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Logistique Cadre ONU

Ce mémento fournit des informations sur la logistique opérationnelle dans le cadre des missions de l'ONU, en soulignant l'importance de la connaissance des procédures spécifiques. Il aborde l'organisation du commandement, le soutien logistique et les responsabilités des états-majors civils et militaires. Le document met également en avant la nécessité d'un système de soutien intégré pour répondre efficacement aux besoins opérationnels des missions.

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Logistique Cadre ONU

Ce mémento fournit des informations sur la logistique opérationnelle dans le cadre des missions de l'ONU, en soulignant l'importance de la connaissance des procédures spécifiques. Il aborde l'organisation du commandement, le soutien logistique et les responsabilités des états-majors civils et militaires. Le document met également en avant la nécessité d'un système de soutien intégré pour répondre efficacement aux besoins opérationnels des missions.

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MINISTERE DE LA DEFENSE

MEMENTO SUR LA
CENTRE DE DOCTRINE LOGISTIQUE DANS LE
CADRE DE L’ONU
D’EMPLOI DES FORCES

____________________

DIVISION EMPLOI - ORGANISATION


____________________

Approuvé le : 6 septembre 2004 Edition 2004


sous le n°: 000136/DEF/CDEF/DEO

Annule et remplace (éventuellement)

DEGRE DE CONFIDENTIALITE
PREAMBULE 5
GENERALITES 5

TITRE I ORGANISATION DU COMMANDEMENT ONU 6


I.1 L’ETAT-MAJOR CIVIL. 6
I.1.1 La Hiérarchie. 6
I.1.2 Les types de missions. 6
I.1.3 La partie logistique. 7
I.2 L’ETAT MAJOR MILITAIRE. 8
I.2.1 Organisation de l’état-major à l’échelon central. 8
I.2.2 Le bureau logistique ou le LOGS BRANCH. 10

TITRE II LE SOUTIEN LOGISTIQUE AU SEIN DE L’ONU. 12


II.1 CHAINE DE COMMANDEMENT. 12
II.2 AUTORITES ADMINISTRATIVES. 12
II.3 CLASSEMENT DES MATERIELS ET DES FOURNITURES. 12
II.4 EQUIPEMENTS, PRINCIPES DU CONTRAT DE LOCATION. 13
II.4.1 Le contrat de location sans fourniture de soutien « dry lease system».
II.4.2 Le contrat de location avec fourniture de soutien « wet lease
system ».
II.4.3 Les lettres d’attribution ou LOA « Letters of Assit » 14
II.5 FOURNITURE DE MATERIELS A DES PAYS TIERS. 14
II.6 DEMANDE DE PRESTATIONS PARTICULIERES. 14
II.7 MATERIELS APPARTENANT AUX CONTINGENTS ET TAUX DE
REMBOURSEMENT. 15
II.7.1 Matériels lourds. 15
II.7.2 Self-sustainment ou self-support. 15
II.7.3 Taux de remboursement des matériels légers et consommables. 15
II.8 BIENS ET SERVICES FOURNIS PAR L'ONU-SUSTAINMENT 16
II.9 PERTE OU DETERIORATION DE MATERIEL. 17

TITRE III LA FONCTION OPERATIONNELLE SOUTIEN LOGISTIQUE.

III.1 LE DOMAINE SOUTIEN DE L’HOMME. APPROVISIONNEMENT-ACHAT


. 19
III.1.1 Généralités. 19
III.1.2 Les catégories de produits et d’articles. 19
III.1.3 La procédure « supply ». 19
III.1.4 Le système de contrôle des matériels. 20
III.1.5 Le catalogue d’approvisionnement général. 21

III.2 LE DOMAINE SOUTIEN DE L’HOMME. ALIMENTATION 21


III.2.1 Généralités 21
III.2.2 L’eau. 21
III.2.3 Vivres. 22
III.2.4 Epices. 22
III.2.5 Les réserves de stocks d’eau. 22
III.2.6 Les réserves de stocks de vivres. 22
III.2.7 L’équipement des cuisines. 23

Logistique ONU Page n° 1


III.3 LE DOMAINE SOUTIEN DE L’HOMME. LE SERVICE POSTAL 23
III.3.1 Généralités. 23
III.3.2 Courrier privé. 23
III.3.3 Système postal national. 23
III.3.4 Système postal de l’ONU. 24

III.4 LE DOMAINE SOUTIEN SANITAIRE. 24


III.4.1 Généralités sur l’organisation. 24
III.4.2 MEDEVAC / CASEVAC 28
III.4.3 Rapatriements (repatriations) sanitaires et mortuaires. 29
III.4.4 Environnement sanitaire et hygiène. 29
III.4.5 La logistique santé. 30
III.4.6 Le sang. 30

III.5 LE DOMAINE MAINTENANCE. 30


III.5.1 Généralités. 30
III.5.2 Dispositions relatives aux matériels. 31
III.5.3 Maintenance des matériels des éléments français. 31
III.5.4 Cannibalisation et salvage. 33
III.5.5 Elimination des matériels. 33
III.5.6 Echange de matériels. 34
III.5.7 Mise en réparation dans une unité ou une entreprise française. 34
III.5.8 Contrôles techniques. 34
III.5.9 Approvisionnement en articles techniques ( ref LOG DIR 302-311).
III.5.10 Le domaine maintenance des munitions. 36

III.6 LE DOMAINE ACHEMINEMENT. 37


III.6.1 Les activités Transport (TRANSPORTATION). 37
III.6.2 Les activités Transit MOVEMENT CONTROL (MOVCON) 40
III.6.3 Règles d’utilisation des appareils des Nations Unies. 42

III.7 LE DOMAINE SOUTIEN AU STATIONNEMENT. 44


III.7.1 Généralités. 44
III.7.2 Organisation. 44
III.7.3 Constructions engineering. 45
III.7.4 Abris et autres moyens de protection. 45
III.7.5 Restriction pour la mise en place de barrières. 45
III.7.6 Le système de numérotation des obstacles mis en place. 46
III.7.7 L’entretien des ponts et des routes. 46

III.8 DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES SPECIFIQUES ONU. 46


III.8.1 Permissions - Leave. 46
III.8.2 La leave allowance. 47
III.8.3 Repos et récupération (R & R). 47
III.8.4 Chancellerie 47

Logistique ONU Page n° 2


ANNEXE A ABREVIATIONS ONU 49

ANNEXE B LES INSPECTIONS. 51


B.1 LES PROCEDURES. 51
B.2 VERIFICATION ET CONTROLE DU MATERIEL 52
B.2.1 Introduction. 52
B.2.2 Objet. 52
B.3 TYPES D’INSPECTIONS DE VERIFICATION. 54

ANNEXE C NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AUX MATERIELS


LOURDS FOURNIS DANS LE CADRE DE CONTRATS DE LOCATION AVEC OU
SANS SOUTIEN 57
C.1 MATERIEL DE TRANSMISSIONS. 57
C.2 MATERIEL ELECTRIQUE. 57
C.3 MATERIEL GENIE. 58
C.4 MATERIEL D’OBSERVATION. 58
C.5 HELICOPTERES. 58
C.6 ARMEMENT. 58
C.7 VEHICULES. 59

ANNEXE D NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL MINEUR


ET AUX ARTICLES CONSOMMABLES : 61
D.1 FOURNITURES DE BUREAU : 61
D.2 NETTOYAGE ET BLANCHISSAGE : 61
D.3 TENTES : 61
D.4 FOURNITURES GENERALES : 62
D.5 BIEN-ETRE – WELFARE : 62
D.6 MATERIEL DE CARACTERE EXCEPTIONNEL : 62

ANNEXE E NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL LEGER


ET AUX ARTICLES CONSOMMABLES FOURNIS AU TITRE DU SOUTIEN
LOGISTIQUE AUTONOME. 64
E.1 TRANSMISSIONS. 64
E.1.1 Téléphone : 64
E.1.2 Communications VHF/UHF-FM : 65
E.1.3 Communications HF : 65
E.2 MATERIEL ELECTRIQUE. 66
E.3 MATERIEL LEGER DU GENIE. 66
E.4 MATERIEL D’OBSERVATION. 67
E.5 IDENTIFICATION. 67
E.6 FOURNITURES POUR LA DEFENSE DES PERIMETRES. 68

ANNEXE F NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES. DOMAINE


SOUTIEN DE L’HOMME : ALIMENTATION 69

Logistique ONU Page n° 3


ANNEXE G NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES. DOMAINE
SOUTIEN SANITAIRE 70
G.1 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AUX MATERIELS
MAJEURS FOURNIS DANS LE CADRE DE CONTRATS DE LOCATION AVEC OU
SANS SERVICES 70

G.2 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL MINEUR


ET AUX ARTICLES CONSOMMABLES FOURNIS AU TITRE DU SOUTIEN
LOGISTIQUE AUTONOME 71

ANNEXE H NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU DOMAINE SOUTIEN


AU STATIONNEMENT 75
H.1 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AUX MATERIELS
MAJEURS FOURNIS DANS LE CADRE DE CONTRATS DE LOCATION AVEC OU
SANS SOUTIEN. 75
H.1.1 Objet. 75
H.1.2 Principes. 75
H.1.3 Inspections 76

H.2 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL MINEUR


ET AUX ARTICLES CONSOMPTIBLES FOURNIS AU TITRE DU SOUTIEN
LOGISTIQUE AUTONOME. 77
H.2.1 Introduction. 77
H.2.2 Objet. 77
H.2.3 Principes. 78
H.2.4 Remboursement 78

ANNEXE I LA CONDUITE AU SEIN D’UNE MISSION ONU. 80

Logistique ONU Page n° 4


PREAMBULE
Le retour d’expérience d’exercices et/ou de missions effectuées sous l’égide
des Nations Unies met souvent en exergue des dysfonctionnements liés à la
méconnaissance des procédures en usage dans le cadre de ce type de mandat.
Il apparaît que l’engagement au sein d’une opération placée sous le contrôle
de l’ONU nécessite l’acquisition de connaissances spécifiques indispensables à
la sauvegarde de nos intérêts.
L’objet de ce mémento est d’apporter des informations sur la logistique
opérationnelle dans le cadre d’un mandat au sein de l’organisation des
Nations Unies.

GENERALITES
La complexité croissante des opérations sous l’égide de l’ONU exige un
système de soutien efficace et réactif. Un système de soutien intégré
(Integrated Support System) a été adopté. Il combine les états-majors
logistiques militaires et civils en une seule organisation de soutien. Ces états-
majors fournissent une réponse logistique collective à tous les besoins
opérationnels de la mission. Tous les ravitaillements et les services entraînant
une dépense sur le budget de l’ONU doivent obligatoirement être soumis à
l’approbation préalable de l’ISS.
Toutes les procédures de demandes sont décrites dans les « LOGISTICS
DIRECTIVES » (LOG DIR). Elles précisent aux contingents, la politique
d’approvisionnement adoptée et indiquent les procédures à suivre, la
réglementation à respecter.
Il est donc important d’assimiler les « procédures opérationnelles
permanentes » ou SOP (standing operational procedures) définies pour la
mission. Elles doivent être analysées avec les LOG DIR afin de bien
appréhender les problématiques opérationnelles et économiques de
l’opération.
La procédure de remboursement met en relief l’obligation de reddition des
comptes des nations contributrices dans le cadre d’un accord d’engagement
de troupes, de matériels et de services. L’ONU se réserve le droit de contrôler
la conformité des prestations et le respect des engagements des nations
contributrices. Il revient à ces dernières de connaître parfaitement
l’ensemble des procédures qui concourent au respect des accords convenus
entre chacune des parties et de veiller à leurs applications rigoureuses.
La charte d’accords ou « memorandum of understanding » (M.O.U.) est
« le document contractuel de référence ».

Logistique ONU Page n° 5


TITRE I ORGANISATION DU COMMANDEMENT D’UNE FORCE SOUS MANDAT
ONU

Pour la préparation des forces, la planification, et l’exécution de ces actions


militaires, le conseil de sécurité doit en théorie s’appuyer sur le comité
d’état-major. Ce dernier est composé des chefs d’état-major des armées des
membres permanents du conseil de sécurité ou de leurs représentants.
L’ONU ne dispose pas d’unités affectées permanentes. Une force ONU est une
force multinationale disposant d’unités spécialement organisées et équipées
pour remplir le mandat confié par le Conseil de sécurité. Elle est commandée
par un officier général, choisi pour ses compétences et son expérience. Elle
est en principe organisée comme n’importe quel groupement de forces et
dispose d’éléments de mêlée, d’éléments de soutien, d’éléments de
commandement et de quartier général. Les moyens de mêlée sont toujours
nationaux, les éléments de soutien le sont souvent. Les éléments de
commandement et le PC sont toujours multinationaux.
Une hiérarchie civile est chargée de contrôler l’administration des forces
ONU. Dès lors, un « force HQ » diffère dans son organisation et dans son
fonctionnement d’un état-major habituel.

I.1 L’ETAT-MAJOR CIVIL.

I.1.1 La Hiérarchie.
Depuis 1956, le secrétariat des Nations Unies a pour mission de constituer,
conduire, gérer et diriger les opérations de maintien de la paix.
A l’échelon central, le secrétariat général dispose, pour l’aider à conduire ses
missions, de deux bureaux principaux :
un service politique et diplomatique chargé du suivi, de la conduite et
de la gestion de la crise ;
un service des opérations, ou « OFFICE FOR FIELD OPERATIONAL AND EXTERNAL
SUPPORT ACTIVITIES » responsable de l’administration du personnel et du
soutien logistique des missions ONU.
Ces deux organisations regroupent des fonctionnaires civils (officers or
directors) expérimentés qui détiennent le pouvoir sur le terrain.

I.1.2 Les types de missions.


Au niveau du commandement central, deux cas peuvent se présenter, des
missions de faible ampleur et des missions de grande ampleur.

I.1.2.a Mission de faible ampleur.


Pour une mission de faible ampleur, le commandement militaire ou « FORCE
COMMANDER » (FC) est encadré par deux personnes importantes , le directeur
des affaires civiles (« director of civil affairs (DCA) ») et le directeur de
l’administration (« director of administration (DA) ou « chief administration
officer (CAO) »).

Logistique ONU Page n° 6


En principe, le FC est directement subordonné au secrétaire général des
Nations Unies. Il a sous ses ordres le DCA et le CAO. En réalité, le DCA reçoit
directement ses ordres de l’UNNY (service diplomatique) et il conseille le FC.
Le CAO reçoit également ses ordres de l’UNNY (« field service ») pour ce qui
concerne le soutien de la force.

I.1.2.b Mission importante.


Pour les opérations de plus grande importance, le véritable commandant de la
force est le « SPECIAL REPRESENTATIVE OF THE SECRETARY GENERAL » (SRSG) qui a sous
ses ordres directs :
le “director of administration”, logisticien civil;
le “force commander”, commandant les troupes militaires qui se
composent des états-majors, des bataillons, de la logistique
opérationnelle militaire et des UN Military Observers (UNMOs) ;
le “director of civil affairs ”, qui traite de diplomatie et commande la
police civile des Nations Unies ou UNCIVPOL ;
le “director of humanitarian affairs” ;
le “human rights office”.

I.1.3 La partie logistique.


La branche civile de la logistique est aux ordres d’un « chief administration
officer (CAO) ».
Le CAO agit directement sous l’autorité du FC et est responsable devant lui
de :
tous les aspects budgétaires et financiers se rapportant à la force ;
des moyens généraux et techniques ;
des mesures administratives pour équiper aux meilleurs coûts la force.
Le CAO est en relation directe avec UNNY qui lui délègue certaines
responsabilités dont le contrôle budgétaire de l’opération. Le CAO met en
place dans ses services des fonds destinés au soutien de la force. La branche
logistique de la force est chargée d’exprimer des besoins, le CAO doit les
satisfaire. Pour atteindre ses objectifs, le CAO dispose de services qui incluent
systématiquement les éléments suivants :
CPO (chief procurement officer), bureau responsable de la réalisation et
de la mise en place des ressources, matériels et services ;
CFO ( chief finance officer), en charge des problèmes de budget,
contrôle financier, trésorerie, règlement des achats et locations de
biens et services ;
CCPO (chief civilian personnel officer), responsable de la gestion de
l’ensemble des personnels civils impliqués dans la force ;
FAS (force administrative service), chargé de l’administration générale
de la force ;

Logistique ONU Page n° 7


FWO (force welfare officer), responsable des loisirs et du bien-être du
personnel de l’état-major ;
CCO (chief communication officer), responsable de la réalisation du
besoin en liaisons non militaires ainsi que de la fourniture d’énergie ;
CTO (chief transport officer), dirige les transports par moyens non
militaires, réalise les besoins en moyens de transport particuliers. Il
assure la responsabilité de l’entretien des véhicules de la gamme civile
appartenant réellement à l’ONU. Il assure la fourniture des rechanges
nécessaires à la remise en état de l’ensemble des véhicules ;
CGS (chief general services), responsable des moyens généraux ;
CCEO (chief civilian engineer officer), responsable des actions et
matériels relevant du génie civil.

I.2 L’ETAT MAJOR MILITAIRE.

I.2.1 Organisation de l’état-major à l’échelon central.


Pour accomplir sa mission, le Force commander est entouré d’un état-major
personnel, de conseillers et de différents bureaux.
L’état-major personnel se compose essentiellement d’un général adjoint (DFC-
« DEPUTY FORCE COMMANDER »), d’un secrétariat, d’un cabinet, d’un officier
chargé des relations avec la presse, d’un conseiller juridique et d’un
conseiller politique. Si l’opération le nécessite, le force commander peut se
voir adjoindre un représentant spécial du secrétaire général « SPECIAL
REPRESENTATIVE OF THE SECRETARY GENERAL » (SRSG). Ce dernier est subordonné
directement au service politique et diplomatique de l’UNNY (UNITED NATIONS NEW
YORK). Il a pour mission de guider le FC dans son action.

L’état-major proprement dit, conçu sur le modèle des HQ de l’OTAN, se divise


en deux grands ensembles, des bureaux généraux (GENERAL STAFF) et des
bureaux spécialisés (SPECIAL STAFF).
Les compétences de l’état-major couvrent les cinq principaux domaines de
responsabilité suivants :
L’administration du personnel qui s’adresse à :
la conservation des effectifs de la force ;
la gestion des personnels et de la main d’œuvre ;
la discipline, l’observation des lois et des règlements ;
le bien être et la vie courante.
l’information opérationnelle : au sein de l’ONU les forces ne mènent pas
d’action de renseignement mais seulement des actions d’investigation
et d’information. Ces activités recouvrent :
la collecte d’informations ;
leur exploitation et leur diffusion ;
les mesures de sûreté à prescrire aux unités.

Logistique ONU Page n° 8


la conduite des opérations qui comprend :
l’organisation des forces ;
leur entraînement ;
la planification des opérations ;
leur conduite.
la conduite du soutien qui couvre :
les ravitaillements ;
la maintenance ;
le service de santé et l’hygiène ;
les travaux génie liées à l’exécution du soutien.
les liaisons à entretenir avec les différents pays ou groupes engagés
dans la crise.
Aux ordres du COS (CHIEF OF STAFF), l’état-major militaire peut se présenter de
deux manières :
dans les petites opérations l’ensemble des bureaux sont regroupés sous
les ordres directs du COS ;
Dans les opérations de plus grandes importances, les bureaux sont
regroupés sous les ordres d’ACOS (ASSISTANT CHIEF OF STAFF).
Quelle que soit l’organisation on retrouvera toujours :
un ou plusieurs COO (CHIEF OPERATIONS OFFICE), bureaux opérations qui sont
chargés de la conduite des opérations ;
un COPO (CHIEF OPERATIONS PLANNING OFFICE), bureau planification qui peut
ou non être dissocié des bureaux opérations ;
un CMIO (CHIEF MILITARY INFORMATION OFFICE), bureau information ;
un CMLO (CHIEF MILITARY LIAISON OFFICE) responsable de l’entretien des
liaisons avec les parties en présence sur le terrain ;
un CEO (CHIEF ENGINEER OFFICER), COMGENI de la force. Il est à noter qu’en
fonction des opérations le CEO peut être un SPECIAL STAFF et être rattaché
à la LOGS BRANCH ;
un CMPAO (CHIEF MILITARY PERSONNEL AND ADMINISTRATIVE OFFICE) qui traite des
questions relatives aux personnels de la force ;
un CLogO (CHIEF LOGISTICS OFFICE) chargé du soutien de la force ;
un FMEDO ( FORCE MEDICAL OFFICE) chargé du soutien sanitaire. A l’image
du FE, ce bureau peut appartenir à la LOGS BRANCH ;
un FPM (FORCE PROVOST MARSHALL), responsable de la prévôté et des
opérations de police militaire.

Logistique ONU Page n° 9


ORGANISATION DU PC ONU

SRSG

FORCE COMMANDER

Chief of STAFF

CHIEF ENGINEER OFFICER


(CEO)
CHIEF MILITARY PERSONNEL
ADMINISTRATIVE OFFICER
(CMPAO) CHIEF OPERATIONAL OFFICER
(COO)

CHIEF LOGISTICS OFFICER CHIEF OPS PLAN OFFICER


(CLogO) (COPO)

CHIEF MILITARY INFORMATION


FORCE MEDICAL OFFICER
(FMEDO) OFFICER (CMIO)

FORCE PROVOST MARSHALL


CHIEF LIAISON OFFICER (CLO)
(FPM)

I.2.2 Le bureau logistique ou le LOGS BRANCH.

