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Manuel de TP (Pendule Simple)

Le document traite des incertitudes de mesure en physique, en décrivant les types d'incertitudes : systématique, accidentelle, absolue et relative. Il explique également comment calculer l'incertitude absolue à partir des incertitudes systématique et accidentelle, ainsi que les méthodes de comparaison des valeurs mesurées. Enfin, il souligne l'importance d'accompagner chaque mesure de son incertitude pour assurer la précision des résultats.

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Manuel de TP (Pendule Simple)

Le document traite des incertitudes de mesure en physique, en décrivant les types d'incertitudes : systématique, accidentelle, absolue et relative. Il explique également comment calculer l'incertitude absolue à partir des incertitudes systématique et accidentelle, ainsi que les méthodes de comparaison des valeurs mesurées. Enfin, il souligne l'importance d'accompagner chaque mesure de son incertitude pour assurer la précision des résultats.

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Filière : Années Préparatoires Intégrées

Manuel de Travaux Pratiques

Professeur responsable : Mohamed EL-YADRI

Année Universitaire
2024/2025
Généralités : Etude sur les Incertitudes de Mesures
L'appareillage ainsi que les méthodes utilisées n'étant pas parfaits, les grandeurs physiques
(masse, temps, …) sont toujours déterminées de manière approchée. Ainsi, toute mesure est
entachée d’une certaine incertitude due aux imperfections de l’instrument utilisé et des erreurs
faites par l'opérateur.

I- Types d’incertitudes
Il y a plusieurs types d’incertitudes :
a- Incertitude systématique

Incertitude systématique = la plus petite grandeur, qu’on peut mesurer avec un


instrument.

Elle provient de la limite de la mesure permise par l’instrument utilisé.

Exemples :

1- L’incertitude systématique provenant de la mesure d'une longueur (l), par une règle graduée
en millimètres est 1 mm, car la plus petite longueur qu’on peut mesurer avec cette règle est 1
mm. Dans ce cas :
(l )systématique = 1 mm. ( Représente ici le symbole de l’incertitude).
2- Une balance digitale (numérique) qui permet des mesures avec un chiffre après la virgule (m
= 12,4 g par exemple), a une incertitude systématique (m) systématique = 0,1 g.

b- Incertitude accidentelle
Cette incertitude est due à l'opérateur, lorsqu’il fait n mesures (g1, g2,..., gn) d’une grandeur
physique G dans les mêmes conditions. Pour la calculer, on prend la valeur moyenne :
𝟏
𝒈𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏 = ( 𝒈 + 𝒈𝟐 + ⋯ + 𝒈𝒏 ) 𝒏≥𝟐
𝒏 𝟏

L’incertitude accidentelle est la valeur la plus grande entre les écarts moyen |𝒈𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏 − 𝒈𝒊 | (i
= 1, 2, …, n) :
(𝐠)𝐚𝐜𝐜𝐢𝐝𝐞𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 = 𝐬𝐮𝐩 {|𝐠𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧 – 𝐠𝟏|, |𝐠𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧 – 𝐠𝟐|, … , |𝐠𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧 – 𝐠𝐧|}
Cette incertitude provient par exemple :
- des erreurs de parallaxe (l’œil de l’opérateur n’est pas perpendiculaire au plan de la lecture),
- du mauvais choix du calibre de l’appareil (voltmètre, ampèremètre, …),
- de la finesse du spot d’un oscilloscope male réglée.

c- Incertitude absolue
L’incertitude absolue g est la somme des deux incertitudes précédentes :
g = (g) systématique + (g) accidentelle

C’est une quantité toujours positive et de même unité que G. La valeur exacte g sera donc
comprise entre : gmoyen - g et gmoyen + g, c'est à dire : gmoyen - g ≤ g ≤ gmoyen + g.
NB :
• g est toujours très inférieure à g (g << g).
• g est toujours positive (g ≥ 0).

• g = (g) systématique lorsqu’on fait une seule mesure.

