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07 Cours Primitives Eq Diff

Le document traite des équations différentielles et des primitives, en définissant les concepts clés et en présentant des théorèmes sur leur existence et leurs propriétés. Il inclut des exemples d'équations différentielles de premier et second ordre, ainsi que des règles d'intégration. Des applications pratiques des tableaux de fonctions de référence et des méthodes de résolution sont également abordées.

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07 Cours Primitives Eq Diff

Le document traite des équations différentielles et des primitives, en définissant les concepts clés et en présentant des théorèmes sur leur existence et leurs propriétés. Il inclut des exemples d'équations différentielles de premier et second ordre, ainsi que des règles d'intégration. Des applications pratiques des tableaux de fonctions de référence et des méthodes de résolution sont également abordées.

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DERNIÈRE IMPRESSION LE 4 janvier 2021 à 16:24

Primitives et équations différentielles

Table des matières

1 Équation différentielle et primitive 2


1.1 Equation différentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Primitive vérifiant une condition initiale . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Existence de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5 Primitives des fonctions de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.6 Règles d’intégrations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.7 Applications des deux tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

2 Équation différentielle linéaire du premier ordre 6


2.1 Équation homogène y’ = ay . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Équation linéaire y’ = ay + b . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Situation menant à une équation différentielle . . . . . . . . . . . . 7
2.4 Équation de la forme y’ = ay+ f (x) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.5 Résolution par une méthode numérique : méthode d’Euler . . . . . 9

PAUL MILAN 1 TERMINALE MATHS SPÉ


1 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE ET PRIMITIVE

1 Équation différentielle et primitive


1.1 Equation différentielle

Définition 1 : Une équation différentielle d’ordre n est une équation :

• dont l’inconnue est une fonction y de variable x, n fois dérivable ;


• liant y et certaines de ses dérivées : y′ , y′′ , . . ., y(n) et éventuellement x.
Résoudre une équations différentielle c’est déterminer l’ensemble des fonctions y
dérivables sur I⊂ Rqui vérifient cette équation.

Remarque : Ils existent de nombreuses formes d’équations différentielles : ho-


mogène, linéaire, à variables séparées, . . .
Exemples :
• Équation du premier ordre : y′ = 2y + 5, y′ = 2xy + 4x, y ′ = y2
• Équation du second ordre : y′′ + 4y = 0, x2 y′′ − 2y + 2x = 0.

• Soit l’équation différentielle : y′ = y.


Les solutions y sont telles que y( x ) = ae x avec a ∈ R. En effet y′ ( x ) = ae x .
La fonction exponentielle est une solution particulière de l’équation y′ = y

1.2 Primitive

Définition 2 : Soit f est une fonction définie sur un intervalle I.


On appelle primitive de f sur I, une solution F de l’équation y′ = f ( x ). On a :
∀ x ∈ I, F′ ( x) = f ( x)

Remarque : Le mot « primitive » fait écho à la fonction dérivée. C’est la fonction


« initiale » qui donne une fonction dérivée connue.
En physique c’est le cas lorsqu’on connaît la vitesse en fonction du temps et que
l’on cherche l’équation horaire.

Exemples :
1) Soit la fonction f définie sur R par f ( x ) = 2x.
F : x 7→ x2 est une primitive de f car F est dérivable sur R et F ′ ( x ) = 2x.

2) Soit la fonction F définie sur ]0; +∞[ par F ( x ) = x (ln x − 1).


Montrer que F est une primitive de la fonction ln.
1
F est dérivable sur ]0; +∞[ et F ′ ( x ) = ln x − 1 + x × = ln x.
x
F est donc une primitive de f sur ]0; +∞[.

PAUL MILAN 2 TERMINALE MATHS SPÉ


1.3 P RIMITIVE VÉRIFIANT UNE CONDITION INITIALE

Théorème 1 : Soit une fonction f admettant une primitive F sur I, alors toute
primitive G de f sur I est de la forme : G = F + k, k ∈ R

Démonstration : Par double implication.


