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Habitats Et Nécropoles À L'if y

Des fouilles archéologiques à Ligny-le-Châtel ont révélé une nécropole mérovingienne et carolingienne, ainsi que des vestiges d'habitats allant de l'Âge du Bronze au Moyen Âge. Les découvertes incluent 173 tombes, dont 60 sarcophages, et des structures d'habitat, témoignant d'une continuité d'occupation sur le site. L'analyse des pratiques funéraires et de l'état de santé des défunts offre des aperçus sur la vie et les conditions de cette population à travers les âges.

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Habitats Et Nécropoles À L'if y

Des fouilles archéologiques à Ligny-le-Châtel ont révélé une nécropole mérovingienne et carolingienne, ainsi que des vestiges d'habitats allant de l'Âge du Bronze au Moyen Âge. Les découvertes incluent 173 tombes, dont 60 sarcophages, et des structures d'habitat, témoignant d'une continuité d'occupation sur le site. L'analyse des pratiques funéraires et de l'état de santé des défunts offre des aperçus sur la vie et les conditions de cette population à travers les âges.

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ARCHÉOLOGIE EN BOURGOGNE

HABITAT ET NÉCROPOLES AU MOYEN ÂGE


À LIGNY-LE-CHÂTEL (YONNE)
VARIÉTÉ DES FONCTIONS
Ligny le Chatel
D’UN MÊME ESPACE AU COURS DU TEMPS Route Départementa
le n° 8 Chablis

U n certain nombre d’indices


laissait présager l’existence
de sites archéologiques au lieu-dit
Après décapage de la terre arable, les vestiges
se manifestaient à la fois par des indices
évidents (sarcophages) et par une couleur
Coupe aux Meuniers sur la commune de sédiment plus sombre signalant
de Ligny-le-Châtel. Dans le cadre des creusements dans le gravier (tombes,
du projet de déviation élaboré trous de poteau, fossés) : ce sont plus
par le Conseil Général de l’Yonne, de 1 000 structures liées à des habitats
des fouilles archéologiques et plus de 170 sépultures qui sont repérées
ont été réalisées par l’Inrap en 2005. puis fouillées. Ainsi s’imbriquent,
Demain voie de communication sur un même secteur, l’espace des vivants
(future déviation), à la période moderne et l’espace des morts à travers les temps
et contemporaine espace agricole, (de l’Âge du Bronze, 2 300 à 800 av. J. - C.,
le site de la Coupe aux Meuniers est le siège au bas Moyen Âge).
d’un village durant le Moyen Âge.
Celui-ci avait déjà partiellement recouvert
une nécropole du haut Moyen Âge,
laquelle avait elle-même succédé,
après plus de six siècles d’abandon,
à un habitat de la période gauloise
et du début de l’occupation romaine.

L’ESPACE DES MORTS

1 L a partie la plus importante du site


est constituée par ce qui semblait
être a priori une seule et même nécropole.
La nécropole mérovingienne se caractérise
par la présence de sarcophages et la pratique
de l’inhumation habillée (le défunt est
On dénombre 173 tombes : 60 sarcophages inhumé avec ses vêtements). Elle présente
de pierre et des inhumations en coffrage une forte densité avec plusieurs niveaux
de bois ou en pleine terre. L’analyse d’inhumations et une organisation
a finalement permis de distinguer deux en rangées plus ou moins régulières.
nécropoles : l’une mérovingienne Les défunts sont enterrés soit en sarcophage,
0 20 m
(fin VI - VIIe s.), l’autre de la fin de période soit dans un coffrage de bois.
carolingienne (Xe s.). C’est en comparant L’inhumation habillée avec parures
2
les types d’inhumation, leurs orientations est pratiquée sans être systématique. Sarcophage de la nécropole
1. Plan général du site mérovingienne.
et le respect de certaines limites, Les défunts sont couchés surLEGENDE
le dos, la tête
au lieu-dit Coupe aux Meuniers :
fosse sépulture ainsi que le mobilier retrouvé à l’ouest. La nécropole de la fin de Fosse
la période
sépulture
sarcophage en association avec les défunts, carolingienne est située de part et Sarcophage
d’autre
fossé
que l’on a pu déterminer que la nécropole de la nécropole précédente. SeulesFossé
quelques