I.2.2.a Généralités :
Le bureau logistique est responsable de l’ensemble du soutien des unités et
PC de la force. A ce titre, ses responsabilités sont en général les suivantes :
l’estimation des besoins de la force dans tous les domaines touchant au
soutien, carburants, vivres, matériels, véhicules d’infrastructure,
prestations de services, leur mise en place et la distribution des
ressources accordées par le CAO.
l’organisation et la régulation des flux d’approvisionnement ;

Logistique ONU Page n° 10


la comptabilité et la gestion des matériels et ressources de la force ;
la maintenance des matériels militaires de la force.
Dirigé par un CLogO assisté d’un DCLO (DEPUTY CHIEF LOGISTICS OFFICER) ce bureau
a une organisation interne différente de l’organisation d’un bureau logistique
français. On y trouve en principe quatre grandes sections.
« supply office », responsable de la gestion, de la comptabilité et des
commandes de la quasi totalité des approvisionnements ainsi que des
matériels ;
« food office », qui traite des problèmes d’alimentation du personnel ;
« maintenance office », en charge de la maintenance des véhicules
militaires de la force ainsi que de l’approvisionnement en rechanges ;
« transportation office », responsable des transports multimodaux sur le
théâtre.

I.2.2.b Fonctionnement.
L’ensemble de cet état-major anime et soutien l’action des forces déployées
dans les UNPAs (UNITED NATIONS PROTECTED AREAS) ou zones protégées des Nations
Unies.

I.2.2.c Les secteurs.


Le HQ-force assure des missions essentiellement opérationnelles. Le sector HQ
comporte outre un sector commander et un chief of staff :
un « operation office », qui regroupe une cellule OPS, une cellule
liaisons, une cellule information et une cellule air liaison office (ALO) ;
un « personnel and administration office » ;
un « military police office » ;
un « LOGS office » réduit avec quelques officiers (4 ou 5) ;
un « engineer office » ;
un « medical office » ;
un « communication center ».

I.2.2.d Les « contingent commanders ».


Les nations qui participent à l’opération gardent certaines prérogatives
propres telles que :
l’administration du personnel (discipline générale, récompenses,
avancement, décorations, soldes),
le ravitaillement et le maintien en condition de certains matériels en
fonction de conventions passées entre le gouvernement et l’ONU.
Cette mission est assurée au profit de chaque contingent par un officier du
HQ, le senior officer.

Logistique ONU Page n° 11


TITRE II LE SOUTIEN LOGISTIQUE AU SEIN DE L’ORGANISATION DES NATIONS
UNIES.

II.1 CHAINE DE COMMANDEMENT.


Au sein du système de soutien intégré (ISS), les unités doivent traiter tous
leurs problèmes logistiques par l’intermédiaire de l’officier correspondant du
HQ-JLOC (Joint Logistic Center). Ce centre agit comme le point de passage
obligé de toutes les demandes logistiques non programmées et des assistances
techniques. Le JLOC permet de coordonner les demandes et de retransmettre
l’information vers le niveau supérieur.
Les officiers du JLOC sont autorisés à traiter directement avec leurs
correspondants dans les unités et avec l’état-major du CAO et vice versa. Tous
les ordres logistiques sont donnés par le JLOC.

II.2 AUTORITES ADMINISTRATIVES.


Chaque fois qu’un Etat participant ou TROOP CONTRIBUTING COUNTRY (TCC) reçoit
un soutien direct ou un remboursement de l’ONU pour des activités liées à la
mission UN, ces activités sont contrôlées au niveau central par le FC, et sous
sa responsabilité par le HQ staff.
Bien que l’autorité du FC soit plus limitée dans les domaines non financés par
l’ONU, l’accord préalable du FC est exigé avant le début des activités
suivantes, même si la totalité de la dépense est supportée par le TCC :
toute construction dans le domaine de l’infrastructure ;
importation sur le théâtre du « NATIONAL OWNED EQUIPMENT » (NOE) . Ceci
est particulièrement vrai pour les véhicules et les matériels
consommateurs d’énergie (radiateurs, ordinateurs, climatiseurs…). En
revanche, cette directive ne s’applique pas aux équipements
« mineurs » (MINOR EQUIPMENT) du type treillis, publications …
importation sur le théâtre des équipements appartenant au contingent
national « CONTINGENT OWNED EQUIPMENT » (COE) ou du soutien pour ces
équipements au terme d’un accord préalable avec UNNY.

II.3 CLASSEMENT DES MATERIELS ET DES FOURNITURES.


Les matériels se classent en différentes catégories : le matériel lourd, léger,
d’autosuffisance et les articles consomptibles.
Les équipements lourds forment la base du système du contrat de location
avec ou sans fourniture de soutien.
Les équipements légers, d’autosuffisance et les articles consomptibles sont
soit associés aux matériels lourds soit considérés isolément. La qualité de ce
travail de classification conditionne dès lors le remboursement ultérieur.

Logistique ONU Page n° 12


II.4 EQUIPEMENTS, PRINCIPES DU CONTRAT DE LOCATION.

II.4.1 Le contrat de location sans fourniture de soutien « dry lease system».


Pour les nations contributrices qui ne fournissent que les équipements lourds,
le système comprend 4 options :
les services de l’ONU se chargent eux-mêmes de la maintenance ;
l’ONU convient avec un pays pourvoyeur, autre que celui qui fournit les
équipements lourds, de la maintenance de ceux ci ;
l’ONU passe un contrat de maintenance avec un entrepreneur local ;
l’ONU passe un contrat de maintenance avec un entrepreneur
international.
La maintenance comprend les équipements légers associés, les ateliers
mobiles et l’outillage et le personnel qualifié. Les remboursements sont
calculés en prenant en compte les éléments suivants :
la valeur marchande du matériel ;
le facteur assurance en cas de dommage ;
la vie estimée des matériels ;
un taux d’amortissement actualisé appliqué à la valeur marchande des
matériels.

II.4.2 Le contrat de location avec fourniture de soutien - « wet lease


system ».
Pour les nations contributrices qui fournissent les équipements lourds et en
assurent la maintenance, le système comprend également quatre options
visant à prendre en charge la maintenance soit directement soit par
délégation. Les remboursements sont calculés en prenant en compte les
quatre éléments suivants :
les coûts de la location sans service ;
les coûts des pièces détachées ;
les coûts de l’entretien et les coûts de la préparation des matériels ;
les coûts liés à l’entretien des équipements lourds.
Le reste des équipements légers et consommables est affecté au « self-
sustainment » ou autosuffisance (soutien du contingent). Ce dernier comprend
également un certain nombre de services qui doivent être fournis par l’ONU.
Néanmoins, selon ses possibilités, l’organisation peut demander aux nations
contributrices d’assurer elles-mêmes ces services. Il s’agit notamment des
approvisionnements, des systèmes de communications, de l’électricité, des
campements, des matériels consommables relevant du service de santé, des
matériels d’observation, des matériels de nettoyage…
Les remboursements à ce titre sont calculés mensuellement selon des
standards préétablis en fonction des effectifs sur le terrain.

Logistique ONU Page n° 13


II.4.3 Les lettres d’attribution ou LOA « Letters of Assit »
Lorsque l'ONU n'est pas en mesure de fournir un soutien nécessaire, elle fera
appel à une nation contributrice qui pourra en obtenir le remboursement à
des tarifs prévus dans l'accord de contribution et spécifiés par une LOA ou
contrat de vente de matériels.
Cette procédure s'applique pour un montant fixé et pour un certain type
d'approvisionnements, d'ingrédients ou de prestations de services au profit
d'un détachement de la force pour une période considérée (en principe 6
mois).
Si, dans le domaine du soutien, des besoins non prévus dans l'accord de mise à
disposition d'un détachement apparaissent au cours d'une opération, leur
financement pourra être demandé conjointement à l'autorité compétente de
la force, le CAO, et à la chaîne nationale en vue de l'établissement d'une LOA.
Pour des raisons administratives, cette procédure nécessite des délais de
satisfaction pouvant atteindre plusieurs mois.

II.5 FOURNITURE DE MATERIELS A DES PAYS TIERS.


Les principes généraux du contrat de location avec ou sans fourniture de
soutien sont applicables aux matériels fournis par une nation et utilisés par
une nation tiers. L’ONU en est responsable jusqu’au rapatriement du
matériel.
Dans le cas ou un pays est amené à prêter du matériel à un autre pays, deux
options sont alors possibles :
la location a lieu par l’intermédiaire des Nations Unies,
un accord direct existe entre les deux pays. A ce stade il est nécessaire
d’associer ce ou ces pays au travail de planification avec le secrétariat
général des Nations Unies.

II.6 DEMANDE DE PRESTATIONS PARTICULIERES.


L’ONU peut demander aux nations contributrices de fournir du carburant, des
huiles et lubrifiants, en particulier durant la phase de démarrage de la
mission . Dans ces circonstances, le remboursement est effectué selon les
dispositions définies dans une lettre d’attribution (ou letter of assist- LOA).
Les dépenses afférentes à la préparation des matériels appartenant aux
contingents avant leurs déploiements dans la zone de la mission ne sont pas
prises en compte dans le calcul du montant de remboursement mensuel (cas
de mise en peinture des véhicules aux couleurs des nations Unies, mise en
état des matériels…). Ces frais donnent lieu à un remboursement différé dont
le montant est déterminé entre la nation contributrice et l’ONU.
De même, les frais relatifs aux travaux de remise en état des matériels de
retour d’une mission sous mandat ONU font l’objet de négociations distinctes
entre l’organisation et la nation contributrice.

Logistique ONU Page n° 14


II.7 MATERIELS APPARTENANT AUX CONTINGENTS (CONTINGENT OWNED
EQUIPMENT-COE) ET TAUX DE REMBOURSEMENT.
Ce sont les matériels amenés sous condition nationale, dont la nation
contributrice ne souhaite pas se défaire et pour lesquels l’ONU n’assure
aucune responsabilité. Le droit d’utilisation du matériel lourd, du matériel
léger et des articles consomptibles est calculé à un taux standard.

II.7.1 Matériels lourds.


Ce sont les matériels complets nécessaires à l’accomplissement d’une mission
(chars de combat, aéronefs, bâtiments de la marine …). Les taux sont
déterminés par voie bilatérale entre l’ONU et la nation contributrice. La base
retenue est le coût d’utilisation des matériels.
Le taux standard de remboursement doit toutefois être modulé afin de
prendre en compte les conditions opérationnelles d’utilisation des matériels
(prise en compte de l’usure du matériel, consommation des fournitures,
quantité des matériels légers nécessaires au soutien des opérations
militaires…).
Les valeurs, les taux et la méthode de calcul sont révisés deux fois par an
entre l’ONU et la nation contributrice.

II.7.2 Self-sustainment ou self-support.


(Soutien logistique autonome. Soutien par la chaîne logistique nationale.
Autosuffisance).
C’est un concept de soutien logistique à partir duquel les nations
contributrices fournissent tout ou partie des moyens logistiques en
équipements légers et consommables au profit de leur contingent, pour toute
la durée de l’opération dans la zone de la mission.

II.7.3 Taux de remboursement des matériels légers et consommables.


Les matériels légers et consommables sont comptabilisés au moment de leurs
arrivées dans la zone de la mission. Ils sont remboursés sur la base des taux
standards prévus dans le système de contrat de location avec ou sans
fourniture de soutien.
Les autres matériels légers, les services ou articles consomptibles sont
remboursés au prorata des effectifs déployés. Pour déterminer le montant de
ce remboursement, les principes suivants s’appliquent :
les matériels légers et articles consomptibles directement associés aux
matériels lourds et remboursés selon le système du contrat de location
avec ou sans fourniture de soutien seront exclus ;
le remboursement ne s’applique qu’aux unités autosuffisantes. Les
éléments des contingents nationaux fournis individuellement et appuyés
par l’organisation, soit par un autre contingent, ne sont pas remboursés
dans le cadre de ce système ;
des dispositions particulières sont prises si une nation offre une capacité
autosuffisante utilisée par une nation tiers.

Logistique ONU Page n° 15


Les matériels légers, les services et articles consomptibles alloués en fonction
des effectifs dans le cadre du système de remboursement au titre de
l’autosuffisance, (self-sustainment) établi sur la base de taux en dollars, sont
ventilés comme suit :
le matériel de restauration, les rations de combat, l’eau ;
le matériel de transmissions destiné aux unités non spécialisées dans les
transmissions ;
les matériels téléphoniques ;
le mobilier et matériel de bureau (y compris les fournitures) ;
les groupes électrogènes ;
le matériel léger du génie (compresseurs, pompes, chauffage…) ;
le matériel de déminage ;
le matériel de blanchissage et de nettoyage ;
les tentes et/ou logements (y compris le matériel de couchage et
mobilier) ;
le matériel médical et dentaire (y compris sang et produits sanguins,
articles médicaux ou dentaires consomptibles)1 ;
le matériel d’observation ;
le matériel d’identification ;
le matériel de protection contre les armes biologiques ou chimiques, le
matériel anti- émeutes (lorsque celui ci est expressément demandé par
l’organisation) ;
les fournitures pour la défense des périmètres ;
le matériel de protection de l’environnement de caractère
exceptionnel ne figurant pas normalement dans l’inventaire du pays qui
fournit le contingent.

II.8 SUSTAINMENT : BIENS ET SERVICES FOURNIS PAR L’ORGANISATION DES


NATIONS UNIES.
Il est admis que l’ONU est tenue non seulement d’assurer l’autosuffisance des
contingents, mais aussi de procurer toute une gamme de personnel, de biens
et services logistiques qui, s’ils doivent être fournis par un Etat membre, sont
remboursés aux termes d’une lettre d’attribution avec l’assentiment
préalable de l’organisation.

1
sauf lorsque des unités médicales ou dentaires spécialisées sont déployées. Dans ce cas, le
matériel est considéré comme du matériel lourd dans le cadre du système de location avec ou
sans soutien.

Logistique ONU Page n° 16


Appartiennent à cette gamme les biens et services suivants :
les aliments, l’eau ;
les quartiers (constructions en durs) ;
les cantines ;
les installations médicales et dentaires ;
le nettoyage et l’assainissement ;
l’entretien des installations ;
le stockage du matériel, des munitions et autres fournitures ;
les carburants et lubrifiants ;
les services de blanchissage ;
les détentes et loisirs ;
les services postaux internationaux ;
les cartes et graphiques.

II.9 PERTE OU DETERIORATION DE MATERIEL.


La perte, la détérioration ou l’abandon de matériel résultant d’un événement
imprévu sont remboursés en tant que dépenses extraordinaires,
conformément aux systèmes en vigueur à l’ONU. (Et non pas au titre du
système contrat de location avec ou sans soutien, ni du système de
remboursement sur la base de taux en dollars).
Cette procédure s’applique aux matériels lourds et aux grandes quantités de
matériels légers ou d’articles consomptibles d’une valeur égale ou supérieure
à un seuil convenu. Elle concerne les matériels détruits ou endommagés par
suite d’actes hostiles ou abandonnés sur ordre du commandant de la force en
raisons d’impératifs opérationnels.
Ce système ne rembourse pas les Etats membres d’une perte ou d’un
dommage entraîné par une faute lourde ou une incurie délibérée. Les pertes
qui résultent de l’usure normale ou de la réforme de matériel périmé sont
couvertes par le système de contrat de location avec ou sans fourniture de
soutien.
L’ONU est tenue de rembourser le matériel ou les articles consomptibles
perdus ou détériorés dès leur arrivée dans la zone de la mission.

Logistique ONU Page n° 17


LE SYSTEME DE SOUTIEN INTEGRE.
INTEGRATED SUPPORT SYSTEM – (ISS).

Director of Administration Force Commander

L’officier logistique
COS du bataillon français
CISS
Chief of Staff traite
principalement avec
le JLOC.

CLogO
(chief logistic officer et chef G4)
DCISS
Joint Logistics
operations center /
JLOC

MOVCON/ AirOps Support officer Movements


MOVCON, Tpt, Air control centre
Chief Engineering Force Engineering Engineering
Officer support centre
Chief of Supply Supplies officer Log, Materiel
supply, Food, Pol management
Chief electronic Force signals officer
support service
Chief transportation Support officer
officer transportation
Medical officer Force Medical Officer

Logistique ONU Page n° 18


TITRE III LA FONCTION OPERATIONNELLE SOUTIEN LOGISTIQUE.

III.1 LE DOMAINE SOUTIEN DE L’HOMME. APPROVISIONNEMENT-ACHAT .

III.1.1 Généralités.
Le terme SUPPLY possède une acception assez large et recouvre aussi bien
l’action de ravitailler, d’approvisionner que les ravitaillements ou
approvisionnements.
SUPPLY recouvre la plupart des produits et articles essentiels au soutien de la
mission. La fonction SUPPLY est soumise à des procédures strictes qui sont
mises en œuvre par du personnel à tous les niveaux de la chaîne de la force
depuis l’équipe qui identifie le besoin initial et exprime ce besoin de matériel
ou de service à celle qui acquiert, réceptionne, prend en compte, rentre en
stock, distribue et réforme si nécessaire.

III.1.2 Les catégories de produits et d’articles.


Les articles consomptibles (Consumable Items) : articles qui sont
consommés de façon régulière et habituelle et qui ne sont plus
comptabilisés une fois délivrés à l’utilisateur final : Aliments, ustensiles
de nettoyage, fournitures de bureau, pièces détachées de véhicules.
Les articles non consomptibles (Non-expendable items) : articles qui
restent comptabilisés jusqu’à leur sortie des comptes et leur réforme.
Ces articles sont subdivisés en deux catégories :
Approvisionnements contrôlés (Controlled stores) : articles qui, de
part leur coût, leur rareté ou leur importance opérationnelle, ne
peuvent être achetés ou distribués que par une autorité du HQ.
Approvisionnements non contrôlés (Non - controlled stores) : articles
suivis en comptabilité mais qui ne sont soumis à aucune restriction et
qui peuvent être délivrés sans autorisation particulière sur demande
réglementaire et recevable.

III.1.3 La procédure « supply ».


Cette procédure, décrite dans le LOG DIR 201, respecte les stades suivants :
l’identification de la demande : exprimé par une unité intégrée à la
force, le besoin doit être clairement identifié et transmis à la chaîne
logistique appropriée au moyen d’un formulaire de demande, le Q1;
la validation de la demande : la validation est confirmée par chaque
niveau de responsabilité afin de s’assurer que la demande correspond à
un besoin légitime ; ceci permet de respecter l’application
réglementaire et de s’assurer de la disponibilité des fonds pour
l’acquisition. La plupart des articles consommables sont délivrés
conformément à des tableaux de droits ouverts tels que la RATION
SCALE (vivres) ;

Logistique ONU Page n° 19


l’acquisition : elle est réalisée par le bureau du CPO du UNHQ. Il peut
faire appel à la fois aux sociétés locales et internationales, aux pays
fournissant des troupes (via une LOA) ou à une location locale ;
la réception et l’inspection du matériel : tout matériel ou équipement
acquis doit faire l’objet sans délai d’un contrôle conforme aux
procédures de réception répertoriées dans un manuel afin de s’assurer
qu’il répond aux caractéristiques décrites dans le contrat
d’achat/location. Les équipements nécessitant un contrôle avant la
mise en service seront ainsi maintenus en quarantaine tant qu’ils
n’auront pas été vus par un inspecteur qualifié autorisant leur
délivrance ;
la mise à disposition du matériel : le but de cette opération est de
satisfaire la demande approuvée ;
la comptabilité du matériel : les contingents sont responsables de la
juste comptabilité des articles et équipements délivrés par l’ONU. Une
inspection d’entrée et de sortie (IN/OUT SURVEY) de tous les matériels
suivis en comptabilité, quelqu’en soit le propriétaire, sera effectuée à
chaque passation de commandement ;
les sorties des comptes et réformes : ils font l’objet d’une procédure
incontournable et ne peuvent être autorisés que par le FC et le CAO
après avis du LOCAL PROPERTY SURVEY BOARD (LPSB).

III.1.4 Le système de contrôle des matériels.


La détermination de niveaux de stocks théoriques de matériels est un outil de
base pour optimiser les stocks d’articles. Ces niveaux de référence sont revus
trimestriellement afin d’éviter toute rupture de stock, ainsi que les surplus et
l’augmentation des dépenses. Des compte rendus sont à fournir
périodiquement et sont suivis avec attention :
CR de situation :
réception et délivrance quotidiennes de produits pétroliers ;
CR quotidien de la quantité d’eau en vrac ;
demandes urgentes ;
demandes immédiates à caractère opérationnel.
Données de consommation :
produits pétroliers ;
vivres ;
eau en bouteilles .
Inventaires :
équipement UN et COE remis à jour mensuellement ;
IN/OUT SURVEY ;
CR des mouvements immobiliers.

Logistique ONU Page n° 20


III.1.5 Le catalogue d’approvisionnement général.
Le General Supply Office réalise un catalogue détaillant tous les articles
disponibles et pouvant être fournis par le système d’approvisionnement
général de la mission.
Il s’agit d’articles non spécialisés. Si l’article ne figure pas dans le catalogue
mais qu’il correspond malgré tout à la définition d’articles non spécialisés, il
peut être commandé selon la même procédure à la condition de fournir un
devis détaillé et de démontrer son intérêt. Il existe également la procédure
des LOA.
Articles « spécialisés ». Cf. LOG DIR 201. Chaque responsable de
« Fonction » contrôle les commandes à son niveau.
Le Petty Cash. Des articles dont le besoin est urgent et dont la valeur ne
dépasse pas $100 peuvent être achetés par ce système avec
l’autorisation du sector administration officers (SAO), composante du
CAO qui coordonne les problèmes de soutien logistique.

III.2 LE DOMAINE SOUTIEN DE L’HOMME. ALIMENTATION

III.2.1 Généralités
L’ONU fournit les vivres et l’eau à ses propres frais pour l’ensemble des
militaires membres de la force se trouvant sur le théâtre de la mission à
l’exception des NSE qui devront rembourser l’ONU pour le service rendu. Dans
ce but, l’ONU s’attache les services d’une ou plusieurs sociétés civiles liées
par contrat. Les LOG DIR 500 Series donnent de plus amples renseignements
sur les quantités de vivres autorisées, sur leur gestion financière et physique,
sur leur destruction éventuelle et sur leur sortie des comptes.

