0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues13 pages

Expose Arctique

Le document traite de l'impact du changement climatique sur l'Arctique, soulignant une augmentation des températures presque deux fois plus rapide que dans le reste du monde, entraînant la fonte des glaces et des conséquences sur les écosystèmes et les communautés locales. Les changements climatiques affectent la faune, la flore, et augmentent les risques d'événements météorologiques extrêmes, tout en ayant des répercussions globales sur le niveau de la mer et les ressources naturelles. La recherche et la surveillance continue sont essentielles pour comprendre et atténuer ces impacts significatifs.

Transféré par

diallomariem124
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues13 pages

Expose Arctique

Le document traite de l'impact du changement climatique sur l'Arctique, soulignant une augmentation des températures presque deux fois plus rapide que dans le reste du monde, entraînant la fonte des glaces et des conséquences sur les écosystèmes et les communautés locales. Les changements climatiques affectent la faune, la flore, et augmentent les risques d'événements météorologiques extrêmes, tout en ayant des répercussions globales sur le niveau de la mer et les ressources naturelles. La recherche et la surveillance continue sont essentielles pour comprendre et atténuer ces impacts significatifs.

Transféré par

diallomariem124
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et

Populaire
Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la
Formation Professionnelle
Université Kasdi Merbah
Faculté Science et Appliquée

RÉSUMÉ
L’évaluation de l’impact
de changement
climatique dans
l’Arctique

Cours
Changement Climatique

Réalisé par : Mariem Mohamedou Diallo


LE CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS L’ARCTIQUE
Niveau : Master 2
Phénomène du changement climatique sur l’Arctique
Spécialité : Ressource Hydraulique

Maitre-Assistant :
Touil Youssef

Année Universitaire 2023/2024


Plan
I. Introduction
Le climat de la Terre évolue, avec des températures qui augmentent à une vitesse encore
jamais atteinte depuis l’avènement des sociétés humaines modernes. Alors que certains
changements climatiques historiques étaient dus à des causes ou à des variations naturelles,
les types de modifications et le caractère marqué des tendances qui ont émergé lors des
récentes décennies indiquent que l’influence de l’homme, notamment à travers l’augmentation
des émissions de gaz carbonique et autres gaz à effets de serre, est devenu désormais le
facteur dominant.
Ces changements climatiques sont particulièrement sensibles en Arctique. Dans cette région,
les températures moyennes ont augmenté à une vitesse presque double qu’ailleurs dans le
monde durant les dernières décennies. La fonte généralisée des glaciers et de la glace de mer,
ainsi que l’augmentation des températures du pergélisol témoignent également d’un
réchauffement prononcé de l’Arctique. Ces manifestations sont les premiers signes de
l’importance environnementale et sociétale du réchauffement global.
On s’attend à ce que cette accélération des tendances climatiques actuelles se poursuive
pendant ce siècle, en raison de l’accumulation des gaz à effets de serre dans l’atmosphère.
Bien que ces gaz ne soient pas essentiellement émis dans les régions arctiques, on s’attend à
ce qu’ils provoquent des changements importants dans ces régions. En retour, ces
modifications de l’environnement arctique auront un impact à l’échelle de la planète entière.
Pour cette raison, l’enjeu de ce qui se passe sous ces hautes latitudes nord concerne
l’ensemble des peuples. Les processus climatiques uniques de l’Arctique, par exemple, ont
des effets significatifs sur le climat local et mondial. L’Arctique fournit également au reste du
monde des ressources importantes (telles que pétrole, gaz et poissons) qui seront affectées par
le changement climatique, et la fonte des glaciers est l’un des facteurs qui contribue à
l’élévation du niveau de la mer partout autour du globe.

