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Article Scientifique 3

Le document traite des nouvelles formes de conflits, en particulier des guerres hybrides, et de leur impact sur le droit international humanitaire en République Démocratique du Congo (RDC). Il souligne la complexité des conflits actuels, qui combinent des tactiques militaires et non militaires, et met en lumière les violations des droits humains, notamment les violences sexuelles. Le Comité International de la Croix-Rouge joue un rôle crucial dans la protection des civils et la promotion du droit international humanitaire dans ce contexte de violence persistante.

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Le document traite des nouvelles formes de conflits, en particulier des guerres hybrides, et de leur impact sur le droit international humanitaire en République Démocratique du Congo (RDC). Il souligne la complexité des conflits actuels, qui combinent des tactiques militaires et non militaires, et met en lumière les violations des droits humains, notamment les violences sexuelles. Le Comité International de la Croix-Rouge joue un rôle crucial dans la protection des civils et la promotion du droit international humanitaire dans ce contexte de violence persistante.

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LES NOUVELLES FORMES DE CONFLITS ET LE DROIT INTERNATIONAL

HUMANITAIRE EN RDC
La guerre ! Un phénomène tout aussi naturel que dévastateur qui peut s’abattre chez tout le
monde, même dans les pays les plus paisibles. Quoi que les raisons peuvent varier d’un Etat à
un autre, les conséquences, elles, sont souvent les même : plusieurs morts (soldats ou civiles),
beaucoup de familles déchirées, des enfants contraint à devenir des orphelins, mais qui
pourtant n’ont rien demandé.
La guerre touche absolument tout le monde, que ce soit un simple mendiant ou un soldat
émérite. Elle détruit absolument tout sur son passage et consume tel un brasier sur lequel on
ne fait qu’ajouter encore plus d’essence. Que ce soit sur le plan politique, économique ou
même social, elle ne laisse absolument rien intact.
Notre thématique pourtant, nous pousse à nous poser une question bien spécifique : Comment
le droit international humanitaire s’applique-t-il aux guerres hybrides qui combinent des
méthodes conventionnelles et non conventionnelles ?
Guerre hybride, un terme connu depuis longtemps, mais qui prend forme en Amérique, dans
l’année 2005 lorsque deux officiers du corps des Marines, le colonel Frank Hoffman et le
général James N. Mattis y font référence. On y fera souvent recourt pour dire d’une guerre
qu’elle est « irrégulière », « asymétrique » ou encore de « basse intensité » ; ce qui contredit
le modèle « standard » et « régulier »1.
En des termes plus claires, une guerre hybride est une sorte de conflit combinant des actions
militaires et non militaires, visant à déstabiliser un Etat ou une organisation. Elle combine des
tactiques conventionnelles (forces armées) et non conventionnelles (cyberattaque,
désinformation, manipulation économique, etc.).
Il est sans dire que la présence des minerais est la cause majeure, voire unique des conflits qui
ravagent l’Est du Congo depuis trente ans. Ainsi, le M23 a conquis plusieurs localités
importantes dans l’Est de la RDC, précisément dans la province du Nord-Kivu.
La guerre qui oppose le Mouvement du 23 Mars et les Forces Armées de la République
Démocratique du Congo, FARDC en sigle, est en même temps conventionnelle (du fait qu’il
s’agit d’un affront entre deux groupes armées se battant chacun pour un objectif précis) et
non conventionnelle (du fait que le M23 agit aussi avec les tactiques de désinformation entre
autre la coupure du réseau et parfois même coupure de courant dans les villes qu’ils
souhaitent conquérir et de propagande poussant nombre de gens à adhérer à leur cause).
Ils font usage des violences sexuelles comme arme de guerre ayant violé près de 17 363
femmes au Nord-Kivu seulement selon le rapport des Médecins Sans Frontières (MSF) entre
janvier et mai 2024.
Le Droit International Humanitaire, DIH en sigle, est un ensemble des règles qui, pour
des raisons humanitaires, cherchent à limiter les effets des conflits armés2.

