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Planches D'oraux Mines-Telecom PSI 2024-25

Le document présente des exercices de mathématiques avancées, incluant des calculs d'intégrales, des propriétés de matrices et des séries. Les exercices abordent des concepts tels que la convergence, les valeurs propres, et les lois de probabilités. Les solutions fournissent des justifications détaillées et des calculs pour démontrer les résultats attendus.

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Planches D'oraux Mines-Telecom PSI 2024-25

Le document présente des exercices de mathématiques avancées, incluant des calculs d'intégrales, des propriétés de matrices et des séries. Les exercices abordent des concepts tels que la convergence, les valeurs propres, et les lois de probabilités. Les solutions fournissent des justifications détaillées et des calculs pour démontrer les résultats attendus.

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PLANCHE Telecom N◦1 Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1


Posons f (t) = 1 − t arctan 1t sur ]0, +∞[.
. Exercice 1 On a lim f (t) = 1 (arctan est bornée entre − π2 et π2 ).
t→0
Justifiez la convergence et calculez : x3
De plus, vu que en x = 0 on a arctan(x) = x − + o(x3 ) alors
Z +∞ 
1
 3
I= 1 − t arctan dt 1
t f (t) ∼ 2 . Donc par comparaison f est intégrable sur ]0, +∞[.
0 +∞ 3t
Par IPP, une primitive de f est F définie par :

Exercice 2 1 1 1 1
F (t) = − t2 arctan + arctan t + t
Soient E un C-ev de dimension 3, (e1 , e2 , e3 ) une base de E. 2 t 2 2
Pour a ∈ C, soit fa ∈ L(E) tel que fa (e1 ) = fa (e3 ) = ae1 +e2 −ae3
t − t12
Z  2  Z 2
et fa (e2 ) = 0. 1 t 1
En effet t arctan dt = × arctan − dt.
t 2 t 2 1 + t12
1. Donnez une base de l’image et du noyau de fa .
t − t12
Z 2 Z  
1 1
2. Donnez la matrice A de fa dans la base (e1 , e2 , e3 ). Et dt = − 1− dt.
2 1 + t12 2 1 + t2
3. Calculez A2 . Qu’en déduire ? Par suite :
4. Quelles sont les valeurs propres de fa ? Cet endomorphisme est-il 1 π 1 1
inversible ? diagonalisable ? F (t) −→ − 02 + × 0 + × 0 = 0 en 0+ .
2 2 2 2
 
 1 1 1
et arctan 1t = − 3 + o donne
t 3t x
 
1 1 π 1 1
F (t) = − t + + + t + o en + ∞.
2 3t 4 2 t
π
Finalement I = .
4

Exercice 2
1. Par définition de fa :
Im fa = Vect (ua ) av. ua = ae1 + e2 − ae3
Et Ker fa = Vect (e2 , e1 − e3 ) : x + z = 0

1
2. La matrice de fa dans la base (e1 , e2 , e3 ) est .
 
a 0 a
 1 0 1 
−a 0 −a

3. ua ∈ Ker fa donc Im(fa ) ⊂ Kerfa ainsi A2 = 0 et A est nilpotente


d’indice 2.
(sinon on calcule A2 ).
4. 0 est la seule valeur propre de fa dans la mesure où X 2 est an-
nulateur de fa donc le spectre de fa est inclus dans l’ensemble
des racines de ce polynôme.
Cet endomorphisme n’est pas inversible (0 ∈ Sp(fa )) et pas dia-
gonalisable (A serait semblable à la matrice et donc égale à la
matrice nulle, ce qui est absurde).

2
PLANCHE Telecom N◦2 Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1 √ √


Posons un = π(1 + 2)n et vn = π(1 − 2)n On a d’une part :
. Exercice 1 √   √   √ 
Nature de la série de terme général sin π(1 + 2)n . sin vn = sin π( 2 − 1)n ∼ π( 2 − 1)n
Indication √: On pourra aussi étudier la série de terme général
sin π(1 − 2)n
P
Donc convergence de la série sin(vn ).
De plus par le binôme de Newton on a :
Exercice 2
n  
Soient A ∈ M2 (C) vérifiant A11 + A21 = A12 + A22 = 1 et f X n k
√ k
l’endomorphisme canoniquement associé. vn = (−1) ( 2) π
k=0
k
   
x1 y1
1. Montrez que si A = , alors y1 + y2 = x1 + x2 . Et
x2 y2 n  
√ n X n √ k
2. Montrez que (1, −1) est vecteur propre de f et préciser la valeur un = π(1 + 2) = ( 2) π
k
propre associée. k=0

3. Montrez que, si V est un vecteur propre non colinéaire à (1, −1), donc en regroupant les termes pairs et impairs :
alors V est vecteur propre associé à la valeur propre 1.
[n/2] 
X n
vn + un = 2k 2π = 2N π
k=0
2k

P de 2π et donc sin un = − sin vn


Ainsi un + vn est égal à un multiple
et on a convergence de la série sin(vn )).

Exercice 2
   
x1 y1
1. A =
x2 y2
⇔ A11 x1 + A12 x2 = y1 et A21 x1 + A22 x2 = y2 .
En sommant les deux égalités on obtient la relation demandée.
   
