David
CONCEPTS DE DIDACTIQUE ET D'APPRENTISSAGE
IES 2021
A-CONCEPTS DE DIDACTIQUE DEs SCIENCES
I-Définition
Le terme & didactique n a connu plusicurs significations à travers son
évolution. Nous avons
retenu trois conceptions majeurs de cet terme au cours de cette évolution.
I1 Définition ancienne
1'origine, le terme didactique est employé comme synonyme savant de
pédagogie.
COMENIUS a adopté ce sens dans son ouvrage intitulé < la grande
didactique > publié en
1649. Ensuite, pendant très longtemps et encore aujourd'hui, ce terme
didactique
utilisé comme adjectif pour désigner ce qui est propre à instruire >;
est
1.2 Definition classique (toujours d'actualité)
Au cours des années 60, le terme didactique redevient substantif avec des
acceptions plus
ou moins extensives. Nous pouvons citer par exemple:
-Robert LAFON (1963) pour qui la didactique désigne l'art d'enseigner
exercé
par n
adulte ;
Henry PIERON (1963) conçoit la didactique
comme une < Science auxiliaire de la
pédagogie relative aux méthodes les plus propres à faire acquérir telle ou
telle matière...>
Gaston MIALARET (1979) quant à lui, il définit la didactique comme étant
un Ensemble
des méthodes, techniques et procédés pour l'enseignement...>.
I3 Définition nouvelle
partir des années 80, la didactique prend la forme d'une science autonome
S inspirant à la
fois de la psychologie, de I'épistémologie, de la recherche pédagogigue et,
plus récemment,
sciences cognitives >. A ce titre, elle Pour ambition de faire la synthèse de
des nouvelles
tous les éléments d'une situation pédagogiquc.
En terme plus fonctionnel, la didactique est une discipline scientifique qui
pour objet
l"optimisation des apprentissages dans une situation S enseignement ou
de forma
Suivant cette acception, la didactique est caractérisce par deux grandes
orientations
Didactique générale et la didactique spécifique.
La didactique générale
I’étde du fonctionnement cognitif des
Se consacre davantage
Apprenants (mode de raisonnement, styles cognitifs, épistémologic
génétique…) et a l’analyse
Des » situations institutionnelles (etude des interactions, styles
d’enseignement, mode
D’évaluation… ;
La didactique spécifique s’ intéresse plus précisément à ‘étude des
principaux concepts
Propres à une discipline, revolution de ces concepts,
Leur vulgarisation,
Leur mode
D’acquisition…
En effet, la didactique générale et la spécifique s’influencent et se
complètent.
Selon Courtillot et Ruffenach (2006), le terme F didactique prend la forme
opérationmelle
Suivante :la didactique est I’ensemble des transformations du savoir et
des stratégies liées à
Discipline pour rendre le savoir accessible à un niveau donné.
Unes
Les recherches en didactique et plus précisément celles en didactique des
sciences ont
Développé des concepts au profit de l’enseignement- apprentissage.
La didactique des sciences vise à produire des connaissances nouvelles
sur les processus de
Transmission ct d’acquisition des connaissances seienees lle apporte des
éléments de
Réponses aux problèmes posés par l’enseignement des sciences et
constitue donc un outil pour
La formation des enseignants.
I- Quelques concepts de la didactique des sciences
II.1 Savoir, connaissances, compétence
II.1.1 Savoir
Le savoir existe antérieurement la didactique et il a un contenu précis. Le
savoir est la-
Somme des concepts, des theories, des modèles, des procédures et des
attitudes qui
Constituent I’ensemble d’une discipline ;lorsque le savoir est reconstruit
dans l’esprit des
Eleves, il devient une connaissance : c’est le processus d’apprentissage.,
Les sayoirs prennent des appellations différentes selon leur distance avec
les apprenants. On
Distingue alors les savoirs savants, les savoirs à enseigner et les savoirs
enseignés :
E Savoi
Je savoir savant est le plus loin des apprenants.
S`agit par cxemple des nouvelles, mun en vove
Des nouvelles découvertes en cours de validation par la communauté
scientifique
Transtole
Provient également des références sociales religicuses
Les savoirs à enseigner qui sont un peu plus près des apprenants sont
extraits des
Savoirs savants et sont détailles dans les programmes
Les savoirs enseignés sont puisés des programmes par I’enseignant qui les
reformule
Pour qu’ils puissent être construits par les apprenants avec son aide
1I.1.2 Connaissances
La connaissance est ce quun individu apprend à propos d’un savoir. C’est
donc un acquis
D’une personne par rapport au savoir.