1
Elie Tenenbaum, Guerre hybride : concept stratégique ou confusion sémantique, p.32
2
Freddy Aruni Ombeni, Le droit international humanitaire face aux réalités contemporaines : cas de l’Est de la
RDC, 18 aout 2020, [Link]
Ayant pour but de protéger les personnes qui ne participent pas aux combats, il restreint ainsi
les moyens et méthodes de guerre.
Le DIH possède deux branches : le droit de la violence et celui de l’assistance. La première
se charge de régler la façon de faire la guerre, i.e. guerroyer en tenant compte des personnes
non impliqués dans la guerre et faire le moins de chao possible. Son illustration la plus
parfaite se trouve dans les Conventions de la Haye. La seconde, elle, prévoit la protection et
les secours pour les non-combattants durant les conflits, et est notamment couché dans les
Conventions de Genève.
Le Comité International de la Croix-Rouge, CICR en sigle, fut créé en 1863 et se trouve être
le soubassement des Conventions de Genève et du Mouvement international de la Croix-
Rouge. Il promeut ainsi le DIH auprès des Etats en se référant aux Conventions de Genève
qui encadrent les règles de prise en charge et de protection des blessés et prisonniers de
guerre ainsi que des populations civiles ; il dirige et coordonne les activités internationales
menées par le Mouvement dans les conflits armés et autres situations de violence.
Comme susmentionné, l’Est de la RDC a subi et continue à subir des affrontements armés de
forte intensité couramment en périphérie de Goma et Bukavu ainsi que dans les quartiers de
la ville de Goma se perpétuant jusqu’au mois de Janvier 2025.
Vu la situation précaire qui sévit l’Est de la RDC, le CICR a maintenu, voire renforcé sa
présence aux côtés des populations de ces zones et intensifié son dialogue confidentiel avec
les acteurs armés étatiques et non étatiques. Retenons que les nouvelles formes de conflits
sont aussi rudes qu’elles ne sont inhumaines, car elles font abstraction des règles, ne tenant en
compte ni enfant, ni femme, ni personne vulnérable. Comme quoi, l’essentiel c’est le but
recherché peu importe les moyens utilisés.
Retenons que les nouvelles formes de conflits sont aussi rudes qu’elles ne sont
inhumaines, car elles font abstraction des règles, ne tenant en compte ni enfant, ni femme, ni
personne vulnérable. Comme quoi, l’essentiel c’est le but recherché peu importe les moyens
utilisés.
Pourtant, dans le chao de la guerre, jailli un espoir. Le CICR ne met certainement pas fin à la
guerre, mais il prouve que l’humanité existe quelque part parmi tant d’animosité. Rien que
pour une fraction de seconde, il redonne un sourire à ceux qui le croyaient perdu à jamais.
Enormément de gens sont morts, des femmes ont été violées, et d’autres sont
psychologiquement traumatisés par ce que nous, population de l’Est de la RDC vivons. Nous
avons tant prié, nous avons espéré, nous nous sommes battus et aujourd’hui les seules armes
qui demeurent en notre possession ce sont des mots. S’il faille parler pour qu’enfin tout
redevienne paisible, pour que nous ayons aussi droit à un sommeil calme ; alors nous
parlerons, nous parlerons haut et fort pour faire entendre nos supplications et faire valoir nos
droits à la vie.
Parce que, même si c’est difficile à croire, nous, autant que tout le monde, y avons droit.
Nous voulons que cette situation cesse, avoir aussi droit à des projets, des rêves et tout cela
dans un environnement calme et serein…
BIOGRAPHIE
Je réponds au nom de ALIKA LUHANGA JOHANNA, étudiante à l’Université Catholique
de Bukavu en deuxième année de licence.
Profondément préoccupée par la situation qui sévit actuellement notre ville, j’ai décidé de
m’inspirer de ces dits faits pour analyser les enjeux sociétaux et juridiques de cette périlleuse
période, contribuant ainsi à l’éclaircissement et à l’amélioration de ces conditions précaires.

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