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XCH9 Fonctions de Plusieurs Variables Exo2

Le document traite des fonctions de plusieurs variables réelles, en se concentrant sur le calcul différentiel et les applications de fonctions continuellement différentiables. Il présente une série d'exercices sur des sujets tels que les transformations, la différentiabilité, les dérivées partielles, et l'étude des extrema. Les exercices incluent des calculs de jacobiens, des études de fonctions définies sur des espaces de Banach, et des applications géométriques.

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XCH9 Fonctions de Plusieurs Variables Exo2

Le document traite des fonctions de plusieurs variables réelles, en se concentrant sur le calcul différentiel et les applications de fonctions continuellement différentiables. Il présente une série d'exercices sur des sujets tels que les transformations, la différentiabilité, les dérivées partielles, et l'étude des extrema. Les exercices incluent des calculs de jacobiens, des études de fonctions définies sur des espaces de Banach, et des applications géométriques.

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FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

1. Calcul différentiel

1.1. Applications continûment différentiables.


Exercice 1.1.1. F
Dans R3 on note S2 la sphère unité pour la norme euclidienne. À z ∈ C on associe σ(z) et τ (z)
éléments de S2 définis par
   
2ℜ(z) 2ℑ(z) |z|2 − 1 2ℜ(z) 2ℑ(z) 1 − |z|2
σ(z) = , , , τ (z) = , ,
1 + |z|2 1 + |z|2 |z|2 + 1 1 + |z|2 1 + |z|2 |z|2 + 1
Montrer que σ (resp. τ ) est un homéomorphisme de C sur S2 \{(0, 0, 1)} (resp. S2 \{(0, 0, −1)}).
Vérifier que σ(z̄) = τ (1/z). Interprétation géométrique.

Exercice 1.1.2. F
Calculer le jacobien de la transformation (x, y) 7→ (u, v) avec
(
3x − y = u2 − 4v
.
2x + y = 2u − 2v 2

Exercice 1.1.3. F
x3 + y 4 + z 5
Étudier la différentiabilité de g(x, y, z) = sur R3 .
|x| + |y|2 + |z|3

Exercice 1.1.4. I
(1) Soit ϕ une fonction de classe C 2 sur R, E l’e.v.n. des fonctions continues sur [a, b] muni
de la norme de la convergence uniforme. On considère l’application
Z b
F : f ∈ E 7→ ϕ(f (x)) dx.
a
Montrer que F est différentiable et calculer sa différentielle.
(2) Même question en supposant que ϕ n’est que de classe C 1 (on utilisera la continuité
uniforme de ϕ′ sur le compact f ([a, b])).

Exercice 1.1.5. I C
(1) Montrer que GLn (R) est un ouvert de Mn (R).
(2) Soit ϕ : M ∈ GLn (R) 7→ M −1 ∈ Mn (R) est continue et différentiable. Déterminer sa
différentielle.

1
2 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

Exercice 1.1.6. I
Soit f : M ∈ Mn (R) 7→ det M ∈ R.
Montrer que f est différentiable. Exprimer sa différentielle.

Exercice 1.1.7. I
Soit ϕ : (x, y) ∈ R2 7→ (X, Y ) ∈ R2 où
( p √
X = x 1 + y 2 + y 1 + x2
√ p .
Y = (x + 1 + x2 )(y + 1 + y 2)
Montrer que ϕ est différentiable et trouver l’image de R2 par ϕ. Si A ∈ ϕ(R2 ), déterminer
l’image réciproque de A par ϕ.

Exercice 1.1.8. D
Soit E un espace de Banach, LC(E) l’ensemble des endomorphismes continus de E muni de la
norme attachée à la norme sur E. On définit GLc (E) comme étant l’ensemble des automor-
phismes continus de E dont l’inverse est continu (cf sujet numéro 4.2 sur les e.v.n.).
(1) Montrer que LC(E) est un espace de Banach.
(2) L’identité appartient-elle à l’intérieur de GLc (E) ? Peut-on dire la même chose si l’on
prend a ∈ GLc (E) ?
(3) Montrer que l’application I : a ∈ GLc (E) 7→ a−1 ∈ GLc (E) est différentiable et
exprimer sa différentielle.

Exercice 1.1.9. D
Soit I un intervalle ouvert de R, G ∈ C 1 (R×I, I). On note Ft (x) = G(t, x) et on suppose que
les Ft vérifient (
Ft ◦ Fu = Ft+u
.
(∀x ∈ I) (∃t ∈ R) Ft (x) 6= x
∂G(t, x)/∂x
(1) Montrer que la fonction ne dépend pas de t, on note H(x) la fonction de
∂G(t, x)/∂t
x ainsi définie.
1
(2) Prouver que H(G(u, x)) = .
∂G(u, x)/∂t
(3) En choisissant une primitive de H, trouver une application ϕ : I → R bijective de
classe C 1 telle que
∀(t, x) ∈ R×I : Ft (x) = ϕ−1 (t + ϕ(x)).

Exercice 1.1.10. D
Soit Σ+n l’ensemble des matrices symétriques réelles d’ordre n, définies positives. On appelle E
le R-e.v. des matrices symétriques.
(1) Montrer que Σ+ n est un ouvert de E.
(2) Soit f : S ∈ Σ+ 2 +
n 7→ S ∈ Σn . Montrer que f est différentiable et bijective. Montrer que
f est un difféomorphisme de Σ+ n.
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 3

1.2. Fonctions numériques continûment différentiables.


Exercice 1.2.1. I
Soit f : (x, y) ∈ R2 7→ yex ∈ R ; écrire la formule des accroissements finis au voisinage de (0,0)
pour f . Vérifier l’existence et l’unicité éventuelle de θ ∈]0, 1[ associé à un couple (x, y) dans
cette formule.

Exercice 1.2.2. I
Soit, dans R2 euclidien, E un fermé non vide. On pose
f : x ∈ R2 7→ f (x) = d(x, E) ∈ R.
(1) Étudier, pour x donné, l’existence de y ∈ E tel que : d(x, E) = d(x, y).
(2) On suppose f différentiable en x et grad f (x) 6= 0. Montrer alors que x ∈/ E.
x−y
(3) Montrer que grad f (x) = (y ∈ E vérifie toujours que f (x) = d(x, E)). Que
kx − yk
peut-on en déduire concernant y ?

1.3. Dérivées partielles d’ordre k > 2.


Exercice 1.3.1. F
∂f ∂f
Soit f ∈ C 2 (R3 , R) telle que f (a) = 0, (a) = 0 et (a) = 0 où a = (0, 1, 1).
∂x ∂y
∂f f (t, cos t, ch t)
On suppose (a) 6= 0, calculer alors lim .
∂z t→0 f (t2 , ch t, et )
∂f ∂2f
Que dire si (a) = 0 et (a) 6= 0.
∂z ∂z 2

Exercice 1.3.2. F
Soit U =]0, +∞[×R et U ′ =] − ∞, 0[×R. Résoudre l’équation aux dérivées partielles
∂f ∂f y
x +y =
∂x ∂y x

sur U ∪ U .

Exercice 1.3.3. F
(1) Résoudre l’équation :
1 ∂2y ∂2y
(E) − 2 =0
v 2 ∂t2 ∂x
2
(où y(t, x) est une fonction
 de classe C ).

1 − cos x sur [0, 2π]
(2) On définit y0 : x ∈ R 7→ cos x − 1 sur [−2π, 0] .

0 sur R \ [−2π, 2π]
∂y
Trouver y solution de (E) telle que : (i) (0, t) = 0, (ii) y(x, 0) = y0 (x).
∂t
4 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

Exercice 1.3.4. F
Soient ϕ et ψ définies sur R, continues en x0 et y0 et g présentant un extremum local en
(ϕ(x0 ), ψ(y0)).
Montrer que f : (x, y) ∈ R2 7→ g(ϕ(x), ψ(y)) ∈ R présente un extremum local en (x0 , y0 ).

Exercice 1.3.5. F
Extrema de
x2
f (x, y, z) = + xyz − z + y
2
sur R3 .

Exercice 1.3.6. I
Soit
2 +z 2 +1)
f : (x, y, z) ∈ R3 7→ (x + z 2 )ex(y .
Étudier les extrema de f et préciser si ces extrema sont locaux ou globaux.

Exercice 1.3.7. I
Quel sont les extrema de f qui à tout point M du plan affine euclidien associe
f (M) = AM + BM − OM
où A et B sont des points fixes du plan situés à une distance 2a, O étant leur milieu ?

Exercice 1.3.8. I T
Z +1
2
Pour (x, y) ∈ R , on pose f (x, y) = |x − t|.|y − t| dt.
−1

(1) Étudier la continuité et la différentiabilité de f .


(2) Quels sont les extrema de f ?

Exercice 1.3.9. I T
On se place dans le plan euclidien rapporté à un repère orthonormé. On considère les points A
et B de coordonnées (a, 0) et (−a, 0), où a > 0.
Au point M du demi-plan supérieur y > 0, on associe le couple (u, v) des distances de M à A
et B.
(1) Montrer qu’on obtient ainsi un C 1 -difféomorphisme de U = R×]0, +∞[ sur une certaine
partie de R2 à préciser.
(2) Soit f une fonction de classe C 2 définie sur U et à valeurs dans R. Soit fb la fonction
définie par fb(u, v) = f (x, y).
Exprimer ∆f (x, y) à l’aide des dérivées partielles de fb.
(3) Quelles sont les fonctions f telles que ∆f = 0, fb étant de la forme A(u) + B(v) ?
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 5

Exercice 1.3.10. I
∂f ∂f
Soit O = R2 \ {(0, 0)}, à toute fonction f de classe C 1 , on associe Ef = x + y . On dit
∂x ∂y
que f est homogène de degré α ssi Ef = αf .
(1) Prouver que f est homogène de degré α ssi ∀λ > 0, f (λx, λy) = λα f (x, y).
(2) Soit f une fonction de classe C 2 sur O, calculer E 2 f .
∂2f ∂2f ∂2f
(3) Montrer que toute fonction f C 2 sur O telle que x2 2 + 2xy + y 2 2 = f est
∂x ∂x∂y ∂y
somme de deux fonctions homogènes de degrés à préciser.

Exercice 1.3.11. I
Dans le plan euclidien, 2 cercles (C) et (C ′ ) de rayons R > 0 et R′ > 0 sont tangents
extérieurement en 0. Un point M décrit (C) et un point M ′ décrit (C ′ ) ; déterminer le maximum
de l’aire du triangle OMM ′ .