Exemple :

On veut mesurer la longueur (l) d’un fil à l’aide d’une règle graduée en millimètres.
L’incertitude systématique dans ce cas est : (l) systématique = 1 mm = 0,1 cm.
Pour déterminer l’incertitude accidentelle, on fait cinq mesures successives (i = 1, 2, 3, 4, 5) de
la longueur (l). On trouve alors les valeurs suivantes :
l1 =13 cm; l2 =13, 4 cm; l3 =13, 6 cm; l4 =13, 5 cm; l5 =13 cm.
La valeur moyenne de l est : l moyen = 13,3 cm.
Les écarts en valeur absolue |lmoyen-li| (avec i = 1, 2, 3, 4, 5) par rapport à la moyenne sont :
0,3 cm ; 0,1 cm ; 0,3 cm ; 0,2 cm ; 0,3 cm.
Le plus grand écart (sup |lmoyen-li|) est égal à 0,3 cm. Il correspond à l’incertitude accidentelle
(l) accidentelle.
L’incertitude absolue (l) est :
l = (l) systématique + (l) accidentelle = 0,1 cm + 0,3 cm = 0,4 cm
Le résultat final sera écrit sous la forme : l = (13,3 ± 0,4) cm.
La valeur réelle de l (inconnue), se trouve dans l'intervalle [(13,3 - 0,4) cm ; (13,3 + 0,4) cm],
c'est-à-dire dans l'intervalle [12,9 cm ; 13,7 cm], ou encore : 12,9 cm ≤ l réelle ≤ 13,7 cm.
Remarque :

- Si dans une série de mesures, une valeur est trop écartée de la moyenne, elle doit être refaite.
- Le résultat d’une mesure g doit être toujours accompagné de son incertitude absolue g et de
son unité exprimée, en général, dans le système international [S.I].
G = (g ± g) unité
Il faut donner la valeur de l’incertitude absolue avec un seul chiffre significatif.

Exemple :
Le calcul de l’indice n d’un milieu donne le résultat suivant : n = (1,335 ± 0,052).

Ce résultat doit être arrondi ; on a alors : n = (1,34 ± 0,05).

d- Incertitude relative
∆𝒈
On appelle incertitude relative (ou précision) sur G, la quantité moyen . Elle est positive,
𝒈𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏

sans unité et souvent exprimée en pourcentage (%). Elle renseigne mieux que l’incertitude
absolue sur le degré d’exactitude d’une mesure. Une mesure est d’autant plus précise que son
incertitude relative est faible.

Exemple :
𝒎𝟏 = (𝟐𝟎𝟎 ± 𝟏𝟎)𝐠 𝐞𝐭 𝐦𝟐 = (𝟏𝟎 ± 𝟏)𝐠

∆𝒎𝟏 𝟏𝟎 𝟓 ∆𝒎𝟐 𝟏 𝟏𝟎
= 𝟐𝟎𝟎 = 𝟎. 𝟎𝟓 = 𝟏𝟎𝟎 = 𝟓% Et = 𝟏𝟎 = 𝟎. 𝟏 = 𝟏𝟎𝟎 = 𝟏𝟎%
𝒎𝟏 𝒎𝟐

Bien que m1 > m2, la précision sur m1 (5%) est meilleure que celle sur m2 (10%).

II. Calcul d’incertitude

En général, la détermination d’une grandeur G s’effectue par la mesure d’autres grandeurs


physiques intermédiaires X, Y, Z, ... La grandeur G est alors définie par sa valeur g telle que
g= f(x, y, z, ...).
Connaissant les incertitudes Δx, Δy, Δz, … des mesures x, y, z, …, on détermine alors
l'incertitude absolue Δg en fonction de Δx, Δy, Δz, … en faisant un calcul d'incertitudes.
Pour faire ce calcul, on suit les étapes suivantes :
𝜕𝑔 𝜕𝑔 𝜕𝑔
- On calcul séparément les dérivées partielles , , …puis on détermine le différentiel
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
dg :

𝝏𝒈 𝝏𝒈 𝝏𝒈
𝒅𝒈 = 𝒅𝒙 + 𝒅𝒚 + 𝒅𝒛 + ⋯
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛
- On fait la majoration physique pour calculer g (d est remplacé par  et les coefficients de
dx ,dy,…sont pris en valeur absolue).
𝝏𝒈 𝝏𝒈 𝝏𝒈
∆𝒈 = | | ∆𝒙 + | | ∆𝒚 + | | ∆𝒛 + ⋯
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛
Exemple1 :

