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Luna Ngu

Monsieur Antoine MALUMBA NZAU a déposé une citation directe contre Monsieur LUNANGU MFINDA Michelin pour faux en écriture et usage de faux concernant une parcelle héritée de leur père décédé. Les deux parties se sont présentées devant le Tribunal de Paix de Kinshasa, où des accusations réciproques ont été formulées, chacune contestant la validité des documents de l'autre. Le tribunal a examiné les preuves et les arguments des deux parties, en se basant sur les dispositions du Code pénal congolais.

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Luna Ngu

Monsieur Antoine MALUMBA NZAU a déposé une citation directe contre Monsieur LUNANGU MFINDA Michelin pour faux en écriture et usage de faux concernant une parcelle héritée de leur père décédé. Les deux parties se sont présentées devant le Tribunal de Paix de Kinshasa, où des accusations réciproques ont été formulées, chacune contestant la validité des documents de l'autre. Le tribunal a examiné les preuves et les arguments des deux parties, en se basant sur les dispositions du Code pénal congolais.

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ORIGINAL

RP16-227/1

Tripuix Pont Kasa-Vubu

CITATION DIRECTE

L'an deux mille vingt-quatre, le du mois de. Novembre.... jour

A la requête de Monsieur Antoine MALUMBA NZAU, liquidateur et héritier


de la première catégorie de la succession MALUMBA Jean, résidant à la 8
rue n°57 Quartier De bonhomme dans la Commune de Matete à Kinshasa:

Je soussigné, NASLALA Henter.. de résidence près le Tribunal de. ZA/K. ΔΕ


KINSHASAI NGALIENA Hujasier/Greffier

AI DONNE CITATION DIRECTE A:

Monsieur LUNANGU MFINDA Michelin, résidant au nº 10 de l'avenue


BITAFU, Quartier Pigeon dans la Commune de Ngaliema à Kinshasa;

D'avoir à comparaitre par devant la Tribunal de Paix/ Pont Kasa-Vubu, y


siégeant en matière répressive, au premier degré, au local ordinaire de ses
audiences publiques sises au croisement des avenues Faradje et Assossa
dans la Commune de Kasa-Vubu à son audience publique du AAA/2024 à 9
heures du matin;

POUR:
Attendu que la parcelle sise 4 rue, LUIDI nº 09 Quartier Yolo Nord III dans la
Commune de Kalamu fut la propriété de Monsieur MALUMBA Jean, père du
citant, décédé à Kinshasa en date du 04 Janvier 1986;

Qu'à sa mort, il laissa 13 enfants ainsi que des biens immobiliers


notamment la parcelle précitée qu'il a acquise auprès de Monsieur
SCHOONJANS à Léopoldville en 1957 suivant les différents reçus de
versement ainsi que d'autres pièces subséquentes;

Attendu que le Cité, après avoir réussi à obtenir une fausse Fiche
parcellaire sur pied de faux renseignements fournis au Chef du Quartier
Yolo Nord III dans la Commune de Kalamu en date du 16 mars 2016 selon
lesquels ils sont propriétaires avec ses frères et sœurs de la parcelle
successorale de citant pré rappelée, en a fait usage en date du 05/08/2024
lors de la communication des pièces dans le dossier RC 34.679 pendant
devant le Tribunal de Grande Instance de Kalamu:

Attendu que les comportements du cité tombent sous le coup de la loi


pénale du Chef des infractions de faux en écriture et de son usage. C'est
pourquoi, le citant sollicite outre sa condamnation à la peine de servitude
pénale avec clause d'arrestation immédiate, la destruction de la fiche
parcellaire incriminée mais aussi, celle à lui allouer, en franc congolais, la
somme de 10.000$ US en réparation de tous les préjudices causés. A CES
CAUSES

Sous toutes réserves généralement quelconques:

Sans reconnaissance préjudiciable aucune:

LE CITE DEVRA CERTES ENTENDRE ASSUREMMENT L'AUGUSTE TRIBUNAL


DE CEANS:

Dire recevable et fondée la présente action;


Dire établies en fait comme en droit les infractions de faux en écriture et
usage de faux:

En conséquence, le condamner aux peines prévues par le Code pénal


congolais livre

Ordonner son arrestation immédiate car sa fuite est à craindre;

Le condamner au paiement de l'équivalente somme en Franc Congolais de


10.000$

US à titre des dommages et intérêts pour tous les préjudices confondus


résultant de son fait et ce, sur base des dispositions de l'article 258 du
Code Civil livre III;

Ordonner la destruction de la Fiche parcellaire ci-haut évoquée, établit par


le Chef du Quartier Yolo Nord III dans la Commune de Kalamu en date du
16/03/2016;

Le condamner enfin au paiement de la totalité des frais de la présente


instance.

