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Le-portement-de-Croix 1e SAMEDI

La méditation du 5 octobre 2024 se concentre sur le 4ème mystère douloureux, le portement de croix de Jésus, en soulignant sa souffrance et son sacrifice. Elle invite les fidèles à réfléchir sur leur propre engagement envers leur foi et à prendre exemple sur des figures comme Simon de Cyrène et Sainte Véronique, qui ont aidé Jésus dans sa douleur. Le message central est d'accepter les humiliations et les souffrances pour suivre le Christ, tout en gardant l'espoir de la résurrection et de la victoire finale de l'Église.

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Le-portement-de-Croix 1e SAMEDI

La méditation du 5 octobre 2024 se concentre sur le 4ème mystère douloureux, le portement de croix de Jésus, en soulignant sa souffrance et son sacrifice. Elle invite les fidèles à réfléchir sur leur propre engagement envers leur foi et à prendre exemple sur des figures comme Simon de Cyrène et Sainte Véronique, qui ont aidé Jésus dans sa douleur. Le message central est d'accepter les humiliations et les souffrances pour suivre le Christ, tout en gardant l'espoir de la résurrection et de la victoire finale de l'Église.

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Méditation du “1er samedi du mois“ : 5 octobre 2024

4éme Mystère douloureux : le portement de croix


Salve Corda

F
Nous poursuivons le cycle de cinq premiers samedis sur les mystères douloureux et méditons
aujourd’hui sur le portement de croix. Nous nous aiderons du livre “la montée au Calvaire“ du père
Louis Perron (citations en italique). Dans cette marche terrible, notre doux Jésus va se rapprocher de
son sacrifice ultime. “Le calvaire restera pour Jésus le point culminant de toute son existence. Il était
né pour y monter et y monter en victime. Car Jésus est avant tout victime expiatoire. C’est le premier
rôle du Christ, sa première raison d’être. Satisfaire à la justice de Dieu, réparer l’outrage fait à Dieu [par
les hommes ndlr], sauver l’honneur de Dieu.“ Nous allons donc suivre Jésus, pas à pas pendant cette
méditation. Nous allons essayer de porter sa croix, de tomber à terre avec lui, de subir les vociférations
de la foule comme lui. Il a vécu cela à cause de nous ne l’oublions pas ! Il est donc nécessaire de vivre
à notre tour sa montée au Calvaire sans fausse pudeur. Le refus de voir la réalité de cette épreuve
terrible serait une grande lâcheté de notre part. Notre cœur est de pierre et pour l’adoucir et lui
permettre de rencontrer l’amour de Jésus pour nous, il faut parfois lui faire un peu violence.

“Le signal est donné : les trompettes sonnent, les


clameurs grandissent, le flot s’ébranle et bientôt dans
une marche qu’on veut hâtive, le pauvre Jésus s’en va,
fléchissant, courbé, ployé presque, la croix bondissant
sur son dos à chaque pas : la sueur, le sang, une pâleur
livide lui couvrent le visage. La tête est fortement
baissée, les cheveux tombent en longues mèches
mouillées de sang et de sueur devant sa face.“ Il faut
se rappeler que Jésus débute cette marche, dans un
état d’agonie, son corps détruit par les multiples
tortures qu’il a subi, en particulier la flagellation qui l’a
vidé de son sang. Et c’est au milieu de cette souffrance
physique terrible qu’une autre épreuve différente
l’attend : la rencontre avec sa Mère.

