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Rapport Stage D'Initiation: Sujet Ou Titre

Le rapport de stage de Morad Toukami présente une observation de la laverie de phosphate Beni Amir, encadrée par Mr Rhandour Jaouad, dans le cadre de la filière Géométallurgie et géotechnique minière. Il décrit l'historique et les activités de l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), ainsi que les procédés de traitement du phosphate au Maroc. Le document est structuré en plusieurs chapitres, abordant la présentation de l'OCP, les sites d'exploitation, les bassins phosphatés et les modes de lavage du phosphate.

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Rapport Stage D'Initiation: Sujet Ou Titre

Le rapport de stage de Morad Toukami présente une observation de la laverie de phosphate Beni Amir, encadrée par Mr Rhandour Jaouad, dans le cadre de la filière Géométallurgie et géotechnique minière. Il décrit l'historique et les activités de l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), ainsi que les procédés de traitement du phosphate au Maroc. Le document est structuré en plusieurs chapitres, abordant la présentation de l'OCP, les sites d'exploitation, les bassins phosphatés et les modes de lavage du phosphate.

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RAPPORT STAGE D’INITIATION

Sujet ou titre
Observation de la laverie de phosphate BENI AMIN

Réaliser par : MORAD TOUKAMI

Encadrée par : Mr : RHANDOUR JAOUAD

Filière : Géométallurgie et géotechnique minièr

1
Remerciement
On remercie avant tout ALLAH le tous puissant qui nous a donné les
capacités physique et intellectuelles nécessaires pour la réalisation
de ce stage de fin d’année.

Ce n’est pas parce que la tradition l’exige ou par habitude que cette
page est présenté dans notre rapport de projet, mais parce que les
personnes auxquelles s’adressent nos remerciements les méritent
vraiment .

Nous profitons donc de cette occasion pour exprimer nos


remerciement les plus sincères à ceux qui nous ont aidés de près ou
de loin à l’élaboration de ce travail.

Je tiens à remercier sincèrement toutes les personnes qui ont


contribué à rendre mon stage à OCP aussi enrichissant. Tout d’abord,
un grand merci à mon encadrant , Mr ANAS ALAME, pour son
précieux soutien et ses conseils. Je suis également reconnaissant
envers Mr RHANDOUR,et tous les agent pour leur accueil et leur
conseil.

Nous voudrons que nos remerciements aillent à notre cher


professeur Mr : GHARMANE YOUSSEF pour sa généreuse humanité,
pour le grand intérêt qu’il l’égard de l’évolution des étudiant en
terme de compétence et du coté personnelle.

2
Sommaire
Introduction……………………………………………………………………………………..

Chapitre 1 : Présentation du groupe OCP………………………………………….

1) Historique…………………………………………………………………………….
2) Fiche technique du groupe OCP……………………………………………
3) Activités du groupe OCP……………………………………………………….
4) Organisme du groupe OCP……………………………………………………

Chapitre 2 : OCP SITE KHOURIBGHA ………………………………………………..

1) Pole industries de khouribga………………………………………….


2) Organisation…………………………………………………………………

Chapitre 3 : Principaux bassins phosphatés au Maroc……………………

1) Bassin d’Oulad Abdoun……………………………………………….


2) Bassin de Gantour……………………………………………………….
3) Bassin de Meskala………………………………………………………..

Chapitre 4 : LAVERIE BENI AMIR……………………………………………………..

1) Introduction…………………………………………………………….
2) Objectif de la laverie……………………………………………….
3) Unités principales de la laverie………………………………
4) Les qualité sources du phosphates en BPL…………….

Chapitre 5 : Procède et mode de lavage………………………………………..

1) Alimentation en produit brut……………………………


2) Débourbage………………………………………………………
3) Criblage……………………………………………………………
4) Système d’hydro-classification………………………….
5) Broyage…………………………………………………………….

3
6) Flottation……………………………………………………………
7) Décantation……………………………………………………….

Chapitre 6 : Les modes de traitement du phosphate………………………

1) Mode du lavage simple……………………………….


2) Mode de lavage flottation…………………………
3) Mode du lavage broyage flottation……………

Conclusion………………………………………………………………………………………

4
Introduction
Le Maroc est doté de vastes réserves de phosphate, estimées à plus
de 85 molliards de métres cubes. La régions de Khouribga abrite les
réserves les plus importantes exploitées par l'Office Chérifien des
phosphates(OCP). Le phosphate récupèrer dans cette zone est utilisé
pour produire de engrais et de l'acide à Jorf Lasfar ou pour exporté
via le port de Casablanca. Les phosphates de Khouribga sont de
nature sédimentaire et continnent une comninaison de carbonates,
de dolomite, de silice et d'argiles dans les particules fines.
Actuellement, il y a quatre mines à ciel ouvert en activité dans la
région: Sidi Daoui, Merah Lahrach, idi Chennane et Beni Air.

Les phosphates sont classés en fonction de leur tenneur en tricalcium


phosphate, aussi appelé Bone phosphate of Lime(BPL). Un phosphte
de haute qualité doit contenir 70% ou plus de BPL, tandis que la
moyenne se situe entre 68% et 70% et la base entre 61% et 68%. En
dessous de 61% le phosphate est considéré comme ayant une très
basse teneur en BPL.

Ces dernières années, l'Office Chérifien des Phosphats (OCP) s'est


fortement investi dans la valorisation des couches de phosphates à
faible teneur en BPL en introduisant de nouvelles technologies. Dans
le but d'accroître sa capacité de production, l'OCP a mise en place la
plus gande laverie au monde à Beni Amir ,à Khouribga, capable de
traiter12 mollions de tonnes de phosphtes par an.

Le rapport de stage est sibdivisé en deux parties: la première


présente une introduction générale sur (OCP), tandis que la
deuxiéme parties décrit en détail la laverie de Beni Amir.

