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Électricité - Magnétostatique

Le document présente un cours sur la magnétostatique, abordant les forces magnétiques, le champ d'induction magnétique, et les lois fondamentales comme celles de Laplace et de Biot-Savart. Il explique les concepts de force magnétique sur des charges en mouvement et sur des conducteurs, ainsi que le théorème d'Ampère. L'ensemble vise à fournir une compréhension des champs magnétiques générés par des courants stationnaires.

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Le document présente un cours sur la magnétostatique, abordant les forces magnétiques, le champ d'induction magnétique, et les lois fondamentales comme celles de Laplace et de Biot-Savart. Il explique les concepts de force magnétique sur des charges en mouvement et sur des conducteurs, ainsi que le théorème d'Ampère. L'ensemble vise à fournir une compréhension des champs magnétiques générés par des courants stationnaires.

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Électricité- Magnétostatique

Cours & Travaux Dirigés

R
U
Pr. Najim MANSOUR

SO
Maître de conférence habilité
Equipe de Physique Moderne, Rayonnement et Applications (PMRA)
N
Laboratoire des Systèmes Intelligents Matériaux et Energie Durables (SIMED)
Département des sciences de l’ingénieur
A
Faculté des Sciences et Technique-Errachidia
Université Moulay Ismail
.M
. N
Pr

1er mai 2025


Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
Table des matières
1 Introduction 2

2 Forces magnétiques 2
2.1 Force magnétique agissante sur une charge en mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.2 Force magnétique agissante sur un conducteur : Loi de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

3 Champ d’induction magnétique crée par les courants : Loi de Biot-Savart 3

4 Théorème d’Ampère 5
4.1 Calculs de champ B à partir de théorème d’Ampère (voir les exercices 4 et 5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.1.1 Plans de symétrie et d’antisymétrie de la distribution de courant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.2 forme intégrale du théorème d’Ampère (voir l’exercice 4) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

5 Flux Magnétique et Induction 7


5.1 Flux Magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5.2 Inductance Propre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5.3 Inductance Mutuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

R
6 Équations Locales de la Magnétostatique 8

U
6.1 Rappel sur les opérateurs différentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6.2 Équations Locales de la Magnétostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
6.3 Loi de Gauss pour le champ magnétique .
6.4 Loi d’Ampère (locale) . . . . . . . . . . .
.
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. SO.
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12
13
N
A
.M
. N
Pr

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 1 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
1 Introduction
La magnétostatique étudie les champs magnétiques créés par des courants stationnaires.

2 Forces magnétiques
2.1 Force magnétique agissante sur une charge en mouvement
Considérons un ensemble de particules de charge qi appelées charges agissantes, supposons que ces charges sont en mouvement.
Plaçons en un point P une charge d’essai ponctuelle q au repos, cette charge est soumise à une force proportionnelle à q que
nous appellerons force électrique et que nous écrivons sous la forme :

F~e = qE
~ (1)

— F~e La force électrique


— E~ : Le champ électrique crée par des charges qui sont en mouvement et qui est une généralisation du champ électrostatique
crée par les charges qui sont essentiellement immobiles. Le champ électrique est en général fonction du temps.
Maintenant supposons que la charge d’essai ponctuelle placée en p est animée à l’instant t d’une vitesse ~v .

R
Cette charge est encore soumise à la force électrique F~e = qE
~ ( F~e ne dépond pas du fait que q soit en mouvement ou au repos).
Lorsque la charge d’essai ponctuelle q est animée d’une vitesse ~v elle est sollicitée par une force supplémentaire appelée " force

U
magnétique " que nous la noterons F~m . Nous associons à cette force magnétique le champ d’induction magnétique B ~ Donc la
~ ~
relation entre Fm et B est :
SO
F~m = q~v ∧ B
~ (2)
N
Donc la force totale F~ qui s’exerce sur une charge q en mouvement est :
A
.M

F~ = q(E
~ + ~v ∧ B)
~ C’est la formule de Lorentz. (3)

— Remarques :
N

— Si la charge d’essai ponctuelle q est au repos alors : F~m = ~0, car ~v = ~0, donc F~ = F~e = q E.
~
— Si les charges agissantes sont au repos donc pas de création de champs d’induction magnétique B ~ = ~0, d’où F~m = ~0 ,
.

~ ~
alors F = Fe = q E. ~
Pr

~ sont colinéaires donc nullité du produit vectoriel ~v ∧ B


— Si ~v et B ~ d’où F~ , alors F~ = F~e = q E.
~
— Si q = 0 ⇒ F~e = 0 et F~m . Alors F~m . La force magnétique n’agit que sur une charge en mouvement, ou un conducteur
traversé par un courant
— La direction de F~m est perpendiculaire au plan formé par ~v et B~ Son sens est tel que, dans le cas d’une charge positive,
~ et F~m forment un trièdre direct (règle de la main droite). Lorsque la charge est négative la force
les vecteurs ~v , B
change de sens.
— On utilisera la règle du tire-bouchon où la règle de la main droite pour trouver la direction de F~m
~ sera négligeable.
— dans le cas des courants continus q E
— Dans le système des unités international l’unité du champ d’induction magnétique est le Tesla, symbole T.

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 2 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
2.2 Force magnétique agissante sur un conducteur : Loi de Laplace

Considérons un élément de longueur dl de section ds traversé par un courant d’intensité I constitué par des particules de charges
q animée d’une vitesse uniforme ~v .
~ un champ d’induction magnétique extérieur supposé uniforme en tout point de l’élément dl . Chaque particule de l’élément
Soit B
dl est soumise à une force magnétique F~m = q V
~ ∧B~
(Car les particules de charge q sont en mouvement). Alors la force magnétique totale dF~ qui s’exerce sur l’élément dl est :

R
dF~ = Σ(q V
~ ∧ B)
~ = (Σq)(E
~ ∧ B)
~

U
(Σq) : La charge mobile totale qui se trouve dans l’élément considéré (dl).

courant SO
— Soit ρm la densité de charge mobile, donc on a Σq = ρm dsdl, alors : dF~ = (ρm dsdl)~v ∧ B,
~ avec J~ = ρm~v est la densité de

— Soit le vecteur d~l élément de courant est orienté dans le même sens du courant ( d~l et J~ étant parallèles). Donc on peut
N
écrire : dF~ = dsJd~l ∧ B
~
— Soit I l’intenisté de courant. On sait que I = Jds. Alors on peut écrire encore :
A

dF~ = Id~l ∧ B.
~ C’est la loi de Laplace
.M

Remarque :
— dF~ est perpendiculaire à la fois à d~l et B.
~
N

— Le module de dF~ est dF = IdlB sin α


— Le sens de dF~ est donné par la règle de la main droite
.

Résumé :
Pr

Sur chaque élément de circuit filiforme agit une force élémentaire de Laplace définit par :

dF~ = Id~l ∧ B.
~ Loi de Laplace

L’ensemble de ces forces équivaut à une force unique F~ = dF~ .


R

3 Champ d’induction magnétique crée par les courants : Loi de Biot-Savart


Soit un élément de courant d~l d’origine O et traversé par une intensité de courant I.

