TITRE JOURNAL
Les États-Unis tissent une toile d’investissements sur des infrastructures en Afrique centrale
Les États-Unis accélèrent leur offensive économique en Afrique, mêlant diplomatie et affaires. Rien
que sur les dix derniers jours, Washington a conclu pour 2,5 milliards de dollars de contrats et
d’engagements, avec un intérêt marqué pour l’Afrique centrale. Une série d’accords stratégiques
visant à repositionner les États-Unis dans une région largement influencée par la Chine.
2)Kinshasa un atelier pour renforcer la résilience face aux inondations , le gouvernement congolais
veut se doter d’un mécanisme efficace de prévention et des réponses aux urgences climatiques à
travers une meilleure gestion des catastrophes naturelles
3) Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) assurent avoir mis en échec
une tentative d’incursion d’un groupe d’insurgés Mobondo dans la commune de Maluku, dans l’est
de Kinshasa, dans la nuit du mardi 1ᵉʳ au mercredi 2 juillet 2025.
4) Foot: mort de l’attaquant de Liverpool Diogo Jota dans un accident de la route
L’attaquant portugais de Liverpool Diogo Jota, 28 ans, et son frère sont morts durant la nuit de
mercredi à jeudi 3 juillet dans un accident de la route, dans le nord-ouest de l’Espagne.
L’objectif américain est clair : installer durablement un écosystème économique centré sur la
présence d’entreprises américaines en Afrique centrale, en connectant l’est et l’ouest du continent :
de la Tanzanie à l’Angola, en passant par la Zambie, la RDC et même le Rwanda.
Dans ce contexte, l’investisseur Hydro-Link a signé un accord de 1,5 milliard de dollars avec le
gouvernement angolais. Il s’agit de développer une ligne de transmission électrique privée de plus
de 1 000 kilomètres, pour acheminer jusqu’à 1,2 gigawatt d’électricité depuis les barrages
hydroélectriques d’Angola jusqu’aux mines de Kolwezi, en RDC.
Autre exemple : un consortium américain mené par Amer-Con Corporation va construire une
vingtaine de silos à grains sur le corridor de Lobito. Le projet est censé renforcer la sécurité
alimentaire.
Enfin, dans le prolongement de l’accord de paix signé à Washington le 27 juin entre la RDC et le
Rwanda, un cadre d’intégration économique régionale est prévu.
En attendant, Ruzizi III Holding Power Compagny a déjà engagé une collaboration avec l’Américain
Anzana Electric Group, avec une prise de participation de 10 % dans un projet hydroélectrique de
760 millions de dollars, à cheval entre le Rwanda et la RDC.
Et ce n’est qu’un début. D’autres accords devraient être signés dans les semaines à venir aux États-
Unis.
2) Dans un contexte de vulnérabilité croissante face aux effets du changement climatique, le
gouvernement congolais multiplie les initiatives pour mieux anticiper et répondre aux catastrophes
naturelles. C’est dans ce cadre qu’un atelier s’est tenu à Kinshasa du 2 au 8 avril 2025, visant à doter
la capitale d’un mécanisme efficace de prévention et de gestion des urgences climatiques,
notamment les inondations.
Organisé dans le cadre de la mise en place des entités décentralisées de la Commission de
Coordination « Une Santé » (CCUS), cet atelier a permis de réunir les autorités provinciales, les
services techniques, la société civile, ainsi que plusieurs partenaires humanitaires. Ensemble, ils ont
évalué les leçons tirées du projet UDRR (Urban Disaster Risk Reduction) et formulé des
recommandations pour une stratégie de résilience urbaine durable.
Parmi les mesures phares proposées figure l’élaboration d’une stratégie provinciale de riposte aux
catastrophes naturelles et épidémies. Il est aussi question de mettre en place un système d’alerte
communautaire, capable de prévenir rapidement les populations en cas de risque imminent, et de
renforcer la coordination intersectorielle pour une réponse plus rapide et concertée.
Un plan de contingence multisectoriel a également été recommandé, afin de guider les interventions
à travers une approche intégrée et cohérente. Ce plan impliquera notamment les services de la
protection civile, la Croix-Rouge, l’Office des Voiries et Drainage, les communes, ainsi que les
organisations communautaires de base.