2𝑥 1
𝑔 = −3𝑥𝑦 + + + 5𝑧 2
𝑡 4𝑧
1ère étape : Calcul des différentielles partielles :
𝜕𝑔 2 𝜕𝑔 𝜕𝑔 1 𝜕𝑔 2𝑥
= −3𝑦 + , = −3𝑥, = 10𝑧 − , =−
𝜕𝑥 𝑡 𝜕𝑦 𝜕𝑥 4𝑧 2 𝜕𝑡 𝑡2
ème
2 étape calcule du différentiel total dg :
2 1 2𝑥
𝑑𝑔 = (−3𝑥 + ) 𝑑𝑥 + (−3𝑥)𝑑𝑦 + (10𝑧 − 2 ) 𝑑𝑧 + (− 2 ) 𝑑𝑡
𝑡 4𝑧 𝑡

3ème étape : majoration physique


2 1 −2𝑥
∆𝑔 = |−3𝑦 + | ∆𝑥 + |−3𝑥|∆𝑦 + |10𝑧 − 2 | ∆𝑧 + | 2 | ∆𝑡
𝑡 4𝑧 𝑡
Lorsque l’expression de g comporte des produits et des quotients, on peut simplifier les calculs
en utilisant la "méthode des logarithmes", comme dans l’exemple suivant :

Exemple2 :
𝟐𝒙𝟐 (𝒚 − 𝟏)
𝒈(𝒙, 𝒚) =
𝒙 − 𝟒𝒚
𝒍𝒏𝒈 = 𝒍𝒏(𝟐𝒙𝟐 ) + 𝒍𝒏(𝒚 − 𝟏) − 𝒍𝒏(𝒙 − 𝟒𝒚) => 𝒅(𝒍𝒏𝒈) = 𝒅(𝒍𝒏(𝟐𝒙𝟐 ) + 𝒅(𝒍𝒏(𝒚 − 𝟏)) − 𝒅(𝒍𝒏(𝒙 − 𝟒𝒚)))
D’où :
𝒅𝒈 𝒅(𝟐𝒙𝟐 ) 𝒅(𝒚 − 𝟏) 𝒅(𝒙 − 𝟒𝒚) 𝟐𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒙 𝟒𝒅𝒚
= 𝟐
+ + = + − +
𝒈 𝟐𝒙 𝒚−𝟏 𝒙 − 𝟒𝒚 𝒙 𝒚 − 𝟏 𝒙 − 𝟒𝒚 𝒙 − 𝟒𝒚
Arrivé à ce stade, on doit regrouper les termes qui ont le même élément différentiel (dx et
dy) :
𝑑𝑔 2 1 1 4 1 𝑥 − 8𝑦 𝑥−4
=( − ) 𝑑𝑥 + ( + ) 𝑑𝑦 = (( )𝑑𝑥 + ( )𝑑𝑦)
𝑔 𝑥 𝑥 − 4𝑦 𝑦 − 1 𝑥 − 4𝑦 (𝑥 − 4𝑦) 𝑥 𝑦−1
On passe ensuite aux incertitudes, en faisant la majoration physique et en remplaçant « d» par
« »
𝑔 𝑥 − 8𝑦 𝑥−4
∆𝑔 = (| | ∆𝑥 + | | ∆𝑦)
|𝑥 − 4𝑦| 𝑥 𝑦−1

III. Comparaison des Valeurs et des Méthodes

Soient 1 g et 2 g deux valeurs d’une même grandeur G, obtenues par deux méthodes de mesure
différentes, avec les incertitudes absolues Δg1 et Δg2. Pour faire une comparaison, il y a deux
façons :
1- Comparaison de deux valeurs en utilisant le théorème de comparaison : avant de dire
que g1 est égale environ à g 2, on doit appliquer le théorème suivant :
Si |g1-g2|  g1+g2, alors la différence entre les valeurs g1 et g2 n’a pas de signification
physique.
Dans ce cas, nous avons g1 ≈ g2 ; on peut dire alors que les intervalles  g1 - g1 , g1 + g1
et g2 - g2 , g2 + g2 ont une intersection non vide.
NB : Pour comparer deux valeurs, il faut toujours utiliser le théorème de comparaison.
2- Comparaison de deux méthodes :
∆𝑔1 ∆𝑔2
Si < , alors la première méthode de mesure qui donne 1 g est plus précise que celle
𝑔1 𝑔2

qui donne g2.