Exercice 1.3.12. I
Soient f, g, h : R3 → R telles que, pour tout V = (x, y, z) ∈ R3 :
x2 y 2 z2
g(V ) = + + − 1,
4 10 25
h(V ) = x + y − z,
f (V ) = x2 + y 2 + z 2 + λg(V ) + µh(V )
où (λ, µ) ∈ R2 .
(1) Étudier les extrema de f .
(2) Caractériser l’ensemble E d’équation : g(V ) = 0 et F d’équation h(V ) = 0.
Étudier les extrema de f sur E ∩ F .

Exercice 1.3.13. D T
sin x
(1) Soit P (x, y) = , x ∈]0, 2π[, y ∈ R. Calculer le laplacien de P (on montrera
ch y − cos x
qu’il est nul). Z +∞
(2) Pour x ∈]0, 2π[, calculer I = P (x, y) dy (poser t = ey ou dériver sous le signe
−∞
intégral).
(3) Soit ϕ ∈ C(R, R) tel que t 7→ ϕ(t)eZ−|t| soit intégrable sur R.
+∞
Montrer que la fonction F (x, y) = P (x, t − y)ϕ(t) dt est bien définie sur ]0, 2π[×R.
−∞
(4) Montrer que F est de classe C 2 sur ]0, 2π[×R et calculer son laplacien.

Exercice 1.3.14. D
Soit Rn muni de sa structure euclidienne canonique et α > 0. On considère J ∈ C 1 (Rn , R) telle
que
(1) ∀(u, v) ∈ Rn ×Rn , (J ′ (v) − J ′ (u))(v − u) > αkv − uk2 .
6 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

(1) Montrer que


α
(2) ∀(u, v) ∈ Rn ×Rn , J(v) − J(u) > kv − uk2 + J ′ (u)(v − u).
2
n
Soit K un convexe fermé de R , JK la restriction de J à K.
(2) Montrer que inf JK (u) existe et que cette borne inférieure est atteinte.
u∈K
(3) Montrer que u0 ∈ K réalise le minimum de JK sur K ssi

∀u ∈ K, JK (u0 )(u − u0 ) > 0.

Exercice 1.3.15. F
Soit l’équation
(E) x2 + y 2 = e2 Arctan y/x .
Chercher les conditions sur (x0 , y0 ) pour que, dans un voisinage de (x0 , y0 ), cette relation
définisse implicitement y = ϕ(x).
′2 3
′ ′′ (1 + ϕ )
Calculer ϕ , ϕ , : interprétation.
ϕ′′2

1.4. Notions sur les courbes et les surfaces.


Exercice 1.4.1. I
Soit S la surface paramétrée

 −t
x = e cos θ
y = e−t sin θ .

z = e−t

Trouver les courbes tracées sur S telles qu’en tout point, le plan osculateur soit perpendiculaire
à la surface S.

Exercice 1.4.2. I C T
Dans un repère orthonormé soit T le tore engendré par la rotation autour de Oz du cercle C :
x2 + z 2 − 4x + 3 = 0, y = 0.
(1) Trouver les plans tangents à T passant par O.
(2) Étudier la projection sur xOy de l’intersection Γ de T et d’un des plans tangents. Quelle
est la nature de cette intersection ?

Exercice 1.4.3. D
x2 y 2 z 2
Soit E un ellipsoı̈de d’équation : + + = 1, on considère 3 points M1 , M2 et M3 de E.
a2 b2 c2
Montrer que le volume du tétraèdre (O, M1 , M2 , M3 ) est indépendant du choix des points si le
plan tangent en Mi est parallèle au plan OMj Mk pour tous les triplets (i, j, k) de {1, 2, 3}.
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 7

Exercice 1.4.4. D
Nature de la surface S : x2 + 2y 2 − 2z = 0.
Montrer que les plans tangents qui coupent S suivant un cercle sont parallèles au plan y + z = 0
ou au plan y − z = 0.
Déterminer le lieu des centres de ces cercles.

2. Intégrales curvilignes

2.1.
Exercice 2.1.1. F
Soit Γ la courbe intersection de x2 + y 2 + z 2 − 2ay = 0 et de x2 + y 2 − 2by = 0, z > 0 et
0 < b < aZ; on suppose que, en projection sur xOy, Γ est parcourue dans le sens positif.
Calculer (y 2 + z 2 ) dx.
Γ

Exercice Z 2.1.2. F
Calculer xy dx + (x2 + y 2) dy sur le cercle γ : x2 + y 2 − 2Rx = 0 parcouru dans le sens direct,
γ
en faisant intervenir des différentielles exactes.

Exercice 2.1.3. I
yz 2 xz 2
Soit ω = P dx + Q dy avec P (x, y) = y + et Q(x, y) = −x − où z = f (x, y)
x2 + y 2 x2 + y 2
est une fonction de classe C 1 sur R2 \ R− .
(1) Chercher une C.N.S. (donnée sous forme d’une équation (E)) portant sur f pour que ω
soit une différentielle fermée.
(2) Donner une expression de f 2 en se plaçant en coordonnées polaires.
4x2
(3) Chercher une primitive de ω lorsque z 2 = −(x2 + y 2 ) + 2 .
x + y2

Indication 1.1.1 σ est continue car les applications coordonnées le sont, de même pour τ . σ −1 :
y′ x′
poser σ(z) = (x′ , y ′ , z ′ ), ℑz = 1−z ′ et ℜz = 1−z ′ . On a même σ(z) = −τ (−z).

Interprétation géométrique : si Ω = (0, 0, 1), σ à M fait correspondre le point d’intersection


de la droite ΩM avec la sphère S2 .
Indication 1.1.2 On trouve D(u,v) D(x,y)
5
= 8(1−uv)
Indication 1.1.3 Prendre la norme k(x, y, z)k = sup(|x|, |y|, |z|) et |x3 + y 4 + z 5 | 6 (|x| + y 2 +
|z|3 ).k(x, y, z)k2.
Indication 1.1.4
Rb Rb Rb
(1) On écrit a [ϕ(f (t) + h(t)) − ϕ(f (t))] dt = a h(t)ϕ′ (f (t)) dt+ 21 a ϕ′′ (f (t)+θ(t)h(t)) dt.
(2) Utiliser le fait que ϕ′ est uniformément continue sur tout compact.
Indication 1.1.5 Utiliser le déterminant puis P écrire −1 n
(M + H)−1 = M −1 (I + HM −1 )−1 = M −1 +∞ n=0 [−HM ] .
Indication 1.1.6 f est une fonction polynomiale des coefficients de M donc différentiable, puis
f ′ (M)(H) = Tr(BH) où B est la transposée de la comatrice de M.
8 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

Indication 1.1.7 Calculer les dérivées partielles, poser x = sh u, y = sh v. Selon les cas, on
trouve une branche d’hyperbole ou la droite x + y = 0.
Indication 1.1.8
(1) LC(E) est complet : si (fn ) une suite de Cauchy,
  poser gn = fn|S(0,1) , g(x) sa limite et
x
définir f sur E par f (x) = 0 si x = 0, kxkg si x 6= 0.
kxk
P
(2) Montrer que IdE est intérieur à GLc (E) à l’aide de la série +∞ n
n=0 h pour khk < 1. Pour
−1
P+∞ −1 n −1
a ∈ GLc (E), écrire (a − h) = ( n=0 (a h) )a .
(3) Écrire (a + h)−1 − a−1 = −a−1 ha−1 + o(h).
Indication 1.1.9
(1) L’hypothèse Ft ◦ Fu = Ft+u donne G(t, G(u, x)) = G(t + u, x) (1). Dériver par rapport à
u : ∂G
∂t
(u, x) ∂G
∂x
(t, G(u, x)) = ∂G∂t
(t + u, x). (2) puis en déduire que G(t, x) ne dépend pas
de t et obtenir une contradiction. En déduire que ∂G ∂t
(u, x) ne s’annule jamais. Dériver
∂G(.,x)/∂x
(1) par rapport à x et obtenir que ∂G(.,x)/∂t est une fonction constante.
(2) Prendre t = 0 dans la relation (2) et utiliser la relation ∂G ∂t
(0, G(u, x)) = ∂G
∂t
(u, x).
∂ ∂
(3) Si ϕ est une primitive de H alors ∂t ϕ(G(t, x)) = 1 et ∂x ϕ(G(t, x)) = H(x) et obtenir
ϕ(G(t, x)) = t + ϕ(x). (4) Montrer ensuite que ϕ est bijective de I sur R.
Indication 1.1.10
(1) Montrer que N(A) = maxλ∈Sp(A) |λ| est une norme sur E puis prendre λ la plus petite
valeur propre strictement positive de M ∈ Σ+ n , choisir H dans E tel que les valeurs
propres de H sont dans ] − λ, +λ[.
(2) On trouve immédiatement f ′ (S)(H) = HS + SH. Prouver que f ′ (S) est injective en
prenant X un vecteur propre de S, associé à λ > 0 et montrer que HX = 0. Montrer
ensuite que f est bijective : si S 2 = T 2 alors S = T . Ensuite, à S ∈ Σ+ n s’écrivant
P −1D 2 P on fait correspondre S ′ = P −1 DP .

Indication 1.2.1 yex = x θyeθx + yeθx , puis distinguer les cas x ou y nul et x.y 6= 0, on a
unicité uniquement dans le dernier cas.
Indication 1.2.2
(1) Se ramener à un compact et étudier la fonction f (z) = d(x, z).
(2) Par l’absurde, si x ∈ E alors grad f (x) = 0.
(3) Utiliser l’inégalité | d(x + h, E) − d(x, E)| 6 khk et la différentiabilité de f en x, on
obtient k grad f k 6 1. Prendre xt = (1 − t)x + ty, t ∈ [0, 1] et ϕ : t 7→ f (xt ), en
x−y
calculant de deux manières ϕ′ (0), obtenir grad f (x).u = 1 où u = kx−yk . Conclure alors
x−y
que grad f (x) est un vecteur de norme 1 et grad f (x) = kx−yk . y est unique.
Indication 1.3.1 Poser b = (t2 , ch t − 1, et − 1), c = (t, cos t − 1, ch t − 1) et écrire f (a + b) =
f (a) + ∂f
∂z
(a)(et − 1) + o(t), f (a + c) = f (a) + ∂f
∂z
(a)(ch t − 1) + o(t) d’où limt→0 ff (a+b)
(a+c)
= 0.
∂f f (a+b) ∂2f 2
Si ∂z
(a) = 0 on trouve limt→0 f (a+c)
= ∂x2
(a)/ ∂∂zf2 (a).
y ∂g
Indication 1.3.2 Poser u = x, v = x
et définir g(u, v)
= f (x, y), g vérifie u ∂u = v d’où
y y
f (x, y) = x ln |x| + h x .
Indication 1.3.3
(1) y se met sous la forme : y(x, t) = A(x + vt) + B(x − vt).
(2) En exprimant les conditions demandées, on trouve :
y = 21 [y0 (x + vt) + y0 (x − vt)] + Ap (x + vt) − Ap (x − vt).
Indication 1.3.4 Si g a un maximum en (x0 , y0 ) alors g(ϕ(x0 )+X, ψ(y0 )+Y ) 6 g(ϕ(x0 ), ψ(y0 ))
soit f (x, y) 6 f (x0 , y0 ) ce qui signifie que f présente un extremum local en (x0 , y0).
Indication 1.3.5 f ne présente pas d’extremum sur R3 .
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 9