II. Problématique

II-1 Phénomène du changement climatique sur l’Arctique


Le changement climatique a des impacts significatifs sur l'Arctique, entraînant des
transformations rapides et parfois dramatiques dans cette région.
Les principaux phénomènes observés liés au changement climatique dans l'Arctique :
 Fonte de la banquise : L'une des manifestations les plus visibles du changement
climatique dans l'Arctique est la fonte accélérée de la banquise. Les températures plus
élevées provoquent la fonte de la glace de mer, ce qui a des conséquences importantes
sur les écosystèmes marins et la vie animale qui en dépend.
 Élévation des températures : L'Arctique se réchauffe à un rythme deux fois plus rapide
que le reste de la planète. Cela a des implications importantes pour les habitats
naturels, les cycles biologiques et les modes de vie des peuples autochtones qui
dépendent des conditions climatiques spécifiques de la région.
 Changements dans la faune et la flore : Les changements climatiques modifient les
habitats et les régimes alimentaires des espèces arctiques. Certaines espèces s'adaptent
difficilement à ces transformations, ce qui peut entraîner des perturbations dans les
chaînes alimentaires.
 Élévation du niveau de la mer : La fonte des glaces de l'Arctique contribue à
l'élévation globale du niveau de la mer. Cela a des conséquences potentielles pour les
communautés côtières et les infrastructures dans le monde entier.
 Libération de gaz à effet de serre : La fonte du pergélisol (sol gelé en permanence)
libère des quantités importantes de gaz à effet de serre, tels que le méthane,
contribuant ainsi au réchauffement climatique. Cela crée un cercle vicieux, car le
réchauffement induit par les gaz à effet de serre entraîne une fonte accrue du
pergélisol, libérant davantage de gaz.
 Changements dans les modes de vie des communautés autochtones : Les peuples
autochtones de l'Arctique dépendent étroitement des ressources naturelles pour leur
subsistance. Les changements climatiques ont des implications directes sur leurs
modes de vie, leurs traditions, leur sécurité alimentaire et leur culture.
 Risques accrus d'événements météorologiques extrêmes : Le changement climatique
dans l'Arctique est associé à une augmentation des événements météorologiques
extrêmes, tels que les tempêtes, les vagues de chaleur et les précipitations intenses, ce
qui peut aggraver les problèmes existants.
La surveillance continue de ces changements est cruciale pour comprendre pleinement
l'impact du changement climatique sur l'Arctique et prendre des mesures pour atténuer ses
conséquences. Des efforts internationaux sont déployés pour étudier, surveiller et atténuer les
effets du changement climatique dans cette région cruciale de la planète.