Exemple : dans une expérience, la méthode d’association en série donne la valeur d’une
résistance
Rs = (150 ± 1) , alors que l’association en parallèle donne Rp = (148 ± 2) . On a Rs / Rs
= 0,007 et Rp / Rp = 0,014 ; la première méthode est donc la plus précise.

IV. Représentation graphique


1. Rappels Théorique
La représentation graphique de la fonction y = f(x) = ax + b est une droite.
Considérons deux points A1 (x1 , y1) et A2 (x2 , y2) de la droite D (Figure 1). On appelle
𝒚𝟐−𝒚𝟏
pente de cette droite, le rapport ; on montre que p = a.
𝒙𝟐−𝒙𝟏

Figure1
En mathématiques, quand le repère xOy est orthonormé, la pente p = tg  est un nombre sans
unité.
𝒚𝟐−𝒚𝟏
En physique, les grandeurs X et Y ont des unités. Par conséquent la pente 𝒑 = 𝒙𝟐−𝒙𝟏 a aussi
une unité ; on a donc 𝒑 ≠ 𝒕𝒈𝜶
2. Traçage d’une courbe
Chaque grandeur X (ou Y) est mesurée avec une certaine incertitude. Les résultats de mesure
x ± x et y ± y sont en général regroupés dans un tableau :
Pour tracer la courbe Y = f(X), on procède de la façon suivante :

a- On commence par tracer les axes des abscisses X et des ordonnées Y sur les bords d'un papier
millimétré ; les unités de X et de Y doivent être indiquées (figure 2).
b- On choisit les échelles des axes de façon que la courbe occupe le maximum de surface du
papier millimétré (la pente d’une droite obtenue à partir de ce graphe sera alors la plus précise).
L’erreur commise généralement par les étudiants, est de commencer les graduations des axes
par zéro, ce qui donne une petite courbe. Alors que pour avoir une grande courbe, les valeurs
maximales et minimales de X et Y doivent être placées le plus près des bords du papier
millimétré.

Pour déterminer l’échelle de l’axe horizontal, on mesure sur le papier millimétré la distance m
(en centimètres), entre le minimum (xmin) et le maximum (xmax) de X. La différence
(xmax - xmin) = a (unité) correspond alors à m centimètres. On obtient ainsi :
a (unité)→ m (cm).
Pour déterminer l’échelle verticale, on procède de la même façon. On note n, la distance
mesurée en centimètres sur le papier millimétré, entre ymin et ymax ; on pose ensuite (ymax - ymin)
= b (unité) et on a : b (unité)→ n (cm).

Cette échelle servira à placer les autres points expérimentaux Ai (xi , yi) sur le graphe. Soit par
exemple x1 (avec xmin < x1 < xmax), l’abscisse d’un point A1 (x1 , y1). Pour placer x1 sur
l’axe
horizontal, on doit déterminer la distance m'(en cm) entre xmin et x1 (figure 3). On utilise alors
la règle de trois suivantes :
c- On place sur la courbe les points expérimentaux Ai (xi , yi) en les marquant avec des croix.
Lorsque la courbe n’est pas une droite, on joint ces points par des traits sans tenir compte des
incertitudes.
d- Lorsque la courbe est une droite, on tient compte des incertitudes. La mesure exacte alors de
chaque point Ai (xi, yi) se trouve dans l’intervalle [xi -xi, xi + xi] pour l’axe des abscisses,
et [yi -yi, yi+ yi] pour l’axe des ordonnées. Ce qui se traduit sur le graphe par un segment
horizontal de longueur 2 xi centré en xi et par un segment vertical de longueur
2 yi centré en yi (figure 4).
Ceci permet de tracer un rectangle d’incertitude de cotés 2 xi et 2 yi, centré en Ai (xi, yi).
Ce rectangle contient l'ensemble des points dont les coordonnées x et y se trouvent dans les
intervalles [xi - xi, xi + xi] et [yi - yi, yi + yi].
Ils vérifient tous les relations :
xi - xi ≤ x ≤ xi + xi et yi - yi ≤ y ≤ yi + yi.
Remarque : si l'échelle ne permet pas de tracer un rectangle, ce dernier est réduit à un segment
ou à un point.

