Législation Sociale
Législation Sociale
AVANT PROPOS
Depuis les années 70, l’enseignement des humanités techniques sociales a était une
préoccupation majeure du ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel en
collaboration avec le ministère des affaires sociales de la RD Congo.
L’objectif était de former les jeunes en âge scolaire dans le métier du service social dans une
durée de 4ans. Pour y arriver plusieurs formations, séminaires et concertations scientifiques ont
étaient organisent pour la réussite d’une formation efficace des futurs assistants sociaux dans le
milieu ruraux et urbains. Depuis plusieurs décennies, les besoins locaux et nationaux sont
aigués et chroniques dans tout l’étendue territorial de la RDC, c’est pourquoi la création des
cadres sociaux et la formation des assistants sociaux compétents en matière du service social de
développement rural et urbain s’avère indispensable.
Après une longue expérience dans la carrière enseignante, étant professeur des cours d’options
en humanités techniques sociales, nous avons identifié plusieurs difficultés liées a la formation
des futurs assistants sociaux, notamment : le manque d’une formation pratique accélérée, le
manque des certains manuels des cours d’options, absence d’une culture des conférences-
débats pour initier les futurs assistants sociaux a la maturité scientifique et à l’esprit critique des
problèmes sociaux du milieu. Tout cela, demande un effort permanent des tous les acteurs
éducatifs et administratifs en vue de remédier à ces difficultés ci-haut citées.
Pour se faire, nous avons jugé important et urgent de concevoir ce manuel de cours d’option
pour contribuer à la meilleure formation des futurs assistants sociaux.
En effet, ce manuel a été conçu pour aider les enseignants, les élèves de l’option sociale et
d’autres chercheurs qui seront intéressent par cette matière.
Néanmoins, ce manuel n’est pas un livre sacre, il peut y avoir quelques erreurs ou fautes
d’orthographes, nous vous demandons de nous signaler pour la correction.
Enfin, nous remercions le Dieu tout puissant pour sa grâce accordes. Nos gratitudes s’adressent
aux grandes figures scientifiques qui nous ont soutenus ; à vous prof docteur KA MANA
GODEFROID et prof docteur GASHURUZI SHALLY de nous avoir éveilles
scientifiquement.
Aux frères, sœurs, amis et connaissances pour vos efforts, conseilles et orientations qui nous a
permis de réalises cette activité scientifique.
INTRODUCTION
IDENTIFICATION DU COURS
Cependant le qualificatif de social évoqué pour les deux disciplines revêt une même
résonnance car leurs fondement et leur but résident dans un souci de protection du plus
faible que la législation contemporaine s’efforce d’assurer.
Les droits sociaux peuvent être regroupés en deux catégories :
1°les droits fondamentaux du travailleur salarié que la condition économique et sociale ainsi
que la subordination à l’autorité patronale placent à l’état d’infériorité notamment le droit du
travail, la liberté syndicale et dans une faible mesure, la participation des travailleurs à la
gestion de l’entreprise ;
2° dans la plus des conditions modernes, on relève que la ration garantie à tous notamment à
l’enfant, à la mère et au vieux travailleur, la protection de la santé, la sécurité matérielle et le
repos : c’est la sécurité sociale qui mettra en œuvre cette protection du faible.
2. objectifs du cours
A. Objectifs généraux
Présenter aux étudiants l’étendue des règles juridiques régissant les rapports
professionnels entre les employeurs et travailleurs ainsi que le régime de sécurité sociale
applicable aux salariés constitue l’objectifs principal de cet enseignement.
B. OBJECTIFS SPECIFIQUE
A l’issue de cet enseignement, les élèves seront capables de :
Circonscrire les relations individuelles du travail à travers les cycles du contrat de
travail.
Maitriser le droit syndical et les conventions collectives
Déterminer les accidents du travailles et maladies professionnelles.
3. CONTENU MINIMUM DU COURS
Cet enseignement est abordé en deux parties consacrées respectivement au droit du
travail et au droit de la sécurité sociale.