Et pour que le cité n'en prétexte quelques causes d'ignorance que ce soit,
je lui ai:

Etant à: l'adrese indiquee ne l'ayout pas trouvé, in parent, in alle, in ui


maitre Madame judith sa Jervante majeur d'âge, quin

Et y parlant à:

Laissé copie de mon présent exploit.


deeldre REPUBLIQUE DEMON S

DONT ACTE

COUT

L'HUISSIER

grefper

40

NAL DE PRO

PUNT KASA

POUR RÉCEPTION

regat l'acte mais se reserve de siquer

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

TRIBUNAL DE PAIX KINSHASA PONT KASA VUBU

Aff.: Ministère Public et Partie citante/citée

R.P. 16.213/16.217/1
LUNANGU MFINDA Michelin

Contre Cité/Citant Antoine MALUMBA

JUGEMENT

Attendu que par sa citation directe sous R.P. 16.213, Monsieur LUNANGU
MFINDA Michelin a déféré par devant le Tribunal de Paix de Kinshasa/Pont
KASA-VUBU, le cité Antoine MALUMBA afin d'obtenir sa condamnation du
chef des préventions de faux en écriture et usage de faux, faits prévus et
punis par l'article 124 et 126 du code pénal congolais, livre II;

Attendu que par une autre citation directe enrôlée sous RP 16.217,
Monsieur Antoine MALUMBA a déféré le cité LUNANGU MFINDA Michelin
par devant le tribunal de céans pour des faits susceptibles d'être qualifiés
de faux en écriture et usage de faux, faits prévus et punis par les articles
124 et 126 du code pénal congolais livre II;

Attendu que les deux causes furent jointes à l'audience publique du 11


Novembre 2024;

Qu'à l'audience publique du 18 Mars 2025 à laquelle les deux causes


furent appelées, instruites, plaidées et prises en délibéré, le citant/cité
LUNANGU MFINDA Michelin a comparu en personne assisté de ses conseils
Maître Mireille MAYAVANGUA conjointement avec Maître Freddy MUAMBI et
Maître Thierry MUBEMBA, respectivement Avocats au barreau du Kongo
central, Kinshasa Matete et Gombe tandis que le Cité/citant Antoine
MALUMBA a comparu en personne assisté de ses conseils Maître Didi
MONDANGE conjointement avec Maîtres Adrien ILOBA et MUKENDI
Anderson, respectivement Avocats au barreau de Kinshasa Matete, Kasaï
Central et Kongo Central;

Que sur remise contradictoire à l'égard de toutes les parties, le tribunal


s'est déclaré valablement saisi;
Que la procédure ainsi suivie est régulière;