5
Chaitre 1 : Présentation de groupe OCP
1. Historique :
Les premiers indices des phosphates au Maroc ont été
découverts en 1905 prés d’Essaouira. Dés lors, plusieurs
prospections ont été menées par des géologue étrangers qui ont
aboutis à la découverte du plateau Guegouri(au sud de
Marrakech) en 1908.

Dans la région de Khouribga, les premières révélations d’existence


de phosphates ont été déclarées en 1912 et ce n’est pas qu’en
1917 que la direction des chemins de fer militaire a confirmé la
présence des site Oued Zem.

L’étude de l’exploitation des gissement a commencé en 1919.


Deux ans plus tards, l’exploitation effective du phosphate a
commencé dans le gisement Ouled Abdounede la région de
Khouribga- Oued Zem. Depuis cette année, grâce à un phosphate
ayant une teneur de 75% en BPL, le groupe OCP a démarré sa
conquête du marché mondiale. En 1931, en vue d’augmenter sa
production, l’Office a commencé l’exploitation de gisement
Gantour de l’Youssoufia, puis aprés ceux de Benguerir et de
Boucraâ-Laâyoune.

Aprés avoir été afecté par la crise économique en 1929, le groupe


OCP a été mené à subir les conséquences de la seconde guerre
mondaile , les années ultérieures ont été riches d’exploit sur tous
les niveaux. En 1965, avec la mise en service de Maroc chimie à
Safi, le groupe devient également exportateur de produits dérivés.
En 1998, il franchit une nouvelle étape en lançant la fabrication et
l’exploitation de l’acide phosphorique purifié au site de Jorf Lasfar.

6
2. Fiche technique du groupe OCP :
Raison sociale Office Chérifien des phosphates OCP
Numéro du registre de Casablanca 40.327
commere
Date de création Dahir 07/08/1920
Mise en place de la structure Juillet 1975
d’un group
Siége social Angle Route d’El Jadida et BD de la
Grande Ceinture, B.P 5196 Casa Mâarif,
Casablanca
Tél: 02-23-(00-01-20)-25
Directeur Général M. MOSTAFA TERRAB
Produit commercialisés Phosphate, Acide phosphorique,
Engrais.
Activités L’OCP occupe une place de leader que
ce soit à l’échelle nationale
qu’internationale. Il joue un rôle
primordial sue le plan économique et
social par la source des revenus qu’il
présente et par le nombre d’agents
qu’il emploi.
Il faut marquer que le Groupe OCP et
ses filiales bénéficient de trois
principaux privilèges qui ont comme
suit:
1- Pricipal exportateur mondail de
phosphate
2- Principal exportateur mondiale de
l’acide phosphorique
3- Principal exportateur de
phosphate sous toutes formes.

7
3. Activités du groupe OCP :
Le groupe OCP est spécialisé dans la prospection, la production, la
valorisation et la commercialisation de phosphate et de produits
dérivés. Chaque année, plus de 30mollions de tonnes de minerais
sont extraites du sous-sol marocain qui recéle les trois-quatres des
réserves mondailes.

Les principales activités de l’OCP sont :

I. La prospection :
Elle consiste à faire le forage pour délimiter le gisement, s’informer
sur l’épaisseur des couche et leur teneur.

II. La production :
 L’extraction : La production de phosphate brut dans quatre
centre miniers : Khouribga, Youssoufai, Ben guérir et Boucraâ.
La production annuelle totale est aujourd’hui de l’ordre de 23
millions de tonnes. L’extraction s’effectue soit à ciel ouvert ou
en souterrain ;
1. L’extraction souterraine : A l’aide des puits construits à
cette fin, on peut détrminer la position des couches
phosphatique. Puis, on construits une descenderie qui mène
directementà la couche prêt bà exploiter. Ce type d’extraction
est appliqué au centre de Youssoufia.
2. L’extraction à ciel ouvert : Le gisement peut faire l’objet
d’une extraction à ciel ouvert ou souterraine en fonction du
coût de cette opération qui dépend d’un certain nombre de
paramètre (profondeur, la nature ………………)
 Le traitement : Pour être considéré comme marchand, le
phosphate doit subir une série d’opération industrielle de

8
traitement. Dans ce domaine, l’OCP a créé plusieurs unités
d’enrichissement afin d’adapter la qualité de ses produits aux
exigences de sa clientèle.
i. Le lavage : Cette étape, dans le processus, permet d’éliminer
les particules très fines, notamment de l’argile.
ii. Le séchage: Il est réalisé dans des fours à une température
très élevée pour réduire l’humidité du produit à moins de 2%
avant sa commercialisation.
iii. La calcination: Pour éliminer les matières organiques
contenues dans le minerai brut par un traitement thermique
(700°C).

Fig. 1: zone de traitement du phosphate (laverie)

9
 La transformation : En gros, la moitié de la production est
exportée comme matière première à destination d'une
quarantaine de pays à travers le monde, tandis que l'autre
moitié est livrée aux usines locales de transformation. Celles-ci
sont dénommées Maroc Chimie I et II (Safi), Maroc Phosphore I
& II (Safi) et Maroc Phosphore III – IV (Jorf Lasfar). La
transformation du phosphate se fait en acide phosphorique,
acide sulfurique et en engrais.

 Valorisation : Suivant l’évolution du continu du


marché mondial des phosphates de la matière brut
vers l’acide phosphorique et les engrais, le groupe
OCP a Concentré ses efforts sur la transformation
sur place des phosphates en produit semi-fini (acide
phosphorique) ou fini (les engrais).
 La commercialisation : Le phosphate est
vendu selon la demande des clients aux cinq
continents de la planète soit brut soit après
traitement, les exportations représentent 15 à 30%
du commerce international du phosphate et de ses
dérivés.
4 . Organisme du groupe OCP :

Concentré sur ses métiers de base, l’OCP s’appuie sur une


structure organisée qui s’articule autour de ses filiales
intégrées. Dans le cadre de sa stratégie de développement à
l’international, il a également noué au fil des années des
partenariats avec de grands opérateurs étrangers.