II-2 Impacts du réchauffement climatique sur l’Arctique


On pense également que le changement climatique aura des impacts majeurs au sein de
l’Arctique même, certain se manifestant déjà. Le caractère positif ou négatif de ces effets
dépend des intérêts de chacun. La réduction de la glace de mer, par exemple, aura très
probablement un effet dévastateur sur les ours polaires, les phoques, et les populations
humaines qui dépendent de ces animaux pour se nourrir. Inversement, la diminution des
surfaces marines englacées facilitera vraisemblablement l’accès aux ressources de ces régions
en les ouvrant à la navigation et en permettant l’exploitation en mer des réserves pétrolières
(bien que cette activité puisse être compromise au début par l’augmentation des mouvements
de la glace dans certaines régions). Le problème peut se compliquer ensuite par
l’augmentation possible des accidents propres à la navigation marine et à l’extraction du
pétrole en mer qui pourraient menacer les habitats marins et affecter de manière négative la
santé et les styles de vie traditionnels des populations locales
1. Le climat arctique se réchauffe actuellement rapidement et des conséquences
importantes sont prévisibles.
 La moyenne des températures annuelles arctiques a augmenté à un rythme environ
double de celui du reste du monde durant les dernières décennies, malgré quelques
variations à l’échelle régionale.
 Des indices de ce réchauffement sont fournis par la fonte généralisée des glaciers et de
la glace de mer, ainsi que par le raccourcissement de la saison de neige.
 L’augmentation généralisée des concentrations de l’atmosphère en gaz carbonique et
autres gaz à effets de serre dus aux activités humaines, en premier lieu la combustion
des ressources fossiles, est supposée contribuer à un réchauffement supplémentaire en
Arctique de l’ordre de 4 à 7 degrés dans les cent prochaines années.
 L’augmentation des précipitations, le raccourcissement et le réchauffement des hivers,
la diminution significative des surfaces enneigées ou englacées sont parmi les
changements qui devraient très probablement persister pendant plusieurs siècles.
 Des modifications climatiques encore plus importantes, et aujourd’hui imprévisibles,
pourraient même avoir lieu dans l’avenir.
2. Le réchauffement en Arctique et ses conséquences ont des répercussions à l’échelle
planétaire.
 La fonte des surfaces de neige ou de glace, très réfléchissantes, met à jour des
territoires plus foncés ou des surfaces marines, ce qui augmente l’absorption de la
chaleur solaire et, en conséquence, le réchauffement de la planète.
 L’augmentation de la fonte glaciaire et celle des eaux charriées par les rivières
conduisent à accroître les quantités d’eau douce parvenant aux océans, augmentant le
niveau de la mer et, peut-être aussi, ralentissant la circulation océanique qui draine les
eaux chaudes tropicales vers les pôles, ce qui affecterait encore plus le climat local et
global.
 Le réchauffement altère très vraisemblablement les processus de libération et de
stockage des gaz à effets de serre par les sols, la végétation et les milieux marins
côtiers.
 Les impacts des changements climatiques auront des effets également sur la
biodiversité tout autour du monde, car plusieurs espèces migratrices dépendent de
l’Arctique pour se nourrir et se reproduire.
3. La zonation végétale arctique va sans doute évoluer, entraînant de nombreuses
conséquences.
 On pense que la limite de la croissance des arbres va se déplacer vers le nord et plus
haut en altitude, les forêts remplaçant une partie importante de la toundra actuelle, la
végétation de cette toundra se déplaçant quant à elle vers des régions polaires
aujourd’hui désertiques.
 La végétation plus productive augmentera probablement la séquestration du carbone,
bien que la diminution du caractère réfléchissant des surfaces terrestres risque de
l'emporter, cause supplémentaire de réchauffement
 La fréquence, l’importance et la durée de perturbations telles que pullulations
d’insectes ou feux de forêts augmenteront probablement, facilitant ainsi l’invasion
d’espèces originaires d’autres régions.
 Lorsque les sols le permettront, l’agriculture s’étendra vraisemblablement vers le
nord, profitant de saisons de croissance végétale plus longues et plus chaudes.
4. La diversité des espèces animales, leur distribution et les limites de leur répartition
seront modifiées.
 La réduction des surfaces de glace de mer réduira de manière très importante l’habitat
des ours polaires, des phoques et de plusieurs espèces d’oiseaux, les menaçant
d’extinction.
 Les rennes, caribous et autres animaux terrestres seront probablement eux aussi de
plus en plus concernés par les changements climatiques qui auront un impact sur
l’accessibilité aux sources de nourritures, sur les aires de reproduction et les trajets de
migration.
 De nombreuses espèces migreront probablement vers le nord, à la fois à terre et en
mer, apportant de nouvelles espèces en Arctique et contraignant fortement celles qui y
sont déjà présentes.
 Avec ces nouvelles espèces arriveront probablement de nouvelles maladies,
transmissibles à l’homme, comme le Virus du Nil Occidental, posant des problèmes de
santé humaine.
 Certaines pêcheries arctiques, qui sont particulièrement importantes à la fois au
niveau mondial et en termes d’économie régionale, devraient devenir plus productives.
A l’inverse, la pêche en eaux douces, à la base de l’alimentation locale, devrait pâtir
de ces changements.
5. De nombreuses communautés et installations côtières sont exposées à une
augmentation des tempêtes
 L’érosion des côtes deviendra un problème de plus en plus important en raison de
l’augmentation des niveaux marins et de la réduction de la glace de mer qui, en temps
normal, empêche les vagues les plus hautes et les tempêtes d’atteindre le rivage.
 Le long de certains littoraux arctiques, la fonte du pergélisol fragilise le domaine
côtier, accroissant leur vulnérabilité naturelle.
 Les risques d’inondation des zones humides côtières iront probablement en
augmentant, avec des conséquences sur les sociétés et les écosystèmes naturels
concernés.
 Dans certains cas, les communautés humaines et les installations industrielles côtières
sont d’ores et déjà menacées ou sont obligées de se déplacer, alors que d’autres sont
confrontées à des risques et des conséquences financières croissants.
6. La diminution de la glace de mer va entraîner très probablement un accroissement du
trafic maritime et de l’accès aux ressources.
 La réduction en continu de la glace de mer va sans doute augmenter la durée de la
saison de navigation et accroître les possibilités d’accès aux ressources naturelles en
Arctique.
 L’ouverture saisonnière de la route maritime nord rendra possible le trafic
transarctique pendant l’été d’ici quelques décennies. L’augmentation des mouvements
de la glace dans les chenaux du Passage du Nord-Ouest pourrait, dans un premier
temps, rendre cette navigation difficile.
 La diminution de la glace de mer permettra l’exploitation en mer des réserves de
pétrole et de gaz, bien que la dérive des glaces pourrait empêcher certaines opérations.
 Les problèmes de souveraineté et de sécurité, tout comme les préoccupations sociales,
culturelles et environnementales, augmenteront sans doute avec cet accroissement de
l’accessibilité maritime.
7. Le dégel des sols portera atteinte aux voies de transports, bâtiments et autres
infrastructures.