Au cours de l’enseignement du professeur, les élèves acquièrent des
connaissances à propos
Du savoir (‘objet de son enseignement). Les connaissances sont fortement
contextualisées et
Relèvent du répertoire cognitif de l »individu. La conmaisance est viable :
c’est unc réponse
Pertinente par rapport à une sollicitation.
Une connaissance peut être viable pour un moment donné.
Exemple : la calorie en physique, le kilogramme- force etc…
II.1.3 Compétence
La compétence dans le monde de l’éducation est empruntée de l’usine.
Cest un savoir agir,
Basé sur la mobilisation et l’utilisation efficace de ressources dans le but
de résoudre avec
Succès une situation (définition québécoise). Les ressources mobiliser
peuvent tre
Matérielles, elles peuvent être vos propres connaissances (internet) ou des
consignes données
Relatives à la situation.
Exemple de situation : écrire la formule brute d’un alcène.
Donner une série de formules semi-développées de quelques alcènes et
poser les questions
Suivantes
a) Trouver une relation entre le nombre d’atomes de carbone et celui
d’atomes d’hydrogene
Dans chacune de ces formules puis formuler une généralisation
b) Quelles sont les liaisons qui sont présentes ? Iaquelle est unique ?
c)A parrde )atb). Defnir unalctne et derire la fomule brute
NB-Ja compdtence se developpe dans des classes de situations
Il.2 Les reprtsentntions
Selon Phistoire, le sociologue E DURKHEIM semble été le premicr d definir
le terme
Representation
Ensuite, le tere representation cst utilise par Jean PIAGET (1926) et Gaston
BACHELARD
Comme ctant une interpretuation colective de certaines realites sociales.
(1938).
De)
Selon les didacticiens, pour chaque [Link] nivcau, les apprenants
disposent d’un
Système d’idees, prtalablement construit qu’ils mobilisent spontanement
face d une question
D un probleme. Astolf et Develay (1989) qualifent
Reprtsentation d’un
« dgja 1a
Conceptuel qui, meme s’il est faux scientifiquement parlant, sert de
systime d’explication
Efficace et fonctionnel pour l’apprenant.
Quant a A.
Giordan et [Link] Vtcch, ils parlent de conception » en lieu ct place de
Representation
(es
Representations »
Semblent fgёes
Et
Terme
Conception
Convient micux caril cst dynamiquc).
Les ttudes ont montrt que les conceptions ont une grande diversite etune
grande resistanced
Jenseipncment. Les problemes qu’induisent les conceptions dans la
construction des savois
Scolaires peuvent trouver des solutions d travers trois questionnements :
Faut-il privilgier la dimension strueturele ou la dimension fonctionnele des
Conccptions ?
La dimension structurelle
Elle refere d des structures sous-jacentcs (dcs fgures cl des moddles) qui
presentent une
Certaine rtgularite. Pour M. Devclay (1992), [Link] constituent ce
qu’il appele le
« noyau dur» des conceptions. I s’agit de processus mentaux prtexistant a
lactivit
Intelectuellc, saisis comme des invarianis de la penste operant au cour de
la «boite
Noire». Selon Astolf et Devaclay (1987), ce noyau dur est considtre comme
cognitives
Pemctuant lcs reponses a un probltme donne en fonction d’un contexte.
La dimension fonctionnelle
Pour (Astolfi et al., 1997),la dimension fonctionnelle reéfere a l’idée que la
conception est
Avant tout unc manifestation particulière, inserite dans une situation
donnée à un moment
Donné, t qu`il faut, prendre en compte ces variables si l’on veut saisir la
conception a
I’æuvre dans l’expression des apprenants. Dans sa réponse, I’élève use de
stratégics
Circonstancielles qui ont une valcur fonctionnelle et opératoirc.