10
Fig.2 : L’organigramme de la direction générale de l’OCP

Chapitre 2 : OCP SITE KHOURIBGHA

1. Pole industries de khouribga :


A 120 Km au sud-est de Casablanca, Khouribga constitue la plus
importante zone de production de phosphate de l’OCP. Le gisement
est de type sédimentaire et les réserves est imées a plus de 35
milliard de m^3. Les premiers coups de pioche ont étè donnes en
1921 par la méthode souterraine. L’introduction de l’exploitation en
découverte a débuté en 1951 . Elle concerne actuellement 7 niveaux
de phosphate.

11
Après son extraction , le phosphate épierre est stocke avant d’être
repris pour alimenter les usines de traitement. En fonction de sa
teneur en BPL(Bon Phosphate of lime), les phosphate HT et MT sont
considèrés comme des produits marchands sans enrichissement.

Par contre, les phosphate BT et TBT, doivent subir un enrichissement


avant leur utilisation dans la fabrication des qualités marchandes.
Soit en subissant un lavage ou un enrichissement à sec.

2. Organisation :

Fig.3 : Organigramme de OCP Khouribga

12
Chapitre 3 : Principaux bassins phosphatés au Maroc :
Le phosphate des bassins marocains est un phosphate sédimentaire
qui provient de la décomposition des animaux de mer, car les mers et
les océans ont été recouverts une grande partie de continents depuis
presque 75 millions d’années.

La phosphatogenèse s’est déroulée durant la période géologique


comprise entre le Maastrichtien (Crétacé terminal) et le Lutétien
(Eocène moyen), (Boujo, 1972). Une série phosphatée s’y est
déposée décrivant une séquence positive, comprise entre:

 Au sommet : des formations carbonatées.


 A la base : des détritiques fins (sables et argiles).

Les principaux domaines phosphatés au Maroc sont :

 Bassin d’oulad Abdoune, à Khouribga


 Bassin de Gantour, à Youssoufia
 Bassin de Meskala, à Chichaoua, s’étendant du Jbilets jusqu’à
le Haut atlas occidental

13
1. Bassin d’oulad Abdoune :
Le bassin d’Oulad Abdoun est le premier bassin reconnu et exploité
au Maroc. Il est situé au Nord de la meseta, limité au Sud par la
plaine Beni Amir. Il occupe la moyenne partie du plateau des
phosphates.

La série phosphatée d’Oulad Abdoun débute du Maastrichtien par


des dépôts phosphatés très marneux et se termine au lutétien par
une dalle à thérsitées, en passant par le Paléocène caractérisé par le
calcaire phosphaté et le calcaire marneux, puis l’Yprésien, qui
contient des niveaux phosphatés intercalés par des calcaires
phosphatés cuprolithiques, des argiles et des silexites.

2 . Bassin de Gantour :
Le bassin de Gantour, s’inscrit dans un rectangle orienté Est-ouest de
longueur 120 Km et de largeur de 20 à 30 Km, ses limites sont:

 Au Nord, le massif paléozoïque des Rehamna.


 Au Sud, le massif paléozoïque des Jbilet
 A l’Est, l’Oued Tassaout, affluent de l’Oued Oum-Er-Rbia.
 A l’Ouest, les collines jurassiques de Mouissat.

3 . Bassin de Meskala :
Le bassin de Meskala est situé dans la plaine d’Essaouira-El Haouz,
limité par :

 Les Jbilets et les collines jurassiques de Mouissate au Nord.

 Le Haut Atlas au Sud.


 La plaine de l’Haouz à l’Est.
 La plaine côtière d’Essaouira.
14
Ce bassin est caractérisé par une série phosphatée dont la puissance
totale varie entre 110m au NE et 140 m au sud. Il est subdivisé en
trois zones : Ouled Bou sbâa au Nord Est, zone Imin’Tanout au Sud
Est et zone de KhémisMeskala à l’Ouest.

Chapitre 4 : LAVERIE BENI AMIR :


[Link] :
La laverie Beni Amir est la plus grande et moderne laverie au monde,
située dans la partie nordouest de la province de Fquih Ben Salah à
15 Km de la direction de Khouribga via la route nationale N˚11.

la laverie BENI AMIR (EX- EL HALASSA) s’inscrit dans le cadre de la


stratégie industrielle - mines de l’OCP dans le bassin de Ouled
Abdoune, elle est la plus grande laverie au monde, elle constitue un
grand projet du groupe OCP qui vise à augmenter la capacité du site
de Khouribga par une capacité annuelle de 12 millions de tonnes,
assurée par deux chaînes de lavage.

Elle traite les quatre types de minerais de phosphate brut, à savoir


HT, MT, BT et TBT. Le traitement des minerais HT et MT se limite à
une préparation par classification et broyage pour conférer à ces
minerais le profil granulométrique requis pour le transport
hydraulique par pipeline. Le minerai BT est enrichi par lavage et
flottation. Le minerai TBT est traité par lavage avec une fraction qui
sera enrichie par flottation et une fraction devant être libérée par
broyage approprié avant d’être enrichie par flottation.