1 A11 − A12
2. A =
−1 A21 − A22
Or A11 + A21 = A12 + A22 donc A11 − A12 = −A21 + A22 .
On a donc λ = A11 − A12 = A22 − A21

3
3. La somme des deux valeurs propres est égale à la trace de la .
matrice, c’est à dire A11 + A22 , étant donné les égalités ainsi que
la valeur de la première valeur propre, la seconde vaut µ = 1.
Il n’y a que 2 valeurs propres possibles pour A au maximum
donc et V n’est pas colinéaire à (1, −1), on a donc prouvé que
les deux s.e.v propres sont de dimension 1 et tout vecteur propre
non colinéaire à (1, −1) est colinéaire à V donc associé à la valeur
propre 1.

4
PLANCHE Telecom N◦3 Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1


Le polynôme P = X 3 − X 2 + X − 1 est annulateur de A.
. Exercice 1 De plus P = (X − 1)(X 2 + 1) qui est scindé dans C donc A est
Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 − A2 + A − In = 0. diagonalisable dans C et Sp(A) ⊂ {1, i, −i}.
Montrer que det A = 1. Ainsi on a :
det(A) = 1m1 × (i)mi × (−i)m−i
Exercice 2
Comme A est une matrice réelle alors son polynôme caractéristique
Soit
P (ann)n∈N une suite de complexes et R le rayon de convergence est réel et donc ses racines complexes sont deux à deux conjuguées
de an z .
! et de même multiplicité, ainsi m−i = mi et finalement :
n
X X X 1
1. Rayon de convergence de an ln(n)z n et an zn ? det(A) = (i)mi × (−i)mi = (|i|)mi = 1
n>1 n>1 k=1
k
n
X 1 Exercice 2
2. On pose γn = − ln n. Montrer que la suite (γn ) converge.
k=1
k 1. X
Par encadrement, on a pour n > 3, 1 6 ln(n) 6 n et de plus
X
n
+∞
X ln(1 − x) an z et nan z n ont le même rayon de convergence.
3. Montrer que : ln(n)xn ∼ − quand x → 1− . n>1 n>1
1 − x X
n=1
On pensera à un produit de Cauchy de séries entières. Ainsi par encadrement, le rayon de convergence de an ln nz n
n>1
est R. !
n n
X 1 X X 1
Par le cours on a ∼ ln n ainsi an z n a aussi
k=1
k n>1 k=1
k
pour rayon de convergence R.
2. On a pour tout n ∈ N? :
     
1 1 1 1 1 1
γn+1 −γn = −ln 1 + = − +O = O
n+1 n n+1 n n2 n2
P
Ainsi γn+1 − γn converge donc la suite (γn ) converge.
3. Dans un premier temps :
+∞ +∞ n
! +∞
X
n
X X 1 n
X
ln(n)x = x − γn xn
n=1 n=1 k=1
k n=1

5
Comme γn est convergente, alors elle est bornée par un réel M .
et donc pour x > 0 :
+∞ +∞
X X M
γn xn 6 |γn |xn 6
n=1 n=1
1−x

Concernant l’autre série, par produit de Cauchy de séries entières


absolument convergentes (R = 1 pour les deux) on a :
+∞ n
! +∞
! +∞ !
X X 1 X 1 X ln(1 − x)
xn = xn xn = −
n=1 k=1
k n=1
n n=1
1−x

+∞
M   X ln(1 − x)
Comme = O ln(1−x)
1−x
, ainsi ln(n)x n
∼ −
1−x n=1
1−x

quand x → 1 .

6
PLANCHE Telecom N◦4 Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1


2
On pose f (s) = ae1+s .
. Exercice 1 1. On utilise le développement en série entière de exp (R = +∞) :
2
On pose f (s) = ae1+s . +∞ n
X x
x
∀x ∈ R, e = .
1. Développer f en série entière au voisinage de 0 et donner le rayon n!
n=0
de convergence. Ainsi le développement en série entière de f est :
2. Déterminer a pour que f soit la fonction génératrice dune va- +∞
X e.s2n
riable aléatoire X à valeurs dans N. f (s) =
X n=0
n!
3. Déterminer la loi de Y = 2
.
de rayon de convergence R = +∞.
Exercice 2 2. La somme des probabilités devant être égale à 1, on a nécessai-
Exercice 43   rement GX (1) = 1 et donc a = e−2 .
1 1 1 1 0 3. On a
 1 0 0 0 1  +∞ 2n
  X s
Soit la matrice D =  1 0 0 0 1  f (s) =

 1 0 0 0 1 

n=0
n!
1 1 1 1 0 e−1
Donc par identification p(X = 2n + 1) = 0 et p(X = 2n) = .
Sans calcul : déterminer rg(D), Im(D) et Ker(D) ; diagonaliser D. n!
e−1
Ainsi ∀n ∈ N, p(Y = n) = p(X = 2n) = et on reconnait
n!
une loi de Poisson de paramètre λ = 1.

