mettant en place un dispositif de prévision des facteurs autonomes
Graphique 4. Les Avoirs extérieurs et incidence du
de la liquidité, en 2007 ; le financement monétaire

contexte des avoirs extérieurs


négatifs tel que présenté sur le 1 000 000 000,00
500 000 000,00
graphique 5 s’est traduit par
-
l’accroissement du financement (500 000 000,00) 1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40
monétaire du déficit budgétaire (1 000 000 000,00)
(1 500 000 000,00)
(Nachega 2005).
(2 000 000 000,00)
- Et pour améliorer son avoir extérieur net CDF crénces nettes sur l'Etat
efficacité, la BCC crée en 2008,
la procédure d’adjudication du BTR. La rupture de la lancée prise économiquement par
l’autorité monétaire et le gouvernement a été due au choc des prix de produits de bases
dont le cuivre, et les crises causées par l’insécurité à l’EST du pays.
| 34

Graphique 5. Taux de change et variation de l'inflation


20,0000
Toutefois, L’amélioration de la
conduite des politiques monétaire a baissé 15,0000

considérablement les tensions inflationnistes 10,0000

entre la période 2010 et 2015. Cela peut être


5,0000
visualisé par la baisse sensible du taux de
0,0000
change par rapport à celle observée durant la

juil.-15

nov.-15

juil.-16

nov.-16
mai-15

mai-16
janv.-15

sept.-15

janv.-16
mars-16

sept.-16

janv.-17
mars-15
-5,0000
période 90, comme le montre le graphique 6.
Les fluctuations du cours de change ont été Infl var mens. tx chg var mens.

maîtrisées (NSHUE 2016).

2.3.3. La contribution du Fonds Monétaire International


Graphique 6. Avoirs extérieurs constitués avec
Fondé en 1944 en Breton Wood, New l'entremise du FMI.
16.0

Hampshire, ensemble avec la Banque Mondiale, sa 14.0

12.0
vision de base a été de relever le système
10.0
économique international après la deuxième guerre 8.0

mondiale. Il a été créé pour aider le monde à éviter 6.0

4.0
une autre grande dépression économique comme
2.0

celle connue en 1930 (NSUMBU 2018). Le 0.0


2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

graphique 6 montre les niveaux d’avoirs extérieurs 2 % ≥ cost of holding reserves <3 %
4 % ≥ cost of holding reserves <5 %
3 % ≥ cost of holding reserves <4 %
5 % ≥ cost of holding reserves <6 %
cost of holding reserves =6 % reserve holdings (baseline)

que la BCC a consolidés à partir de 2013.


| 35

Tableau 6 Liste des programmes entre la RDC et le FMI

LISTE DES PROGRAMMES DATE RETOMBEES


Programme intérimaire Renforcé 2001

Ce programme a non seulement permis de remettre l’économie


congolaise sur la voie de stabilisation macroéconomique mais
également à la RDC de renouer formellement les relations de
coopération avec la communauté financière internationale.

Programme économique du 2002-2005


Gouvernement
La Consolidation de la stabilité macroéconomique par
(PEG1) l’amélioration de la gestion des finances publiques et la poursuite
d’une politique monétaire prudente visant à affermir la stabilité
des prix intérieurs et du taux de change ; amélioration du climat
des affaires ; et relance de la croissance en vue de réduire la
pauvreté. L’exécution du PEG a permis de consolider les bons
résultats du PIR et remettre la RDC sur la voie de la croissance
économique positive. Mais à cause du relâchement dans la mise
en œuvre de la politique budgétaire, conjuguée à la lenteur des
réformes, à la suite de l’organisation des élections présidentielles
de 2006, le PEG1 a été arrêté sans avoir conclu sa cinquième et
sixième revue.
Programme Economique du 2007 La consolidation de la stabilité macroéconomique, l’amélioration
Gouvernement (PEG2 de la gestion des finances publiques, le renforcement de
l’indépendance de la BCC et l’assainissement du climat des
affaires. Le Programme Economique du gouvernement a conduit
à la réalisation satisfaisante de tous ses objectifs quantitatifs.
Après quatre revues concluantes, le programme n’a pas été
achevé à la suite de son expiration en décembre 2012, due à la
divergence dans l’interprétation d’un critère qualitatif en matière
de transparence dans la gestion des ressources naturelles.
Document de Stratégie de Croissance et 2007
de réduction de la pauvreté (DSCRP)
Mise en place du référentiel pour la mise en œuvre et l’atteinte
de l’initiative en faveur de pays pauvres très endettés (I-PPTE).
Source : Kukatula, 2014.

La coopération et le dialogue avec cette institution a repris officiellement à partir de 2001 et


cette reprise a conduit à la mise en œuvre des programmes phares pour stabiliser le cadre
macroéconomique et relancer la croissance.
| 36

Conclusion du chapitre second


Nous avons, dans ce chapitre, présenté en deux sections la manière dont a été conduite la
politique monétaire et les divers faits saillants concernant le taux de change en RDC.
Dans la première section intitulée « analyse du cadre opérationnel, nous avons d’abord
exposé sur les trois instruments de la politique monétaire.
Dans la seconde section, nous avons vu le cadre analytique de la politique monétaire et le
mécanisme de la dépréciation monétaire.
Dans la troisième section l’accent est surtout mis sur le cycle évolutif des aspects ayant
entraîné la volatilité continuelle et récurrente du taux de change durant la période sous-étude.
L’analyse effectuée à partir de l’observation des reformes de la politique monétaire appliqué en
RDC, a révélé que celle-ci a été efficace via l’amélioration de l’implémentation du mécanisme de
transmission de ses différents instruments, malgré la fragilité de la conjoncture qui empâtait son
efficacité à chaque fois.
| 37

CHAPITRE TROISIEME
ESSAI DE LISSAGE DU TAUX DE CHANGE PAR LA POLITIQUE
MONETAIRE
Dans ce troisième chapitre, nous présentons une étude empirique qui vise à vérifier la
théorie sur laquelle, notre hypothèse de départ se base.
Nous nous sommes basé sur le modèle théorique de Robert Mundell et Marcus Fleming,
dont les dérivations expliquent que la politique monétaire en change flottant est efficace et le cas
échéant, elle parviendrait au lissage de la fluctuation du taux de change. Notre chapitre comprend
trois sections : la première est le cadre théorique empirique, la seconde est l’analyse empirique et
la troisième présente les résultats, leur interprétation et les différentes recommandations formulées.

3.1. Cadre théorique empirique

3.1.1. Revue de la littérature empirique


Notre étude vient s’adjoindre à tant d’autres qui ont traité de ce sujet. Cependant notre
approche veut apporter une innovation de ce qu’elle veuille lisser non pas la série de taux de
change mais un autre indicateur, appelé la volatilité.
Nous avons consigné les trois travaux qui nous ont inspiré pour la réalisation de ce chapitre,
dans le tableau 7 ci-dessous :
| 38

Tableau 7. Revue empirique

Auteurs Travaux Résumé


Zettelmeyer, 2000. “the impact of monetary policy on Le chercheur a implémenté un
the exchange rate: from three small modèle var sur un panel pour
open economies” percevoir la réactivité de la variation
du taux de change au différentiel du
taux d’intérêt directeur dans un
intervalle de 3 mois. Les résultats ont
permis de confirmer l’évidence de la
main mise efficace de la politique
monétaire sur le taux de change.
Adouka, l. Et. Al, 2014. Peut-on modéliser la volatilité du L’objectif de ce papier a été de
taux de change de dinar algérien modéliser la volatilité du taux de
par un processus Garch change de dinar algérien (dza/dollar)
et de prévoir ce taux pour les trois
mois premiers de l’année 2014. Cette
étude a permis d’aboutir sur le fait
qu’un modèle arma non linéaire de
type ARCH est adéquat pour toute
série volatile du taux de change.
Cera, 2016. inflation and the black market Le but de son travail a été d’évaluer
exchange rate in a repressed la pertinence de l’estimation d’un
market CAGAN pour étudier la transmission
du taux de change du marché noir sur
l’inflation. Le résultat montre que la
modification de condition de
financement de l’économie, de la
liquidité bancaire ainsi que de la
circulation fiduciaire dans le circuit
officiel peut réduire sensiblement les
distorsions des cours sur le marché
parallèle. De même qu’une forte
volatilité du taux de change parallèle
est à la base de la dépréciation de la
monnaie nationale.
Source : l’auteur.