La première partie traite des rapports individuels du travail d’une part et le rapport
collectifs du travail de l’autre.
La deuxième partie examine le régime de sécurité sociale des salariés et s’attèle principalement
à l’étude des accidents du travail et de maladies professionnelles.
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Les traités bilatéraux appelés aussi traités fermés : à travers ces traités, les
gouvernements s’emploient à supprimer les inégalités des législations ;
Les traités multilatéraux ou conventions internationales de travail
Ils ne sont pas élaborés comme traités diplomatiques ordinaires ; ce sont des traités qui
generis élaborés et adoptés par une assemblées, une conférence générale du travail
de l’O.I.T qui ont une portée très étendue par rapport a celle des traités bilatéraux et
portent sur les thèmes les plus divers.
B. Les sources étatiques ou nationales
a. La constitution du 18 février 2006 ; telle que modifiée et complétée à ces jours
Le droit du travail est prévu par notre constitution en vigueur à ses articles 36,38, et
39 notons que la constitution énonce les principes généraux et laisse au législateur
ordinaire le soin d’entrer dans les détails.
C. Les ordinaires et le règlement.
Les lois ordinaires : loi N°015/2002 du 16 octobre 2002 portant code du
travail.
Les règlements : on dit souvent que le droit du travail est un droit
règlementaire parce que l’autorité administrative généralement le ministre du
travail et de prévoyance sociale est appelé à l’intervenir plus fréquemment
que dans les autres branches du droit, entrant ainsi dans les détails
nécessaires d’application.
D. La jurisprudence
En donnant le sens exact les textes, les tribunaux en comblent les lacunes et
peuvent parfois créer des règles nouvelles.
La jurisprudence joue donc un rôle unificateur et régulateur mais les
juridictions d’appel utilisent des méthodes purement civilistes e les solutions
ne sont toujours pas favorables aux travailleurs .
Dans les domaines des rapports collectifs, la jurisprudence essaye de concilier
les droits individuels avec les exigences du groupement.
D’où la procédure légale en matière de conflit collectif, dans l’entreprise, la
jurisprudence s’efforce de maintenir le pouvoir du chef d’entreprise tout en
mettant le personnel à l’abri des abus.
E. Les sources professionnelles
Ces sources émanent des intéressés eux –mêmes qui élaborent le droit du travail
soit lentement et inconsciemment par la coutume et les usages, soit rapidement et
volontairement par certaines institutions professionnelles telles que les
conventions collectives et les règlements d‘entreprises.
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publics de l’état régis par des statuts. Particuliers, les éléments de forces armées congolaises,
de la police nationale congolaise.
Le code ne s’applique aux marins et bateliers des navigateurs, intérieures que dans le silence
des règlements qui les concernent ou lorsque ces règlements s’y référent expressément.
Section 1 : Notions
§1Définition : le contrat du travail est « toute convention écrite ou verbale par la quelle une
personne , le travailleur, s’engage à fournir à une autre personne l’employeur un travail manuel
ou autre sous la direction et l’autorité directe ou indirecte de celui-ci et moyennant
rémunération » cfr art 7 C.T.
§2 Nature spécifique du CT
Le contrat du travail présente les caractéristiques suivantes
L’activité de l’homme qui peut revêtir plusieurs formes :
Travail intellectuel, artistique et cette activité est à exécution successive.
La prestation est accomplie moyennant une rémunération appelée’ salaire’’. Donc , le
contrat de travail est un contrat à titre onéreux et un contrat synallagmatique bilatéral.
Le lieu de subordination : le travailleur est placé sous l’autorité de l’employeur ;
Section2. Les conditions de formation du contrat travail
§1. Condition de fonds
A. Le consentement : c’est la manifestation de volonté de faire ou de ne pas faire
quelque chose ou accord entre les volontés des parties. Le consentement n’est pas
valable pour quatre cas cité par le code civil : à savoir l’erreur, la violence, le dol et
lésion
a. L’erreur (cfr le droit civil)
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Le contrat de travail doit être constaté par écrit et rédigé dans la forme qu’il convient
aux parties d’adopter pour autant qu’il comporte des énonciations visées à l’art 212 du CT
(art 44 al.1ère).