Exercice 2
Notons Ci la i-ème colonne de D, alors on remarque que C1 =
C2 +C5 et que C2 = C3 = C4 . De plus C1 et C2 ne sont pas colinéaires
donc rg(D) = 2 et par le théorème du rang dim(ker(D)) = 3.
D’après les relations entre les colonnes on lit facilement :
     
1 0 0
 −1   1   1 
     
Ker(D) = Vect   0  ,  −1  ,  0 
     
 0   0   −1 
−1 0 0

7
et     .
1 0

 0  
  1 

Im(D) = Vect 

 0 ,
  1 

 0   1 
1 0
Un peu de calcul quand même pour diagonaliser : m0 >
dim(ker(D)) = 3 donc il reste 2 autres valeurs propres à trouver
λ et µ telles que (dans C dans le pire des cas) tr(D) = 3 + λ + µ = 1.
On a également dans C, après calcul des coefficients diagonaux de
D2 : tr(D2 ) = 32 + λ2 + µ2 = 13.
Ainsi (λ + µ)2 = 13 + 2λµ = 12 et donc λµ = −6.
λ et µ sont donc racines du polynôme X 2 − X − 6 de racines λ = −3
et µ = 2.
Finalement D est diagonalisable car m2 = 1, m−3 = 1 et m0 = 3.
Reste éventuellement à trouver les 2 derniers sous-espaces propres
qui sont deux droites vectorielles.

8
PLANCHE Telecom N◦5 Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1


sin x
On pose f (x) = √ sur ]0, +∞[, f est continue sur cet
. Exercice 1 x − sin x
Z +∞
sin x intervalle.
Étudier la convergence de √ dx. sin x x √
0 x − sin x • Sur ]0, 1] on a f (x) = √ ∼ √ ∼ x.
x − x + o(x) 0 x 0
Exercice 2 Ainsi f est prolongeable par continuité en 0 et donc intégrable sur
k
Soit A ∈ Sn (R). Montrer que s’il existe k > 2 tel que A = In , ]0, 1].
alors A2 = In . sin x
• Sur [1, +∞[, on a f (x) ∼ √ car sin(x) est borné.
+∞ xZ
+∞
sin x
Étudions déjà la convergence de √ dx, grâce à une IPP :
1 x
Z X X
1 X cos x

− cos(x)
Z
sin x
√ dx = √ − dx
1 x x 1 2 1 x 23
− cos(x) cos x 1
Comme lim √ = 0 et ∀x > 1, 3 6 3 (qui est inté-
X→+∞ x Z +∞ x2 x2
sin x
grable), on en déduit que √ dx converge.
1 x Z +∞
sin x
Attention : on ne peut pas en déduire que √ dx
1 x − sin x
converge même si les deux fonctions sont équivalente car il ne s’agit
pas de fonctions de signe constant !
Néanmoins on peut étudier leur différence :
Z +∞ Z +∞
sin x sin x sin2 x
√ −√ dx = √ √ dx
1 x x − sin x 1 ( x − sin(x)) x
sin2 x sin2 x
Pour x > 1 on a √ √ ∼ > 0.
( x − sin(x)) x +∞ x
On a aussi :
Z +∞
sin2 x 1 +∞ 1 − cos(2x)
Z
dx = dx
1 x 2 1 x

9
Z +∞ Z +∞
1 cos(2x) .
Or dx diverge et dx converge (se prouve par
1 x 1 x
IPP comme Zprécédemment).
+∞
sin x
Finalement √ dx diverge par somme d’une intégrale
1 x − sin x
convergente
Z +∞et d’une intégrale divergente.
sin x
Et donc √ dx diverge.
0 x − sin x

Exercice 2
Soit A ∈ Sn (R), par le théorème spectral on en déduit que A est
diagonalisable dans une base orthonormée de vecteurs propres (et est
semblable à une matrice diagonale D via une matrice inversible P de
passage : A = P DP −1 .
Notons λi les valeurs propres pour 1 6 i 6 n, alors l’égalité Ak = In
(pour un k > 2) devient P Dk P −1 = In soit Dk = In et donc pour
1 6 i 6 n, λki = 1. Mais comme λi ∈ R, nécessairement λi = ±1 et
trivialement D2 = In soit A2 = In .

10
PLANCHE Telecom N◦6 Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1 


 mx + y + z = 1
. Exercice 1 Le système x + my + z = m s’écrit matriciellement Am X =
Résoudre le système : x + y + mz = m2

 Bm avec
 mx + y + z = 1      
x + my + z = m m 1 1 x 1

x + y + mz = m2 Am =  1 m 1  , X =  y  et Bm =  m 
1 1 m z m2

Exercice 2 Un rapide calcul donne det(Am ) = (m − 1)2 (m + 2) et Am est donc


inversible si, et seulement si, m 6= 1 et m 6= −2.
1. Montrer que la fonction F définie par
Z +∞ • Si m = 1 alors le système devient x + y + z = 1 donc l’ensemble
sin(xt) des solutions est S = {(1 − y − z, y, z) | (y, z) ∈ R2 }.
F (x) = . exp(−t)dt
0 t
• Si m = −2 alors le système devient
1 0
est C sur R et calculer F (x).  
 −2x + y + z = 1  3y − 3z = 9
2. En déduire F . x − 2y + z = −2 ⇔ −3y + 3z = −6
x + y − 2z = 4 x + y − 2z = 4
 

donc l’ensemble des solutions est S = ∅.