I. SOUS LE R.P.16.213
II. 2
III.
IV. Attendu qu'll ressort des faits de la présente cause que le citant
est copropriétaire de la parcelle sis au numéro 09, 4ème Rue
Luidi, Quartier Yolo Nord III dans la commune de Kalamu en
République Démocratique du Congo, laquelle parcelle couverte
par une fiche parcellaire et attestation de confirmation;
V.
VI. Qu'il poursuit qu'il est en procès contre cité Antoine MALUMBA,
qui soumit au contradictoire au cours du mois d'octobre 2024,
dans la cause sous RC34.679 devant le Tribunal de Grande
Instance de Kinshasa/Kalamu, ses faux documents pour justifier
son droit de propriété sur ladite parcelle, et pour mettre fin à
l'aventure du cité, il saisit le Tribunal pour faux en écriture et
usage de faux à sa charge, lesquelles infractions se rapportent
aux documents que voilà:
VII.
VIII. Livret de logeur du 26/05/1988 au de MBUTA MALUMBA, NZAO
MALUMBA, MAFUTA MALUMBA, MATONDO MALUMBA, KUNDA
MALUMBA, LUTONADIO VUZI, MAKENDA MALUMBA, MALUMBA
KAZADI, DIAZAYA MAFUTA, MALUMBA, KIKASSIDID NDONGA,
MAKIADI MALUMBA, TEZI DIKANANUA, NDOMBE MALUMBA,
MAWETE MAZANGISA;
IX.
X. Fiche parcellaire au nom de MALUMBA, MFINDA Emmanuel,
VUNINU, LUKAYENO, NDIANGA, MFINDA, NINGA LUKEBADIO,
MBALA Charles, MVULUBUNDU, MAVUKU, KONDWA MOTSE,
NSIMBA, KIALANDA;
XI.
XII. Fiche parcellaire au nom de MALUMBA, MFINDA Emmanuel,
VUNINU, LUKAYENO, NDIANGA, MFINDA, NINGA LUKEBADIO,
MBALA Charles, MVULUBUNDU, Jeannette, KONDWA Moise,
KIALANDA;
XIII.
XIV. Fiche parcellaire au nom de MALUMBA, MAWETE Marie, ZOAO
Antoine, MATONDO Jeanne, KUNDA Madeleine, LUTONADIO
Jeanne, MAFUTA DIAZAYA, CONSEAO, MALUMBA Jean, LUFINDUSU
Julienne, MALUMBA Charles, NSUAMANI Sébastien, DIAZAYA
Florentine, NDONGALA SIYA;
XV.
XVI. Fiche parcellaire au nom de MBUTA MALUMBA, ZOAO MALUMBA,
MAFUTA MALUMBA, MATONDO MALUMBA, KUNDA MALUMBA,
LUTONADIO VUZI, MAKENDA MALUMBA, MALUMBA KAZADI,
DIAZAYA MAFUTA, MALUMBA, KIKASSIDID NDONGA, MAKIADI
MALUMBA, TEZI DIKANANUA, NDOMBE MALUMBA, ALONGO,
LUZALA, DARABU BOLUMBU,
XVII. 3
XVIII.
XIX. MUKUNA MAKINDA, MAWETE Marie, LUFUNDISO Julienne,
MALUMBA KAZAY, NANANGA PAMBU;
XX.
XXI. Qu'il poursuit que ce comportement du cité constitue ni plus ou
moins, les infractions de faux en écriture et usage de faux, et
qu'il échait donc par un jugement à intervenir, que le Tribunal de
céans condamne le cité Antoine MALUMBA;
XXII.
XXIII. Attendu qu'ayant la parole pour présenter ses moyens de
défenses, le cité a soutenu que, le tribunal de céans constatera
que le citant LUNANGU MFINDA attaque son livret de logeur et
toutes ses fiches en faux et en usage de faux, sans que les motifs
de faux ressortent clairement dans la citation directe, il prétexte
qu'il y a faux dans le livret de logeur tous simplement parce qu'en
bas de livret de logeur il y a la mention scanner alors que dans
les années 1980, il n'y avait pas de scanneur et concernant les
fiches parcellaires, il a soutenu qu'elles sont fausses tout
simplement parce qu'elles comportent deux numéro 7/9 soit 9/7;
XXIV.
XXV. Qu'il poursuit que la parcelle sise quatrième rue, Luidi nº 09,
quartier Yolo Nord III dans la commune de Kalamu fut la propriété
de Monsieur MALUMBA Jean, son père, décédé à Kinshasa en date
du 04 Janvier 1986, celui-ci ayant laissé 13 enfants ainsi que des
biens immobiliers notamment la parcelle précitée querellée qu'il a
acquise auprès de Monsieur SCHOONJANS à Léopoldville en 1957
suivant les différents reçus de versements du prix dont payement
par échéance;
XXVI.
[Link] que le Ministere Public ayant la parole pour ses
réquisitions, a sollicité du Tribunal de céans de dire non établi en
fait comme en droit les préventions de faux en écriture et usage
de faux mises à charge du cité Antoine MALUMBA et de l'en
acquitter par conséquent;
XXVIII.
XXIX. Que tels sont les faits qu'il faille examiner en droit;
XXX.
XXXI. FAUX EN ECRITURE
XXXII.
XXXIII. Attendu qu'en ce qui concerne l'infraction de faux en écriture,
l'article 124 du CPLII dispose que: « le faux commis en écriture
avec une intention frauduleuse ou à dessein de nuire sera puni
d'une servitude pénale de six mois à cinq ans et d'une amende
de vingt-cinq à deux mille francs, ou d'une de ces peines
seulement »; 4
XXXIV.
[Link]'il résulte de l'exégèse de la disposition sus évoquée que le
faux en écriture exige pour son établissement à charge des cités,
la réunion des éléments constitutifs ci-après:
XXXVI.
XXXVII. Une altération de la vérité dans un écrit;
XXXVIII.
XXXIX. Le préjudice et;
XL.
XLI. L'intention frauduleuse;
XLII.
XLIII. Attendu que s'agissant de l'altération de la vérité, il est
nécessaire pour qu'il ait faux, que l'altération de la vérité se
produise dans un écrit; par exemple dans certains actes ayant un
effet juridique (jean Pradel et Michel Danti-juan, Manuel de Droit
pénal spécial, 4è éd, Paris 2007, n°1184,p8125,cité par Bony
Cizungu [Link], infraction de A à Z page410);
XLIV.
XLV. Que l'altération de la vérité doit être faite par faux matériel ou
par faux intellectuel;
XLVI.