Pour clarifier ces deux dimensions, Philippe Jonnaert fait recour
Métaphore de
I’iccberg-
Distingue un niveau superficiel, observable qui est celui des productions
orales, écrites
Et graphiques des apprenants, et un niveau profond (immergé), que
constituc le réseau
Immergé des hypothèses explicatives (Astolfi et al., 1997). (La partic
visible de l’iccberg
Représente la dimension fonctionnelle et la partie immergée représente la
dimension
Structurelle).
La part structurellc invariante de la conception est nécessaire à
l’identification des
Obstacles à l’appropriation des connaisances. Cependant, il faut éviter de
marginaliser
L’approche onctionnelle ct circonstancielle. Traiter ces dcux dimensions de
manière
Distincte ne scrait pas une chose aisée. En effet, Guy Brousseau (2003)
indique que les
Difficultés liées
La conception ont une double origine, provenant à la fois des
Raisonnements (les invariants structurels) et de nombreuses circonstances
ou cette
Conception intervient.
Le passage entre la conception et le concept yisé est-il à envisager
en tant que
Rupture ou en tant que continuité ?
Pour répondre à ce questionnement, il est nécessaire d’identifier les
différents types de
Conceptions en s’intéressant à leurs origines ;
Origines des coneeptions
Les didacticiens trouvent au moins cinq origines principales pour les
conceptions, Ces
Origines sont rattachées à des cadres théoriques bien circonscrits (Astolfi
et al., 1997 ;
Astolfi Develay., 1989 Brousseau, 2003) :
Origines psychogénétique (théorie de Piaget) tiltrouve que les conceptions
sont
Dues à l’inachèvement du développement de l’enfant.
⁃ Origines épistémologiques (théorie de Bachelard) : selon lui, il existè des
modes de
Pensée pré ou non-scientifiques qui sont sources d’obstacles àd
l’apparition de la
pensee scientifique. Ces obstacles sont entre autres I'opinion,
1'anthropocentrisme et
ce <complexe impure des intuitions premières (Bachelard , 1938).
Origlnes didactiques
ce niveau, les difficultés trouvent leurs origines dans les
situations didactiques elles-memes, dans la manière dont les savoirs
scolaires
construisent une réalité propre a instituer des conventions qui ne sont plus
remises en
cause
Origines sociologiques (théorie de Moscovici) dans ce cas, les conceptions
trouvent
leurs oigines ans des représentations sociales et des préjugés. Par
exemple, la
pensée commune sur la raison forcément exogène de la maladie empeche
de penser
les maladies génétiques;
Origines psychanalytiques (théorie de Freud) # pour Freud, les conceptions
releves
du fantasmatiquc, des contenus psychiques, de l'affect et de 1'histoire
personnclle de
l'individu
Des approches en faveur de la continuité
La théorie du changement conceptuel apropose de faire évoluer une
conception d'un
ctat rudimentaire à un état plus évolué, en lui faisant acquérir plus
d'abstraction. Pour
Postner (1982), on pourrait provoquer un conflit cognitif chez l'apprenant à
travers à
I'aide d'expériences urprenantes ou de contre exemples avant de leur
présenter des
modèles scientifiques.
Josua et Dupin rouvent qu'il vaut micux instaurer des débats scientifiques
dans la classe
suivant une démarche socio-constructivistc. Quant à Giordan, il pense que
cette démarche
ne fonctionne pas dès lors que l'obstacle est de nature épistémologique.
Contexte de rupture
La rupture ne réside que dans le cas des obstacles épistémologiques, c'est
à dire dans 1e
cas où le model explicatif de I'élève ct le modele explicatif scientifique ne
sont pas dans
le mème registre d'explication. C'est notamment le cas lorsquc le savoir
est dégagé en
référence ả l'expérience, à 1'observation ou au sens commun, car
ne saurait y avoir de
continuité possible entre le sens commun qui est un complexe impure et le
savoir
scientifique (Josua et Dupin, 1999).
On ne peut vainere facilement la conception, ni par une simple prise de
conscience de la
part des éléves, ni par un exposé contradictoire du maitre, ni par un
contre-exemple isolé,
ni par seule confrontation avec les pairs. $’il arrivait qucs cela fonctionne,
c’est qu’il ne
s`agissait pas d’ un véritable obstacle épistémologique, dans la mesure od
celui-ci ne peut
Ctre, ni niề ni détruit, faul par consequent o dépasser (Josuas Dupin 1999)-
Le concept d’objectif obstacle de Jean Llouis Martinand permet
d’entreprendre ce
Dépassement.