• Si m 6= 1 et m 6= −2 alors le système admet une unique solution
X = A−1m Bm et il reste à calculer l’inverse de Am .
Une astuce sans trop de calcul est de décomposer Am = J +(m−1)I3
où J est la matrice ne comportant que des 1 (J 2 = 3J).
On cherche un polynôme annulateur de Am :

A2m = J 2 + 2(m − 1)J + (m − 1)2 I3 = (2m + 1)J + (m − 1)2 I3

Soit
A2m = (2m + 1)[Am − (m − 1)I3 ] + (m − 1)2 I3
= (2m + 1)Am + [(2m + 1)(1 − m) + (m − 1)2 ]I3

11
ou encore : 2. On calcule F 0 (x) pour x ∈ R :
Z +∞
Am × [Am − (2m + 1)I3 ] = (m − 1)(−m − 2)I3

0
F (x) = Re exp((ix − 1)t)dt
1 0
Ainsi A−1
m = [(2m + 1)I3 − Am ] et il reste le calcul
(m − 1)(m + 2) Soit +∞
matriciel X = A−1

m Bm à effectuer. 0 1
F (x) = Re exp((ix − 1)t)
(ix − 1) 0
Exercice 2
Soit
sin(xt)
 
0 1 1
1. La fonction f : (x, t) 7→ . exp(−t) est définie et continue F (x) = Im =
t (ix − 1) 1 + x2
en t sur ]0, +∞[.
Puis on montre en même temps la définition et la dérivabilité On intègre sur R et il existe C ∈ R :
par le thm de dérivation des intégrales à paramètres :
∀x ∈ R, F (x) = arctan(x) + C
– Pour tout x ∈ R, t 7→ f (x, t) est continue par morceaux
sur ]0, +∞[. De plus F (0) = 0 donc nécessairement C = 0 et
xt
De plus f (x, t) ∼ × 1 ∼ x.
t→0 t t→0 ∀x ∈ R, F (x) = arctan(x)
Également |f (x, t)| 6 exp(−t) qui intégrable sur [1, +∞[ donc f
est intégrable sur ]0, +∞[.
– Pour tout t ∈]0, +∞[, x 7→ f (x, t) est continue sur R.
– Pour tout t ∈]0, +∞[, x 7→ f (x, t) est C 1 sur R et
∂f
∀(x, t) ∈ R×]0, +∞[, (x, t) = cos(xt). exp(−t)
∂x

– Pour tout x ∈ R, t 7→ ∂f
∂x
(x, t) est continue par morceaux
sur ]0, +∞[.
– Hypothèse de domination GLOBALE :
∂f
∀(x, t) ∈ R×]0, +∞[×R, (x, t) 6 e−t
∂x
qui est intégrable sur ]0, +∞[
Par le théorème de dérivation
R +∞ des intégrales à paramètres, F est
C 1 sur R et F 0 (x) = 0 sin(xt) exp(−t)dt.

12
PLANCHE Telecom N◦7 Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1

. Exercice 1 1. det(A) = 2abc


2. χA = X 3 − BX − 2acb avec B = ab + ac + bc.
 
0 b c
Soient a, b, c ∈ C et A =  a 0 c  χ0A = 3X 2 − B, on a donc une racine au moins double x si, et
a b 0 seulement si, χA (x) = χ0A (x) = 0.
±1
1. Calculez le déterminant de A. Ce qui donne x = √ β racine au moins double et :
3
2. A quelle condition A est-elle diagonalisable ?
 
±1
χA √ β = 0 ⇔ B 3 = 27a2 b2 c2
Exercice 2 3
t
Soit f : t −→ .
2 − t2 avec β une racine carrée complexe de B.
∓2
1. Développez f en série entière, précisez le rayon de convergence. L’autre racine vaut alors √ 3
β (à l’aide de la trace qui est égale
2. Donnez la loi d’une variable aléatoire X dont la fonction géné- à la somme des valeurs propres).
ratrice est f . 1er cas : si abc 6= 0, rg(A − λId) 6 1 ssi −λ = a = b = c et alors
A sera diagonalisable diagonalisable.
3. Calculez l’espérance de X. 2ème cas : si abc = 0, A est non diagonalisable si, et seulement
X +1 si, 2 valeurs sont nuls car A serait nilpotente.
4. Déterminez la loi de la variable aléatoire Y = .
2 Si les 3 valeurs sont nulles alors A = 0 donc diagonalisable, si une
seule est nulle alors A est diagonalisable car χA = X 3 − BX =
X(X − β)(X + β)

Exercice 2
+∞ 2n+1
t t X t
1. f (t) = . t2
= ·R=1
2 1− 2 n=0
2n+1
2. Par unicité du développement en série entière de la fonction f ,
vu que :
+∞
X
f (t) = GX (t) = nP (x = n)
n=0

13
alors la loi d’une variable aléatoire X dont la fonction génératrice .
est f vérifie :
1
P (X = 2n + 1) = , P (X = 2n) = 0.
2n+1

3. E(X) = f 0 (1) = 3.
1
4. Y (Ω) = N? , P (Y = n + 1) = P (X = 2n + 1) = n+1 .
2
1
Donc Y suit une loi binomiale de paramètre .
2

14
PLANCHE Telecom N◦8 (2024) Corrigé

Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min +∞
X arctan nx
Soit ∀x ∈ R, f (x) = .
. Exercice 1 n=1
n2
+∞
X arctan nx 1
Soit f (x) = . 1. On pose fn (x) = 2 arctan(nx).
n=1
n2 n
Montrons que f est définie et même un peu plus : que f continue
1. Domaine de définition Df de f ? sur R.
2. Continuité et caractère C 1 de f sur Df ? Chaque fn est continue sur R.
π
De plus kfn k∞ = est le terme général d’une série conver-
2n2
Exercice 2 gence.P
On suppose que X et Y sont des variables aléatoires à valeurs dans Donc fn converge normalement, et donc f est définie et conti-
N, telles que : nue sur R.

i+k 2. Chaque fn est impaire, donc par somme f également. On limite


∀i, k ∈ N, P (X = i, Y = k) = a l’étude à R+ ?
? , la parité permettra de conclure sur R .
2i+k 1
0
Chaque fn est de classe C 1 sur R+ ? et fn (x) = .
1. Déterminer la valeur de a. n(1 + (nx)2 )
Pour a > 0, sur [a, +∞[, on a :
2. Déterminer les lois de X et Y .
3. Les variables X et Y sont-elles indépendantes ? 1
kfn k∞ 6
4. Calculer P (X = Y ). n(1 + (na)2 )

ce qui donne la convergence normale, donc uniforme, de la série


des dérivées sur tout segment inclus dans R+ ?.
Ainsi, par théorème, f est de classe C 1 sur R∗ .

