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La Prierre

Ce document est un guide théorique et pratique sur la prière (ṣalāt) selon le madhhab Mālikī, visant à approfondir la compréhension des règles, rituels et dimensions spirituelles de cette pratique essentielle. Il aborde les fondements de la prière, les horaires, les conditions de validité, ainsi que les actes obligatoires et les erreurs à éviter. L'objectif est d'améliorer la relation avec Allāh à travers une prière conforme à la tradition prophétique et au fiqh mālikī.

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La Prierre

Ce document est un guide théorique et pratique sur la prière (ṣalāt) selon le madhhab Mālikī, visant à approfondir la compréhension des règles, rituels et dimensions spirituelles de cette pratique essentielle. Il aborde les fondements de la prière, les horaires, les conditions de validité, ainsi que les actes obligatoires et les erreurs à éviter. L'objectif est d'améliorer la relation avec Allāh à travers une prière conforme à la tradition prophétique et au fiqh mālikī.

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Islam Study Notes

LA PRIÈRE DANS LE
MADHHAB MĀLIKĪ : GUIDE
THÉORIQUE ET PRATIQUE

Ce document rassemble mon apprentissage personnel de la prière


(ṣalāt) selon le madhhab Mālikī. Il est né d’un besoin profond de
mieux comprendre, avec rigueur et clarté, les fondements juridiques,
les règles pratiques et les dimensions spirituelles de cette adoration
essentielle, telle qu’elle a été transmise par les savants de l’école
malikite. Dans ma quête de justesse et de présence dans l’adoration,
j’ai ressenti la nécessité de structurer mes recherches, de corriger
mes pratiques quotidiennes et d’approfondir ma relation avec Allāh à
travers une ṣalāt pleinement conforme à la tradition prophétique et au
fiqh mālikī. Il s'agit d'un guide à la fois théorique et pratique, conçu
pour approfondir ma compréhension des règles, des rituels et des
fondements spirituels propres à cette école de jurisprudence
islamique.

Jun 29, 2025


Diourbel, Senegal
Table of Content
1. Fondements de la Prière (Aṣ-Ṣalāt)

1.1. Définition et statut de la prière en Islam

1.2. Les mérites et finalités spirituelles de la prière

1.3. Conditions de validité (Shurūṭ aṣ-Ṣalāt)

1.4. Les piliers (Arkān), obligations (Wājibāt) et


sunnan de la prière
2. Préparation à la Prière

2.1. Les Heures de Prière selon le madhhab Mālikī


La connaissance des temps des prières est une obligation individuelle pour chaque
résponsable légalement (mukallaf). Cela signifie qu’il n’est pas permis d’entrer en prière sans
être certain que son temps soit entré.

2.1.1. Principes et fondements scripturaires

Les heures des prières ont été définies par le Prophète ‫ ﷺ‬selon le mouvement du soleil. Elles
sont basées sur des signes naturels visibles, et non sur une horloge.

« La prière demeure, pour les croyants, une prescription à des temps déterminés. »

(Sourate An-Nisāʾ, 4:103)

Dans le madhhab Mālikī, les heures de prière sont classées selon deux types principaux de
temps : al-waqt al-mukhtār (le temps préférentiel) et al-waqt aḍ-ḍarūrī (le temps impérieux).
Cette distinction joue un rôle important dans la validité de la prière et dans son degré de
mérite.

- Al-Waqt al-Mukhtār (‫ – )الوقت المختار‬Le temps préférentiel

Le temps préférentiel (mukhtār) est celui dans lequel on est contraint d’effectuer la prière à
moins que l’on ait une excuse acceptable dans la Loi et ces excuses sont : le sommeil, la folie,
l’évanouissement, la cessation des menstrues ou des lochies. Il n’y aura donc pas de péché et
il est libre à chacun de faire la prière au début, au milieu ou à la fin de ce temps ; mais il est
toujours préférable de prier au début

- Al-Waqt aḍ-Ḍarūrī (‫ – )الوقت الضروري‬Le temps impérieux

Le temps impérieux (ḍarūrī) venant après le temps préférentiel et est le temps dans lequel on
ne commet pas de péché à prier si l’on a une excuse valable dans la Loi. La prière y est valide,
mais réprouvée si elle est faite sans excuse valable. Celui qui retarde volontairement sa prière
jusqu’au ḍarūrī sans raison est considéré comme négligent (mukhill), bien que sa prière soit
valide juridiquement.