• Soit G une fonction définie sur I par : G = F + k, k ∈ R.
F′ = f
G est dérivable sur I par somme de fonctions dérivables et G ′ = F ′ = f .
G est donc une primitive de f sur I.
• Réciproquement soit G une primitive de f sur I, G est dérivable sur I et :
( F − G )′ = F ′ − G ′ = f ( x ) − f ( x ) = 0
La fonction ( F − G ) est constante, donc : ∃ k ∈ R, G − F = k ⇔ G = F + k

Exemple : Si F : x 7→ x2 est une primitive de f : x 7→ 2x alors G : x 7→ x2 + 3


est aussi une primitive de f sur R.

1.3 Primitive vérifiant une condition initiale

Théorème 2 : Soit f une fonction admettant une primitive sur I. Soit x0 ∈ I et


y0 ∈ R, il existe une unique primitive F de f sur I tel que : F ( x0 ) = y0 .

Démonstration : Soit F et G deux primitives de f sur I. On a donc : F = G + k.


Si on impose F ( x0 ) = y0 alors il existe un unique k ∈ R telle que : k = y0 − G ( x0 )

Exemple : Déterminer la primitive F de f : x 7→ 2x tel que F (2) = 3.


F est une primitive de f donc : F ( x ) = x2 + k
F (2) = 4 + k alors k = F (2) − 4 = 3 − 4 = −1 donc F ( x ) = x2 − 1.

1.4 Existence de primitives

Théorème 3 : Toute fonction continue sur I admet des primitives sur I.

Remarque : On admettra ce théorème. Sa démonstration repose sur le théorème


fondamental de l’intégration, objet du chapitre suivant. Ces deux notions ont été
liées dès le départ à la fin du XVIIe siècle avec Newton et Leibniz.
La continuité est une condition suffisante mais non nécessaire pour qu’une fonc-
tion admette des primitives. Il existe des fonctions non continues qui admettent
des primitives mais cela dépasse le cadre du programme.
Ce théorème est un théorème d’existence, il ne donne pas l’expression des primi-
tives d’une fonction continue.
Pour pouvoir déterminer les primitives d’une fonction, on répertorie les primi-
tives des fonctions élémentaires par une lecture inverse du tableau des dérivées

PAUL MILAN 3 TERMINALE MATHS SPÉ


1 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE ET PRIMITIVE

1.5 Primitives des fonctions de référence


On prend comme constante d’intégration k = 0 et n ∈ N

Fonction Primitive Intervalle

f (x) = a F ( x ) = ax R
x2
f (x) = x F(x) = R
2
x n +1
f ( x) = xn F(x) = R
n+1
1
f (x) = F ( x ) = ln | x | ] − ∞ ; 0[ ou ]0 ; +∞[
x
1 1
f (x) = n 6= 1 F(x) = − ] − ∞ ; 0[ ou ]0 ; +∞[
xn ( n − 1 ) x n −1
1 √
f (x) = √ F(x) = 2 x ]0 ; + ∞ [
x

f ( x ) = sin x F ( x ) = − cos x R

f ( x ) = cos x F ( x ) = sin x R

f (x) = ex F(x) = ex R

1.6 Règles d’intégrations


On notera u pour la primitive de la fonction u.
R
On prend comme constante d’intégration k = 0 et n ∈ N :

Primitive de la somme
R R R
(u + v) = u+ v

Primitive du produit par un scalaire


R R
( au) = a u
u n +1
Primitive de u′ un u′ un
R
=
n+1
u′ R u′
Primitive de = ln |u|
u u
u′ R u′ 1
Primitive de n 6= 1 = −
un un ( n − 1 ) u n −1
u′ R u′ √
Primitive de √ √ =2 u
u u

u′ eu
R ′ u
Primitive de u e = eu

Primitive de u′ × v ◦ u (u′ × v ◦ u) = ( v) ◦ u
R R

PAUL MILAN 4 TERMINALE MATHS SPÉ


1.7 A PPLICATIONS DES DEUX TABLEAUX

1.7 Applications des deux tableaux


Exemples d’application du tableau des fonctions de référence
x5
1) Sur R, f ( x ) = x4 alors F(x) =
5
1 1
2) Sur ]0 ; +∞[, f (x) = alors F(x) = −
x3 2x2
On peut aussi écrire f ( x ) = x −3 , en généralisant la formule de x n avec n ∈ Z :
x −3+1 x −2 1
on obtient : F ( x ) = = =− 2
−3 + 1 −2 2x