 Les transports et les industries à terre, y compris les exploitations pétrolières et


forestières, seront de plus en plus affectés par le raccourcissement des périodes
pendant lesquelles la toundra et les routes sur glace demeurent suffisamment
gelées pour y autoriser les déplacements.
 Comme les sols gelés fondent, de nombreux bâtiments, routes, oléoducs, aéroports
et autres installations industrielles actuels seront probablement ébranlés et
demanderont des travaux de reconstruction ou de maintenance et des
investissements élevés.
 Les développements futurs devront intégrer de nouveaux concepts pour tenir
compte du réchauffement en cours, ce qui augmentera les coûts de construction et
de maintenance.
 La dégradation du pergélisol aura aussi un impact sur les écosystèmes naturels par
l’affaissement de la surface du sol, le drainage des lacs, le développement de
zones humides et le renversement des arbres dans les régions les plus sensibles.
8. Les communautés indigènes doivent faire face à des effets économiques et culturels
majeurs

 De nombreuses communautés locales dépendent de la chasse aux ours polaires, aux


morses, aux phoques et au caribous, ainsi que de l’élevage du renne, de la pêche, et
cela non seulement pour assurer la nourriture et supporter l’économie locale, mais
aussi pour asseoir les bases d’une culture et d’une identité sociale.
 Les changements attendus dans la gamme des espèces présentes et leur accessibilité, la
réduction perceptible de la prévisibilité météorologique et les risques des
déplacements dans des conditions de glace et de climat changeantes posent un sérieux
problème en termes de santé humaine, de sécurité alimentaire et peut-être même de
survie de certaines cultures.
 Les connaissances indigènes et les observations constituent une importante source
d’informations sur les changements climatiques. Cette connaissance, en compléments
des données scientifiques, confirme que les changements en question ont déjà
commencé.
9. L’augmentation du taux de rayonnement UV affectera les hommes, les plantes et les
animaux.

 La couche d’ozone stratosphérique au-dessus de l’Arctique ne doit pas connaître


d’amélioration notable dans les prochaines décennies, en particulier à cause des gaz à
effets de serre qui agissent sur les températures de la stratosphère. Les UV doivent
donc rester à un niveau élevé en Arctique dans les années à venir.
 En conséquence, les jeunes qui vivent aujourd’hui en Arctique recevront durant leur
vie une dose d’UV supérieure d’environ 30% à celle que recevaient les générations
précédentes. L’augmentation de ces UV est connue pour augmenter les cancers de la
peau, les cataractes et les désordres du système immunitaire chez l’homme.
 Des taux élevés d’UV peuvent perturber les processus photosynthétiques des plantes et
avoir des effets néfastes sur les jeunes stades de poissons et d’amphibiens.
 Les risques sur les écosystèmes sont d’autant plus grands que les augmentations les
plus importantes d’UV ont lieu au printemps, à l’époque où les espèces sensibles sont
les plus vulnérables et où la diminution du couvert de neige et de glace expose aux UV
des organismes qui normalement, étaient protégés à cette période de l’année.
10. De nombreux paramètres interagissent et ont des effets sur l’homme et les
écosystèmes.