Indication
√ 1.3.6 f ′ (A) = 0 ⇔ A = (−1, 0, 0), puis poser x = −1 + X, y = Y , z = Z et
r = X 2 + Y 2 + Z 2 . A est un minimum global.
Indication 1.3.7 La fonction f : M 7→ AM +BM −OM est continue sur le plan et différentiable
−−→ −−→ −−→
AM
en dehors des points 0, A et B, puis grad f (M) = AM + BM
BM
− OM
OM
. On se ramène à un compact
et f atteint son minimum sur ce compact. Les points qui vérifient grad f (M) = 0 sont les deux
points tel que les triangles OAM et OBM soient des demi-triangles équilatéraux de hauteurs
AO et BO mais ils ne conviennent pas. Le minimum global est obtenu en A et B.
Indication 1.3.8
(1) On peut faire le calcul direct de l’expression de f : si |x| > 1, |y| > 1 : f (x, y) =
3
2 xy + 13 , si |x| 6 1, |y| > 1 : f (x, y) = x2 y − x3 + x + y , si |x| 6 1, |y| 6 1 :
f (x, y) = 31 |x − y|3 + 2xy + 32 , (on remarque que f (x, y) = f (y, x)).
Pour la différentiabilité, faire le changement de variables u = x+y 2
, v = x−y
2
et montrer
que les dérivées partielles sont continues pour v 6= 0 puis étudier le cas (u, 0).
f est de classe C 1 sur R2 \ ∆, différentiable sur R2 où ∆ est la première bissectrice.
(2) Les extrema de f sont à chercher parmi les points (0, 0), ±(1/2, −1/2), en (1/2, −1/2),
f présente un minimum global (ainsi qu’en (−1/2, 1/2) cas symétrique).
Indication 1.3.9
(1) Exprimer u et v et pinverser les relations pour trouver
2 −u2
x = v 4a 1
, y = 4a (u + 2a + v)(u + 2a − v)(v + u − 2a)(v − u + 2a).
On a ϕ(R×R ) = Ω où Ω = {(u, v) ∈]0, +∞[2 | u + v > 2a, |u − v| < 2a}. et on calcule

le jacobien de ϕ, il vaut − 2ayuv


.
2 2 2 ∂ 2 fb b b
(2) Après calculs, on trouve ∆f = ∆fb + u +vuv−4a ∂u∂v + u1 ∂∂uf + v1 ∂∂vf .
(3) Si fb(u, v) = A(u) + B(v) alors on obtient l’équation différentielle A′′ (u) + 1 A′ (u) =
u
2
−[B ′′ (v) + v1 B ′ (v)] qui s’intègre en A(u) = α u4 + β ln |u| + γ et
Indication 1.3.10
(1) Dériver f (λx, λy) = λα f (x, y) par rapport à λ ; réciproque : si f est homogène de degré
α, alors ϕ(λ) = f (λx, λy) vérifie une équation différentielle.
2 ∂2f 2
(2) E 2 f = x2 ∂∂xf2 + 2xy ∂x∂y + y 2 ∂∂yf2 + Ef .
(3) Il faut résoudre l’équation E 2 f − Ef − f = 0, avec α et β les racines de l’équation
X 2 − X − 1 = 0, on arrive à la conclusion que f est la somme d’une fonction homogène
de degré α et d’une fonction homogène de degré β.
Indication 1.3.11 Prendre un repère ~~
( orthonormé (0, i, j) tel que ( les cercles soient centrés sur
x = R(1 + cos θ) x = −R′ (1 − cos ϕ)
l’axe Ox et paramétrer (C) par : et (C ′ ) : . On
y = R sin θ y = R′ sin ϕ
1
a Aire (OM(θ)M ′ (ϕ)) = |f (θ, ϕ)| où f (θ, ϕ) = RR′ (sin θ + sin ϕ + sin(ϕ − θ)). Le maximum
2 √
est atteint pour (θ, ϕ) ∈ {(π/3, 2π/3), (−π/3, −2π/3)} et dans ce cas : 12 |f (θ, ϕ)| = 3 4 3 RR′ .
Indication 1.3.12
(1) Montrer que si Q est une forme quadratique et L une forme linéaire tq ∀x, Q(x)+L(x) >
0 alors L = 0 et Q > 0. Si f présente en extremum en A(a,b, c) alors ∀V , f (A+V  )−f (A)
λ λ
a un signe constant d’où si A est un extremum 2a 1 + 4 + µ = 0, 2b 1 + 10 + µ = 0,
λ
2c 1 + 25 − µ = 0 ; un minimum si λ > −4, un maximum  si λ 6 −25. 
2µ 5µ 25µ
Réciproquement, si λ > −4, f est minimum au point A − 4+λ , − 10+λ , 2(25+λ) , si λ =
−4, µ = 0, f est minimum en tout point (a, 0, 0), si λ = −25, µ = 0, f est maximum
en tout point (0, 0, c), si λ < −25, f est maximum au point A.
10 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

(2) E ∩ F est une ellipse de centre O. Sur E ∩ F , f (V ) = kV k2 , les extrema de f sont les
100
sommets de cette ellipse et valent d = 13± √ .
39
Indication 1.3.13
(1) Calcul.
(2) On trouve I = 2(π − x) pour x ∈]0, 2π[.
y
(3) Pour t tendant vers +∞, on a |P (x, t − y)| ∼ | sinR2x|e e−t .
(4) Pour x ∈ [a, 2π − a], y ∈ [−b, b], écrire F (x, y) = |t|6b+2 P (x, t − y)ϕ(t) dt(= F1 (x, y)) +
R
|t|>b+2
P (x, t−y)ϕ(t) dt(= F2 (x, y)) et montrer que F1 et F2 sont continues en exploitant
le théorème de continuité sous le signe intégral. Montrer de même que F1 est de classe
C 2 . Pour F2 , on fait de même avec les dérivées partielles de P par rapport à x et en
appliquant le théorème Rde dérivation sous le signe intégral.
+∞
On a alors ∆F (x, y) = −∞ ∆P (x, y − t)ϕ(t) dt = 0.
Indication 1.3.14
(1) Considérer ϕ : t ∈ [0, 1] 7→ J(u + t(v − u)) et écrire que
R1
ϕ(1) − ϕ(0) > 0 [tαkv − uk2 + J ′ (u)(v − u)] dt.
(2) Montrer que F = {v ∈ K | J(v) 6 J(v0 )} est un compact où v0 ∈ K.
(3) (⇐) : utiliser l’inégalité du 2.
(⇒) : montrer que limt→0 JK (u0 +t(u−ut 0 ))−JK (u0 ) = J ′ (u0 )(u − u0) > 0.
x+y
Indication 1.3.15 Les conditions sont x0 6= y0 et f (x0 , y0 ) = 0, on a ensuite ϕ′ (x) = x−y ,
2
x +y 2 (1+ϕ′2 )3
ϕ′′ (x) = 2 (x−y)3, ϕ′′2
= 2(x2 + y 2 ).
 
Indication 1.4.1 On obtient t = t0 + ln cos θ√ 0 −θ
2
. Les courbes solutions se déduisent toutes
par similitude d’axe Oz de la courbe paramétrée correspondant à t0 = θ0 = 0.
Indication 1.4.2 La méridienne de T en cylindriques a pour équation : (r 2 +z 2 +3)2 −16r 2 = 0.

(1) Se placer dans le plan xOz : M0 (3/2, 0, 3/2) et son symétrique par rapport à xOy
sont les points de contacts : ΠM0 : z = √x3 et ΠM0′ : z = − √x3 .
2
(2) On obtient z = √x ,
(4 x3 + y 2 + 3)2 − 16(x2 + y 2 ) = 0, Γ est la réunion de 2 cercles.
3
−−→ −−→
Indication 1.4.3 Soit ~ui = OM j ∧ OM k , la condition s’écrit ∃λi tel que ~ui = λi~ni . Le volume
du tétraèdre est donné par V = |λ63 | et par raison de symétrie, on a λ1 = λ2 = λ3 = 6V .
−−→
Soit g tel que ~ni = g(OM i ) alors (~u1 , ~u2 , ~u3) = (6V )2 = λ31 det g.6V , en déduit que V = abc
6
et
donc V est bien indépendant du choix des points Mi .
On peut aussi utiliser une astuce...
Indication 1.4.4 S est un paraboloı̈de elliptique. Si P un plan qui coupe S selon un cercle,
s’arranger pour que dans un nouveau repère orthonormé, l’équation de P s’écrive : Z = h.
′ ′ ′
L’équation de S s’écrit X 2 + Y 2 + Z 2 + (aX | + bY{z + cZ} +1)(a| X + b{zY + c Z} −1) + 1 = 0, et
=y−z =y+z
l’intersection avec P : Z = h, X 2 +Y 2 +Z 2 +(aX +bY +ch+1)(a′X +b′ Y +c′ h−1)+1+h2 = 0.
Le centre a pour coordonnées : (0, −1/2, α + 1/2) avec α > −1/4 qui décrit une demi-droite.
On rajoute à cet ensemble l’ensemble symétrique par rapport à xOz.
R R
Indication 2.1.1 En simplifiant on a Γ (y 2 + z 2 ) dx = 2a Γ y dx = −2πab2 .
R
Indication 2.1.2 Après quelques simplifications on a γ xy dx + (x2 + y 2) dy = πR3 .
Indication 2.1.3  
∂z ∂z
(1) La C.N.S. s’écrit z x ∂x + y ∂y = −r 2 .
(2) En polaires, z = f (x, y) = g(r, θ) donne z 2 = −r 2 + h(θ).
(3) Si U est une primitive de ω alors U(x, y) = −2 x2xy +y 2
− 2 Arctan xy .
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 1

1. Solutions :
Solution 1.1.1 σ est bien continue car les applications coordonnées le sont. Il en est de même
pour τ .
y′ x′
Recherche de σ −1 : si on pose σ(z) = (x′ , y ′, z ′ ) alors ℑz = et ℜz = donc σ −1 est
1 − z′ 1 − z′
continue de S2 \ {(0, 0, 1)} sur C.
On a même σ(z) = −τ (−z).
Interprétation géométrique : on note Ω le point de coordonnées (0, 0, 1), M ′ le point σ(z) =
(x , y ′, z ′ ) et M le point du plan xOy d’affixe z. L’application σ n’est autre que l’application

qui à M fait correspondre le point d’intersection de la droite ΩM avec la sphère S2 .