3.1.2. Choix et présentation des variables


Afin de définir quel instrument est le plus performant pour rompre la volatilité du taux de
change, nous avons donc opté pour les données mensuelles étalées sur une période allant de 2004
à 2016.

3.2. Analyse empirique

3.2.1. Les modèles ARCH/GARCH


Le modèle ARCH préconisé par Engle (1982) est un modelé d’analyse des séries
temporelles adapté pour l’étude des séries financières. Sa forme générique pose l’estimation de la
volatilité d’une variable par rapport à ses valeurs passées (HOWARD 2012) :
| 39

𝑦𝑡 = 𝜇 + 𝜀𝑡
Où 𝜀𝑡 est l’innovation. Le modèle GARCH incorpore dans l’analyse le carré de la variance
des résidus, cela veut dire qu’il tient aussi compte des résidus du modèle pour expliquer la
volatilité :
𝑝
2
𝜎𝑡2 =𝜔+ 𝛼𝑖 𝜀𝑡−1
𝑖=1

Un modèle GARCH doit répondre à un nombre des propriétés dont :


- La stationnarité de la série des données :
𝐸(𝑋𝑡 ) = 𝜇𝑥 ∀𝑡
𝑉(𝑋𝑡 ) = 𝜎𝑋2 ∀𝑡
𝐶𝑜𝑣(𝑋𝑡 , 𝑋𝑡−𝜃 ) ∀𝑡 ∀𝜃
- L’autocorrélation des carrés de la variance des erreurs : Cette condition sur les paramètres
est posée pou
𝑞 𝑝
2 2
𝜎𝑡2 = 𝛼0 + 𝛼𝑖 𝜀𝑡−1 + 𝛽𝑗 𝜎𝑡−𝑗
𝑖=1 𝑖=1

Où les paramètres sont positifs :

- Le rejet de l’hypothèse normalité de distribution des résidus et l’homoscédasticité.


𝑞
−2
𝜀𝑡−2 = 𝛼0 + 𝛼𝑖 𝜀𝑡−1
𝑖=1

- La détection des processus AR(p), MA(q) ou ARMA (p,q) où p et q sont l’ordre du


processus.
(𝐼 − 𝛼(𝐿) − 𝛽(𝐿))𝜀𝑡2 = 𝛼0 + (𝐼 − 𝛽(𝐿))𝜇𝑡
Apres estimation, le modèle doit être assurément stationnaire.
Cela implique que les racines du polynôme sont tous à l’intérieur du disque unité.
Nous pouvons étudier les corrélogrammes de fonction d’autocorrélation simple
et de corrélation partielle pour déterminer l’ordre p et q de chaque processus. La méthode
d’estimation la plus utilisée pour l’estimation est celle de moindre carré ordinaire pour le processus
ARMA (p,q) et celle de Maximum de Vraisemblance pour le GARCH (p,q).
| 40

[Link]. Identification du modèle ARMA


Nous avons effectué les tests statistiques sur notre série du taux de change pour savoir si
celle-ci correspond à un processus de bruit blanc gaussien. Voici comment se présente le résultat :

Graphique 7. Le taux de Change de 2004 à 2016 et le test de normalité

TXCH_P
1,800
80
1,600
Series: DTXCH_P
70 Sample 2004M01 2018M05
1,400
Observations 172
60

1,200 Mean 7.347637


50 Median 2.105000
1,000 Maximum 143.0714
40 Minimum -67.51000
800 Std. Dev. 22.22843
30
Skewness 1.630022
600 Kurtosis 12.41428
20

400 Jarque-Bera 711.3385


10
Probability 0.000000
200 0
04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 -60 -40 -20 0 20 40 60 80 100 120 140

Source : Eviews 9.
De l’analyse des graphes 7 et 8 de la série du taux de change, nous déduisons ce qui suit :
- Le graphique 7 montre que notre série n’est pas très volatile mais on observe des
regroupements de volatilité. Cela, nous permet d’essayer de dégager la volatilité du taux
de change par un processus de type GARCH.
- Du graphique 8, nous retenons en résumé :

Tableau 8. Etude de la normalité de la Série du taux de change

coefficient Résultat Commentaire et décision

Le coefficient de kurtosis La valeur 12.41 est supérieure La courbe de la série de taux de change est beaucoup
à la valeur du coefficient moins aplatie que la courbe de loi normale.
conventionnelle de la loi
normale qui est 3 ;

Le coefficient de skeweness 1.63 est différent de la valeur Il y a présence de l’asymétrie dans la distribution de
théorique du coefficient de notre série du taux de change. L’asymétrie peut être un
skeweness pour une la loi indicateur de non linéarité.
normal qui est zéro ;
Le coefficient de Jarque- La probabilité ralliée au test de Ceci nous fait conclure que l’hypothèse nulle de
Bera Jarque et Bera qui est de normalité de la distribution du taux de change parallèle
0.0000 est inférieur au seuil est rejetée.
critique de 0.05.

Source : Eviews 9.
En somme, nous concluons qu’un modèle ARMA non linéaire de type ARCH peut être adéquat
pour notre cas.
| 41

[Link]. Identification du Modèle ARMA


Afin d’identifier le modèle d’auto régression AR et de moyenne mobile MA adéquat pour
notre série, nous avons analysé les corrélogrammes des fonctions d’autocorrélation simple et de
corrélation partielle. Nous avons trouvé au total 36 coefficients d’autocorrélation simple et 13
coefficients d’autocorrélation partielle, suivant le test ADF effectué sur la série TXCH_P. Nous
avons déduit que notre série suit un processus ARMA (13,36), en vertu du critère AIC. Nous avons
conclu, en vertu du principe de parcimonie16, que nous admettrons un processus ARMA (1,1).

[Link]. Estimation du modèle ARMA


Nous avons à l’aide de la méthode du maximum de vraisemblance estimé l’équation de la
moyenne. Nous avons retiré le processus de MA du second retard à cause de la non-significativité
de son coefficient.

Tableau 9. Equation de la moyenne

Dependent Variable: DTXCH_P


Method: ARMA Maximum Likelihood (BFGS)
Date: 07/06/18 Time: 07:15
Sample: 2004M02 2016M12
Included observations: 155
Convergence achieved after 3 iterations
Coefficient covariance computed using outer product of gradients

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

C 5.703048 2.429802 2.347124 0.0202


AR(1) 0.397533 0.038214 10.40280 0.0000
SIGMASQ 295.5395 17.85268 16.55435 0.0000

R-squared 0.157837 Mean dependent var 5.607290


Adjusted R-squared 0.146756 S.D. dependent var 18.79382
S.E. of regression 17.36008 Akaike info criterion 8.566499
Sum squared resid 45808.62 Schwarz criterion 8.625404
Log likelihood -660.9037 Hannan-Quinn criter. 8.590425
F-statistic 14.24380 Durbin-Watson stat 1.957318
Prob (F-statistic) 0.000002

Inverted AR Roots .40

Source : Eviews 9.
Le résultat affiche que la probabilité rattachée au coefficient du terme AR est fortement
significatif. Il y a donc lieu de signifier une forte présomption d’hétéroscédasticité des résidus.