15
Fig.4 : Laverie Beni Amir

[Link] de la laverie :
 Augmentation de la capacité de production du site de Khouribga.
 Récupération maximale de gisement par l’extraction de toute la
série phosphatée et enrichissement de toutes les couches à basse
teneurs en phosphore (7,5 t/m3 contre 4,3 t/m3 comme taux de
récupération actuel).
 Recyclage de plus de 80 % d’eau de procédé.
[Link]és principales de la laverie :
 Deux lignes de lavage de capacité unitaire de 1036 t/h en HT MT
pour la chaîne HG et 1143 t/h en BT à 1723 t/h en TBT pour la
chaîne LG.
 Six broyeurs : deux broyeurs pour la chaine HG et deux broyeur et
deux rebroyeurs pour la chaine LG.
 Atelier d’attrition de deux lignes, chacune contient douze
attritioneurs.
 Station de préparation des réactifs (l’acide phosphorique, l’ester et
l’amine) et deux stations de préparation du floculant. Un atelier de
flottation de deux lignes, chacune contient sept cellules de
flottation.

16
 Deux décanteurs boues Ø 80 m.
 Trois décanteurs produits Ø 40 m.
 Une digue de 140 ha pour l’épandage des boues et récupération
des eaux.
 Deux laboratoires pour préparer les échantillons et les analyser.

4. Les qualités sources du phosphate en fonction du BPL :

Fig.5 : Les qualités sources du phosphate en fonction du BPL

Les qualités sources : SHT, THT, HTN, HTM et MT sont considérées


comme des qualités marchandes sans enrichissement. Cependant, les
qualités sources : BT, TBT et PDZ doivent subir un enrichissement
avant leur utilisation dans l’élaboration des qualités marchandes soit
en subissant un lavage ou un enrichissement à sec. Généralement
pour la laverie BENI AMIR on trouve les quatre qualités suivantes :
HT, MT, BT, TBT.

17
En plus, d’après les analyses granulo-chimiques de GAUSS, le
phosphate provenant à la laverie Beni Amir est généralement
constitué de quatre tranches principales :

Fig.6 : la courbe de GAUSS

La tranche à particules supérieure à 2500µm pauvre en BPL qui


représente les stériles qui seront rejeter vers mise à terril. C’est un
mélange d’agglomérat à ciment calcaire et de gros grains de silice
souvent libre. La teneur de cette tranche en BPL est de l’ordre de
50%.

La tranche à fines particules inférieure à 40µm très pauvre en BPL.


C’est un mélange relativement riche en CO2 et SiO2, ne renferme
pratiquement que des argiles. La teneur de cette tranche en BPL est
de l’ordre de 45%.

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La tranche intermédiaire supérieure à 40µm et inférieure à 160µm
est relativement plus riche en BPL. Cette tranche va alimenter l’unité
du lavage simple.

La tranche supérieure à 160µm et inférieure à 2500µm qui a une


teneur en BPL inferieur à la tranche précédente peut subir déférents
modes de traitement en fonction de sa teneur en BPL, c-à-d soit un
lavage simple (LS), lavage flottation (LF) ou lavage broyage flottation
(LBF).

Chapitre 5 : Procède et mode de lavage :


Le lavage est un traitement physique par voie humide qui consiste à
éliminer par criblage fin les stériles supérieurs à 2500 µm et par
classification hydraulique les fines particules argileuses qui sont
inférieur à 40 µm.

Le but du lavage et d’enrichir le minerai en éliminant les tranches


pauvres par des simples coupures granulométries. Ces opérations
peuvent être réalisées par criblage à 2500 µm pour éliminer la
tranche grossière et par cyclonage pour éliminer les fines particules
inférieures à 40 µm.

I. Almentation en produit brut :


Le parc de reprise est un espace ouvert, muni de deux roue-pelle, ui
assure le stockage du produit brut pour alimenter la laverie sans
arrêt. Ce parc possède deux fournissurs qui sont respectivement la
mine SIDI CHENNANE et la mine BENI AMIR. Le phosphate qui
provient de ces zones est dèja criblé sur place en vue de diminuer le
coût de transport et d’augmenter le débit d’alimentation.

19
Fig.7 : Une roue-pelle de la laverie BENI AMIR

le parc de stockage de phosphate brut (installations annexes de la


laverie) à proximité de la laverie. Ce parc se compose de 4 stock ,
muni de 2 roue-pelles avec convoyeurs de reprise, alimente à l’aide
de convoyeurs de manutention les trémies tampon en tête de
chaque ligne de traitement d’une capacité unitaire de 600 tonnes.
Chacune de ces trémies tampons est équipée d’extracteur avec débit
réglable déversant sur un convoyeur qui alimente le circuit de
débourbage et criblage de la chaîne de traitent considérée.

20
Fig.8 : Une trémie

Fig.9 : schéma du parc d’alimentation

21
II. procédé de lavage :
Le lavage, premier traitement de phosphate à la sortie de la mine qui
a pour but d’enrichir le minerai de phosphate en BPL (Bone
phosphate of lime). En d’autres termes, cette unité permet
d’augmenter la concentration du phosphate en BPL par un
traitement physique par voie humide, en le débarrassant des
impuretés (stériles, argile), et ceci en vue de satisfaire les exigences
des clients.

Le procédé de lavage comprend le débourbage, le criblage et la


classification humide (suivant la granulométrie des coupes).

Le but du lavage est d’enrichir le minerai en éliminant les tranches


pauvres par des simples coupures granulométries. Ces opérations
peuvent être réalisées par criblage à 2500 µm pour éliminer la
tranche grossière et par cyclonage pour éliminer les fines particules
inférieures à 40 µm.

III. Débourbage :
Débourbeur :

Le débourbeur est un tambour sous forme de tube cylindrique


(virole) cylindrique creuse à axe horizontale tournante avec fonds
munis d’ouverture circulaires sous forme conique pour l’alimentation
(produit brut + eau) et la sortie des produits (pulpe). Constitué de :

• 20 palettes qui ont pour but d’assurer le mouvement de la


pulpe.