Les coneeptions sont-elles considérer comme un obstacle ou comme une
aide aux
Apprentissages ?
La coneeption, un obstacle à éliminer
L
[Link] et de vecchi (1994) ont fait comprendre que pour un grand
ombre
D’enseignants,les conceptions sont des phénomènes parasitaires,
incohérents qu’il faut
Balayer pour laisser la place à la logique adulte. Leur diversité décourage
Toute volonté de les
Traiter au risque de perdre du temps et de l’énergie. 1l est done préférable
d’en faire table rase.
L’idée d’obstacle pistémologique va conduire ne autre stratégie qui va
consister
Considérer laconception comme une erreur qu’il faut détruire avant
d’envisager tout
Apprentissage.,
I1-La transposition didactique
Définition
La transposition didactique est le processus par lequel les savoirs quitent
les savoirs
Savants pour devenir des savoirs à enseigner puis des savoirs
effectivement enseignés.
Le concept de transposition didactique provient de la recherche en
enseignement des
Mathématiques t st l »un des plus transversaux awx didactiques des
[Link]
Transposition didactique comporte trois (03) phases :
La premicre phase est la transposition didactique exferne qui consiste en
la mise en texte
Du savoir savant. Dans cette misc en texte, le savoir savant est
parcellisé ,décontextualise du
Domaine de recherche et recontextualis pour le domaine de la classe en
savoir à enseigner
(Reuter et coll.,2013).
Les auteurs de cette phase sont : la communauté scientilique ; les
autoritės politiques et les
Autorités éducativess.
La deuxième phase est la transposition didactique interne au cours de
laquelle s’effectuent
L’élaboration et
Prestation des leçons
On passe des savoirs enseigner aux savoirs
Enscignés. Les auteurs sont les autorités educatives (les encadreurs
pédagogiques, les
Universitaires, les enseinants).
La troisième phase est le Processus au cours duquel le savoir enseigné oit
subir des
Transformations pour devenir des constructions de connaissances, des
développements de
Compétences. A ce niveau, les auteurs sont les élèves.
L’optimisation de la transposition didactique interne se fait en S appuyant
généralement sur
Trois recommandations
Avec le travail sur les représentations,
La contextualisation : de façon conjointe
L’enseignant doit s’efforcer d’insérer les nouvelles connaissances dans un
réseau de faits
Significatifs pour I’apprenant. En outre, DEVELAY (1992) évoque les
pratiques sociales
De référence s c’est-a-dire une prise en compte des valeurs socio-
culturelles dans cet
Effort de contextualisation ;
Un modèle scientifique n’est qu’une grille de
La conceptualisation
Opératoire
Iecture de la réalité. 11 appartient à l’enscignant de conceptualisation le
plus adéquat en
Fonction des objectifs pédagogiques et du profil de s apprenants. Ainsi,
dxire que le soleil
Se lève à l’Est ct se couche à 1’Ouest demeure parfaitement pertinent
dans certaines
Circonstances. II en est de même lorsqu’on dit que l’eau pure ne conduit
pas le courant
Electrique
..
Le rejet du
Prêt penser
Une loi scientifique n’est qu’une hypothèse toujours
Provisoire, toujours révisable (of principe de falsifiabilite de KR POPPER).
On en déduit
Qu’une bonne leçon de sciences ne commence pas dans 1’illusoire larté
d’une belle
Definition (simplicité logique), mais dans I »incertitude tonique d’un
problème à résoudre
Et d’une difficulté à surmonter (simplicité psychologique)
La transposition didactique est loin d’étre une simple réduction régressive
du savoir savant.
Elle suppose au contraire,
Réorganisation originale et différenciée,
Une
Une mise en
Perspective instrumentale des savoirs, afin de favoriser leur réell
intégration et leur
Utilisation ultéricure.