yi-yi
yi
yi-yi

xi-xi xi xi+xi

Figure4

Autour de chaque point expérimental on trace un rectangle d’incertitude.


e- On trace ensuite deux droites limites D1 et D2 ayant respectivement la pente minimale p1 et
la pente maximale p2. D1 et D2 doivent passer par le maximum de rectangles d’incertitudes
(exemple figure 5). Ceci permet de calculer la pente moyenne pmoyenne et son incertitude
pmoyenne comme suit :
𝒑 +𝒑 𝒑 −𝒑
𝒑𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆 = 𝟏 𝟐 𝟐 Et ∆𝒑𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆 = | 𝟏 𝟐 𝟐 |
f- L’échelle ainsi que le titre de la courbe doivent être indiqués sur le papier millimétré. On ne
porte sur les axes que les graduations principales (de dix en dix ou de un en un, etc.).

Figure5
TP : PENDULE SIMPLE

Le but de ce TP
✓ L’étude de la variation de la période T du pendule simple en fonction de la longueur du
fil et du déplacement angulaire
✓ La détermination de l’accélération de la pesanteur.

Manipulation

Un pendule simple est constitué d'un objet supposé ponctuel de masse m suspendue à un fil
inextensible, de masse négligeable et de longueur L (elle se mesure de l'axe jusqu'au centre de
la masse), fixé à un support.

A- Etude de la variation de T en fonction de la masse

La longueur du fil est réglée sur L=50 cm. Ecarter la masse suspendue au fil de la position
verticale d'équilibre d'un angle de 10° et abandonner à l'action de la pesanteur pour qu'elle se
mette à osciller de part et d'autre de cette position. Mesurer pour les différentes valeurs de la
masse du tableau, le temps que met le pendule pour effectuer une période (un aller-retour).
Pour un résultat plus précis mesurer 10 périodes puis diviser par 10 pour obtenir le résultat d'une
période. On ne gardera que trois chiffres significatifs pour la période T.

Masse (g) 20g 40g 60g 80g


t(s)
Période T(s)

La période T du pendule dépend-elle de la masse m du solide ?

B- Etude de la variation de T en fonction de 𝜽

i. Pour L=50cm et m=69.12g, mesurer, au chronomètre, une durée t égale à 10 périodes


(t = 10·T) pour les différentes valeurs de 𝜽 du tableau. Effectuer plusieurs mesures
concordantes et indiquer dans le tableau la valeur moyenne de t.
ii. Compléter le tableau de résultats suivant en conservant 3 chiffres significatifs pour T :
Angle 𝜽 en degré (°) 10 15 20 40 50
t(s) = 10 T
Période T(s)

La période T du pendule dépend-elle de l'angle θ ?

C- Etude de la variation de T en fonction de la longueur du fil

- Pour 𝜽 =10° et m=69.12g, mesurer, au chronomètre, une durée t égale à 10 périodes (t


=10·T) pour les différentes valeurs de L du tableau. Effectuer plusieurs mesures
concordantes et indiquer dans le tableau la valeur moyenne en conservant 3 chiffres
significatifs.
- Compléter le tableau de résultats suivant en conservant 3 chiffres significatifs pour T et
T2 :

Longueur L (m) 0.20 0.30 0.40 0.50 0.60 0.70 0.80


t (s) = 10 T
Période T(s)
T2 (s2)

1- Comment varie T avec L?


2- Tracer le graphe T =f(L) sur la feuille de papier millimètre fourni.
3- Quelle est l'allure du graphe, donner son équation.
4- Calculer la pente de la courbe obtenue.
5- Déduire la valeur de l'accélération g de la pesanteur.
6- En déduire l'expression de la période T en fonction de L et g et d'un facteur multiplicatif.
7- Calculer l'incertitude absolue sur g, puis écrire g sous la forme d'encadrement standard
(∆T = 0.01s, L= 1mm).

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