• 10 rails fixés par des étirés et des rondelles, assurant


l’étanchéité de l’appareil et permettent de lever et faire tomber -
de disperser - les grains contre la paroi, afin de les libérer de leur
gangue argilo-calcaire.

22
• Un diaphragme afin d’augmenter le temps de séjour de la pulpe .

Fig.10 : : Vue externe d’un débourbeur

Fig.11 : les composants d’un débourbeur

23
L’opération du débourbage est une opération qui consiste à faire
entrer l’eau en parallèle avec le minerai du phosphate dans le
débourbeur pour assurer le malaxage et l’attrition du mélange
phosphaté afin de les libérer de leurs exo gangues argilo-calcaire. La
mise en pulpe de minerai facilite d’une part son criblage à une maille
de 2500 µm et d’autre part pour réaliser d’autres coupures par
hydrocyclonage.

Criblage :
 La pulpe formée au niveau du débourbeur, passe au crible par
débordement pour subir un traitement physique, il s’agit de la
première coupure qui consiste à éliminer les particules de
dimensions supérieures à 2500µm.
 Les particules solides de dimensions inférieures à la maille
passent à travers la grille, Constituant le passé, tandis que les
grosses particules restent au-dessus de la grille constituant le
refus du crible : c’est la tranche qui sera évacué vers la mise à
terril par des bandes transporteuses.
 L’opération de criblage est réalisée au moyen d’une machine
vibrante à débit continu équipée d’une ou deux grilles
comportant des ouvertures de dimensions bien calibrées qui
permettent de séparer les minerais des stériles volumineux qui
risquent de perturber les traitements ultérieurs du phosphate.
 Le criblage est facilité à l’aide d’un système d’arrosage par l’eau
sous pression, pulvérisée par les buses, afin de libérer les grains
phosphatés adhérés à la surface du crible.

Le crible effectue deux mouvements qui sont :

 Un mouvement Vertical : de bas en haut pour favoriser le criblage.


 Un mouvement Horizontal : Le mouvement du va et vient
provoquel’évacuation du produit.

24
Fig.12 : Crible

Système d’hydro-classification :
1. Hydrocyclone :
 Les hydrocyclones également connus sous le nom de cyclones,
sont des équipements conçus pour permettre la classification et
la séparation de particules solides dans un milieu liquide. Ils
trouvent de nombreuses applications dans l’industrie minière,
alimentaire, chimique,dans l’agriculture ...
 La fonction de l’hydrocyclone est la séparation physique de
particules ayant des poids spécifiques différents grâce à l’effet
de la force centrifuge générée par la géométrie de

25
l’hydrocyclone. L’hydrocyclone se compose de deux une
sections principales :
 une section cylindrique ou se fait l’alimentation
tangentielle en pulpe.
 une section conique ou se fait l’évacuation des grosses.
 Il consiste à éliminer la tranche dont la taille
granulométrique des particules inférieure à un
diamètre désiré (-160µm ou +40µm) dans le cas de
l’hydrocyclone classificateur ou bien à faire une
séparation liquide-solide dans le cas de l’hydrocyclone
épaississeur.

Fig.13 : : l’hydrocyclone

Procédé de broyage :
La sousverse de tranche comprise entre 160µm et 2500µm constitue
l’alimentation de l’unité de broyage. Cette tranche passe à la chaîne
de broyage à partir d’un bac à pulpe dans lequel on règle sa densité
par l’ajout de l’eau (dilution).

[Link] broyeur :
 Le broyeur à boulets : est un tambour de forme
cylindrique tournant autour de son axe horizontal,
entraîné par un moto réducteur avec pignon d’attaque
sur la couronne dentée du broyeur. Il est équipé à
l’intérieur d’un blindage en caoutchouc, et soulevé des
deux côtés par les paliers (palier fixe et palier libre). Il
convient pour broyer fin des minerais durs et abrasifs.

26
Figure13 : Hydrocyclone

Fig.14 : : Schéma représentatif du broyeur

27
Fig.14 : : le broyeur de l’interieur

o L’opération du broyage :
 Le broyage est une opération qui consiste à réduire les dimensions
des grains pour libérer les constituants d’un grain du minerai. Le
broyage provoque un ensemble de forces pour engendrer des
fissurations sur la surface et par la suite la séparation entre les
grains, afin d’aboutir à des particules ayant une dimension plus
petite. Ceci en utilisant le principe des chocs entre des boulets
dont le diamètre varie entre 40,30, 25 et 20 mm et le produit. Le
choix des boulets à ajouter dépend de la qualité entrante au
broyage.
 Le broyage des particules se fait d’une manière aléatoire, car il
dépend de la probabilité d’impact entre corps broyant et
particules ou de la friction abrasive entre particules, donc ce type

28
de broyage permet la libération de la gangue associée avec les
grains de phosphates.
 La laverie BA contient six broyeurs : deux broyeurs pour les
minerais de type HT/MT et quatre broyeurs pour le type BT/TBT.
 L’opération de broyage est précédée d’une classification dont la
maille de coupure est 160µm : Les grains de dimension supérieure
à 160µm sont envoyés à l’entrée du broyeur, et la fraction
granulométrique inférieure à 160µm est déschlammée à 40µm
avant d’être envoyé à l’atelier de flottation. Les fines inferieures à
40µm ainsi obtenues sont envoyées aux décanteur boue.
o Le principe de fonctionnement :
Le processus de broyage est une combinaison de casse et
d’abrasion. L’armature spéciale « rails » provoque un soulèvement
de la charge de boulets avec matériau à broyer. Ils ont une marche
en cascade à l’intérieur du broyeur, obtenue par la vitesse critique
appliquée. La charge prend un mouvement général de rotation
autour d’une petite zone centrale presque immobile.
Les boulets s’élèvent en suivant des trajectoires pseudo-circulaires
et concentriques et redescendent en roulant les uns sur les autres.
Ils opèrent alors par attrition et cisaillement. La matière broyée
arrive via le tamis incorporé dans la décharge du broyeur. Le
minerai de phosphate traité coule dans le réservoir de décharge
du broyeur correspondant, la pompe de suspension transporte le
produit via l’hydrocyclone, ainsi que le produit inférieur à 160µm
est envoyé à la flottation et celui supérieur à 160µm retourne au
tube broyeur pour subir à nouveau le broyage
L’eau de procède est répartie suivant un certain rapport
volumétrique, une partie s’écoule dans la goulotte d’entrée du
broyeur, l’autre partie s’écoule directement dans le réservoir à

