Planches D'oraux Mines-Telecom PSI 2024-25
Planches D'oraux Mines-Telecom PSI 2024-25
Exercice 2 1 1 1 1
F (t) = − t2 arctan + arctan t + t
Soient E un C-ev de dimension 3, (e1 , e2 , e3 ) une base de E. 2 t 2 2
Pour a ∈ C, soit fa ∈ L(E) tel que fa (e1 ) = fa (e3 ) = ae1 +e2 −ae3
t − t12
Z 2 Z 2
et fa (e2 ) = 0. 1 t 1
En effet t arctan dt = × arctan − dt.
t 2 t 2 1 + t12
1. Donnez une base de l’image et du noyau de fa .
t − t12
Z 2 Z
1 1
2. Donnez la matrice A de fa dans la base (e1 , e2 , e3 ). Et dt = − 1− dt.
2 1 + t12 2 1 + t2
3. Calculez A2 . Qu’en déduire ? Par suite :
4. Quelles sont les valeurs propres de fa ? Cet endomorphisme est-il 1 π 1 1
inversible ? diagonalisable ? F (t) −→ − 02 + × 0 + × 0 = 0 en 0+ .
2 2 2 2
1 1 1
et arctan 1t = − 3 + o donne
t 3t x
1 1 π 1 1
F (t) = − t + + + t + o en + ∞.
2 3t 4 2 t
π
Finalement I = .
4
Exercice 2
1. Par définition de fa :
Im fa = Vect (ua ) av. ua = ae1 + e2 − ae3
Et Ker fa = Vect (e2 , e1 − e3 ) : x + z = 0
1
2. La matrice de fa dans la base (e1 , e2 , e3 ) est .
a 0 a
1 0 1
−a 0 −a
2
PLANCHE Telecom N◦2 Corrigé
3. Montrez que, si V est un vecteur propre non colinéaire à (1, −1), donc en regroupant les termes pairs et impairs :
alors V est vecteur propre associé à la valeur propre 1.
[n/2]
X n
vn + un = 2k 2π = 2N π
k=0
2k
Exercice 2
x1 y1
1. A =
x2 y2
⇔ A11 x1 + A12 x2 = y1 et A21 x1 + A22 x2 = y2 .
En sommant les deux égalités on obtient la relation demandée.
1 A11 − A12
2. A =
−1 A21 − A22
Or A11 + A21 = A12 + A22 donc A11 − A12 = −A21 + A22 .
On a donc λ = A11 − A12 = A22 − A21
3
3. La somme des deux valeurs propres est égale à la trace de la .
matrice, c’est à dire A11 + A22 , étant donné les égalités ainsi que
la valeur de la première valeur propre, la seconde vaut µ = 1.
Il n’y a que 2 valeurs propres possibles pour A au maximum
donc et V n’est pas colinéaire à (1, −1), on a donc prouvé que
les deux s.e.v propres sont de dimension 1 et tout vecteur propre
non colinéaire à (1, −1) est colinéaire à V donc associé à la valeur
propre 1.
4
PLANCHE Telecom N◦3 Corrigé
5
Comme γn est convergente, alors elle est bornée par un réel M .
et donc pour x > 0 :
+∞ +∞
X X M
γn xn 6 |γn |xn 6
n=1 n=1
1−x
+∞
M X ln(1 − x)
Comme = O ln(1−x)
1−x
, ainsi ln(n)x n
∼ −
1−x n=1
1−x
−
quand x → 1 .
6
PLANCHE Telecom N◦4 Corrigé
Exercice 2
Notons Ci la i-ème colonne de D, alors on remarque que C1 =
C2 +C5 et que C2 = C3 = C4 . De plus C1 et C2 ne sont pas colinéaires
donc rg(D) = 2 et par le théorème du rang dim(ker(D)) = 3.
D’après les relations entre les colonnes on lit facilement :
1 0 0
−1 1 1
Ker(D) = Vect 0 , −1 , 0
0 0 −1
−1 0 0
7
et .