III.2.2 L’eau.
L’ONU est responsable de l’approvisionnement en eau de tous les sites
occupés par les contingents de la force. Le contractant doit acheminer l’eau
directement sur les lieux occupés, sauf pour certains endroits où l’on aura
recours aux véhicules militaires du type CCT à eau.
Une fois sur le site, il est de la responsabilité des contingents d’assurer le
stockage et le système de distribution de l’eau. L’accent est mis sur
l’importance de rechercher l’eau au plus près des zones vie afin d’éviter les
transports longues distances.
Le plan de ravitaillement prévoit en général 4,5 litres d’eau en bouteille par
personne et par jour. Cette quantité peut être revue à la hausse en fonction
du climat ou d’autres conditions particulières, sur décision du médecin chef
de la force.
Si l’ONU peut obtenir ou fournir de l’eau purifiée en vrac, le CAO reverra le
plan d’approvisionnement en bouteilles d’eau.

Logistique ONU Page n° 21


III.2.3 Vivres.
L’ONU est responsable de l’approvisionnement en vivres de tous les sites
occupés par les contingents de la force. Le contractant doit livrer les vivres
directement aux unités sur leur base vie, conformément à leurs commandes
établies sur la base de la Mission Ration Scale. Les contingents sont
responsables du stockage et de la distribution des vivres dans leur zone vie.
La Mission Ration Scale est fondée sur deux méthode de contrôle :
Scale of Issue : fixe les quantités autorisées par l’ONU par homme et par
jour pour un ensemble de vivres classées par famille. Ces données sont
regroupées sur un tableau détenu par le Food Office.
Financial Man Day Rate : fixe les droits à dépenser par homme et par
jour et les dépassements autorisés en certaines occasions comme la
Medal Parade ou la fête nationale.
La Scale of Issue peut être modifiée pour tenir compte de la religion ou des
habitudes alimentaires et des préférences nationales. En revanche, le Man
Day Rate ne peut en aucun cas être dépassé. Dans le respect de cette somme,
il est possible d’obtenir des articles particuliers pour un contingent à la
condition que les précurseurs informent le HQ du détail précis de ces articles
au moins huit semaines avant leur mise à disposition.
L’élément précurseur du TCC doit être apte à exprimer la commande en
vivres frais, surgelés, frigorifiés et secs afin de faire coïncider la première
livraison avec l’arrivée du gros du détachement. L’élément précurseur peut
également fournir au HQ ONU une copie de la Ration Scale nationale à titre
indicatif.

III.2.4 Epices.
Si les épices ou autres ingrédients ne se trouvant pas dans la liste des vivres
ONU se révèlent indispensables, une autonomie équivalent à 60 jours de
consommation peut être amenée par le contingent. Ceci permet d’assurer le
ravitaillement en épices jusqu’à la signature d’un contrat.

III.2.5 Les réserves de stocks d’eau.


Les missions de l’ONU maintiennent en général un stock de précaution de
bouteilles d’eau d’une dizaine de jours dans toutes les zones de
stationnement des contingents pour parer à toute pénurie en eau potable. A
ces réserves, s’ajoute un deuxième niveau de stock, correspondant à cinq
jours de consommation d’eau en bouteilles, conservé au dépôt central.

III.2.6 Les réserves de stocks de vivres.


En fonction de l’évolution de la situation, les unités peuvent se trouver isolées
et dans l’impossibilité de recevoir les approvisionnements réguliers. Il est
donc exigé des unités qu’elles maintiennent à niveau :
un premier stock de dix jours de rations de combat 24 heures afin de
faire face à toute interruption des livraisons ;

Logistique ONU Page n° 22


un deuxième stock de cinq jours de rations de combat conservé au
niveau du dépôt central.

III.2.7 L’équipement des cuisines.


Normalement, chaque contingent doit fournir les équipements adéquats
comprenant les capacités de stockage pour vivres frais, surgelés, réfrigérés et
secs en concordance avec les termes du MOU.
Si un contingent déploie du matériel non répertorié sur le MOU, il sera
considéré comme National Owned Equipment (NOE) et aucun remboursement
ne sera assuré pour ce matériel.
L’ONU peut également prendre directement à sa charge la fourniture d’un tel
équipement. Il sera mis à la disposition de l’unité après une prise en compte
réglementaire et contradictoire. Tout autre matériel de cuisine amené par
l’unité sera également considéré comme National Owned Equipment (NOE).

III.3 LE DOMAINE SOUTIEN DE L’HOMME. LE SERVICE POSTAL

III.3.1 Généralités.
L’ONU considère le bon fonctionnement du courrier comme une priorité
totalement intégrée à la mission. Elle met en œuvre une organisation capable
de répondre aux attentes de tout un chacun.

III.3.2 Courrier privé.


Expédition : l’ONU assure aux membres de la mission la gratuité de
l’envoi du courrier vers leur pays d’origine jusqu’à hauteur de cinq
enveloppes formatées par personne et par semaine. Les contingents
peuvent bénéficier de ce service s’ils le désirent. Un bureau de poste
sera aménagé sur zone une fois l’accord conclu entre le gouvernement
de la nation hôte et l’ONU.
Réception : chaque TCC organise, selon les règles propres à son pays,
les conditions d’acheminement du courrier dans le respect des services
postaux dédiés à la mission par le gouvernement de la Host Nation. Une
adresse commune ONU est mise à la disposition des troupes de la force :
Grade, nom, prénom, compagnie ou service ;
Unité ;
UN HQ ;
PO Box ;
Ville où réside le HQ ;
Pays.

III.3.3 Système postal national.


Les autorités nationales des contingents en place sont autorisées à organiser
leur propre système postal. Dans ce cas, le courrier des soldats concernés

Logistique ONU Page n° 23


devra être envoyé à une adresse particulière fixée par le service postal
national (SP pour la France).

III.3.4 Système postal de l’ONU.


Une liste des produits interdits sur les services postaux de l’ONU est fournie à
titre indicatif :
les pièces de monnaie, billets de banques, bons aux porteurs, or,
argent, pierres précieuses, pièces archéologiques propriété de la HN ;
les articles susceptibles, de par leur nature ou leur contenant, de
mettre en danger l’intégrité physique des manipulateurs du courrier ou
des postiers ou de souiller et endommager le courrier ;
les explosifs, munitions, matériels inflammables ou corrosifs ;
les animaux vivants ;
l’héroïne, cocaïne, hachisch ou toute autre sorte de narcotique ;
les articles de journaux à caractère obscène ou immoral, littérature et
photographies pornographiques ;
la terre, le sable, l’herbe, les graines ;
les fusils, pistolets, grenades ou tout souvenir militaire du même style.

III.4 LE DOMAINE SOUTIEN SANITAIRE.


Le service de soutien santé au sein d’une intervention ONU est radicalement
différent de celui appliqué dans une opération franco-française ou
« otanienne ». Ce soutien est régi par des procédures opérationnelles
permanentes (SOPs) et des directives particulières à chaque mission,
directives qu’il importe de consulter.

III.4.1 Généralités sur l’organisation.

III.4.1.a Les niveaux de traitement.


La clé de la réussite dans le soutien médical est de déterminer un équilibre
entre les capacités de chaque niveau de traitement et les possibilités
d’évacuations entre eux. L’évacuation et le traitement sont indissociables et
ne peuvent pas être planifiés indépendamment l’un de l’autre.
Les traitements prodigués à chaque niveau doivent correspondre à des
standards acceptables par tous les intéressés sur la zone.
Ces niveaux (hors le niveau de premiers secours) sont les suivants :
Niveau 1. L’UNNY demande aux pays fournissant des troupes pour
l’opération (TCN) de les doter d’une capacité d’autosuffisance
médicale. Les bataillons peuvent donc comporter, en plus de leur
soutien organique, un renfort décidé par le pays contributeur en accord
avec le MOU. Les précisions relatives à la composition exacte des
éléments santé sont données dans le « Guideline » TCC. Cependant,
l’ONU prendra les mesures nécessaires pour procurer les soins requis aux

Logistique ONU Page n° 24


individus ne disposant pas, pour diverses raisons, d’un soutien de niveau
1 de leur nation. Le soutien médical de niveau 1 (soins administrés au
niveau du bataillon) se définit de la façon suivante :
c’est le premier des niveaux auxquels intervient un personnel médical
qualifié (y compris un médecin)
accueil, triage, mesures de sauvetage immédiat, premiers soins,
mise en œuvre des mesures préventives concernant maladies,
blessures non liées aux combats (AVP, etc.) et réactions mentales de
combat,
établissement de registres de consultation de patients,
traitement des blessés légers,
compte-rendus médicaux.
Niveau 2. L’ONU est responsable de la mise en place et du
fonctionnement du niveau 2. A ce niveau, l’ONU fait appel à un
contingent avec ses moyens adaptés et peut organiser une combinaison
de moyens entre ceux du contingent retenu et ceux proposés par les
services médicaux du pays hôte. Le soutien médical de niveau 2 se
définit de la façon suivante :
évacuation depuis le niveau 1,
triage, réanimation des urgences absolues,
traitement de stabilisation des blessés et malades avant évacuation,
prise en compte des malades et blessés légers avant retour vers leurs
unités,
aide ou renforcement des structures de niveau 1 si nécessaire,
centralisation des ressources médicales en fonction des besoins
incluant support dentaire, hygiène et ressources en matériel médical
et médicaments.
Niveau 3. L’ONU est responsable de la mise en place et du
fonctionnement du niveau 3. Pour mener sa mission à bien, l’ONU peut
prévoir l’installation d’hôpitaux de campagne (MASH US par exemple) ou
passer des accords avec le pays d’accueil pour l’utilisation de son
infrastructure ou avec d’autres nations disposant de moyens de
proximité adaptés. C’est le cas pour la MINUEE qui a recours à l’hôpital
militaire français de DJIBOUTI pour les cas relevant du niveau 3. Le
soutien médical Niveau 3 se définit de la façon suivante :
évacuation depuis les niveaux 1 et 2,
triage, réanimation des urgences absolues, en prévision de leur
évacuation future,
chirurgie d’urgence des blessés qui ne pourraient supporter une
évacuation en l’état,
stabilisation en vue d’évacuation, avec diagnostic et traitement des
cas sérieux mettant en jeu un pronostic vital ou fonctionnel,

Logistique ONU Page n° 25


diagnostic et traitement sur place des malades et blessés légers
(traitement inférieur à 30 jours) avant retour vers leurs unités.
Niveau 4. Ce niveau est une responsabilité nationale et sera
normalement assuré dans le pays d’origine du patient. Les transferts
inter théâtres sont aménagés par l’ONU en coopération avec la nation
concernée.

III.4.1.b La politique en matière de prophylaxie.


Il appartient à chaque TCNs de mettre son personnel en condition avant le
départ même si le niveau 2 dispose dans la plupart des cas d’un nombre limité
de doses de vaccins adaptés.
L’ONU communique dans le SOP de la mission la liste des maladies présentes
sur le théâtre des opérations.

III.4.1.c Le fonctionnement des évacuations.


Il se fonde sur la détermination d’un nombre de jours maximum pendant
lequel un patient peut recevoir un traitement médical à chaque niveau de
soins. Si un patient n’est pas en mesure de regagner son poste dans le laps de
temps imparti, il doit être transféré au niveau supérieur ou être mis en
condition pour un rapatriement.
Nombre de jours maximums autorisés par niveau :
Niveau 1 : 7 jours. Le corps médical peut décider le transfert
direct au niveau 2 s’il estime que les 7 jours de soins ne seront pas
suffisants pour permettre au patient de rejoindre son poste.
Niveau 2 : 14 jours. Le corps médical peut décider le transfert
direct au niveau 3 s’il estime que les 14 jours de soins ne seront pas
suffisants pour permettre au patient de rejoindre son poste.
Niveau 3 : 30 jours. Le corps médical peut décider le rapatriement
direct dans le pays d’origine s’il estime que les 30 jours de soins ne
seront pas suffisants pour permettre au patient de rejoindre son
poste.
Le transfert d’un patient au niveau supérieur, hors CASEVAC ou MEDEVAC,
n’est réalisé qu’après la confirmation par ce niveau de sa capacité à le
traiter.

III.4.1.d Comptes-rendus et rétro information.


Les comptes-rendus médicaux réguliers, les rapports statistiques et d’autres
décrivant l’état des malades et blessés constituent des éléments
d’information importants pour le soutien médical.
Une liste de ces rapports est fournie ci dessous :
le compte-rendu de situation médicale, CR mensuel initié par le niveau
2 qui décrit l’implantation, le niveau et les capacités des installations ;
le compte-rendu médical Flash ;

Logistique ONU Page n° 26


le compte-rendu du traitement médical individuel.

III.4.1.e Politique de gestion des informations médicales.


Toutes les informations sont traitées par le service médical qui a initié le
traitement ; un dossier est créé pour chaque patient et le suit lors des
transferts.
Aucune information ne doit être divulguée sans l’autorisation écrite du
commandant de l’unité d’appartenance du patient ou du Force commander en
cas d’absence de celui-ci. De même, la notification à la famille de l’état de
santé du patient est de la responsabilité du commandant de l’unité
d’appartenance du patient ou du Force commander en cas d’absence de celui-
ci.

III.4.1.f Triage.
C’est l’évaluation et la catégorisation de la blessure (ou maladie), dans le but
de décider du traitement et de l’évacuation éventuelle et afin de faciliter une
utilisation cohérente et adaptée des ressources.
Le triage est divisé en quatre catégories :
Minimal – Eclopés - la mise en œuvre de procédures simples est
suffisante pour permettre au patient de retrouver son aptitude ;
Immediate – Urgences Absolues - réanimation sans délai requise. Cette
catégorie est prioritaire ;
Delayed – Urgences Relatives - la mise en œuvre de procédures
d’urgence sont suffisantes pour permettre de repousser le traitement
définitif à plus tard ;
Expectant – Gravissimes - la gravité des blessures est telle que la
probabilité de survie du patient est pratiquement nulle.

III.4.1.g Organisation.
Le service médical d’une opération ONU s’articule de la façon suivante :
Equipe de l’ EM de la Force - Force Headquaters Staff
cellule santé du G4 - G4 Health cell
médecin chef de la Force - Chief Medical Officer - avec une équipe
d’un médecin, de deux officiers du service de santé et d’un
secrétaire (composition donnée à titre d’exemple) ;
Médecins chefs de secteurs - Sector Chief Medical Officer, ils sont
responsables de la mise en œuvre de la politique sanitaire de la Force
et d’informer le HQ sur la situation médicale et sanitaire du secteur ;
Equipes des niveaux 1 et niveaux 2 organisées en fonction des accords
avec les nations.

Logistique ONU Page n° 27


III.4.1.h Matériels médicaux.
L’usage de ces matériels, propriété des contingents, est du ressort exclusif de
ces contingents sauf en cas de besoin urgent.

III.4.1.i Aide humanitaire et assistance médicale aux populations locales.


La politique officielle de l’ONU dans ce domaine est qu’une force UN n’a
aucune obligation à donner des soins médicaux à la population locale où à en
prendre la responsabilité sauf si le mandat le précise. Cependant, les cas
d’urgence constituent une priorité, quelle que soit la victime.
Il appartient au TCN niveau 1 de décider à son niveau de procurer des soins à
la population locale ; cette action doit être menée en toute impartialité et
après en avoir informé la cellule santé du G4.

III.4.2 MEDEVAC / CASEVAC

III.4.2.a Généralités.
Ces procédures ne s’appliquent normalement qu’au personnel de l’ONU sauf
dans un contexte humanitaire et après accord.

III.4.2.b Fonction.
CASEVAC :
elle décrit l’évacuation du patient depuis le lieu de l’accident vers le niveau
adapté à la blessure constatée.
MEDEVAC :
elle décrit l’évacuation entre les niveaux du théâtre (intra-théâtre) ou vers
les installations médicales situées en dehors du théâtre (inter-théâtre).
« Medical Evacuation » - Evacuation - décrit l’évacuation d’un patient qui
retrouvera normalement son poste sur le théâtre.
« Medical Repatriation » - Rapatriement - décrit l’évacuation d’un patient
vers son pays d’origine sans espoir de retrouver son aptitude.

III.4.2.c Plan d’évacuation.


Le plan d’évacuation doit être connu et appliqué à la lettre.

III.4.2.d Moyens de transport dédiés au soutien sanitaire.


L’ONU donne la priorité au moyens dédiés mais n’a pas toujours les moyens de
sa politique, notamment dans le domaine aérien. Dans ce cas les procédures
suivantes seront appliquées :
chaque véhicule terrestre pour l’évacuation doit être équipé en
matériel et médicaments et utilisé par un personnel formé afin de
mettre le patient en condition pour le transfert.
si possible, un avion est choisi pour être mis en configuration sanitaire
avec le matériel, les approvisionnements et le personnel nécessaire.

Logistique ONU Page n° 28


la cellule santé du G4, en liaison avec le directeur de AIR OPS, est
responsable de la coordination de l’évacuation aérienne.

III.4.3 Rapatriements (repatriations) sanitaires et mortuaires.

III.4.3.a Précisions.
Une évacuation pour consultation de spécialiste Medical Specialist Visit (MSV),
dans un but de recherche, diagnostic ou traitement, réalisée soit sur le
théâtre, soit en dehors du théâtre dans des délais raisonnables (48 à 72
heures) n’est pas considérée comme une MEDEVAC ni comme un rapatriement
médical.

III.4.3.b Coordination des rapatriements.


Elle est de la responsabilité de la cellule santé du G4 en liaison avec les
autorités du pays concerné et avec UNNY.
Tout rapatriement est soumis à l’autorisation préalable de la cellule santé du
G4.

III.4.3.c Décès.
En cas de décès d’un membre de l’ONU pendant la mission, seule la cellule
santé du G4 ou son représentant est habilitée à signer le certificat de décès.
Les autopsies éventuelles seront réalisées par l’ONU après décision.
La documentation nécessaire à ces cas est disponible dans « The UN
Operational Support Manual for Medical Support ».
La coordination des mesures à prendre pour le rapatriement du corps est à la
charge de la nation concernée.
Les procédures administratives sont couvertes par le G1 SOPs.

III.4.4 Environnement sanitaire et hygiène.

III.4.4.a Cellule santé du G4


Il est de sa responsabilité de contrôler et de conseiller les équipes médicales
dans tous les aspects de la médecine préventive.
Il est de la responsabilité du TCN de maintenir à un niveau de conformité avec
les standards internationaux, l’alimentation, l’eau, le système sanitaire,
l’épidémiologie et l’entomologie. La cellule santé du G4 doit organiser des
inspections et des audits pour s’assurer de cette conformité.
L’approvisionnement en vivres et eau est de la responsabilité du CISS mais la
cellule santé du G4 doit constater que l’expertise médicale est capable de
soutenir le personnel responsable des approvisionnements lors des acquisitions
de ces denrées.
L’évacuation des déchets médicaux est de la responsabilité de la mission ONU
sous le contrôle de la cellule santé du G4.

Logistique ONU Page n° 29


La préparation des évaluations sur l’environnement sanitaire est de la
responsabilité des TCNs.

III.4.5 La logistique santé.


La fourniture, la conservation, la distribution et le suivi comptable des
approvisionnements santé est une responsabilité commune à la cellule santé
du G4 et à CISS.
Chaque TCN organise son ravitaillement sur ses ressources nationales et
avec les moyens de transport nationaux. Les remboursements sont à la
charge de l’ONU sur la base de « par tête, traitement et jour ». Des
comptes-rendus certifiés et réguliers rédigés sur cette base sont
essentiels.
Dans le cas où le pays puise sur ses propres ressources et utilise la
chaîne nationale pour se recompléter, l’unité doit fournir le nombre de
consultants et de patients hospitalisés par niveau de traitement au
JLOC. Ces chiffres seront certifiés par la cellule santé du G4 et transmis
au CAO pour paiement.
L’équipement médical doit être pris sur les ressources nationales. C’est
une responsabilité nationale de maintenir en condition et de réparer son
propre équipement médical. Le coût des pièces de rechange, des
réparations et du maintien en condition ne pouvant être effectué par
les spécialistes nationaux sur le terrain est supporté par l’ONU.

III.4.6 Le sang.
Dans ce domaine, les contingents français n’utilisent que le sang mis à leur
disposition par le service de santé des armées français.
Politique de l’ONU :
Le sang non conforme aux normes internationales est interdit
d’utilisation sauf sur décision expresse et dans le but de sauver une vie.
L’approvisionnement en sang est une responsabilité nationale mais
l’ONU rembourse en cas d’utilisation.
Les niveaux 2 et 3 ont à leur disposition des stocks de sang et de
produits sanguins. La cellule santé du G4 constitue les stocks en liaison
avec toutes les parties concernées.

III.5 LE DOMAINE MAINTENANCE.

III.5.1 Généralités.
Dans le cadre d’une opération ONU, l’échelonnement de la maintenance des
matériels ne diffère pas fondamentalement de celui appliqué dans une
opération nationale, seules les règles et les responsabilités diffèrent.
Il importe de savoir que dans le système ONU, la fonction maintenance
concerne le maintien en condition de l’ensemble des matériels et
équipements.

Logistique ONU Page n° 30


III.5.2 Dispositions relatives aux matériels.
Dans le cadre des opérations, le matériel peut être fourni par l'Organisation
des Nations Unies ( il s’agit alors de matériels UNO - UNITED NATIONS OWNED
) ou par une nation contributrice ( pour les COE et les NOE - cf. Préambule).
Ces particularités imposent de prêter une attention particulière non
seulement à la nation ou à l’organisation propriétaire des matériels, mais
aussi aux procédures de remboursement du soutien selon les catégories de
matériels.
En effet, ces catégories sont variées :
matériels français pour lesquels l’ONU paye un amortissement
forfaitaire et en assure le soutien dans le cadre du système "dry-lease" ;
matériels français pour lesquels l'ONU paye un amortissement et un
entretien forfaitaire dans le cadre du système "wet-lease" ;
matériels nationaux mis gratuitement à disposition et dont l'ONU ne
rembourse que le soutien ;
matériels nationaux mis en place après accord de l'ONU et dont le
soutien est à la charge de la France (contribution nationale) ;
matériels nationaux mis en place par la France en vue de garantir le
taux de disponibilité demandé par l'ONU; ils peuvent atteindre jusqu'à
10% des matériels prévus au MOU.
La nation contributrice est tenue de garantir un taux de disponibilité de 90%
pour les matériels déployés. C’est pourquoi l’ONU consent le remboursement
d’un parc supérieur de 10% au niveau du parc convenu afin de satisfaire les
normes de disponibilité requises. Dans ce cas, ces véhicules ou engins ne sont
pas éligibles à un quelconque système de location.