16
Le prince de parcimonie stipule : la limitation de la taille de Lag, des variables ou de nombre à considérer
pour expliquer un phénomène. Ce principe opte pour une exhaustivité minimale.
| 42

[Link]. Test ARCH d’Hétéroscédasticité


Nous avons récupéré le résidu de notre équation de la moyenne pour tester l’hypothèse nulle
d’homoscédasticité et le résultat révèle ceci :

Tableau 10. Test ARCH d'hétéroscédasticité

Heteroskedasticity Test: ARCH

F-statistic 15.01546 Prob. F(1,152) 0.0002


Obs*R-squared 13.84531 Prob. Chi-Square(1) 0.0002

Test Equation:
Dependent Variable: RESID^2
Method: Least Squares
Date: 07/06/18 Time: 07:18
Sample (adjusted): 2004M03 2016M12
Included observations: 154 after adjustments

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

C 208.9380 68.90498 3.032262 0.0029


RESID^2(-1) 0.299747 0.077355 3.874979 0.0002

R-squared 0.089905 Mean dependent var 297.3377


Adjusted R-squared 0.083917 S.D. dependent var 843.0106
S.E. of regression 806.8641 Akaike info criterion 16.23709
Sum squared resid 98956515 Schwarz criterion 16.27653
Log likelihood -1248.256 Hannan-Quinn criter. 16.25311
F-statistic 15.01546 Durbin-Watson stat 2.096579
Prob (F-statistic) 0.000158
Source : Eviews 9.

La probabilité rattachée au test ARCH d’hétéroscédasticité est inférieur au seuil critique de


0.05. Ainsi, nous rejetons l’hypothèse nulle d’absence d’hétéroscédasticité au profit de l’hypothèse
alternative. Pour notre modèle, nous avons choisis un GARCH(1,1) qui est une forme
conventionnelle, en raison du critère AIC.
| 43

[Link]. Estimation du modèle ARCH/GARCH

Tableau 11. Résultat de l'estimation du GARCH

Dependent Variable: DTXCH_P


Method: ML ARCH - Normal distribution (BFGS / Marquardt steps)
Date: 07/06/18 Time: 07:25
Sample (adjusted): 2004M02 2016M12
Included observations: 155 after adjustments
Convergence achieved after 33 iterations
Coefficient covariance computed using outer product of gradients
Presample variance: backcast (parameter = 0.7)
GARCH = C(3) + C(4)*RESID(-1)^2 + C(5)*GARCH(-1)

Variable Coefficient Std. Error z-Statistic Prob.

C 0.252412 0.346172 0.729152 0.4659


AR(1) 0.120521 0.066265 1.818777 0.0069

Variance Equation

C 3.073335 0.944191 3.254993 0.0011


RESID (-1)^2 2.202161 0.307565 7.159977 0.0000
GARCH (-1) 0.172088 0.043277 3.976399 0.0001

R-squared 0.016977 Mean dependent var 5.607290


Adjusted R-squared 0.010552 S.D. dependent var 18.79382
S.E. of regression 18.69441 Akaike info criterion 7.420066
Sum squared resid 53470.56 Schwarz criterion 7.518241
Log likelihood -570.0551 Hannan-Quinn criter. 7.459943
Durbin-Watson stat 1.316173

Inverted AR Roots .12

Source : Eviews
Le tableau de l’estimation de GARCH(1,1) illustre que les coefficients de paramètre de
l’équation de la variance sont significativement différents de zéro et que les coefficients de
l’équation de la variance vérifient les contraintes qui assure la positivité de la variance.
Nous pouvons retenir ce modèle et générer la série de volatilité du TXCH_P que nous
allons appeler VOLATILITY.

3.2.2. Le modèle VAR standard


Le modèle vectoriel autorégressive remonte des travaux de Christopher SIMS(1990), et
permet d’analyser les interdépendances de variables dans le système économique. Le terme
autorégressif renvoie au fait que les variables dépendantes sont expliquées par leur valeurs
décalées dans le temps. La forme générique de ce modèle se présente comme suit, si l’on considère
un horizon temporel p=4 :
| 44

Où Ai est une matrice composé des variables exogènes ; le 𝜺 𝒕 représente le vecteur des
erreurs qui permet d’analyser les chocs structurels ; Y est le vecteur des variables endogènes.
Pour qu’un modèle VAR soit stationnaire, il faut que les racines de son polynôme soient situées
à l’intérieur du disque unité.

[Link]. Spécification du modèle et choix du décalage optimal

Pour établir une relation entre la volatilité du taux de change et la politique monétaire, nous
sommes partis du modèle ISLM BP, qui stipule que la politique monétaire est efficace en régime
de change flottant. Nous présentons dans le tableau ci-dessous les variables que nous avons choisis
pour notre estimation :
A. Test de racine unitaire de DICKEY-FULLER

Tableau 12. Résumé du test ADF

Variables Rejet de l’Hypothèse nulle au seuil Objectif de la variable


critique de 0,05
Le cours du cuivre (dCcuivre) en Stationnaire en différence (DS) : Variable exogène pour capter le choc
USD/tonne -2,57 supérieur à -12,97. exogène.
La base monétaire (BM) en million de Stationnaire en tendance : -2,88 Variable exogène pour capter les
CDF supérieur à-18,52 décisions de politique monétaire.
l’encours BTR (dBTR) en millions de DS : -2,88 supérieur à -13,49 Variable exogène pour capter les
CDF décisions de la politique monétaire.
Taux directeur (TX_DIR) en DS : -2,88 supérieur à -11,17 Variable exogène pour capter les
pourcentage décisions de la politique monétaire.
la réserve obligatoire (Robl) en DS : -2.88 supérieur à -12.35 Variable exogène pour capter les
million de CDF décisions de la politique monétaire.
Volatility (variance conditionnelle, Stationnaire à niveau : -2.87 Variable endogène la variance
produit du modèle GARCH) supérieur à -6.80. conditionnelle du taux de change.

Source : l’auteur

D’après le tableau du test ADF effectué sur nos variables, il s’avère que la majorité de nos
variables sont stationnaires à la première différence, et seuls la volatilité est stationnaire à niveau
et la base monétaire, stationnaire en tendance. Pour retirer cette tendance nous avons estimé un
| 45

moindre carré ordinaire et généré par la suite, le résidu de l’estimation qui sera considéré dans
l’estimation du modèle VAR.
B. Choix du décalage optimal
Dans le cadre de notre étude, nous avons estimé un modèle VAR à deux retards,
conformément au critère AIC, HQ et FPE. Ainsi notre modèle VAR construit avec six variables
endogènes à deux lags se présente comme suit :
2 2 2

VOLATILITY 1 = 𝛼1 + 𝛼1 𝑣𝑜𝑙𝑎𝑡𝑖𝑙𝑖𝑡𝑦1𝑡−2 + 𝛼1 𝑑𝑟𝑜𝑏𝑙1𝑡−2 + 𝛼1 𝑑𝑏𝑡𝑟1𝑡−2


𝑡=1 𝑡=1 𝑡=1
2 2 2

+ 𝛼1 𝑑𝑡𝑥_𝑑𝑖𝑟1𝑡−2 + 𝛼1 𝑑𝑏𝑚1𝑡−2 + 𝛼1 𝑑𝑐𝑐𝑢𝑖𝑣𝑟𝑒1𝑡−2 + 𝑣𝑡


𝑡=1 𝑡=1 𝑡=1

[Link]. Test de Causalité de GRANGER

Tableau 13. Les causalités significatives sur la volatilité au sens de Granger

Pairwise Granger Causality Tests


Date: 07/10/18 Time: 04:14
Sample: 1 156
Lags: 2

Null Hypothesis: Obs F-Statistic Prob.

DROBL does not Granger Cause VOLATILITY 153 60.4959 6. E-20


VOLATILITY does not Granger Cause DROBL 0.10307 0.9021

DBTR does not Granger Cause VOLATILITY 153 1.07394 0.3443


VOLATILITY does not Granger Cause DBTR 2.59431 0.0781

DTXDIR does not Granger Cause VOLATILITY 153 0.02953 0.9709


VOLATILITY does not Granger Cause DTXDIR 0.17097 0.8430

DBM does not Granger Cause VOLATILITY 153 0.04868 0.9525


VOLATILITY does not Granger Cause DBM 3.17331 0.0447

Source : Eviews 9
Au seuil critique de 0.05, nous rejetons l’hypothèse nulle de non causalité et affirmons que,
la réserve obligatoire cause la volatilité, la volatilité cause la base monétaire.
| 46

3.2.3. Réponses impulsionnelles


Le résultat de notre estimation, sur 2 lags, tel que présenté en annexe, nous a permis de
dégager les différents chocs impulsionnels et la décomposition de la variance sur 12 périodes.