Exercice 2
Soit Xet Y deux variables aléatoires réelles à valeurs dans N telles
que :
a(i + k)
∀(i, k) ∈ N2 , P (X = i, Y = k) =
2i+k
1. La valeur de a est conditionnée par le fait que pour une loi
de probabilités, la somme des probabilités faut 1 et que chaque

15
1
probabilité est positive ou nulle. Ainsi 8a = 1 et donc a = 8
et
+∞ X
+∞ +∞ X
+∞
X X a(i + k) i+k
S= P (X = i, Y = k) = ∀(k, i) ∈ N2 , P (X = i, Y = k) =
i=0 k=0 i=0 k=0
2i+k 2i+k+3
+∞ +∞
X a Xi+k 2. On a déjà la loi marginale de X grâce à la première question :
=
i=0
2i k=0 2k
+∞ +∞ +∞
! i+1
X a X 1 X k p(X = i) =
= i + 2i+2
i=0
2i k=0
2k
k=0
2k
Par symétrie des rôles de X et Y la loi marginale de Y est la
Rappelons que pour |x| < 1 on a : même.
+∞ 3. Pour (k, i) ∈ N, p(X = i) × p(Y = k) 6= p((X = i) ∩ (Y = k))
1 X
= xk donc les variables X et Y ne sont pas indépendantes.
1 − x k=0
4. Par la formule des probabilités totales, on a :
En tant que série entière, sur ] − 1, 1[ :
+∞
X
1
+∞
X P (X = Y ) = P (X = k, Y )k)
= kxk−1 k=0
(1 − x)2 +∞
k=1 1 X 2k
=
soit 8 k=0
22k
+∞
x X +∞
1X k
= kxk =
(1 − x)2 k=0 6 k=1 4k−1
Donc pour x = 1
: 1 1
2 = ×
16 (1 − 14 )2
1 +∞  k
2
X 1 1 16
2= = k = ×
( 12 )2 2 16 15
k=0 1
=
On en déduit que : 15
+∞ X
+∞ +∞
X X a
S= P (X = i, Y = k) = i
(2i + 2)
i=0 k=0 i=0
2
+∞
X i+1
= 2a
i=0
2i
= 2a(2 + 2) = 8a

16
PLANCHE Telecom N◦9 (2024) Corrigé

Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Z 1
e−x
Soit fn (x) = et un = fn (x)dx.
. Exercice 1 1 + n2 x2 0
1
e−x 1. Soit x ∈]0, 1] fixé.
Z
Soit fn (x) = et un = fn (x)dx.
1 + n 2 x2 0
Sans problème : fn (x) → 0 lorsque n → +∞.
Si x = 0 alors fn (0) = 1 → 1 lorsque n → +∞.
1. Montrer que (fn )n∈N converge simplement sur [0, 1].
Ainsi (fn )n∈N converge simplement sur [0, 1] vers f avec :
2. Soit a ∈]0, 1 [. Montrer que (fn )n∈N converge uniformément sur 
[a, 1]. 1 si x = 0
f : x 7→
3. La suite de fonctions (fn )n∈N converge-t-elle uniformément sur 0 si x ∈]0, 1]
[0, 1].
2. Soit a ∈]0, 1 [, alors :
4. Trouver la limite de (un )n∈N .
1
kfn k[a,1]
∞ 6 −→ 0
1 + n2 a2 n→+∞
Exercice 2
Soit u un endomorphisme de R3 tel que u3 = −u et u 6= 0L(R3 ) . Donc (fn )n∈N converge uniformément sur [a, 1] vers la fonction
nulle.
1. Soit A la matrice associé à u dans la base canonique de R3 .
3. Les fonction fn sont toutes continues sur [0, 1] mais leur limite
Montrer que A est diagonalisable dans Mn (C).
simple f n’est pas continue en x = 0, ainsi la suite de fonctions
Calculer la trace de A et en déduire dim(Ker u).
(fn )n∈N ne converge pas uniformément sur [0, 1] vers la fonction
2. Montrer que Im u = Ker (u2 + idR3 ). f (sinon f serait continue sur [0, 1]).
 
0 0 0 4. Appliquons le théorème de convergence dominée.
3. Montrer que A est semblable à  0 0 −1 . La suite (fn ) converge simplement sur [0, 1] vers f , de plus :
0 1 0
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1], |fn (x)| 6 e−x 6 1 = ϕ(x)
ϕ est intégrable sur [0, 1] donc le théorème s’applique et
Z 1
lim un = f (x)dx = 0.
n→+∞ 0

Exercice 2
Soit u un endomorphisme de R3 tel que u3 = −u et u 6= 0L(R3 ) .