A défaut d’écrit, le contrat est présumé jusqu’à preuve du contraire avoir été conclu pour la
durée indéterminée (art44al.2) mais cet article ne s’applique pas dans le cadre d’engagement
au jour le jour.
Le contrat de travail est en outre soumis à certaines formalités administratives.
A. Le contrat écrit (art 44 al . 1ère )
Le contrat est à durée déterminée (CCD) lorsqu’il est conclus un temps déterminé, pour
remplacement d’un travailleur temporairement indisponible.
Restriction :
En cas d’engagement au jour le jour, si le travailleur a déjà accompli 22 journées sur
une période de 2 mois, le nouvel engagement conclu avant l’expiration de deux
mois est, sous peine de pénalités, réputé conclu pour une durée indéterminée (art 40 Al
1ère ).
Le contrat à durée déterminée ne peut excéder 2 ans. Cette durée ne peut excéder un
an, si le travailleur est marié et séparé de ses enfants dont il doit assumer la garde
(art. 41.al .1ère ).
Aucun travailleur ne peut conclure avec le même employeur plus de deux contrat à
durée déterminée, ni renouveler plus d’une fois un contrat à durée déterminée sauf
dans le cas d’exécution des travaux saisonniers, d’ouvrages bien définis et autres
travaux déterminés par le ministre (art. 41 al .2).
B. Contrat verbal
En d’engagement au jour le jour, l’écrit n’est pas imposé par le législateur.
A défaut d’écrit, le contrat est considéré comme ayant conclu pour une durée
indéterminée. C’est une faveur pour le travailleur car la législation congolaise, prévoit la
primauté du contrat de travail à durée indéterminée (art39 à 43).
En cas d’engagement verbal, la preuve peut être faite par tous les moyens et le juge de
fond dispose d’un grand pouvoir d’appréciation.
C. Formalités administratives
L’employeur est tenu de soumettre tout contrat au visa de l’office national de l’emploi
(ONEM) , à défaut de ce faire, le travailleur peut résilier le contrat de travail à tout moment,
sans préavis et il peut réclamer des dommages et intérêts . Le contrat de travail que l’office
a refusé de viser prend fin de plein droit (art 47 al.1ère).
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Le contenu du CT est en principe libre sous réserve des règles impératives prévus par le code
du travail et des dispositions des conventions collectives. Il faut naître à la charge de
chacune des parties des obligations réciproques entre lesquelles il existe une
interdépendance étroite et juste notamment le recours à l’exception d’inexécution et même
à la résiliation.
Section 1 : les obligations réciproques des parties
§1. Les obligations du salarié
Le travailleur à l’obligation d’exécuter personnellement, consciencieusement et avec
loyauté son travail dans les conditions, au temps et au lieu convenus
Les travailleurs doit agir conformément aux ordres qui lui sont données par le chef
d’entreprise ou ses préposés, contre maitre ou chefs de services en vue de l’exécution
de son travail.
Le travailleur doit respecter les règlements d’entreprises établis dans la firme où il
travaille.
Le travailleur doit s’obtenir de tout ce qui pourrait nuire à sa propre sécurité à celle
de ses compagnons ou celle de tiers.
Le travailleur doit respecter les convenances (respecter ses supérieurs, ne pas insulter
ses compagnons) et les bonnes mœurs (s’abstenir de se battre, de se méconduire avec le
personnel féminin).
Le travailleur ne peut divulguer les secrets de fabrication ou d’affaires de l’entreprise.
Le personnel de cadre et les secrétaires notamment doivent être extrêmement discrets
et ne peuvent dévoiler aucun secret de l’entreprise à un concurrent ou une personne
étrangère au service.
Le travailleur doit s’abstenir de tout acte de concurrence déloyale, même après
l’expiration du contrat.