1 0
0
1
Im(D) = Vect
0 ,
1
0 1
1 0
Un peu de calcul quand même pour diagonaliser : m0 >
dim(ker(D)) = 3 donc il reste 2 autres valeurs propres à trouver
λ et µ telles que (dans C dans le pire des cas) tr(D) = 3 + λ + µ = 1.
On a également dans C, après calcul des coefficients diagonaux de
D2 : tr(D2 ) = 32 + λ2 + µ2 = 13.
Ainsi (λ + µ)2 = 13 + 2λµ = 12 et donc λµ = −6.
λ et µ sont donc racines du polynôme X 2 − X − 6 de racines λ = −3
et µ = 2.
Finalement D est diagonalisable car m2 = 1, m−3 = 1 et m0 = 3.
Reste éventuellement à trouver les 2 derniers sous-espaces propres
qui sont deux droites vectorielles.
8
PLANCHE Telecom N◦5 Corrigé
9
Z +∞ Z +∞
1 cos(2x) .
Or dx diverge et dx converge (se prouve par
1 x 1 x
IPP comme Zprécédemment).
+∞
sin x
Finalement √ dx diverge par somme d’une intégrale
1 x − sin x
convergente
Z +∞et d’une intégrale divergente.
sin x
Et donc √ dx diverge.
0 x − sin x
Exercice 2
Soit A ∈ Sn (R), par le théorème spectral on en déduit que A est
diagonalisable dans une base orthonormée de vecteurs propres (et est
semblable à une matrice diagonale D via une matrice inversible P de
passage : A = P DP −1 .
Notons λi les valeurs propres pour 1 6 i 6 n, alors l’égalité Ak = In
(pour un k > 2) devient P Dk P −1 = In soit Dk = In et donc pour
1 6 i 6 n, λki = 1. Mais comme λi ∈ R, nécessairement λi = ±1 et
trivialement D2 = In soit A2 = In .
10
PLANCHE Telecom N◦6 Corrigé
Soit
A2m = (2m + 1)[Am − (m − 1)I3 ] + (m − 1)2 I3
= (2m + 1)Am + [(2m + 1)(1 − m) + (m − 1)2 ]I3
11
ou encore : 2. On calcule F 0 (x) pour x ∈ R :
Z +∞
Am × [Am − (2m + 1)I3 ] = (m − 1)(−m − 2)I3
0
F (x) = Re exp((ix − 1)t)dt
1 0
Ainsi A−1
m = [(2m + 1)I3 − Am ] et il reste le calcul
(m − 1)(m + 2) Soit +∞
matriciel X = A−1
m Bm à effectuer. 0 1
F (x) = Re exp((ix − 1)t)
(ix − 1) 0
Exercice 2
Soit
sin(xt)
0 1 1
1. La fonction f : (x, t) 7→ . exp(−t) est définie et continue F (x) = Im =
t (ix − 1) 1 + x2
en t sur ]0, +∞[.
Puis on montre en même temps la définition et la dérivabilité On intègre sur R et il existe C ∈ R :
par le thm de dérivation des intégrales à paramètres :
∀x ∈ R, F (x) = arctan(x) + C
– Pour tout x ∈ R, t 7→ f (x, t) est continue par morceaux
sur ]0, +∞[. De plus F (0) = 0 donc nécessairement C = 0 et
xt
De plus f (x, t) ∼ × 1 ∼ x.
t→0 t t→0 ∀x ∈ R, F (x) = arctan(x)
Également |f (x, t)| 6 exp(−t) qui intégrable sur [1, +∞[ donc f
est intégrable sur ]0, +∞[.
– Pour tout t ∈]0, +∞[, x 7→ f (x, t) est continue sur R.