XLVII. Que selon la doctrine, le faux est dit matériel lorsqu'il se
consomme par une altération physique d'un écrit et laisse des
traces corporelles comme le grattage, la surcharge ou la
lacération, l'insertion après coup d'une fausse clause, l'abus d'un
blanc-seing, l'apposition des fragments empreintes à documents
originaux et sincères etc...;
XLVIII.
XLIX. Qu'en revanche, il est intellectuel lorsqu'il porte sur le contenu
d'un acte, il s'agit des fausses déclarations faites avec intention
de nuire et qui donnent lieu à un faux;
L.
LI. Que la doctrine enseigne aussi que pour tomber sous le coup de
la loi pénale, il ne suffit pas que la vérité ait été altérée
sciemment et volontairement, il faut que l'altération ait été
commise méchamment ou frauduleusement, c'est à dire dans le
but de nuire à autrui ou de se procurer à soi-même ou à d'autres
des profits ou des avantages illicites et aussi que l'écrit soit apte
à prouver les faits sur lesquels porte l'altération de la vérité (a.
Mineur, commentaire du code pénal congolais, éd-F. Larcier-
Bruxelles, 1953, PP.285-290);
LII.
LIII. Qu'il s'en suit que pour constituer un faux au sens de la loi
pénale, l'acte argué de faux doit non seulement contenir
l'altération de la vérité, mais doit aussi être susceptible à prouver
les faits sur lesquels porte cette altération de la vérité;
LIV. 5
LV.
LVI. Que dans le cas sous examen, l'altération de la vérité porte sur le
Livret de logeur du 26/05/1988 ainsi que sur 4 fiches parcellaire
au nom de MALUMBA et consorts;
LVII.
LVIII. Que selon le citant LUNANGU MFINDA Michelin, le livret de logeur
altére la vérité par le fait que sur cette pièce il est écrit <<
scanné et sur les fichés parcellaires par ce que il est renseigné
7/9 tantôt 9/7 alors que le numéro 9 est la propriété du citant;
LIX.
LX. Que pour éclairer sa religion, le tribunal a entendu le chef de
quartier Yolo Nord III Monsieur WESHEVUA MANGELE Guylain et
son adjoint Monsieur ESENGE ATSHU Innocent Urbain, en qualité
qu'expert, qui ont chacun soutenu que les 4 fiches parcellaires au
nom de MALUMBA NZAU étaient authentiques et les noms repris
dessous sont ceux des personnes recensées dans la dite parcelle;
LXI.
LXII. Que le chef de quartier adjoint a renchéri qu'il soit écrit 7/9 ou 9/7
sur les fiches parcellaires de Monsieur MALUMBA NZAU, cela
concerné la même propriété, cette différence réside dans la façon
de faire de l'agent recenseur mais curieusement il retrouve dans
le même dossier une autre fiche aux noms des enfants MFINDI
qui reprend seulement le numéro 9 établi suivant une attestation
de composition familiale alors que cela n'est pas possible, car une
attestation de composition familiale ne peut servir d'un
soubassement afin d'établir une fiche parcellaire;
LXIII.
LXIV. Que pour le Tribunal, il sied de relever que le citante n'a pas su
démontrer en quoi consisterait les fausses déclarations et les
faux renseignements que le cité a déclaré auprès du chef de
quartier Yolo Nord afin de le convaincre de lui établir les fiches
parcellaires attaquées étant donné que les chef de quartier ainsi
que son adjoint ont reconnu Monsieur MALUMBA, père du cité
comme étant propriétaire de la parcelle sise Avenue LUIDI n°7/9
Quartier Yolo Nord dans la commune de Kalamu et que l'inversion
des numéros 7/9 et 9/7 ne pouvait pas entrainer la fausseté des
fiches;
LXV.
LXVI. Quant au livret de logeur, le Tribunal estime que cette mention
<<< scanné reprise dans une photocopie, ne peut pas constituer
une altération de la vérité;
LXVII.
LXVIII. Que le Tribunal relève par ailleurs, qu'en cours d'instruction le
cité a versé au dossier les différents reçus de versement du prix
de vente de ces deux parcelles payer par échéance par leur père
auprès de Monsieur SCHOONJANS; 6
LXIX.
LXX. Que de ce qui précède, le Tribunal estime que l'élément altération
de la vérité n'est pas établi et l'analyse des autres éléments
constitutifs s'avère superfétatoire;
LXXI.
LXXII. Qu'il dira donc non établie en fait comme en droit l'infraction de
faux en écriture mise à charge du cité Antoine MALUMBA NZAU,
l'en acquittera en conséquence et le renverra des fins de toutes
poursuites judiciaires sans frais;
LXXIII.
LXXIV. ILUSAGE DE FAUX
LXXV.
LXXVI. Attendu que s'agissant de l'infraction d'usage de faux, l'article
126 du code pénal livre II dispose que celui qui, dans une
intention frauduleuse ou à dessein de nuire, aura fait usage de
l'acte faux ou de la pièce fausse, sera puni comme s'il était
l'auteur du faux;
LXXVII.
LXXVIII. Que pour être coupablement établi à charge du cité, l'usage de
faux exige la réunion des éléments constitutifs à savoir:
LXXIX.
[Link] acte d'usage d'une pièce fausse;
LXXXI.
LXXXII. L'intention frauduleuse ou à dessein de nuire et;
LXXXIII.
LXXXIV. Le préjudice;
LXXXV.
LXXXVI. Attendu que s'agissant de l'acte d'usage, la loi ne précise pas
ce qu'il faut entendre par ce terme. Cependant, la doctrine définit
l'usage d'une pièce fausse comme étant le fait d'utiliser ou de