29
boue. Les quantités d’eau sont indiquées sur les débitmètres
locaux.
 Le procédé de flottation :
 Description de la flottation :
 La flottation est un procédé de séparation de solides basé sur
les différences de propriétés des interfaces entre les solides,
une solution aqueuse et le gaz (air). L’unité industrielle de
flottation a pour but d’enrichir les tranches fines de phosphates
(40- 160µm) pauvre teneur BPL (qualité BT/TBT) provenant de
la laverie. Elle consiste à flotter les carbonates +++ et les
silicates ++++ et récupérer les phosphates avec les non
flottants. Le phosphate est déprimé par l’ajout de l’acide
phosphorique. Les carbonates et les silicates sont collectés par
l’ajout de l’ester et l’amine.
 Le principe de fonctionnement de l’unité de flottation est
caractérisé par les étapes suivantes :
 Premier déschlammage
 Attrition

 Deuxième déschlammage
 Conditionnemen

 Flottation inverse
 Préparation de la pulpe pour l’opération de flottation :
 La pulpe à traiter est constituée de la tranche (40-160 µm) qui
va subir une préparation mécanique :
 Premier Déschlammage : Elimination de la tranche
inférieure à 40µm par hydrocyclone qui est envoyé vers
le décanteur boue.
 Attrition : Libération des gangues argilo-calcaire par
friction en pulpe épaisse. L’attrition par voie humide
consiste à soumettre des grains minéraux qui sont

30
dispersés dans de l’eau à des frottements et à des
chocs dont l’énergie est trop faible pour produire un
broyage mais cependant suffisante pour libérer les
fractions les plus tendres, celles-ci se retrouvant dans
la phase aqueuse sous forme de particules très fines :
l’attrition, non seulement permet de séparer les
particules tendres, mais également engendre de
nouvelles particules du fait des frottements et des
chocs inter particulaire.
 Deuxième Déschlammage : Elimination par hydro
cyclonage de la gangue libérée lors de l’attrition.

Conditionnement :
Le conditionnement de la pulpe préparée consiste à :

 Déprimer l’apatite par l’ajout d’acide phosphorique +++++


 Collecter les carbonates par l’ajout d’ester.
 Collecter les silicates par l’ajout d’amine

De ce fait, les carbonates et les silicates devenus hydrophobes,


présentent ainsi une grande affinité pour l’air que pour l’eau.

31
Fig .15 : Présentation d’un conditionneur

Flottation inverse :
La pulpe conditionnée précédemment est introduite dans des cellules
de flottation, les carbonates et les silicates vont se fixer sur ces bulles
d’air et l’ensemble est flotté à la surface de la cellule. La mousse qui
est le flotté est suffisamment arrosée pour permettre un abattage
efficace avant d’être évacuée vers le décanteur. Par contre, le
concentré de flottation (non flotté) sera le produit phosphate.

Remarque : les réactifs qui s’ajoutent doivent tout d’abord subir


une préparation pour ramener leurs concentrations massiques à la
valeur voulue pour chaque réactif.

 Le procédé de décantation :

Le traitement du minerai du phosphate au sein de la laverie


consomme une grande quantité en eau. Pour pallier à ce problème et
éviter une consommation abusive, l’importance est de plus en plus
donnée au recyclage des eaux comme ressource intéressante. La
récupération de l’eau se base sur le phénomène de décantation.

32
Le decanteur :
Le décanteur est un appareil principalement utilisé dans l’industrie
chimique et dans le traitement des minerais, son action principale
consiste à épaissir les rejets des opérations d’enrichissement, pour
récupérer des eaux clarifiées dans un bassin avant leur recyclage vers
les chaînes de lavage,Le décanteur comporte les éléments suivants :

 Une cuve cylindrique à fond conique avec une goulotte


périphérique pour recueillir la surverse qui est évacuée par
débordement et un dôme central ménagé à sa base pour
évacuer les sédiments.
 Une chambre d’alimentation consistant en un cylindre
recevant la pulpe à traiter. Elle peut être pourvue de
dispositifs pluriels servant à la floculation.
 Un mécanisme de raclage dont le rôle est d’entraîner les
boues décantées, par un mouvement de rotation lente des
râteaux, vers le centre du décanteur pour qu’elles soient
aspirées par les pompes de soutirages vers les digues
d’épandage. Le débordement des décanteurs va vers le bassin
de récupération des eaux claires.

En d’autre terme le décanteur est un bassin circulaire à fond conique,


au centre un dôme qui reçoit le produit final (décanteur produit) ou
la pulpe argileuse (décanteurs boues) ce bassin est équipé d’un
système de raclage qui mène du produit (ou boues) vers le centre
pour qu’elles soient aspirées par les pompes de soutirages.