O
M′
M

Pour τ , on prend Ω′ le symétrique de Ω par rapport au plan xOy, τ (M) sera l’intersection de
la droite Ω′ M avec S2 .

Solution 1.1.2 On peut calculer effectivement x et y en fonction de u et v. On peut aussi


procéder de la manière suivante :
soit f (x, y) = (X, Y ) = (3x − y, 2x + y) et g(u, v) = (X, Y ) = (u2 − 4v, 2u − 2v 2 ) alors
D(x, y) 8(1 − uv)
(x, y) = f −1 ◦ g(u, v) et donc = en utilisant le théorème 9.2 page 309.
D(u, v) 5
Sur chacun des ouverts suivants
Ω1 : uv > 1, u > 0, v > 0, Ω2 : uv > 1, u < 0, v < 0, Ω3 : uv < 1, on obtient :
D(u, v) 5
= (en application de la proposition 9.1.5 page 310 ).
D(x, y) 8(1 − uv)

Solution 1.1.3 L’idée ici est de choisir une bonne norme, or, en prenant la norme k(x, y, z)k =
sup(|x|, |y|, |z|) on a
|x3 + y 4 + z 5 | 6 (|x| + y 2 + |z|3 ).k(x, y, z)k2.
Cette inégalité permet de conclure directement à la différentiabilité de g en (0, 0, 0) (cf.
définition 9.1.1 page 307 ).

Solution 1.1.4
(1) On a
Z b Z b Z
′ 1 b ′′
[ϕ(f (t) + h(t)) − ϕ(f (t))] dt = h(t)ϕ (f (t)) dt + ϕ (f (t) + θ(t)h(t)) dt.
a a 2 a
2 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

La première intégrale fournit la différentielle, la deuxième est effectivement un o(h) (on


Z b
vérifie que h 7→ h(t)ϕ′ (f (t)) dt est bien une application linéaire continue).
a
(2) On fait de même, si on prend ε > 0 alors, comme ϕ′ est uniformément continue sur tout
compact, on peut choisir η > 0 tel que
khk 6 η ⇒ |ϕ′ (f (t) + h(t)) − ϕ′ (f (t))| 6 ε
pour tout t ∈ [a, b], les reste de la démonstration se fait comme ci-dessus.

Solution 1.1.5
(1) GLn (R) est l’image réciproque de l’ouvert R∗ par l’application déterminant qui est
continue.
1
(2) On a M −1 = M ′T (cf. proposition 8.5.11 page 157 ), toutes les applications
det M
intervenant sont continues (ce sont des fonctions polynomiales des coefficients de M), il
en est de même de ϕ. La différentiabilité s’obtient de la même façon.
Calcul de la différentielle : on exprime
+∞
X
(M + H)−1 = M −1 (I + HM −1 )−1 = M −1 [−HM −1 ]n
n=0

à condition que H soit suffisamment petite pour que kHM −1 k < 1 (cf. théorème 5.44
page 246 ).
+∞
P
En écrivant (M + H)−1 − M −1 = −M −1 HM −1 + M −1 [−HM −1 ]n , on obtient
n=2
immédiatement ϕ′ (M)(H) = −M −1 HM −1 car
+∞
X X
−1
M [−HM −1 ]n = M −1 [HM −1 ]2 [−HM −1 ]n
n=2 n=0
= M −1 [HM −1 ]2 (I + HM −1 )−1 = O(H 2).
Remarque : on pouvait directement avoir cette relation sans passer par les séries mais
il aurait fallu intuiter que l’on pouvait écrire :
2 −1
(M + H)−1 = M −1 − M −1 HM −1 + M −1 [HM −1 ](I + HM )−1 .

Solution 1.1.6 f est une fonction polynomiale des coefficients de M, elle est donc différentiable.
a11 . . . 0 . . . a1n
.
. . . . . . .. . . . . . .
∂f
On a = ai1 . . . 1 . . . ain = (−1)i+j ∆ij cofacteur de aij de M. Donc
∂aij .
. . . . . . .. . . . . . .
an1 . . . 0 . . . ann
X
f ′ (M)(H) = (−1)i+j ∆ij (M)hij = Tr(BH)
i,j

où B est la transposée de la comatrice de M.


FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 3

Solution 1.1.7 Le calcul des dérivées partielles donne :


∂X p xy ∂X √ xy
= 1 + y2 + √ , = 1 + x2 + p
∂x 1+x 2 ∂y 1 + y2
∂Y Y ∂Y Y
=√ , =p .
∂x 1+x 2 ∂y 1 + y2
X et Y sont C 1 donc ϕ est C 1 et on remarque que Jϕ = 0 (jacobien de ϕ). On s’attend donc à
ce que ϕ ne soit pas bijective et même qu’il existe une relation entre X et Y .
1 1
En posant x = sh u, y = sh v, on a : X = sh(u + v) et Y = eu+v i.e. X = (Y − ) = f (Y ).
2 Y
ϕ(R2 ) est une branche d’hyperbole (Y > 0).
Si A = (X0 , Y0 ) = (f (Y0 ), X0 ) :
ϕ(x, y) = A ⇔ u + v = ln Y = λ
ce qui donne une paramétrisation de la courbe recherchée
(
x = sh u
u∈R
y = sh(λ − u) = − sh u ch λ + ch u sh λ
ce qui donne, en éliminant λ entre ces équations :
• Si λ 6= 0, x2 + y 2 + 2xy ch λ = sh2 λ et (y + x ch λ) sh λ > 0 qui correspond à une branche
d’hyperbole.
• Si λ = 0 : on trouve la droite x + y = 0.

Solution 1.1.8
(1) LC(E) est complet : soit (fn ) une suite de Cauchy, on pose gn = fn|S(0,1) restriction de
fn à la sphère unité. On sait que pour tout x, (gn (x)) converge, soit g(x) sa limite. On
prend la limite quand p → +∞ dans l’inégalité kgn (x)−gn+p (x)k 6 ε alors (gn ) converge
0   si x = 0
uniformément vers g. On définit alors f sur E par f (x) = x
kxkg si x 6= 0
kxk
alors (fn (x)) converge pour tout x de E vers f (x). f est linéaire et continue. Vu que
kfn (x) − fn+p (x)k 6 ε pour x ∈ S(0, 1) alors, quand p → +∞, kfn (x) − f (x)k 6 ε.
(2) Montrons que IdE est intérieur à GLc (E) :
+∞
P n
si khk < 1, comme khn k 6 khkn , la série h est absolument convergente donc
n=0
convergente dans l’espace de Banach L(E). Or, par passage à la limite, en utilisant la
+∞
P n +∞
P 1 +∞
P n
continuité de la norme, h 6 khkn = alors h = (IdE −h)−1 ∈
n=0 n=0 1 − khk n=0
GLc (E) ce qui permet de conclure.
Pour a ∈ GLc (E), on écrit de même
+∞
!
X
(a − h)−1 = (IdE −a−1 h)−1 a−1 = (a−1 h)n a−1
n=0
1
qui appartient bien à GLc (E) pour khk < −1 .
ka k
(3) De même, on écrit que
+∞
X
(a + h)−1 − a−1 = −a−1 ha−1 + (−1)n (a−1 h)n a−1 = −a−1 ha−1 + o(h)
n=2
4 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

ce qui permet d’affirmer que I est différentiable et de donner l’expression de sa


différentielle. On pourra voir pour l’occasion l’exercice 1.1.5.

Solution 1.1.9
(1) Traduisons l’hypothèse Ft ◦ Fu = Ft+u :
(1) G(t, G(u, x)) = G(t + u, x)
d’où en dérivant par rapport à u :
∂G ∂G ∂G
(2) (u, x) (t, G(u, x)) = (t + u, x).
∂t ∂x ∂t
∂G ∂G
Si (u, x) = 0 alors grâce à cette relation, on a (t, x) = 0 pour tout t réel. Donc
∂t ∂t
G(t, x) ne dépend pas de t, ce que l’on note G(., x) = g(x). En reportant dans la
première relation :
G(t, G(u, x)) = G(t, g(x)) = G(t + u, x) = g(x)
ce qui est contraire à l’hypothèse Ft (x) = G(t, x) 6= x.
∂G
Conclusion : (u, x) ne s’annule jamais et on peut dire que, grâce à la relation (2),
∂t
∂G
(t, G(u, x)) ne s’annule pas.
∂x
En dérivant (1) par rapport à x on obtient la relation
∂G ∂G ∂G
(3) (u, x) (t, G(u, x)) = (t + u, x).
∂x ∂x ∂x
∂G
et en faisant le rapport (3) sur (2) (car (u, x) ne s’annule pas), on en déduit que
∂t
∂G(u, x)/∂x ∂G(t + u, x)/∂x
=
∂G(u, x)/∂t ∂G(t + u, x)/∂t
∂G(., x)/∂x
soit est une fonction constante.
∂G(., x)/∂t
∂G
(2) En faisant t = 0 dans la relation (2) (ou dans (3)), on obtient (0, G(u, x)) = 1 d’où
∂x
∂G(0, x)/∂x ∂G(0, G(u, x))/∂x
H(G(u, x)) = =
∂G(0, x)/∂t ∂G(0, G(u, x))/∂t
1
=
∂G(0, G(u, x))/∂t
1
=
∂G(u, x)/∂t
car en dérivant G(t, G(u, x)) = G(t + u, x) par rapport à t et en faisant t = 0 on obtient
∂G ∂G
(0, G(u, x)) = (u, x).
∂t ∂t
(3) On choisit pour ϕ une primitive de H, ϕ′ ne s’annule pas donc ϕ est une bijection de I
sur ϕ(I). Le calcul des dérivées partielles donne
∂ ∂
ϕ(G(t, x)) = 1, ϕ(G(t, x)) = H(x)
∂t ∂x
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 5

donc, on a ϕ(G(t, x)) = t + ϕ(x) + µ. Or


ϕ(G(t, G(u, x))) = ϕ(G(t + u, x) = t + u + ϕ(x) + µ
= t + ϕ(G(u, x)) + µ = t + u + ϕ(x) + 2µ
donc µ = 0 et on a
(4) ϕ(G(t, x)) = t + ϕ(x).
Il suffit de montrer maintenant que ϕ est bijective de I sur R :
1
ϕ′ (G(u, x)) = et G(R×I) = J est un connexe par arc qui ne contient
∂G(u, x)/∂t
pas 0 (image continue d’un connexe par arc, cf. théorème 5.31 page 237 ), donc ϕ est
strictement monotone sur J (qui est bien entendu un intervalle). En faisant varier t dans
la relation (4), x fixé, on a ϕ(J) = R. Or ϕ′ ne s’annulant pas sur I, ϕ est strictement
monotone, puis J ⊂ I et ϕ(J) = R ⊂ ϕ(I) donc ϕ(I) = ϕ(J) soit J = I.
En effet J ⊂ I et R = ϕ(J) ⊂ ϕ(I) ⊂ R donc on en déduit que ϕ(I) = R et comme ϕ
est injective, I = J.
On reprend l’égalité (4) et on compose par ϕ−1 pour obtenir la relation demandée.