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 3 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
Le champ magnétique créé par un élément de courant est donné par :

~ = µ0 Id~l ∧ ~r µ0 Id~l ∧ ~u
dB 3
= (4)
4π r 4π r2

La loi de Biot et Savart est une loi élémentaire qui permet de passer de l’élément de courant d~l au champ élémentaire dB.~
L’élément de courant d~l n’est pas une entité physique isolable, donc dB ~ n’est pas au sens strict une loi physique ⇒ c’est un
intermédiaire de calcul.
Le module de dB ~ est dB = µ0 I2 dl sin(α), α : l’angle de ~u avec d~l
4πr
L’expression du champ élémentaire dB ~ créé par un élément de courant est :
— Dans le cas d’une distribution linéique (filiforme) de courant Id~l :

~ = µ0 Id~l ∧ P~M
dB .
4π PM~ 3

~ :
— Dans le cas d’une distribution surfacique de courant Jds

R
~ ∧ P~M

U
~ = µ0 Jds
dB .
4π PM3

~ :
— Dans le cas d’une distribution volumique de courant Jdτ
SO
N
~ ∧ P~M
A

~ = µ0 Jdτ
dB
4π P M 3
.M

Direction du champ magnétique


. N
Pr

Comment appliquer la loi de Biot-Savart pour calculer le champ dinduction magnétique ?

Voir les exercices 1 et 3

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 4 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
4 Théorème d’Ampère
L’intégrale de ligne du champ magnétique autour d’un contour fermé est proportionnelle au courant traversant :
I
~ · d~l = µ0 ΣI(algébrique enlacé)
B (5)
C(contour orienté)

H
— C(contour orienté)
: Le contour imaginaire choisi doit être fermé (il délimite une surface).
~ : est le champ créé par tous les courants (enlacés ou non).
— B
— d~l : définit le sens de parcours du contour (orientation arbitraire).
— Le sens de parcours choisi définit un vecteur ~n normal à la surface délimitée par le contour (main droite).
— Si le contour est une ligne de champ alors B~ et d~l sont colinéaires.
— I(algébrique enlacé) Représente la somme algébrique des courants enlacés par le contour. Si les courants enlacés sont orientés
dans le même sens que ~n, on les compte positivement (et négativement dans le sens contraire).

Exemples :

R
U
SO
N
A
.M
. N
Pr

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 5 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés

4.1 Calculs de champ B à partir de théorème d’Ampère (voir les exercices 4 et 5)


— Chercher les invariances et symétries de la distribution de courant.
— On fixe un conteur fermé d’Ampère.
— Théorème d’Ampère :

R
I
~ · d~l = µ0 ΣI(algébrique enlacé)
B (6)

U
C(contour orienté)

4.1.1
SO
Plans de symétrie et d’antisymétrie de la distribution de courant
N
Définition des plans de symétries et d’antisymétries des courants :
A
.M
. N
Pr

— En un point d’un plan de symétrie des courants, le champ magnétique est perpendiculaire à ce plan.
— En un point d’un plan d’antisymétrie des courants, le champ magnétique est contenu dans ce plan.
— Un plan de symétrie des courants est un plan d’antisymétrie du champ magnétique
— Un plan d’antisymétrie des courants est un plan de symétrie du champ magnétique
— Les lignes de champ magnétique sont fermées. Elles tourbillonnent autour des sources (les courants).

4.2 forme intégrale du théorème d’Ampère (voir l’exercice 4) :


S’il existe des courants volumiques enlacés par le contour, l’intensité "enlacée" correspondante s’écrit :
Z Z
Ialgébrique enlacé = ~ S
Jd ~

Donc La forme intégrale du théorème d’Ampère s’écrit :

I Z Z
~ ~l = µ0
B.d ~ S
Jd ~ à parfaitement connaître
c(contour orienté) 0

S : surface s’appuyant sur c(contour orienté) .

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 6 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
5 Flux Magnétique et Induction
5.1 Flux Magnétique
Le flux magnétique à travers une surface S est donné par :
Z
ΦB = ~ · dS
B ~ (7)
S

Il représente la quantité de champ magnétique traversant une surface donnée.

5.2 Inductance Propre


L’inductance est la propriété d’un circuit à s’opposer aux variations du courant qui le traverse. Elle est définie par :

ΦB = LI (8)

Le coefficient L est appelé inductance propre et dépend de la géométrie du circuit.

5.3 Inductance Mutuelle

R
5.3.1 Définition

U
L’induction mutuelle est un coefficient permettant de décrire l’influence d’un circuit magnétique sur un autre. Par exemple
SO
on considère deux circuits C1 et C2 parcourues par des courants I1 et I2 . Le courant I1 produit dans tout l’espace un champ
magnétique B1 . Le flux généré par le champ magnétique B1 à travers C2 est noté φ12 .
N
A
.M
N
r.
P

Z Z Z Z I
Φ12 = B ~2 =
~ 1 .dS rot ~2 =
~ A~1 .dS ~2 (théorème de Stokes)
~ 1 .dl
A (9)
S2 S2 C2

L’expression du potentiel vecteur généré par un circuit linéique C1 parcouru par un courant I1 s’écrit :
I ~1
~ 1 = µ0
A I1
dl
(10)
4π C1 r12

L’expression finale du flux est :


!
µ0
I I ~1 dl
dl ~2
Φ12 = I1 . = M12 I1 (11)
4π C2 C1 r12

que l’on note : φ12 = L12 · I1 avec M12 l’induction mutuelle entre le circuit C1 et le circuit C2 .

µ0
I I ~1 dl
dl ~2
M12 = (12)
4π C2 C1 r12

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 7 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
On remarque que M12 est inchangé par permutation des indices 1 et 2 dans les calculs d’où :

Φ21 = M21 I2 = M12 I2 (13)

D’après 12, M est strictement positif si toutes les spires sont bobinées dans
~ 1 et B
le même sens ( les lignes de champ B ~ 2 s’ajoutent.)

6 Équations Locales de la Magnétostatique


6.1 Rappel sur les opérateurs différentiels

Gradient, divergence, rotationnel et laplacien

Il existe 4 opérateurs différentiels principaux appelés rotationnel, divergence, gradient et laplacien qui généralisent


la notion de dérivée, ces opérateurs peuvent s’exprimer avec l’opérateur nabla ∇ (ici défini en coordonnées cartésiennes)

R
Opérateur gradient

U
Je vais commencer cette séance par une discussion sur le formalisme mathématique qui concerne l’utilisation des opérateurs

formuler les lois de l’électromagnétisme. SO


differentiels très utilisés en physique, qui sont le gradient, la divergence, le rotationel et le laplacien qui sont indispensable pour

C’est une séance un peu technique mais très utile et plus fondamental, apres je vais essayer de vous faire sentir intuitivement ce
N
que sont ces opératreurs, car en physique tu sais qu’il faut faire parler les équations
D’abord il faut que tu prennes conscience qu’il y a des champs scalaires et vectoriels. Les champs scalaires pratiquement par
A

exemple : la température la pression etc.. et les champs vectoriels comme E ~ et B


~ sont des vecteurs, soit :
.M

 
Ax
 
A~=  Ay 

(14)
 
N

Az

ç’est pour ça il y a un flèche au dessus,en faite un champ vectoriel est la donnée de trois champs scalaire, en projetant ce vecteur
.

dans un trièdre directe tu te retrouves avec la donnée de trois champs scalaires qu’eux meme dépondent des trois variables (x, y, z)
Pr

Maintenant on cherche à retrouver ces opérateurs differentiels , gradient, divergence, rotationel et le laplacian, on va utiliser ce
qu’on appel l’opérateur nabla noté avec un petit triangle ∇ ~ avec un petit flèche au dessus. Cette outil mathématique va te servir
à retrouver les expressions des autres opérateurs.