2.1.2. Détail des horaires des 5 prières

- Fajr

Le mukhtār de la prière du Ṣubḥ commence dès l’apparition de l’aube véritable (fajr ṣādiq) et
s’étend jusqu’à l’isfār al-aʿlā, c’est-à-dire le moment où la lumière du jour devient
suffisamment claire pour distinguer les visages et les objets sans difficulté. Cet instant marque
la fin du temps préféré et survient généralement environ une heure avant le lever du soleil.

Le temps impérieux du Fajr commence après l’isfār et se prolonge jusqu’au lever du soleil,
connu sous le nom de shurūq.

Si on rate la prière de Subh et qu'on se léve le matin après le lever du soleil: on commencera
par rattraper le Subh avant de faire la sunna du Fajr

- Ẓuhr

Le mukhtār de la prière du Ẓuhr commence au zénith (zawāl), c’est-à-dire au moment où le


soleil atteint son point le plus haut dans le ciel et commence à décliner vers l’ouest, marquant
ainsi le midi solaire. Ce temps préférentiel s’étend jusqu’au moment où l’ombre d’un objet
devient égale à sa taille, sans tenir compte de l’ombre minimale déjà présente au moment du
zénith.

Le ḍarūrī de la prière du Ẓuhr correspond à la période qui suit la fin du temps préférentiel, et
s’étend jusqu’au coucher du soleil.

- ʿAṣr

Le mukhtār de la prière du ʿAṣr commence à partir du moment où l’ombre d’un objet devient
égale à sa taille, et s’étend jusqu’à l’iṣfirār, c’est-à-dire le jaunissement de la lumière projetée
sur la terre et les murs, causé par l’abaissement du soleil, et non par la couleur du soleil lui-
même. C’est également le moment où l’on peut regarder le soleil sans difficulté. Ce
phénomène se produit généralement durant l’heure qui précède le coucher du soleil.
Le ḍarūrī de la prière du ʿAṣr commence après la fin de son temps préférentiel, c’est-à-dire à
partir du jaunissement de la lumière du soleil, et s’étend également jusqu’au coucher du soleil.

- Maghrib

Le mukhtār de la prière du Maghrib n’est pas défini par un phénomène astronomique


particulier, mais correspond plutôt à la durée nécessaire pour accomplir les préparatifs
obligatoires précédant la prière. Ces préparatifs comprennent : la levée de l’impureté rituelle
(ḥadath) et de l’impureté matérielle (khabath), la couverture de la partie du corps à dissimuler
(ʿawra), l’orientation vers la Qibla, l’appel à la prière (adhān), l’appel au début de la prière
(iqāma), ainsi que l’accomplissement des trois unités de la prière du Maghrib. Les juristes
estiment que tout cela peut être réalisé dans un délai allant de vingt à trente minutes. C’est là
l’avis majoritaire dans l’école mālikite. Toutefois, un avis important, soutenu notamment par
l’imam al-Bājī, affirme que le temps préférentiel du Maghrib s’étend jusqu’à l’entrée de la
prière de ʿIshāʾ.

Le ḍarūrī de la prière du Maghrib commence après la fin de son temps préférentiel et s’étend
jusqu’au lever de l’aube.

- ʿIshāʾ

Le mukhtār de la prière de ʿIshāʾ commence à la disparition complète des lueurs rouges à


l’horizon (shafaq), marquant la fin du crépuscule. Il se prolonge jusqu’au premier tiers de la
nuit. Pour déterminer ce moment, on ajoute à l’heure du Maghrib un tiers du temps séparant
cette prière de celle du Ṣubḥ. Cet avis est majoritaire dans l’école mālikite. Toutefois, un avis
également solide au sein du madhhab affirme que le temps préférentiel de ʿIshāʾ s’étend
jusqu’au milieu de la nuit.

Le ḍarūrī de la prière du ʿIshāʾ commence après la fin de son temps préférentiel (que ce soit
au premier tiers ou au milieu de la nuit selon les avis) et se prolonge jusqu’à l’apparition de
l’aube (ṣubḥ ṣādiq).