Exemples d’application du tableau des règles d’intégration


B Bien adapter le coefficient lorsque cela est nécessaire pour une forme donnée

1 4 2 3
Polynôme : f ( x ) = x3 − 2x2 + 4x − 1, alors F(x) = x − x + 2x2 − x
4 3
( x 2 − 1)4
Forme u′ un : f ( x ) = 2x ( x2 − 1)3 , alors F(x) =
4
1 1 (3x − 1)5 (3x − 1)5
f ( x ) = (3x − 1)4 = 3(3x − 1)4 , alors

F(x) = =
3 3 5 15
u′ 2
Forme : f (x) = , alors F ( x ) = ln |2x − 3|
u 2x − 3
1 1 4 1
 
f (x) = = , alors F ( x ) = ln |4x + 1|
4x + 1 4 4x + 1 4
u′ x+1 1 2x + 2
 
Forme n : f ( x ) = 2 = , alors
u ( x + 2x − 3)2 2 ( x2 + 2x − 3)2
−1
F(x) = 2
2( x + 2x − 3)
u′ 1 √
Forme √ : f (x) = √ alors F ( x ) = 2 x + 4
u x+4
3 3 2 3 √ √
 
f (x) = √ = √ , alors F ( x ) = × 2 2x + 1 = 3 2x + 1
2x + 1 2 2x + 1 2
1  4x+1  1 4x+1
Forme u′ eu : f ( x ) = e4x+1 = 4e , alors F(x) = e
4 4
2 +3 1h 2
i 1 2
f ( x ) = xe− x = − −2xe−x +3 , alors F ( x ) = − e − x +3
2 2
Remarque : Trouver une primitive n’est pas toujours chose facile. Des manipula-
tions plus sophistiquées (décomposition en éléments simples ou changement de
variable) sont parfois nécessaires pour déterminer une primitive (cf compléments
sur l’intégration). Parfois la primitive ne correspond à aucune fonction connue,
2
elle est uniquement définie comme primitive (par exemple la primitive de e− x )
Contrairement à la dérivation qui est toujours possible, la recherche de primitive
s’avère donc parfois impossible ! !

PAUL MILAN 5 TERMINALE MATHS SPÉ


2 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE

2 Équation différentielle linéaire du premier ordre


2.1 Équation homogène y’ = ay

Théorème 4 : Soit a ∈ R ∗ . Les solutions de l’équation différentielle y′ = ay


sont de la forme : y( x ) = k e ax , k ∈ R.
Soit x0 , y0 ∈ R, il existe une unique solution f qui vérifie : f ( x0 ) = y0 .

Démonstration : Les fonctions de la forme y( x ) = k e ax sont bien solutions


de l’équation car y′ ( x ) = ka e ax = ay( x ).
Réciproquement supposons que g est une solution de l’équation, montrons que g
est de la forme g( x ) = k e ax .
Posons h( x ) = g( x ) e−ax , la fonction h est dérivable sur R et :
g′ = ag
∀ x ∈ R, h′ ( x ) = g′ ( x ) e−ax − ag( x ) e−ax = ag( x ) e−ax − ag′ ( x ) e−ax = 0
La fonction h est constante donc il existe k ∈ R, tel que :
∀ x ∈ R, h( x ) = k ⇔ g( x ) e−ax = k ⇔ g( x ) = k e ax
Si on impose f ( x0 ) = y0 , on a k e ax0 = y0 ⇔ k = y0 e ax0 donc f est unique.

Exemple : Courbes solutions suivants le signe de a et celui de k.

2 2
k>0
1 1

−3 −2 −1 1 2 −3 −2 −1 1 2
−1 −1
k<0
−2 −2

−3 −3
1 3
a > 0, y = y a < 0, y′ = − y
2 4
Amplification Atténuation

2.2 Équation linéaire y’ = ay + b

Théorème 5 : Soit a ∈ R ∗ , b ∈ R. Les solutions de y′ = ay + b sont de la


b
forme : y( x ) = k e ax − , k ∈ R.
a
Soit x0 , y0 ∈ R, il existe une unique solution f qui vérifie : f ( x0 ) = y0 .