Définition
Soit la fonction f (p) (champ scalaire) qui a chaque point p de lespace associe une quantité.
−−→ −
→ −−→ −

L’opérateur gradient grad (aussi appelé nabla : ∇) transforme un champ scalaire f en un champ vectoriel : gradf ou ∇f
 ∂f 
∂x
−−→ −
→   ∂f
~i + ∂f ~j + ∂f ~k
gradf = ∇f =  ∂f = (15)
 
 ∂y  ∂x ∂y ∂z
∂f
∂z

Que représente le gradient d’un champ f et quelle est son utilité ?

L’opérateur gradient indique la direction vers laquelle le champ f est croissant, c-à-d : Le gradient indique à la fois le taux
de variation de f (par sa norme), et la direction de " plus grande pente ". Il est dirigé localement vers les valeurs élevées de f ,
et orthogonal aux lignes f = cste. Il généralise la notion de dérivée.

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 8 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés



Attention : j’écris ∇ comme un vecteur, mais en fait ce n’est pas un vrai vecteur, il n’en a pas toutes les
propriétés. Le gradient est un opérateur ⇒ il opère = il dérive, transforme un champ scalaire en un champ vectoriel.
Par exemple, dans l’espace vectoriel habituel (le monde des vecteurs), on peux écrire :

~B
A. ~ = B.
~ A~ = le produit scalaire de deux vecteurs est commutatif (16)
−−→
Mais ce n’est pas le cas pour l’opérateur grad,

→ ~ ~− → −
→ 
∇.A 6= A. ∇ ∇ ne vit pas dans le monde des vecteurs (17)

f = CHAMP SCALAIRE (18)


−−→ − →
grad = ∇ = OPÉRATEUR (19)
−−→ −

gradf = ∇f = VECTEUR (20)
−−→

R
Le vecteur gradf est perpendiculaire aux surfaces ( définies par f = Cte )
~
En effet, si on se déplace le long dune surface f = Cte alors df = 0 et donc gradf.d ~ = 0.
OM

U
~
~ ⊥gradf

−−→
Le gradf est donc perpendiculaire aux surface iso-f.
dOM
SO (21)
N
A
.M
. N
Pr

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 9 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
Exemples

— le dessin suivant représente le graphe de la fonction


f1 (x, y) = −x2 − y 2 . Le gradient est représenté dans le
plan du bas (vecteurs en bleu).
— le dessin suivant représente le graphe de la fonction
— le vecteur gradient (en bleu) pointe dans la direction où
f2 (x, y) = −(cos 2x + cos 2y)2 . Le gradient est représenté
la fonction croît le plus rapidement.
dans le plan du bas (vecteurs en bleu).
— Les cercles représenté dans le plan du bas sont les courbes
de niveau d’equations −x2 − y 2 = cste. — le vecteur gradient (en bleu) pointe dans la direction où
la fonction croît le plus rapidement.
~ 1=
— En chaque point (x, y), le vecteur gradient de f1 (∇f
~ ~
−2xi − 2y j) est perpendiculaire aux courbes de niveau de
la fonction f1 .

R
U
SO Par MartinThoma Travail personnel, CC0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php ?curid=71375503
N
A

Opérateur divergence
.M

Définition
Si l’on observe un jet d’eau, les gouttes tendent à s’éloigner les unes des autres, elles sont divergentes.
. N
Pr

L’opérateur divergence div mesure si un champ vectoriel diverge c’est à dire " rentre " ou " sort " d’une zone de l’espace où il y
a la source qui crée le champ. Comme ce que l’on peut observer sur un diagramme de lignes de champ :

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 10 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
L’opérateur divergence permet de construire un champ scalaire f (M ) = div V ~ à partir d’un champ vectoriel V
~ (M ). Dans un


système de coordonnées cartésiennes l’opérateur div s’exprime aussi à l’aide de l’opérateur ∇. Ainsi, on a :
∂  
∂x Vx
~ =−→~  ∂    ∂Vx ∂Vy ∂Vz
   
div V ∇.V =  ∂y  . Vy  = + + (22)
    ∂x ∂y ∂z
∂ Vz
∂z

Opérateur rotationnel
Définition

L’opérateur rotationnel s’applique à un champ de vecteurs pour donner un champ de vecteurs


L’opérateur rotationnel permet de mesurer la " rotation " du champ ⇒ Tourne-t-il ou ne tourne-t-il pas ?

Rotationnel et lignes de champ


De façon schématique, en un point M

−→ ~ ~
— Si rotV = 0, les lignes de champ ne s’enroulent pas : elles sont parallèles, ou bien parfaitement convergentes ou divergentes ;

R
−→ ~ ~ −→ ~
— Si rotV 6= 0, les lignes de champ s’enroulent en sens trigonométrique autour de la direction donnée par rotV .

U
SO
N
A
.M
N

~ . Alors son rotationnel, noté −→~ −


→ ~
Prenons un champ dans un espace à 3 dimensions, le champ V rotV = ∇ ∧V se calculera de la
façon suivante :
.
Pr

Il faut savoir comment calculer un produit vectoriel. Pour calculer le produit vectoriel, tu masques la première ligne et tu fais le
produit scalaire en croix du déterminant(de même pour les autres composantes).
∂  
∂x Vx
−→ ~ −
→    
~ = ∂ 
rotV = ∇ ∧ V  ∧  Vy 
 
 ∂y
   
∂ Vz
∂z
∂ ∂ ∂
∂y Vy ~ Vx ~ ∂x Vx ~
= ∂ i− ∂x
∂ j+ ∂ k
∂z Vz ∂z Vz ∂y Vy
 ∂Vz ∂Vy 
∂y − ∂z
     
∂Vz ∂Vy ~ −∂Vz ∂Vx ~ ∂Vy ∂Vx ~  
= − i+ + j+ − k =  −∂V z ∂Vx 
∂x + ∂z 

∂y ∂z ∂x ∂z ∂x ∂y  
∂Vy ∂Vx
∂x − ∂y

MIPC -24 (GI-24, GC-24, GP-24 et MSD-24)/ A.U. : 24-25 11 Pr. Najim MANSOUR
Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
Théorème du rotationnel
Pour toute surface S, délimitée par le contour fermé C, pour tout champ vectoriel V ~ . Le flux du rotationnel d’un champ
vectoriel à travers une surface égale la circulation de ce champ sur le contour de cette surface, on a :
I ZZ
~ .d~l = −→ ~ ~
V rotV .dS (23)
S

Opérateur laplacien
Définition
Il correspond à l’opérateur nabla appliqué deux fois à la fonction considérée. Il s’applique le plus souvent aux champs scalaires,
et son résultat est alors également un champ scalaire.
 ∂   ∂f 
∂x ∂x
    ∂2f ∂2f ∂2f
~ ∇f
∆f = ∇. ~ = ∂   ∂f 
 ∂y  .  ∂y  = + 2 + 2 (24)
    ∂x 2 ∂y ∂z
∂ ∂f
∂z ∂z

La dérivée partielle deuxième mesure les variations de la pente ⇒ Le Laplacien scalaire représente la courbure dun champ scalaire.