III.5.3 Maintenance des matériels des éléments français.

III.5.3.a Généralités : les acteurs de la maintenance :


CTO : Chief Transport Officer, responsable de la maintenance des
véhicules ;
STO : Sector Transport Officer, responsable de secteur de la
maintenance ; il est subordonné à CTO ;
CCO : Chief Communication Officer, responsable des matériels de
transmissions ;
CE : Chief Engineering, responsable des générateurs, réfrigérateurs et
conteneurs ;
REU : Regional Engineering Unit, responsable régional des générateurs,
réfrigérateurs et conteneurs ;
SPMS : Supply and Property Management Section, responsable des
matériels optiques, radar et armement ;

Logistique ONU Page n° 31


UMP2 : Unit Maintenance Platoon, section de maintenance du bataillon ;
JLOC : Joint Logistic Operations Officer . Ce service est chargé de suivre
les dotations, la disponibilité des matériels et les consommations de
munitions. Il est le pendant « militaire » du CTO.

III.5.3.b Les niveaux techniques de réparation.


La fonction maintenance dans le système onusien englobe la réparation, le
contrôle et l’entretien des véhicules et de l’ensemble des matériels et
équipements dans le but d’assurer leur bon fonctionnement. Cela comprend
le contrôle, le nettoyage, les réglages de base, la réparation et la
lubrification.
Il existe trois niveaux de réparation :
1° niveau (1st LINE) : C’est le premier niveau de maintien en condition.
Il comprend essentiellement l’entretien préventif, les réparations
légères ainsi que le remplacement de composants et de sous-ensembles
légers. Il correspond quasiment à notre maintenance de contact. La
maintenance de 1°niveau est assurée par la section de maintenance de
chaque bataillon. Dans le cas où cette unité dispose de spécialistes,
certaines opérations de 2°niveau peuvent lui être confiées.
2° niveau (2nd LINE) : Deuxième niveau de maintien en condition, il
prend en compte les réparations plus importantes, le remplacement et
la réparation de composants. La maintenance de 2° niveau est assurée
par l’unité de maintenance de proximité (UMP) . Dans le cas où cette
unité dispose de spécialistes, certaines opérations de 3°niveau peuvent
lui être confiées. Il est parfois choisi de rassembler les éléments
français de soutien au sein d’une unité de maintenance mixte
regroupant les 1st line et 2nd line.
3° niveau (3rd LINE) : C’est l’échelon de réparation le plus élevé dans le
système ONU. Il comprend la réparation des composants défectueux, la
reconstruction d’ensembles, la remise en état d’équipements et de
pièces manufacturées. La 3rd LINE qui dépasse bien souvent le niveau de
la force, est assurée soit par une unité de maintenance de théâtre
(UMT), soit par le milieu civil, soit par les états (dans le cadre d’une
LOA). En outre, un certain nombre d’actions sont régies selon les types
d’équipements par des directives particulières de maintenance (IAW
LOG DIR). Elles précisent la répartition des responsabilités en termes de
contrôles, visites, réparations.

III.5.3.c Les niveaux de responsabilités.


Bureau de la LOGS branch, le MAINTENANCE OFFICE (Maint o) assume la
responsabilité générale du maintien en condition de la force, à l’exception
notamment des véhicules de la gamme civile (les SCPV) dont la responsabilité
revient à CTO.

2
L’UMP en terminologie française est une unité de maintenance de proximité (compagnie du
matériel), ici il s’agit d’une section de maintenance bataillonnaire ou régimentaire.

Logistique ONU Page n° 32


Pour fonctionner, cette cellule est organisée généralement en 5 sections :
Military repair , chargé de suivre le déroulement du maintien en
condition à partir des « weekly reports», de suivre la disponibilité des
matériels à partir des « monthly reports», d’accorder les priorités de
réparation de 2ème et 3ème niveau, de superviser les missions
d’évacuation de matériels.
Damage report, responsable de la constitution, du suivi et de
l’instruction des dossiers de contentieux.
Repair by local contracts, chargé d’établir les procédures de réparation
en milieu civil, de servir d’intermédiaire entre la MAINT COY et CAO /
CPO (Chief Procurement Office) pour l’agrément des garages civils, de
contrôler les devis des firmes civiles et de les proposer à l’ approbation.
de CPO.
Maintenance supply, responsable de la réception, de l’étude et du suivi
des demandes des bataillons, de la réalisation des dossiers à présenter à
CPO, pour l’achat de pièces de rechange, de délivrer les ordres de
distribution à la MAINT COY.
Ammunition supply, responsable de la gestion et de la réalisation des
munitions de combat et d’instruction.
Les compte rendus de disponibilité.
Chaque semaine les bataillons adressent au HQ, au jour fixé par le
commandement, un compte rendu de situation, le WEEKLY MAINTENANCE
REPORT. Le but de ce document est de permettre le suivi de la disponibilité
des matériels majeurs et d’entamer si besoin est, des actions d’urgence. En
matière de norme, l’ONU recherche une disponibilité supérieure à 90 %. Les
matériels en visite A ou B ne sont pas considérés indisponibles.
Chaque mois, ils émettent un MONTHLY REPORT, qui fait apparaître le taux
d’indisponibilité par famille de matériel. Il est à noter que les matériels en
visite A ou B ne sont pas considérés indisponibles.

III.5.4 Cannibalisation et salvage.


UNHQ/Maint O autorise le salvage des pièces prélevées sur les véhicules
condamnés de type SMPVs, SCPTVs et sur les autres équipements.
UNHQ/Maint O, sur avis du LOCAL PROPERTY SURVEY BOARD, est la seule
autorité habilitée à pratiquer la cannibalisation.

III.5.5 Elimination des matériels.


Les matériels appartenant à l'Organisation des Nations Unies peuvent être
éliminés, sur son ordre, suivant la procédure ONU.
Pour les matériels français à détruire, suite à un accident non lié à des actions
hostiles, les procédures à appliquer demeurent les procédures réglementaires
nationales. Le remboursement par l'ONU étant intégré dans le taux de

Logistique ONU Page n° 33


location, le souci du commandant français du détachement est de
recompléter les matériels disparus à partir de la ressource nationale.

L'ONU prend en charge la détérioration ou l'abandon forcé du matériel à la


suite d'actions hostiles lorsque la juste valeur marchande générique ou
collective (GFMV) est égale ou supérieure à 250.000 US$. Un pourcentage dit
"de risques" est inclus dans les taux de location pour les valeurs inférieures à
250.000 US$.
Le matériel est considéré comme détruit lorsque les coûts de réparation
dépassent 75% de la juste valeur marchande.
Un rapport de la mission au CAO et un document de sa part constatant les
dommages évalués et les circonstances opérationnelles précises permettront
le remboursement à la France de la juste valeur résiduelle de ses matériels
perdus ou détruits par actions ou du fait de circonstances hostiles.
Les matériels lourds français propriété du contingent sont éliminés selon les
procédures en vigueur, après avis des chefs de bureau maintenance ou TEI,
sous la responsabilité de l’ADCONFRANCE.
Les matériels légers, mis en place au titre de l'autosuffisance, sont éliminés
après avis du chef de bureau maintenance et visa de l’ADCONFRANCE.
Les matériels de dotation non réparables sont reversés à l'unité détentrice qui
les ramène à la relève pour réintégration au corps d'origine. Les comptes
rendus de détériorations sont transmis, après visa de l’ADCONFRANCE, au
corps d'appartenance avec copie à la DIRMAT ou à la DTEI de rattachement.

III.5.6 Echange de matériels.


Il est important que tous les matériels légers ou lourds soient remplacés sans
délais conformément aux engagements de la France dans le cadre du taux de
disponibilité à maintenir ou des normes d'autosuffisance à garantir.

III.5.7 Mise en réparation dans une unité ou une entreprise française.


Le détachement pourra envoyer en réparation des matériels auprès d'une
formation du Matériel. Cette procédure nationale est considérée comme
faisant partie de la prestation de soutien incluse dans le contrat de
maintenance.
Dans le cas d'une éligibilité éventuelle à un remboursement par l'ONU, suite à
une action hostile, seuls les devis seront demandés et la prestation réalisée
après accord écrit du CAO de la force.

III.5.8 Contrôles techniques.


Pour être sûr que les véhicules et les matériels sont entretenus et utilisés
dans le respect des standards de l’opération ONU, UNHQ/CEO, Maint O et
Ration O coordonnent le Programme de Maintenance Préventive.
Ce programme précise la périodicité et les responsabilités des autorités de
l’ONU concernant les contrôles techniques. Ainsi, le CEO et le Ration O sont

Logistique ONU Page n° 34


tenus d’inspecter annuellement tous les équipements des installations de
cuisine. Maint O et CTO supervisent et coordonnent le programme
d’inspection des véhicules décrit dans les Logistics Directives 302 et 306.
L’entretien programmé (Preventive Maintenance Program) est destiné à
préparer tout au long de l’année les unités aux inspections.

III.5.9 Approvisionnement en articles techniques ( ref LOG DIR 302-311).

III.5.9.a Responsabilités.
Chaque bataillon est responsable du suivi de ses besoins en articles
techniques, de la gestion de ses stocks, de la régulation de ses sorties.
Il doit transmettre ses « MONTHLY CONSUMPTION REPORT » au HQ, au
responsable correspondant au type de matériel : CTO, CCO…
Lorsque le coût de la maintenance des matériels est pris en charge par l'ONU,
les commandes d'articles techniques peuvent s'établir selon deux procédures :
la procédure d'approvisionnement spécifique à l'ONU ;
la procédure d'approvisionnement national (WET LEASE).
La procédure utilisée sera arrêtée dans l'ordre administratif et logistique.

III.5.9.b Procédure d'approvisionnement spécifique ONU.


Dans ce cas, le besoin exprimé par le théâtre est entièrement traité selon les
procédures et par l'intermédiaire des intervenants désignés par l'ONU. Ces
procédures font l'objet de directives appelées "Logistics Directives.

III.5.9.c Procédure nationale d'approvisionnement pour les matériels COE.


Les unités de maintenance peuvent s’approvisionner dans leur pays d’origine
en articles techniques dans les limites de l’OAL ou de la LOA.
La demande de remboursement se fait mensuellement avec le MONTHLY
CONSUMPTION REPORT.
La mise en œuvre de cette procédure nécessite une surveillance à tous les
niveaux afin que tous les rechanges livrés soient pris en déduction du montant
de la LOA :
Le remboursement des articles techniques consommés et recomplétés n'est
acquis que dans la limite du montant ouvert sur la lettre de crédit (OPEN
LOA). En cas de dépassement prévisible et justifiable, il doit être demandé à
l'état-major de la force l'ouverture d'une nouvelle lettre de crédit.
A défaut, l'unité doit terminer le mandat avec ses ressources. Seul l'EMAT peut
décider la distribution de rechanges ou approvisionnements au-delà du
montant défini par une LOA.

Logistique ONU Page n° 35


III.5.10 Le domaine maintenance des munitions.

III.5.10.a Généralités.
Les principes généraux suivants seront appliqués :
l’ONU délivre une somme forfaitaire de 5 US$ par homme et par mois
aux TCC pour couvrir les frais liés à l’armement et aux munitions. Dès
lors, les unités sont entièrement responsables de leur déploiement avec
l’armement complet prévu et correspondant aux First Line Scales ;
les unités doivent maintenir leurs stocks de munitions au niveau défini
par leur nation en accord avec la force. Ces munitions ne sont prévues
que pour une utilisation à but défensif ;
une seconde réserve de munitions et d’explosifs pourra être définie par
« Ops Branch » en cas de nécessité et sera distribuée sur ordre ;
l’ONU ne fournit pas de munitions d’instruction. Les unités sont
responsables de la fourniture de ces munitions en accord avec
« l’ Operation Support Manual » qui doit être consulté avant
d’entreprendre l’instruction. Ce type de munitions n’est pas remboursé
par les Nations Unies. Un compte-rendu d’utilisation dans le cadre de
l’instruction sera joint au rapport trimestriel ;
les munitions seront stockées conformément aux règles en vigueur dans
le pays propriétaire sauf quand les règles citées ci-dessous sont plus
contraignantes. Ainsi, pour assurer une homogénéité dans les domaines
du stockage, de la manipulation et du transport, le système
international pour la classification des matières dangereuses
(International System of Hazard Classification) fondé sur des classes de
danger/groupes de compatibilité (Hazard Divisions/Compatibility
Groups) sera appliqué.

III.5.10.b Remboursement.
La politique de remboursement ci-après, en ce qui concerne les stocks de
munitions opérationnelles déployés, est appliquée :
le pays qui fournit des contingents sera défrayé du coût du transport de
munitions à destination et en provenance de la zone de la mission;
l’ONU remboursera au pays qui fournit les contingents le coût de ses
munitions si les stocks opérationnels se détériorent au point de n’être
plus utilisables (ce qui sera certifié par des spécialistes des munitions
désignés par l’Organisation).
l’État Membre est tenu de déployer des munitions d’une durée de
validité technique supérieure à la durée prévue du déploiement;
les pays qui fournissent des contingents seront défrayés des munitions
effectivement utilisées dans l’accomplissement de la mission de
maintien de la paix. Les quantités utilisées au cours des opérations sont
inventoriées dans les rapports des commandants à l’issue de chaque
opération ;

Logistique ONU Page n° 36


les pays qui fournissent des contingents font, tous les mois, des
demandes de remboursement fondées sur le prix d’achat initial de ces
munitions;
dans certains cas, les besoins opérationnels imposent une formation
spéciale dans la zone de la mission et obligent la consommation des
munitions si les munitions d’exercice sont à la charge des pays. Les
munitions consommées à cette fin sont considérées comme une dépense
opérationnelle et remboursable à ce titre si le commandant de la force
autorise ou ordonne une formation spéciale excédant les normes d’état
de préparation acceptées par l’Organisation.
L’ONU doit rembourser le pays qui fournit un contingent des réserves
opérationnelles de munitions que celui-ci apporte dans la zone de la mission
et qu’il remporte ensuite. Ce remboursement concerne les munitions
devenues inutilisables pendant leur séjour dans la zone. Il doit se faire selon
des modalités convenues au préalable avec l’Organisation des Nations Unies.
Les munitions d’exercice sont à la charge du pays, sauf dans les cas où le
commandant de la force a besoin, pour la formation opérationnelle, de plus
de munitions que ne le prévoient les normes de l’ONU.

III.6 LE DOMAINE ACHEMINEMENT.

III.6.1 Les activités Transport (TRANSPORTATION).


Le terme « Transport » englobe tous les types de transport par véhicules
réalisés au profit de la mission ONU dans un but opérationnel, administratif,
logistique et de « welfare ». Les responsabilités varient en fonction de
l’organisation adoptée pour remplir la mission :
Chief Transportation Officer (CTO).
Responsable devant le CAO pour le contrôle et l’affectation des SCPV3 et pour
le programme de maintien en condition des SCPV.
Staff Officer Transportation (SO TN).
Responsable devant le CAO pour le contrôle et l’emploi des SCPTV4 et SMPV5.
Motor Transport Officers (MTO).
Désigné au sein de chaque unité avec comme responsabilités :
le contrôle du premier niveau du transport ;
l’entraînement des conducteurs et les tests de conduite ;
l’aide à la décision pour la délivrance des permis de conduire ONU.

3
SCPV (Standard Commercial Pattern Vehicles) Véhicule de la gamme civile.
4
SCPTV (Standard Commercial Pattern Tasked Vehicles) Véhicule civil militarisé.
5
SMPV (Standard Military Pattern Vehicles) Véhicule de la gamme tactique.

Logistique ONU Page n° 37


III.6.1.a L’organisation du transport
Les vecteurs, par analogie à ce qui se passe au sein de l’OTAN, relèvent de
trois niveaux différents. Dans la majorité des actions ONU, seules les 1st et 2nd
lines sont mises en œuvre :
la première est employée entre le HQ de secteur et les unités (sauf si la
distance est trop importante) ;
la seconde intervenant dans les livraisons en vrac et en gros et
permettant ainsi d’accroître, sur demande, la capacité de transport des
formations.
L’ensemble de cette fonction est dirigée par un bureau du HQ/LOGS BRANCH,
le Transportation office.
III.6.1.a.1 le premier échelon ( First -Line Transport).
Chaque contingent dispose d’une gamme complète de vecteurs pour répondre
à la majorité des demandes telles que les mouvements de personnels et les
livraisons de vivres et d’eau. Le MTO de l’unité gèrent ces ressources.
III.6.1.a.2 le deuxième échelon ( Second -Line Transport).
D’autres contingents peuvent être mis à contribution à ce niveau pour :
fournir un soutien, comprenant le transport des ravitaillements depuis
les plates-formes portuaires, aéroportuaires ou l’acheminement de
marchandises locales vers les entrepôts de l’ONU ;
assister les unités lors des relèves.
Le Second Line Transport est une responsabilité de l’ONU.

III.6.1.b Les demandes.


Le HQ SO TN est chargé de coordonner toutes les demandes relevant du
Second Line Transport. Les MTOs des unités et le HQ Branch Heads doivent
soumettre les demandes au SO TN en utilisant les formulaires présentés dans
le LOG DIR 402, 72 heures avant la mission. Il appartient à SO TN de fixer les
priorités ; il planifie l’exécution des missions et conçoit pour le BSL, ainsi
qu’occasionnellement pour MOVCON, un plan de transport.
Les demandes de transports peuvent prendre plusieurs formes :
par téléphone (à éviter) ;
par fax ;
par LOG 2001 ;
sous forme du plan d’emport (cas du carburant) ;
sous forme de Request of military road transport.

III.6.1.c Les relations de Transportation office.


Ce bureau est la plaque tournante de toutes les actions de ravitaillement.
De façon générale, « Transportation » est en relation permanente avec :

Logistique ONU Page n° 38


les formations sur le terrain ;
les secteurs pour la surveillance des itinéraires et le renseignement ;
le bataillon logistique pour la composition des convois ;
BH Command, pour les renforcements éventuels, les renseignements de
situation et la coordination des mouvements et transports.

III.6.1.d L’état-major militaire.


BH OPS pour les renseignements sur la situation terrain ;
CMIO pour l’information sur l’infrastructure routière :
CMLO Chief Military Liaison Office;
COO MOVCON pour l’organisation des transports.

III.6.1.e Inspection / Remboursement.


L’Organisation assurera sur une base contractuelle, ou remboursera aux pays
qui fournissent des contingents dans le cadre de la procédure des lettres
d’attribution, le transport du matériel appartenant aux contingents (y
compris tout le matériel lourd et léger et tous les articles consomptibles dont
elle aura autorisé le déploiement.
L’Organisation sera responsable des pertes ou dommages survenant au cours
de toutes les expéditions organisées par elle. La responsabilité de pertes ou
dommages en cours d’expédition ou de transport sera assumée jusqu’à
l’arrivée dans la zone de la mission par les pays qui fournissent les contingents
si le transport est organisé aux termes d’une lettre d’attribution.

III.6.1.f Faisabilité de la normalisation des coûts des transports


intérieurs.
L’ONU est responsable du coût des transports intérieurs du point de départ
jusqu’à un port d’embarquement décidé à l’avance dans le cadre du processus
de négociation du matériel appartenant aux contingents.
Des formules permettent d’évaluer l’influence de différents facteurs sur le
matériel : (altitude, climat, milieu géographique, environnement).
Tous ces facteurs affectent directement les coûts encourus par les pays qui
assurent des transports.
Il existe une méthode qui permet de rembourser de façon satisfaisante les
pays qui ont des difficultés de transport intérieur, en tenant compte :
des changements de climat qui peuvent intervenir sur l’itinéraire suivi
jusqu’au port d’embarquement;
des changements d’environnement;
du passage de frontière (transit à travers un autre État Membre jusqu’au
port d’embarcation);

Logistique ONU Page n° 39


de la nécessité d’utiliser plusieurs moyens de transport (routiers,
ferroviaires et fluviaux) et des difficultés liées aux différences
d’écartement des voies, etc).
Il incombe aux pays fournisseurs de contingents de demander le
remboursement des transports intérieurs. Une liste des conditions à remplir
pour obtenir les remboursements devra être jointe en annexe au Manuel
relatif au matériel appartenant aux contingents.

III.6.2 Les activités Transit - MOVEMENT CONTROL (MOVCON)

III.6.2.a Généralités.
La fonction de l’équipe TRANSIT ou MOVCON est de coordonner la
documentation requise et les autorisations permettant les mouvements du
personnel militaire et de son équipement à l’intérieur et à l’extérieur de la
zone de la mission. Le déplacement est réalisé en priorité par voie aérienne
ou voie maritime mais peut aussi s’effectuer par route.
Sur le terrain, le bras armé de MOVCON est généralement le MCC
responsability (Movement Control Center).
Ses compétences concernent :
la planification, la coordination, l’organisation et la surveillance du
déplacement de l’ensemble du personnel de la mission et la distribution
effective de tout le matériel à l’intérieur, à destination et en
provenance de la zone d’opérations par les moyens les plus efficaces et
les plus économiques ;
la vérification de l’assignation de toutes les missions aux moyens de
transport par route, air, et mer pour réaliser les mouvements décrits ci-
dessus. Cela comprend tous les moyens fournis soit à l’aide de LOA,
d’affrété de l’ONU ou de contrat ;
la préparation et la délivrance des ordres de mouvement et des
procédures appropriés pour la mission ;
la coordination des acquisitions de matériels de manutention, leur
entretien et la mise au point d’un système de gestion des unités
d’équipements de chargement ;
la préparation des estimations et le contrôle du budget dévolu à MCC ;
les conseils sur le transport des matières dangereuses ;
la collaboration avec les autorités nationales et les compagnies de
transport aériennes, ferroviaires, maritimes et routières concernant le
soutien de la mission ;
le recueil des statistiques et la présentation régulière des informations
sur les activités de MCC ;
la création et la gestion de la programmation des mouvements de tous
les moyens de transport sous le contrôle de MCC.