PAUL MILAN 6 TERMINALE MATHS SPÉ


2.3 S ITUATION MENANT À UNE ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE

b
Démonstration : Les fonctions de la forme y( x ) = k e ax − sont bien solu-
  a
′ ax b
tions de l’équation car y ( x ) = ka e = a y( x ) + = ay( x ) + b.
a
b
Réciproquement y0 = − , est solution car ay0 + b = −b + b = 0 = y0′ .
a
Soit y une solution quelconque, comme y0 est solution, on a le système suivant :

(
y = ay + b
y0′ = ay0 + b
Par soustraction terme à terme : y′ − y0′ = ay − ay0 ⇔ (y − y0 )′ = a (y − y0 )
La fonction y − y0 vérifie donc l’équation homogène donc :
b
(y − y0 ) ( x ) = k e ax ⇔ y( x ) = k e ax + y0 = k e ax −
a

Exemple : Déterminer f solution de y = −0, 5y + 1 telle que f (0) = 3 .
−1
La fonction f est de la forme : f ( x ) = k e−0,5x −
= k e∗0,5x + 2.
−0, 5
f (0) = 3 ⇔ k + 2 = 3 ⇔ k = 1, La fonction f est donc : f ( x ) = e−0,5x + 2.

On peut visualiser la fonction f dans


le champ des solutions 4

−3 −2 −1 O 1 2

2.3 Situation menant à une équation différentielle

Définition 3 : La loi de refroidissement de Newton s’énonce ainsi :


« La vitesse de refroidissement d’un corps est proportionnelle à la différence de
température entre le corps et le milieu ambiant. »

• On pose θ (t) la température du corps en fonction du temps écoulé en minutes.


• On appelle a le coefficient de proportionnalité liant la vitesse de refroidisse-
ment à la différence de température.
• On suppose que la température de l’air ambiant est θ0 .
1) Écrire l’équation différentielle que doit vérifier θ en fonction de a et θ0 .
2) On donne θ0 = 25˚C et l’on sait que la température du corps passe de 100˚C,
à l’instant initial, à 70˚C, au au bout de 15 minutes.
a) Déterminer l’expression de θ en fonction du temps écoulé.
On donnera le coefficient a à 10−3 près.

PAUL MILAN 7 TERMINALE MATHS SPÉ


2 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE

b) Au bout de combien de temps la température du corps sera-t-elle de 40˚C ?


En donner une valeur arrondie à la seconde près.
c) Écrire un algorithme en Python qui permet de trouver à la minute près au
bout de combien de temps le corps ne refroidit plus (température à moins
de 1˚C de la température de l’air ambiant) ?
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏

1) La variation de température est donnée par la dérivée de θ.


D’après la loi de Newton, on a : θ ′ = a(θ − θ0 ) ⇔ θ ′ = a θ − a θ0 .
L’équation différentielle est linéaire du premier ordre.

2) a) Les solutions de l’équation sont de la forme : θ (t) = k e at + θ0 , k ∈ R.


θ (0) = 100 ⇔ k + θ0 = 100 ⇔ k = 100 − θ0 = 75
70 − 25
θ (15) = 70 ⇔ 75e15a + 25 = 70 ⇔ e15a = = 0, 6
75
ln ln 0, 6
⇔ 15a = ln 0, 6 ⇔ a = ≈ −0, 034
15
Conclusion : θ (t) = 75 e−0,034t + 25
40 − 25
b) θ (t) = 40 ⇔ 75 e−0,034t + 25 = 40 ⇔ e−0,034t = = 0, 2
75
ln ln 0, 2
⇔ −0, 034t = ln 0, 2 ⇔ t = − ≈ 47, 34′ ≈ 47′ 20′′
0, 034
Après 47 minutes et 20 secondes la température du corps est de 40˚C.

c) On peut proposer l’algorithme suivant :


from math import ∗
On obtient : t = 127 T=100
t =0
Au bout 1 h 07 le corps ne refroidit plus. while abs ( T − 25) >=26:
t +=1
T=75∗ exp ( − 0.034∗ t ) +25
print ( t )

2.4 Équation de la forme y’ = ay+ f (x)

Théorème 6 : Pour résoudre une équation du type : y′ = ay + f ( x ) où f est


une fonction continue sur I :
• On cherche une solution particulière y0 .
• Puis on détermine l’ensemble des solutions en se ramenant à l’équation homo-
gène : y′ = ay.