20m
fosse
trou de poteau 2. Préparation d’un ballon captif mérovingienne était plus importante. tombes la recoupent ; ces tombes suivent
Fosse

four qui va permettre de prendre


voie des photos verticales et obliques
Des datations par 14C ont également été une orientation nord-est / sud-ouest ;
Trou de poteau

Four
décapage du site à différentes altitudes. pratiquées pour affiner la chronologie. il n’y a plus alors ni sarcophage ni mobilier.
Voie

Structure mise au jour au diagnostic

Sondage de diagnostic
1 2 3 2

Site
archéologique

Fossé

L’ESPACE DES VIVANTS DE LIGNY-LA-VILLE


À LIGNY-LE-CHÂTEL 4

1, 2. Le couvercle comme le fond


de plusieurs sarcophages
mérovingiens ont été transpercés
B ien que nettement moins évidents
que les vestiges funéraires,
ceux liés à l’habitat démontrent
une charte de 1135 de l’évêque d’Auxerre,
mentionnent, d’une part un monastère
dédié à Saint-Symphorien et,
L es vestiges de quelques bâtiments
annexes ont également été découverts :
il s’agit de fonds de cabane ou de caves ;
céramique glaçurée de forme rectangulaire.
Documentation archéologique et historique
convergent pour dater la fin de Ligny-la-Ville.
1. Broche (ou poinçon) et aiguille
en os caractéristiques des activités
artisanales textiles. On les retrouve
par la fondation de poteaux souvent dans les fonds de cabane.
appartenant à l’un des bâtiments qu’à diverses époques, cet espace d’autre part, une double agglomération, un fond de cabane qui a recoupé plusieurs La découverte de céramiques glaçurées
du Moyen Âge. 2. Plan du XVIIIe s. (Archives
Dans le cas du sarcophage n° 86
a également été lieu de vie et de travail. Lanniaci-villae et Lanniaci-Castri, sépultures a livré des traces d’activités orange du XIVe s. date la structure départementales de l’Yonne - C78) :
la partie supérieure a été détruite La protohistoire est représentée correspondant à deux paroisses. textiles. Dans un autre, mais peut être archéologique la plus récente (fond entre l’agglomération fortifiée
et les ossements ont volontairement de Ligny-le-Châtel à gauche
par un four dit “de type polynésien” Plusieurs décennies après l’abandon s’agit-il d’une cave, les archéologues de cabane ou cave). Durant la guerre
été tassés vers le fond. et le Moulin des fées à droite,
daté de l’Âge du Bronze ; par des restes de la nécropole, durant le Moyen Âge ont recueilli un abondant mobilier de Cent ans, les chroniques médiévales toute trace du village ancien
3. Vue prise d’un ballon captif : d’occupations du premier Âge du Fer (XI - XIVe s.), divers grands bâtiments témoignant d’activités artisanales mentionnent qu’en 1358 - 1359 des troupes et des nécropoles a disparu.
bâtiment du XIVe s. aligné
sur un fossé. (800 - 650 av. J. - C.) et de La Tène finale s’installent à son emplacement. dont un certain nombre d’ustensiles liés anglaises et navaraises sillonnent la région. 3. Bloc de calcaire évidé (XIVe s.).
(milieu du Ier s. av. J. - C.). Ces constructions “en milieu funéraire” à la préparation de mixtures ou de produits Il est probable que cette période de trouble
4. Structure à pierres chauffantes 4. Récipient en céramique glaçurée
ou four dit “de type polynésien”,
L’habitat correspondant à la nécropole se repèrent par la présence divers : fragments de mortiers en calcaire, va provoquer le déclin de Ligny-la-Ville au de forme rectangulaire (XIVe s.).
ce mode de cuisson étant mérovingienne n’a pas été retrouvé, de très gros trous de poteau. bloc de calcaire évidé, récipient en profit d’une agglomération mieux armée pour
couramment utilisé dans cette il est peut-être situé en dehors Les populations locales semblent la défense de ses habitants : Ligny-le-Châtel. 5. Plaque-boucle (bronze)
partie du monde. Ils permettent, contemporaine de l’abandon du
peut-être lors de cérémonies de l’emprise des fouilles archéologiques. avoir attendu le temps nécessaire site, milieu du XIVe s. : aux massives
ou de fêtes collectives, de cuire Deux documents, le premier, à un certain oubli et à un plaques-boucles du haut Moyen
des aliments à l’étouffée. 5 Âge s’opposent les légères parures
un précepte daté de 814 de l’empereur certain détachement par rapport de ceinture du bas Moyen Âge.
Louis le Débonnaire, le second, à la nécropole.
1 2 3 1