À la clôture des travaux, les recommandations ont été remises officiellement au représentant du
ministre provincial de la Santé, en vue de leur application effective. Les participants ont insisté sur
l’urgence d’une gouvernance locale proactive, face à des aléas climatiques de plus en plus fréquents
et destructeurs dans la capitale congolaise.
Cet atelier marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de faire de Kinshasa une
ville plus résiliente, capable de mieux protéger ses habitants contre les inondations et autres
menaces naturelles. Le renforcement des capacités locales, l’anticipation des risques et
l’amélioration de la coordination multisectorielle sont désormais au cœur des priorités.
3)Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) assurent avoir mis en échec
une tentative d’incursion d’un groupe d’insurgés Mobondo dans la commune de Maluku, dans l’est
de Kinshasa, dans la nuit du mardi 1ᵉʳ au mercredi 2 juillet 2025.
D’après les informations communiquées par le porte-parole des opérations Ngemba (paix en
kikongo), près de quarante hommes armés, identifiés comme appartenant au groupe Mobondo, ont
été repérés dans les environs du village Mbwataba, dans le groupement de Mbakana. L’armée
affirme avoir immédiatement déployé un dispositif sécuritaire renforcé dans la zone, permettant
d’éviter tout affrontement. Aucune perte en vie humaine ni incident majeur n’a été signalé.
Les FARDC précisent que ces éléments Mobondo avaient déjà été sensibilisés dans le cadre du
processus de paix piloté par la délégation de la Réserve armée de la défense (RAD). « Leurs chefs
sont d’ailleurs présents à Kinshasa pour discuter des modalités de désarmement, de démobilisation
et de cantonnement », a affirmé le capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole de la 11e région
militaire.
Lors d’une plénière le 14 juin dernier, le président de l’Assemblée nationale avait alerté sur la
présence des miliciens Mobondo désarmés et délaissés à Mongata, dans la commune de Maluku.
Vital Kamerhe avait déploré l’absence de leur prise en charge par le gouvernement, qu’il avait invité
à agir de toute urgence « pour éviter le retour aux armes ».
Le 18 mai dernier, la 11ᵉ région militaire déployée en opérations de pacification dans le Grand
Bandundu avait annoncé la présence massive de plus de 700 ex-combattants Mobondo, issus de
diverses factions, ayant quitté la brousse à la suite des campagnes de sensibilisation menées par la
Réserve armée de la défense (RAD). Non encore évacués dans les sites de regroupement, certains
miliciens se livraient à des actes de tracasseries, de vols et de pillages des biens de la population
civile, avait indiqué le porte-parole de l’armée, le capitaine Anthony Mualushayi.
4) En visite officielle en République Démocratique du Congo, Pramila Patten, Représentante spéciale
du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles liées aux
conflits, a été reçue le mercredi 2 juillet 2025 par le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense
nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, dans son cabinet de travail à
Kinshasa.
La rencontre s’est inscrite dans le cadre des efforts continus visant à lutter contre les violences
sexuelles, notamment dans l’est du pays, en proie à des conflits armés depuis plus de trois
décennies. Pramila Patten était accompagnée de Chantal Yelu Mulop, Coordinatrice des services
spécialisés du Chef de l’État en matière de lutte contre les violences basées sur le genre.
Les échanges ont porté sur la recrudescence des violences sexuelles dans les zones de conflit, avec
un accent particulier sur la guerre dans l’Est de la RDC, qui continue de générer un nombre alarmant
de victimes. Les discussions ont également exploré des pistes concrètes en matière de prévention,
de prise en charge des survivantes et de mécanismes de sanction à l’encontre des auteurs de ces
crimes.
Pramila Patten séjourne en RDC dans le cadre de sa participation au Forum national sur le Droit à
Réparation, organisé du 1er au 4 juillet 2025 par le Fonds national de réparation des victimes de
violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité
(FONAREV). Ce forum a pour objectif de recueillir les bonnes pratiques et expériences
internationales en matière de réparation, en vue de finaliser et d’adopter une stratégie nationale
conforme aux normes internationales, centrée sur les attentes et les droits des victimes.