– Pour tout t ∈]0, +∞[, x 7→ f (x, t) est C 1 sur R et
∂f
∀(x, t) ∈ R×]0, +∞[, (x, t) = cos(xt). exp(−t)
∂x
– Pour tout x ∈ R, t 7→ ∂f
∂x
(x, t) est continue par morceaux
sur ]0, +∞[.
– Hypothèse de domination GLOBALE :
∂f
∀(x, t) ∈ R×]0, +∞[×R, (x, t) 6 e−t
∂x
qui est intégrable sur ]0, +∞[
Par le théorème de dérivation
R +∞ des intégrales à paramètres, F est
C 1 sur R et F 0 (x) = 0 sin(xt) exp(−t)dt.
12
PLANCHE Telecom N◦7 Corrigé
Exercice 2
+∞ 2n+1
t t X t
1. f (t) = . t2
= ·R=1
2 1− 2 n=0
2n+1
2. Par unicité du développement en série entière de la fonction f ,
vu que :
+∞
X
f (t) = GX (t) = nP (x = n)
n=0
13
alors la loi d’une variable aléatoire X dont la fonction génératrice .
est f vérifie :
1
P (X = 2n + 1) = , P (X = 2n) = 0.
2n+1
3. E(X) = f 0 (1) = 3.
1
4. Y (Ω) = N? , P (Y = n + 1) = P (X = 2n + 1) = n+1 .
2
1
Donc Y suit une loi binomiale de paramètre .
2
14
PLANCHE Telecom N◦8 (2024) Corrigé
Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min +∞
X arctan nx
Soit ∀x ∈ R, f (x) = .
. Exercice 1 n=1
n2
+∞
X arctan nx 1
Soit f (x) = . 1. On pose fn (x) = 2 arctan(nx).
n=1
n2 n
Montrons que f est définie et même un peu plus : que f continue
1. Domaine de définition Df de f ? sur R.
2. Continuité et caractère C 1 de f sur Df ? Chaque fn est continue sur R.
π
De plus kfn k∞ = est le terme général d’une série conver-
2n2
Exercice 2 gence.P
On suppose que X et Y sont des variables aléatoires à valeurs dans Donc fn converge normalement, et donc f est définie et conti-
N, telles que : nue sur R.
Exercice 2
Soit Xet Y deux variables aléatoires réelles à valeurs dans N telles
que :
a(i + k)
∀(i, k) ∈ N2 , P (X = i, Y = k) =
2i+k
1. La valeur de a est conditionnée par le fait que pour une loi
de probabilités, la somme des probabilités faut 1 et que chaque
15
1
probabilité est positive ou nulle. Ainsi 8a = 1 et donc a = 8
et
+∞ X
+∞ +∞ X
+∞
X X a(i + k) i+k
S= P (X = i, Y = k) = ∀(k, i) ∈ N2 , P (X = i, Y = k) =
i=0 k=0 i=0 k=0
2i+k 2i+k+3
+∞ +∞
X a Xi+k 2. On a déjà la loi marginale de X grâce à la première question :
=
i=0
2i k=0 2k
+∞ +∞ +∞
! i+1
X a X 1 X k p(X = i) =
= i + 2i+2
i=0
2i k=0
2k
k=0
2k
Par symétrie des rôles de X et Y la loi marginale de Y est la
Rappelons que pour |x| < 1 on a : même.
+∞ 3. Pour (k, i) ∈ N, p(X = i) × p(Y = k) 6= p((X = i) ∩ (Y = k))
1 X
= xk donc les variables X et Y ne sont pas indépendantes.