Logistique ONU Page n° 40


III.6.2.b Procédures de relève et répartitions des responsabilités.
Les relèves des contingents sont réalisées par des moyens civils ou militaires,
aériens, maritimes, routiers ou ferrés. Le MCC est responsable devant le
CLogO, de leur planification, de leur coordination et de leur conduite.

III.6.2.c Planification.
Les relèves ont lieu normalement tous les six mois. Leurs dates sont planifiées
par les contingents en liaison avec leur gouvernement. A l’issue, le
représentant permanent du gouvernement auprès des Nations Unies adresse
pour approbation à l’UNNY, les détails de l’opération. Cette dernière
transmet alors à la force la planification détaillée du mouvement. Un mois
environ avant le début de la relève, le MCC.Officer adresse à l’unité
concernée et à son Contingent Commander (CC) un message de confirmation
des dates de rotation. Il demande alors soit à l’unité concernée soit au CC de
désigner un Contingent Movement Control Officer (CONMOV.O).

Dès la confirmation par l’UNNY des modalités, le MCC.O convoque à une


« Rotation Planning Conference » :
le CONMOV.O concerné ;
un représentant de MOVCON ;
un représentant du bataillon logistique ;
un représentant de Transportation ;
le Sector Movement Control Officer.
Les participants mettent alors en commun l’ensemble des éléments relatifs à
la rotation. Les décisions de l’UNNY peuvent tarder et si elles n’ont que peu
d’influence sur les mouvements par voie aérienne, elles peuvent poser de
graves problèmes pour les transports maritimes. Dès lors, que la décision de
l’UNNY soit parvenue ou non, le CONMOV.O doit informer le MCC.O cinq
semaines avant la date prévisible de leur embarquement, de l’inventaire des
matériels à rapatrier par voie maritime. Ce dernier traite alors des procédures
de réexpédition avec le chief procurement officer (CPO). Il est à noter que
dans ce domaine, toute dépense relative à la location des navires de
transports civils doit obtenir l’accord du CAO.

III.6.2.d Répartition des responsabilités.


Le CONMOV.O doit fournir les informations suivantes :
Lors de la « Rotation Conference » :
type de moyen de transport utilisé, date de départ, heure, lieu de
départ et lieu de destination ;
nombre de personnes par rotation d’appareil, avec pour chaque
rotation le listing nominatif avec les numéros d’ID CARDS ;
poids des bagages, matériels exclus ;
poids et volume des matériels par appareil ;

Logistique ONU Page n° 41


état des matières dangereuses transportées ;
tableau des mouvements et transports entre le lieu de déploiement
et la zone d’embarquement, accompagné si besoin d’une demande de
renforcement en moyen du BSL, à formuler auprès de SO
Transportation ;
état des besoins en hébergement sur, ou à proximité de la zone
d’embarquement ;
certification par PCIU de l’OUT SURVEY.
Lors de la préparation et de l’exécution du mouvement, il lui revient
de :
prendre contact auprès de MCC.O pour traiter des problèmes de
planification des départs, de besoins en moyens de transport, de
réservations éventuelles d’itinéraires, etc ;
mettre en place les moyens nécessaires au transport des personnes et
du fret si aucune demande n’a été formulée auprès du SO
Transportation ;
mettre en place une équipe de chargement pour le fret ;
constituer le convoi ;
réaliser les différents manifestes ;
fournir au MCC.O les numéros des véhicules autorisés à pénétrer sur
l’aéroport.
En matière d’inspection des bagages et du fret, il fait réaliser par la
police militaire (MP) de l’unité des sondages dans les bagages et fait
procéder à un contrôle de l’armement individuel et des transmissions. Il
assure enfin la conduite des mouvements entre le lieu de déploiement
de l'unité et la zone d’embarquement.
A l’aéroport et au passage frontière le CONMOV.O s’assure du respect
des horaires et fournit à MOVCON la liste des véhicules autorisés à
pénétrer sur la plate-forme et lui remet l’ensemble des documents
nécessaires à l’embarquement et au chargement. Il fournit une équipe
de chargement à la cellule MOVCON et récupère auprès de MOVCON les
documents nécessaires au passage des douanes.

III.6.3 Règles d’utilisation des appareils des Nations Unies.

III.6.3.a Les transports de personnel.


III.6.1.a.3 Autorisations.
Les personnes, civiles et militaires, de la force ONU sont autorisés à
emprunter des vols UN. Les places à bord des appareils sont attribuées dans
l’ordre de priorité suivant :
P1 : officiels, civils et militaires du HQ, en service
P2 : autres personnels de la force, en service

Logistique ONU Page n° 42


P3 : en fonction des places restantes (personnel de la force en
permission et autres).
III.6.1.a.4 Procédure de réservation.
Pour le personnel de la force ONU, les réservations sont établies par le biais
d’AIR TRANSPORT REQUEST, adressées au HQ/OPS ou LOG/MOVCON par fax ou
message (Internet).
Les demandes (ou requests) doivent parvenir à MOVCON au moins 48 heures
avant le départ. Le bureau MOVCON n’adresse pas de confirmation
individuelle. Au sein des forces UN tous les vols sont programmés en heure
locale (LT).

III.6.3.b Transport de fret.


Le fret se répartit en quatre catégories :
General Cargo : fret général ne nécessitant pas de manutention
particulière liée soit à son poids et/ou ses dimensions soit à son
caractère dangereux. Cette catégorie regroupe aussi bien les « fret
routine » que le fret urgent (IOR).
Free Flow Cargo : fret sans caractère d’urgence, acheminé en fonction
de la place disponible dans les avions
Outsize Cargo : fret qui, de par son poids (supérieur à 500 livres) ou ses
dimensions ( L>90 pouces ou h ou l >54 pouces) nécessite des moyens de
manutentions spécifiques ou même un aéronef adapté.
Dangerous Cargo : tout fret qui peut se révéler dangereux et qui
nécessite des mesures et une documentation particulière.
III.6.1.a.5 Procédures de réservation.
L’expéditeur peut acheminer directement au détachement de transit, avant
d’effectuer les réservations, tout le fret «Free Flow Cargo ». Tous les autres
types de fret doivent faire l’objet d’une réservation préalable, sous forme
d’un AIR CARGO REQUEST, à adresser au HQ/MOVCON au moins 72 heures
avant la date de départ souhaitée. Le fret adressé en IOR doit être signalé.
Au reçu des demandes, MOVCON détermine les priorités et informe
l’expéditeur de la faisabilité du transport et des conditions dans lesquelles il
s’effectuera.
III.6.1.a.6 Préparation et contrôle du fret.
Le conditionnement et le marquage du fret est à la charge de l’expéditeur qui
peut demander conseil à MOVCON pour les chargements normaux.
III.6.1.a.7 Procédures de réception et de dédouanement.
A la réception d’une notification d’arrivée d’un chargement, le transit
localise et prévient le destinataire et lui demande la conduite à tenir avec le
fret. Il retire la lettre de voiture auprès des douanes de l’aéroport .
Il établit les documents nécessaires (FORM 2 ou 3 et un UN Cargo Waybill) et
fait procéder au dédouanement de la marchandise. Il réceptionne le fret,

Logistique ONU Page n° 43


l’inspecte, puis soit le réexpédie soit le stocke en attendant la prise en
compte par le destinataire.
NOTA : cette procédure s’applique aussi pour du fret mis en place par avion
militaire de la nation du destinataire.

III.7 LE DOMAINE SOUTIEN AU STATIONNEMENT.

III.7.1 Généralités.
Ce chapitre est un guide pour les opérations d’infrastructure au sein d’une
mission ONU. La cellule responsable de ces opérations au niveau de l’état-
major de la force est G4/Engineer support centre.

III.7.2 Organisation.
L’organisation « génie » comprend la cellule génie du HQ, une cellule
« mines », une unité de construction et des unités du génie.
La cellule génie du HQ est dirigée par le Chief Engineer Officer (CEO),
secondé par un Deputy CEO (DCEO), un 2nd EO et un Engineer NCO (ENGNCO).

III.7.2.a Concept de la fonction génie.


Toutes les cellules doivent travailler en étroite collaboration. Les travaux à
accomplir relèvent de l’OPO et les demandes d’assistance dans ce domaine,
venant soit des unités, soit des autres agences ONU, sont classées par ordre
de priorité et coordonnées par la cellule génie du HQ. Les rapports des unités
doivent être adressés au HQ Engineer régulièrement.
Nota : Il faut savoir que les ressources en matière de travaux infrastructure
sont limitées et qu’il est donc demandé aux unités de réaliser, dans la mesure
du possible, les travaux par leur propres moyens avant de formuler une
demande auprès du HQ. Des réunions sont régulièrement organisées pour faire
le point.

III.7.2.b Que recouvre le terme « construction » ?


Les activités regroupées sous le terme « Construction » comprennent :
la construction de ponts et l’entretien des routes ;
la construction de logements, de camps et de postes d’observations ;

III.7.2.c Autres tâches.


Il est également du ressort des unités du génie UN (surveillance des points
minés/reconnaissance des itinéraires susceptibles d’être minés) de contrôler
les informations sur les routes sécurisées et de nommer les routes. Ce travail
a pour but de permettre aux unités d’établir un plan sûr du réseau routier.

Logistique ONU Page n° 44


III.7.3 Constructions engineering.

III.7.3.a Principes.
Les unités sont responsables de la planification des travaux et de leurs
matériaux dans leur zone de responsabilité (AOR) pour toute construction du
niveau national.

III.7.3.b La construction des campements et leur entretien.


Le principe retenu est que :
les unités sont responsables de leurs propres projets de construction ;
le soutien pour la construction des camps et pour leur entretien seront
réalisés au vu d’une demande réglementaire ( Engineer Work Request et
Construction Materials Order forms) transmise à la cellule UN Engineer.

III.7.4 Abris et autres moyens de protection.

III.7.4.a Principes.
Tous les camps, postes d’observation et points de contrôle (CPs) devront
comporter des abris (fixes ou mobiles) capables d’accueillir tout le
personnel .
Nota : Pour obtenir ce résultat, toutes les unités doivent arriver avec
l’équipement et le personnel nécessaires à la mission. Le creusement de
tranchées est conseillé en attendant la construction des abris.

III.7.4.b Caractéristiques obligatoires.


Tous les abris doivent pouvoir résister à un coup direct
Les abris ou les véhicules blindés doivent contenir :
des vivres et de l’eau potable pour trois jours ;
un kit de première urgence ;
des moyens de communication.

III.7.4.c Soutien .
Les demandes pour un soutien à la construction des abris doivent transiter par
l’UN HQ Engineer Cell.

III.7.5 Restriction pour la mise en place de barrières.

III.7.5.a Principes.
Les barrières doivent surtout être utilisées pour limiter l’accès aux zones des
unités UN partout où cela est nécessaire.
Nota : Les OPO successifs indiquent la conduite à tenir dans ce domaine.

Logistique ONU Page n° 45


III.7.5.b Barbelés et concertina.
Le repérage des barbelés et concertina avec de la tresse blanche type génie
est obligatoire.

III.7.6 Le système de numérotation des obstacles mis en place.


Un système unique de numérotation est imposé pour le repérage des zones à
accès restreint et délimité par des réseaux de concertina ou autres. On parle
de Barrier Restricted Area (BRA).

III.7.7 L’entretien des ponts et des routes.


L’entretien des ponts et des routes sur les pénétrantes logistiques (MSR)
relève de la responsabilité de la nation hôte. L’ONU doit cependant se tenir
prêt à suppléer la nation hôte (HN) en cas de défaillance de celle-ci.
L’entretien des ponts et des routes sur les axes est une responsabilité
onusienne. Elle est assurée par les unités du génie de la force.
L’entretien des ponts et des routes sur les axes des unités est une
responsabilité de l’unité. Les Requests, pour obtenir une assistance, doivent
transiter par UN HQ Engineer support centre.

III.8 DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES SPECIFIQUES ONU.

III.8.1 Permissions - Leave.


2,5 jours œuvrés de permission sont accordés pour chaque mois passé (ou
l’équivalent de 30 jours). Ceci correspond normalement à un total de 15 jours
œuvrés de permission pour un séjour de six mois.
Les dimanches et jours fériés ONU tombant pendant la permission ne sont pas
comptabilisés sur les droits à permission.
Le temps passé pour le voyage entre la zone de la mission et l’adresse de
permission est décompté.
Les permissions ne peuvent être prises normalement qu’au bout de 4 semaines
de présence effective dans la zone de la mission.
Les droits non pris au bout du mandat prévu ne sont pas reportables.
Le suivi et l’enregistrement des permissions relèvent de la responsabilité du
niveau approprié (HQ, Command, Sector or Unit). Cette fonction
administrative ne dégage pas l’autorité responsable de contrôler le respect
des droits à permission. Un imprimé réglementaire est imposé.

III.8.1.a Permission pour événements familiaux graves (Compassionate


Leave).
Le décès ou la maladie grave d’un membre de la famille proche d’un
personnel de la mission ONU autorise la délivrance d’une permission ne
pouvant excéder 14 jours calendaires. Seul le F.C. est habilité à délivrer cette
permission et décide des modalités d’exécution. Il n’existe pas de règles pré
établies dans ce domaine.

Logistique ONU Page n° 46


III.8.1.b Jours de congé ONU et nationaux.
Le CAO de la mission détermine les jours de congé ONU. En outre, le
personnel civil bénéficie du repos dominical ; pour les forces armées, ce repos
est accordé tout en maintenant la capacité opérationnelle.
Chaque contingent peut célébrer ses fêtes spécifiques comme la fête
nationale. Si possible, la Medal Parade doit coïncider avec la fête nationale.

III.8.2 La leave allowance.


Le paiement peut se faire au bout de trois mois de présence avec un certificat
garantissant que les membres concernés effectueront la totalité des 6 mois
requis.
Pour le paiement, la section financière du contingent doit fournir une liste
nominative certifiée par le commandant de cette unité. Cette liste doit
indiquer au minimum le numéro de l’identification card (ou ID Card), le
grade, le nom de famille, le prénom, la date d’entrée sur la zone de la
mission, la date prévue de départ, la nationalité et toute autre information
jugée utile.

III.8.3 Repos et récupération (R & R).


Le but des R & R est d’offrir une compensation aux longues heures de mission,
passées parfois dans un environnement hostile et dangereux, et de maintenir
le moral à son plus haut niveau.
Deux périodes de 72 heures de R & R peuvent être accordés à chaque membre
pour une période de 6 mois et ne peuvent dépasser 3 jours calendaires
consécutifs, temps du voyage compris.
L’autorisation doit être donnée par l’autorité ayant reçu la délégation (cf.
tableau au paragraphe). Les voyages au titre des R & R sont limités à la zone
de la mission.
Les avions ONU peuvent être utilisés dans le cadre des R & R sous certaines
conditions définies par le Force Commander. En revanche, l’utilisation des
véhicules terrestres est interdit dans la plupart des missions ONU.

III.8.3.a Voyages d’agrément.


Les sections « Welfare » des unités de la Mission sont autorisées à organiser
des voyages d’agrément pour leur personnel en respectant les règles décrites
pour les R & R.
Les voyages n’excéderont pas 72 heures ,
pas de décompte de permission pour le temps passé ,
pas d’utilisation de véhicule terrestre.

III.8.4 Chancellerie

III.8.4.a L’autorité d’approbation.


Les délégations pour les permissions et les R & R sont résumées ci-dessous.

Logistique ONU Page n° 47


SERIE PERSONNEL AUTORITE
1 DFC, COS, FC Office, Sector/Battalion/Units FC
Commanders
2 DFC Office DFC
3 COS Office, Branch Chiefs COS
4 Personnel of respective branches Branch Chiefs
5 Contingent/Sector/Battalion/Unit HQ Contingent/Sector/Batt
Personnel alion/Unit Commanders
6 Unit/Sub-unit Personnel Unit/Sub-unit
Commanders

III.8.4.b Absence involontaire.


Un membre dans l’impossibilité de rejoindre son unité pour des raisons
indépendantes de sa volonté, doit rendre compte à l’unité ONU la plus proche
ou à son autorité militaire nationale s’il est hors de la zone de la Mission.
L’information doit être donnée à son unité qui devra contrôler au retour de
son élément la véracité de ses affirmations et exiger un certificat médical si
besoin.

III.8.4.c Identification cards.


Le port de cette carte est obligatoire pendant les permissions et les R & R.

Logistique ONU Page n° 48


ANNEXE A ABREVIATIONS ONU

A&M Administration and Management


ASG Assistant Secretary-General
C Sup O Chief Supply Officer
CAO Chief Administrative Officer
CCO Chief Communications Officer
CCPO Chief Civilian Personnel Officer
CEO Chief Engineering Officer
CFO Chief Finance Officer
CGS Chief General Services
CGSO Chief General Services Officer
CLO Chief Logistics Officer
CMO Chief Military Observer
CMO Chief Medical Officer
CMPO Chief Military Personnel Officer
CMTO Chief Military Transport Officer
COE Contingent-Owned equipment
COO Chief Operations Officer
COS Chief of Staff
CPO Chief Procurement Officer
CPTS Commercial Purchase and Transport Service
CTO Chief Transport Officer
DAM Department of Administration and Management
DFC Deputy Force Commander
DOA Director of Administration
DPKO Department of Peace-keeping Operations
ETA Estimated Time of Arrival
FALD Field Administration & Logistics Division
FC Force Commander
FLSG Force Logistic Support Group
FPM Force Provost Marshall

Logistique ONU Page n° 49


HNS Host Nations Support
ISS Integrated Support Service
JMCC Joint Movements Coordination Centre
LCC Logistic Coordination Center
LOA Letter of Assist
LPSB Local Property Survey Board
MA Military Adviser
MCC Movement Control Centre
MCD Movement Control Detachment
MCU Movement Control Unit
NSE National Support Element
PCIU Property Control and Inventory Unit
PKO Peace-keeping Operations
POE Point of Entry
POL Petri, Oil and Lubricants
SG Secretary-General
So Movcon Staff Officer Movement Control
SOFA Status Forces Agreement
SOP Standard Operating Procedures
SRSG Special Representative of the Secretary-General
SSOT Senior Staff Officer Transportation
SCPV Standard Commercial Pattern
SCPTV Standard Commercial Pattern Tasked Vehicles
SMPV Standard Military Pattern Vehicles
USG Under-Secretary-General

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ANNEXE B LES INSPECTIONS.

B.1 LES PROCEDURES.


Les procédures de validation et de contrôle sont les suivantes :
a) l’accord bilatéral qui sera conclu entre l’Organisation et le pays
qui fournit les contingents servira de base à la détermination de la
quantité de matériel et de l’appui matériel que doit fournir le pays
en question;
b) la vérification du matériel fourni au titre d’une location sans
services sera effectuée par l’Organisation d’une manière compatible
avec les clauses de l’accord de location. Cela comprendra, le cas
échéant, l’enregistrement de numéros de série;
c) le remboursement dans le cadre d’une location avec ou sans
services sera limité à la quantité convenue ou à celle effectivement
acheminée dans la zone de la mission, la plus faible étant retenue;
d) les normes d’état de préparation seront celles établies pour la
zone de la mission par l’Organisation. Ces normes devraient être les
mêmes dans le système de la location avec services et dans celui de
la location sans services.
e) si une nation est remboursée sur la base d’une location avec
soutien, le fait qu’elle n’entretient pas le matériel au niveau d’état
de préparation prescrit entraînera une diminution du taux de
remboursement et, si le défaut d’entretien persiste, une
renégociation de l’accord bilatéral;
f) le commandant de la force des Nations Unies, conjointement avec
l’administration de la mission, procédera à des inspections et
évaluations périodiques dans la zone de la mission pour vérifier le
degré d’autosuffisance et s’assurer qu’il est fait un usage approprié
du matériel léger et des articles consomptibles dont le pays demande
à être remboursé sur la base de taux en dollars en fonction de
l’effectif du contingent fourni. Le fait de ne pas assurer le degré
d’autosuffisance convenu entraînera une diminution du taux de
remboursement et, s’il n’y est pas porté remède, une renégociation
de l’accord bilatéral;
g) il sera permis à l’une ou l’autre des parties contractantes de
procéder de sa propre initiative à l’inspection du matériel lourd
fourni pour veiller à ce qu’il soit compatible avec les besoins de la
mission et du contingent, et afin que des ajustements puissent être
apportés en fonction de l’évolution de la situation;
h) une procédure de règlement des différends sera instituée.

Logistique ONU Page n° 51


Les Procédures de vérification et de contrôle : les systèmes de
vérification et de contrôle s’articulent autour de quatre phases :
phase 1 — Préparation : Vérifier la quantité et la qualité du matériel
qui sera expédié ; vérifier la capacité, y compris l’autosuffisance,
dans les divers domaines techniques auxquels s’attache un taux de
remboursement standard ; négocier les taux de remboursement
concernant le matériel spécialisé.
phase 2 — Déploiement : Vérifier la présence de matériel lourd dans
la zone de la mission.
phase 3 — En mission : Vérifier l’état de préparation, les résultats
opérationnels et le degré de « self - sustainment » ; revoir deux fois
par an les taux de remboursement.
phase 4 — Redéploiement majeur ou retour dans le pays d’origine.

B.2 VERIFICATION ET CONTROLE DU MATERIEL APPARTENANT AUX


CONTINGENTS.