 Les changements de climat surviennent dans un contexte de multiplicité des facteurs


de perturbation : pollution chimique, surpêche, changements d’usage des terres,
fragmentation des habitats, augmentation des populations humaines, changements
culturels et économiques.
 Ces multiples facteurs de perturbation peuvent se combiner pour amplifier les impacts
sur la santé humaine, le bien-être et les écosystèmes. Dans de nombreux cas, l’impact
global est plus important que la somme des impacts individuels attendus, comme c’est
le cas en combinant contaminants, excès d’UV et réchauffement climatique.
 L’importance relative de ces différents facteurs de perturbation et la manière selon
laquelle ils interagissent varient selon les caractéristiques propres à chaque sous-
région de l’Arctique.

III. Causes des changements climatiques dans


l’Arctique

III-1 La cause du réchauffement climatique dans l’arctique


Le réchauffement climatique dans l'Arctique est principalement dû à l'augmentation des
concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère, résultant des activités
humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles, la déforestation et d'autres
processus industriels. Les gaz à effet de serre emprisonnent la chaleur du soleil dans
l'atmosphère, créant un effet de serre qui élève les températures à la surface de la Terre.
Les principaux contributeurs au réchauffement climatique dans l'Arctique :
Combustion de combustibles fossiles : La principale source d'émissions de dioxyde de
carbone (CO₂), le principal gaz à effet de serre, est la combustion de combustibles fossiles
tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel pour la production d'énergie, le transport et
d'autres activités industrielles.

Réchauffement accru dans l'Arctique : Les régions polaires, y compris l'Arctique, sont plus
sensibles aux changements climatiques. Le réchauffement est plus prononcé dans l'Arctique
que dans d'autres parties du monde. Cela est souvent appelé l'amplification arctique.

Fonte de la banquise : Le réchauffement provoque la fonte accélérée de la banquise arctique.


La réduction de la couverture de glace de mer diminue la réflectivité de la surface, absorbant
davantage de chaleur et contribuant ainsi à un réchauffement supplémentaire.

Libération de gaz à effet de serre du pergélisol : Le réchauffement entraîne la fonte du


pergélisol, le sol gelé en permanence dans l'Arctique. Cette décongélation libère des gaz à
effet de serre, notamment le méthane, qui étaient piégés dans le sol gelé.

Changements dans les courants océaniques et atmosphériques : Le réchauffement de


l'Arctique peut perturber les modèles de circulation atmosphérique et océanique, entraînant
des changements dans la distribution de la chaleur et des conditions météorologiques.

Rétroaction positive : Certains changements, tels que la fonte de la glace de mer, créent des
rétroactions positives qui amplifient le réchauffement. Par exemple, la diminution de la
couverture de glace de mer expose davantage d'eau, qui absorbe plus de chaleur.

Impacts sur les écosystèmes et les communautés humaines : Le réchauffement climatique


dans l'Arctique a des impacts significatifs sur les écosystèmes marins et terrestres, ainsi que
sur les communautés autochtones qui dépendent de ces environnements pour leur mode de
vie.

Il est important de noter que le réchauffement climatique est un phénomène mondial, mais ses
effets sont particulièrement marqués dans l'Arctique, avec des conséquences étendues sur les
écosystèmes, la biodiversité et les conditions météorologiques de la région.