tenter d'utiliser un acte faux, cet acte ayant été établi, falsifié ou
altéré par un autre ou par soi-même (Bony CIZUNGU M.
NYANGEZI, infractions de A à Z, page 147);
LXXXVII.
LXXXVIII. Qu'il ressort de l'analyse de la disposition légale sus
évoquée que pour concevoir l'usage de faux à charge de la cité, il
est exigé que le faux soit d'abord établi;
LXXXIX.
XC. Que dans le cas sous examen, bien que le cité Antoine MALUMBA
a usé du livret de logeur et les 4 fiches parcellaires au nom de
MALUMBA et aux noms des enfants devant le Tribunal de Grande
Instance de Kinshasa/Kalamu au courant du mois d'octobre 2024
sous le RC 34.679, l'instruction de l'infraction de faux en écriture
ayant révélé que lesdites pièces attaquées ne sont pas faux, leurs
usage par le cité pré rappelé ne sera pas punissable;
XCI.
XCII. Que de ce qui précède, le tribunal dira non établie en fait comme
en droit l'infraction d'usage de faux mise à charge du cité, par
conséquent, l'en acquittera et le renverra des fins de toutes
poursuites judiciaires sans frais;
XCIII. 7
XCIV.
XCV. Attendu que s'agissant de l'action civile de Monsieur LUNANGU
MFINDI, les infractions de faux en écriture et de l'usage de faux
n'étant pas établies, le tribunal la déclarera recevable mais non
fondée;
XCVI.
XCVII. Que le tribunal mettra les frais et dépens de justice à charge de la
partie citante;
XCVIII.
XCIX. 11. SOUS R.P.16.217
C.
CI. QUANT A LA FORME
CII.
CIII. Attendu que le cité LUNANGU ayant la parole pour sa plaidoirie, a
soulevé le moyen de la prescription au motif soutient-il que les
faux renseignements tels que argués par le citant dans sa citation
directe date du 16 Mars 2016, partant de cette date à nos jours,
conformément à l'article 24 Al II du CPLI, l'action publique quant à
l'infraction de faux est déjà prescrite;
CIV.
CV. Attendu qu'en réplique, le citant a soutenu que la prescription de
l'infraction de faux en écriture commence à courir lors du dernier
fait d'usage et que dans le cas d'espèce le cité a fait usage de la
pièce attaquée devant le Tribunal de grande Instance de Kinshasa
Kalamu au courant de l'année 2024;
CVI.
CVII. Attendu que le Ministere Public en son avis, a sollicité du Tribunal
de [Link] mais de le déclarer non fondé
CVIII.
CIX. Attendu qu'en droit l'article 24 du code pénal congolais livre I
dispose que « l'action publique résultant d'une infraction sera
prescrite:
CX.
CXI. 1. après un an révolu si l'infraction n'est punie que d'une peine
d'amende, ou si le maximum de la servitude pénale applicable ne
dépasse pas une année,
CXII.
CXIII. 2. après trois ans révolus, si le maximum de la servitude pénale
applicable ne dépasse pas cinq ans,
CXIV.
CXV. 3. après dix ans révolus, si l'infraction peut entraîner plus de cinq
années de servitude pénale ou la peine de mort;
CXVI.
[Link] l'article 25 deu meme code dispose que ledelais de la
prescription commenceront à courir du jour où l'infraction a été
commise;
CXVIII.
CXIX. Qu'il a été jugé que lorsqu'elles sont commises par le meme
auteur, les infractions des faux et d'usage de faux ne constituent
qu'une seule infraction (CSJ., RPA.,324, 9 Aout 2006, Affaire M.P
contre LOMBAYE et TSHIBANGU, les analyses juridiques, 13-14, pp
48-45): 8
CXX.
CXXI. Que la doctrine enseigne que la prescription de l'action publique
exercée en raison d'un faux et divers faits d'usage de ce faux, ne
commence à courir à l'egard du faussaire qu'à la de dernier fait
d'usage (Cass., 13 Janvier 1043, Pas., 1,18, cité par [Link],
Commentaire du code pénal congolais, page 283);
CXXII.
CXXIII. Que dans sous examen le tribunal examinant l'exploit
introductif d'instance, constate que le cité est poursuivi pour les
infractions de faux en écriture et de l'usage de faux commises
respectivement en date du 04 Janvier 1986 et 05 Aout 2024 sous
RC 34.679 devant le Tribunal de grande instance Kinshasa
Kalamu;
CXXIV.
[Link]'au regard de l'analyse qui précède, le tribunali relève-que-
infraction d'usage de faux s'étant commise en 2024 période non
encore couverte par la prescription de l'action publique, a ramené
celle de faux;
CXXVI.
CXXVII. conséquent; Qu'il dira ce moyen recevable mais non fondé, le
rejettera par
CXXVIII.
CXXIX. QUANT AU FOND
CXXX.
CXXXI. Attendu que le citant Antoine MALUMBA NZAU a soutenu que
la parcelle sise 4me rue, LUIDI n°09 quartier YOLO Nord III dans la
commune de Kalamu fut la propriété de Monsieur MALUMBA Jean,
père du citant, décédé à Kinshasa en date du 04/01/1986;
CXXXII.
CXXXIII. Qu'a sa mort, il laisse 13 enfants ainsi que des biens
immobiliers notamment la parcelle précitée qu'il a acquise auprès
de Monsieur SCHOONJANS à Léopoldville en 1957 suivant les
différents reçus de versement ainsi que d'autres pièces
subséquentes;
CXXXIV.
CXXXV. Attendu que le cité, après avoir réussi à obtenir une fausse
Fiche parcellaire sur pied de faux renseignements foumis au chef
du quartier YOLO Nord III dans la commune de Kalamu en date du
16/03/2016 selon lesquels ils sont propriétaires avec ses frères et
sœurs de la parcelle successorale de citant pré rappelée, en a fait