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1. Procurer le travail dans les conditions prévues par le contrat. Cette obligation est
transmise à ses héritiers après la mort et à ses successeurs après fusion, transformation
de fond, etc.
2. Préserver la personne du salarié qu’il s’agisse de sa santé, de sa personnalité, de sa
moralité et sa dignité.
3. Assurer le transport du travailleur de leurs résidences au lieu du travail et vice –versa.
4. Verser le salaire et les accessoires convenus ;
5. L’employeur est tenu de remplir ses obligations en matière de la sécurité sociale
Section 2. La rémunération
A. Généralité
La rémunération est une somme représentative de l’ensemble des gains susceptibles
d’être évalué en espèce et fixé par accord ou les dispositions légales et rèdementaire qui sont
dus en vertu d’un contrat de travail par un employeur (art. 7 al 1)
La rémunération est désignée sous différentes appellations suivant le cas : le salaire,
le traitement, l’appointement ... une démarcation nette se trace ente le salaire et la
rémunération. Alors que le salaire est la contrepartie du travail fourni par le travailleur, la
rémunération quant à elle, est formée de salaire de base plus les différents avantages
professionnels (prime, gratifications, frais de transport, logement ...). il y a cependant plusieurs
sortes d’appellations de la rémunération, à savoir :
- Le salaire : pour les ouvriers ou salariés
- Les appointements : pour les employés cadres
- Les gages : concernent les domestiques
- Les traitements : pour les fonctionnaires de l’Etat
- Le casuel : pour les curés
- Les soldes : pour les militaires
- Les honoraires : pour les médecins et les avocats
- Les indemnités : pour les parlementaires
- Les émoluments : pour les A.D.G, Ier ministre, ministre
- La liste civile ou dotation : pour le président de la république
- La prime : pour l’agent d’assurance
- Le droit d’auteur : pour les écrivains
- La commission : pour les commissionnaires.
A noter que le salaire est calculé par jour et payé à la fin du mois avec généralement un
acompte à la quinzaine.
Salaire mensuel = taux journalier x 26 jours ouvrables.
salaire mensuel
Taux journalier =
26
Salaire journalier = taux horaire x temps presté
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1. Temps effectif de travail Le: c’est le nombre des jours prestés pendant la
période considérée, ce temps sert au calcul du salaire proprement dit. c’est
l’élément le plus important.
2. Une série d’avantage : tels que les gratifications, les primes et les avantages en
natures, fixées dans le contrat ou par les usages.
a) La gratification : la gratification qui est les sommes d’argent remise par
l’employeur pour marquer au personnel sa satisfaction du travail accompli.
Elles peuvent prendre toute une série des formes :
13 mois double, prime des vacances, primes de fin d’année, participation aux bénéfices,
ème
prime pour événement familial, les gratifications peuvent être bénévoles ou libéralité ou
contractuelles selon le cas.
b) Les primes
Les primes sont des sommes versées par l’employeur dans le souci d’obtenir un
meilleur résultat, une production accrue, continue de meilleure qualité ou au moindre
prix de revient. Elles peuvent être classifiées de la manière suivante :
Les primes de rendement : qui consistent en un supplément proportionnel à
l’élévation de la production ;
Les primes tendant à récompenser la fidélité ;
Les primes d’ancienneté : qui vise la stabilité du personnel
Les d’assiduité : qui vise à combattre l’absentéisme
Les primes de pénibilité : qui tient compte de condition de travail
Les primes de technicité : qui vise à encourager un travailleur particulièrement
compétent.
3. Les jours fériés légaux
Ex : le 01/01, 04/01 ;...
4. Les congés de circonstance : sont des événements heureux ou malheureux de la
vie privée du travailleur.
N° Nature d’événement Nombres jours de congé
Selon la loi Selon la convention
collective
01 Mariage du travailleur 2 jours 3jours
02 Mariage d’un enfant 1 jour 1 jour
03 Naissance d’un enfant 2 jours 3 jours
04 Décès du conjoint ou d’u parent au 1èr 4 jours 6 jours
degré (père, mère, époux, enfant)
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ancienneté
b. 12J.O+(2J.O.X𝑥 = )
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Section2. Les obligations communes à l’employeur et au salarié :
La réglementation du travail
§1. La durée du travail
Le principe de la limitation de la durée sans limitation du salaire est acquis dans la
majorité des professions et des pays.