III-2 la cause de la formation du chlore dans l’arctique

La formation du chlore dans l'Arctique est principalement liée à des processus atmosphériques
complexes impliquant des substances chimiques spécifiques, telles que les
chlorofluorocarbures (CFC), et des conditions atmosphériques particulières. La
décomposition des CFC, libérant du chlore, est le principal mécanisme par lequel le chlore
peut être introduit dans l'atmosphère de l'Arctique.
Chlorofluorocarbures (CFC) : Les CFC sont des composés chimiques qui contiennent du
chlore, du fluor et du carbone. Ils ont été largement utilisés dans le passé dans des
applications telles que les réfrigérants, les aérosols et la production de mousse plastique. Bien
que leur utilisation ait été réglementée par le Protocole de Montréal en raison de leur impact
sur la couche d'ozone, certaines quantités de CFC peuvent persister dans l'atmosphère.
Transport des CFC vers l'Arctique : Les CFC libérés dans l'atmosphère peuvent être
transportés par les courants atmosphériques depuis d'autres régions du monde vers l'Arctique.
Cela peut se produire à travers la circulation atmosphérique mondiale.
Conditions atmosphériques particulières : Dans l'Arctique, certaines conditions
atmosphériques, en particulier pendant les mois d'hiver, créent un environnement propice à la
libération du chlore à partir des CFC. Pendant l'hiver arctique, l'obscurité prolongée et les
basses températures peuvent favoriser la formation de nuages stratosphériques polaires.
Réactions chimiques induites par la lumière solaire : Lorsque la lumière solaire revient au
printemps, les réactions chimiques induites par la lumière solaire peuvent se produire à la
surface des particules présentes dans les nuages stratosphériques polaires.
Ces réactions libèrent du chlore dans l'atmosphère sous forme de composés tels que le chlore
actif et l'acide chlorhydrique. Déplétion de la couche d'ozone : Le chlore libéré dans
l'atmosphère réagit avec les molécules d'ozone (O₃), entraînant la déplétion de la couche
d'ozone. La déplétion de la couche d'ozone est particulièrement préoccupante, car elle permet
aux rayons ultraviolets nocifs du soleil d'atteindre la surface de la Terre. Il est essentiel de
noter que les actions internationales, telles que le Protocole de Montréal, ont contribué à
réduire l'utilisation des CFC, mais certaines quantités peuvent persister dans l'atmosphère
pendant un certain temps. La surveillance continue de la qualité de l'air et des concentrations
de substances chimiques est importante pour évaluer l'impact potentiel sur la couche d'ozone
dans l'Arctique et ailleurs.

III-3 Comment la formation du chlore a causé la fonte de la banquise

La formation du chlore dans l'Arctique, en relation avec la déplétion de la couche d'ozone,


n'est pas directement responsable de la fonte de la banquise. La déplétion de la couche
d'ozone est liée à la destruction de l'ozone stratosphérique par des substances appauvrissant la
couche d'ozone (SAO), principalement des chlorofluorocarbures (CFC).

La fonte de la banquise dans l'Arctique est principalement causée par le réchauffement


climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone (CO₂) et le
méthane (CH₄).

Les activités humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles et la déforestation,


augmentent la concentration de ces gaz dans l'atmosphère, créant un effet de serre qui retient
la chaleur et entraîne le réchauffement de la planète.

Les principaux mécanismes contribuant à la fonte de la banquise dans l'Arctique sont les
suivants :

Réchauffement de l'air et de l'eau : Les températures moyennes dans l'Arctique augmentent


plus rapidement que la moyenne mondiale. Le réchauffement de l'air et de l'eau contribue à la
fonte de la glace de mer.
Réduction de l'albédo : Lorsque la banquise fond, la surface réfléchissante de la glace est
remplacée par l'océan, qui absorbe davantage de chaleur solaire. Cela crée un cercle vicieux
où la diminution de l'albédo entraîne un réchauffement supplémentaire.

Interaction atmosphère-océan : Les changements climatiques modifient la circulation


atmosphérique et océanique, affectant la distribution de la chaleur dans la région arctique et
contribuant à la fonte de la glace.

