Université Cadi Ayyad Département de Mathématiques
Faculté des Sciences Semlalia Année Universitaire 2023/2024
Marrakech
TD. d’intégration II, SMA Semestre 6, Série No 2
Exercice 1. 1) Soient p, q ∈ [1, +∞] avec p ̸= q. Donner un exemple de fonction f appartenant
à Lp (R+ ) mais n’appartenant pas à Lq (R+ ).
3) Donner un exemple de fonction dans Lp ([0, 1]) pour tout p ∈ [1, ∞[, mais pas dans L∞ ([0, 1]).
Exercice 2. Soit (X, A , µ) un espace mesuré et p ∈ [1, +∞].
1) Soient f, g ∈ Lp (X, A , µ) . Montrer que
(a) max (f, g) ∈ Lp (X, A , µ).
r R s
(b) Si p = r + s avec r, s ≥ 0, alors X |f |r |g|s dµ ≤ X |f |p dµ p X |g|p dµ p .
R R
3) Soit q le conjugué de p. Soient (fn )n∈N , f dans Lp (X, A , µ) et (gn )n∈N , g dans Lg (X, A , µ).
On suppose que
lim ∥fn − f ∥p = 0 et lim ∥gn − g∥q = 0.
n→∞ n→∞
Montrer que limn→∞ ∥fn gn − f g∥1 = 0.
2) On suppose que (X, A , µ) = ([0, 1] , L ([0, 1]) , λ), K = R ou C et que p ∈ ]1, +∞]. Montrer
que l’application φ : Lp ([0, 1] , λ) → K définie par
Z 1
φ (f ) := tf (t) dt, f ∈ Lp ([0, 1] , λ) ,
0
est une forme linéaire continue sur Lp ([0, 1] , λ) et calculer sa norme.
Exercice 3. 1) Soit (X, A , µ) un espace mesuré, f ∈ L1 (µ) et (fn )n≥1 uneR suite de fonctions
positives de L1 (µ) convergeant presque partout vers f , et telle que limn→∞ X fn dµ = X f dµ.
R
Montrer que (fn ) converge vers f dans L1 (µ).
2) Montrer par un contre-exemple que la propriété 1) n’est pas vraie si la suite de fonctions fn
change de signe.
Exercice 4. 1) Soit f ∈ L2 ([0, 1]). Pour tout x ∈ [0, 1], on pose F (x) = [0,x] f dλ. Montrer
R
que
F (x)
lim √ = 0.
x→0 x
2
R
2) Soit g ∈ L (R+ ). Pour tout x ∈ [0, 1], on pose G (x) = [0,x] gdλ. Montrer que
G (x)
lim √ = 0.
x→+∞ x
Exercice 5 (Inégalité de Hardy). Soit p ∈ ]1, ∞[. On note Lp l’espace LpR R∗+ , B R∗+ , λ
où λ est la mesure de Lebesgue sur les boréliens de R∗+ .
Soit f ∈ Lp . Pour x > 0, on pose F (x) = x1 [0,x] f dλ.
R
On suppose que f est continue
à support compact sur R∗+ .
(1) Montrer que F ∈ C R+ ∩ L et que pour tout x > 0, xF ′ (x) = −F (x) + f (x) .
1 ∗ p
1
(2) On suppose que f ≥ 0.
(a) Montrer que Z ∞ Z ∞
p
F p (x) dx = F p−1 (x) f (x) dx.
0 p−1 0
p
(b) En déduire que, ∥F ∥p ≤ p−1 ∥f ∥p .
(3) Montrer que l’inégalité 2-b) reste vraie si f est de signe quelconque.
Exercice 6. Soient f et g deux fonctions convolables sur R. Montrer que f ∗ g est paire si f et
g sont toutes les deux paires ou toutes les deux impaires, et impaire si l’une est paire et l’autre
impaire.
Exercice 7. Dans chacun des cas suivants, montrer que le produit de convolution f ∗ g existe
et déterminer le :
1) f = 1[−1,1] et g = 1[−a,a] avec a ≥ 1.
2) f (x) = eαx 1[0,∞[ (x) et g (x) = eβx 1[0,∞[ (x) avec α, β ∈ R.
Exercice 8. Soit g = 1[−a,a] où a ∈ ]0, +∞[. Montrer que si f est continue R, alors h = f ∗ g
appartient à C 1 (R) et exprimer h′ en fonction de f .
Exercice 9. On note C0 (R) l’ensemble des fonction continues sur R à valeurs dans C et nulles
à l’infini. Soit a > 0. On considère les fonctions définies sur R par
1 1 a
fa (x) = et ga (x) = .
x − ia π x2 + a2
1) Vérifier que fa ∈ L2 (R) et en déduire que fa ∗fb ∈ C0 (R) pour tout a, b > 0. Puis déterminer
explicitement fa ∗ fb .
2) Montrer que ga ∗ gb ∈ C0 (R) ∩ Lp (R) pour tout p ∈ [1, +∞]. Montrer ensuite en utilisant 1)
que ga ∗ gb = ga+b .
Exercice 10. Soit a ∈ ]0, +∞[. On considère les fonctions définies sur R par
xk
fa (x) = e−ax 1]0,+∞[ (x) et φk (x) = fa (x) , pour k ∈ N.
k!
1) Calculer F (fa ) et en déduire F (φk ), F fˇa et F (φ̌k ).
2) Soit la fonction ga définie par ga (x) = fa (x) + fa (−x). Déterminer F (ga ) et en déduire la
valeur de l’intégrale Z ∞
cos (ωx)
I (ω) = dx, ω ∈ R.
0 1 + x2
3) Soit la fonction ha définie sur R par ha (x) = fa (x) − fa (−x). Déterminer F (ha ).
2
Exercice 11. 1) Soit a > 0 et soit f la fonction définie sur R par f (x) = e−ax .
(i) Vérifier que f est solution de l’équation différentielle
f ′ + 2axf = 0. (E)
la transformée de Fourier à (E), montrer que f est solution d’une équation
(ii) En appliquant
différentielle Ê du premier ordre que l’on déterminera.
(iii) Résoudre Ê et déterminer fˆ.
2 2
2) Déduire de ce qui précède que les fonctions x 7→ e−πx et x 7→ πxe−πx sont des vecteurs
propres de l’opérateur linéaire F.