En jaune : dernier sujet inhumé aux pieds


duquel se trouvent les os d’un sujet
primitivement inhumé dans le cercueil et
réduit pour permettre l’inhumation du
deuxième.

PRATIQUES FUNÉRAIRES
Cas de superposition de 3 corps dans un sarcophage sans réduction des squelettes des deux premiers
inhumés. À LA RECHERCHE
DU HAUT MOYEN ÂGE DE LIENS DE PARENTÉ

D L
1. Exemple d’une “réduction”: eux cent quarante sujets ont été 4 e site de Ligny est l’un des rares (humérus, fémur...), les données discrètes 1. Les six sarcophages sont
en jaune, le dernier sujet inhumé ; serrés les uns contre les autres
exhumés dans 173 tombes, sur lequel on trouve des preuves qui correspondent aux petites variations
à ses pieds, en orange, et disposés de manière
les os d’un sujet inhumé ce qui implique que plusieurs tombes de signalisation des tombes en surface : anatomiques que l’on pense être rayonnante.
antérieurement. Ceux-ci ont été sont multiples. il s’agissait peut-être de petits héréditaires et enfin le prélèvement Plusieurs générations ont utilisé
“réduits” pour permettre ces sarcophages (jusqu’à
l’installation du nouveau sujet.
Sur les 60 sarcophages recensés, de tout ou partie des ossements d’un monuments de bois. et la comparaison de chaînes d’ADN. la fin du IXe s. pour certains).
la moitié a fait l’objet d’une réutilisation ; ou plusieurs squelettes. Dans certains cas, Une organisation particulière Sur les 173 tombes fouillées à Ligny,
2. Cas de superposition 2. Traces d’un petit monument
certains peuvent avoir reçu jusqu’à les individus ont simplement été de 6 sarcophages retient notre attention : 114 vont être utilisées pour cerner
de 3 corps dans un sarcophage. en bois : signalisation en surface
4 individus. Le sarcophage n° 16 superposés sans manipulation préalable ceux-ci sont serrés les uns contre les autres, la répartition des liens familiaux d’une tombe. On distingue
3. Vue prise d’un ballon captif : en a même recueilli 10 ! des occupants précédents. disposés de manière rayonnante. et vérifier s’ils coïncident avec des indices nettement la fosse de sépulture
ensemble de tombes en creusée dans le gravier,
sarcophage de la période Cas plus rare, il y a deux exemples On constate la diversité des modèles Cette disposition singulière est peut-être archéologiques particuliers (orientation au milieu de celle-ci apparaît
mérovingienne et de tombes de réutilisation de cercueils de bois. de sarcophages utilisés. A Ligny, il semble due à l’appartenance des défunts à un de la tombe, modes funéraires - sarcophage, une trace de forme trapézoïdale
de la fin de la période qui correspond à l’implantation
carolingienne, début
Lors de l’inhumation d’un nouveau que l’approvisionnement se fasse même groupe : famille, lignage, clan ? cercueil -, regroupement de tombes, etc.). d’une “marque” en matière
de la période capétienne défunt, s’il n’y a plus suffisamment habituellement - ou traditionnellement - La recherche de liens de parenté organique.
(soit le Xe s. pour l’essentiel). de place dans la tombe, les inhumants depuis les carrières de la vallée du Serein, à l’intérieur d’une telle organisation
4. Détail de la taille de la pierre procédent à une “réduction”, mais on assiste ponctuellement à des peut s’appuyer sur divers types d’analyses :
sur un sarcophage. ce qui correspond au regroupement, importations depuis les vallées de l’Yonne les données métriques qui, une fois
dans un espace plus restreint, et de la Cure sans que l’on puisse pour relevées, permettent de comparer
en bout de sarcophage par exemple, l’instant, en saisir les motivations. les dimensions des crânes et des os longs 2
2 1