Prière Entrée (début du temps) Fin du temps Remarques (Mālikī)


Dès l’aube véritable (ṣubḥ
Fajr Lever du soleil Mālik déconseille de la retarder
ṣādiq)
Quand le soleil passe le Quand l’ombre d’un objet = Le moment le plus méritoire
Ẓuhr
zénith (zawāl) sa taille est juste après l'entrée
Quand l’ombre = la taille Juste avant le coucher du Chez Mālik, on évite de la
ʿAṣr
de l’objet soleil prier trop tard
Maghri Juste après le coucher du Disparition complète de la
Doit être accomplie rapidement
b soleil lueur rouge à l’ouest
Après la disparition de la Milieu de la nuit (faḍīlah) ;
ʿIshāʾ Recommandée avant minuit
lueur rouge jusqu’à l’aube (jawāz)

2.1.3. Les temps détestés et interdits pour faire la prière


surérogatoire
En doctrine malikite, la prière surérogatoire et le sujûd at-tilâwa sont interdits (Harâm) dans
les temps suivants :

- 1. Au moment du lever du soleil (à partir de son lever jusqu'à ce qu'il se lève


complètement)
- 2. Au moment de son coucher (à partir de son coucher jusqu'à ce qu'il se couche
complètement). En effet le Prophète (paix et salut sur lui) a dit à ce propos : « Ne visez
pas par votre prière le lever du soleil et son coucher car il se lève avec les cornes de
Satan ». Historiquement, ce sont aussi des temps où les polythéistes adoraient le soleil
ou autre idole. La prière sur le mort ne se fera pas non plus dans ces temps sauf si on a
peur que le corps du défunt soit altéré à cause de l'attente ou d'un climat hostile.
- 3. Au moment du prêche du vendredi.
- 4. Au moment où l'Imam entre pour faire son prêche du vendredi.
- 5. Quand il ne reste plus assez de temps pour faire la prière obligatoire en son temps.
- 6. Quand on se rappelle qu'on n'a pas fait une prière obligatoire (manquée), il faudra la
faire de suite avant de faire les prières Nafl.
- 7. Quand l'Iqâma est faite pour accomplir une prière obligatoire derrière l'Imam
officiel.

La prière surérogatoire est détestable (Makrûh) dans les temps suivants :

- 1. Depuis l'aube jusqu'à un peu avant le lever du soleil (sauf la Raghîba du Fadjr, on la
fera avant d’accomplir la prière du Subh : sinon si on la rate on la fera le jour : elle
sera à rattraper jusqu'au zénith (az-zawâl), la prière du Shaf' et du Witr manquée se
rattrapera aussi avant de prier Subh (avant de prier Fadjr): ceci si (et seulement si) on
dispose d'assez de temps pour faire Subh(deux rak'at) avant le lever du soleil). Pour le
Sujûd at-tilâwa et la prière sur le mort: il est détestable de les faire après Al-isfâr (la
première clarté) et il est autorisé de les faire avant cela.
- 2. Après que le soleil soit complètement levé jusqu'à l'écoulement de 3 quarts d'heure
environ (quand le soleil s'est levé dans le ciel d'environ une fléche).
- 3. Après avoir prier le ‘Asr jusqu'à un peu avant le coucher du soleil. Pour le Sujûd at-
tilâwa et la prière sur le mort, il est possible de les faire avant la pâleur du soleil et il
est détestable après (jusqu'à ce que la prière du Maghreb soit accomplie).
- 4. Après que le soleil soit complètement couché jusqu'à l'accomplissement da la prière
du Maghreb.
- 5. Avant la prière de la fête ou après (dans le Musallâ : terrain vague où se déroule
cette prière)

Par contre, on peut accomplir ou rattraper des prières obligatoires pendant ces temps-là sans
aucun problème.

La purification rituelle (Ṭahārah) :

Types d’impuretés, ablutions (Wuḍū’), grandes ablutions (Ghusl), tayammum


Conditions du lieu, des vêtements, de la direction (qibla)

L’intention (Niyyah)
3. Description Pratique de la Prière

Les prières obligatoires (Farā’iḍ) : Fajr, Ẓuhr, ʿAṣr, Maghrib, ʿIshāʾ

Étapes détaillées d’une rakʿah selon le madhhab Mālikī :

Takbīr, Qiyām, Rukūʿ, Sujūd, Tashahhud, etc.

3.1. Les actes obligatoires de la prière (arkān aṣ-ṣalāt)


La prière du musulman (la SALAAT) est composée d’actes obligatoires, de sounnas dites
mouakkadatoune (semi obligatoires) et de pratiques méritoires.