“Tout à coup, à gauche, devant une porte, il aperçoit sa Mère soutenue par quelques femmes – dont
Marie Madeleine. Elle tend instinctivement les bras : ce geste de la Mère devant qui tout a disparu et
qui ne voit que son Fils. Lui releva un peu sa tête ruisselante de sang et il la regarda. Quel regard ! Quel
silence ! Il y a des souffrances qui ne peuvent s’exprimer ; la parole les dénaturerait, tout se dit d’un
regard et en silence. A partir de ce moment où Jésus rencontre sa Mère, il se fait en son Cœur une
déchirure profonde. (…) La vue de l’être cher par excellence a été l’instrument de supplice le plus
pénétrant de la Passion : il n’y a que ceux qui ont éprouvé la morsure d’une douleur semblable qui
comprendront.“ Jésus va être littéralement broyé intérieurement par la vision de sa Mère qui est dans
un état de souffrance indicible. Lui son Fils, Il en est la cause. Cette image taraudera son esprit jusqu’à
ses derniers pas. Continuant sa marche vers le Calvaire, trois évènements vont avoir lieu : la rencontre
avec Simon de Cyrène, celle avec Sainte Véronique et enfin l’arrêt devant les filles de Jérusalem.

Devant la faiblesse de Jésus les soldats vont réquisitionner Simon de Cyrène pour L’aider à porter sa
croix. En effet, personne ne vient en aide à Jésus. Une partie de la foule est pleine de haine et se délecte
de Le voir à bout de force. Une autre partie, indifférente, regarde juste ce spectacle avec curiosité.
Enfin une dernière partie, malgré une réelle compassion, n’osera pas bouger… Toutes ces attitudes
nous les retrouvons aujourd’hui et notamment la dernière. Ne sommes-nous pas souvent timorés dans
la vie de tous les jours, n’osant pas affirmer notre foi, notre appartenance au Christ, pleins de respect
humain et reniant parfois Notre Seigneur comme Saint Pierre ? Combien de fois dans notre vie en
société nous disons : non je ne le connais pas. Sortons-nous notre chapelet en public ? Parlons-nous
de Dieu lorsque nous rencontrons des gens ? Défendons-nous son honneur lorsqu’il est ouvertement
attaqué par des gouvernements ou des médias ? Sommes-nous sur le chemin du calvaire avec le Christ,
prenant fait et cause pour Lui, ou nous restons sur le côté, sans rien faire face aux outrages qu’Il reçoit ?
“Celui qui ne porte pas sa croix tous les jours derrière moi, ne peut pas être mon disciple“ (Luc 14 :27)

1
Jésus poursuit sa montée. “Sur le côté se tient une femme Véronique. A la vue de Jésus elle pousse un
cri. Ce n’est plus Lui. Cette face si douce qu’elle avait jadis admirée, fascinée comme tant d’autres par
l’éclat qui rayonnait tout autour, ce n’est plus qu’un masque terreux où les traits s’enfoncent dans une
couche mêlée de sang et de sueur ; des stries de poussière se creusent sur le visage ; des crachats
coulent s’embarrassent dans les cheveux et à travers la barbe. Jésus en passant la regarde. Elle n’y tient
plus, elle détache le voile qui lui couvre la tête, voile long, souple, et avant même que son idée ait pu se
défendre de la moindre objection, elle s’élance en avant : Jésus la frôlait presque, vu l’étroitesse du
chemin. Elle lui tend alors son voile, elle-même elle l’applique presque sur le visage.“

Voilà l’attitude que nous devons avoir : la spontanéité de Sainte Véronique. Elle laisse parler son cœur
avant la raison et la peur. Elle s’élance vers Jésus comme Saint Pierre s’élancera et marchera sur les
eaux oubliant la réalité de la pesanteur. Oui la foi déplace les montagnes. Et à cause de cette foi
spontanée, Sainte Véronique sera récompensée immédiatement en voyant le visage de son Christ
adoré imprimé sur son voile. Nous aussi imprimons le visage de Jésus dans notre cœur. Que ce visage
nous habite, nous enlève nos peurs et nos hésitations à Le suivre. Comme Sainte Véronique soyons
spontanés pour parler de Lui et pour Le défendre lorsqu’il est outragé.