ÉTAT DE SANTÉ DES LINÉENS... ... AU MOYEN ÂGE

1. Trace de blessure sur le dessus


d’un crâne n’ayant pas entraîné
la mort, un bourrelet osseux
L ’état sanitaire d’une population est
conditionné par le milieu ambiant (sol foulé,
air respiré, eau bue, aliments absorbés…).
L a stature moyenne des individus
de la nécropole de Ligny est élevée
et révèle de bonnes conditions d’existence.
(fractures des os longs des membres,
dégénérescences articulaires non liées
à l’âge...) qu’on attribue à une vie dure
1. Traces de fracture concentrique
sur le crâne ayant entrainé la mort.

de cicatrisation s’est formé. 2. Bloc de deux métacarpiens


L’étude anthropologique permet d’apprécier On considère généralement qu’à hauteur (travaux des champs, port de lourdes gauches ankylosés peut-être
2. Atteinte du parodonte en rapport avec un choc
avec amincissement de
une partie de cet état par l’analyse de la sphère de 10 %, alimentation et hygiène, influent charges...). A Ligny, plusieurs squelettes sur le dos de la main.
l’épaisseur de l’os alvéolaire bucco-dentaire (présence de caries, atteintes sur la stature. Or, la stature moyenne portent les traces de blessures sérieuses
et pertes des dents chez 3. Kyste entre 2 vertèbres
du parodonte, abcès, pertes résorbées). des Linéennes a été estimée à 1, 63 m comme des coups à la tête.
une femme de plus de 40 ans. de la partie basse de la colonne
Cette analyse menée sur les sujets de Ligny (la moyenne actuelle étant de 1, 63 ½ m L’analyse de traces sur des vertèbres thoracique probablement d’origine
3. Exemple de bonne montre un bon état général des arcades dentaires. pour les Françaises) et à 1,67 m pour cervicales a également permis de démontrer infectieuse.
préservation de la sphère
bucco-dentaire chez une jeune Rappelons qu’aujourd’hui, la principale cause les Linéens (alors qu’elle est de 1, 75 m qu’un individu avait été égorgé. 4. Anomalie vertébrale d’origine
femme (entre 20 et 30 ans) des caries réside dans une consommation excessive actuellement). probablement infectieuse :
avec une seule perte résorbée 3 blocs de vertères soudées
au niveau de la première molaire
de sucre que les Mérovingiens n’avaient pas à leur Une majorité des individus, hommes entre elles et côtes soudées
supérieure droite. disposition dans des proportions comparables ou femmes, est décédée entre 30 et 50 ans aux corps vertébraux.
aux nôtres. En revanche, les anomalies observées et seulement quelques uns sont parvenus
5. Trace d’égorgement à la face
sont mises en relation avec une moindre hygiène au-delà des 50 ans. avant d’une vertèbre cervicale
dentaire, avec la consommation d’aliments Généralement, l’étude des squelettes associée, sur le même sujet,
à un traumatisme crânien.
à base de farines grossières ou de légumes non lavés datant du haut Moyen Âge révèle
et d’eau à faible teneur en fluor. de nombreux traumatismes 5
1