17
1. Soit A la matrice associé à u dans la base canonique de R3 . u2 (e2 ) = αu(e2 ) soit −e2 = αe3 et donc α2 = −1 ce qui est
Le polynôme P = X 3 + X = X(X 2 + 1) est annulateur de A absurde.
donc Sp(A) ⊂ {0, ±i}. Ainsi la famille
  (e1 , e2 , e3 ) est libre et A est semblable à
Comme P est scindé à racines simples dans C alors A est diago- 0 0 0
nalisable dans Mn (C).  0 0 −1 .
De plus u est non nul donc m0 6= 3 (sinon A serait semblable à 0 1 0
la matrice nulle et donc égale à la maatrice nulle).
On sait également que les valeurs propres complexes d’une ma-
trice réelle sont de même multiplicité.
Nécessairement on a donc que m0 = mi = m−i = 1 et comme
dans C la trace est égale à la somme des valeurs propres on a
tr(A) = 0.
On a aussi dim(Ker u) = m0 = 1.
2. u3 = u se formule également en u ◦ (u2 + Id) = 0 ce qui implique
que Im(u2 + Id) ⊂ ker(u).
Comme dim(Ker u) = 1 et que dim(Im(u2 +Id)) = 1 (ce n’est pas
0 car u2 + Id 6= 0 en dimension 3, vu que mi = m−i la dimension
devrait être paire pour cela), alors Im u = Ker (u2 + idR3 ).
3. Soit e1 ∈ ker(A), e2 ∈ Im(u) et e3 = u(e2 ).
Montrons qu’il s’agit d’une base de R3 , car en effet dans cette
base la matrice de u serait :
 
0 0 0
 0 0 −1 
0 1 0

car u(e1 ) = 0, u(e2 ) = e3 et u(e3 ) = u2 (e2 ) = −e2 car


e3 ∈ Im(u) = Ker (u2 + idR3 ).
Déjà ker(u) et Im(u) sont supplémentaires.
En effet si y ∈ ker(u) ∩ Im(u) alors u(y) = 0 et il existe x ∈ R3
tel que y = u(x), soit u2 (x) = 0 dnc u3 (x) = 0 = u(x) = y.
Par le théorème du rang, on a bien l’égalité des dimension né-
cessaire et ker(u) ⊕ Im(u) = R3 .
Reste à prouver que la famille (e2 , e3 ) est une base de Im(u).
Si jamais il existe α tel que e3 = αe2 alors u(e2 ) = αe2 et

18
PLANCHE Telecom N◦10 (2024) Corrigé

Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Exercice 1


e−nt 1
On pose fn (t) = √ sur ]0, +∞[ et un = 3 .
. Exercice 1 n n2
+∞
+∞ X +∞ Il s’agit d’appliquer le théorème d’intégration terme à terme dont
e−nt X 1
Z
Montrer que √ = 3 .
il faut prouver les trois hypothèses :
0 n=1
n n=1 n
2
P
• fn converge simplement sur ]0, +∞[.  
Exercice 2 1
En effet pour x > 0 fixé, on a fn (t) = o et par comparaison
Soit F = {(x, y, z, t) ∈ R4 | x + y + z + t = x − y − z + t = 0}. n2P
de série positive à une série de Riemann, fn (x) converge.
1. Montrer que F est un plan de R4 et en déterminer une base.
• Chaque fn est intégrable sur ]0, +∞[, en effet pour n fixé dans
2. Donner la matrice dans la base canonique de R4 , de la projection
N? , on a :
orthogonale sur F (pour le produit scalaire usuel).  
1
3. Soit u = (1, 1, 1, 1). Déterminer d u, F ⊥ . fn (x) = o

x2
Par comparaison à une intégrale de Riemann, fn est intégrable
sur [1, +∞[. fn est continue sur [0, 1] don intégrable sur [0, +∞[.
P +∞
Z
• Montrons que |fn (t)| dt converge.
0
On a : +∞
XZ +∞ 
1 −nt 1
|fn (t)| dt = 3 e = 3
0 n 2 0 n2
Il s’agit du terme général d’une série de Riemann convergente.
Finalement, le théorème s’applique et :
+∞
+∞ X +∞
e−nt X 1
Z
√ = 3
0 n=1
n n=1 n
2

Exercice 2
Soit F = {(x, y, z, t) ∈ R4 | x + y + z + t = x − y − z + t = 0}.

19
1. On a, en soustrayant et additionnant les deux égalités que : 3. Soit u = (1, 1, 1, 1). D’après le cours,
(x, y, z, t) ∈ F ⇔ t = −x et z = −y d u, F ⊥ = kpF (u)k.


Donc :
Reste à faire le calcul de pF (u) et de cette norme :
F = Vect(e1 = (1, 0, 0, −1), e2 = (0, 1, −1, 0))
pF (u) = (0, 0, 0, 0)
Ainsi F est un plan (s.e.v. de dimension 2) de R4 et vient d’en
donner une base. Donc :
d u, F ⊥ = kuk = 0.