R
U
Le Laplacien combine et relie la description statique d’un champ (décrit par son gradient) aux effets dynamiques (la diver-
gence)

SO
Le Laplacien vectoriel est tout simplement pour chaque composante le Laplacien scalaire appliquée à chacune des composantes
~
(Vx (x, y, z), Vy (x, y, z), et Vz (x, y, z)) du champ vectoriel V
N
 2
∂ 2 Vx ∂ 2 Vx

∂ Vx
∂x2 + ∂y 2 + ∂z 2
A

    ∂2V

~ ~ ~ ~ ∂ 2 Vy ∂ 2 Vy 

∆V = ∇.∇ V =  ∂x2 + ∂y2 + ∂z2 
 y
(25)
.M

 
∂ 2 Vz ∂ 2 Vz ∂ 2 Vz
∂x2 + ∂y 2 + ∂z 2

Remarque :
N

Une quantité dont le laplacien est nul est dite harmonique. On connait des solutions exactes dans ce cas.
.
Pr

6.2 Équations Locales de la Magnétostatique


Les équations locales de la magnétostatique sont dérivées des équations de Maxwell sous l’hypothèse d’un champ magnétique
stationnaire ( ∂B
∂t = 0). Elles sont au nombre de deux :

6.3 Loi de Gauss pour le champ magnétique


le champ magnétique ne possède pas de sources scalaires, c’est-à-dire qu’il ne peut pas diverger à partir d’un point comme
~ est toujours nulle :
un champ électrique le ferait autour d’une charge électrique, ce qui signifie que la divergence de B

~ ·B
∇ ~ =0 (26)

Cela implique que les lignes de champ magnétique sont toujours **fermées** ou **infinies**.
Pourquoi ?
— Comparaison avec le champ électrique :
— Le champ électrique E ~ a des sources et des puits : il part des charges positives et se termine sur les charges négatives.
Cela se traduit par l’équation de Maxwell-Gauss :

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~ = ρ
~ ·E

ε0

Ici, ρ représente la densité de charge, donc il existe des points sources du champ électrique.
— Dans le cas du champ magnétique :
— Il n’existe pas de monopôles magnétiques (jusqu’à preuve du contraire en physique expérimentale).
— Les lignes de champ magnétique sont toujours fermées : elles forment des boucles continues.
~ est donc :
— La loi de Gauss pour B
~ ·B
∇ ~ =0
~ "apparaît" ou "disparaît" comme c’est le cas pour E.
Ce qui signifie qu’il n’existe pas de point où B ~
Exemple concret :
— Autour d’un fil infini parcouru par un courant, B ~ forme des cercles concentriques : il n’y a pas de début ni de fin, juste un
flux magnétique qui tourne en boucle.
— Autour d’un aimant, le champ B ~ sort du pôle Nord et entre dans le pôle Sud, mais en réalité, à l’intérieur de l’aimant, il
continue sa boucle.
Donc, B~ n’a pas de sources ou de puits, il est toujours en circuit fermé.

R
U
6.4 Loi d’Ampère (locale)


SO
La loi d’Ampère exprime que la circulation du champ magnétique est proportionnelle à la densité de courant :

~ ∧B
~ = µ0 J~ (27)
N
avec J~ la densité de courant électrique. Cette équation indique que les courants électriques sont les sources des champs
A

magnétiques.
.M
. N
Pr

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~ : conducteur filiforme (Loi de Biot et Savart )
Exercice 1 : Calcul du champ B

Soit un conducteur filiforme rectiligne M N parcouru par un courant d’intensité I.


1. Calculer le champ d’induction magnétique élémentaire dB ~ créé par un élément d~l en un point P situé à une distance a du fil.
2. En déduit le champ magnétique total B ~ créé par le tronçon M N .
3. Etudier le cas où M N est infini. Préciser les lignes du champ magnétique.

~m (Loi de Laplace)
Exercice 2 : Calcul de la force magnétique F

Dans la situation représentée sur la figure : — Quelle est la force magnétique résultante sur le cadre mé-
tallique ?
— Quelle est la force sur le fil du haut dans le cadre ?

R
U
~ : spire circulaire ( Loi de Biot et Savart )
Exercice 3 : Calcul du champ B SO
On considère une spire circulaire, parcourue par un courant d’intensité I. Etablir l’éxpression du champ d’induction magnétique créé :
1. Au centre C de la spire.
N
2. En un point P situé sur l’axe Cz de la spire.
A
.M

~ : cylindre rectiligne indéfini (Théorème d’Ampère)


Exercice 4 : Calcul du champ B

Un cylindre rectiligne indéfini, de rayon R est parcouru par un courant d’intensité I. La densité de courant ~j est uniforme.
N

1. Etablir l’expression du champ d’induction en fonction de la distance x à l’axe du cylindre ( x ≤ R et x ≥ R ).


r.

~ : solénoide (Théorème d’Ampère-plusieurs circuit filiformes)


Exercice 5 : Calcul du champ B
P

On considère un solénoide infiniment long (C) contenant n spire par unité de longueur et parcouru par un courant d’intensité I.
1. Calculer le champ d’induction magnétique créé en un point de sont axe.
2. En utilisant le théorème d’Ampère calculer le champ d’induction crée par ce solénoïde à l’intérieur et l’extérieur.
~
3. Calculer le potentiel vecteur A(r) en tout point M situé à la distance r de l’axe du solénoide.
4. Tracer les graphes B(r) et A(r).

Exercice 6 : Flux du champ magnétique

On considère un fil rectiligne infiniment long parcouru par un courant d’intensité I. Un rectangle, de dimensions h et b, est situé dans un plan
contenant le fil. Le côté du rectangle le plus proche du fil est à une distance a.
— Déterminer l’expression du flux du champ magnétique créé par le fil à travers ce rectangle.

Exercice 7 : Calcul de l’inductance mutuelle

Un grand solénoïde (C1 ) de section S1 et contenant n1 spires par unité de longueur est parcouru par un courant d’intensité I1 .
— Calculer l’inductance propre L du solénoïde
Ce solenoide est en presence d’une spire (C2 ), de section S2 est parcourue par un courant d’intenisté I2 . L’axe de la spire porté par un vecteur
~v fait un angle θ avec l’axe de (C1 ).
— Calculez l’inductance mutuelle M entre les deux bobines en fonction de θ ( les différentes orientations) et préciser son signe pour ces
différentes orientations.

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FFF Correction de l’exercice 1 FFF

R
~ ?
Définir un système de coordonnées dB

U
— Définir un système de coordonnées approprié aux symétries présentes sur la distribution en courant
SO
(cartésiennes, cylindriques ou sphériques). ⇒ Orienter l’espace.
N
A
.M
N
r.

— Dans notre cas la distribution du courant présente des symétries cylindriques (le fil est un cylindre
P

d’épaisseur fine), alors on va utiliser les coordonnées cylindriques.