La durée légale de travail est inférieur ou égale à 45h/ semaine et 9heures/jour. La limitation
de la durée du travail n’est pas impérative, c.à.d. la milite s’applique au travailleur et non à
l’établissement.
Il faut noter que les 9heures prévues par le code sont 9heures de travail et non 9
heures au travail (art119).
§2. Les mesures d’hygiène
En vue de sécuriser les travailleurs contre les divers risque et dangers du travail ainsi
que l’insalubrité du métier, le législateur a prévu toute une réglementation en matière d’hygiène
et de sécurité.
A. Réglementation en matière d’hygiène et sécurité
Cette réglementation en matière d’hygiène et de sécurité qui vise la prévention des accidents
du travail, la lutte contre les maladies professionnelles, la création des conditions de travail
salubre, la ré médiation à la fatigue professionnelle excessive(art 159) s’applique à toute les
entreprises ou tout établissement (art170).
Aux termes cet article 170, toute entreprise ou tout établissement doit être tenu dans un
constant état de propreté et présenter les conditions d’hygiène et d’embellissement des lieux
du travail (art 163) ce service à pour mission.
- La surveillance des travailleurs et la surveillance sanitaire des lieux de travail
- L’animation et la formation générale des travailleurs.
Ce service est assuré par un cadre dénommé « chef de service de sécurité, d’hygiène et
d’embellissement des lieux du travail ».
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pendant cette période, que l’enfant vive ou non droit au 2/3 de sa rémunération ainsi
qu’au maintien des avantages contractuels en nature .
Les cas particuliers de suspension (art 60)
La suspension pour l’appel ou le rappel sous les armes et l’engagement volontaire et
la réquisition militaire.
La suspension pour l’exécution d’un mandat public ou d’obligation civique à
condition que ceux-ci ne dépassent pas 12mois ;
La suspension pour l’incarcération du salarié.
B. Les cas de suspension dus à l’employeur ou à l’entreprise.
Les circonstances économiques ou techniques diverses provoquant souvent dans
l’entreprise des troubles plus profond : crises généralisée ou sensibles, raréfaction des
matières premieres, restriction énergétique accidents techniques ; nous pouvons grouper en
deux cas la suspension du fait de l’entreprise.
1. La mise en pied disciplinaire
Les 4 mesures disciplinaires dont est possible un travailleur son :
La réprimande, le blâme, la mise en pied et le licenciement.
2. La mise en pied pour motif économique
Ces notamment d’une entreprise qui ne reçoit plus suffisamment de commandes et qui, de ce
fait, se voit dans l’obligation de réduire son personnel.
3. Le lock -out
C’est la fermeture de l’entreprise, le lock –out sert à prévenir la grève ou à riposter quand elle
a lieu ;
§3. Les effets de la suspension du contrat de travail
Pendant la suspension du C.T le contrat de travail demeure, seule la prestation de travail est
suspendue.
Les effets sont :
La rémunération est suspendue sauf dans certains cas bien déterminés par la loi ou la
convention collective (cas de maternité, cas de maladie pour une durée de 6mois,
fermeture de l’entreprise pour un délit commis par l’employeur en matière fiscale, cas
d’accident).
Les obligations excessives de fidélité et de discrétion du salarié sont maintenues
pendant cette période,
Les avantages en nature sont maintenus pendant la période de suspension
Section2 : la cessation du contrat de travail
La liberté de s’engager entraine la liberté de se désengager, mais la théorie moderne du
droit du travail a tendance à distinguer le principe de la liberté de celui e la réciprocité des
parties. Les impératifs sociaux du monde du travail et la nécessité d’assurer la stabilité de
l’emploi et des revenus des salariés expliquent la distinction instaurée quant aux effets de
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N : B : le contrat est rompu par l’employeur : cette indemnité est en principe égale au
montant de la rémunération restant à échoir, c.à.d. à payer jusqu’au terme convenu.