Graphique 8. Réponses de la Volatilité

Response to Cholesky One S.D. Innovations ± 2 S.E.


Res pons e of VOLATILITY to VOLATILITY Res ponse of VOLATILITY to DTXDIR
2,000 2,000

1,000 1,000

0 0

-1,000 -1,000

-2,000 -2,000
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Response of VOLATILITY to DROBL Response of VOLATILITY to DBTR


2,000 2,000

1,000 1,000

0 0

-1,000 -1,000

-2,000 -2,000
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Res ponse of VOLATILITY to DBM Response of VOLATILITY to DCCUIVRE


2,000 2,000

1,000 1,000

0 0

-1,000 -1,000

-2,000 -2,000
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Source : Eviews 9.
Le graphique ci-dessus fournit les réponses dynamiques de la volatilité à chaque choc dans
le modèle VAR estimé. Chacune de ces réponses est ponctuellement limitée par l’intervalle de
confiance de Monte Carlo à 10 000 répétitions du modèle. L’innovation de la réserve obligatoire
est la plus tapante à première vue, en effet, elle provoque immédiatement une forte chute de la
volatilité à la troisième période.
| 47

Quant au BTR, son innovation vacille faiblement autour de la zone de confiance jusqu’à ce
qu’elle s’estompe, après 5 mois. Quant à la base monétaire et au taux directeur, leurs impulsions
sont de faible impact.
L’innovation du cours du cuivre montre qu’au bout de 5 mois, la volatilité réagit à
l’amélioration de cours de cuivre.

3.2.4. Décomposition de la variance de la volatilité

Le tableau 13 indique la décomposition de la variance ainsi que les erreurs types obtenues
à partir de 10 000 réplications du modèle au moyen de la méthode de Monte Carlo.
A la première période, aucune décision de politique monétaire et aucun choc exogène n'a
d'effet immédiat sur la volatilité, donc sa variance s’explique tout d'abord par ses propres
innovations.
En effet, la variance de la volatilité expliquée par la politique monétaire n'est significative
qu'à partir du deuxième mois tel qu’on peut voir la variance expliquée par le BTR à la seconde
période, explique à 1.8% la variance de la volatilité. Ce n’est qu’à partir de la troisième période
que la variance de la réserve obligatoire devient significative, soit 36 %.
Au fil du temps, les autres variables accroissent leur significativité dans la variance de la
volatilité. Pour le taux directeur, la base monétaire ainsi que le cours du cuivre, leurs chocs
n'expliquent qu’une variation de faible significativité. Le modèle permet d’expliquer comment à
court-terme, la BCC permet d’éliminer la volatilité. En absence de l’action de la politique de
change, la force de la politique monétaire repose sur les instruments BTR et réserves obligatoires.
| 48

Tableau 14. Décomposition de la variance de la volatilité

Period S.E. VOLATILITY DTXDIR DROBL DBTR DBM DCCUIVRE

1 1416.877 100.0000 0.000000 0.000000 0.000000 0.000000 0.000000


(0.00000) (0.00000) (0.00000) (0.00000) (0.00000) (0.00000)
2 1532.660 97.78985 0.004665 0.301837 1.808945 0.000565 0.094141
(2.74796) (0.84718) (1.10550) (2.11089) (0.75461) (0.86573)
3 1988.569 61.86306 0.231874 36.75604 1.076510 0.011477 0.061042
(6.08804) (1.34614) (6.09474) (1.47075) (0.66585) (0.75966)
4 2082.965 57.93056 0.299467 39.04256 2.220823 0.012420 0.494171
(6.52439) (1.45179) (6.23302) (1.95057) (0.71243) (1.15089)
5 2184.484 52.89290 0.301440 39.15908 2.073257 0.269339 5.303984
(6.73492) (1.57323) (6.07659) (1.94131) (0.89367) (2.75418)
6 2234.102 50.65207 0.375296 39.50349 2.011303 0.299235 7.158598
(6.90981) (1.66252) (6.07430) (1.94337) (0.91226) (3.48358)
7 2265.232 49.31925 0.630925 39.28147 1.967491 0.546831 8.254033
(7.03627) (1.78850) (6.04562) (1.93773) (1.05353) (3.87904)
8 2280.387 48.67374 0.809024 39.16806 1.942632 0.581070 8.825475
(7.12999) (1.90686) (6.05485) (1.94006) (1.08722) (4.11315)
9 2286.979 48.41030 0.896688 39.12703 1.935069 0.604871 9.026044
(7.19976) (1.98769) (6.06947) (1.93470) (1.11545) (4.23191)
10 2289.774 48.30016 0.947030 39.09932 1.931058 0.620314 9.102109
(7.24839) (2.03984) (6.08007) (1.93524) (1.13137) (4.29883)
11 2291.091 48.24780 0.965041 39.09706 1.929016 0.624005 9.137077
(7.28570) (2.06966) (6.09250) (1.93560) (1.14081) (4.34242)
12 2291.607 48.22806 0.971680 39.09691 1.928239 0.625553 9.149553
(7.31328) (2.08742) (6.10206) (1.93666) (1.14613) (4.37092)

Source : Eviews

3.3. Interprétation des résultats et suggestions de conduite pour


la politique monétaire

3.3.1. Analyse économique


La dépréciation de la monnaie conduit la Banque Centrale à mettre en œuvre une politique
monétaire restrictive. Pour ce faire, elle prône le mécanisme des opérations d’open-market à court-
terme et de la réserve obligatoire à long-terme. Quand bien même si la dépréciation conduit à la
hausse des prix, cela ne se traduit pas directement par un resserrement de la politique de la BCC.
La Banque Centrale demeure enclin à la même trajectoire de son mécanisme de transmission et
ce, pendant un bon bout de temps, parce que la Banque ne devrait pas rapidement tendre à hausser
le taux directeur pour un choc transitoire. Cela est démontré par la faible variance du taux directeur
dans l’explication de la volatilité, même après une année.
| 49

3.3.2. Suggestion de conduite de la politique monétaire


Nos suggestions pour la conduite future de la politique monétaire sont formulées comme suit :

- Au niveau du secteur monétaire, que la rupture du contexte des avoirs libres excédentaires
des banques commerciales, soit une piste de solution pour rendre opérationnel le guichet
de refinancement de la Banque Centrale et pour un meilleur contrôle de la liquidité de
banques créatrices de monnaie. Le renforcement du système financier par la mise en place
d’un marché d’actifs financiers afin de financer tout déficit pouvant subvenir dans
l’économie.

- Au niveau du secteur réel, l’analyse de facteur de pression sur les prix et la croissance
ainsi que la diversification de la production nationale soient des voies vers la stabilité
structurelle, en outre, la BCC doit veiller à optimiser les réserves de change en période
favorable sur le marché des produits de base.

- Au niveau des relations extérieures, créer des partenariats régionaux et internationaux


notamment avec le FMI : comme vu ci-dessus, l’appui du FMI a permis de rétablir
l’équilibre de la balance de paiement et l’atteinte du point d’achèvement de l’I-PPTE.

- Et au niveau des finances publiques, prôner la discipline budgétaire, pour contraindre le


financement monétaire de la dette publique, et assurer la soutenabilité du déficit courant,
conséquence de la hausse de l’épargne et la baisse du déficit budgétaire.