B.2.1 Introduction.
Le remboursement n’a lieu que lorsque l’on a vérifié que le matériel et les
services fournis répondaient aux engagements pris par le pays fournisseur de
contingents dans le mémorandum d’accord signé par le pays et l’Organisation
des Nations - Unies.

B.2.2 Objet.
Les principes et procédures définis ci-après ont pour objet de fixer les moyens
par lesquels l’ONU s’assure, conjointement avec le pays fournisseur de
contingents, que les normes de quantité et de qualité applicables au matériel
et aux services pour lesquels un remboursement sera demandé sont
respectées.

III.8.4.d Principes directeurs.


L’ONU, conjointement avec les contingents concernés ou le représentant
désigné du pays fournissant des contingents, est chargée de veiller à ce que le
matériel et les services fournis par le pays répondent aux besoins de
l’opération de maintien de la paix et sont conformes aux dispositions du
mémorandum d’accord qu’elle a conclu avec lui. À cet effet, l’ONU vérifie la
qualité du matériel et des services fournis, leur état et les quantités livrées.
Ce contrôle est effectué conjointement par l’ONU et le pays fournisseur de
contingents, conformément aux dispositions du mémorandum d’accord
relatives à la fourniture de personnel, de matériel et de services.
L’équipe d’inspection nommée par le chef de mission ou par un fonctionnaire
agissant en son nom doit être affectée à l’unité pendant une durée suffisante
pour assurer la continuité des activités de contrôle. Le pays fournissant des

Logistique ONU Page n° 52


contingents doit désigner pour chaque unité une personne qui sera chargée
d’assurer la liaison aux fins de la vérification et du contrôle.

L’évaluation des résultats obtenus à l’issue de la vérification doit faire appel


à la notion de « caractère raisonnable », à savoir notamment que l’on doit
déterminer si des mesures réelles ont été prises pour respecter les termes du
mémorandum d’accord, c’est-à-dire si le pays fournisseur de contingents et
l’ONU ont pris toutes les mesures raisonnables pour respecter l’esprit, sinon la
lettre, du mémorandum compte tenu également de l’importance de la
question et de la durée pendant laquelle le mémorandum d’accord n’a pas
été appliqué. Le principe à suivre pour déterminer le « caractère raisonnable
» des mesures prises consiste à déterminer si le matériel devant être fourni
par le pays et par l’ONU remplira sa fonction (militaire) sans frais
supplémentaires pour l’ONU ni pour le pays, autres que ceux qui sont prévus
dans le mémorandum d’accord.
Toutefois, lorsque l’on vérifie les services médicaux, il convient de s’assurer,
pour tous les niveaux de soutien sanitaire, que tout le matériel médical, ainsi
que tous les articles consomptibles et tout le personnel requis pour
administrer les traitements prévus au paragraphe consacré à ce sujet, à
hauteur des capacités prévues audit paragraphe, sont effectivement présents.
En matière médicale, les opérations de vérification constituent un contrôle de
qualité qui vise à s’assurer que tous les membres des contingents et autres
membres du personnel affecté à une mission de maintien de la paix disposent
de services médicaux conformes aux normes spécifiées au paragraphe
consacré à ce sujet.
L’inspection d’arrivée doit permettre de s’assurer que tous les membres des
contingents ont subi la préparation médicale et les vaccinations voulues. Les
résultats du contrôle doivent servir de base à des consultations, au niveau le
plus bas possible, entre l’ONU et le pays fournisseur de contingents, dans la
zone de la mission, afin que les moyens fournis par le pays répondent aux
besoins opérationnels de la mission. Ils doivent aussi permettre de
déterminer, en l’absence de critères minimaux de quantité et de qualité
applicables au matériel et aux services, quelles mesures correctives doivent
être prises, y compris des modifications aux conditions convenues pour le
remboursement. Par ailleurs, les parties peuvent décider, en fonction du
degré de non-exécution du mémorandum d’accord, d’en renégocier les
termes.

III.8.4.e Normes et critères applicables à l’inspection.


Lorsqu’elles vérifient les matériels majeurs et le matériel fourni au titre du
soutien logistique autonome, les équipes d’inspection appliquent les normes
approuvées dans les documents présentés à l’Assemblée générale. Les normes
à appliquer sont également indiquées dans le mémorandum d’accord signé par
l’ONU et le pays fournisseur de contingents. Les normes de performance sont
définies par rapport à la capacité opérationnelle exigée.

Logistique ONU Page n° 53


III.8.4.f Conduite des inspections de vérification.
Les inspections visent principalement à vérifier que les termes du
mémorandum d’accord ont été respectés et à prendre, le cas échéant, des
mesures correctives. Le temps et les effectifs disponibles étant limités à tous
les stades des opérations de maintien de la paix, il ne saurait être question
d’aller au-delà de ce qui est nécessaire pour déterminer si, dans chaque cas
d’espèce, l’ONU ou le pays fournisseur de contingent ont satisfait aux
exigences minimums.

B.3 TYPES D’INSPECTIONS DE VERIFICATION.


La vérification consiste en trois inspections qui ont lieu à trois étapes
différentes. Il est impératif que des inspections soient effectuées à l’arrivée
et au moment du rapatriement. Les inspections à l’arrivée doivent porter sur
l’ensemble du matériel et des services pour lesquels un remboursement est
prévu dans le mémorandum d’accord. Il appartient à l’ONU de vérifier l’état
opérationnel du matériel et/ou des services prévus dans le mémorandum
d’accord. Les inspections visant à déterminer l’état opérationnel peuvent être
effectuées à court délai de préavis lorsqu’il y a lieu de penser que les termes
du mémorandum d’accord ne sont pas respectés. Ces inspections peuvent être
limitées au domaine de préoccupation visé, selon ce que décidera l’ONU.

III.8.4.g Inspection à l’arrivée.


L’inspection du matériel lourd a lieu immédiatement à l’arrivée dans la zone
de la mission et doit être terminée dans un délai d’un mois. La durée et le
lieu sont décidés par l’ONU en consultation avec le pays fournisseur de
contingents. Lorsque le matériel et le personnel sont déjà présents dans la
zone de la mission au moment de la signature du mémorandum d’accord, la
première inspection a lieu à une date qui est conjointement arrêtée par la
mission et les autorités responsables du contingent, et est menée à bien dans
un délai d’un mois suivant cette date. Un représentant du pays fournisseur de
contingents doit donner des précisions concernant les moyens que ce dernier
est convenu de mettre à la disposition de la mission au titre du soutien
logistique autonome et démontrer que ces moyens ont bien été fournis. De
même, l’ONU doit rendre compte des services qu’elle fournit en vertu du
mémorandum d’accord. Les inspections effectuées à l’arrivée comportent les
éléments suivants :
Le matériel lourd dénombré et inspecté afin de vérifier que le matériel
livré correspond à ce qui est prévu dans le mémorandum d’accord en ce
qui concerne les quantités ainsi que les catégories et les groupes et
qu’il est prêt à être employé sur le théâtre d’opérations au principal
usage auquel il est destiné, et notamment peint aux couleurs de l’ONU;
Dans le cas d’une location sans services, le matériel est inspecté afin de
déterminer si son état est acceptable au regard des normes établies. On
détermine la consommation de pièces détachées et le coût des
réparations afin de s’assurer que les pièces de rechange et autres
équipements sont bien fournis et utilisés, conformément aux
dispositions du mémorandum d’accord;

Logistique ONU Page n° 54


Le matériel et les services qui relèvent du soutien autonome sont
inspectés dans un délai de six mois afin d’évaluer leur efficacité
opérationnelle. Si, pour une raison quelconque, l’ONU n’a pas procédé à
une inspection à l’arrivée, elle demeure tenue de régler
immédiatement les dépenses afférentes au matériel à compter de la
date d’arrivée. Afin de réduire les délais d’exécution, un pays
fournisseur de contingents peut demander d’envoyer une équipe afin de
donner des avis et des conseils concernant la fourniture de services,
éventuellement pour y inspecter le matériel avant l’arrivée dans la zone
de la mission. Toutefois, cette inspection ne remplace pas celle qui doit
être effectuée à l’arrivée.

III.8.4.h Inspections en cours d’opération.


Les inspections en cours d’opération sont effectuées en fonction des besoins
opérationnels durant le séjour des unités dans la zone de la mission. Elles
comportent les éléments suivants :
Le matériel lourd est dénombré et inspecté puis classé par catégories et
par groupes afin de vérifier qu’il a été livré dans les quantités
convenues et est utilisé comme il convient;
le matériel lourd est inspecté afin de vérifier qu’il est opérationnel;
dans le cas d’une location sans services, on détermine si l’état du
matériel, à savoir l’entretien qu’il nécessite, est acceptable. On
détermine la consommation de pièces de rechange et le coût des
réparations afin de vérifier que les pièces de rechange et autres
équipements sont fournis et utilisés conformément au mémorandum
d’accord;
les éléments qui relèvent du soutien autonome sont inspectés afin de
déterminer s’ils offrent des moyens suffisants et satisfaisants.

III.8.4.i Inspection au départ.


L’ ONU effectue une inspection au moment du rapatriement du contingent ou
de l’un de ses éléments. Cette inspection a pour but :
de faire le décompte de tout le matériel lourd appartenant au pays
fournisseur de contingents et devant être rapatrié;
de vérifier l’état du matériel lourd faisant l’objet d’un contrat de
location sans services, afin de s’assurer que seul le matériel du pays
fournisseur de contingents est rapatrié.
Lorsque les circonstances font que l’ONU ne peut procéder à une inspection
au départ, il convient d’envisager d’utiliser la dernière inspection qui a été
validée.

III.8.4.j Autres inspections et établissement de rapports.


D’autres vérifications ou inspections, donnant lieu notamment à
l’établissement de rapports d’inspection opérationnelle standard, pourront

Logistique ONU Page n° 55


être effectuées selon que le chef de la mission ou le Siège de l’ONU le
jugeront nécessaire :
Rapport d’inspection opérationnelle standard. Une inspection est
conduite chaque mois (ou à un autre intervalle). Le rapport d’inspection
est établi selon un modèle type. Il doit contenir une description de
l’état effectif du matériel et des services fournis par l’unité et par
l’ONU;
Rapport d’inspection. Des rapports d’inspection sont établis par la
mission après chaque inspection d’une unité. Les conclusions sont
examinées conjointement avec l’unité, qui contresigne le rapport;
Rapports sur l’état des demandes de remboursement. L’ONU remet
chaque mois au pays fournisseur de contingents un rapport sur l’état de
ses demandes de remboursement, dans lequel figurent les sommes
réglées au cours du mois, les sommes dues et le solde à la date
d’établissement du rapport.
Les procédures d’inspection et de vérification sont revues et améliorées en
permanence compte tenu des enseignements tirés de l’expérience acquise
dans les différentes missions et au Siège de l’ONU à l’occasion de la mise en
application des décisions de l’Assemblée générale. Les détails de l’application
pratique des procédures de vérification et de contrôle sont indiqués en
appendice au Manuel relatif au matériel appartenant aux contingents.
Les rapports de vérification, d’inspection et de contrôle sont conservés par le
Siège de l’ONU, le quartier général de la force, le pays fournisseur de
contingents et l’unité.

III.8.4.k Règlement des différends.


Après que les autres possibilités ont été épuisées, les différends portant sur
l’interprétation des conclusions des rapports d’inspection susceptibles d’avoir
une incidence sur le droit d’un pays fournisseur de contingents à obtenir un
remboursement ou sur toute autre question, et tout autre type de différends,
sont réglés selon la procédure approuvée par l’Assemblée générale et figurant
dans le mémorandum d’accord type.

Logistique ONU Page n° 56


ANNEXE C NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AUX MATERIELS LOURDS
FOURNIS DANS LE CADRE DE CONTRATS DE LOCATION AVEC OU SANS SOUTIEN

C.1 MATERIEL DE TRANSMISSIONS.


Le remboursement du matériel de transmissions prévu dans les formules de
location avec ou sans soutien s’applique aux unités de transmissions dont les
prestations s’étendent au niveau de la force, c’est-à-dire au-delà du bataillon
ou de l’unité.
Les dites prestations doivent être offertes à toutes les unités désignées par le
quartier général de la mission et figurer dans le mémorandum d’accord. Les
spécifications techniques à respecter sont énoncées dans le mémorandum.
Le matériel doit suffire à doter la mission du réseau de transmissions de base
dont elle a besoin. Des capacités de réserve sont maintenues sur le théâtre
d’opérations afin de garantir un service ininterrompu.
Lorsqu’une unité, qui n’est pas une unité de transmissions, a besoin de
capacités de transmissions d’un niveau supérieur, dont le remboursement
n’est pas prévu au titre du soutien logistique autonome (terminaux INMARSAT,
par exemple), le matériel nécessaire doit être autorisé dans le mémorandum
d’accord. Il est alors remboursable en tant que matériel lourd, comme il le
serait dans le cas d’une unité de transmissions.

C.2 MATERIEL ELECTRIQUE.


Le matériel électrique doit assurer l’alimentation principale en électricité des
camps de base, celle des sites dispersés occupés par des compagnies ou des
unités plus nombreuses ou celle des unités spécialisées ayant besoin d’une
production d’électricité dépassant 20 kVa (installations médicales, ateliers
d’entretien, etc.). Il comprend tout le matériel annexe, les articles
consommables connexes et les harnais de câble, ainsi que le câblage
nécessaire au raccordement des utilisateurs. Le remboursement de
l’appareillage électrique, des locaux d’hébergement et du câblage est
englobé dans le taux applicable au soutien logistique autonome. Lorsque des
soldats ou des unités spécialisées d’un contingent sont déployés auprès d’un
autre contingent, le mémorandum d’accord conclu avec les deux parties doit
préciser à qui incombe le soin d’assurer l’alimentation en électricité.
Les groupes électrogènes principaux des camps de base et ceux équipant les
installations médicales doivent être dotés de capacités de réserve
fonctionnant en parallèle. Les capacités de réserve doivent être suffisantes
pour couvrir à tout moment les besoins médicaux et doivent desservir les
centres vitaux des installations médicales, qui doivent recevoir la priorité
absolue. Le taux de remboursement est calculé en fonction de la puissance
totale des deux groupes électrogènes. Tous les groupes électrogènes
principaux du camp de base doivent pouvoir fonctionner sans interruption 24
heures sur 24.

Logistique ONU Page n° 57


Les blocs électrogènes isolés (c’est à dire ceux qui ne fonctionnent pas en
parallèle) seront arrêtés au maximum trois heures par période de 24 heures,
pour les opérations d’entretien, d’alimentation en carburant et de réparation.
Les groupes électrogènes qui alimentent les installations médicales doivent
également être dotés de capacités de réserve fonctionnant en parallèle. Les
capacités de réserve doivent être suffisantes pour couvrir à tout moment les
besoins médicaux. Lorsque des soldats d’un contingent ou des unités
médicales d’un pays donné sont déployés et opèrent avec le contingent d’un
autre pays, il convient de préciser dans le mémorandum d’accord à qui
incombe le soin d’assurer l’alimentation en électricité, y compris les
capacités de réserve.

C.3 MATERIEL GENIE.


Les taux entrant dans cette catégorie sont applicables aux matériels lourds
utilisés pour accomplir des tâches de génie à l’appui de la mission. Le
contingent et ses capacités doivent être autorisés dans le mémorandum
d’accord.
Le matériel de génie doit être maintenu en condition, de manière à pouvoir
servir dès sa mise en place.

C.4 MATERIEL D’OBSERVATION.


Dans le cas de la location avec soutien, le matériel d’observation doit être
entretenu de manière à être en état de fonctionner 24 heures sur 24 dans
toutes les antennes d’observation. Il doit être régulièrement étalonné.
Il incombe à l’ONU de fournir les pièces de rechange et le matériel
nécessaires pour que le matériel des antennes d’observation soit en état de
marche 24 heures sur 24 dans le cas de la location sans soutien,

C.5 HELICOPTERES.
Les hélicoptères faisant partie du matériel spécial, le type, le nombre
d’appareils et les normes de performance doivent être spécifiés dans des
lettres d’attribution distinctes. Le groupe des opérations aériennes de la
mission est chargé de suivre les performances des appareils et d’en rendre
compte.

C.6 ARMEMENT.
Les armes collectives doivent être en état de fonctionnement à 90 %. Un bon
état de fonctionnement suppose notamment le réglage du viseur et le
calibrage des armes ainsi que des tirs d’essai périodiques, dans la mesure où
ils sont autorisés dans la zone de la mission. Les munitions utilisées pour les
tirs d’essai et d’exercice font partie des articles consommables et sont
couvertes par le taux de remboursement applicable à l’entretien en cas de
location avec soutien. En conséquence, les munitions d’exercice sont à la
charge du pays, sauf dans le cas où, à la demande expresse du commandant
de la force, les quantités utilisées pour la formation opérationnelle sont
supérieures à celles prévues par les normes de préparation de l’ONU.

Logistique ONU Page n° 58


Lorsque des armes sont fournies par l’ONU, celle-ci constitue sur le théâtre
d’opérations les stocks de pièces de rechange nécessaires pour maintenir le
matériel en bon état de fonctionnement.
L’ONU rembourse aux pays contributeurs les dépenses engagées pour le
déploiement de stocks de munitions opérationnelles dans la zone de la mission
et leur redéploiement. Le montant remboursé tient compte des munitions
devenues inutilisables pendant le temps passé dans la zone de la mission.
Néanmoins, les États membres sont tenus de mettre en place des munitions
dont la durée de vie utile est supérieure à la durée prévue de l’affectation à
la mission. Les munitions opérationnelles utilisées sous la responsabilité du
commandant de la force sont remboursées, sous réserve d’être indiquées dans
les rapports que le commandant établit à la fin de chaque opération.

C.7 VEHICULES.
Il incombe à l’équipe d’inspection de vérifier que le classement des véhicules
est conforme aux descriptions figurant dans le document A/C.5/49/70.
Les véhicules de type civil sont des véhicules que l’on peut normalement se
procurer dans le commerce. Les véhicules de type militaire sont spécialement
conçus selon des spécifications militaires précises et construits pour convenir
à des applications militaires particulières. Un véhicule civil qui a été très
sensiblement remanié (modification lourde de sa conception et installation de
nouveaux éléments importants) pourra être considéré comme un véhicule
militaire pour le calcul des sommes à rembourser au titre du matériel
appartenant au contingent, sous réserve que le mémorandum d’accord en
porte mention. Les conditions dans lesquelles la transformation d’un véhicule
civil permet aux nations contributrices de prétendre à un remboursement au
titre du matériel militaire doivent être définies lors de la négociation du
mémorandum d’accord au Siège de l’ONU, étant entendu que les
considérations qui doivent primer en cas de désaccord sont les besoins
opérationnels et la notion de « caractère raisonnable».
Les opérations d’entretien et les pièces de rechange prises en charge par
l’ONU doivent être examinées pour déterminer si leur coût est supérieur au
montant des frais d’entretien qui seraient remboursables en l’espèce dans le
cas d’une location avec services. En cas de dépassement, il est procédé à une
première évaluation pour déterminer si le surcoût est imputable aux
contraintes du milieu ou à un usage opérationnel intense. S’il n’est pas
imputable aux conditions locales mais à l’état du matériel, le Siège de l’ONU
en est informé dans un rapport précisant le type de matériel ayant fait l’objet
du dépassement et le montant de celui-ci. En pareil cas, les sommes
remboursables au pays contributeur au titre de la location sans services
pourront être réduites du montant du dépassement constaté par rapport au
montant estimatif obtenu en appliquant le taux prévu pour l’entretien dans
un contrat type de location avec services.
Le matériel autorisé dans le mémorandum d’accord comprend tout le matériel
annexe, tous les articles inscrits sur la liste de pointage (crics, trousses à
outils, pneus de rechange, etc.) et tous les articles consommables (hormis le
carburant) qui doivent accompagner les véhicules.

Logistique ONU Page n° 59


Location avec soutien. Le contrat de location avec services prévoit que si le
parc de véhicules en état de fonctionnement opérationnel (c’est-à-dire prêts
à être utilisés) est inférieur à 90 % du parc autorisé dans le mémorandum
d’accord pour une sous-catégorie de véhicules, le montant du remboursement
est réduit en conséquence.
Un véhicule est considéré hors d’état de fonctionnement s’il est inutilisable
aux fins normalement prévues pour la mission pendant plus de 24 heures. Un
contingent peut constituer des stocks opérationnels limités (10 % au plus du
nombre d’unités autorisées) pour permettre le remplacement immédiat des
véhicules perdus ou trop endommagés pour pouvoir être réparés sur le théâtre
d’opérations.
Location sans soutien. Aux termes d’un accord de location avec soutien, le
véhicule doit être fourni en état de fonctionnement opérationnel et
accompagné de tout son matériel annexe et de tous les articles inscrits sur la
liste de pointage, de manière à pouvoir être utilisé dès son arrivée dans la
zone de la mission. L’ONU maintient en état de fonctionnement opérationnel
au moins 90 % du parc de véhicules prévu pour chaque sous-catégorie. Un
véhicule est considéré hors d’état de fonctionnement s’il est inutilisable aux
fins normalement prévues pour la mission pendant plus de 24 heures. Si l’ONU
ne parvient pas à maintenir 90 % des véhicules en état de fonctionnement, les
tâches et missions confiées au contingent pourront être revues à la baisse sans
que la réduction des taux d’activité en résultant entraîne une réduction
concomitante des montants remboursables à divers titres. Il incombe à l’ONU
de restituer les véhicules aux nations contributrices dans l’état de
fonctionnement opérationnel dans lequel elle les a reçus, avec tout le
matériel annexe et tous les articles inscrits sur la liste de pointage qui les
accompagnaient.
Systèmes d’armes. Les systèmes d’armes doivent être entretenus sur tous les
véhicules de manière à préserver la capacité d’action. Dans le cas des
systèmes embarqués sur des véhicules de combat, il faut assurer le bon
fonctionnement de l’arme principale et de son télépointeur. Si l’arme elle-
même ou le télépointeur est hors d’usage, on considérera, aux fins des
remboursements, que le véhicule n’est pas en état de fonctionnement.
Peinture. Pour être considérés comme en état de fonctionnement aux fins
d’une opération des Nations Unies, tous les véhicules doivent être peints en
blanc et porter les signes distinctifs des Nations Unies. Si les travaux de
peinture ne sont pas terminés avant le déploiement des véhicules, le
remboursement peut être différé jusqu’à ce que la règle soit respectée, à
moins que le Siège de l’ONU n’ait expressément autorisé une dérogation. Les
frais de peinture sont remboursés sur présentation d’une demande
correspondant à la liste du matériel autorisé figurant dans le mémorandum
d’accord.