Elle ne peut toutefois être payée si le contrat avait été conclu, pour une durée
indéterminée.
Si le contrat est rompu par le salarié, l’employeur aura droit à des dommages et intérêts
égaux à la moitié de l’indemnité qu’il aurait dû allouer au travailleur s’il avait lui-même
l’initiative de la rupture. Cfr art70.
REM à échoir=SMXNOMBRE DE MOIS RESTANT PRESTER
SMXDP
Indemnité payée (IP)= 26 X4
§ 3. Les modes d’extinction propres au contrat à durée indéterminée (CDI)
Le préavis : le préavis est l’avertissement préalable par lequel l’une des parties fait connaitre à
l’autre son intention de résilier le contrat à l’expiration d’un délai fixé par la loi ou par le
contrat lui-même.
Le préavis a pour but d permettre à l’autre partie de prendre ses dispositions : à l’employeur,
de chercher un autres travailleur, ou à celui –ci, de chercher un autre emploi.
Durée de préavis
Si le préavis est donné par l’employeur
Pour les travailleurs ordinaires, sa durée ne peut jamais être inférieur à 14jours
ouvrables.
Ce délai est augmenté de six jours ouvrables par année entière d’ancienneté, dans la
même entreprise.
Pour les agents de maitrise, comme les chefs d’atelier, de chantier ou de service, la
durée du préavis est d’un mois maximum plus huit jours ouvrables par année entière
d’ancienneté =>26J.o +8 J.O. ancienneté
Pour les cadres ou le personnel de direction, la durée du préavis est de trois mois minimum
plus quinze jours ouvrables => 78J.O + 15J.O / année d’ancienneté.
N :B pour calculer l’indemnité de préavis (IP)ou de rupture pour un contrat à durée
indéterminée, voici la formule :
SMXDP
IP : 𝑥 = 26 où IP : indemnité
SM : salaire mensuel
DP : durée de préavis
Signalons que le CDI peut prendre fin par la volonté d’une seule des parties.
Si la volonté émane de l’employeur, c’est le licenciement si la volonté émane du travailleur,
c’est la démission.
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B. licenciement individuel
C’est la rupture du contrat de travail à durée indéterminée à l’initiative de
l’employeur, qui doit indiquer les motifs (Art 61) parmi les motifs à la base du licenciement
individuel du travailleur, il ya lieu de citer :
1. La faute du salarié
2. L’inaptitude professionnelle
3. Les nécessités d’organisation et de fonctionnement de l’entreprise.
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Section 2. Procédure
A) La conciliation
Avant de porter l’affaire devant le tribunal, les deux parties doivent
obligatoirement se soumettre à la procédure de conciliation devant l’inspecteur du travail. Celui
–ci convoque les deux parties envie d’essayer de parvenir à une conciliation, sur base des
normes fixées soit par le droit du travail, soit par les convocations collectives, soit par le
contrat individuel de travail.
L’audience se clôture par un procès verbal de conciliation ou de non conciliation, suivant le
cas.
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2. conditions de forme
Il faut la rédaction des statuts. Cette rédaction est libre (Art 233)
Il faut le dépôt des statuts
Les mentions obligatoires sont reprises à l’art 240
Le contrôle par ministère ayant le travail et prévoyance sociale dans ses attributions
(243)
La publicité (Art 245,248)
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Dans tous les établissements occupant au moins 20travailleurs, il faut organiser des élections
pour la représentation des travailleurs. c es élections ont lieu tous les 3ans.
C’est le chef de l’établissement qui porte la responsabilité du bon fonctionnement de ces
élections appelées « élections sociales ».( Art 255 à 260 CT)
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de membres de leur personnel de l’autre, portant sur les conditions de travail lorsqu’il est de
nature à compromettre la bonne marche de l’entreprise au la paix sociale »
Il est à noter que le conflit collectif porte sur les droits ou les intérêts communs à un groupe de
travailleurs. Ex le taux salaire, le rythme de travail.