Solution 1.1.10 On sait que toute matrice symétrique est diagonalisable dans une base ortho-
normale (cf. corollaire 4.8 page 204 ).
(1) Montrons que N(A) = max |λ| est une norme sur E :
λ∈Sp(A)
• Si N(A) = 0 alors toutes les valeurs propres de A sont nulles et comme A est
diagonalisable alors A = 0.
• N(kA) = |k|N(A) (propriété des bornes supérieures).
• Comme N(A) = sup |X T AX| (conséquence du théorème 4.7 page 204 ) alors
kXk=1

|X T (A + B)X| 6 |X T AX| + |X T BX|


6 N(A) + N(B)
en prenant kXk = 1 et on en déduit l’inégalité triangulaire.
Soit λ la plus petite valeur propre strictement positive de M ∈ Σ+ n , on sait alors que
T T
X MX > λX X (conséquence du théorème 4.7 page 204 ). Choisissons H dans E tel
que les valeurs propres de H sont dans ]−λ, +λ[, l’ensemble des matrice H ainsi définies
forment un voisinage ouvert de 0 (en fait, c’est la boule ouverte de centre 0, de rayon
λ). Or X T (M + H)X > 0 donc M + H ∈ Σ+ +
n ce qui signifie que Σn est un ouvert.
(2) On trouve immédiatement f ′ (S)(H) = HS + SH (en revenant à la définition). Il suffit
maintenant de prouver que f ′ (S) est inversible, i.e. injective vu que l’on est en dimension
finie. Il suffit donc de montrer que HS + SH = 0 ⇒ H = 0.
Soit X un vecteur propre de S, associé à λ > 0 alors S(HX) = −λHX et comme S n’a
que des valeurs propres > 0, on en déduit que HX = 0 et ceci pour tout vecteur propre
de S donc H = 0 car les vecteurs propres de S engendrent Rn (on sait en effet que S
est diagonalisable).
Montrons maintenant que f est bijective (ce qui achèvera la démonstration) : si S 2 = T 2
alors les valeurs propres de S et T sont les mêmes (ce sont les racines carrées de S 2 et
T 2 ). Les sous-espaces propres sont aussi les mêmes donc S = T . Ensuite, à S ∈ Σ+ n
s’écrivant P −1D 2 P (ce qui est possible, S étant diagonalisable et ayant des valeurs
propres > 0) on fait correspondre S ′ = P −1 DP , ce qui prouve la surjectivité.
Conclusion : f est bien un difféomorphisme de Σ+ n en application du théorème 9.6
page 311.
6 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

Solution 1.2.1 Pour f , la formule des accroissements finis s’écrit :



(1) yex = x θyeθx + yeθx .
• Si x = 0 (1) s’écrit y = y, tout θ convient ; de même pour y = 0.
• Si x.y 6= 0 (1) s’écrit θx + 1 = ex(1−θ) : il suffit d’étudier, pour x ∈ R∗ : ϕx (θ) =
θx + 1 − ex(1−θ) . On distingue les cas x > 0 et x < 0 et on prouve l’unicité de θ dans
chaque cas.

Solution 1.2.2
(1) Soit y0 ∈ E, on pose A = E ∩ B(x, kx − y0 k) qui est un compact de R2 . La fonction
f (z) = d(x, z) est continue, elle atteint son minimum sur A (cf. théorème 5.22 page
234 ). Ceci justifie l’existence de y ∈ E tel que d(x, E) = d(x, y).
(2) Si x ∈ E, f passe par un minimum en x, toutes ses dérivées partielles s’annulent (cf.
théorème 9.10 page 312 ) et grad f (x) = 0. On a alors la propriété annoncée en prenant
la contraposée.
(3) On a tout d’abord | d(x + h, E) − d(x, E)| 6 khk (propriété classique de la fonction
distance à un ensemble). On exploite alors la différentiabilité de f en x :
|(grad f (x)|h) + khkε(h)| 6 khk
et ceci pour tout h dans un voisinage de 0.
On applique cette propriété à h = λ grad f et en faisant tendre λ vers 0, on obtient
k grad f k 6 1.
Soit xt = (1 − t)x + ty, t ∈ [0, 1]. On a f (xt ) = d(xt , y) = (1 − t)kx − yk (si f (xt ) 6
d(xt , y) alors, avec l’inégalité triangulaire, on montrerait que f (x) < d(x, y), ce qui est
impossible par hypothèse).
ϕ : t 7→ f (xt ) est dérivable comme composée de fonctions différentiables, et en calculant
de deux manières ϕ′ (0), on obtient
ϕ′ (0) = grad f (x).(y − x) en dérivant f (xt )
= −kx − yk en dérivant (1 − t)kx − yk.
x−y
On a alors : grad f (x).u = 1 où u = . On déduit de ceci deux choses
kx − yk
• k grad f (x)k > 1, donc grad f (x) est un vecteur de norme 1,
• grad f (x) et u sont deux vecteurs de norme 1 qui ont un produit scalaire égal à 1,
x−y
ils sont donc égaux i.e. grad f (x) = .
kx − yk
Grâce à ce résultat, on peut affirmer que y est unique car y = x − d(x, E). grad f (x).

Solution 1.3.1 On pose b = (t2 , ch t − 1, et − 1), c = (t, cos t − 1, ch t − 1) et on cherche


f (a + b)
lim . Or :
t→0 f (a + c)

∂f ∂f
f (a + b) = f (a) + (a)(et − 1) + o(t) ∼ t (a)
∂z ∂z
∂f t2 ∂f
f (a + c) = f (a) + (a)(ch t − 1) + o(t) ∼ (a)
∂z 2 ∂z
en appliquant la formule de Taylor à l’ordre 1 (cf. corollaire 9.13 page 314 ). On a donc
f (a + c)
lim = 0.
t→0 f (a + b)
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 7

∂f f (a + b) ∂2f . ∂2f
Si (a) = 0 on trouve : lim = (a) (a) en appliquant la formule de Taylor à
∂z t→0 f (a + c) ∂x2 ∂z 2
l’ordre 2.

y
Solution 1.3.2 Soit (x, y) ∈ U, on pose u = x, v = et on définit g(u, v) = f (x, y)
x
(l’application (x, y) 7→ (u, v) est un C ∞ difféomorphisme de U sur U).
∂g
g vérifie u = v d’où : g(u, v) = v ln u + h(v) où h est une fonction de classe C 1 sur R.
∂u y 
y
Sur U ′ , le raisonnement est le même d’où f (x, y) = ln |x| + hi où les fonctions hi , i = 1, 2
x x
sont des fonctions de classe C 1 sur R choisies indépendamment selon que (x, y) est dans U ou
dans U ′ .
Remarque : si on avait fait un changement de variable pour passer en polaires, on aurait
trouvé
y y   y 2  y 
y 2 2 y
f (x, y) = ln(x + y ) + k = ln |x| + ln 1 + +k
2x x x 2x x x
ce qui est bien compatible avec le résultat trouvé précédemment.

Solution 1.3.3
(1) y se mettra sous la forme : y(x, t) = A(x+ vt) + B(x−vt) où A et B sont deux fonctions
de classe C 2 . En effet on cherche y(t, x) = g(p, q) où p = x + vt, q = x − vt. g est de
∂2g
classe C 2 et vérifie = 0 soit g(p, q) = A(p) + B(q) (cf. question (i) page 315 ).
∂p∂q (
A′ (t) − B ′ (−t) = 0
(2) En exprimant les conditions demandées, on trouve : . On
A(x) + B(x) = y0 (x)
intègre la première condition, A(t) + B(−t) = α et en prenant la valeur en 0 dans la
deuxième condition, on obtient α = 0. On décompose ensuite A et B en leur partie
paire et impaire A = Ai + Ap et B = Bi + B = p. Finalement on arrive à Ap = −Bp et
1
Ai = Bi = y0 (x) et pour conclure
2
1
y = [y0 (x + vt) + y0 (x − vt)] + Ap (x + vt) − Ap (x − vt).
2

Solution 1.3.4 Supposons que g présente un maximum en (x0 , y0 ). On peut écrire


ϕ(x) = ϕ(x0 ) + ε1 (x − x0 ) et ψ(y) = ψ(y0 ) + ε2 (y − y0 )
où, pour i = 1, 2, εi (h) → 0 quand h → 0.
Or, on sait par hypothèse qu’il existe α > 0 tel que, pour max(|X|, |Y |) 6 α, on a
g(ϕ(x0 ) + X, ψ(y0 ) + Y ) 6 g(ϕ(x0 ), ψ(y0 )).
Comme il existe η > 0 commun tel que |ε1 (x − x0 )| 6 α et |ε2 (y − y0 )| 6 α pour |x − x0 | 6 η
et |y − y0 | 6 η alors g(ϕ(x), ψ(y)) 6 g(ϕ(x0 ), ψ(y0)) soit f (x, y) 6 f (x0 , y0) ce qui signifie que f
présente un extremum local en (x0 , y0 ).
8 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

Solution 1.3.5 Le seul point critique de f est le point (1, 1, −1) donc c’est en ce point que l’on
a la seule possibilité d’avoir un extremum.
Au voisinage de ce point, on écrit
∆ = f (1 + h, 1 + k, −1 + l) − f (1, 1, −1) = kl + hl − hk + hkl
et comme la forme quadratique Q(h, k, l) = hl + kl − kh n’est pas définie, f ne présente pas
d’extremum sur R3 . En effet,
• si on prend k = l alors ∆ = l2 + hl2 > 0 si h > 0,
• si on prend k = h = −l > 0 alors ∆ = −3l2 + l3 < 0
donc D ne garde pas un signe constant au voisinage de (1, 1, −1).