Outre ces suggestions, nous pouvons recommander à la Banque, du point de vue de son
pilotage et de sa gouvernance ce qui suit :
Étant donné le lien existant entre le taux de change et les décisions de la politique monétaire,
la quasi-dépendance de la Banque d’entités publiques ne lui permettra pas de mieux se positionner
dans la maîtrise de la volatilité. D’où la nécessité pour la Banque Centrale d’être totalement
indépendante et autonome dans la conception et la mise en œuvre de la politique monétaire.
| 50

Conclusion du chapitre troisième


Notre troisième et dernier chapitre a porté sur un essai de lissage de la volatilité du taux de
change. Pour ce faire, nous avons trouvé pertinent d’estimer la volatilité de notre série de taux de
change à l’aide d’un modèle GARCH et faire l’étude de la décomposition de la variance ainsi que
les réponses dynamiques aux chocs impulsionnels des variables de la politique monétaire sur cette
série de volatilité.
Les résultats obtenus nous révèlent ceci :
- Le modèle GARCH nous a permis de générer la série de volatilité qui représente pour
notre étude, l’indicateur des fluctuations du taux de change. Nous avons obtenu par un
GARCH(1,1), la série de la variance conditionnelle qui est notre variable volatilité.
- Le modèle VAR nous a permis de définir si la Politique monétaire est susceptible de lisser
ou non, le taux de change. Le résultat a affirmé l’hypothèse selon laquelle la BCC ne reste
pas inerte face aux fluctuations du taux de change.
- Nous avons à la fin établi la décomposition de la variance et les réponses de la volatilité
aux chocs impulsionnels de toutes les autres variables ; le résultat a révélé que la volatilité
réagit aux chocs du BTR à la deuxième période avec une faible variance et à la réserve
obligatoire, à la troisième période avec une variance à la hauteur de 35%, toute chose
restant égal par ailleurs.
Compte tenu des résultats obtenus ci-hauts, nous avons en résumé, suggéré à l’autorité monétaire :
- De mettre effectivement une distinction entre sa politique monétaire et de change ; il
s’agit pour la Banque Centrale de renforcer la résilience de ses stratégies, en évitant de
mélanger les objectifs de la politique monétaire et ceux de la politique de change ;
- Le renforcement et l’appropriation du cadre macroéconomique en vue d’une meilleure
cohérence des politiques.
| 51

Conclusion générale
Notre recherche s’était fixé comme objectifs, l’analyse de l’efficacité de la politique
monétaire dans la stabilisation du taux de change et la détermination de l’instrument de la politique
monétaire qui est le plus efficace dans le lissage du taux de change. Afin de les atteindre, nous
avons formulé deux questions de recherche qui nous a servi de fil conducteur :
1. Quel est le rôle joué par la politique monétaire dans le lissage des fluctuations du taux de
change ?
2. Quel est l’instrument de la Politique Monétaire dont la manipulation se révèle être propice
au rééquilibrage du marché de change ?
En réponse préalable, nous avons formulée les hypothèses selon lesquelles, la BCC aurait
joué son rôle d’autorité monétaire engagée dans la stabilisation du niveau général des prix et le
coefficient de réserves obligatoire ainsi que les opérations d’open-market auraient mieux indiqués
pour contrer les fluctuations du taux de change.

A l’issu de l’application des modèles GARCH et VAR, sur la sous-période allant de 2004
à 2016, nous sommes parvenus à un résultat qui révèle que, la Banque Centrale a réellement joué
son rôle de stabilisateur. Le fort de sa stratégie a été la mise en œuvre d'une politique restrictive,
vecteur significatif de la stabilité en période de crise.
La réalité a révélé que les fluctuations du taux de change ont été volatiles durant la période
sous-étude. Pour réagir à cette évolution erratique, la politique monétaire de la BCC s’est
appesantie sur le resserrement du coefficient des réserves obligatoires pour diminuer la liquidité
bancaire. Ce mécanisme de transmission a été la principale action de la BCC car, la volatilité a
significativement répondu au choc de la réserve obligatoire.
Contrairement au contexte d’efficacité énoncé par le modèle ISLM BP, en change flottant,
la BCC ne recourt pas directement à l’usage du taux directeur pour ramener la situation d’équilibre.
Elle procède d’abord par le réglage fin puis par le resserrement des réserves obligatoires.
Les pistes de solution que nous proposons à la BCC, sont d’abord de rompre le contexte
d’avoir libre excédentaire des banques commerciales, en effet, cette liquidité suffisante peut
entrainer la surchauffe sur le marché de change si elle n’est pas bien canalisée ; de durcir davantage
les réserves obligatoires, pour rendre le guichet de refinancement au taux directeur opérant ; et in
fine, mettre en place un réel marché d’actifs financiers permettant de résorber la liquidité excessive
et attirer les fonds oisifs, pour que le BTR ne soit pas le seul titre sur le marché primaire, et pour
que son canal soit plus efficace.
| 52

Annexe
A. Série des données mensuelles

Tableau 15. Série des données utilisées pour la présente étude

TXCH_P TX_DIR R_Obl EN_BTR T_DOL base Cours du cuivre


monétaire
janv-04 381 27 118 407,27 2 490,00 39,95 63 573,46 1
févr-04 382 27 131 558,87 3 264,00 42,38 62 356,71 66,3394549
mars-04 386,25 27 137 636,95 5 524,00 45,83 61 287,35 59,2584161
avr-04 385,25 27 144 182,79 3 118,00 44,26 75 150,64 52,1773772
mai-04 388,18 25 146 619,08 2 000,00 44,62 74 282,33 52,509941
juin-04 390,52 25 153 967,24 7 204,00 44,11 77 628,77 34,4305038
juil-04 389,44 20 158 482,10 11 896,00 45,20 77 141,12 25,6121214
août-04 396,42 20 159 478,60 6 244,00 41,24 82 930,93 20,3898486
sept-04 428,54 20 173 562,34 4 802,00 40,67 83 286,66 16,9365182
oct-04 418,27 15 181 909,24 4 566,00 45,24 93 242,28 14,483515
nov-04 438,98 15 184 636,63 5 470,00 42,56 90 729,16 18,1733133
déc-04 453,08 8 208 836,02 9 314,00 44,02 99 542,65 -7,65933525
janv-05 456,51 8 227 819,42 5 045,00 50,73 108 076,35 24,9122807
févr-05 470,9 8 237 276,59 6 858,00 50,28 105 203,38 -3,62323448
mars-05 490,6 8 252 289,62 12 691,00 51,86 107 782,46 -9,02121869
avr-05 507,01 8 246 052,84 8 726,50 52,12 122 683,66 -14,4192029
mai-05 503,15 8 236 887,10 8 810,50 49,99 115 668,43 -19,8171871
juin-05 463,21 8 234 046,72 21 410,50 46,54 121 887,99 -25,2151713
juil-05 481,69 8 240 845,45 13 621,50 49,40 121 794,29 -30,6131555
août-05 465,3 9 234 320,48 10 404,50 46,75 123 262,53 -36,0111397
sept-05 459,57 9 242 176,55 12 395,00 46,45 119 900,03 -41,409124
oct-05 454,39 14 260 791,32 11 458,50 48,77 130 195,82 -46,8071082
nov-05 442,27 14 251 407,52 16 615,50 51,14 127 748,31 -52,2050924
déc-05 435,92 14 258 820,76 16 238,00 46,20 124 087,92 -57,6030766
janv-06 440,14 16 260 545,37 5 177,50 49,07 128 050,74 -63,0010608
févr-06 435,99 20 262 595,36 9 423,00 47,72 131 963,55 -68,399045
mars-06 440,42 65 275 014,35 4 388,00 49,34 124 384,99 -73,7970292
| 53