1 − x k=0
4. Par la formule des probabilités totales, on a :
En tant que série entière, sur ] − 1, 1[ :
+∞
X
1
+∞
X P (X = Y ) = P (X = k, Y )k)
= kxk−1 k=0
(1 − x)2 +∞
k=1 1 X 2k
=
soit 8 k=0
22k
+∞
x X +∞
1X k
= kxk =
(1 − x)2 k=0 6 k=1 4k−1
Donc pour x = 1
: 1 1
2 = ×
16 (1 − 14 )2
1 +∞ k
2
X 1 1 16
2= = k = ×
( 12 )2 2 16 15
k=0 1
=
On en déduit que : 15
+∞ X
+∞ +∞
X X a
S= P (X = i, Y = k) = i
(2i + 2)
i=0 k=0 i=0
2
+∞
X i+1
= 2a
i=0
2i
= 2a(2 + 2) = 8a
16
PLANCHE Telecom N◦9 (2024) Corrigé
Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min Z 1
e−x
Soit fn (x) = et un = fn (x)dx.
. Exercice 1 1 + n2 x2 0
1
e−x 1. Soit x ∈]0, 1] fixé.
Z
Soit fn (x) = et un = fn (x)dx.
1 + n 2 x2 0
Sans problème : fn (x) → 0 lorsque n → +∞.
Si x = 0 alors fn (0) = 1 → 1 lorsque n → +∞.
1. Montrer que (fn )n∈N converge simplement sur [0, 1].
Ainsi (fn )n∈N converge simplement sur [0, 1] vers f avec :
2. Soit a ∈]0, 1 [. Montrer que (fn )n∈N converge uniformément sur
[a, 1]. 1 si x = 0
f : x 7→
3. La suite de fonctions (fn )n∈N converge-t-elle uniformément sur 0 si x ∈]0, 1]
[0, 1].
2. Soit a ∈]0, 1 [, alors :
4. Trouver la limite de (un )n∈N .
1
kfn k[a,1]
∞ 6 −→ 0
1 + n2 a2 n→+∞
Exercice 2
Soit u un endomorphisme de R3 tel que u3 = −u et u 6= 0L(R3 ) . Donc (fn )n∈N converge uniformément sur [a, 1] vers la fonction
nulle.
1. Soit A la matrice associé à u dans la base canonique de R3 .
3. Les fonction fn sont toutes continues sur [0, 1] mais leur limite
Montrer que A est diagonalisable dans Mn (C).
simple f n’est pas continue en x = 0, ainsi la suite de fonctions
Calculer la trace de A et en déduire dim(Ker u).
(fn )n∈N ne converge pas uniformément sur [0, 1] vers la fonction
2. Montrer que Im u = Ker (u2 + idR3 ). f (sinon f serait continue sur [0, 1]).
0 0 0 4. Appliquons le théorème de convergence dominée.
3. Montrer que A est semblable à 0 0 −1 . La suite (fn ) converge simplement sur [0, 1] vers f , de plus :
0 1 0
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1], |fn (x)| 6 e−x 6 1 = ϕ(x)
ϕ est intégrable sur [0, 1] donc le théorème s’applique et
Z 1
lim un = f (x)dx = 0.
n→+∞ 0
Exercice 2
Soit u un endomorphisme de R3 tel que u3 = −u et u 6= 0L(R3 ) .
17
1. Soit A la matrice associé à u dans la base canonique de R3 . u2 (e2 ) = αu(e2 ) soit −e2 = αe3 et donc α2 = −1 ce qui est
Le polynôme P = X 3 + X = X(X 2 + 1) est annulateur de A absurde.
donc Sp(A) ⊂ {0, ±i}. Ainsi la famille
(e1 , e2 , e3 ) est libre et A est semblable à
Comme P est scindé à racines simples dans C alors A est diago- 0 0 0
nalisable dans Mn (C). 0 0 −1 .
De plus u est non nul donc m0 6= 3 (sinon A serait semblable à 0 1 0
la matrice nulle et donc égale à la maatrice nulle).
On sait également que les valeurs propres complexes d’une ma-
trice réelle sont de même multiplicité.
Nécessairement on a donc que m0 = mi = m−i = 1 et comme
dans C la trace est égale à la somme des valeurs propres on a
tr(A) = 0.
On a aussi dim(Ker u) = m0 = 1.