Solution 1.3.6 Le calcul nous donne


f ′ (A) = 0 ⇔ A = (−1, 0, 0).
En effet
∂f
(1) = 0 ⇔ 1 + (x + z 2 )(y 2 + z 2 + 1) = 0
∂x
∂f
(2) = 0 ⇔ (x + z 2 )xy = 0
∂y
∂f
(3) = 0 ⇔ z[1 + x(x + z 2 )] = 0
∂z

On prend l’équation (2) : on a (x + z 2 )xy = 0


• Si x = 0 alors (1) ⇒ 1 + z 2 (y 2 + z 2 + 1) = 0 ce qui est impossible.
• Si x + z 2 = 0 alors (1) ⇒ 1 = 0 ce qui est aussi impossible
1
On a donc y = 0 et (1) devient 1 + (x + z 2 )(1 + z 2 ) = 0 soit x = −z 2 − . On a donc
   1 + z2
1 1
1 + x(x + z 2 ) = 1 + z 2 + 2
> 0 et en reportant dans (3), on obtient z = 0 et
1+z 1 + z2
en revenant à (1), x = −1. √
En posant x = −1 + X, y = Y , z = Z et r = X 2 + Y 2 + Z 2 alors
 
1 1 X2
f (x, y, z) = − + + Y + 2Z + o(r 2 )
2 2
e e 2
1
donc, en A, on a un minimum relatif : f (A) = − .
e
A est un minimum global car f (x, y, z) < 0 ⇔ x + Z 2 < 0 ⇒ x < 0 et f (x, y, z) > xex ; et, en
1
étudiant x 7→ xex sur R− on prouve que xex > − c.q.f.d.
e

Solution 1.3.7 La fonction f : M 7→ AM + BM − OM est continue sur le plan et différentiable


en dehors des points 0, A et B car, quel que soit le point Ω du plan, la fonction ϕ : M 7→ ΩM
est différentiable sur le plan privé de Ω.
En effet,

→ − → p
• soit on prend un repère (Ω, i , j ), ϕ(M) = x2 + y 2 qui admet des dérivées partielles
continues et on utilise le théorème
p−−→ fondamental (cf. théorème 9.1 page 309 ),
• soit on écrit que ΩM = ΩM 2 et on utilise la différentiabilité des applications com-
posées (cf. théorème 9.4 page 311 ).
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 9
−−→
ΩM
Comme grad ϕ(M) = on a
ΩM
−−→ −−→ −−→
AM BM OM
grad f (M) = + − .
AM BM OM
Soit M0 un point quelconque du plan, montrons que F = {M | f (M) 6 f (M0 )} est un ensemble
compact du plan :
• Comme f est continue, F est fermé comme image réciproque d’un fermé par une appli-
cation continue (cf. remarque 5.1.15 page 230 ).
−−→ 1 −−→ −−→
• Vu que OM = (AM + BM ) alors, grâce à l’inégalité triangulaire, on a f (M) >
2
1
(AM + BM) et comme l’ensemble Ek = {M | AM + BM 6 k} est l’intérieur d’une
2
ellipse, F ⊂ E2f (M0 ) est borné.
Conclusion : F étant fermé borné est compact (cf. corollaire 5.26 page 236 ).
Comme f est continue sur ce compact, elle y atteint son minimum qui sera en fait le minimum
de f sur le plan (cf. théorème 5.22 page 234 ).
−−→ −−→ −−→
AM BM OM −

On cherche pour quels points grad f (M) = 0 i.e. + − = 0 . Les seuls points
AM BM OM
vérifiant ceci sont les deux points tel que les triangles OAM et OBM soient des demi-triangles
équilatéraux de hauteurs AO et BO (une somme de trois vecteurs normés du plan ne peut être
nulle que si les√extrémités de ces vecteurs forment un triangle équilatéral). Or, en ces points,
on a f (M) = 3a > a = f (A) = f (B) donc, le minimum global est obtenu en A et B.

Solution 1.3.8
(1) Le calcul direct de l’expression de f nous donne :
1
• si |x| > 1, |y| > 1 : f (x, y) = 2 xy + ,
3
3
x
• si |x| 6 1, |y| > 1 : f (x, y) = x2 y − +x+y ,
3
1 2
• si |x| 6 1, |y| 6 1 : f (x, y) = |x − y|3 + 2xy + ,
3 3
(on remarque que f (x, y) = f (y, x)).
La continuité de f peut se traiter avec le théorème de continuité sous le signe intégral
(cf. théorème 6.24 page 267 ).
Pour la différentiabilité, on va faire un changement de variables :
x+y x−y
u= ,v =
2 2
Z 1−u
d’où f (x, y) = g(u, v) = |t2 − v 2 | dt.
−1−u
∂g
= |(1 + u)2 − v 2 | − |(1 − u)2 − v 2 | est continue, il reste à étudier l’autre dérivée
∂u
partielle :
soit O = {(u, v) ∈ R2 |v 6= 0}, pour (u, v) ∈ O à l’aide d’un changement de variable on
peut écrire :
Z 1−u)/v     
3 2 3 1−u −1 − u
g(u, v) = v |t − 1| dt = v h −h
(−1−u)/v v v
10 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES
Z x
où h(x) = |t2 − 1| dt. On a alors
0
         
∂g 2 1−u −1 − u ′ 1−u ′ −1 − u
(u, v) = 3v h −h − v (1 − u)h + (1 + u)h
∂v v v v v
qui est une fonction continue de (u, v).
Ceci permet d’affirmer que g est de classe C 1 sur O (cf. théorème 9.1 page 309 ).
Étudions enfin la différentiabilité de g en (u, 0) :
Z
1 1 1−u 2
[g(u, h) − g(u, 0)] = [|t − h2 | − t2 ] dt 6 2|h|
h h −1−u
∂g
donc (u, 0) = 0.
∂v
∂g ∂g
Soit ∆(h, k) = g(u + h, k) − g(u, 0) − h (u, 0) − k (u, 0) alors
∂u ∂v
Z 1−u−h Z 1−u−h Z 1−u
2 2 2 2
∆h,k = [|t − k | − t ] dt + t dt − t2 dt − 4hu.
−1−u−h −1−u−h −1−u

En prenant la norme du sup, on a |∆(h, k)| 6 2k(h, k)k + 2(1 + u2 )k(h, k)k2 ce qui
2

permet de conclure que g est différentiable en (u, 0) donc sur R2 .


Finalement, grâce au théorème de changement de variables (cf. théorème 9.2 page 309 ),
on peut en déduire que f est de classe C 1 sur R2 \ ∆, différentiable sur R2 .
(2) Comme f est différentiable sur R2 , ses extrema sont à chercher parmi les points critiques
i.e. les points (0, 0), ±(1/2, −1/2).
2
• En (0, 0), f (x, y) = + 2xy + o(x2 + y 2 ) donc r = t = 0 et s = 2, f ne présente pas
3
d’extremum (cf. théorème 9.14 page 315 ).
1
• En (1/2, −1/2), en posant x = 1/2 + h, y = −1/2 + k, on a f (x, y) = + h2 +
2
k 2 + o(h2 + k 2 ) soit r = t = 2, s = 0, et f présente un minimum relatif (ainsi qu’en
(−1/2, 1/2) cas symétrique) (cf. théorème 9.14 page 315 ).
Remarque : la formule de Taylor permet de trouver les dérivées partielles d’une fonction
par identification.
Lorsque (x, y) tend vers l’infini, f tend vers l’infini, ce minimum est donc global.

Solution 1.3.9
p p
(1) On a u = (x − a)2 + y 2 et v = (x + a)2 + y 2 or u et v sont des fonctions de classe
C 1 sur U donc ϕ(x, y) = (u, v) est de classe C 1 . Ces relations peuvent s’inverser en
v 2 − u2 1p
x= et y = (u + 2a + v)(u + 2a − v)(v + u − 2a)(v − u + 2a).
4a 4a
En effet, la formule donnant x est immédiate puis, en remarquant que x − a =
v 2 − u2 − 4a2
on a
4a
y 2 = [u − (x − a)][u + (x − a)]
1
= [(u + 2a)2 − v 2 ][v 2 − (u − 2a)2 ]
(4a)2
qui donne la deuxième formule si l’on tient compte de l’hypothèse y > 0.
On écrit ϕ(R×R∗ ) = Ω où Ω = {(u, v) ∈]0, +∞[2 | u + v > 2a, |u − v| < 2a}. En effet,
2a, u, v sont les longueurs des côtés d’un vrai triangle ssi u + v > 2a et |u − v| < 2a. Ω
est un ouvert et ϕ ainsi définie est une bijection (vu que l’on effectivement déterminé
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 11

ϕ−1 .
2ay
Le jacobien de ϕ vaut − , il ne s’annule jamais, on peut donc affirmer que ϕ est un
uv
C 1 -difféomorphisme (cf. théorème 9.6 page 311 ).
(2) Après calculs, on trouve :

∂2f (x − a)2 ∂ 2 fb 2(x2 − a2 ) ∂ 2 f (x + a)2 ∂ 2 fb y 2 ∂ fb y 2 ∂ fb


= + + + 3 +
∂x2 u2 ∂u2 uv ∂u∂v v2 ∂v 2 u ∂u v 3 ∂v
∂2f y 2 ∂ 2 fb 2y 2 ∂ 2 f y 2 ∂ 2 fb (x − a)2 ∂ fb (x + a)2 ∂ fb
= + + + +
∂y 2 u2 ∂u2 uv ∂u∂v v 2 ∂v 2 u3 ∂u v3 ∂v
ce qui donne

b u2 + v 2 − 4a2 ∂ 2 fb 1 ∂ fb 1 ∂ fb
∆f = ∆f + + + .
uv ∂u∂v u ∂u v ∂v
(3) Si fb(u, v) = A(u) + B(v) alors on obtient l’équation différentielle
1 1
A′′ (u) + A′ (u) = −[B ′′ (v) + B ′ (v)]
u v

 1
A′′ (u) + A′ (u) = α
d’où l’existence d’un α ∈ R tel que u qui s’intègre en A(u) =
B ′′ (v) + 1 B ′ (v) = −α

v
u2 v2
α + β ln |u| + γ et B(v) = α + β ln |v| + γ ′ ce qui donne finalement

4 4
f (x, y) = αax + β ln[(x − a)2 + y 2] + β ′ ln[(x + a)2 + y 2] + γ + γ ′ .
(C’est le potentiel produit par deux fils électriques parallèles).