33
Fig.16 : décanteur

Fig.17 : les composants d’un décanteur

 L’opération de décantation :

la décantation est une opération unitaire, parmi les techniques de


séparation liquide-solide basées sur le phénomène de sédimentation,
qui consiste à séparer d’un liquide les particules en suspension en
utilisant les forces gravitaires. Elle a pour but principal la
récupération d’une quantité d’eau claire à partir d’une suspension

34
diluée. Il est à signaler que la décantation est précédée par un
procédé de floculation. Afin d’activer la vitesse de décantation, on
utilise un floculant (polymère), qui est préparé dans une station de
floculation, puis injecté dans le décanteur à une concentration bien
définie. on distingue deux types de décantation.

 La décantation naturelle se fait sans l’ajout des produits


accélérant la décantation ce qui demande un temps long,
 la décantation artificielle a pour but d’augmenter la vitesse de
décantation en ajoutant un floculant.

Fig.18 : schéma représentatif de l’opération de décantation

 La Laverie BENI AMIR dépose de :


 Trois décanteurs produit : TH008 (HG), TH006 (LG), et TH001 (standby)
 Deux décanteurs boues : TH002 et TH003
 Décanteur boue :
Les grains inférieurs à 40µm sont envoyés vers les décanteurs boues
qui servent à épaissir les boues et récupérer une eau clarifiée utilisée
dans le circuit de lavage. Cette récupération se base sur le
phénomène de la sédimentation des particules dans un milieu
aqueux, avec une vitesse de chute qui varie suivant leurs densités. La
sédimentation se fait par injection d’un floculant qui est un polymère

35
son rôle est d’emprisonner les matières colloïdales agglomérées et
former ainsi des flocons volumineux qui se déposent par
sédimentation, les opérateurs responsables ajoutent souvent 1g/l de
floculant.

Remarque : le floculant qui s’ajoute doit tout d’abord subir une


préparation pour ramener leurs concentrations massiques à la valeur
voulue.

Fig.19 : Décanteur boue

 Décanteur produit :
 Le produit finit sortant de la chaine de flottation, il est transmis
vers 3 décanteurs après subir un épaississement, où on injecte
un floculant (polymère) préparé et dilué par l’eau du bassin.
Lors de la sédimentation il faut contrôler le pourcentage des
gros et des fines exigés par le pipeline.
 L’eau décantée sera récupérée dans un grand bassin devisé en
deux parties, la première partie contient l’eau Process, et l’eau

36
de la deuxième partie du bassin s’appelle Raw utilisée pour la
préparation des réactifs, et pour le refroidissement des pompes
 Après décantation(décanteur produit), le produit de phosphate
soutiré est acheminé vers les tanks de pipe-line secondaire
situé en aval de la laverie Beni Amir, qui permet d’assurer la
transmission de phosphate lavé vers le stock de pipe principale
pour qu’il sera envoyé vers le site JORF LASFAR à EL –JADIDA,
ce qui demande une multitude des exigences à prendre en
compte, à savoir la granulométrie de la pulpe à la sortie de la
laverie, la densité en solide, et les qualités (teneur en BPL)
demandés par les clients.

 Définition de la flottation

L’enrichissement du minerai de phosphate par flottation, est un


traitement physique basé sur les propriétés de la chimie des surfaces,
dont le but est de récupérer en majeur partie le minerai utile. La
flottation est une technique de séparation des solides qui exploite les

37
propriétés physicochimiques superficielles des particules minérales
dans une solution aqueuse et dans l’air. Elle est la plus souple, la plus
efficace et la plus employée des méthodes de séparation solide
solide. Pour ce faire, on disperse des bulles d’air dans une suspension
aqueuse de particules solides (pulpe) pour récupérer l’espèce
minérale à séparer, rendue préalablement hydrophobe par un ajout
de collecteur (surfactant). L’ensemble (Eau-Bulles-Particules)
hydrophobes est rassemblé sous forme d’une écume surnageante
stabilisée par un moussant. La flottation peut en outre s’appliquer
aux ions en solution et aux précipités organométalliques
hydrophobes.

En minéralurgie, on distingue deux types de flottation selon le


constituant qu’on cherche à flotter comme :

 Flottation directe : Flotter les minerais de valeur et à


déprimer les minerais indésirables, exemple : Or,
argent,etc.
 Flottation inverse : Déprimer le minerai de valeur et flotter
les minerais indésirables,

la flottation inverse est utilisé Dans les laveries de traitement du


phosphate, spécialement la laverie Beni Amir, consiste à déprimer le
minéral de valeur (Apatite) et à faire flotter les éléments indésirables
constituant la gangue (silicates et carbonates) par l’addition des
réactifs, et ceci dans le but d’augmenter la teneur en BPL du minéral.

 Le principe de la flottation
 Le principe de flottation inverse est basé sur les propriétés
hydrophobes et hydrophiles des surfaces des solides. Ces
propriétés peuvent être naturelles ou stimulées, à l’aide d’un
réactif approprié qui est ajouté dans l’eau baignant les
particules solides. Lorsque de l’air est introduit sous forme de

38
petites bulles dans un tel milieu, il se produit un transport
sélectif des particules hydrophobes
 Les particules présentant des surfaces hydrophobes se fixent
aux bulles d’air lorsqu’elles entrent en collision avec elles. Ce
phénomène est dû à la grande affinité des surfaces hydrophobes
pour l’air. Les bulles d’air entraînent ces particules jusqu’à la
surface de la pulpe où elles forment une mousse chargée, par
contre les particules présentant des surfaces hydrophiles ne se
lient pas aux bulles d’air et restent en suspension dans la pulpe
 La flottation consiste à flotter les carbonates qui sont collectés
par l’ajout de l’ester et les silicates qui sont collectés par l’ajout
de l’amine. Alors que le phosphate est déprimé par l’ajout de
l’acide phosphorique .

schéma représentatif du phénomène de l’hydrophobicité

 Les étapes du procédé de flottation

Le procédé de flottation est constitué de trois phases importantes :


phase de préparation de la pulpe, phase de conditionnement et
phase de flottation inverse.