4
1

2 5

2
3

4
6
3

L’INHUMATION HABILLÉE : ... TÉMOINS DES MODES ET PRATIQUES


PLAQUES-BOUCLES ET PARURES... CULTURELLES MÉROVINGIENNES

1. Contre-plaque, plaque-boucle
et plaque dorsale damasquinées
(1er tiers du VIIe s.). Les deux premiers
L es éléments de garniture des ceintures
et de parures, principalement des bagues,
représentent la grande majorité des objets
formes (trapézoïdale, linguiforme ou à queue
d’aronde) apparaissent, qui répondent,
pour certaines, à une nouvelle esthétique
T rès peu de mobilier en rapport
avec l’armement ou d’éléments
luxueux ont été découverts.
faite pour les plaques-boucles en fer
damasquiné. Le jeune individu
découvert dans le sarcophage 98 était
1, 2. Éléments de ceinture
et de baudrier d’épée découverts
auprès d’un adolescent.
éléments sont décorés aux extrémités La plaque est en bronze étamé.
de visages humains stylisés. découverts dans la nécropole mérovingienne avec l’emploi de la damasquinure. L’ensemble des objets connus suggère accompagné d’un équipement inattendu :
3. La sépulture n° 8 est révélatrice
2. Rare exemple de dépôt funéraire de Ligny. La ceinture avec garniture La plaque en fer est alors incrustée de fils une population “modeste” au sein une plaque de baudrier d’épée (fin VIe s.) des deux types de mobilier que
à Ligny : petite céramique déposée élaborée est caractéristique de l’habillement d’argent, visibles en radiographie. de laquelle il ne semble pas y avoir d’écarts dont une partie offre un décor reproduisant l’on peut retrouver dans une tombe
près de la tête du défunt. mérovingienne : la plaque-boucle
de cette époque. En raison du mauvais état Certaines ceintures damasquinées peuvent sociaux très forts, néanmoins une relative des êtres serpentiformes à têtes d’oiseau
en bronze relève de l’inhumation
3. Céramique en forme d’aiguière,
de conservation du cuir, nous en ignorons être comparées aux exemplaires du Bassin aisance est perceptible. Ainsi, aux époques et deux visages humains. Il est exécuté habillée (la personne est inhumée
caractérisée par une panse ovoïde,
un pied balustre et un col étroit les éventuelles ornementations et nous parisien. Une garniture en bronze est dite de les plus précoces du cimetière de Ligny, avec maladresse mais sa lecture avec ses habits) et la céramique
relève du dépôt funéraire.
illustrant une influence culturelle supposons l’existence de liens en tissu. Par type aquitain (VIIe s.). Celui-ci, relativement si les boucles simples en fer ont un aspect est facilitée par des comparaisons
présente à Ligny. Ici une influence
champenoise manifeste.
contre, les différentes parties en métal nous bien connu dans l’espace burgonde, a été avant tout fonctionnel, celles en bronze avec des exemplaires trouvés en Suisse 4. Plaque-boucle fin VIe début
VIIe s. (bronze).
sont parvenues : simple boucle, plaque-boucle diffusé ou reproduit dans toute la Gaule. témoignent de plus de raffinement. et dans la Marne. L’idée de richesse
4. Plaque-boucle en bronze
ou encore contre-plaque et plaque dorsale. L’ornementation géométrique joue Il apparaît d’ailleurs que celles-ci attachée à cette tombe est atténuée 5. Plaque-boucle de type aquitain
étamé à décor de têtes d’oiseau à neufs bossettes et décor
sur le pourtour (2e moitié du VIIe s.). Celles-ci constituent de bons marqueurs d’entrelacs, de hachures ou encore et les plaque-boucles circulaires par le fait qu’il n’y a pas semble-t-il de vannerie aux brins décorés
Modèle répandu dans le nord
de la France, de la Normandie
chronologiques. A la fin du VIe s. et au début de pointillés. Quelques têtes d’oiseaux, de la même époque, étaient portées d’épée et que les éléments de garniture de petits points.