Appliquer la loi de BIOT-SAVART

~ =
: dB µ0 I ~
∧ ~u
— B.S. 4πr 2 dl

D’après la loit de Biot-Savart, on décompose le segment M N en tronçons (éléments de courant d~l). Un élément d~l crée en un point M un champ
élémentaire dB ~ perpendiculaire au plan formé par d~l et ~
u. Alors daprès la loi de Biot et Savart :

~ = µ0 I d~l ∧ ~
u
dB . 2 (28)
4π r
(29)

~ ?
dB ~ ?
Direction et sens de dB

~ ~u, dB
— dl, ~ forme un trièdre directe. (tire-bouchon)
⇒ ~ = dB~eθ
dB

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~ ?
Module de dB

µ0 I dl.sin(α)
dB = . (30)
4π r2

~ = µ0 I . dl.sin(α) ~eθ
dB (31)
4π r2

~ ?
B ~ ?
Direction et sens de B

— règle de la main droite. ⇒ ~ = B~eθ


B
— règle du tire-bouchon ⇒ ~ = B~eθ
B
— Plans de symétries de la distribution du courant :
On peut trouver la direction du champ B ~ en repérant les plans de symétrie (ou
dantisymétrie) de la distribution du courant :
— Pour un plan de symétrie des courants, le champ magnétique est perpendicu-

R
laire à ce plan.
— Pour un plan dantisymétrie des courants, le champ magnétique est contenu

U
dans ce plan

Dans notre cas :


SO
~ est perpendiculaire à ce plan. Le champ B
–Le plan (~er , ~ez ) est un plan de symétrie des courants, alors le champ B ~ est dirigé suivant e~θ :
N
~ = B e~θ .
B (32)
A

~ ?
Module de B
.M

Z Z
µ0 I dl.sin(α)
B= dB = . (pour pouvoir intégrer vérifier si l dépond des variables r et α ou non ) (33)
4π r2
N

Dans le triangle rectangle OP M on a :


r.

a l l π π
cos(β) = , sin(β) = , tan(β) = , β+ + (π − α) = π. ⇒ α= +β (34)
r r a 2 2
P

En écrivant :
a a
r= , l = a.tan(β) ⇒ dl = dβ (35)
cos(β) cos2 (β)
On en déduit :
µ0 I dl.sin(α) µ0 I a cos2 (β) µ0 I
dB = . 2
= . 2
. .cos(β).dβ = .cos(β).dβ
4π r 4π cos (β) a2 4πa
Z β2
µ0 I
B= dB = . (sin(β2 ) − sin(β1 )) (36)
β1
4πa

~ = µ0 I [sin(β2 ) − sin(β1 )] ~eθ


B (37)
4πa
Ce résultat permet de calculer le champ magnétique créé par des circuits polygonaux.
Pour un fil de longeur infini β1 ⇒ − π2 et β2 ⇒ π2 . B tend vers une valeur limite
Z β2 Z −π
2 µ0 I
B= dB = dB = (38)
β1 π 2πa
2

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Doù le champ dinduction magnétique crée par un fil infini :

~ = µ0 I ~eθ
B (39)
2πa
On peut noter que le champ magnétique tourne autour du fil dans un sens imposé par la règle du bouchon (ou la règle de la main droite). Par
conséquent, les lignes de champ sont des cercles.

Discussion sur la loi de Biot-Savart :


Notons que cette loi donnant l’expression du champ infinitésimal créé par une portion de circuit n’est qu’un artifice de calcul : on ne peut pas

R
isolé une portion de circuit parcouru par un courant (alors qu’on peut isoler des charges électriques dans le cas du champ électrostatique).
— l’élément du courant I dl~ n’a pas de signification physique.

U
— le champ magnétique élémentaire dB ~ n’a aucune signification physique.
~ = µ0 I dl∧~
— dB
R 4π
2r
u
est un artifice de calcul.
SO
~ =
— B ~ grandeur physique mesurable.
dB
N
A
.M

Autrement : Integration directe sur l’éxpression vectorielle


N

 
~ ~ ~ ~ ~
~ = µ0 I dl ∧ P M = µ0 I dl~ez ∧ (P O + OM ) = µ0 I
dB
dl
~ez ∧ P~O +
dl~ez ∧ OM
4π r3 4π r3 4π r3 r3
r.

dl~ez ∧ (−z~ez )
µ0 I dl~ez ∧ (a~er ) µ0 I ~ a.dl µ0 I a.dl
h i h i h i
= + = 0 + 3 ~eθ = ~eθ
P

4π r3 r3 4π r 4π r3
a a
M O = a, r= , OP = l = a.tan(β) ⇒ dl = dβ
cos(β) cos2 (β)
Z   Z
~ = µ0 I a2 cos3 (β) µ0 I cos(β) µ0 I
B ~eθ = ~eθ = [sin(β2 ) − sin(β1 )] ~eθ
4π cos2 (β) a3 4π a 4πa

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FFF Correction de l’exercice 2 FFF

1. Quelle est la force magnétique résultante sur le cadre métallique ?

Pour calculer la force sur le cadre, on doit séparer ce cadre en 4 morceaux : le fil de droite, le fil du bas et le fil de gauche
et le fil du haut. Comme le fil infini fait un champ sortant de la page, on a les directions suivantes pour chacune des forces.

R
U
Les forces F~2 et F~4 s’annulent mutuellement, car les fils sont parcourus par des courants identiques et sont dans des champs
magnétiques identiques puisqu’ils sont à la même distance du fil infini.
SO
Cependant, la force F3 est plus grande que la force F1 , car le fil (3) est dans un champ magnétique plus grand puisqu’il
est plus près du fil infini (rappelez-vous, le champ diminue d’intensité à mesure qu’on s’éloigne du fil infini). On doit donc
calculer ces deux forces.
N
— Calcul de F3
A

µ0 I 4π ∗ 10−7 ∗ 10A
B= = = 2 ∗ 10−5 T
.M

2πR 2π ∗ 0.1m
La force sur le fil est donc :

F = IlB sin(θ) = 2A ∗ 0.26m ∗ 2 ∗ 10−5 T ∗ sin(90) = 1.04 ∗ 10−5 N.


N

— Calcule de F1
.

Le champ fait par le fil infini à cette distance est :


Pr

µ0 I 4π ∗ 10−7 ∗ 10A
B= = = 9.09 ∗ 10−6T
2πR 2π ∗ 0.22m
La force sur le fil est donc

F = IlB sin(θ) = 2A ∗ 0.26m ∗ 9.09 ∗ 10−6 T ∗ sin(90) = 4.727 ∗ 10−6 N.

— Force résultante : La force résultante est donc la soustraction de ces deux forces.

F = 1.04 ∗ 10−5 N − 4.727 ∗ 10−6 N = 5.673 ∗ 10−6 N.

Cette force est vers la gauche. Le cadre est donc attiré par le fil infini.
2. Quelle est la force sur le fil du haut dans le cadre ?
Si on calcule la force F4 , on doit décomposer le fil en petit morceau puisque le champ magnétique n’est pas constant, il
est plus fort sur le côté gauche du fil que sur le côté droit.
La force sur le petit morceau de fil est

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µ0 If il inf.
dF = IBdx sin(90) = I dx
2πx
Z 0.22m
µ0 If il inf. 0.22m 1
Z
µ0 If il inf. µ0 If il inf.
F = I dx = I dx = I [ln x]0.22m
0.10m
0.10m 2πx 2π 0.10m x 2π
4π ∗ 10−7 ∗ 10A 0.22m
F = 2A ∗ ∗ ln = 3.152 ∗ 10−6 N
2π 0.10m

R
U
SO
N
A
.M
. N
Pr

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FFF Correction de l’exercice 3 FFF

Soit un courant circulaire de centre O et de rayon R

Calculons le champ au centre O de la spire :

R
~ ?
Définir un système de coordonnées dB

U
— Définir un système de coordonnées approprié aux symétries présentes sur la distribution en courant

SO
(cartésiennes, cylindriques ou sphériques). ⇒ Orienter l’espace.
N
A
.M
N

— Dans notre cas la distribution du courant présente des symétries cylindriques, alors on va utiliser
les coordonnées cylindriques.
.
Pr

Appliquer la loi de BIOT-SAVART

D’après la loi de Biot-Savart, on décompose la spire en tronçons (éléments de courant d~l). Donc à un élément de courant d~l
correspond un champ élémentaire dB ~ perpendiculaire en O au plan de la spire pointé vers le haut.