avr-06 442,26 65 281 006,49 10 233,00 48,59 138 202,80 1,31868132


mai-06 447,14 65 293 596,36 15 247,00 49,01 135 851,03 6,77234983
juin-06 453,51 65 302 797,30 14 264,00 48,16 143 195,55 -13,9889367
juil-06 461,66 31,8 331 480,68 19 797,00 48,05 145 277,00 2,08233028
août-06 471,14 40,99 338 497,85 15 605,50 48,29 147 969,36 -3,59102244
sept-06 496,57 35,75 355 907,38 20 146,50 48,54 147 484,39 -4,5223511
oct-06 531,06 31,5 390 550,55 22 827,00 49,50 156 123,62 1,00632176
nov-06 539,71 31,5 398 060,20 13 087,50 51,51 167 702,31 -1,33350765
déc-06 523,4 28,75 404 248,98 13 061,50 48,77 171 229,10 -6,54687282
janv-07 538,16 25,5 433 491,71 17 842,00 51,36 182 371,14 10,0037608
févr-07 560,24 25,5 458 573,29 21 076,70 52,95 188 942,81 -5,86595886
mars-07 568,86 25,5 457 618,63 13 138,50 54,27 202 673,61 7,11291913
avr-07 554,1 25,5 445 194,73 9 032,50 53,23 211 313,49 -9,99322034
mai-07 533,34 28,5 433 932,05 13 138,50 53,18 210 790,12 6,15854434
juin-07 500,54 28,5 435 851,23 12 288,00 53,80 214 670,64 0,19050038
juil-07 500,15 28,5 434 347,68 15 600,50 53,93 216 301,86 -0,36966221
août-07 498,68 28,5 463 468,14 15 069,70 57,38 207 493,88 -0,15319801
sept-07 501,19 35 478 774,34 29 369,50 57,59 201 535,45 -5,29641081
oct-07 502,38 45 526 061,88 29 369,50 57,05 202 328,10 20,6337352
nov-07 502,93 45 540 790,94 28 307,00 54,67 203 898,60 65,5188905
déc-07 507,97 40 591 993,42 32 880,50 51,37 201 522,59 -1,07834753
janv-08 537,63 40 648 743,58 45 587,00 56,58 212 478,04 1,51970119
févr-08 558,43 50 691 245,86 33 269,00 58,97 222 504,66 2,547998
mars-08 564,13 40 703 419,42 30 547,50 59,54 250 356,37 -1,04207983
avr-08 514,98 30 713 911,85 15 200,00 60,88 288 462,60 4,1309458
mai-08 538,31 22,5 754 819,75 25 072,00 62,23 266 908,91 -3,29952864
juin-08 563,55 22,5 794 331,86 28 455,00 61,38 276 282,13 -0,38355379
juil-08 565,8 22,5 827 113,60 26 000,00 62,97 289 712,19 -0,45732805
août-08 566,43 22,5 815 494,89 33 500,00 61,18 311 887,39 0,71150202
sept-08 573,34 22,5 833 190,80 43 069,00 61,03 296 977,85 1,62152656
oct-08 580,41 22,5 840 168,21 46 346,00 60,95 312 221,46 1,72491272
nov-08 592,71 22,5 813 671,42 27 521,00 60,21 312 196,02 -49,2262457
déc-08 621,67 22,5 28 943,42 47 005,00 58,06 324 140,49 -73,5230934
janv-09 711,8 22,5 34 640,90 48 158,00 62,77 329 218,10 26,0622105
févr-09 758,26 24 38 125,71 47 006,00 64,22 327 192,84 -20,4175964
| 54

mars-09 815,02 24 31 721,84 54222,00 63,76 334 579,11 24,2590692


avr-09 844,18 24 41 333,87 34401,00 64,88 383 710,60 25,4108325
mai-09 801,68 24 33 518,04 33391,00 64,00 341 115,33 0,00900374
juin-09 734,17 30 32 603,49 35906,00 61,82 361 502,54 6,48732845
juil-09 787,89 30 36 339,37 39932,00 63,49 367 904,64 14,1866262
août-09 824,79 30 36 532,70 42334,00 63,51 369 405,11 64,9886799
sept-09 855,57 30 32 958,55 56914,00 65,85 366 694,46 -151,905308
oct-09 881 30 37 824,52 72995,00 64,27 393 650,32 -11,7376909
nov-09 913,87 30 52 697,41 52 697 65,89 386 754,09 26,3181365
déc-09 911,2 40 58 166,21 58 166 65,77 407 995,08 45,3197166
janv-10 922,42 65 64 192,46 64 192 67,57 407 517,55 -49,3178557
févr-10 926,6 65 73 111,46 73 111 69,15 431 124,72 -18,5110919
mars-10 918,44 65 76 621,11 76 621 68,28 440 919,83 -6,8420339
avr-10 908,7 65 55 186,60 55 187 68,46 479 241,00 -13,3847857
mai-10 908,17 65 71 316,15 71 316 65,81 458 282,00 39,7070819
juin-10 908,46 65 54 646,38 54 646 64,98 459 120,00 -15,4537671
juil-10 908,67 65 56 842,27 56 842 65,55 486 906,00 -88,9356195
août-10 909,14 65 79 287,13 79 287 65,11 442 317,00 2,31878333
sept-10 913,23 65 69 563,83 69 564 63,66 470 377,00 -0,56409645
oct-10 920,55 70 69 798,62 69 799 63,04 482 916,00 0,52949777
nov-10 923,03 70 70 455,49 70 455 66,17 477 224,00 35,9089297
déc-10 925,1 70 82 281,42 82 281 61,95 515 096,00 0
janv-11 920,97 70 88 547,14 88 547 65,87 534 379,00 1,15650345
févr-11 924,77 70 82 657,90 82 658 68,74 535 815,00 0,40637232
mars-11 920,57 60 72 861,37 72 861 68,26 537 685,00 -34,781586
avr-11 921,88 52 88 869,08 88 869 67,02 621 116,00 25,5776733
mai-11 925,37 42 96 705,86 96 706 67,99 502 354,81 0,4654636
juin-11 923,38 42 102 203,96 102 204 68,21 508 067,86 -10,2890713
juil-11 922,67 29,5 94 018,87 94 019 68,40 513 780,90 24,0724529
août-11 921,06 22 84 748,40 84 748 69,45 519 493,94 -3,19860612
sept-11 921,79 22 83 320,67 83 321 68,65 525 206,99 3,98603854
oct-11 920,91 22 90 846,16 90 846 68,61 530 920,03 -11,9617999
nov-11 911,27 22 93 249,50 93 250 64,73 536 633,08 28,0540352
déc-11 899,21 22 114 755,54 114 756 65,66 542 346,12 -12,1938928
janv-12 929,93 29,5 81 946,55 81 947 66,15 548 059,16 -2,71472393
| 55

févr-12 931,02 29,5 88 926,95 88 927 64,53 553 772,21 -15,6335905


mars-12 931,67 29,5 101 598,86 101 599 64,40 559 485,25 -0,51698012
avr-12 931,13 29,5 115 338,79 115 339 65,69 565 198,29 2,69520154
mai-12 928,02 29,5 124 698,54 124 699 66,79 570 911,34 -3,0684307
juin-12 926,76 29,5 127 096,20 127 096 68,83 576 624,38 14,6280503
juil-12 927,98 29,5 130 662,92 130 663 69,01 582 337,43 -0,21606119
août-12 927,21 29,5 130 961,37 130 961 68,48 588 050,47 -0,87177905
sept-12 926,9 29,5 135 814,04 135 814 68,54 593 763,51 16,3755423
oct-12 921,5 24,5 148 449,54 148 450 69,92 599 476,56 -7,95737494
nov-12 922,26 24,5 147 521,05 147 521 69,90 605 189,60 14,7439989
déc-12 927,18 20 150 330,40 150 330 68,30 610 902,64 -13,4744963
janv-13 925,67 20 158 786,14 158 786 68,47 616 615,69 -0,36688251
févr-13 921,8 20 152 701,12 152 701 69,57 622 328,73 14,553387
mars-13 922,05 17 153 379,99 153 380 69,33 628 041,78 19,8868108
avr-13 921,8 17 168 781,41 168 781 69,54 633 754,82 -8,69521461
mai-13 922,29 12,75 168 247,92 168 248 68,75 639 467,86 -8,19065248
juin-13 924,43 9,5 165 266,42 165 266 68,71 645 180,91 9,60383858
juil-13 926,87 7,5 165 862,79 165 863 68,87 650 893,95 -19,2680744
août-13 925,97 7,5 167 299,89 167 300 69,27 656 606,99 17,3600922
sept-13 928,33 6 176 232,63 176 233 68,67 662 320,04 22,144071
oct-13 930,78 6 198 220,27 198 220 68,58 668 033,08 -33,0369142
nov-13 936,76 6 207 953,55 207 954 68,99 673 746,12 -2,75415252
déc-13 937,7 4 211 398,00 211 398 67,74 679 459,17 8,71465598
janv-14 938,09 4 217 436,08 217 436 68,72 685 172,21 -12,9970579
févr-14 937,3 4 218 505,19 218 505 68,09 690 885,26 1,23721371
mars-14 936,44 3 221 900,93 221 901 66,69 696 598,30 12,1742243
avr-14 932,27 3 224 838,08 224 838 68,14 702 311,34 3,28017155
mai-14 931,32 3 228 264,56 228 265 68,42 708 024,39 -7,56090529
juin-14 931,49 3 233 592,00 233 592 69,98 713 737,43 16,8192174
juil-14 931,66 3 228 073,74 228 074 68,77 719 450,47 -14,9440074
août-14 931,44 3 225 110,09 225 110 69,03 725 163,52 -7,91799398
sept-14 931,99 3 229 369,58 229 370 68,89 730 876,56 17,0680811
oct-14 930,66 3 227 118,61 227 119 68,24 736 589,61 -16,2744278
nov-14 930,46 2 233 995,76 233 996 68,61 742 302,65 2,63473333
déc-14 931,73 2 227 472,91 227 473 68,35 748 015,69 14,7673507
| 56