2. u3 = u se formule également en u ◦ (u2 + Id) = 0 ce qui implique
que Im(u2 + Id) ⊂ ker(u).
Comme dim(Ker u) = 1 et que dim(Im(u2 +Id)) = 1 (ce n’est pas
0 car u2 + Id 6= 0 en dimension 3, vu que mi = m−i la dimension
devrait être paire pour cela), alors Im u = Ker (u2 + idR3 ).
3. Soit e1 ∈ ker(A), e2 ∈ Im(u) et e3 = u(e2 ).
Montrons qu’il s’agit d’une base de R3 , car en effet dans cette
base la matrice de u serait :
0 0 0
0 0 −1
0 1 0
18
PLANCHE Telecom N◦10 (2024) Corrigé
Exercice 2
Soit F = {(x, y, z, t) ∈ R4 | x + y + z + t = x − y − z + t = 0}.
19
1. On a, en soustrayant et additionnant les deux égalités que : 3. Soit u = (1, 1, 1, 1). D’après le cours,
(x, y, z, t) ∈ F ⇔ t = −x et z = −y d u, F ⊥ = kpF (u)k.
Donc :
Reste à faire le calcul de pF (u) et de cette norme :
F = Vect(e1 = (1, 0, 0, −1), e2 = (0, 1, −1, 0))
pF (u) = (0, 0, 0, 0)
Ainsi F est un plan (s.e.v. de dimension 2) de R4 et vient d’en
donner une base. Donc :
d u, F ⊥ = kuk = 0.
2. Pour donner la matrice dans la base canonique de R4 , de la
projection orthogonale sur F (pour le produit scalaire usuel), le
mieux est de déterminer une base de F ⊥ et de la concaténer avec
celle de F pour former une base de R4 . On a :
F ⊥ = Vect(e3 = (1, 0, 0, 1), e4 = (0, 1, 1, 0))
(les deux vecteurs de cette base sont bien orthogonaux à ceux
de la base choisie pour F .)
On en déduit (e1 , e2 , e3 , e4 ) est une base de R4 et dans cette base,
on peut décomposer tout vecteur v = (x, y, z, t) ainsi :
x−t y−z x+t y+z
(x, y, z, t) = e1 + e2 + e3 + e4
| 2 {z 2 } | 2 {z 2 }
∈F ∈F ⊥
20
PLANCHE Telecom N◦11 (2024) Corrigé
Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min
Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E) tel que u2 = −idE et :
. Exercice 1 ∀x ∈ E, hu(x), xi = 0.
Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E) tel que u2 = −idE et :
1. On utilise le déterminant :
∀x ∈ E, hu(x), xi = 0. det(u2 ) = det(−idE ) donc det(u)2 = (−1)n .
Nécessairement n = dim(E) est pair car sinon un carré serait
1. Montrer que la dimension n de E est paire. On note n = 2p. possible et c’est absurde.
2. Montrer que (u(x), x) est libre pour tout x 6= 0. Sinon on peut aussi dire que P = X 2 + 1 est annulateur de u,
3. Montrer qu’il existe des vecteurs e1 , . . . , ep tels que la famille donc Sp(u) ⊂ {±i}, et comme le spectre complexe est non vide
(e1 , u (e1 ) , . . . , ep , u (ep )) soit orthonormale. alors Sp(u) = {±i}. De plus 2 valeurs propres complexes d’un
endomorphisme d’un R-e.v. ont même multiplicité p.
4. En déduire que u est une isométrie. Ainsi dim(E) = n = 2p.
2. Soit x 6= 0,supposons la famille (u(x), x) liée.
Exercice 2 Il existe donc λ ∈ R tel que u(x) = λx, on on a vu précédemment
Z +∞ +∞
sin t X 1 que Sp(u) = {±i}.
Montrer que dt = en montrant la conver-
0 et − 1 n=1
1 + n2
Ce qui est absurde.
gence de la série et de l’intégrale. Donc (u(x), x) est libre pour tout x 6= 0.