“Cependant le cortège se remet en marche et tourne à gauche. Encore quelques pas et c’est la suprême
montée d’où l’on ne redescend pas. A ce moment, subitement Jésus fléchit : est-ce l’émotion nouvelle
de la sentence, l’horreur naturelle de la mort ? Il tombe à plat cette fois et la relevée est plus pénible.
Des femmes se sont massées, groupe ému et qui se lamente. Les femmes sont plus compatissantes.
Jésus perçoit le son sincère des cœurs brisés, à travers les blasphèmes de tout le monde : il s’arrête.“
Remarquons que Jésus n’a rien dit à sa Mère, rien à Simon de Cyrène, rien à Sainte Véronique. Mais
là il rompt son silence : “Ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous. (…) si l’on traite ainsi le bois
vert que fera-t-on du bois sec.“ (luc 22:31).

Ces paroles de Jésus sont un peu mystérieuses. Le bois vert (c’est-à-dire vivant) représente les fidèles
du Christ qui, malgré leurs faiblesses, Le suivent et sont maltraités à cause de Lui. C’est l’Église vivante
qui, comme le Christ portant sa croix, est persécutée. Le bois sec représente les indifférents et les
persécuteurs qui n’ont pas la foi : ceux qui aujourd’hui, se moquent des vrais catholiques attachés à
Jésus, veulent les faire tomber, et même les faire mourir ; ceux qui, infiltrés de l’intérieur, veulent leur
faire perdre subtilement la foi en dénaturant l’enseignement du Christ ; enfin ceux qui se prennent
pour Dieu voulant dans leur orgueil dominer le monde, enivrés de puissance et d’argent. “Vanité des
vanités, tout est vanité“ (Eccl, 1:2). Qui sont-ils, tous, face à la puissance de Dieu ? La devise de
l’Archange Saint Michel résonne aujourd’hui encore : Qui ut Deus ? Qui est comme Dieu ?

Ces paroles de Jésus sur le bois sec devrait pourtant effrayer ces pécheurs, les faire réfléchir et les
pousser à se convertir. “Que sert à un homme de gagner le monde entier s’il vient à perdre son âme ?“
(Math 16 :26). A Fatima Notre Dame a montré l’enfer aux petits enfants, là où va le bois sec pour
l’éternité. Et Elle nous a demandé de prier pour ces pécheurs enfermés dans leur indifférence et leur
vanité pour qu’ils se convertissent et n’aillent pas en enfer. Là est la suprême charité. En effet, s’il est
charitable et nécessaire de soulager la souffrance humaine sur terre, combien il est plus charitable
encore de préserver des âmes d’une souffrance qui sera éternelle ! Prions pour que nos ennemis, ceux
de Jésus-Christ et de sa Mère se convertissent. C’est cela l’enseignement de Jésus “Aimez vos
ennemis“. Ce n’est certes pas facile mais c’est là qu’on reconnait un vrai disciple de Jésus-Christ.
Enfin voilà Jésus qui arrive au terme de sa marche. Il n’est plus qu’un cadavre. Sur le plan humain, il
semble finir sa vie dans un échec lamentable (alors que sur le plan divin c’est la victoire de la Croix qui
mènera à la Résurrection). Il nous montre ici jusqu’où Il s’est abaissé par obéissance Lui, qui est Dieu,
Lui qui est Roi. La vision de son chemin de croix doit nous enlever notre orgueil et nous faire accepter
les humiliations que nous subissons à cause de Lui. Les béatitudes nous le rappellent “Bienheureux
serez-vous si l’on vous persécute…“ Acceptons, malgré nos efforts, d’être vaincus provisoirement dans
ce monde dominé par Satan. Notre Seigneur permet cela pour que nous soyons avec Lui, à ses côtés,
sur son chemin de Croix comme Simon de Cyrène. C’est un honneur ! Et gardons l’espérance car tout
cela ne durera qu’un temps. Notre Seigneur est ressuscité peu de temps après la Croix. Il en sera de
même pour son Église. Notre Dame l’a promis à Fatima : « A la fin mon Cœur Immaculé triomphera. »
Alliance “1ers samedis du mois“
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