Feedbacks positifs : Certains phénomènes, tels que la libération de gaz à effet de serre du
pergélisol en dégel, créent des rétroactions positives qui amplifient le réchauffement
climatique dans la région. En résumé, bien que la déplétion de la couche d'ozone et la
formation de chlore soient des préoccupations environnementales, elles ne sont pas
directement responsables de la fonte de la banquise dans l'Arctique. La fonte de la banquise
est principalement attribuable au réchauffement climatique résultant des émissions de gaz à
effet de serre.

IV. Mesures qui sont prises pour diminuer le


réchauffement climatique dans l’arctique

La lutte contre le réchauffement climatique dans l'Arctique implique des efforts à l'échelle
mondiale, régionale et locale pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) et
prendre des mesures adaptatives pour faire face aux changements climatiques déjà en cours.

Les mesures qui sont prises pour diminuer le réchauffement climatique dans l'Arctique sont :

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : Les initiatives visant à réduire les émissions
de GES à l'échelle mondiale contribuent à atténuer le réchauffement climatique dans
l'Arctique. Des accords internationaux tels que l'Accord de Paris visent à limiter le
réchauffement global en limitant les émissions de CO₂ et d'autres GES.

Transition vers des énergies renouvelables : La transition vers des sources d'énergie
renouvelables, telles que l'énergie solaire, éolienne, hydraulique et géothermique, contribue à
réduire la dépendance aux combustibles fossiles et à diminuer les émissions de CO₂.

Conservation des écosystèmes : La préservation des écosystèmes arctiques, y compris la


protection de la faune, des habitats naturels et des zones de reproduction, contribue à
maintenir l'équilibre écologique et à réduire la vulnérabilité face aux changements
climatiques.

Recherche scientifique : La recherche scientifique dans l'Arctique aide à comprendre les


impacts du changement climatique dans la région, à développer des stratégies d'adaptation et à
informer les décisions politiques. Des initiatives telles que l'Arctic Monitoring and
Assessment Programme (AMAP) fournissent des données cruciales.

Mesures d'adaptation : Les communautés arctiques prennent des mesures d'adaptation pour
faire face aux changements climatiques, notamment en renforçant les infrastructures, en
développant des systèmes de prévention des catastrophes et en adaptant leurs modes de vie
traditionnels.

Coopération internationale : Les nations arctiques et non arctiques collaborent pour élaborer
des politiques et des accords qui abordent les défis liés au changement climatique dans la
région. Cela comprend des accords sur la gestion des ressources, la conservation de la
biodiversité et la réduction des émissions.
Éducation et sensibilisation : Les efforts visant à sensibiliser le public aux enjeux climatiques
et à promouvoir des modes de vie durables contribuent à mobiliser le soutien en faveur
d'actions concrètes.

Ces mesures visent à atténuer les causes sous-jacentes du réchauffement climatique, à


renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés, et à promouvoir un
développement durable dans l'Arctique et au-delà. Cependant, le défi reste complexe et
nécessite une action continue à l'échelle mondiale pour faire face aux enjeux climatiques dans
cette région crucial

V. Perspectives pour l’Arctique


Le réchauffement climatique est devenu une réalité qui n’est plus contestée, tant les effets
physiques sont visibles, notamment en Arctique, région où l’élévation des températures est la
plus rapide de la planète. En moyenne, le réchauffement y est deux fois plus rapide
qu’ailleurs. Les derniers travaux du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat
font état d’une élévation moyenne de la température à la surface de la planète de 1,09 °C sur
la décennie 2011-2020 par rapport à la période de référence 1850-1900. Pour se projeter sur
les évolutions climatiques jusqu’en 2100, le Giec utilise 5 scénarios en fonction du niveau de
réussite du contrôle des émissions de Gaz à effet de serre (GES), principal facteur du
réchauffement climatique. Seuls les deux scénarios les plus favorables permettent de
maintenir le réchauffement climatique sous le seuil de 2 °C avant 2100.