IV-LA RELATION DIDACTIQUE
La didactique d’une discipline a pour objet I’étudle des différents
processus de
Mediation à propos d’un savoir. Cette médiation s’établit entre une
institution donnée
Qui n’est pas exelusivement scolaire et un ou plusicurs sujets qui ne sont
pas
Exclusivement des clèves susceptibles cle se construire des connaissances
propos
[Link] plus, elle 8’ intéresse
Processus de socio-construction des connaissances
Obstacles à l’apprentissage, aux conceptions des élèves et enfin à la
diffusion des
Elèves souS la houlette de l’enseignant en vuc d’optimiser le mode d’
appropriation de
D’apprentissage relatifs à un domaine particulier de connaissances
(discipline ou
La didactique étudic l’évolution des interactions entre en voie de
construction et des
La didactique peut etre définic comme l’étude des processus
d’enseignement t
Par les apprenants à propos de ce snvoir daprès phillipe JONNAERT (1999).
◦ La didactique s’intéresse au cheminement des savoirs (transposition), au
repérage des
Métier) selon Vergneau et plaisance (1993).
Ce savoir par le sujet.
Travaux des didacticiens.
IV.1- La situation didactique
La situation didactique est un contexte où il ya une intention d’enseigner
quelque chose à une
Ou plusieurs personnes et que des mécanismes socialement définis sont
institués pour ce faire.
En contexte scolaire, la situation didactique est appelée relation
didactique.
IV.2- Le triangle didactique
Dans une relation didactique, il ya la présence de trois éléments qui
doivent exister
Simultanément à savoir : les élèves, l’enseignant et le savoir. Ces trois
éléments constituent le
Triangle didactique.
La didactique d’une discipline pour objct Il’étude des différents processus
de
Mēdiation à propos d’un savoir. Cette mediation s »établit entre une
institution donnée
Qui n’est pas exclusivement scolaire et un ou plusieurs sujets qui ne sont
pas
Exclusivement des élèves susceptibles de se construire des connaissances
à propos de
[Link] plus, elle s »intéresse au processus de socio-construction des
connaissances
Par les apprenants à propos de ce savoir d’a après phillipe JONNAERT
(1999).
La didactique peut etre définie comme l’étudc des processus
‘enseignement et
D’apprentissage relatifs n domaine particulicr de connaissances (discipline
ou
Métier) selon Vergneau et plaisance (1993).
La didactique étudie l’évolution des interactions entre en voie de
construction et des
Clèves sous la houlette de l’enseignant en vue d’optimiser le mode
d’appropriation de
Ce savoir par Ie sujet.
La didactiquc s’intéresse au cheminement des savoirs (transposition), au
repérage des
Obstacles à l’apprentissage, aux conceptions des élèves ct enfin à la
diffusion des
Travaux des didacticiens,
IV.1- La situation didactique
La situation didactique est un contexte où il ya une intention d’ enseigner
quelque chose à une
Ou plusieurs personnes et que des mécanismes socialement définis sont
institués pour ce faire.
En contexte scolaire, la situation didactique est appelée relation
didactique.
IV.2- Le triangle didactique
Dans une relation didactique, il ya la présence de trois éléments qui
doivent exister
Simultanément à savoir : les élèves,Il’enscignant et le savoir, Ces trois
éléments constituent le
Triangle didactique.
Triangle didactigue
Dans une approche constructiviste de l’enseignement, le contrat
didactique est orienté vers
Une négociation entre chaque acteur qui participe l’élaboration du
processus d’apprentissage,
Red
On parle de processus ouvert dont les axes sont définis dela façon
suivante :
Les axes de la didactique ou axes de la didactique :
Axe-1 : Axe épistémologique : élaboration didactique
C’est l’axe ENSEIGNANT
SAVOIR dans lequel s’élabore l’action d’en
Seigner. L’ « enscignantstricture le domaine, definit les concepts.
Axe-2 : Axepsychologie cognitive : Appropriation des savoirs
C’est l’axe ELEVE-
SAVOIR dans lequel nous avons l’action.
D’apprendre. C’est le lieu odse réalise le processus de co-construction. Les
éleves
S’approprient le savoir avec l’aide de l’enseignant qui construit des
situations- -problèmes, des
Progressions et pense l’évaluation.
Axe-3 L’axe praxéologie :Interaction didactique
C’est l’axe ENSEIGNANT
- ELEVE dans lequel se réalise le processus de co-
Formation. L’enseignan élabore des stratégies
d’enseignement/apprentissage, réalise la
Conception des séquences et Jeur régulation.
Organise l’évaluation et fait le choix de la
Démarche (méthodes et techniques) facilitant !’apprentissage.