La loi de Biot et Savart donne :

~ = µ0 I d~l ∧ R~u µ0 I d~l ∧ ~u


dB . = . , (car ~r = R~u) (40)
4π R3 4π R2

On voit que d~l est perpendiculaire à ~u, donc |d~l ∧ ~u| = dl sin π

2 = dl

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~ ?
dB ~ ?
Direction et sens de dB

~ ~u, dB
— dl, ~ forme un trièdre directe. ⇒ ~ = dB~ez
dB

B ? ~ ?
Module de B

µ0 I dl µ0 I Rdθ µ0 I dθ
dB = . 2 = . 2 = . ( car dl = Rdθ) (41)
4π R 4π R 4π R

R
~ ?
B ~ ?
Direction et sens de B

U
— règle de la main droite. ⇒ ~ = B~ez
B
— règle du tire-bouchon ⇒ B
SO
~ = B~ez
— Plans de symétries de la distribution du courant :
N
Dans notre cas :
~ est perpendiculaire à ce plan. Le champ B
–Le plan Π = (~er , ~eθ ) est un plan de symétrie des courants, alors le champ B ~ est
A

dirigé suivant ~ez :


.M

~ = B~ez .
B (42)
N

B ? ~ ?
Module de B

Tous les champs élémentaires ont même direction et même sens donc :
.
Pr

Z Z
µ0 I µ0 I
B0 = dB = dθ = .2π
4πR 4πR
B~ 0 = µ0 I ~ez (43)
2R

Calculons le champ en un point de l’axe (OZ) de la spire :

~ est porté par cet axe. L’élément de courant d~l d’origine M , crée en un point P un champ dB
Par raison de symétrie, B ~
~
perpendiculaire à ~u et à dl. Posons M P = r

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Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés

R
U
~ ?
dB ~ ?
Direction et sens de dB SO
N
~ ~u, dB
— dl, ~ forme un trièdre directe. ⇒ ~ = dB~v
dB
A
.M

dB ? ~ ?
Module de dB

On remarque que d~l est perpendiculaire à ~u


N

La loi de Biot et Savart donne :

µ0 I d~l ∧ ~u
.

~ =
dB . 2 (44)
Pr

4π r
µ0 I dl
dB = . (45)
4π r2

~ ?
B ~ ?
Direction et sens de B

— règle de la main droite. ⇒ ~ z = Bz ~ez


B
— règle du tire-bouchon ⇒ ~ z = Bz ~ez
B
— Plans de symétries de la distribution du courant :

Dans notre cas :


~ z est perpendiculaire à ce plan. Le champ B
–Le plan Π = (~er , ~eθ ) est un plan de symétrie des courants, alors le champ B ~ z est
dirigé suivant ~ez :
~ z = Bz ~ez .
B (46)

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–Le plan (~er , ~ez ) est un plan d’antisymétrie des courants, alors le champ B ~ z est contenu dans ce plan.
–Le plan (~eθ , ~ez ) est un plan d’antisymétrie des courants, alors le champ B ~ z est contenu dans ce plan.
~
le champ Bz est porté par lintersection de ces deux plans (~er , ~ez ) et (~eθ , ~ez ), donc par laxe (oz)
⇒ ~ z = Bz ~ez
B

~ au champ total est :


La contribution de dB
dBz π 
= cos(β) = cos − α = sin(α)
dB 2
π π
(Car α + + β = π ⇒ β = − α)
2 2
dBz = dBsin(α)
Z Z
µ0 I sin(α)
Bz = dBz = dl
4π r2
(pour pouvoir intégrer vérifier si l dépond des variables r et α ou non ) (47)

Dans le triangle rectangle OPM on a :


z

R
cos(α) = , (48)
r
R

U
sin(α) = , (49)
r

SO
tan(α) = ,
π
R
z
α + β + = π,
(50)

(51)
N
2
dl = Rdθ . (52)
A

dl dépond seulement de la variable θ


.M

Z
µ0 Isin(α) µ0 Isin(α) µ0 I
Bz = dl = 2πR = 2 sin(α).R (53)
4πr2 4πr2 2r
R
N

Comme r = :
sin(α)
.

En fonction de la variable α
Pr

~ z = µ0 I sin3 (α)~ez ,
B (54)
2R
(55)

En fonction de la variable z
2
~ z = µ0 I R ~ez = µ0 I R2
B (56)
2 r3 2 (R2 + z 2 ) 32
− 32
z2

~ µ0 I
Bz = 1+ 2 (57)
2R R

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Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
Autrement : Integration directe sur léxpression vectorielle
 
~ ~ ~ ~ d~l ∧ P~O + OM
~
µ0 I dl ∧ P M dl ∧ P M
I I I
~ = µ0 I µ0 I
B 3
= 3
=
spire 4π r 4π spire r 4π spire r3
d~l ∧ P~O µ0 I d~l ∧ OM ~
I I
µ0 I
= 3
+ 3
4π spire r 4π spire r
d~l ∧ OM ~ ~
I I  I
~ et l sont indépendants ⇒
OM = d~l ∧ OM . Et : d~l = ~0
spire r3 spire r3 spire
I I
ne pas confondre d~l = ~0 et dl = 2πR.
spire spire

d~l ∧ P~O R.dl.~eθ ∧ (−~er ) 2πR2


I I I
R.dl.~ez
Par ailleurs : = = = ~ez
spire r3 spire r3 spire r3 r3
Il vient alors :
~ µ0 IR2 µ0 I
B(z) = 3
~ez = sin3 (α)
2r 2R

R
U
SO
N
A

Remarque importante : Le champ d’induction magnétique crée par un courant circulaire en un point de laxe (oz) est :
.M

~ µ0 I
B(z) = sin3 (α)~ez
2R
Cette formule est très importante, car beaucoups de systèmes peuvent etre considérés comme une superposition de spire
N

circulaires (solénoide etc...)


Lorsque le point M de l’axe (oz) tend vers le centre O sin(α) ⇒ 1 On retrouve la relation (51)
.
Pr

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FFF Correction de l’exercice 4 FFF

— Détermination du champ d’induction magnétique d’un cylindre parcouru par un courant I uniforme, à
l’intérieur et à l’extérieur.

5 étapes à suivre

Première étape :

R
1. Définir un système de coordonnées approprié aux symétries présentes sur la distribution en courant (cartésiennes,
cylindriques et sphériques).