Les conséquences de cette élévation des températures se multiplient. En Arctique, le recul de


la surface couverte par la banquise s’accélère : en septembre 2020, celle-ci a atteint son plus
faible niveau historique à la fin de l’été avec 3,74 millions de km2 comparés aux 7 millions en
moyenne entre 1979 et 1983 À ce rythme, dans tous les scénarios, l’Arctique sera
complètement libre de glaces au moins une fois avant 2050. En outre, si la planète ne réussit
pas à tenir un des deux scénarios les plus favorables, la banquise disparaîtra complètement
environ un été sur deux entre 2060 et 2080. Vu les retards réguliers des États pour tenir leurs
engagements de maîtrise des GES, il faut se préparer à un Arctique libre de glaces sur des
périodes de plus en plus longues dans la seconde moitié du XXIe siècle.
Quel changement fondamental pour un océan qui était encore considéré au début du
XXe siècle comme un champ d’exploration passionnant mais redouté où ne s’aventuraient que
d’intrépides et rares pionniers ! Dès le XXIe siècle, il va devenir navigable plusieurs mois
dans l’année : le Porte-avions de nouvelle génération pourra certainement passer de
l’Atlantique au Pacifique par le pôle Nord !
En outre, la fonte de la banquise modifie la carte du monde connu. En 2019, la Russie a
annoncé avoir découvert et revendiqué cinq nouvelles îles au large de l’archipel de la
Nouvelle-Zemble. Elles ont été révélées par la fonte des glaces Le réchauffement climatique
contribue également à la fonte des glaciers. Chaque année, entre 2002 et 2011, on estime que
le Groenland a perdu 215 milliards de tonnes de glace Outre la modification des
caractéristiques physiques des océans, comme la salinité et le profil de température, données
essentielles pour les opérations sous-marines, la fonte des glaciers constitue le facteur
principal d’élévation du niveau de la mer dont les conséquences seront dramatiques pour les
populations littorales, notamment dans certains États insulaires de la zone Indo-Pacifique.
Cette élévation est estimée entre 50 cm et 1 m d’ici 2100, mais L’évolution de la fonte des
glaciers étant mal appréhendée, un scénario d’élévation entre 1,5 et 2 m d’ici 2100 ne peut
être totalement exclu. Le phénomène devrait se poursuivre dans le temps long et explique
l’engagement de la communauté internationale pour chercher à limiter un tel phénomène.
À terre, la fonte du pergélisol constitue un défi pour l’entretien et le développement des
infrastructures : les routes, pistes d’aviation, immeubles sont mis à mal au Groenland, en
Sibérie ou en Alaska. Ce facteur rend plus complexe l’exploitation des richesses du Grand
Nord et la mise en valeur de l’Arctique.

VI. Conclusion
Le changement climatique constitue un défi majeur et sans cesse croissant pour l’Arctique et
l’ensemble de la planète. Ses implications seront particulièrement lourdes pour les générations
futures qui devront faire face aux conséquences des actions menées actuellement, ou à leur
absence. Les changements environnementaux qui en découlent présenteront à la fois des
risques et des opportunités à travers l’Arctique. Par exemple, la forte diminution de la
banquise en été constitué une menace pour la survie de nombreuses espèces qui dépendent de
la glace, mais permettra également un accès maritime plus aisé aux ressources et aux
communautés humaines. Les scénarios envisagés dans cette évaluation présupposent tous que
les changements se produiront de manière graduelle.
Cependant, étant donné la complexité du système climatique de la Terre, des surprises de
taille pourraient survenir si le climat évolue différemment. Les courants marins de
l’Atlantique nord pourraient subir d’importantes mutations, qui auront des répercussions de
grande envergure sur le climat. Les répercussions du changement climatique dans l’Arctique
sont déjà largement observées et ressenties. Elles donnent au reste du monde un bon aperçu de
l’importance du changement climatique. Les changements iront également bien au-delà de
l’Arctique, et toucheront le climat mondial, le niveau des océans, la biodiversité, et de
nombreux aspects des systèmes socio-économiques. C’est pourquoi le changement climatique
dans l’Arctique mérite et requiert urgemment l’attention des dirigeants politiques ainsi que
celle du public dans le monde entier.

Vous aimerez peut-être aussi