janv-15 932,16 2 229 836,00 229 836 68,49 753 728,74 -20,8156075
févr-15 931,04 2 237 466,26 237 466 67,88 759 441,78 7,21616242
mars-15 931,89 2 236 555,98 236 556 68,92 765 154,82 -3,87373965
avr-15 931,81 2 225 377,44 225 377 69,72 770 867,87 -14,302499
mai-15 931,84 2 232 037,79 232 038 70,89 776 580,91 26,7311506
juin-15 932,02 2 242 142,50 242 142 70,59 782 293,96 -6,64294187
juil-15 931,98 2 243 478,76 243 479 69,91 788 007,00 -18,8299033
août-15 932,01 2 240 740,35 240 740 69,80 793 720,04 7,56829022
sept-15 932,52 2 237 706,00 237 706 70,16 799 433,09 -9,54685929
oct-15 931,48 2 240 253,00 240 253 69,04 805 146,13 -5,40975457
nov-15 931,43 2 245 661,80 245 662 68,81 810 859,17 -1,52076609
déc-15 933,61 2 235 129,86 235 130 67,50 816 572,22 -5,95561435
janv-16 940,6 2 233 657,00 233 657 68,23 822 285,26 3,47342969
févr-16 943,11 2 285 611,33 285 611 65,92 827 998,31 4,64742759
mars-16 950,04 2 294 100,54 294 101 66,15 833 711,35 17,5611319
avr-16 972,04 2 292 431,67 292 432 66,23 839 424,39 -10,0715788
mai-16 980,01 2 290 461,93 290 462 65,58 845 137,44 -4,87901088
juin-16 1 012,76 2 289 683,50 289 683 65,48 850 850,48 13,9187182
juil-16 1 058,37 2 289 683,50 289 683 66,91 856 563,52 -2,35912586
août-16 1 071,28 2 341 549,00 341 549 66,74 862 276,57 0,08790112
sept-16 1 115,69 2 333 403,92 333 404 66,31 867 989,61 -0,42830987
oct-16 1 192,91 2 346 959,00 346 959 66,97 873 702,66 -2,32060217
nov-16 1 217,23 2 407 042,00 407 042 68,02 879 415,70 -9,27446871
déc-16 1 250,13 2 432 482,93 432 483 66,76 885 128,74 10,5364716
Source : base de données BCC
| 57

B. Stabilité des modèles


- Test sur les résidus des modèles GARCH

Tableau 16. Test d'hétéroscédasticité

Heteroskedasticity Test: ARCH

F-statistic 0.167444 Prob. F(1,169) 0.6829


Obs*R-squared 0.169258 Prob. Chi-Square(1) 0.6808

- Test de corrélations des résidus du modèle VAR

Tableau 17. Test LM d'autocorrélation

VAR Residual Serial Correlation LM Tests


Null Hypothesis: no serial correlation at lag order h
Date: 07/10/18 Time: 05:38
Sample: 1 156
Included observations: 153

Lags LM-Stat Prob

1 29.46724 0.7710
2 40.89870 0.2641

Probs from chi-square with 36 df.

- AR ROOT TEST du modèle VAR

Inverse Roots of AR Characteristic Polynomial


1.5

1.0

0.5

0.0

-0.5

-1.0

-1.5
-1.5 -1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0 1.5
| 58

C. Graphique des résidus

Graphique 9. Graphique du résidu du modèle GARCH


1,400

1,200

1,000

800
120
600
80
400
40 200

-40

-80
04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16

Residual Actual Fitted

Source: Eviews
D. Les chocs économiques

Tableau 18. Quelques exemples des chocs exogènes

Source : wikisource
| 59

Bibliographie
1.1. Ouvrages
1. AZAM J.-P et al. (1991), La Détermination des Taux de Change Parallèle en Afrique : Modèle
Macroéconomique, dans : Economie et Prévision, n°97.
2. BETOINE A. et al. (1989), Les Problèmes Monétaires Internationaux, Paris, Cursus.
3. BLANCHARD O. et al. (2006), Macroéconomie, 4ème édition, Paris, Pearson Education.
4. BOURBONNAIS R. (2015), Econométrie, Paris, Dunod.
5. DAVID J.-H. (1986), La Monnaie et La Politique Monétaire, deuxième édition, Paris,
Economica.
6. DEBAUNAIS M. et al. (2011), la gestion globale du risque de change, 2ème édition, Paris,
Economica.
7. DUPUY M. et al. (2006), Finances internationales, Liège, Dunod.
8. FEINSTEIN H.-C. (1995), Banking, Currency, and Finance in Europe between the Wars,
Londres, Clarendon Press-OXFORD.
9. KLEIN J. et al1(990), L’Economie Internationale, Paris, HACHETTE.
10. SUMATA, J.-C. (2010), L’Economie Parallèle en RDC, taux de change parallèle et
dynamique de l’hyperinflation, Paris, L’Harmattan.
11. KRUGMAN P. et al. (2010), Economie Internationale, 8ème édition, Paris, Nouveaux
Horizons.
12. LANDAIS, B. (2008), Leçons de Politique Monétaire, 1ère édition, Bruxelles, De Boeck.
13. MANKIW G. (2016), Macroéconomie, 7ème édition, Paris, De Boeck.
14. PLIHON D. (2006), Les Taux de change, Paris, La Découverte.
15. PILLER A. (2005), Macroéconomie II : le modèle ISLM en économie ouverte, Paris,
Premium.
16. SANJAY R. (2012), Advanced Macroeconomics, Georgia, Ventus Publishing APS.
17. SCHUMPETER J.-A (2005), Théorie de La Monnaie et de la Banque : L’Essence de La
Monnaie, Paris, L’Harmattan.
18. STIGLITZ J. et al (2005), Economie Monétaire : Un Nouveau Paradigme, Paris, Economica.
19. SUMATA J.-C. (2014), La Gestion Macroéconomique de La République Démocratique du
Congo Durant et Après La Transition Démocratique, Paris, L’Harmattan.
20. THIOMBIANO T. (2002), Econométrie des modèles dynamiques, Paris, L’Harmattan.
21. YVES S. (1995), Marché de Changes et Gestion du Risque de change, Paris, Dalloz.
| 60