U
SO
Dans notre cas la distribution du courant présente des symétries cylindriques, donc on va utiliser les coordonnées cylin-
driques (r, θ et z). Le champ magnétique s’écrit :
~ = B(r,
~ θ, z).
N
B (58)
~ dépend ? , est ce qu’il dépend de toutes ces trois variables ?
A

—La question qui se pose après, de quelles variables le champ B


la réponse à cette question se trouve dans la deuxième étape.
.M
. N
Pr

Deuxième étape :

2. Repérer toutes les invariances de la distribution de courant, afin de déterminer la dépendance du champ par rapport
à certaines coordonnées du point M.

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Électricité- Magnétostatique :Cours & Travaux Dirigés
-La distribution du courant est invariante par translation le long de l’axe (OZ).
Le champ B ~ s’écrit :
~ = B(r,
B ~ θ). (59)
-La distribution du courant est invariante par rotation θ autour de l’axe (OZ).
Le champ B ~ s’écrit
~ = B(r)
B ~ (60)
Maintenant on déduit que le champ magnétique dépend seulement de la variable r. Mais quelle est sa direction ? la repense
à cette question est dans la troisième étape.
Troisième étape :

3. On détermine la direction du champ magnétique au point M grâce à


— la règle de la main droite.
— la règle du tire-bouchon.
— les plans de sym. et d’antisym. de la distribution du courant.

R
U
SO
N
A
.M
N

Dans notre cas :


~ est orthoradial porté par ~eθ et de sens défini par la règle de la
La distribution des courants est axiale, alors le champ B
.

main droite.
Pr

Remarque
~ en repérant les plans de symétrie (ou dantisymétrie) de la distribution du courant ;
On peut trouver la direction du champ B

Pour un plan de symétrie des courants, le champ magnétique est perpendiculaire à ce plan.

Pour un plan dantisymétrie des courants, le champ magnétique est contenu dans ce plan.

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Dans notre cas :
~ est perpendiculaire à ce plan. Le champ B
–Le plan (~er , ~ez ) est un plan de symétrie des courants, alors le champ B ~ est
dirigé suivant e~θ :
~ = B(r)e~θ .
B (61)

R
U
Quatrième étape :
SO
N
Définir un "contour d’Ampère", qui contient le point M, et sur lequel le champ est tangent. Suivant la distribution
il faut généralement distinguer plusieurs cas, selon la région de lespace où se situe le point à l’intérieur ou à l’extérieur
A

de la distribution par exemple.


.M

Dans notre cas soit :


–C1 : le contour d’Ampère définit à l’intérieur du cylindre (r ≤ R).
–C2 : le contour d’Ampère définit à l’extérieur du cylindre (r ≥ R).
. N
Pr

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Cinquième étape :

4. Appliquer le théorème d’Ampère afin de résoudre le problème.


Si le circuit enlace un courant volumique ~j, alors le théorème d’Ampère aura la forme suivante :
I Z Z
~ ~l(un element du contour d’Ampère) = µ0
B.d ~( la surface délimitée par le contour d’Ampère)
~j.dS (62)
S

Si le circuit enlace plusieurs circuit filiformes , alors le théorème d’ampère aura la forme suivante :
I X
~ ~l(un element du contour d’Ampère) = µ0
B.d Ienlacés (somme algébrique) (63)

Dans notre cas le circuit enlace un courant volumique ~j :

-Calcul du champ magnétique à l’intérieur du cylindre (contour C1)

R
U
SO
N
A
.M
. N
Pr

I Z Z
~ ~lC = µ0
B.d ~1
~j.dS (64)
1
S
~1
B.2πr = µ0~j.S
I
B.2πr = µ0 .πr2
πR2
Donc :

~ int = µ0 Ir ~eθ
B (65)
2πR2

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-Calcul du champ magnétique à l’extérieur du cylindre (contour C2)

R
U
I Z Z
SO
~ ~lC = µ0 ~2
~j.dS
N
B.d 2 (66)
S
A

B.2πr = µ0~j.S~2
I I
.M

B.2πr = µ0 .Sb + µ0 .0.SA = µ0 .πR2


Sb πR2
Donc :
N

~ ext = µ0 I ~eθ
B (67)
2πr
.
Pr

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FFF Correction de l’exercice 5 FFF

Il s’agit de calculer le champ B au point P appartenant à l’axe z 0 z (P est pris comme origine des z)

Soit une tranche du solénoïde, dépaisseur dz, elle est vue de P sous langle θ = (P~z, P~M ) ; θ peut varier de 0 à π selon la
position de p sur laxe. Cette tranche est assimilable à une bobine plate contenant dNz = ndz spires.

Nous avons un solénoide contenant n spires par unité de longueur :

z 7→ Nz

R
Nz
dz 7→ dNz ⇒ z.dNz = Nz .dz ⇒ dNz = .dz = n.dz
z

U
Sa contribution au champ est :
 SO
dBtranche = le champ magnétique crée par une spire circulaire × dNz =
µ0 nI
2R
3
.sin (θ)dz

(68)
N
Prenons θ comme variable d’intégration.
A


.M

z = R.cotgθ, dz = −R (69)
sin2 (θ)
1
dBtranche = − µ0 nIsin(θ)dθ, θ varie de θ1 = (P~z, P~S) à θ2 = (P~z, P~N ) (70)
2
N

Par intégration :
µ0 nI
.

B= (cos(θ2 ) − cos(θ1 )) (71)


Pr

2
Dans le cas particulier d’un solénoïde de longueur très grande par rapport au rayon, on a θ1 ⇒ π et θ2 ⇒ 0
~ 0 = µ0 nI~ez
B (sur l’axe du solénoide) (72)

Détermination du champ magnétique à l’intérieur et l’extérieur de ce solénoïde.

Appliquons le théorème d’Ampère :


1. Première étape : Définir un système de coordonnées approprié aux symétries présentes sur la distribution en courant
(cartésiennes, cylindriques et sphériques) ;

Dans notre cas la distribution du courant présente des symétries cylindriques, donc on va utiliser les coordonnées cylin-
driques (r, θ et z). Le champ magnétique s’écrit :

~ = B(r,
B ~ θ, z). (73)

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2. Deuxième étape : Repérer toutes les invariances de la distribution de courant, afin de déterminer la dépendance du
champ par rapport à certaines coordonnées du point M ;

-La distribution du courant est invariante par translation le long de l’axe (OZ).
Le champ B ~ s’écrit :

R
~ = B(r,
B ~ θ). (74)

U
-La distribution du courant est invariante par rotation θ autour de l’axe (OZ).
Le champ B ~ s’écrit
SO
~ = B(r)
B ~ (75)
N
On déduit que le champ magnétique dépend seulement de la variable r.
A

3. Troisième étape : Repérer les plans de symétrie (ou d’antisymétrie) de la distribution de courant, afin de déterminer la
.M

direction du champ magnétique au point M.


. N
Pr

~ est contenu dans ce plan.


–Le plan (P2 ) = (~eθ , ~ez ) est un plan d’antisymétrie des courants, alors le champ B

~ = B(r)( ~eθ ?
B Ou ~ez ? ). (76)

~ est perpendiculaire à ce plan. Finalement


–Le plan (P1 ) = (~er , ~eθ ) est un plan de symétrie des courants, alors le champ B
on déduit que le champ magnétique est orienté selon ~ez , et qu’il ne dépend que de r (la distance à l’axe de révolution), de
telle sorte que l’on a : :
~ = B(r)e~z .
B (77)

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4. " Contour d’Ampère : ".