Logistique ONU Page n° 60


ANNEXE D NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL MINEUR ET
AUX ARTICLES CONSOMMABLES :

D.1 FOURNITURES DE BUREAU :


Pour pouvoir prétendre à un remboursement au taux fixé pour la catégorie de
soutien autonome relative aux bureaux, le contingent doit remplir les
conditions suivantes :
fournir le mobilier, le matériel et les fournitures de bureau requis pour
tout le personnel d’état-major de l’unité ;
fournir les fournitures de bureau et les services nécessaires ;
être doté du matériel informatique et de reproduction, ainsi que des
logiciels et des bases de données nécessaires pour toute la
correspondance interne et l’administration de l’état-major.
L’unité assure le maintien en état de ses bureaux et fournit notamment le
matériel, les pièces de rechange et les fournitures nécessaires à cet effet.
Le taux de remboursement s’applique à la totalité des effectifs du contingent.
Si l’Organisation des Nations Unies fournit des bureaux équivalents, l’unité
n’a pas droit à un remboursement au titre de cette catégorie.

D.2 NETTOYAGE ET BLANCHISSAGE :


Pour pouvoir prétendre à un remboursement au taux fixé pour la catégorie de
soutien autonome relative au blanchissage et au nettoyage, le contingent doit
:
fournir des installations de blanchissage et de nettoyage, y compris pour
le nettoyage à sec des vêtements spéciaux utilisés à des fins
opérationnelles, desservant tous les membres du contingent ;
veiller à ce que tout le matériel de blanchissage et de nettoyage soit
conforme aux règles d’hygiène et garantisse un environnement sain ;
fournir l’ensemble du matériel, des services et des fournitures.
Au cas où la dispersion géographique d’un contingent impose à l’ONU de ne
fournir des services de blanchissage et de nettoyage qu’à une partie de ce
contingent, les frais sont remboursés au pays fournisseur du contingent, au
taux applicable au soutien autonome pour les membres du contingent non
desservis par l’ONU.

D.3 TENTES :
Pour pouvoir prétendre à un remboursement au taux fixé pour la catégorie de
soutien autonome relative aux tentes, le contingent doit être en mesure :
d’héberger son personnel sous des tentes;

Logistique ONU Page n° 61


de fournir des tentes à usage temporaire de bureau et autre espace de
travail.
Les contingents ont droit dans un premier temps au remboursement des
tentes sur une période de six mois si leur hébergement n’est pas assuré par
l’ONU. Dans les cas où l’ONU fait savoir à un pays fournisseur de contingents,
avant le déploiement du contingent, qu’il n’est pas nécessaire de prévoir un
hébergement sous tentes, le pays n’est pas remboursé à ce titre.
Lorsque l’ONU n’est pas en mesure d’assurer un hébergement permanent dans
des structures rigides ou semi-rigides à l’issue d’une période de six mois
d’hébergement sous tentes, le pays fournisseur de contingents peut prétendre
à un remboursement au titre du soutien autonome pour les tentes et pour le
matériel d’hébergement. Ces deux taux sont appliqués simultanément jusqu’à
ce que le contingent soit logé selon la norme correspondant au taux fixé pour
le matériel d’hébergement.

D.4 FOURNITURES GENERALES :


Les articles des trois sous-catégories concernées seront remboursés au titre de
l’autosuffisance si l’unité fournit les articles suivants :
du matériel de couchage : les draps de lit, couverture, alèses, oreillers
et serviettes. Les sacs de couchage peuvent remplacer draps de lit et
couvertures. On veillera à en fournir des quantités suffisantes afin de
permettre rechanges et nettoyage.
du mobilier : pour chaque membre de l’unité, un lit, un matelas, une
table de nuit, une lampe de chevet et une petite armoire-vestiaire, ou
d’autres meubles constituant un espace de vie adéquat.
le bien-être : des niveaux d’équipement et de confort appropriés pour
le moral et le bien-être du personnel du contingent.
Le contingent se charge de l’ensemble du matériel et de son entretien, ainsi
que des fournitures nécessaires. Si l’Organisation des Nations Unies fournit un
service correspondant à des normes équivalentes, les articles de chacune de
ces sous catégories ne seront pas remboursés à l’unité.

D.5 BIEN-ETRE – WELFARE :


Installations de loisirs appropriées, comprenant des articles tels que :
des magazines (abonnement) ;
du matériel sportif ;
des jeux ;
des télévisions et magnétoscopes…

D.6 MATERIEL DE CARACTERE EXCEPTIONNEL :


Tout matériel léger ou article consomptible particulier non pris en compte
dans les taux de remboursement au titre de l’autosuffisance susmentionnée
sera considéré comme du matériel de caractère exceptionnel. Les articles

Logistique ONU Page n° 62


relevant de la catégorie du matériel de caractère exceptionnel feront l’objet
d’un accord bilatéral spécial entre le pays qui fournit le contingent et
l’Organisation des Nations Unies.

Logistique ONU Page n° 63


ANNEXE E NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL LEGER ET
AUX ARTICLES CONSOMMABLES FOURNIS AU TITRE DU SOUTIEN LOGISTIQUE
AUTONOME.

E.1 TRANSMISSIONS.
Le téléphone est le moyen de communication privilégié du contingent; il sera
utilisé autant que possible pour les liaisons internes de l’état-major ainsi
qu’avec les petits éléments et unités situées dans le cantonnement principal
Les besoins concernant les transmissions VHF/UHF-FM et HF dans la zone
d’opérations seront déterminés durant le relevé du site et feront l’objet de
négociations avec le pays fournissant le contingent. Les normes relatives à
chaque sous-catégorie de communications sont définies ci-après, dans l’ordre
de préférence d’emploi. Afin d’avoir droit à un remboursement au titre du
soutien logistique autonome dans le domaine des transmissions, le contingent
doit répondre aux critères suivants :

E.1.1 Téléphone :
Le contingent utilise le téléphone en tant que moyen essentiel de
communication interne dans le cantonnement principal. Le quartier général
du contingent, les petits éléments stationnaires (bureaux, locaux de travail,
postes d’observation et de garde, etc.) et les petites unités situées dans le
principal cantonnement sont branchées sur le réseau téléphonique dès le
début de l’opération, afin d’utiliser au maximum la voie téléphonique. Le
réseau mis en place doit être compatible avec celui qui dessert l’ensemble de
la mission. Il conviendrait que la connexion soit établie au niveau le plus
simple (c’est-à-dire circuit bifilaire au moins), ce qui permettra au contingent
d’avoir accès, le cas échéant, au réseau local des PTT. Le remboursement est
fondé sur l’effectif du principal cantonnement de base et sur les éléments du
contingent se trouvant dans d’autres endroits qui sont autorisés à disposer des
services téléphoniques assurés par le contingent.
Afin d’être remboursé au titre du soutien logistique autonome le contingent
doit :
fournir, installer, faire fonctionner et entretenir un central et un réseau
qui permettent d’assurer la liaison téléphonique à l’intérieur du
principal cantonnement de base;
fournir, installer et entretenir un nombre suffisant d’appareils pour le
contingent et ses petits éléments et unités dans la zone d’opérations (y
compris tous les câbles, fils, connecteurs et autres équipements
éventuellement nécessaires);
disposer d’un stock suffisant de pièces détachées et d’articles
consommables pour appuyer les opérations et pour réparer ou
remplacer le matériel déficient.

Logistique ONU Page n° 64


E.1.2 Communications VHF/UHF-FM :
Les communications VHF/UHF-FM sont utilisées en premier lieu pour assurer la
liaison avec les unités et les éléments tactiques ou mobiles du contingent qui
pourront ainsi utiliser la voie téléphonique.
Les communications VHF/UHF-FM peuvent servir au contingent de moyen de
transmission auxiliaire, mais elles ne donnent pas droit à remboursement à ce
titre.
Le remboursement est fondé sur les effectifs du contingent. Afin de bénéficier
d’un remboursement au titre du soutien logistique autonome, le contingent
doit:
mettre en place un réseau de commandement et de conduite des
opérations jusqu’à l’échelon de la petite unité (section, groupe de
combat ou escouade);
établir un réseau à des fins administratives;
disposer d’un réseau non monté pour les patrouilles et opérations de
sécurité ou d’autres réseaux primaires non montés sur véhicule;
assurer un stock suffisant de pièces détachées et d’articles
consommables pour appuyer les opérations et pour réparer ou
remplacer le matériel déficient.

E.1.3 Communications HF :
Les transmissions HF sont utilisées comme moyen primaire de liaison avec les
petits éléments et unités du contingent qui opèrent dans la zone située hors
de portée des réseaux VHF/UHF-FM et en milieu tactique ou mobile
permettant ainsi de communiquer par téléphone ou par liaison VHF/UHF- FM.
Elles peuvent être utilisées comme moyen auxiliaire d’appui pour le
téléphone ou les liaisons VHF/UHF-FM, mais ne donnent pas droit à
remboursement à ce titre. De plus, l’emploi des communications HF
uniquement comme liaison nationale de l’arrière ne sera pas remboursé. Le
remboursement sera fondé sur l’effectif autorisé des petits éléments et unités
du contingent opérant dans les zones situées hors de portée des réseaux
VHF/UHF-FM et en milieu tactique ou mobile, permettant ainsi de
communiquer par téléphone ou par liaison VHF/UHF-HF.
Afin d’avoir droit au remboursement au titre du soutien logistique autonome,
le contingent doit :
communiquer avec les petits éléments et unités du contingent qui
opèrent en milieu tactique ou mobile et se trouvent hors de portée des
liaisons VHF/UHF-HF du poste de base, permettant ainsi d’assurer la
liaison par téléphone;
mettre en place un réseau de commandement et de conduite des
opérations utilisant du matériel HF non monté sur véhicule;
disposer d’un stock suffisant de pièces détachées et d’articles
consommables pour appuyer les opérations et pour réparer ou
remplacer le matériel déficient.

Logistique ONU Page n° 65


E.2 MATERIEL ELECTRIQUE.
Pour pouvoir prétendre à un remboursement au taux fixé pour la catégorie de
soutien autonome relative au matériel électrique, le contingent doit fournir
une alimentation électrique décentralisée à partir de groupes électrogènes.
Cette production d’électricité doit permettre :
d’assurer une alimentation électrique stable aux petites sous-unités
telles que postes d’observation et petits campements, au niveau de la
compagnie, de la section ou du groupe;
de fournir une énergie de réserve supplémentaire en cas d’interruption
de l’alimentation électrique principale, qui est assurée par des groupes
électrogènes plus gros;
de fournir tous les câblages, circuits et luminaires nécessaires.
Ne sont pas incluses les sources d’alimentation électrique des unités plus
importantes. Les frais à ce titre sont remboursés au taux applicable au
matériel lourd.

E.3 MATERIEL LEGER DU GENIE.


Pour pouvoir prétendre à un remboursement au taux fixé pour la catégorie de
soutien autonome relative au matériel léger du génie, le contingent doit, dans
ses zones de cantonnement, être en mesure :
de réaliser des travaux de construction légers ne relevant pas de la
défense des périmètres;
d’effectuer des petits travaux de réparation et de remplacement du
matériel électrique;
d’effectuer des travaux de plomberie et de réparer le réseau
d’adduction d’eau;
d’effectuer de petits travaux d’entretien et autres petits travaux de
réparation;
de fournir tout le matériel d’atelier, les outils et les fournitures
nécessaires à cet effet.
Protection contre les agents nucléaires, bactériologiques et chimiques.
Les articles de la catégorie concernée seront remboursés au titre de
l’autosuffisance si le contingent est capable d’assurer une protection
complète à ses membres appelés à opérer dans tout milieu où les agents NBC
peuvent constituer une menace. À ce titre, l’unité doit pouvoir :
détecter et identifier les agents NBC à l’aide du matériel de détection
approprié;

Logistique ONU Page n° 66


réaliser des opérations de décontamination pour l’ensemble des
membres de l’unité et du matériel individuel dans un milieu où les
agents NBC peuvent constituer une menace;
fournir à tous les membres de l’unité les vêtements et le matériel de
protection contre les agents NBC (masque, combinaison, gants, trousse
individuelle de décontamination, injecteurs, par exemple);
se charger de l’ensemble du matériel et de son entretien, ainsi que des
fournitures nécessaires. Elle ne sera remboursée de la protection contre
les agents NBC que si la fourniture des moyens correspondants est
demandée par l’Organisation des Nations Unies.

E.4 MATERIEL D’OBSERVATION.


Les articles de la catégorie concernée seront remboursés au titre de
l’autosuffisance si le contingent dispose de moyens lui permettant d’observer
l’ensemble de la zone d’opérations. Les normes correspondant à chacune des
trois sous-catégories sont les suivantes :
le matériel général : des jumelles d’observation générale.
la vision nocturne :
assurer une capacité d’observation visuelle nocturne en visibilité
directe infrarouge, à imagerie thermique ou à intensification de
lumière, passive ou active;
pouvoir repérer, identifier et classer par catégories les personnes ou
les articles sur une distance de 1 000 mètres ou davantage;
avoir les moyens de faire des patrouilles nocturnes et d’intercepter
des missions.
le matériel de localisation. Avoir les moyens de déterminer
l’emplacement géographique exact d’une personne ou d’un article dans
la zone d’opération en utilisant conjointement le système mondial de
localisation et la télémétrie laser.
Le contingent se charge de l’ensemble du matériel et de son entretien, ainsi
que des fournitures. Les articles des sous-catégories vision nocturne et
localisation ne seront remboursés que si l’Organisation des Nations Unies
demande au pays fournisseur de doter l’unité des capacités correspondantes.

E.5 IDENTIFICATION.
Les articles de la catégorie concernée seront remboursés au contingent au
titre de l’autosuffisance si celui-ci est en mesure :
de conduire des opérations de surveillance à l’aide de matériel de prise
de vues tel que caméras électroniques et appareil photographique à
visée reflex mono-objectif;
de traiter et de monter les informations visuelles obtenues;

Logistique ONU Page n° 67


de se charger de l’ensemble du matériel et de son entretien, ainsi que
des fournitures nécessaires ;

E.6 FOURNITURES POUR LA DEFENSE DES PERIMETRES.


Les articles de la catégorie concernée seront remboursés au titre de
l’autosuffisance si le contingent :
assure la sécurité de ses camps de base à l’aide de moyens appropriés
de défense des périmètres (obstacles en fil de fer barbelé, sacs de sable
et autres obstacles);
installe des systèmes d’alerte et de détection rapides (passifs ou actifs)
destinés à protéger ses locaux;
construit des ouvrages fortifiés d’autodéfense (petits abris, tranchées et
postes d’observation) dont la réalisation n’a pas été confiée aux unités
du génie spécialisées;
se charge de l’ensemble du matériel et de son entretien, ainsi que des
fournitures nécessaires;
si l’Organisations des Nations Unies fournit un service correspondant à
des normes équivalentes, les articles de la catégorie concernée ne
seront pas remboursés à l’unité.

Logistique ONU Page n° 68


ANNEXE F NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AUX MATERIELS MAJEURS
FOURNIS DANS LE CADRE DE CONTRATS DE LOCATION AVEC OU SANS SERVICES
POUR LE DOMAINE SOUTIEN DE L’HOMME : ALIMENTATION
L’équipe d’inspection doit s’assurer que les normes ci-après sont respectées.
Les articles relevant de cette catégorie sont remboursés au titre du soutien
autonome6 à condition que le contingent soit en mesure de servir à ses
membres des repas froids et chauds dans un milieu propre et sain.
Le contingent est tenu :
de fournir des cantines et du matériel de cuisine, y compris des
fournitures, des articles consomptibles, de la vaisselle et des couverts,
à tous les cantonnements;
d’équiper les cuisines de capacités de stockage par congélation (14
jours le cas échéant), par réfrigération (7 jours) et au sec;
d’équiper les cuisines de lave-vaisselle à haute température;
de veiller à ce que les cuisines soient équipées d’un matériel
permettant de maintenir l’hygiène et la propreté des lieux.
L’unité assure l’entretien et le service de ses cantines, y compris tout le
matériel de restauration, les pièces de rechange et les fournitures telles
que vaisselle et couverts. Si l’Organisation des Nations Unies fournit des
articles correspondant à une norme équivalente, les articles de la
catégorie concernée ne sont pas remboursés à l’unité ;
Les denrées, l’eau et les carburants et lubrifiants ne sont pas inclus car
ils sont normalement fournis par l’Organisation des Nations Unies. Elle
négocie avec le pays fournisseur un remboursement supplémentaire si
celle-ci ne peut pas les fournir.

6
Nota : Lorsque des camions frigorifiques (mobiles) sont utilisés, les frais correspondants
sont remboursés séparément, au titre des matériels majeurs

Logistique ONU Page n° 69


ANNEXE G NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES POUR LE DOMAINE
SOUTIEN SANITAIRE

G.1 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AUX MATERIELS MAJEURS


FOURNIS DANS LE CADRE DE CONTRATS DE LOCATION AVEC OU SANS
SERVICES
L’équipe d’inspection de l’ONU doit s’assurer que les normes ci-après sont
respectées :
Matériel médical et dentaire.
Seuls les équipements médicaux fournis conformément aux normes des
Nations Unies (voir «Normes des Nations Unies concernant les niveaux
de soutien sanitaire», appendices I et II de l’annexe VIII du document
A/C.5/54/49, p. 64 à 94) et au mémorandum d’accord sont remboursés
en tant que matériel médical.
Les équipements remboursables sont ceux visés dans le mémorandum
d’accord dans tous les cas où des équipements médicaux sont utilisés
pour fournir les services de soutien sanitaire des niveaux I, II et III tels
que définis par les normes des Nations Unies (médecine générale,
médecine interne, services chirurgicaux, autres spécialités convenues,
services dentaires et d’hygiène, pharmacie, analyses de sang,
radiographie, services de laboratoire, soins en salle, conditionnement
de survie et de sauvetage, et évacuation au niveau suivant).
Les contingents doivent disposer d’équipements médicaux suffisants
pour assurer les services de soutien sanitaire correspondant
respectivement aux niveaux I, II et III définis par les normes des Nations
Unies (soins aux patients ambulatoires ou hospitalisés, services de
diagnostic élémentaires et avancés, services de sauvetage élémentaires
et avancés, et services chirurgicaux élémentaires et avancés). Ils
doivent aussi disposer de capacités suffisantes de réapprovisionnement,
ainsi que de capacités d’évacuation sanitaire primaire et secondaire
dans la zone de la mission, comme prévu dans le mémorandum
d’accord. Les équipements médicaux demandés doivent être fournis et
maintenus en état de fonctionnement, de manière à être pleinement
opérationnels et à offrir un milieu aseptique et stérile conformément
aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le but étant
de garantir un soutien médical ininterrompu et des services médicaux
adéquats, y compris des capacités d’évacuation.
Si, à la demande de l’ONU, le niveau I inclut un laboratoire, le coût de
celui-ci est remboursé au titre des matériels majeurs.

Logistique ONU Page n° 70


G.2 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL MINEUR ET AUX
ARTICLES CONSOMMABLES FOURNIS AU TITRE DU SOUTIEN LOGISTIQUE
AUTONOME
Matériel médical.
Ce type de matériel répond aux définitions suivantes :
Équipement médical. Matériel référencé, servant à assurer le soutien
sanitaire dans les installations des niveaux I, II et III définis par l’ONU.
Médicaments. Médicaments produits selon les normes de l’OMS et utilisés en
vue d’assurer le soutien sanitaire dans les installations des niveaux I, II et III
définis par l’ONU.
Fournitures médicales. Fournitures non référencées, utilisées pour assurer le
soutien sanitaire dans les installations des niveaux I, II et III définis par l’ONU.
Soutien sanitaire autonome. Approvisionnement initial et
réapprovisionnement en médicaments et fournitures médicales pour assurer le
soutien sanitaire dans les installations des niveaux I, II et III définis par l’ONU.
Pour pouvoir prétendre à un remboursement au taux fixé pour la catégorie de
soutien autonome relative au soutien sanitaire, l’installation doit assurer un
soutien autonome pour le niveau des premiers secours, les niveaux I, II et III,
incluant l’usage du sang et des dérivés sanguins et avoir les moyens d’agir
dans les zones à risque épidémiologique élevé pour le personnel couvert par
ladite installation, conformément aux «Normes des Nations Unies concernant
les niveaux de soutien médical» tels qu’indiquées dans le mémorandum
d’accord.
Le remboursement des services médicaux au titre du soutien autonome, y
compris pour le matériel mineur, les outils, les fournitures et les articles
consommables correspondants, se fera au taux du soutien autonome
correspondant au niveau de service assuré et sera calculé sur la base des
effectifs totaux des unités et contingents couverts par l’installation,
conformément au mémorandum d’accord (le remboursement sera calculé sur
la base des effectifs totaux). Si un pays fournissant des contingents assure des
services médicaux conformes aux normes de l’ONU correspondant à plus d’un
niveau de soutien sanitaire, le remboursement est effectué sur la base du
montant cumulatif des taux correspondants.
Tous les produits pharmaceutiques, articles médicaux consommables et
équipements médicaux doivent répondre aux normes de qualité minimum des
Nations Unies. Toutes les antennes sanitaires des Nations Unies des niveaux 2
et 3 doivent être équipées et pourvues en personnel de manière à pouvoir
accueillir et traiter tous les membres des contingents et tous les membres du
personnel des Nations Unies, sans considération de sexe, de religion ou de
culture et dans le respect de la dignité et de l’individualité de tous les
patients.
Aucun membre du personnel médical ni aucun patient ne peut faire l’objet de
discrimination en raison d’une infection avérée ou soupçonnée par le virus de
l’immunodéficience humaine (VIH).