2. Pour donner la matrice dans la base canonique de R4 , de la
projection orthogonale sur F (pour le produit scalaire usuel), le
mieux est de déterminer une base de F ⊥ et de la concaténer avec
celle de F pour former une base de R4 . On a :
F ⊥ = Vect(e3 = (1, 0, 0, 1), e4 = (0, 1, 1, 0))
(les deux vecteurs de cette base sont bien orthogonaux à ceux
de la base choisie pour F .)
On en déduit (e1 , e2 , e3 , e4 ) est une base de R4 et dans cette base,
on peut décomposer tout vecteur v = (x, y, z, t) ainsi :
x−t y−z x+t y+z
(x, y, z, t) = e1 + e2 + e3 + e4
| 2 {z 2 } | 2 {z 2 }
∈F ∈F ⊥

En notant pF la projection orthogonale par rapport à F on a


donc :
x−t y−z
pF (x, y, z, t) = e1 + e2
2 2 
x−t y−z z−y t−x
= , , ,
2 2 2 2
Reste à écrire la matrice associée dans la base canonique :
 
1 0 0 −1
1 0 1 −1 0 
MatB (pF ) =  
2  0 −1 1 0 
−1 0 0 1

20
PLANCHE Telecom N◦11 (2024) Corrigé

Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min
Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E) tel que u2 = −idE et :
. Exercice 1 ∀x ∈ E, hu(x), xi = 0.
Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E) tel que u2 = −idE et :
1. On utilise le déterminant :
∀x ∈ E, hu(x), xi = 0. det(u2 ) = det(−idE ) donc det(u)2 = (−1)n .
Nécessairement n = dim(E) est pair car sinon un carré serait
1. Montrer que la dimension n de E est paire. On note n = 2p. possible et c’est absurde.
2. Montrer que (u(x), x) est libre pour tout x 6= 0. Sinon on peut aussi dire que P = X 2 + 1 est annulateur de u,
3. Montrer qu’il existe des vecteurs e1 , . . . , ep tels que la famille donc Sp(u) ⊂ {±i}, et comme le spectre complexe est non vide
(e1 , u (e1 ) , . . . , ep , u (ep )) soit orthonormale. alors Sp(u) = {±i}. De plus 2 valeurs propres complexes d’un
endomorphisme d’un R-e.v. ont même multiplicité p.
4. En déduire que u est une isométrie. Ainsi dim(E) = n = 2p.
2. Soit x 6= 0,supposons la famille (u(x), x) liée.
Exercice 2 Il existe donc λ ∈ R tel que u(x) = λx, on on a vu précédemment
Z +∞ +∞
sin t X 1 que Sp(u) = {±i}.
Montrer que dt = en montrant la conver-
0 et − 1 n=1
1 + n2
Ce qui est absurde.
gence de la série et de l’intégrale. Donc (u(x), x) est libre pour tout x 6= 0.
On peut sinon composer l’égalité par u, ce qui donne u2 (x) =
λu(x) = λ2 x donc −1 = λ2 ce qui est absurde.
3. Montrons ceci par récurrence sur p.
• Si dim(E) = 2, (e1 , u(e1 )) est libre pour e1 6= 0 car u(e1 ) = λe1
est impossible d’après les questions précédentes, la propriété est
donc initialisée.
• Supposons que dim E = 2p + 2 et qu’il existe des vecteurs
(e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep )) formant une base orthonormée d’un
sous-espace vectoriel F de E de dimension 2p. Montrons que
l’on peut compléter cette famille libre en une base de E.
Soit ep+1 ∈ F⊥ unitaire, montrons que
(e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 , u(ep+1 )) reste libre et même
orthonormée.
Déjà (e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 ) est libre et orthonormée.

21
On rappelle que ∀x ∈ E, hu(x), xi = 0, donc hu(ep+1 ), ep+1 i = 0.
On a également ∀x, y ∈ E, hu(x + y), x + yi = 0 ce qui donne : Exercice 2
hu(x), yi = −hu(y), xi L’exercice encourage à prouver la convergence de la série et celle
de l’intégrale, faisons-le.
Or, comme ∀k ∈ [[1, p]], hek , ep+1 i = hu(ek ), ep+1 i = 0 donc : sin t
Posons f (t) = t sur ]0, +∞[.
h−u2 (ek ), ep+1 i = hu(ek ), u(ep+1 )i = 0 e −1
Alors f est continue sur cet intervalle et :
et t
— sur ]0, 1] : f (t) ∼ ∼.
hu(ek ), ep+1 i = −hek , u(ep+1 )i = 0 0 t 0
f est prolongeable par continuité en 0 donc est intégrable sur
Reste à prouver que u(ep+1 ) est unitaire. On a : ]0, 1].
∀x ∈ E, hu(x), u(x)i = h−u2 (x), xi = hx, xi = kxk2
 
sin(t)| 1
— sur [1, +∞[ : |f (t)| ∼ t
= o 2 .
u conserve la norme et est donc une isométrie (on répond à la +∞ e +∞ t
question suivante au passage). On a ainsi : ku(ep+1 )k = kep+1 k. f est donc intégrable sur [1, +∞[.
On en déduit que l’intégrale converge.
Donc la famille (e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 , u(ep+1 )) est bien or-
thonormée. 1 1
Quand à la série, on a 2 ∼ 2 donc par comparaison de série à
Par principe de récurrence, on a bien l’existence de famille ortho- n +1 n
terme positif à une série de Riemann, la série converge bien.
normale. De plus (e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 ) est libre et maxi-
Pour prouver l’égalité, il s’agit d’appliquer le théorème d’intégration
male, il s’agit d’une base de E.
terme à terme.
4. On a déjà répondu à la question précédemment, sinon on peut Dans un premier temps, il faut identifier la série de fonctions et la
se servir de la matrice de u dans la base ainsi construite. somme associée. On a pour t > 0, comme e−t ∈]0, 1[ :
Pour les vecteurs précédents, ∀i ∈ [[1, p]], u(e1 ) = 1 × ei et
+∞
u(u(ei )) = −1ei soit e−t X
f (t) = sin(t) −t
= sin(t)e−nt

0 −1
 1 − e n=1
 1 0 (0)  On pose alors fn (t) = sin(t)e −nt
pour n > 1 et t > 0.
 