On peut sinon composer l’égalité par u, ce qui donne u2 (x) =
λu(x) = λ2 x donc −1 = λ2 ce qui est absurde.
3. Montrons ceci par récurrence sur p.
• Si dim(E) = 2, (e1 , u(e1 )) est libre pour e1 6= 0 car u(e1 ) = λe1
est impossible d’après les questions précédentes, la propriété est
donc initialisée.
• Supposons que dim E = 2p + 2 et qu’il existe des vecteurs
(e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep )) formant une base orthonormée d’un
sous-espace vectoriel F de E de dimension 2p. Montrons que
l’on peut compléter cette famille libre en une base de E.
Soit ep+1 ∈ F⊥ unitaire, montrons que
(e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 , u(ep+1 )) reste libre et même
orthonormée.
Déjà (e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 ) est libre et orthonormée.
21
On rappelle que ∀x ∈ E, hu(x), xi = 0, donc hu(ep+1 ), ep+1 i = 0.
On a également ∀x, y ∈ E, hu(x + y), x + yi = 0 ce qui donne : Exercice 2
hu(x), yi = −hu(y), xi L’exercice encourage à prouver la convergence de la série et celle
de l’intégrale, faisons-le.
Or, comme ∀k ∈ [[1, p]], hek , ep+1 i = hu(ek ), ep+1 i = 0 donc : sin t
Posons f (t) = t sur ]0, +∞[.
h−u2 (ek ), ep+1 i = hu(ek ), u(ep+1 )i = 0 e −1
Alors f est continue sur cet intervalle et :
et t
— sur ]0, 1] : f (t) ∼ ∼.
hu(ek ), ep+1 i = −hek , u(ep+1 )i = 0 0 t 0
f est prolongeable par continuité en 0 donc est intégrable sur
Reste à prouver que u(ep+1 ) est unitaire. On a : ]0, 1].
∀x ∈ E, hu(x), u(x)i = h−u2 (x), xi = hx, xi = kxk2
sin(t)| 1
— sur [1, +∞[ : |f (t)| ∼ t
= o 2 .
u conserve la norme et est donc une isométrie (on répond à la +∞ e +∞ t
question suivante au passage). On a ainsi : ku(ep+1 )k = kep+1 k. f est donc intégrable sur [1, +∞[.
On en déduit que l’intégrale converge.
Donc la famille (e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 , u(ep+1 )) est bien or-
thonormée. 1 1
Quand à la série, on a 2 ∼ 2 donc par comparaison de série à
Par principe de récurrence, on a bien l’existence de famille ortho- n +1 n
terme positif à une série de Riemann, la série converge bien.
normale. De plus (e1 , u(e1 ), . . . , ep , u(ep ), ep+1 ) est libre et maxi-
Pour prouver l’égalité, il s’agit d’appliquer le théorème d’intégration
male, il s’agit d’une base de E.
terme à terme.
4. On a déjà répondu à la question précédemment, sinon on peut Dans un premier temps, il faut identifier la série de fonctions et la
se servir de la matrice de u dans la base ainsi construite. somme associée. On a pour t > 0, comme e−t ∈]0, 1[ :
Pour les vecteurs précédents, ∀i ∈ [[1, p]], u(e1 ) = 1 × ei et
+∞
u(u(ei )) = −1ei soit e−t X
f (t) = sin(t) −t
= sin(t)e−nt
0 −1
1 − e n=1
1 0 (0) On pose alors fn (t) = sin(t)e −nt
pour n > 1 et t > 0.
0 −1 P
• fn converge simplement vers f sur ]0, +∞[ par construction
1 0
A = MatB (u) =
..
même.
.
• ∀n ∈ N? , fn est intégrable sur ]0, +∞[.
. ..
1
En effet, pas de problème en t = 0 et fn (t) = o 2 .