Logistique ONU Page n° 71


Le dépistage dans les antennes des Nations Unies doit être confidentiel et se
faire de plein gré et aucun dépistage du VIH ne doit être effectué en
l’absence de services de soutien psychologique et de conseil.
Le personnel médical doit mener une campagne active de sensibilisation au
VIH et d’information sur les modes d’infection et les méthodes de prévention.
Toutes les antennes médicales des Nations Unies assurent les urgences
médicales pour tous les membres des contingents des Nations Unies et tout le
personnel des Nations Unies dans leur zone de responsabilité.
Sauf en cas d’urgence, le personnel médical spécialisé et les installations des
niveaux 2 et 3 peuvent n’accepter de recevoir un patient que s’il leur est
adressé par une antenne de niveau I.
On trouvera ci-après un récapitulatif des normes des Nations Unies applicables
à chaque niveau de soutien sanitaire aux fins du remboursement au titre du
soutien autonome :
Niveau des premiers secours (techniques élémentaires de sauvetage) :
premiers secours administrés immédiatement à un blessé par la
personne qui se trouve le plus près de lui, sur le lieu de relève, y
compris fournitures médicales et sanitaires personnelles (paquets de
pansements, insectifuge, produits de purification de l’eau, aspirine,
etc.). Tous les membres des opérations de maintien de la paix des
Nations Unies doivent avoir des connaissances et des compétences
élémentaires de secourisme.
Niveau I (soins donnés au niveau du bataillon) :
premier niveau où l’assistance médicale est fournie par un médecin
et une équipe médicale. Les soins sont généralement dispensés par
les équipes médicales organiques des unités sur le terrain, qui
assurent la réanimation, le conditionnement de survie, le triage et
l’évacuation des malades et des blessés;
ramassage des blessés et évacuation vers des niveaux de soins plus
élevés (niveau II et/ou niveau III);
traitement des affections courantes et sans gravité et des blessures
légères;
application de mesures de prévention des maladies, des blessures non
liées au combat et du stress;
sensibilisation aux risques d’infection par le VIH, enseignement et
actions de prévention dans la zone de responsabilité;
traitement de 20 patients ambulatoires par jour; capacité de la salle
de convalescence et de transit : cinq patients pendant deux jours au
maximum; fournitures médicales et articles consommables suffisants
pour 60 jours;
fourniture de services médicaux sur la base de l’effectif d’un
bataillon au maximum ;
fourniture de services médicaux d’urgence à tout le personnel des
Nations Unies dans la zone de responsabilité.

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Niveau II (soins donnés au niveau de la brigade, dans une antenne
chirurgicale ou un hôpital de campagne de base) :
antenne médicale (hôpital de campagne de base) dotée de
compétences spécialisées limitées (médecins) et de capacités
limitées en matière de chirurgie (capacités élémentaires), soins
intensifs, soins dentaires, services de laboratoire, radiographie, soins
en salle, stérilisation et pharmacie (par exemple chirurgie salvatrice
et conservatrice, traitement définitif de maladies courantes);
capacité de traitement : trois à quatre opérations chirurgicales par
jour; hospitalisation de 10 à 20 malades ou blessés pendant sept jours
au maximum, 40 consultations externes par jour au maximum, de 5 à
10 consultations dentaires par jour;
fournitures médicales, fluides médicaux, et produits consommables
suffisants pour 60 jours;
conservation et transport en milieu climatisé pour empêcher la
détérioration et la contamination du sang et des dérivés sanguins;
transfusion de sang et de dérivés sanguins compte tenu du groupe
sanguin et du facteur Rhésus, dans des conditions d’hygiène propres à
prévenir la contamination;
analyses de sang et groupage sanguin;
si convenu dans le mémorandum d’accord, services de spécialistes
selon les besoins de la mission (gynécologue, spécialiste en médecine
tropicale, psychologue (traitement du stress), etc.);
soins médicaux avancés pour assurer le conditionnement médical de
survie de blessés graves en vue de leur transport vers une antenne
médicale de niveau III;
éventuellement, équipe de spécialistes chargée de ramasser les
blessés graves sur le lieu de relève et de les escorter jusqu’à une
antenne de niveau plus élevé;
fourniture de services médicaux et dentaires sur la base de l’effectif
d’une brigade au maximum.
Niveau III (hôpital de campagne lourd) :
hôpital de campagne (lourd) polyvalent doté de tout l’équipement et
de tout le personnel nécessaires pour assurer les principaux services
médicaux et chirurgicaux spécialisés;
services avancés dans les domaines ci-après : chirurgie, soins
intensifs, soins dentaires (chirurgie dentaire d’urgence), services de
laboratoire, radiographie, soins en salle et pharmacie;
capacité de traitement : 10 opérations chirurgicales par jour au
maximum; hospitalisation de 50 patients pendant 30 jours au
maximum; 60 consultations externes par jour au maximum; 10
consultations dentaires par jour au maximum; 20 radiographies et 40
tests de laboratoire par jour au maximum; fournitures médicales et
produits consommables suffisants pour 60 jours;

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conservation et transport en milieu climatisé pour empêcher la
détérioration et la contamination du sang et des dérivés sanguins;
transfusion de sang et de dérivés sanguins compte tenu du groupe
sanguin et du facteur Rhésus, dans des conditions d’hygiène propres à
prévenir la contamination ;
analyses de sang et groupage sanguin;
si convenu dans le mémorandum d’accord, services de spécialistes
selon les besoins de la mission (gynécologue, spécialiste en médecine
tropicale, psychologue (traitement du stress), etc.);
éventuellement, équipe de spécialistes chargée de ramasser les
blessés graves sur le lieu de relève et de les escorter jusqu’à une
antenne de niveau plus élevé;
Fourniture de services médicaux et dentaires sur la base de l’effectif
du contingent tel que défini aux fins des opérations.
Sang et dérivés sanguins :
le sang et les dérivés sanguins sont fournis par l’ONU conformément aux
normes établies par l’Organisation, y compris le transport, les tests, la
manutention et la transfusion, à moins que les pays fournissant des
contingents qui assurent un soutien sanitaire de niveau 2 ou 3 ne jugent
nécessaire de négocier la question.
Zones à risque épidémiologique élevé :
fournitures médicales, prophylaxie chimique et prévention dans les
zones à forte incidence de maladies infectieuses endémiques contre
lesquelles il n’existe pas de vaccin.
Matériel dentaire :
fournir des soins dentaires spécialisés permettant d’entretenir
l’hygiène dentaire des membres de l’unité;
réaliser des interventions dentaires de base ou d’urgence;
assurer une capacité de stérilisation;
procéder à des interventions prophylactiques légères;
sensibiliser les membres de l’unité à l’hygiène dentaire.
Le pays contributeur de troupes doit fournir l’ensemble du personnel, du
matériel, des médicaments et des fournitures pour assurer des services
médicaux ininterrompus. Le niveau d’équipement doit répondre aux normes
ONU.
Conformément à la recommandation de l’ONU, c’est aux pays qu’il
appartient de vacciner les membres de leurs contingents. Si du personnel
des Nations Unies est déployé sans avoir reçu les vaccins et produits
prophylactiques voulus, l’ONU effectuera les rappels et fournira les produits
nécessaires. En pareil cas, l’ONU déduira du montant remboursé aux pays
fournissant les contingents au titre du soutien autonome toutes les dépenses
correspondant aux vaccins qui auraient pu être faits avant le déploiement.

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ANNEXE H NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU DOMAINE SOUTIEN
AU STATIONNEMENT

H.1 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AUX MATERIELS MAJEURS


FOURNIS DANS LE CADRE DE CONTRATS DE LOCATION AVEC OU SANS
SOUTIEN.

H.1.1 Objet.
Il existe des normes vérifiables qui servent à déterminer les taux de
remboursement applicables en cas de location avec ou sans services et les
sommes à verser en conséquence. Les normes ci-après, et les définitions qui
les accompagnent, s’appliquent aux articles visés à l’annexe A du chapitre 8
du manuel relatif au matériel appartenant aux contingents. Définies par
rapport aux besoins opérationnels, ces normes ont été rédigées en termes
suffisamment généraux pour pouvoir s’appliquer à un très large éventail de
matériels.

H.1.2 Principes.
Les principes ci-après s’appliquent à tous les matériels visés :
à l’arrivée sur le théâtre d’opérations, le matériel doit être en état de
remplir ses fonctions de base et doit déjà porter les marquages ONU.
Les ambulances et les autres véhicules réservés au transport du
personnel médical ou de fournitures médicales doivent porter un
symbole bien visible indiquant qu’ils sont placés sous la protection de la
Convention de Genève. Si les conditions de transport obligent à
procéder à un montage à l’arrivée, celui-ci est effectué par le
contingent à ses frais dans le cadre de la mise en place du matériel.
Cette disposition s’étend au remplissage des réservoirs de carburant et
au remplacement des lubrifiants vidangés pour les besoins du transport;
tout le matériel annexe et tous les articles inscrits sur les listes de
pointage nécessaires à l’utilisation normale du matériel doivent
accompagner celui-ci ou être expédiés dans des emballages clairement
étiquetés afin d’y être joints à l’arrivée sur le théâtre d’opérations;
le pays contributeur prend en charge les frais de transport afférents à la
reconstitution des stocks de pièces de rechange et de matériel annexe
du contingent et au renouvellement du matériel opéré pour répondre
aux normes nationales. Le taux mensuel prévu pour l’entretien des
matériels majeurs en cas de location avec services comprend déjà une
majoration de 2 % pour couvrir les frais de transport afférents à la
reconstitution des stocks. Outre cette majoration de 2 %, une
majoration supplémentaire de 0,25 % par 500 miles ou 800 kilomètres
parcourus (au-delà des premiers 500 miles ou 800 kilomètres) entre le
port d’embarquement et le port d’entrée dans la zone de la mission est

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également prévue pour compenser les frais relatifs à la reconstitution
des stocks;
pour respecter les normes concernant l’état de fonctionnement du
matériel, le pays contributeur a la possibilité de constituer un stock
additionnel égal à 10 % des quantités autorisées par le mémorandum
d’accord au titre des matériels majeurs devant être déployés et
redéployés avec le contingent. L’ONU prend en charge les frais de
déploiement et de redéploiement connexes. Cependant, le pays
concerné ne peut prétendre à un remboursement au titre du stock
excédentaire, que la location soit prévue avec ou sans services;
pour déterminer si une norme de performance est respectée, il faut se
référer à la notion de « caractère raisonnable ». Toutefois, dans le cas
du soutien sanitaire, la règle est qu’il faut disposer à tout moment du
personnel et du matériel nécessaires pour procéder à des interventions
médicales d’urgence, conformément aux normes énoncées au
paragraphe traitant de ce sujet. Pas plus le pays contributeur que l’ONU
ne doivent être pénalisés lorsque le non-respect d’une norme de
performance est dû à la situation opérationnelle dans la zone de la
mission;
toute avarie subie par le matériel au cours du transport est à la charge
de la partie qui a organisé celui-ci.
l’équipe d’inspection procède par comparaison avec le mémorandum
d’accord pour vérifier les types et quantités de matériels majeurs
devant être déployés par le pays qui fournit le contingent.
Lorsque le maintien en condition du matériel appartenant à un
contingent est assuré par un tiers, celui-ci doit respecter les mêmes
normes de performance que celles exigées d’un pays assurant lui-même
l’entretien de son matériel.
Lorsqu’un contingent utilise du matériel majeur pour assurer son soutien
logistique, le pays contributeur peut être remboursé au titre du soutien
autonome mais non au titre du matériel majeur. Si un pays fournit des
services de transmissions, des services médicaux ou des services de génie au
niveau de la force, il peut prétendre à un remboursement au titre des
matériels majeurs, alors que les mêmes articles utilisés au niveau de l’unité
seront considérés comme du matériel mineur pris en compte dans le coût
global de l’autonomie initiale.

H.1.3 INSPECTIONS
L’équipe d’inspection doit s’assurer du respect des normes ci-après.
Matériel d’hébergement :
Les constructions semi-rigides sont des unités à armatures rigides et à
parois souples qui peuvent être déplacées (c’est à dire démontées et
transportées). Les constructions rigides sont des unités métalliques à
parois rigides ou préfabriquées, qui peuvent être raccordées aux

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services de distribution mais elles sont faciles à débrancher, à
démonter et à déplacer.
Les logements conteneurisés sont des abris mobiles utilisés à des fins
spéciales. Il en existe trois grandes catégories :
- les conteneurs transportés par camion ;
- les conteneurs transportés sur remorque ;
- les conteneurs maritimes.
Les premiers peuvent être déchargés et utilisés sans le camion. Les
conteneurs sur remorque n’ont pas besoin d’être déchargés, mais ne sont pas
considérés aux fins de leur remboursement comme des remorques entrant
dans la catégorie des véhicules. Pour donner lieu à un remboursement, les
conteneurs maritimes doivent être entretenus conformément aux normes du
transport international.
Un conteneur utilisé pour assurer des services au titre du soutien logistique
autonome (soins dentaires, restauration, etc.) n’est pas remboursable en tant
que matériel majeur mais en tant qu’élément du soutien logistique autonome.
Les taux relatifs au matériel d’hébergement englobent tout le matériel
annexe et tous les articles consomptibles nécessaires pour que les
installations puissent remplir leur fonction de base.

H.2 NORMES DE PERFORMANCE APPLICABLES AU MATERIEL MINEUR ET AUX


ARTICLES CONSOMPTIBLES FOURNIS AU TITRE DU SOUTIEN LOGISTIQUE
AUTONOME.

H.2.1 Introduction.
On entend par soutien logistique autonome le système selon lequel l’État
contributeur assure en partie ou en totalité l’appui logistique nécessaire au
contingent qu’il fournit dans le cadre d’une opération de maintien de la paix
et est remboursé en conséquence. l’Etat en question ne peut assurer un
soutien logistique autonome partiel dans une catégorie sans que ce fait figure
dans le mémorandum d’accord signé préalablement au déploiement.
Le soutien sanitaire de niveau I est assuré par le pays fournisseur de
contingents, mais couvre également tout le personnel de l’ONU affecté en
permanence ou à titre temporaire dans la zone qui relève de sa
responsabilité. Le soutien autonome peut être assuré à divers degrés, en
fonction des capacités de l’ONU et de celles du contingent. Le niveau de
soutien autonome requis est indiqué dans le mémorandum d’accord
correspondant.

H.2.2 Objet.
Établir des critères de vérification et des normes de performance applicables
au matériel fourni au titre du soutien autonome, à l’intention des équipes
d’inspection pour les aider à vérifier le degré d'autonomie des contingents. De

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même, l’ONU doit rendre compte des services qu’elle fournit conformément
aux termes du mémorandum d’accord.

H.2.3 Principes.
L’équipe d’inspection doit se référer au mémorandum d’accord correspondant
pour déterminer le niveau de soutien logistique autonome qui doit être assuré
par chaque contingent.
Pour avoir droit à un remboursement, au titre de toute catégorie et sous-
catégorie de soutien autonome, le contingent doit fournir tout le matériel
mineur, tout le matériel d’entretien et tous les articles consomptibles liés à
la catégorie ou sous-catégorie visée sans l’aide de l’ONU ni d’un autre
contingent de la mission.
Lorsqu’un contingent utilise du matériel majeur pour assurer son soutien
logistique, le pays contributeur peut être remboursé au titre du soutien
autonome mais non au titre du matériel majeur.
Si un pays fournit des services de transmission, des services médicaux ou des
services de génie au niveau de la force, il peut prétendre à un remboursement
au titre des matériels majeurs, alors que les mêmes articles utilisés au niveau
de l’unité seront considérés comme du matériel mineur pris en compte dans
le coût global de l’autonomie initiale.
Lorsqu’un pays contributeur constate, alors que son contingent est déjà
déployé, qu’il ne peut assurer une fourniture adéquate de médicaments et de
matériel et fournitures médicales dans le cadre du soutien autonome, le
commandant du contingent doit en informer immédiatement la mission. Le
pays ne peut plus prétendre à compter de ce jour au remboursement de ses
frais de soutien sanitaire au titre du soutien autonome. Il demeure tenu
d’assurer des services médicaux et de fournir du personnel. Si le pays ne
parvient pas à trouver un autre contributeur pour assurer un
réapprovisionnement sur une base bilatérale, l’ONU doit se charger de livrer,
à titre permanent, les médicaments et les fournitures et articles médicaux
voulus.
Les catégories sont subdivisées pour assurer une plus grande flexibilité et pour
faire en sorte que les pays fournisseurs de contingents n’obtiennent de
remboursement que pour le matériel mineur et les articles consomptibles
fournis. Si un contingent reçoit d’un autre contingent des services entrant
dans le cadre du soutien autonome, c’est ce dernier contingent qui bénéficie
du remboursement, à moins que d’autres arrangements bilatéraux n’aient été
pris. Lorsque c’est l’ONU qui assure ces services, partiellement ou en totalité,
le pays contributeur ne perçoit pas de remboursement pour la catégorie ou la
sous-catégorie correspondante.

H.2.4 REMBOURSEMENT

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Pour pouvoir prétendre à un remboursement au taux fixé pour la
catégorie de soutien autonome relative au matériel d’hébergement, le
pays fournisseur de contingents doit :
acheter ou construire une structure permanente rigide pour loger son
personnel. Cette structure est équipée du chauffage, de l’éclairage,
d’un revêtement de sol, de sanitaires et de l’eau courante.
assurer le chauffage et la climatisation dans les espaces d’habitation
en fonction du climat dans la zone considérée.
Si l’ONU fournit du matériel d’hébergement correspondant à ces
normes, le pays fournisseur n’a pas droit au remboursement dans
cette catégorie ;
Les frais afférents aux entrepôts et au matériel d’emmagasinage ne
sont pas remboursables au taux du soutien autonome. Les biens
entrant dans cette catégorie sont remboursés au titre du matériel
majeur dans la catégorie des structures rigides et semi-rigides ou font
l’objet d’un arrangement bilatéral spécial entre l’ONU et le pays
fournisseur de contingents ;
Lorsque l’ONU ne peut fournir du matériel d’hébergement
correspondant à ces normes équivalentes et que le contingent loue
une structure appropriée, le coût effectif de la location est
remboursé au pays fournisseur du contingent en vertu d’un
arrangement bilatéral spécial qu’il passe avec l’ONU.

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ANNEXE I LA CONDUITE AU SEIN D’UNE MISSION ONU.

III.8.4.l Généralités.
La conduite dans toute zone de mission ONU est réputée à risques. Les CO
doivent s’assurer que leur personnel ait suivi un entraînement adapté au
terrain conformément au UN Defensive Driving Course et qu’il soit apte à
adopter une posture de défense courtoise dès qu’il est au volant.

III.8.4.m Le permis de conduire UN.


Personne n’est autorisé à utiliser un véhicule ONU s’il n’est pas en possession
d’un permis de conduire valide. Le permis ONU délivré lors d’une mission
n’est valable que pour cette mission précise. Ce permis ne peut en aucun cas
se substituer à un permis national.
Un candidat au permis ONU doit être titulaire d’un permis national, militaire
ou civil, pour obtenir le permis ONU. En outre, le MTO est responsable du
contrôle des dates de validation.
L’autorité compétente pour la délivrance des permis ONU est le CTO. Il a en
charge le contrôle des connaissances, supervisé par un membre de l’équipe
transport désigné par le CTO et accrédité par le HQ de l’ONU.

III.8.4.n Le test de conduite.


Une personne expressément autorisée par l’ONU doit s’assurer que le
postulant est au fait des règles et des mise en garde définies par les
représentants locaux de l’ONU. Le candidat est soumis à un test écrit sur le
code de la route appliqué pour le pays concerné.
Le candidat est également soumis à un test pratique de conduite supervisé
par la personne expressément autorisée par l’ONU.
Les autorisations de pilotage pour les conducteurs de véhicules blindés et
d’autres engins spécifiques devront respecter les règles édictées par les
nations d’origine mais seront soumis à une inscription et à des procédures
particulières mises en place par le bureau du CTO.

III.8.4.o Les responsabilités des conducteurs.


Aucun membre de la mission ONU n’est autorisé à conduire un véhicule sans
un permis délivré par l'autorité onusienne et correspondant au type de
véhicule conduit. Chaque conducteur est réputé avoir lu le UN Driver’s
Handbook qui précise les responsabilités.
L’entretien niveau conducteur :
Il correspond à notre NTI 1 et aux responsabilités qui en découlent.

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Trip Tickets :
Le conducteur doit détenir le formulaire correctement rempli décrivant le
déplacement :
dans le cadre de la mission ;
dans le cadre du CPO (welfare) ;
dans le cadre d’un voyage libre.
Lois et règlements locaux :
Les conducteurs doivent respecter le code de la route du pays dans lequel ils
circulent. Pour les déplacements dans des zones telles que les TSZ, des
règlent édictées par l’ONU sont mises en vigueur.
Passagers et auto stoppeurs :
Seul le personnel de l’ONU et les personnes habilités sont autorisées à se
déplacer en véhicules ONU. Il est strictement interdit de transporter des auto
stoppeurs.
Impairment (perte de moyens physique):
La conduite est interdite à toute personne en état d’ébriété, sous l’influence
de médicaments ou en état de fatigue dont la conséquence est de réduire les
facultés de conduite.
Assurance :
Chaque véhicule doit être équipé avec la liste des agents d’assurance retenus.
La responsabilité du conducteur ou de l’ONU ne doit pas être engagée.
Actions administratives et disciplinaires :
L’autorisation de conduire un véhicule de l’ONU est un privilège et non un
droit. Tout manquement aux règles énoncées peut entraîner des sanctions
administratives voire disciplinaires avec retrait du permis.

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