usage en date du 05/08/2024 lors de la communication des
pièces dans le dossier RC 34.679 pendant devant le Tribunal de
Grande Instance de Kalamu;
CXXXVI.
[Link] que les comportements du cité tombent sous le coup
de la loi pénale du chef des infractions de faux en écriture et de
son usage, c'est pourquoi, le citant sollicite outre sa
condamnation à la peine de servitude pénale avec clause
d'arrestation immédiate, la destruction de la fiche parcellaire
incriminée mais aussi, celle à lui allouer, en franc congolais, la
somme de 10.000$ US en réparation de tous les préjudices
causés: 9
CXXXVIII.
CXXXIX. Attendu qu'ayant la parole pour sa défense, le cité LUNANGU
MFIDA Michelin a soutenu que depuis sa naissance il vit dans
cette parcelle querellée et la fiche le désignant ainsi ses frères et
sœurs propriétaires de ladite parcelle a été établie par leur père
et que la dite fiche fut perdue à l'époque où il habitait dans sa
belle-famille;
CXL.
CXLI. Qu'il poursuit, qu'ayant reçu une affectation en tant que pasteur
pour l'Afrique du Sud, il va aller auprès du chef de quartier
KABASELE, qui va lui demander de faire une attestation de
composition familiale, sur base de laquelle, il va leur établir une
fiche parcellaire;
CXLII.
CXLIII. Attendu qu'ayant la parole pour son réquisitoire, le ministère
public a sollicité du Tribunal de dire établie en fait comme en droit
les infraction des faux en écriture et usage de faux mises à
charge du cité LUNANGU MFINDA Michelin et par conséquent le
condamner à 5 ans de SPP et à une amende de 5.000.000FC;
CXLIV.
CXLV. L FAUX EN ECRITURE
CXLVI.
CXLVII. Attendu qu'en ce qui concerne l'infraction de faux en écriture,
l'article 124 du CPLII dispose que le faux commis en écriture avec
une intention frauduleuse ou à dessein de nuire sera puni d'une
servitude pénale de six mois à cinq ans et d'une amende de
vingt-cinq à deux mille francs, ou d'une de ces peines seulement
»;
CXLVIII.
CXLIX. Qu'il résulte de l'exégèse de la disposition sus évoquée que le
faux en écriture exige pour son établissement à charge du cité, la
réunion des éléments constitutifs ci-après:
CL.
CLI. Une altération de la vérité dans un écrit,
CLII.
CLIII. Le préjudice et;
CLIV.
CLV. L'intention frauduleuse;
CLVI.
CLVII. Attendu que s'agissant de l'altération de la vérité, il est
nécessaire pour qu'il ait faux, que l'altération de la vérité se
produise dans un écrit; par exemple dans certains actes ayant un
effet juridique (jean Pradel et Michel Danti-juan, Manuel de Droit
pénal spécial, 4é éd, Paris 2007, n°1184, p8125, cité par Bony
Cizungu M. NYANGEZI, infraction de A à Z, page410):
CLVIII.
CLIX. Que l'altération de la vérité doit être faite par faux matériel ou
par faux intellectuel:
CLX.
CLXI. Que selon la doctrine, le faux est dit matériel lorsqu'il se
consomme par une altération physique d'un écrit et laisse des
traces corporelles comme le grattage, la surcharge ou la
lacération, l'insertion après coup d'une fausse clause, l'abus d'un
blanc-seing, l'apposition des fragments empreintes à documents
originaux et sincères etc.... 10
CLXII.
CLXIII. Qu'en revanche, il est intellectuel lorsqu'il porte sur le contenu
d'un acte, il s'agit des fausses déclarations faites avec intention
de nuire et qui donnent lieu à un faux:
CLXIV.
CLXV. Que la doctrine enseigne aussi que pour tomber sous le coup de
la loi pénale, il ne suffit pas que la vérité ait été altérée
sciemment et volontairement, il faut que l'altération ait été
commise méchamment ou frauduleusement, c'est-à-dire dans le
but de nuire à autrui ou de se procurer à soi-même ou à d'autres
des profits ou des avantages illicites et aussi que l'écrit soit apte
à prouver les faits sur lesquels porte l'altération de la vérité (a.
Mineur, commentaire du code pénal congolais, éd-F. Larcier-
Bruxelles, 1953, PP.285-290);
CLXVI.
CLXVII. Que l'écrit dans le cas d'espèce est la fiche parcellaire établie
sur base de l'attestation de composition n" 03053000 du
30/10/2015 du Bourgmestre de la commune de Kalamu donne
droit à une mutation ou vente;
CLXVIII.
CLXIX. Que le chef du quartier Adjoint Yolo Nord III, pour éclairer le
Tribunal, avait soutenu que la fiche parcellaire attaquée n'avait
aucun soubassement et l'attestation de composition familiale
dont les enfants de MFINDA se sont prévalus pour faire établir
leur fiche parcellaire, ne pouvait jamais servir d'un
soubassement;
CLXX.
CLXXI. Que le cité ayant soutenu que la fiche parcellaire établie par
leur père aux noms de enfants étant perdu, ce qui l'avait poussé
à en faire une autre suivant l'attestation de composition familiale,
tel que leur demandé par l'ancien chef de quartier sans en
produire une quelconque preuve l'attestant;
CLXXII.
CLXXIII. Qu'au vu de l'analyse qui précède il sied de relever donc que la
fiche parcellaire établie sur base de l'attestation de composition
n° 03053000 du 30/10/2015 du Bourgmestre de la commune de
Kalamu donne droit à une mutation ou vente altèrent la vérité;
CLXXIV.