Remarque : Dans la pratique, on donnera la solution particulière ypart où la


méthode pour la trouver.

PAUL MILAN 8 TERMINALE MATHS SPÉ


2.5 R ÉSOLUTION PAR UNE MÉTHODE NUMÉRIQUE : MÉTHODE D ’E ULER

Exemple : Soit (E) l’équation différentielle : y′ − 2y = 1 − 6x.


1) Montrer que l’équation (E) admet une solution affine comme solution.
2) En déduire alors l’ensemble des solutions de l’équation (E).
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏

1) La solution particulière est un fonction affine donc : y0 ( x ) = ax + b.


y0 doit vérifier (E) donc :
y0′ − 2y0 = 1 − 6x ⇔ a − 2( ax + b) = 1 − 6x ⇔ −2ax + a − 2b = −6x + 1
( (
−2a = −6 a=3
Par identification : ⇔ d’où y0 ( x ) = 3x + 1.
a − 2b = 1 b=1

2) Soit y une solution de (E), comme y0 est solution, on a le système suivant :


y′ − 2y = 1 − 6x
(

y0′ − 2y0 = 1 − 6x

Par soustraction terme à terme :


y′ − y0′ − 2(y − y0 ) = 0 ⇔ (y − y0 )′ = 2 (y − y0 )
On obtient alors y − y0 = k e2x donc y( x ) = k e2x + 3x + 1.
On vérifie facilement que ces solutions vérifie (E).

2.5 Résolution par une méthode numérique : méthode d’Euler

Théorème 7 : Principe de la méthode d’Euler


Soit f une fonction dérivable sur I, d’après l’approximation affine, pour pas p
petit :
∀ x, x + p ∈ I, f ( x + p) = f ( x ) + p f ′ ( x )
Si l’on dispose d’une relation entre f et f ′ par une équation différentielle ainsi que
d’une condition initiale, on peut, en appliquant l’approximation affine de façon
itérative, déterminer de proche en proche des valeurs approchée de f ( x ) sur I.

Remarque : C’est par cette méthode que l’on a tracé, cf première, la fonction
exponentielle définie par y′ = y et y(0) = 1.
(
y′ + 2xy = 1
Exemple : Soit l’équation différentielle :
y (0) = 0
C’est une équation différentielle linéaire du premier degré mais qui n’est pas à
coefficients constant donc que l’on ne sait pas résoudre à notre niveau.
Comme l’on dispose d’une condition initiale, on peut alors utiliser une méthode
numérique : la méthode d’Euler.
De l’équation différentielle, on a : y′ = 1 − 2xy
D’où la formule de récurrence pour y :
y( x + p) = y( x ) + py′ ( x ) = y( x ) + p(1 − 2xy) = y( x )(1 − 2px ) + p

PAUL MILAN 9 TERMINALE MATHS SPÉ


2 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE

Pour le 1er point y(0 + p) = y(0)(1 − 0) + p = p d’où M1 ( p , p)


Pour le 2e point y( p + p) = y( p)(1 − 2p2 )+ p = 2p − 2p3 d’où M2 (2p ; 2p − 2p3 )
Et ainsi de suite.
Pour obtenir la courbe sur l’intervalle [0 ; a] avec un pas p, on automatise avec la
fonction courbe(a,p) en Python :

B Calculer la valeur de y avant d’incré-


import m a t p l o t l i b . pyplot as p l t
menter x def courbe ( a , p ) :
x=0 ; X=[ x ]
courbe(3 , 0.1) donne :
y=0 ; Y=[ y ]
borne= i n t ( a/p )
f o r i in range ( borne ) :
y=y∗(1 − 2∗p∗x ) +p
0.5 x+=p
X . append ( x )
Y . append ( y )
p l t . p l o t ( X , Y)
p l t . show ( )
return X,Y
1 2 3

Remarque : Cette méthode est souvent utilisée en sciences expérimentales car


elle ne demande pas de résoudre formellement l’équation différentielle.
Z x
2 2
À titre indicatif, la solution formelle est : y( x ) = e− x et dt
0

PAUL MILAN 10 TERMINALE MATHS SPÉ

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