à la Franche-Comté. du VIIe s., on porte des boucles ovales ou au dessin schématique, apparaissent dans quasiment toutes par des individus de la ceinture sont dépareillés. Ce matériel 6. Plaque-boucle 2e motié

5. Radiographie d’une plaque-boucle


rectangulaires et des plaques-boucles rondes les angles. Une ceinture composite porte reposant dans des sarcophages. qui a néanmoins une valeur symbolique du VIe début VIIe s. (bronze).

damasquinée (1er tiers du VIIe s.). à bossettes en bronze. Au VIIe s., diverses des représentations de visages humains. La même observation peut-être est généralement associé à l’idée de pouvoir.
L’ÉTAT ET LE PATRIMOINE INRAP Maître d’Ouvrage :
Ville de Ligny-le-Châtel
ARCHÉOLOGIQUE Conseil Général
de l’Yonne
Le Ministère de la Culture, Avec près de 1 800 collaborateurs
ARCHÉOLOGIE
en application du Livre V du Code et chercheurs, l’Inrap est la plus EN BOURGOGNE
du Patrimoine, a pour mission d’inventorier, importante structure de recherche Publication de la DRAC
protéger et étudier le patrimoine archéologique française et l’une Bourgogne - Service
des toutes premières en Europe. Régional de l’Archéologie
archéologique. Il programme, contrôle
39 - 41 rue Vannerie
et évalue la recherche scientifique tant Etablissement public national 21000 Dijon
dans le domaine de l’archéologie préventive de recherche, il réalise l’essentiel tél. : 03 80 68 50 50
que dans celui de la recherche programmée. des diagnostics archéologiques
Responsable d’opération :
Il assure également la diffusion des résultats. et des fouilles en partenariat
Patrick Chopelain / INRAP /
La mise en œuvre de ces missions avec des aménageurs privés et ARTHEeHIS
est confiée aux Directions Régionales publics (collectivités territoriales, -UMR5594- Dijon
des Affaires Culturelles (Services Régionaux sociétés d’autoroutes, Réseau
Textes :
de l’Archéologie). Ferré de France,...), soit près Patrick Chopelain
de 2 500 chantiers par an en France Fabrice Henrion /
métropolitaine et dans les Dom. Centre d’Etudes
Médiévales - Auxerre
Sandrine Thiol / INRAP /
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LIGNY-LE-CHÂTEL -UMR5594- Dijon
Chef lieu de Canton situé à quelques kilomètres d’Auxerre et proche de Chablis, Marie-Agnès Widehen /
INRAP
Ligny-le-Châtel est au cœur d’un secteur commercial, touristique et viticole.
Porte nord du vignoble de Chablis, célèbre vin blanc de renommée mondiale, Crédit photographiques :
les vignerons sauront les visiteurs accueillir et leur faire déguster ce délicieux nectar. Loïc de Cargouët / INRAP
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Le village est riche d’un passé historique très ancien : les fouilles archéologiques
Fabrice Henrion
récentes ont mis au jour des vestiges néolithiques et surtout ceux d’une Pascal Listrat / INRAP
très importante nécropole mérovingienne. Sandrine Thiol
L’Eglise Saint-Pierre Saint-Paul, XIIe - XVe siècles, est classée monument Marie-Agnès Widehen
historique. Elle mélange art Roman Bourguignon et art Gothique. C2 CL

Le village de Ligny-le-Châtel offre également un environnement Plans et dessins :


pittoresque et varié. Jean Gelot / INRAP
Les visiteurs peuvent aussi apprécier les bords de la rivière le Serein, Frédéric Krolikowski /
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le Parc de la Noue Marrou pour les activités piscicoles et les promenades
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y compris le vignoble de Chablis. ARTHEeHIS
-UMR5594- Dijon
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Marie-Agnès Widehen
77 SEINE-ET-MARNE

Directeur de collection :
Agnès Rousseau /SRA
-DRAC Bourgogne
10 AUBE
Gron Maquette :
Laurent Jacquy
Migennes
Graphisme :
45 LOIRET
Céline Henry

Ligny-le-Châtel Impression :
Auxerre
Filigrane-Nitry
Escolives Sainte-Camille 21 COTE-D’OR

ISSN : 1771 - 6640

Dijon, 2007

Saint-Père
EN BOURGOGNE
ARCHÉOLOGIE
2007
N°9

58 NIÈVRE

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