CLXXV. Attendu que pour ce qui est du préjudice, le faux n'existe que
si l'altération de la vérité dans un écrit est susceptible de porter
préjudice à autrui. L'infraction de faux en écriture existe dès qu'il
y a altération de la vérité et possibilité d'un préjudice pour autrui
(CSJ, RPA 78, 15 juillet 1983, B.A. 1980-1984, P.405, cité par Bony
Cizungu M. Nyangezi, infractions de A à Z, p. 423);
CLXXVI.
CLXXVII. Que le préjudice peut être matériel lorsque le faux cause
préjudice aux droits ou intérêts d'une personne dans son
patrimoine ou moral s'il porte atteinte à l'honneur ou à la
considération d'autrui;
CLXXVIII.
CLXXIX. Que dans le cas d'espèce, cette fiche attaquée a porté
préjudice au citant dans la mesure où en sa qualité de liquidateur
et héritier de la première catégorie de la succession MALUMBA
Jean, il est en risque de perdre ses droits en tant que telle sur les
biens de ladite succession dont la parcelle sise 4ème rue Luidi
n°9 Quartier Yolo Nord III; 11
CLXXX.
CLXXXI. Attendu que pour ce qui est de l'élément intentionnel, il est
exigé du faussaire soit l'intention de procurer un profit, avantage
ou bénéfice illicite à lui-même ou à un tiers, soit l'intention de
nuire à autrui;
CLXXXII.
CLXXXIII. Que la loi n'exige pas que l'auteur du faux puisse agir
avec une intention frauduleuse et à dessein de nuire, l'existence
d'une de ces conditions suffit (G. Mineur, page 281);
CLXXXIV.
CLXXXV. Que dans le cas sous examen le fait pour le cité LUNANGU
MFINDA Michelin de se faire confectionner la fiche parcellaire, qui
lui donne les droits sur ladite parcelle, en vue de faire perdre au
citant ses droits prouve à suffisance qu'il a agi avec intention de
le nuire;
CLXXXVI.
CLXXXVII. Que de ce qui précède tous les éléments constitutifs de
l'infraction de faux étant réunis, il dira donc établie en fait comme
en Droit l'infraction de faux en écriture portant sur la fiche
parcellaire établie sur base de l'attestation de composition n
03053000 du 30/10/2015 du Bourgmestre de la commune de
Kalamu donne droit à une mutation ou vente mise à charge du
cité LUNANGU MFINDA Michelin:
CLXXXVIII.
CLXXXIX. [Link] DE FAUX
CXC.
CXCI. Attendu que s'agissant de l'infraction d'usage de faux portant sur
de l'attestation de composition n° 03053000 du 30/10/2015 du
Bourgmestre de la commune de Kalamu donne droit à une
mutation ou vente, l'article 126 du code pénal livre II dispose que
celui qui, dans une intention frauduleuse ou à dessein de nuire,
aura fait usage de l'acte faux ou de la pièce fausse, sera puni
comme s'il était l'auteur du faux,
CXCII.
CXCIII. Que pour être coupablement établi à charge de la citée,
l'usage de faux exige la réunion des éléments constitutifs à
savoir:
CXCIV.
CXCV. Un acte d'usage d'une pièce fausse;
CXCVI.
CXCVII. L'intention frauduleuse ou à dessein de nuire et;
CXCVIII.
CXCIX. Le préjudice:
CC.
CCI. Attendu que s'agissant de l'acte d'usage, la loi ne précise pas ce
qu'il faut entendre par ce terme. Cependant, la doctrine définit
l'usage d'une pièce fausse comme étant le fait d'utiliser ou de
tenter d'utiliser un acte faux, cet acte ayant été établi, falsifié ou
altéré par un autre ou par soi-même (Bony CIZUNGU M.
NYANGEZI, infractions de A à Z, page 147);
CCII.
CCIII. Qu'il ressort de l'analyse de la disposition légale sus évoquée que
pour concevoir l'usage de faux à charge du cité, il est exigé que
le faux soit d'abord établi; 12
CCIV.
CCV. Que dans le cas sous examen le cité LUNANGU MFINDA Michelin a
usé de la fiche parcellaire établie sur base de l'attestation de
composition n 03053000 du 30/10/2015 du Bourgmestre de la
commune de Kalamu donnant droit à une mutation ou vente
devant le Tribunal de Grande instance Kinshasa/ Kalamu en date
du 05 Aout 2024 sous le RC 34.679;
CCVI.
[Link] que pour ce qui est de l'élément moral, le faussaire doit
savoir que la pièce est fausse ou altérée et qu'il ait agi de
mauvaise foi, c'est-à-dire dans une intention frauduleuse;
CCVIII.
CCIX. Que dans le cas d'espèce le cité LUNANGU MFINDA Michelin a agi
de mauvaise foi du moment où, il en connaissait le caractère
faux, étant auteur de cette pièce fausse:
CCX.
CCXI. Attendu que s'agissant du préjudice, la doctrine enseigne que
l'usage de faux n'est établi que s'il cause préjudice à autrui;
CCXII.
CCXIII. Que dans le cas sous examen, l'usage de faux imputé au cité
susnommé a causé préjudice au citant en tant qu'héritier de la
succession MALUMBA Jean, au risque de perdre ses droits dans
ladite parcelle et l'a ainsi obligé à recourir aux services onéreux
des avocats pour le défendre afin d'être rétabli dans ses droits et
tant d'autres préjudices moraux et financiers;
CCXIV.
[Link] tous les éléments constitutifs de l'infraction d'usage de faux
étant réunis dans le chef du cité LUNANGU MFINDA Michelin, le
Tribunal dira établie en fait comme en droit cette infraction mise à
sa charge; Par conséquent sera condamné à 06 mois de servitude
pénale principale et à 500.000 FC d'amende payable dans le délai