Solution 1.3.10
(1) Si f (λx, λy) = λα f (x, y) alors, en dérivant cette relation par rapport à λ et en prenant
λ = 1 on prouve que f est homogène de degré α.
Réciproquement : si f est homogène de degré α, alors ϕ(λ) = f (λx, λy) vérifie l’équation
différentielle λϕ′ (λ) = αϕ(λ) donc ϕ(λ) = ϕ(1)λα ce qui termine la démonstration.
∂2f ∂2f ∂2f
(2) On trouve immédiatement E 2 f = x2 2 + 2xy + y 2 2 + Ef .
∂x ∂x∂y ∂y
(3) Il faut résoudre l’équation E 2 f − Ef − f = 0.
Soit α et β les racines de l’équation X 2 − X − 1 = 0 alors, avec g = Ef − αf , l’équation
à résoudre s’écrit :
Eg = βg.
g est donc homogène de degré β.
1
Soit g0 = g, on a Eg0 − αg0 = g donc E(f − g0 ) = α(f − g0 ) donc f − g0 est une
β−α
fonction homogène de degré α.
Conclusion : f est la somme d’une fonction homogène de degré α et d’une fonction
homogène de degré β.
12 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

Solution 1.3.11 On prend un repère orthonormé (0,~i, ~j) tel que les cercles soient centrés sur
l’axe Ox. ( (
x = R(1 + cos θ) x = −R′ (1 − cos ϕ)
(C) a pour équations : et (C ′ ) : .
y = R sin θ y = R′ sin ϕ
En utilisant la question (i) page 27, on a :
1
Aire (OM(θ)M ′ (ϕ)) = |f (θ, ϕ)|
2
1
où f (θ, ϕ) = RR′ (sin θ + sin ϕ + sin(ϕ − θ)). La fonction |f (θ, ϕ)| est continue sur le compact
2
[−π, +π]2 et atteint son maximum ; on remarque de plus que f est 2π-périodique par rapport
à θ et ϕ donc le maximum de f sur [−π, π]2 est aussi le maximum sur R2 . Si f atteint son
maximum en un point alors sa différentielle est nulle (cf. théorème 9.10 page 312).
(
θ = ±(ϕ − θ)[2π]
grad f = 0 ⇔ .
cos ϕ + cos(ϕ − θ) = 0
• θ = θ − ϕ pas de (
solution,
2θ = π + θ impossible
• θ = ϕ−θ ⇒ le maximum est atteint pour (θ, ϕ) ∈
2θ = π − θ ⇒ θ = ±π/3

1 3 3
{(π/3, 2π/3), (−π/3, −2π/3)} et dans ce cas : |f (θ, ϕ)| = RR′ .
2 4

Solution 1.3.12
(1) On peut montrer dans un premier temps que si Q est une forme quadratique et L une
forme linéaire telles que Q(x) + L(x) > 0 pour tout x alors L = 0 et Q > 0 (immédiat,
prendre (Q + L)(λx) et considérer le polynôme du second degré en λ).
Si f présente en extremum en A(a, b, c), V = (x, y, z) alors
     
λ 2 λ 2 λ
f (A + V ) − f (A) = 1 + x + 1+ y + 1+ z2+
4 10 25
           
λ λ λ
2a 1 + + µ x + 2b 1 + + µ y + 2c 1 + −µ z
4 10 25
garde un signe constant. D’où :   

 λ

 2a 1 + +µ=0

  4 
 λ
• si A est un minimum, λ > −4 et (1) 2b 1 + +µ=0 ,

  10 

 λ


2c 1 + −µ=0
25
• si A est un maximum, λ 6 −25 et (1).  
2µ 5µ 25µ
Réciproquement, si λ > −4, f est minimum au point A − ,− , ,
4 + λ 10 + λ 2(25 + λ)
• si λ = −4, µ 6= 0, f n’a pas d’extremum,
• si λ = −4, µ = 0, f est minimum en tout point (a, 0, 0),
• si −25 < λ < −4, f n’a pas d’extremum,
• si λ = −25, µ 6= 0, f n’a pas d’extremum,
• si λ = −25, µ = 0, f est maximum en tout point (0, 0, c),
• si λ < −25, f est maximum au point A.
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 13

(2) E est un ellipsoı̈de de centre O, F un plan passant par O donc E ∩ F est une ellipse de
centre O.  Sur E ∩ F , f (V ) = kV k2 , les extrema de f sont les sommets de cette ellipse.
 1

 X = √ (x + y + 2z)

 6
 1
On pose Y = √ (x − y) et dans la nouvelle base ainsi mise en évidence,

 2

 1

Z = √ (x + y − z)
3
l’ellipse a pour équations

17 2 3 7
X + XY + Y 2 = 1, Z = 0.
200 20 40
La matrice de la forme quadratique est
 √ 
1 17 5 3
A= √
200 5 3 35

13± 39
qui admet les valeurs propres : d’où les extrema cherchés :
100
100
d= √ .
13 ± 39

Solution 1.3.13
(1) Par le calcul (utiliser un programme de calcul formel par exemple) on trouve

∂2P sin x(ch2 y + ch y cos x − 2)


(x, y) =
∂x2 (cos x − ch y)3

∂2P ∂2P
et (x, y) = − (x, y) soit ∆P (x, y) = 0.
∂y 2 ∂x2  
2
Remarque : comme P (x, y) = ℑ où z = x + iy. C’est une fonction harmo-
1 − eiz
nique, son laplacien estZ nul (sans calcul).
+∞
dt
(2) On trouve I = 2 sin x 2 + sin2 x
en posant t = ey . D’où I = 2(π − x)
0 (t − cos x)
pour x ∈]0, 2π[.
On peut aussi dériver sous le signe intégral en écrivant I = I(x) pour x ∈ [a, 2π − a]
pour a ∈]0, π[. On a
1
• |P (x, y)| 6 intégrable sur R,
ch y − cos a
∂P ch y cos x − 1 ch y + 1
• (x, y) = 2
6 intégrable sur R,
∂x (ch y − cos x) (ch y − cos a)2
∂2P sin x(ch2 y + ch y cos x − 2) ch2 y + ch y
• (x, y) = 6 intégrable sur R
∂x2 (cos x − ch y)3 (ch y − cos a)3
d’où, en utilisant le théorème de Lebesgue de dérivabilité sous le signe intégral, les
fonctions qui interviennent étant bien entendu continues pour x ∈]0, 2π[, y ∈ R, (cf.
14 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

théorème 6.26 page 268 et corollaire 6.27 page 268 ) alors, en utilisant le 1.,
Z +∞ 2
′′ ∂ P
I (x) = 2
(x, y) dy
−∞ ∂x
Z +∞ 2
∂ P
=− 2
(x, y) dy
−∞ ∂y
 y=+∞
∂P
=− (x, y) =0
∂y y=−∞

∂P
car lim (x, y) = 0. Cette relation est valable pour tout x ∈ [a, 2π − a] donc sur
|y|→+∞ ∂y
]0, 2π[. On remarque ensuite que I(π) = 0 (immédiat) et I(π/2) = π.
(3) Pour t tendant vers +∞, on a
| sin x| | sin x|ey −t
|P (x, t − y)| ∼ ∼ e
ch(t − y) 2
donc t 7→ P (x, y − t)ϕ(t) est intégrable au voisinage de +∞. Il en est de même au
voisinage de −∞.
Ceci permet de conclure à l’intégrabilité sur R de t 7→ P (x, y − t)ϕ(t) et donc F (x, y)
est bien définie.
(4) La fonction (x, y) 7→ P (x, y − t)ϕ(t) est une fonction continue sur ]0, 2π[×R. Pour
x ∈ [a, 2π − a], y ∈ [−b, b], on écrit
Z Z
F (x, y) = P (x, t − y)ϕ(t) dt + P (x, t − y)ϕ(t) dt .
|t|6b+2 |t|>b+2
| {z } | {z }
=F1 (x,y) =F2 (x,y)

F1 (x, y) est continue sur [a, 2π − a]×[−b, b] en application du théorème 6.24 page 267.
Pour F2 on reprend la majoration du 2. ce qui donne
1 1 1
|P (x, y − t)| 6 = 2 2
6 2 .
ch(y − t) − cos a 2[sh (y − t)/2 + sin a/2] 2 sh (y − t)/2
eu − e−u e|u|
Or | sh u| = > car |u| > 1 donc
2 4
8
|P (x, y − t)ϕ(t)| 6 |y−t| ϕ(t)
e
b −|t|
(1) 6 8e e |ϕ(t)|

en remarquant que |y − t| > |t| − b pour |t| > b + 1 et |y| 6 b. La majoration (1) nous
donne |P (x, y − t)ϕ(t)| 6 8eb e−|t| qui est intégrable sur R, ce qui permet de conclure
à la continuité de F2 en exploitant le théorème de continuité sous le signe intégral (cf.
théorème 6.24 page 267 ).
F est donc continue sur [a, 2π − a]×[−b, b] pour tout a ∈]0, π[ et tout b > 0 donc F est
continue sur ]0, 2π[×R.
On montre de même que F1 est de classe C 2 . Pour F2 , on fait de même avec les dérivées
partielles de P par rapport à x et en appliquant le théorème de dérivation sous le signe
intégral et son corollaire (cf. théorème 6.26 page 268 et corollaire 6.27 page 268 ).
En effet, on a les majorations
∂P ch(y − t) + 1
(x, y − t)ϕ(t) 6 |ϕ(t)|
∂x (ch(y − t) − 1)2
6 (e|y−t| + 1)64e−2|y−t| |ϕ(t)| 6 128e−|y−t| |ϕ(t)|
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 15

en majorant 1 par e|y−t|

6 128eb e−|t| |ϕ(t)|


∂2P ch2 (y − t) + ch(y − t)
(x, y − t)ϕ(t) 6 |ϕ(t)|
∂x2 (ch(y − t) − 1)3
6 210 eb |ϕ(t)|e−|t|
et on fait de même avec les autres dérivées partielles...
Les dérivées partielles de F1 et F2 jusqu’à l’ordre 2 sont ainsi continues, on en déduit
qu’il en est de même pour F et ce sur ]0, 2π[×R.
F est bien de classe C 2 car ses dérivées partielles sont continues (cf. définition 9.1.10
page 313 ).
On aura alors
Z +∞
∆F (x, y) = ∆P (x, y − t)ϕ(t) dt = 0.
−∞

Solution 1.3.14
(1) Soit ϕ : t ∈ [0, 1] 7→ J(u + t(v − u)), ϕ est C 1 et ϕ′ (t) = J ′ (u + t(v − u))(v − u). Or
Z 1 Z 1