L’omission involontaire ou la mauvaise exécution d'une des actes obligatoires entraîne


l'annulation soit de la rak’a concernée soit de toute la prière. Leur connaissance est par
conséquent obligatoire pour tout musulman.

Il y a 81 obligations (farāʾiḍ) dans une prière de 4 rakʿāt, 62 farāʾiḍ dans une prière de 3
rakʿāt, 43 farāʾiḍ dans une prière de 2 rakʿāt, et 24 farāʾiḍ pour la rakʿa du witr.

Rakʿa 4 Rakʿāt 3 Rakʿāt 2 Rakʿāt Witr (1 Rakʿa)

1ʳᵉ Rakʿa 22 Farāʾiḍ 22 Farāʾiḍ 19 Farāʾiḍ 24 Farāʾiḍ

2ᵉ Rakʿa 19 Farāʾiḍ 19 Farāʾiḍ — —

3ᵉ Rakʿa 19 Farāʾiḍ — — —

Dernière Rakʿa 21 Farāʾiḍ 21 Farāʾiḍ 24 Farāʾiḍ —

Total 81 62 43 24
3.2. La prière du retardataire (Aḥkām al-Masbūq)

3.2.1. Comment rejoindre l’imam dans la prière ?


Lorsqu’on rejoint l’imām en cours de prière, il est indispensable de commencer par la
Takbīrat al-Iḥrām (« Allāhu Akbar »), prononcée obligatoirement en position debout, quelle
que soit la posture de l’imām. Cette takbīra constitue un pilier fondamental sans lequel la
prière n’est pas valide. Après cela, on adopte la posture actuelle de l’imām : s’il est debout, on
reste debout sans ajouter de takbīr ; s’il est en rukūʿ (inclinaison) ou en sujūd (prosternation),
on prononce un second takbīr recommandé (sunna) pour accompagner le changement de
position. Si l’imām est assis, que ce soit pour le tashahhud ou entre deux prosternations, on
s’assoit après la takbīra d’entrée, sans ajouter de takbīr. Une fois intégrée dans la prière, on
suit l’imām dans tous ses mouvements, sans précipitation, et on complètera les unités
manquées à la fin si nécessaire.

3.2.2. Quand est-ce qu’une rak’ah (unité de prière) est


validée ?
Une rak’â est validée si on rejoint l’imām pendant le roukou’ (inclination), avant que l’imām
ne se redresse complètement. Si on arrive après le roukou’, alors la rak’â n’est pas acquise,
mais on rejoindra tout de même l’imam dans la prière à ce moment, sans attendre la prochaine
rak’â. Si on rejoint l’imam avant qu’il se relève du roukou’, la rak’â est valide.
3.3. Les prières surérogatoires (Sunan et Nawāfil)

3.4. Salat al ‘id (la prière de l’aïd)


La salat des deux fêtes, à savoir la fête de rupture du jeune, appelée en arabe ‘îd al fitr, et la
fête du sacrifice appelée îd al adhâ, est une pratique relevant de la sounna vivement
recommandée (muakada) et doit être accomplie par tous ceux tenus de s’acquitter de la salât
du vendredi.

Elle est composée de 2 rakaas, son temps légal correspond au moment où la prière
surérogatoire (nafila) est autorisée c’est à dire environ 30 minutes après le lever du soleil
(churuq) jusqu’au zénith. Il n’y a pas d’appel a la prière (adhan), ni de iqama pour cette
prière.

L’imam ouvre la première rakaa par 7 takbirat (takbirat el ihram (takbirat de sacralisation)
comprise avant de commencer la récitation coranique. Lors de la deuxième rakaa l’imam
prononcera 5 takbirat (sans compter takbiratul qiyyam, celui qu’il dit en se relevant) ce qui
représentera donc 6 takbirat au total. Les takbirats doivent être prononcées continuellement
(seul le temps nécessaire pour le takbir de ceux qui sont derrière l’imam sépare deux takbir).

 Si l’imam oublie de prononcer takbirat el aid :

Chaque takbir est une sunna fortement recommandée. Si l’imam oublie de prononcer takbirat
el aid ou une partie dans la 1ere ou 2eme rak’a et s’en rappelle pendant la récitation ou après,
mais avant l’inclinaison (el roukou3) il la prononce et récite à nouveau de préférence, puis, il
accomplit les prosternations d’oubli après le salam (pour ajout de récitation). S’il s’en
rappelle après l’inclinaison, il continue sa prière et accomplit les deux prosternations d’oubli
avant le salam final. Celui qui prie derrière l’imam et a oublié les takbirat, son oubli n’a pas
de conséquences.