NB : Certain auteurs incorporent mpilieu (tétraedre) environnement social
comme
Quatième composantc. Ce qui permet d’introduire une dimension socio-
constructiviste dans
I’enseignement.
La didactique s’intéresse aux interactions et aux rapports que chacun des
pôles établit
Solidairement avec les deux autres.
Lorsque l’on se trouve sur un axe reliant deux pôles, le troisième pôlc joue
soit au mort (il
N’intervient pas), soit au fou (il intervient et devient perturbateur),.
IV.3- Le contrat didactique
CHEVALARD (1985) ct les didacticiens des mathématiqucs ont développé
le concept de
Contrat didactique qui fut initialement objet de réflexion par BROUSSEAU
(1982) qui disait
Au cours d’une séance ayant pour objet l’enseignement à un élève d’une
connaissance
Déterminée, V’élève interprète la situation qui lui est présentée, les
questions qui lui sont
Posées,
En fonction de ce que le maitre reproduit, consciemment ou non, de façon
répétitive
Dans
Sa pratique de ‘enseignement. Nous nous intéressons plus
particulièrement à ce qui,
Dans ses habitudes,
Est spécifique. Des connaissances enseignées (G. Brousseau, 1980)
Anic
Le contrat didactique représente I’ensemble des règles implicites et tacites
qui régissent le
Processus enscignement/apprentissage entre l’enseignant ct les dlèves
autour du savoir.
Pour ASTOLFI (1997), dans la perspective l’un contrat e loujours déjà là w,
il convicnt micux
De parler de coutume didactique.
Classe est comparable à une société
Son entendement,
Coutumière où les règles ne sont pas officiellement données, mais
s »imposent
Tous avec des
Sanctions en cas de transgression, Le contrat ne se révèle aux élèves que
lorsqu’il ya
Transgression des règles. Une telle transgression est souvent une source
féconde de
I’apprentissage.
Comme sifuation de rupture de contrat,prenons l’exemple classique de a
lage du capitaine
analyse par ASTOLFI (1992). 1l s`’agit d’un problème aux multiples
variables dans lequel il
est demandé aux élēves de déterminer l’age du capitaine d’un bateau
sachant seulement qu`a
ya sur celui-ci 26 moutons et 10 chèvres. La grande surprise füt d’avoir
constaté qu’ un grand
nombre d’élèves en classe de CE, au CM et même au collège trouvent 36
comme étant låge
đu capitaine. Comment pouvons-nous expliquer cette réponse ?7 La
probable explication qui
puisse valoir est que les élèves se construisent une représentation du
problème > à résoudre
et recherchent des indices sur le type de réponse que l’enseignant attend
d’eux. C »est-à-dire
qu’il ya une
coutume didactique
dans la classe qui laisse croire quit est impératif
utiliser toutes les données d’un problème pour aboutir aux résultats
attendus. L’analyse du
contrat didactique nous amène à reconsidérer de façon significative les
idées et les réponses
des élėves en classė. I1 faut désormais, tenir compte des implications
psycho-sociales quỉ
influencent profondément t fréquemment leurs réponses. ‘s souvent, les
édlèves ne
répondent pas vraiment aux questions posées, mais répondent
prioritairement à l’enseignant
en s’efforçant à tort ou à raison de trouver l’énigme de son attente et de
s’y accorder, Comme
dit BACHELARD (1999), les élèves raisonnent sous influence.
L’étude approfondie du concept de contrat didactigue par les didacticiens
des mathématiques
A révélé des dérives fréquentes liées au caractère_implicite de ce contrat.
I s’agit des
Déviations (a la baisse) des apprentissages initialement prévus par
l’enseignant soucieux de la
Réussite totale de ses élèves. Nous vous présentons à ce propos trois
exemples de déviations
Effet Topaze
Cet effet est observé lorsqu’un élève se trouve en face d’une difficulte,
Très souvent,
I’enseignant essaie de la surmonter progressivement à la place de l »eleve
dans le souci debaisser le degré de difficullé au niveau de celui-ci,
Malheureusement, il arrive que
I’enseignant finisse par faire disparaitre completement
Difficulte et l’ẻlève ne réalise aucun
Apprentissage solidement construil, Cela observe régulièrement lors des
séances de travaux
Pratiques en physique
Ou en chimic, En effet, dans un souci de rigueur, de clarte de Ja
Démarche, de désir de réussite de l’expérience mise en cuvre, été. Les
enscignants élaborent
Avee une plethore de détails des fiches de TP destinées aux élèves, Ces
détails sont tels que
Les tâches reservées I’élève ne sont plus une source féconde d’
apprentissage. Nous pouvons
Noter par exemple
Cas de l’élève de Topaze qui n’ est pas arrivé comprendre la présence
D’un S comme la mbrque du pluriel, simplement parce que Topaze dans sa
prononciation des
Mots au pluriel faisait ressortir le= sơn du s.