Dans notre cas soit :


– ABCD : un contour d’Ampère ayant un coté à l’intérieur et un à l’extérieur du solénoïde (r ≤ R).
– A0 B 0 C 0 D0 : un contour d’Ampère situé entièrement à l’intérieur du solénoïde (r ≥ R).

R
5. Application du théorème d’Ampère.

U
Dans notre cas le circuit enlace plusieurs circuits filiformes , alors le théorème d’Ampère aura la forme suivante :
I
~ ~l = µ0
B.d
X SO
Ienlacs (78)
N
-Théorème d’Ampère sur ABCD :
A
.M

I X
~ ~l = µ0
B.d Ienlacs = µ0 .NAB .I (79)
N

Pour Ienlacs par le contour ABCD. Nous avons :


.

z 7→ Nz (80)
Pr

Nz
AB 7→ NAB ⇒ z.NAB = AB.Nz ⇒ NAB = AB. = n.AB
z
Nz
Donc Ienlacs = I.NAB = AB. = I.n.AB
z

Ainsi :
Z B Z C Z D Z A
B(r)~ez .(−dz~ez ) + B(r)~ez .(dr~er ) + B(r)~ez .(dz~ez ) + B(r)~ez .(−dr~er ) (81)
A B C D
Z B Z D X
= −Bext. (r) dz + 0 + B0 (r) dz + 0 = µ0 Ienlacs
A C
= −Bext. (r).AB + B0 (r).CD = µ0 nIAB (82)

Comme AB = CD

Bext. = B0 (r) − µ0 nI (83)

On a montré que

B0 (r) = µ0 nI (sur l’axe du solénoide) (84)

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D’où le champ magnétique à l’extérieur du solénoïde
~ ext. = ~0
B (85)

-Théorème d’Ampère sur A’B’C’D’ :


I X
~ ~l = µ0
B.d Ienlacs = 0, (aucun courant n’est encalcés par le contour A’B’C’D’) (86)
Z B0 Z C0 Z D0 Z A0
B(r)~ez .(−dz~ez ) + B(r)~ez .(dr~er ) + B(r)~ez .(dz~ez ) + B(r)~ez .(−dr~er )
A0 B0 C0 D0
Z B0 Z D0
= −B0 (r) dz + 0 + Bint. (r) dz + 0 = 0
A0 C0
= −B0 (r).A B + Bint. (r).C 0 D0 = 0
0 0
(87)

Comme A0 B 0 = C 0 D0 .
D’où le champ magnétique à l’intérieur du solénoïde

~ int. = B
~ 0 = µ0 nI~ez

R
B (88)

U
SO
N
A
.M
N

~
Calcul du potentiel vecteur A(r) en tout point M situé à la distance r de laxe du solénoïde.
.
Pr

Puisque div B~ = 0, le champ magnétique B ~ est de divergence nulle. Alors peut toujours s’exprimer sous la forme d’un
~
rotationnel d’un champ de vecteurs, noté A.
~ = rot
B ~ A~=∇
~ ∧A
~ ~ = A(r)~eθ
⇒A ~ = B(r)~ez et
car :B ~ = ∇r ~er
∇ (89)

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On a :
Z Z I
~
B.dS~
n= ~ ~λ,
A.d (Théorème de Stocks) (90)

A l’extérieur du solénoïde r ≥ R :

R
U
SO
N
A
.M

~ et ~n sont colinéaires et de même sens, et comme B est uniforme, on obtient :


puisque B
N

Z Z Z Z Z Z
~
B.dS~ n= B.dS = B .dS = (Bint. .S1 + Bext. .S2 ) = µ0 nIπR2 (91)
.

Avec :S1 = S = surface de la base du solénoide et S2 = la surface annulaire


Pr

D’autre part, pour des raisons analogues, on a :


I I
A.dλ = A .d~λ = A.2πr,
~ ~ ~ (92)
2
A~ ext. (r) = µ0 nIR ~eθ . (93)
2r
A l’intérieur du solénoïde r ≤ R : Un calcul similaire donne dans ce cas :

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Bint. πr2 = Aint. .2πr (94)
2
µ0 nIπr = Aint .2πr (95)
~ int. (r) = µ0 nIr ~eθ
A (96)
2
Traçons les graphes de B(r) et A(r) :

R
U
SO
N
A
.M
. N
Pr

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FFF Correction de l’exercice 6 FFF

En presence d’un fil rectiligne infini,le choix des coordonnées cylindriques s’impose et le champ magnétique en un point M
s’écrit :

~ = µ0 I .~eθ
B
2πr

R
U
Le rectangle est orthogonal au champ B
SO
~ et on oriente sa normale ~n dans le sens de B.
~ tout les points du cadre se trouvant à la
meme distance r du fil sont soumis au meme champ magnétique. On peut alors découper des éléments de surface ayant la
forme de bandes de hauteur h et d’épaisseur : ds = hdr
N
Dans les quelles le champ magnétique est uniforme (r ne varie pas).
Le flux élémentaire dφ à travers une telle bande s’écrit :
A

~ S ~ = µ0 I ~eθ .hdr~eθ = µ0 Ih . dr .
.M

dφ = B.d
2πr 2πr r
Le flux total est la somme de tous ces flux élémentaires :

µ0 Ih a+b dr
N

Z Z
µ0 Ih µ0 Ih  a
φ = dφ = = .[ln r]a+b
a = ln 1 + .
2πr a r 2πr 2πr b
.

Si l’on n’avait pas considéré une bandelette d’épaisseur dr, mais bien l’élément de surface en coordonnées cylindrique, alors on
Pr

aurait écrit : dS = dr.dz,


Car en parcourant le cadre, r et z varient. Le flux aurait pris la forme d’une intégrale double :
Z Z Z z=h Z r=(a+b) Z r=(a+b) Z z=h
~ S ~= µ0 I µ0 I dr µ0 Ih  a
φ= B.d ~eθ .drdz.~eθ = ∗ dz = ln 1 + .
z=0 r=a 2πr 2π r=a r z=0 2πr b

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FFF Correction de l’exercice 7 FFF

— Calcule de l’inductance propre L du solénoïde


S1
φ1,propre = N ∗ B1 ∗ S1 = N ∗ µ0 n1 I1 ∗ S1 = µ0 N 2 I1
l
L’inductance propore L du solénoide est alors :
φ1,propre µ0 N 2 Sl1 I1 S1
L= = = µ0 N 2
I1 I1 l
— Calcule de l’inductance mutuelle M

R
C1 grand solenoide : I1 crée l’induction B1 qui est uniforme et portée par l’axe (Z)

U
~ 1 = µ0 n1 I1~ez
B (97)

Φ12 = 1.
Z Z SO
Seul Φ12 est praticable,car B

~ 1~ez .dS2~ν . = 1.
B
Z Z
~ 1 est uniforme

B1 dS2 cos(θ) (1 : car une spire) (98)


N
Z Z
Φ12 = B1 cos(θ) dS2
A

Φ12 = B1 cos(θ)S2 (99)


.M

Soit :
Φ12 = µ0 n1 I1 cos(θ)S2 (100)
N

Φ12
M= ⇒ M = µ0 n1 S2 cos(θ) (101)
I1
.

~ 1 et B
~ 2 s’ajoutent d’où M > 0
Pr

Les lignes de champ de B

Les différentes orientations

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R
U
SO
N
A
.M
. N
Pr

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R
U
SO
N
A
.M
. N
Pr

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