ϕ(1) − ϕ(0) = ϕ (t) dt > [tαkv − uk2 + J ′ (u)(v − u)] dt
0 0

en appliquant l’inégalité (1). En effet, on a écrit


J ′ (u + t(v − u))(v − u) = [J ′ (u + t(v − u)) − J ′ (u)](v − u) + J ′ (u)(v − u)
α
> kt(v − u)k2 + J ′ (u)(v − u).
t
On obtient alors directement l’inégalité demandée.
(2) On a donc
α
J(u) > J(0) + kvk2 − kJ ′ (0)[Link] → +∞ quand kvk → +∞
2
donc lim J(u) = +∞.
kuk→+∞
Soit F = {v ∈ K | J(v) 6 J(v0 )}. F est un compact (fermé borné) donc J atteint son
minimum en un point u0 ∈ F et ceci est bien entendu le minimum de J sur K.
(3) • (⇐) : en utilisant l’inégalité 2, on a :
α
J(u) > J(u0 ) + ku − u0 k2 + J ′ (u0 )(u − u0 )
2
α
> J(u0 ) + ku − u0 k2 > J(u0 )
2
donc u0 réalise bien le minimum de J sur K.
• (⇒) : comme JK (u0 + t(u − u0 )) − JK (u0 ) > 0 pour t ∈ [0, 1] (K est un convexe)
alors
JK (u0 + t(u − u0 )) − JK (u0 )
lim = J ′ (u0 )(u − u0 ) > 0
t→0 t
c.q.f.d.
16 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

∂f
Solution 1.3.15 (x0 , y0 ) = 2(y0 − x0 ) : il suffit donc que x0 6= y0 et f (x0 , y0 ) = 0 (cf.
∂y
remarque 5.2.2 page 95 ).
On a ensuite
x+y x2 + y 2
ϕ′ (x) = , ϕ′′ (x) = 2
x−y (x − y)3
(1 + ϕ′2 )3
d’où = 2(x2 + y 2).
ϕ′′2
π π
L’interprétation est immédiate si on passe en polaires : r = ±eθ , − < θ < .
2 2


Solution 1.4.1 La surface S est un demi-cône d’équation cartésienne z 2 = x2 + y 2. Soit u =

→ −
→ −
→ − → − →
cos θ i + sin θ j . Le vecteur normal au point M(t, θ) est donné par n = u − k .
Cherchons les courbes données par une paramétrisation t fonction de θ telles que le vecteur
−−→ −−2
→!

→ dM d M
n appartienne au plan vectoriel Vect , .
dθ dθ2
−−→
dM −
→ −
→ − →
= e−t u′ − t′ e−t ( u + k ),

−− →
d2 M −t

→ ′ −t

→ ′2 ′′ −t

→ − →
= −e v − 2t e v + (t − t )e ( u + k ).
dθ2
−−→ −−→ !
→ dM d2 M

En écrivant que le produit mixte n , est nul, on obtient
dθ dθ2
2t′′
= −1
1 + 2t′2
1 θ0 − θ √ √ √
d’où t′ = √ tan √ où θ ∈ θ0 + 2] − π/2, +π/2[=]θ0 − π/ 2, θ0 + π/ 2[.
2 2  
θ0 − θ
On obtient finalement t = t0 + ln cos √ . Les courbes solutions se déduisent toutes
2
par similitude d’axe Oz de la courbe paramétrée correspondant à t0 = θ0 = 0.

Solution 1.4.2 ((x2 + z 2 + 3) − 4x)((x2 + z 2 + 3) + 4x) = (x2 + z 2 + 3)2 − 16x2 = 0 est l’équation
de la méridienne de T et, en cylindriques, T a pour équation : (r 2 + z 2 + 3)2 − 16r 2 = 0.

(1) Par symétrie cylindrique, plaçons nous dans le plan xOz : M0 (3/2, 0, 3/2) et son
x
symétrique par rapport à xOy sont les points de contacts : ΠM0 : z = √ et ΠM0′ :
3
x
z=− √ .
3
x x2
(2) On obtient comme équation : z = √ , (4 + y 2 + 3)2 − 16(x2 + y 2 ) = 0 ; sur xOy, on
3 3
4x2
a la réunion de 2 ellipses : + y 2 + 2εy − 3 = 0. En fait Γ est la réunion de 2 cercles :
3
√ 4x2
en effet dans le plan x = z 3 on a = x2 + z 2 donc Γ est l’intersection des 2 sphères
3 √
x2 + y 2 + 2εy + z 2 − 3 = 0 avec le plan x = z 3.
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 17

x2 y2 z2
Solution 1.4.3 Soit f (M) = f (x, y, z) = 2 + 2 + 2 − 1, le plan tangent à E en Mi est
a b c
orthogonal au vecteur
xi yi zi
grad f (Mi ) = −
→n i = 2~i + 2 ~j + 2 ~k
a b c
(cf. théorème 9.16 page 318 ).
−−→ −−→
Le plan OMj Mk est orthogonal au vecteur ~ui = OM j ∧ OM k , la condition s’écrit donc :
∃λi tel que ~ui = λi~ni .
Le volume du tétraèdre est donné par (cf. question (ii) page 27 )
1 −−→ −−→ −−→ 1 −−→ |λ3 |
V = |(OM 1 ∧ OM 2 ).OM 3 | = |λ3 |.|~n3 .OM 3 | =
6 6 6
2 2 2
−−→ x y z
car ~n3 .OM 3 = 23 + 23 + 32 = 1. Par raison de symétrie, on a λ1 = λ2 = λ3 = 6V .
a b−−→ c
Soit g tel que ~ni = g(OM i ) alors, avec les produits mixtes,
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
(~u1 , ~u2 , ~u3) = (OM 2 ∧ OM 3 , OM 3 ∧ OM 1 , OM 1 ∧ OM 2 )
−−→ −−→ −−→
= (OM 1 , OM 2 , OM 3 )2 = (6V )2
cf. question (ii) page 27
= λ1 λ2 λ3 (~n1 , ~n2 , ~n3 )
= λ31 det g.6V
car det(g(~e1 , ~e2 , ~e3 )) = det g det(~e1 , ~e2 , ~e3 ) (cf. proposition 8.5.13 page 158 ).
1 abc
Comme det g = 2 2 2 on en déduit que V = et donc V est bien indépendant du choix des
abc 6
points Mi .
Remarque : on peut aussi se ramener par affinités au cas d’une sphère, le problème se traite
alors de manière triviale ! On peut prendre un repère orthonormé dans lequel M1 = (a, 0, 0),
M2 = (0, a, 0), M3 = (0, 0, a).

Solution 1.4.4 S est un paraboloı̈de elliptique (cf. page 209 ).


Soit P un plan qui coupe S selon un cercle, on peut s’arranger pour que dans un nouveau repère
orthonormé, obtenu en changeant la base mais pas l’origine, l’équation de P s’écrive : Z = h.
L’équation de S qui se met sous la forme (x2 + y 2 + z 2 ) + (y − z + 1)(y + z − 1) + 1 = 0 va
s’écrire :
X 2 + Y 2 + Z 2 + (aX {z + cZ} +1)(a
| + bY
′ ′ ′
| X + b{zY + c Z} −1) + 1 = 0
=y−z =y+z
2 2 2
en effet, la forme quadratique x + y + z est invariante par changement de base orthonormée
et on ne touche qu’aux formes linéaires.
L’intersection avec P s’écrit
(
Z =h
X 2 + Y 2 + Z 2 + (aX + bY + ch + 1)(a′ X + b′ Y + c′ h − 1) + 1 + h2 = 0
et pour que ce soit un cercle, il est nécessaire que X 2 +Y 2 +(aX +bY )(a′ X +b′ Y ) = λ(X 2 +Y 2 )
i.e. λ = 1 et aX + bY = 0 ou a′ X + b′ Y = 0 et donc l’une des formes linéaires y − z ou y + z
doit être constante.
Compte tenu de la symétrie de S par rapport au plan xOz, il suffit d’étudier l’intersection de
S avec les plans Pα : y + z = α.
En projection sur xOy (obtenue en éliminant z entre les équations) on obtient : x2 + 2y 2 + 2y −
18 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES

1
2α = 0 et pour que cette intersection soit non vide, il faut et il suffit que α > − , le centre
4
a alors pour coordonnées : Oα (0, −1/2, α + 1/2) qui décrit une demi-droite. On rajoute à cet
ensemble l’ensemble symétrique par rapport à xOz.

Z
2 2
Solution 2.1.1 Sur Γ : y + z = 2ay − x or 2
x2 dx = 0 car Γ est une courbe fermée et
Γ
1
x dx = dx3 (cf. remarque 9.2.4 (ii) page 321 ), donc
2
3
Z Z Z 2π
2 2
(y + z ) dx = 2a y dx = 2a b(1 + sin θ) d(b cos θ) = −2πab2
Γ Γ 0

1 3 x2 1
Solution 2.1.2 y 2 dy = dy et xy dx + dy = d(x2 y) donc
3 2 2
Z Z
x2
y 2 dy = 0 et xy dx + dy = 0
γ γ 2
(cf. remarque 9.2.4 (ii) page 321 ) d’où
Z Z
2 2 1
xy dx + (x + y ) dy = x2 dy
γ 2 γ
Z
= R x dy = R πR2
|{z} .
γ
aire du disque
R
Avec x = R(1+cos θ), y = R sin θ on trouve : γ
xy dx+(x2 +y 2) dy = πR3 (rien de surprenant).

Solution 2.1.3
(1) On a
∂P x2 − y 2 ∂z y
(x, y) = 1 + z 2 2 2 2
+ 2z
∂y (x + y ) ∂y x + y 2
2

2 2
∂Q 2 x −y ∂z x
(x, y) = −1 + z 2 2 2
− 2z
∂x (x + y ) ∂x x + y 2
2

et donc la C.N.S. va s’écrire


 
∂z ∂z
z x +y = −r 2 .
∂x ∂y
(2) En polaires, z = f (x, y) = g(r, θ) donne z 2 = −r 2 + h(θ).
(3) On cherche U primitive de ω.
x2 2 4x2 y ∂U
Or 2 2
= cos θ = h(θ), on écrit ensuite P (x, y) = 2 2 2
= d’où
x +y (x + y ) ∂x
xy y
U(x, y) = −2 2 2
− 2 Arctan + k(y)
x +y x
(pour x 6= 0).
∂U
= Q(x, y) ⇒ k ′ = 0 d’où, à une constante additive près :
∂y
xy y
U(x, y) = −2 2 − 2 Arctan .
x + y2 x
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES 19

Remarque : on peut donner une expression valable de U pour (x, y) ∈ R2 \ R qui est
la suivante :
xy y
U(x, y) = −2 2 2
− 4 Arctan p
x +y x + x2 + y 2
y
(on s’est inspiré de la formule Arg u = 2 Arctan utilisée pour démontrer le
1+x
théorème 6.39 page 279 ).
On pouvait aussi passer en polaires, on obtenait alors
4 4
P (x, y) = cos2 θ sin θ, Q(x, y) = cos3 θ
r r
puis
∂U ∂U
= P cos θ + Q sin θ = 0 et = −2(cos 2θ + 1)
∂r ∂θ
d’où U = −2(θ + sin θ cos θ).

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