 0 −1  P
  • fn converge simplement vers f sur ]0, +∞[ par construction
 1 0 
A = MatB (u) = 

..
 même.
. 
  • ∀n ∈ N? , fn est intégrable sur ]0, +∞[.

 . ..

  
1
  En effet, pas de problème en t = 0 et fn (t) = o 2 .
 (0) 0 −1  +∞ t
1 0
P
• On prouve enfin la convergence de la série µn avec
On remarque que AT A = In , mais comme A est la matrice de u +∞
Z
dans une b.o.n. de vecteurs, u est bien une isométrie. µ n = |fn (t)| dt
0

22
On majore µn , la subtilité est de majorer | sin(t)| par t et pas .
par 1 : Z +∞
1
µn = te−nt dt = 2 (après IPP)
0 n
P
Ainsi la série µn converge.
Le théorème d’intégration terme à terme s’applique et on en déduit
que :
Z +∞ +∞ Z +∞
sin t X
dt = fn (t) dt
0 et − 1 n=1 0

Reste à calculer :
Z +∞ Z +∞ 
−nt+it
fn (t) dt = Im e dt
0 0

Donc : +∞
+∞
e−nt+it
Z 
fn (t) dt = Im
0 −n + i 0
On a donc
Z +∞  
1 1
fn (t) dt = Im =
0 i−n 1 + n2

Finalement : Z +∞ +∞
sin t X 1
dt =
0 et − 1 n=1
1 + n2

23
PLANCHE Telecom N◦12 (2024) Corrigé

Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min
Soit la matrice :
. Exercice 1
 
1 1 1 1 1
Soit la matrice :  1 0 0 0 1 
 

1 1 1 1 1
 Θ=
 1 1 1 1 1 

 1 0 0 0 1   1 0 0 0 1 
  1 1 1 1 1
 1 1 1
Θ= 1 1 

 1 0 0 0 1 Notons Cj les colonnes de Θ pour 1 6 j 6 5.

1 1 1 1 1 On remarque C1 = C5 et C2 = C3 = C4 donc rg(Θ) 6 2. De plus C1
En faisant le moins de calcul possible, déterminer le rang de et C2 ne sont pas colinéaires donc rg(Θ) = 2.
Θ, Im(Θ) et Ker(Θ). On a donc immédiatement Im(Θ) = Vect(C1 , C2 ).
Par le théorème du rang, la dimension du noyau est de 3 et puisque
Exercice 2 C1 −C 5 = 0,  C2 − C 3 = 0 et C2 − C4 = 0 alors Ker(Θ) =

On considère la fonction suivante : 1 0 0


 0   1   1 
ln(1 + x) − x
     
Vect  0  ,  −1  ,  0 .
h : x 7→      
x2  0   0   −1 
−1 0 0
1. Déterminer le domaine de définition de h.
2. La fonction h est-elle prolongeable par continuité en 0 ? Et sa Exercice 2
dérivée ? On considère la fonction suivante :
ln(1 + x) − x
h : x 7→
x2
1. h est définie si, et seulement si 1 + x > 0 et x 6= 0, donc Dh =
] − 1, 0[∪]0, +∞[.
2. Une façon très simple de court-circuiter l’exercice est de déve-
lopper h en série entière sur ] − 1, 0[∪]0, 1[ :
+∞
X xn
ln(1 + x) = (−1)n−1
n=1
n

24
donc
+∞
X xn−2
h(x) = (−1)n−1
n=2
n
On trouve ainsi que l’on peut prolonger h en x = 0 par h(0) =
1
− et qu’ainsi prolongée la fonction h devient de classe C ∞ sur
2
] − 1, 1[ car elle est développable en série entière sur ] − 1, 1[ !
(Elle est même C ∞ sur ] − 1, +∞.)
L’autre façon de faire est d’effectuer un D.L. de ln(1 + x) en 0 à
l’ordre 2, on trouve alors :
x2
x− 2
+ o(x2 ) − x 1
h(x) = 2
= − + o(1)
x 2
On peut alors prolonger h en 0 par h(0 = − 21 .
La question « La fonction h est-elle prolongeable par continuité
en 0 ? Et sa dérivée ? » est posée de façon assez trompeuse (et un
peu incorrecte) : elle laisse sous-entendre que l’on doit répondre
si la dérivée de h se prolonge en 0 ou pas. Mais ceci est absurde :
une fois que h est prolongée en 0 par continuité, la nouvelle
fonction créée est (ou pas) dérivable en 0, voire de classe C 1 .
On calcule donc le taux d’accroissement de h en 0 :
x2
h(x) − h(0) ln(1 + x) − x + 2
=
x−0 x3
Puis un D.L. à l’ordre 3 donne :
h(x) − h(0) 1
= + o(1)
x−0 3
h(x) − h(0) 1
Ainsi h est dérivable en 0 et lim = h0 (0) = .
x→0 x−0 3
On peut aussi prouver que h est de classe C 1 en 0 en calculant
1
h0 (x) puis lim h0 (x) et en montrant que c’est égal à .
x→0 3

25

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