Effet Jourdain
C’est un effet qui trouve naissance dans un comportement banal de
l’élève. En fait, cet effet
Se retrouve dans une situation où le professeur veut éviter un
Débat % connaissance avec
Lélève, et éventuellement un constat d’échec. Pour cela, il accepte de
reconnaître comme
Indice d’un savoir ou d’une démarche authentiques, une production ou un
comportement de
T’élève qui ne sont en fait que des réponses motivées par des causes et
des significations
Banales. En guise d’exemple, considérons l’exercice suivant soient 20
bonbons à répartir à
Part égale entre 5 enfants. Combien de bonbons chaque enfant va-t-il
avoir P
Le maitre veut se servir de cet exercice pour faire découvrir la division.
Malheureusement, les
Clèves, pour résoudre le problème, n’utiliseront peut-être pas les
mécanismes de la division.
Ils préfereront distribuer les bonbons un par un, 11 faudrait un plus grand
nombre de bonbons
Pour éviter l’erreur de contrat didactique, En effet, si le nombre de
bonbons est important, la
Distribution un par un sera fastidieuse ct par conséquent, la découverte
des mécanismes de la
Division s’imposera.
Glissement métacognitif
Lorsqu une activité d enseignement a échouě, le professeur peut etre
conduit se justifier et
Pour continuer son action, à prendre ses propres explications et ses
propres moyens
Heuristiques comme objets d’études à la place de la véritable
connaissance. []) le moyen
Devient à son tour objet d’enseignement t s surcharge de conventions, de
langages
Speciliques leur tour enscignes et expliquės à haque tape de définition.
Dans ce
Processus, plus l’activité d’enseignement produit de commentaires
De conventions, moins
Les éstudiants peuvent controler les situations qui leur sont proposées :
g’est I »effet de
Glissement métacognitif » BROUSSEAU (1986).
Autrement dit i consiste d ccorder uane plus grande importance une
technique,
Démarche, une methode déployée dans etude d’ une notion cl
Une
Oublier le caractère central de
Eette demière dans le processus enseignemenV/apprentissage. Ce type de
glissement est
Fréquemment rencontré en physique et en chimie où la nature abstraite
des grandeurs et
Coneepts oblige, pour les e manipuler s, à recourir à des techniques qui
peuvent finir par
Prendre 2 place des notions centrales elles- -měmes. Comme exemple,
nous pouvons évoquer
Le cas des photographies de diffraction par les atomes qui sont prises pour
des photographics
De I’atome lui-même. Nous pouvons citer également le cas des bulles
d »hydrogène gazeux
Utilisées pour marquer la trajectoire de particules nucléaires. En effet, ces
bulles d »hydrogène
Sont prises pour ces mêmes particules nucléaires.
Le contrat didactique est : une relation qui détermine explicitement pour
une petite part
Mais surtout mplicitement ce que chaque partenaire (l’enseignant et
l’enseigne) a la
Responsabilité d gérer et dont il scra responsable d’une manière ou d’une
autre devant
I’autre. Ce systéme d’obligation reciproque ressemble à un contrat. Ce qui
nous intéresse est
Le fontrat didactique c’est-à-dire la part de contrat spécifique
Au contenu > Guy
BROUSSEAU (1986).
IV.4- La dévolution didactique
La devolution est un terme juridique de succession à des personnes qui n’
en avaient pas droit.
Exemple : le petit frère qui hérite de son grand frère.
Dans la dévolution l’enseignant donne le droit à l’élève de dispenser le
cours à sa place. On
Voit donc apparaître une rupture du contrat didactique.
Lorsque l’élève réussit, il pose des gestes d’apprentissage durables. Dans
ce cas, on a un
Rétablissement du contrat didactiquc.