 Le retardataire :

Celui qui trouve l’Imam en pleine récitation du Coran lors de la première rak’a de salat el aid,
il prononcera 7 takbirat pendant la récitation de l’imam (takbir de sacralisation compris).
Celui qui rejoint l’Imam à la deuxième rakaa, prononcera 6 takbirat et lorsqu’il se lèvera pour
rattraper sa première rak’a, il prononcera 7 fois le takbir (takbiratul ihram coimprise). Celui
qui arrive pendant que l’Imam prononce les takbirat en ayant manqué un certain nombre de
takbir, rejoint l’imam en répétant avec lui les takbirat et rattrape les takbirat manquantes
pendant la récitation de l’Imam.

 Les actes recommandés le jour de l’aid :

Parmi les actes conseillés le jour de l’aid,

- L’accomplissement du Ghusl, il est préférable que celui-ci soit fait après salat el subh.
- Se parfumer avant de se rendre au musalla, s’embellir en portant de nouveaux et beaux
habits afin de manifester sa joie en l’occasion de ce jour de fête (pour tout le monde,
celui qui prie ou non). Par contre pour les femmes, il leur est déconseillé de se
parfumer et de s’embellir pour sortir, elles sortent avec leurs vêtements habituels.
- Se rendre au musalla ou a la mosquée en marchant si cela est possible. Il est un
esclave se rendant pour servir Son Seigneur, il lui incombe donc de marcher
humblement. Il n’est pas mandoub de marcher au retour car l’acte d’adoration aura été
fait.
- Il lui est conseillé au retour chez lui de rentrer en passant par un autre chemin que
celui de l’aller pour se rendre au musalla.
- Pour Aid al Fitr il est conseillé de manger quelque chose avant de sortir pour salat el
id, manger quelques dattes, des gâteaux avec du lait ou boire un peu d’eau afin de
marquer la rupture du jeûne du mois de Ramadan.
- Cependant pour aid el Adhha, il lui est préférable de retarder le petit-déjeuner de sorte
à ce que son premier repas de la journée soit issu de son sacrifice.
- Se rendre au musalla après le lever du soleil si son domicile est proche contrairement à
l’imam à qui on demande d’arriver le plus tard possible afin que ceux qui prient aient
le temps de se réunir et de sorte à ce qu’ils commencent la prière dès son arrivé.
- Il est conseillé en se dirigeant vers le musalla de prononcer el takbir : Allahu akbar ;
en élevant la voix pour les hommes mais sans toutefois exagérer, de façon à faire
entendre celui qui est à côté de lui seulement. Les femmes quant à elles, n’élèvent pas
la voix. Pour les personnes qui se rendent au musalla avant le lever du soleil, il leur est
déconseille de prononcer le takbir avant le lever du soleil. D’après Malik ra « celui qui
s’y rend avant le lever du soleil, il n’y a pas de mal à cela cependant il ne prononce
pas le takbir avant que le soleil se soit levé ». Concernant le takbir, il y a divergence
sur le sujet, certains disent d’arrêter le takbir au moment où l’imam entre dans le
musalla d’autres au moment où l’imam prononce takbiratul ihram de la priere de l’aid.
- Le jour de l’aid el adha il est conseillé à ce que l’imam sacrifie sa bête dans le musalla
afin que les gens apprennent la sunna de « l’Égorgement » et égorgent en étant apaisé.
- Il est conseillé de prier salat el id dans un musalla si cela est possible, par musalla, on
entend, le désert ou un espace assez vaste qui ne contienne rien sauf pour masjid el
haram à la Mecque en raison du fait qu’ils peuvent voir la ka3ba, ce qui n’est pas le
cas pour les autres mosquées.
- Il est conseillé à l’imam et au mamum (celui qui prie derrière l’imam) de lever les
mains seulement lors de la première takbira (takbirat el ihram) de salat el id . Il est
détestable de lever les mains aux autres takbirates.
- Il est recommandé à l’imam de lire dans la première rak’a après surat al fatiha, surat al
a3la ou les surates qui s’en rapprochent parmi les courtes et dans la deuxième raka
surat al chams ou les courtes sourates qui s’en rapprochent.
- Il est recommandé que l’imam fasse deux sermons après la prière de l’aid en
s’asseyant entre les deux. L’imam ouvre ses sermons en prononçant le takbir (et non
par le tahmid qui est exclusif à la prière du vendredi), il est également conseillé qu’il
prononce plusieurs takbirs pendant son prêche.
- Il est conseillé de rester écouter les sermons après salat el id.
- Il est conseillé aux femmes et enfants d’être présent pour salat el id en groupe afin de
bénéficier de ses mérites et d’être témoin d’ un « bien » avec les musulmans.
- Le jour de l’aid al adha il est conseillé à partir de la prière du dhohr et cela pendant 3
jours consécutif de prononcer le takbir 3 fois après chaque prière obligatoire à haute
voix (la femme se fait entendre seulement) et cela jusqu’a salat el subh du 4eme jour
(ce qui correspond a 15 prieres obligatoires). Il est cependant détestable de le faire
après les nawafil ou après des prières que l’on rattrape.
- Il est détestable de prier des prières surrérogatoires dans un musalla que ce soit avant
ou après la prière de l’aid. Cependant il n’y a pas de mal à cela si c’est dans une
mosquée, dans ce cas ce n’est pas détestable que ce soit avant ou après salat el aid.