Le conflit doit concerner une collectivité des salariés, elle peut être limitée à une catégorie des
travailleurs ou généralisée à une entreprise, une profession, une agglomération.
§ La conciliation
En principe la conciliation est obligatoire, mais subsidiaire (art 306) La
procédure légale implique l’intervention conciliatrice de l’inspecteur du travail, lequel joué un
rôle considérable (Art 307)
En effet c’est à lui que le conflit est notifié.
Il essaie de trouver un terrain d’entente entre les parties et très souvent il leur propose une
solution. Il établit un procès –verbal de carence valant constat de non-conciliation totale.
La médiation peut aboutir soit à une accord, soit à un désaccord . dans le premier cas , un PV
est dressé par le président de la commission, il est signé par les membres de la dite commission
et les parties ou leurs représentants..
En cas de non conciliation, la commission formule es recommandations motivées,
devant être immédiatement notifiées aux parties.
Section 3. La règlementation non-pacifique de conflits de travail :
§1. La grève : c’est une cessation temporaire du travail en vue d’appuyer les
revendications professionnelles, déjà exprimées sous d’autres formes, mais qui n’ont pas
encore trouvé un aboutissement satisfaisant pour les travailleurs.
§2. Lock –out
C’est une fermeture provisoire de l’entreprise à l’occasion d’un collectif par l’employeur.
Le lock-out est aussi considère comme la grève de l’employeur. Elle est prise
préventivement pour briser une menace de grève : elle n’est pas à la différence du chômage
technique décidée pour des motifs mais pour exercer une pression sur les salariés.
Il s’agit de la fermeture voulue et non subie.
Introduction :
Il est mal aisé de proposer une définition qui soit précise de ce qu’il faille entendre de la
notion de sécurité sociale, certains auteurs ont tenté de définir cette notion sous deux aspects :
Aspect conceptuel
Aspect institutionnel
1. Aspect conceptuel
La sécurité sociale relève de l’idée d’une garantie collective des individus appartenant à une
même classe, même communauté contre les risques sociaux de leur existence.
2. Aspect institutionnel
A ce point de vue, la sécurité sociale participe d’un système autonome ou étatique de
garantie collective fondé sur la solidarité organisée entre es indiidus appartenant à une
communauté humaine déterminée.
En d’autres termes, la sécurité sociale est étendue comme un ensemble des mesures
officielles coordonnées qui garantissent les soins médicaux et la protection de la santé,
l’octroi d’un revenu social de substitution notamment en cas de maladie , maternité ,
vieillesse, décès invalidité, accident ou maladie professionnelle, ect.
A cela s’ajoutent la fourniture des soins médicaux et octroi des prestations aux familles
avec enfants.
Les risques professionnels organisent trois événements à savoir, la maladie
professionnelle, accidents du travail proprement dits et les accidents des trajets.
§1. Notions
L’accident est événement en principe qui survient à un endroit et à un moment déterminé.
Il a pour caractéristique essentielle de porter atteinte à l’intégrité corporelle de l’individu.
Aux termes de l’art 20, N° du décret –loi du 29 juin 1961 organique de la
sécurité sociale « est considéré comme accident du travail , quelle qu’e soit la cause,
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l’accident survenu à un travailleur par le fait ou l’occasion du travail qu’il y ait faute ou
non de sa part »
Constatons que le législateur n’a pas définir l’accident et le travail, en définitive,
l’accident du travail est un événement soudain, anormal, produit par l’action subite d’une
force extérieure.
§2. Caractéristiques
Le fait anormal : c’est celui qui est contraire au cours régulier des choses, à la
contrainte, à l’habitude. C’est le fait inattendue qui survient contrairement aux
conditions habituelles normales dans les quelles le travail s’exécute.
Le fait soudain : l’événement soudain s’oppose à l’évolution lente caractéristique
de la maladie. Les critères de soudaineté confèrent à l’accident une origine précise
et une date certaine.