On a deux conditions dans la dévolution d’une part que l’enseignant
veuille la dévolution,
D’autre part que »l »’élève ou le groupe classe accepte la dévolution.
Dans la volonté de faire la dévolution, I’enseignant doit rechercher des
situations de
Présentation du savoir qui implique un problème posé, en quelque sorte il
faut une situation-
Problème où le maître va agir en médiateur ou en guide.
Dans l’acceptation de la dévolution par l’élève ou G groupe classe,
Doit S » ‘impliquer dans
I’élaboration des solutions du problème posé.
V- La situation-problème
La situation-problème est tn dispositif préparé par I’enseignant destiné d
aceueillir où-se
Treuve une ou plusicurs tâches nouvelles à accomplir.
Dans une situation-problême la solution de la tache nouvelle ne doit pas
etre [Link]
Dispositifinitial dans lequel l’elève est place est la situation source. La
situation après
Resolution de la tâche ou des tâches est la situation but final.
Départ
Arrivée
Gestes d’apprentissage
Situation finale
Situation source
Prode
De la
D’elaboration
Tâche
Bur
Afin de leur
Le maftre doit créer la médiation pour l’élève ou le groupe d’élèves en
difficulté
Permettre de réussir avec succès le processus d’claboration de la solution.
Ce processus
Constituc en réalité des activites d’enseignement u professeur qui réfusc
de les mener afin
Que les élèves posent des gestes d’apprentissage pour résoudre la
situation source et arriver à
La situation finale.
La situation-problème est un cxemple tangible de dévolution didactique.
Tout l’effort de la
Pédagogie des situation-problèmes est d’organiser I’interaction pour que
dans la résolution du
Problème l’apprentissage s’effectue. Cela suppose que l’on s’assure đe
l’existence du
Problème sans apprendre. Phillipe
Problème à résoudre et de I’impossibilité de résoudre
Meirieu (1988).
VI- le conflit cognitif
Le conflit cogniti£ apparait chez un sujet lors qu’ une contradiction ou une
incompatibilité se
Développe entre ses idées et
Actions dans la situation dans laquelle il est placé
Se
(contradiction entre ce qu’il connait et ce qu’il est en train de fairc). Cela
crée un trouble chez
La personne. I se produit un déséquilibre. La personne est dans une
situation instable,. Elle
Evolue vers une situation appelée < équilibration >.
A léquilibre, il ya élaboration de nouvelles structures cognitives en rapport
avec la situation
Où l’élève était placé soit par assimilation soit par accommodation.
VII- La métacognition
La cognition est l’ensemble des actes par lesquelles un individu acquiert
des connaissances.
La métacognition cst analyse par une personne de sơn propre
fonctionnement intellectuel.
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Dans la metacognition coexistent la fois deux individus P’un qui se regarde
travailler et
1’autre qui remedie (gérer les activités en exécution).
Dans la métacognition, il existe deux composantes :
La première composante est la connaissance que chnquer possède de son
propre processus
Cognitif. Appelée connaissanee méta cognitive
La deuxième connaissance quant à elle, elle permet de contrôler et de
gérer nos différents
Processus cognitifs : donc ellc est appclé habilité métacognitive.
L'Apprentissage Selon le dictionnaire Le PETIT LAROUSSE llustré (2015), le
mot apprentissage désigne un processus d'nequisition, par un animal ou
un etre humain, de connaissances ou de comportements nouveaux sous
l'effet des interactions avec l'environnement.
Dans son ouvrage < Apprendre, oui mais comment >, MEIRIEU (1987)
soutient qu'il situation d' "apprentissage quand on S appuie sur unc
capacité pour permettre l'acquisition y d'une compétence ou sur une
compétence pour permettre 'acquisition d'une capacité. On pout alors
appeler stratégie > l'activité originale que déploic le sujet pour effectuer
cette acquisition.
Pour RUFFENACH et COURTILLOT (2006), l'apprentissage permet le
passage des connaissances initiales vers des connaissances finales. Ce
passage peut nécessiter plusieurs étapes matérialisées par des marches
d'escalier comme le dit BARTH (1987) cité par RUFFENACH et COURTILLOT
(2006): & Apprendre, c'est comme un escalier. Je suis en bas d'un escalier.
Quelque chose m'attire sur la première marche. J'ai le désir de monter.