1.2. ARTICLES
1. ADOUKA L. et al. (2013), Peut-on modéliser la volatilité du taux de change de dinar algérien
par un processus GARCH ?, Université de Mascara, Alger.
2. BESSON J.-L. (2003), Marché, Banques et Politique Monétaire en Europe, Presses
Universités de Grenoble, Grenoble.
3. CERA V. (2016), Inflation and the black market exchange rate in a repressed market,
Washington, IMF.
4. DOZ C. et al. (2018), Modèles VAR et prévisions à court-terme, dans : Economie et prévision,
Persée.
5. HOWARD E. (2012), La Volatilité selon les modèles Garch, Revue d’Opus Finance,
Université Paris Dauphine.
6. KANDOLO C. et al. (2007), L’analyse Des Effets Directs Et De Propagation De La Volatilité
Du Taux De Change Et De L’inflation, working paper, BCC, 14 pages.
7. LAHIANI, A. et al. (2007), GARCH models: evidence from Tunisian Exchange Market,
EconomiX, MPRA, Montpellier.
8. MUADIMANGA E. (2015), Dédollarisation de l'économie de la République Démocratique
du Congo, Université de Liège.
9. MUTOMBO G. et al. 2006, Etude de la Demande de Monnaie en RD Congo, working paper,
Kinshasa, BCC, novembre, 53 pages.
10. NACHEGA, J.-C. (2005). Fiscal Dominance and Inflation in the Democratic Republic of the
Congo. Washington, IMF.
11. NSHUE A.-M (2011), Théories de la croissance et des fluctuations économiques, Université
Protestante au Congo, Kinshasa.
12. NSUMBU J. (Mai 2018), Rôles des Institutions de Breton Wood dans Le Processus de La
Stabilisation et du Développement Economique, BCC.
13. VIDEAU Y. (2010-2011), L’indépendance des banques centrales renforce-t-elle l’efficacité
des politiques économiques ? dans : Economics-CREG.
14. ZETTELMEYER J. (2000), The impact of monetary policy on the exchange rate: from three
small open economies, Washington, IMF.
| 61

1.3. MEMOIRE ET NOTE DE COURS

1. BOLALUETE E. (2005), Cours de politique monétaire, note de cours à l’usage des étudiants
de la première licence économie monétaire, Faculté des sciences économiques et de gestion,
Université de Kinshasa.
2. HURLIN C. (2007), Econométrie pour la finance, note de cours à l’usage des étudiants de
Master Appliquée en Econométrie, Université d’Orléans, Nouvelle Orléans.
3. KABANGA D. (2018), cours de Macroéconomie, note de cours à l’usage des étudiants de la
première année de Master, Faculté d’Economie et Développement, UCC.
4. KASONGO R. (2016), La Politique Monétaire et la Volatilité du Taux de Change de 2010 à
2014, mémoire de graduat, UCC, Kinshasa.
5. KISONI E. (2017), Dollarisation : Enjeux et impacts macroéconomiques en RDC de 1980 à
2016, mémoire de licence, Université Catholique du Congo (UCC), Kinshasa.
6. KUKATULA, O. (2016), cours de Politique Economique, note de cours à l’usage des étudiants
de la troisième année de graduat, Faculté d’Economie et Développement.
7. KUKATULA O. (2016), cours d’Economie et développement, note de cours à l’usage des
étudiants de la troisième année de graduat, Faculté d’Economie et Développement, UCC.
8. SALLAH H.-B. (2010), L’impact de la volatilité du taux de change sur le commerce
international : Essai de validation empirique via une approche d’estimation VAR, mémoire de
Maitrise, Université de Montréal, Montréal.
9. WANICAN H. (2016), Efficacité de la politique monétaire sur la stabilité de taux de change
en République démocratique du Congo de 1998 à 2014, mémoire de licence,
Université National de Kisangani, Kisangani.
| 62

1.4. RAPPORTS ANNUELS


1. SMIDA M. (2007), Economie Monétaire Pas A Pas : Monnaie, Financement Institutions
Monétaires, Rapport Politique Monétaire, Al Maghreb.
2. Rapport Annuel de la BCC, de 2002 à 2016.
3. Cadre de référence de la BCC, 2013, 173 pages.
4. Rapport de Politique Monétaire de la BCC, 2017.
5. Bulletin d’informations statistiques de 2000 à 2018.

1.5. WEBOGRAPHIE
1. [Link].
2. [Link]
3. [Link]
4. [Link]
5. [Link]/books
6. [Link]
| 63

TABLE DES MATIERES


I. INTRODUCTION .................................................................................................................. 1
1. ETAT DE LA QUESTION .............................................................................................. 1
2. PROBLEMATIQUE ........................................................................................................ 3
3. HYPOTHESE ................................................................................................................... 4
4. CHOIX ET INTERET DU SUJET ................................................................................. 4
5. METHODOLOGIE .......................................................................................................... 4
5.1. METHODES ............................................................................................................... 4
5.2. TECHNIQUE ............................................................................................................. 5
6. DELIMITATION DANS LE TEMPS ET DANS L’ESPACE ..................................... 5
7. CANEVAS DU TRAVAIL............................................................................................... 5
CHAPITRE PREMIER GENERALITES SUR LE TAUX DE CHANGE ET LA POLITIQUE
MONETAIRE .......................................................................................................................................... 6
1.1. LE TAUX DE CHANGE ................................................................................................. 6
1.1.1. Définition ..................................................................................................................... 6
1.1.2. Rôle .............................................................................................................................. 6
1.1.3. Sortes des taux de change ............................................................................................. 6
1.1.4. Approche théorique du taux de change ........................................................................ 8
1.2. LA POLITIQUE MONETAIRE ................................................................................... 14
1.2.1. Définition et rôle ........................................................................................................ 14
1.2.2. Les instruments de la politique monétaire .................................................................. 14
1.2.3. La politique de change ............................................................................................... 18
1.3. NOTIONS SUR LA VOLATILITE ET LES FLUCTUATIONS .............................. 21
Conclusion du chapitre premier ............................................................................................................... 22
CHAPITRE SECOND LA POLITIQUE MONETAIRE FACE A LA VOLATILITE DU TAUX
DE CHANGE EN RDC ......................................................................................................................... 23
2.1. ANALYSE DU CADRE OPERATIONNEL ................................................................ 23
2.2. ANALYSE DU CADRE ANALYTIQUE ..................................................................... 27
2.2.1. Réponses aux chocs .................................................................................................... 30
2.3. EVALUATION DE LA POLITIQUE MONETAIRE ................................................ 31
2.3.1. L’Historicité des fluctuations du Change en RDC ..................................................... 31
2.3.2. Les efforts de stabilités de 2002 à 2016 ..................................................................... 33
2.3.3. La contribution du Fonds Monétaire International ..................................................... 34
Conclusion du chapitre second ................................................................................................................ 36
CHAPITRE TROISIEME ESSAI DE LISSAGE DU TAUX DE CHANGE PAR LA POLITIQUE
MONETAIRE ........................................................................................................................................ 37
3.1. CADRE THEORIQUE EMPIRIQUE .......................................................................... 37
3.1.1. Revue de la littérature empirique ............................................................................... 37
3.1.2. Choix et présentation des variables ............................................................................ 38
| 64

3.2. ANALYSE EMPIRIQUE .............................................................................................. 38


3.2.1. Les modèles ARCH/GARCH ..................................................................................... 38
3.2.2. Le modèle VAR standard ........................................................................................... 43
3.2.3. Réponses impulsionnelles .......................................................................................... 46
3.2.4. Décomposition de la variance de la volatilité............................................................. 47
3.3. INTERPRETATION DES RESULTATS ET SUGGESTIONS DE CONDUITE
POUR LA POLITIQUE MONETAIRE....................................................................... 48
3.3.1. Analyse économique .................................................................................................. 48
3.3.2. Suggestion de conduite de la politique monétaire ...................................................... 49
Conclusion du chapitre troisième ............................................................................................................ 50
Conclusion générale ................................................................................................................................ 51
Annexe………………………………………………………………………………………………….52
Bibliographie……………………………………………………………………………………………59
TABLE DES MATIERES ....................................................................................................................... 63

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