La cause extérieure c’est une cause étrangère à la constitution organique de la
victime. L’argent extérieur peut être une chose (outil, machine, produit chimique, )
une force de froid, la chaleur, la pesanteur, l’électricité.
Le fait du travail : l’accident survenu par le fait du travail est celui dont la cause
directe et immédiate est le travail de l’employé.
L’occasion du travail : l’accident est survenu à l’occasion du travail s’il s’est
produit au temps et au lieu du travail, à un moment où le travailleur se trouvait sous
la dépendance et / ou la subordination de l’employeur.
Section 2 : les accidents de trajets
Définition :
Selon l’art20 précité « est également considéré accident du travail, l’accident
survenu à un travailleur pendant le trajet de sa résidence, du lieu où le prend ordinairement ses
repas au lie où il effectue son travail, perçoit sa rémunération et vice –versa dans la mesure
où le parcours n’a pas été interrompu ou détourné par un motif dicte par l’intérêt personnel
ou indépendant de l’emploi »
Section 3 : Réparation des accidents du travail maladies professionnelles
Le travailleur, victime d’un accident du travail aura droit :
A la gratuite complète des soins médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques et
d’hospitalisation ;
E cas d’incapacité temporaire, l’ouvrier a droit à une indemnité journalière égale aux
2/3 de sa rémunération. Cette indemnité est payée par l’employeur lequel est
remboursé par l’INSS.
En cas d’incapacité permanente à une rente ou une allocation. Un travailleur est dans
un état d’incapacité permanente quand l’accident ou la maladie dont il est victime
l’empêche définitivement de reprendre une activité salarié égale à celle qu’il
exerçait avant l’accident ou la maladie.
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incapacité permanente totale : c.à.d. 100% dans ce cas, la victime a droit à une rente
mensuelle égale à 85% de sa rémunération.
50000X85
EX : soit SM=50000RM= 100 = 42500
SMX85
FORMULE : RM = 100
Incapacité permanente totale : si le taux d’incapacité est supérieur ou égal à 15%, le montant
de la rente sera égal au montant de rente de 100% d’incapacité, multiplié par taux réel
d’incapacité.
SMX85Xtaux réel d′incapacité
RM= 100X100
EX : l’assuré présentant un taux d’incapacité permanente de 20% recevra pour une
rémunération mensuelle de 50000FC
50000X85X20
RM= = 8500FC/mois
100X100
Si le taux d’incapacité permanente est inférieur à 15% l’ouvrier aura droit à une
allocation unique. Celle-ci est égale à 36fois le montant de la rente mensuelle
d’incapacité.
EX : si l’assuré présente une incapacité de 10% avec une rémunération mensuelle de
50000FC
50000X85X10
RM= ( 100X100 ) 36 = 42500X36 = 153000FC
Lorsque l’accident du travail a causé le décès de la victime, l’art 27 du décret loi
précité prévoit pour les ayant-droits de la victime :
- La rente du conjoint survivant
- La rente d’orphelin
La rente du conjoint est égale à 20% de la rémunération du mari décédé et la rente d’orphelin
et pour chaque enfant est égale à 15% de la rémunération mensuelle de leur père.
Bref : veuve : rente viagère =SMX20%
Orphelin : rente viagère =SMX15 nbres d’enfants
NB : contrairement à l’accident de travail, qui survient soudainement de façon imprévisible, la
maladie professionnelle est contractée à la suite d’une longue exposition du travailleur,
pendant plusieurs années souvent, à des agents nocifs comme le gaz, les vapeurs, les
poussières, les produits chimiques.
La retraite est l’état du travailleur qui doit cesser ses activités professionnelles suite
à la vieillesse. Le travailleur retraité peut bénéficier de la pension de retraite.
§2. But
La pension de retraite vise à donner aux personnes trop âgées pour trouver les
moyens de vivre sans qu’elles soient à charge de leur famille.
La pension de retraite n’est pas un cadeau mais un droit.
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