légal sinon il subira 20 jours de servitudes pénales subsidiaires;
CCXVI.
CCXVII. Qu'il a été jugé que lorsqu'elles sont commises par le même
auteur, les infractions des faux et d'usage de faux ne constituent
qu'une seule infraction (CSJ.. RPA.,324, 9 Aout 2006, Affaire M.P
contre LOMBAYE et TSHIBANGU, les analyses juridiques, 13-14, pp
48-45);
CCXVIII.
CCXIX. Que dans le cas sous examen, le cité LUNANGU MFINDA
Michelin, ne sera condamné que de la prévention d'usage de faux
à l'occurrence à 06 mois de servitude pénale principale et à
500.000 FC d'amende payable dans le délai légal sinon il subira
20 jours de servitudes pénales subsidiaires;
CCXX.
CCXXI. Attendu que le Tribunal ordonnera la confiscation et la
destruction du document déclaré faux par le Tribunal de céans en
l'occurrence la fiche parcellaire établie suivant l'attestation de
composition n° 03053000 du 30/10/2015 du Bourgmestre de la
commune de Kalamu donnant droit à une mutation ou vente
inscrit << aux noms des13
CCXXII.
CCXXIII. personnes dont les noms suivent NSANSI KAMALANDA Pauline
et consorts, ceux-ci menaçant la foi publique;
CCXXIV.
CCXXV. Attendu que s'agissant de l'action civile, le citant a sollicité du
Tribunal la condamnation du cité à la somme équivalente en
francs congolais de 10.000 dollars américains à titre des
dommages et intérêts,
CCXXVI.
[Link] statuant ex aequo et Bono, le tribunal tenant compte des
préjudices matériels, financiers et moraux subis par le citant qui a
été obligé de recourir au service onéreux des avocats pour la
défense de ses intérêts, qu'il condamnera le cité à lui payer la
somme de 5.000.000 (Cinq millions) francs congolais à titre des
dommages et intérêts pour tous les préjudices subis;
CCXXVIII.
CCXXIX. Que le tribunal mettra les frais et dépens de justice à charge
du cité susnommé
CCXXX.
CCXXXI. PAR CES MOTIFS
CCXXXII.
CCXXXIII. Le tribunal,
CCXXXIV.
[Link] publiquement et contradictoirement à l'égard de
toutes les parties:
CCXXXVI.
CCXXXVII. Vu la loi organique N° 13/011-B du 11 avril 2013 portant
organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de
l'ordre judiciaire;
CCXXXVIII.
CCXXXIX. Vu le code de procédure pénale;
CCXL.
CCXLI. Vu le code pénale livre II en ses articles 124 et 126;
CCXLII.
CCXLIII. Le Ministère public entendu en ses réquisitions;
CCXLIV.
CCXLV. SOUS LE R.P.16.213
CCXLVI.
CCXLVII. Dit non établie en fait comme en droit la prévention de faux en
écriture mise à charge du cité MALUMBA NZAU, en conséquence
l'en acquitte et le renvoie des fins de toutes poursuites judiciaires
sans frais;
CCXLVIII.
CCXLIX. Dit également non établie en fait comme en droit la prévention
d'usage de faux mise à charge du cité susnommé, l'en acquitte et
le renvoie des fins de toutes poursuites judiciaires sans frais;
CCL.
CCLI. Reçoit la demande civile du citant LUNANGU MFINDA Michelin
mais la dit non fondée, la rejette par conséquent;
CCLII.
CCLIII. Met les frais d'instance à charge du citant LUNANGU MFINDA
Michelin;
CCLIV.
CCLV. SOUS LE R.P. 16.217
CCLVI.
CCLVII. Reçoit le moyen de la prescription soulevée par le cité
LUNANGU MFINDA Michelin mais ledit non fondé, par conséquent
le rejette14
CCLVIII.
CCLIX. Dit établies en fait comme droit les préventions de faux en
écriture et usage de faux portant sur la fiche parcellaire établie
sur base de l'attestation de composition n 03053000 du
30/10/2015 du Bourgmestre de la commune de Kalamu donnant
droit à une mutation ou vente mise à charge du cité LUNANGU
MFINDA Michelin,
CCLX.
CCLXI. Par conséquent, le condamne à 06 mois de servitude pénale
principale et à 500.000 FC d'amende payable dans le délai légal
sinon il subira 20 jours de servitudes pénales subsidiaires;
CCLXII.
CCLXIII. Condamne le cité à lui payer la somme de 5.000.000 (Cinq
millions) francs congolais à titre des dommages et intérêts pour
tous les préjudices subis
CCLXIV.
CCLXV. Ordonne la confiscation et la destruction du document déclaré
faux par le Tribunal de céans en l'occurrence la fiche parcellaire
établie suivant l'attestation de composition n° 03053000 du
30/10/2015 du Bourgmestre de la commune de Kalamu donne
droit à une mutation ou vente inscrit aux noms des personnes
dont les noms suivent NSANSI KAMALANDA Pauline et consorts,
celui-ci menaçant la foi publique;
CCLXVI.
CCLXVII. Michelin; Met les frais de la présente instance à charge du cité
LUNANGU MFINDA
CCLXVIII.
CCLXIX. Ainsi jugé et prononcé par le tribunal de paix de Kinshasa Pont
Kasa-Vubu siégeant en matière répressive au premier degré en
son audience publique du 011 97 /2025 à laquelle ont siégé les
magistrats BIBI ATUMBA Caroline, présidente, NKENGE LUZEMBO
Péguy et NZELENGA WAGAZAGHE Georges, juges avec le
concours de l'officier du ministère Public ici représenté
république... LokOLI KEKIANE... NKUFI MACA Preffier du siège. par
le procureur de la ...et l'assistance de Monsieur
CCLXX.
CCLXXI. 98
CCLXXII.
CCLXXIII. Greffier
CCLXXIV.
CCLXXV. Juges
CCLXXVI.
CCLXXVII. Présidente
CCLXXVIII.
CCLXXIX. 2.

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