(0) 0 −1 +∞ t
1 0
P
• On prouve enfin la convergence de la série µn avec
On remarque que AT A = In , mais comme A est la matrice de u +∞
Z
dans une b.o.n. de vecteurs, u est bien une isométrie. µ n = |fn (t)| dt
0
22
On majore µn , la subtilité est de majorer | sin(t)| par t et pas .
par 1 : Z +∞
1
µn = te−nt dt = 2 (après IPP)
0 n
P
Ainsi la série µn converge.
Le théorème d’intégration terme à terme s’applique et on en déduit
que :
Z +∞ +∞ Z +∞
sin t X
dt = fn (t) dt
0 et − 1 n=1 0
Reste à calculer :
Z +∞ Z +∞
−nt+it
fn (t) dt = Im e dt
0 0
Donc : +∞
+∞
e−nt+it
Z
fn (t) dt = Im
0 −n + i 0
On a donc
Z +∞
1 1
fn (t) dt = Im =
0 i−n 1 + n2
Finalement : Z +∞ +∞
sin t X 1
dt =
0 et − 1 n=1
1 + n2
23
PLANCHE Telecom N◦12 (2024) Corrigé
Exercice 1
Mines-Telecom : Préparation : 0 min - Passage : 30 min
Soit la matrice :
. Exercice 1
1 1 1 1 1
Soit la matrice : 1 0 0 0 1
1 1 1 1 1
Θ=
1 1 1 1 1
1 0 0 0 1 1 0 0 0 1
1 1 1 1 1
1 1 1
Θ= 1 1
1 0 0 0 1 Notons Cj les colonnes de Θ pour 1 6 j 6 5.
1 1 1 1 1 On remarque C1 = C5 et C2 = C3 = C4 donc rg(Θ) 6 2. De plus C1
En faisant le moins de calcul possible, déterminer le rang de et C2 ne sont pas colinéaires donc rg(Θ) = 2.
Θ, Im(Θ) et Ker(Θ). On a donc immédiatement Im(Θ) = Vect(C1 , C2 ).
Par le théorème du rang, la dimension du noyau est de 3 et puisque
Exercice 2 C1 −C 5 = 0, C2 − C 3 = 0 et C2 − C4 = 0 alors Ker(Θ) =
24
donc
+∞
X xn−2
h(x) = (−1)n−1
n=2
n
On trouve ainsi que l’on peut prolonger h en x = 0 par h(0) =
1
− et qu’ainsi prolongée la fonction h devient de classe C ∞ sur
2
] − 1, 1[ car elle est développable en série entière sur ] − 1, 1[ !
(Elle est même C ∞ sur ] − 1, +∞.)
L’autre façon de faire est d’effectuer un D.L. de ln(1 + x) en 0 à
l’ordre 2, on trouve alors :
x2
x− 2
+ o(x2 ) − x 1
h(x) = 2
= − + o(1)
x 2
On peut alors prolonger h en 0 par h(0 = − 21 .
La question « La fonction h est-elle prolongeable par continuité
en 0 ? Et sa dérivée ? » est posée de façon assez trompeuse (et un
peu incorrecte) : elle laisse sous-entendre que l’on doit répondre
si la dérivée de h se prolonge en 0 ou pas. Mais ceci est absurde :
une fois que h est prolongée en 0 par continuité, la nouvelle
fonction créée est (ou pas) dérivable en 0, voire de classe C 1 .
On calcule donc le taux d’accroissement de h en 0 :
x2
h(x) − h(0) ln(1 + x) − x + 2
=
x−0 x3
Puis un D.L. à l’ordre 3 donne :
h(x) − h(0) 1
= + o(1)
x−0 3
h(x) − h(0) 1
Ainsi h est dérivable en 0 et lim = h0 (0) = .
x→0 x−0 3
On peut aussi prouver que h est de classe C 1 en 0 en calculant
1
h0 (x) puis lim h0 (x) et en montrant que c’est égal à .
x→0 3
25