Cas particuliers : prière du malade, en voyage, en groupe


4. Problèmes fréquents et rectifications

4.1. Doutes (Waswās), oublis, prosternation de


réparation (Sujūd as-sahw)
Il y a aussi une exception: les prières sunna du Shaf’a et Witr (si on les avait raté après ‘Ishâ,
par exemple on s’était endormi en oubliant de les faire): ces prières se rattraperont avant la
prière obligatoire du Subh (et précisemment avant de faire la sunna du Fadjr) si (et seulement
si) on dispose d'assez de temps pour accomplir le Subh avant le lever du soleil. La Sunna du
Fajr est faite avant le Subh, sauf en cas où il ne reste pas assez de temps pour faire les deux
Rak’at du Subh avant le lever du soleil ou dans le cas où on rate le Subh et on ne se léve
qu’après le lever du soleil : dans ce cas on commence par rattraper le Subh puis on fait le
Fadjr ensuite. Par contre les prières sunna du Shaf’a et Witr ne peuvent être rattrapées après le
lever du soleil.

Donc, s’il n’y a pas assez de temps (par exemple si le temps imparti ne permet d'accomplir
que 3 raka'as) on doit donner dans ce cas la priorité au witr (une Rak'at) plutôt qu'aux deux
raka'as du fadjr et encore moins aux deux raka'as du shaf'a, puis on accomplira notre Subh
(bien sûr) en son temps.

Si maintenant il n'ya pas le temps de faire 3 raka'as, alors on accomplira le Subh au détriment
du witr et on retardera le fadjr pour plus tard (après l'apparition du soleil, 3 quarts d'heure
environ après le lever du soleil) : sachant que le fadjr peut être rattrapé jusqu’au zénith (az-
zawâl).

Si par oubli on commence une Nâfila (prière surérogatoire) dans les temps où il est détestable
de faire la prière surérogatoire : il est préférable (mandûb) de la couper et elle ne sera pas à
rattraper.
Si par oubli on commence une Nâfila (prière surérogatoire) dans les temps où il est interdit de
faire la prière surérogatoire : il est obligatoire de la couper et elle ne sera pas à rattraper non
plus.

Excepté : celui qui fait par ignorance ou par oubli une Nâfila alors que l'Imâm fait son prêche
il ne la coupe pas. Idem pour celui qui a commencé sa nâfila et que l'Imâm rentre dans le
Minbar (pour faire le prêche) au moment où le fidèle est entrain de faire cette nâfila : cette
nâfila doit être terminée.

- 1 : Si on commence une prière obligatoire dans ces temps-là et on se rappelle qu'on


n'avait pas fait la prière obligatoire précédente : alors qu'on a fait une Rak'at déjà de la
prière : il est préférable (mandûb) de compléter cela avec une deuxième Rak'at et
considérer cela comme une nâfila (prière surérogatoire) puis accomplir les deux
prières obligatoires dans l'ordre. En effet cette Nâfila faite ainsi n'était pas
intentionnelle : donc pas concernée par la Karâha ou le Tahrîm signalés.

Erreurs courantes dans la posture ou la récitation

Questions pratiques spécifiques au madhhab Mālikī


5. Tableaux comparatifs des écoles
juridiques
Références

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