1. La préparation chimique
La préparation des réactifs c’est la phase la plus importante dans
l’unité de flottation car les réactifs sont responsables à l’efficacité de

39
la flottation. Elle se fait dans des installations placées dans des locaux
annexés aux ateliers de flottation dans le but de réaliser la mise en
solution des réactifs dans l’eau à des concentrations bien
déterminées pour avoir un attaque chimique optimal du minerai afin
d’avoir des grains ayant les propriétés de surface « hydrophobes ou
hydrophiles ».

 Description du poste de travail.

Les stations de préparation de réactifs (SPR) permettent de recevoir,


stocker et préparer les réactifs de conditionnement et flottation.
Chaque unité de flottation a une SPR. Chaque station est munie de
pompes de transfert et de dosage, de cuves de stockage et d’un
conteneur chauffant des isotainers de réactifs.

schéma des réacteurs de préparation

Les caractéristiques des cuves agités de la préparation des réactifs

40
 Réactifs de flottation. Les réactifs de flottation représentent
une partie importante des coûts du processus de traitement et
sont utilisés à différentes étapes du procédé pour assurer la
séparation. Selon la composition du minerai à traiter, les
stratégies d’addition des réactifs peuvent être très diversifiées.
 La flottation fait appel à 5 types de réactifs :le collecteur,
l’activant, le déprimant et les régulateurs de pH agissent à la
surface des minéraux, alors que le moussant agit sur
l’hydrodynamique du système pulpe-écume.
1. Collecteur :
Les collecteurs codèrent l’hydrophobicité à la surface des minéraux à
récupérer de façon à permettre leur séparation des minéraux de
gangue. Les collecteurs sont des produits chimiques aux molécules
complexes. Ils comportent une première composante responsable de
l’attachement du produit a la surface de la particule soit par réaction
chimique ou par attraction électrostatique. La deuxième partie est
une chaîne organique immiscible dans l’eau qui induit
l’hydrophobicité à la particule.

2. Activants et déprimants :
Les activant5 et déprimants sont utilisés [Link] la réactivité de
la surface des particules vis-à-vis du collecteur. Lorsque les
collecteurs ne réagissent pas avec la surface des minéraux cibles, la
séparation est impossible. Un activant permet de modifier la nature
chimique de la surface de ce minéral favorisant l’adsorption du
collecteur. Contrairement à l’activant, le déprimant empêche le
collecteur de réagir avec la surface d’une particule de gangue qui
conserve ainsi son caractère hydrophile.

3. Modficateur de pH :

41
Les modificateurs de pH font partie des produits utilisés pour
modifier les interactions minéraux/collecteur. Selon l’alcalinité de la
pulpe de nouveaux composés se forment à la surface des minéraux et
réduisent ou activent l’adsorption des collecteurs. En règle générale,
la flottation des sulfures est effectuée en milieu alcalin car la plupart
des collecteurs y sont plus stables en plus de minimiser les problèmes
de corrosion des équipements. La chaux et le bicarbonate de sodium
sont fréquemment utilisés comme modificateurs de pH.

4. Moussant :
Le moussant est un réactif, peu soluble dans l’eau, possédant une
chaîne organique assez longue qui permet de diminuer la tension de
surface de l’eau. L’addition de moussant favorise la production de
bulles d’air fines et d’une écume stable. Idéalement le moussant ne
doit pas réagir avec la surface des particules. Certains réactifs
peuvent cependant combiner des propriétés de moussant et de
collecteur.

dans notre cas - dans la laverie Beni Amir- on utilise trois reactifs :
deux collecteurs-moussants et un déprimant :

 L’acide Phosphorique : est un composé chimique de


formule H3PO4. C’est un oxoacide trifonctionnel (triacide)
important en chimie inorganique et fondamental en
biochimie. Ils’agit d’un acide minéral obtenu par
traitement de roches phosphatées ou par combustion du
phosphore.
 L’acide phosphorique est utilisé comme déprimant de
l’apatite afin d’éviter sa flottation. En effet, il empêche les
grains de l’apatite à adsorber sur l’ester et sur l’amine, et
par conséquent ils gardent leur caractère hydrophile.

42
 L’ester : est un collecteur anionique des carbonates, il est
livré à l’usine sous forme de liquide visqueux dans des
isotainers en plastique. On le prépare à une concentration
volumique de 100g/l.
 En effet, en s’adsorbant sur leur surface, il leur confère un
caractère hydrophobe. Une fois l’air est injecté les
carbonates s’attachent aux bulles d’air formées et flottent
par conséquent.
 L’amine : est un collecteur cationique des silicates,en
agissant sur leur tension de surface. Il est livré sous forme
liquide visqueux dans des isotainers métalliques de 160 Kg.
En effet, elle permet de les rendre hydrophobes et par
conséquent elles s’attachent aux bulles d’air injecté et
finissent par flotter.

 préparation des réactifs de flottation :


 Préparation d’Acide Phosphorique :
La préparation d’acide phosphorique se fait dans un réacteur
agitateur de 323m3 L’acide phosphorique 54% est transféré dans des
camions citernes (en provenance des usines de Jorf ou de Safi) vers la
cuve de stockage par le biais des pompes de dépotage (1317-PU084).

L’acide est par la suite pompé vers la cuve agitée où il sera dilué avec
l’eau à des concentrations déterminées. L’acide dilué est par la suite
stocké dans une cuve avant son envoi vers le circuit de
conditionnement

 Préparation d’ester :

La préparation d’Ester, à la laverie béni Amir, se fait dans la zone


1317 dans un réacteur de volume égale 206m3 L’ester est fourni en

43
isotainer sous forme visqueuse. L’isotainer est chauffé dans le
conteneur chauffant pour être par la suite vidé dans la cuve agitée
dans laquelle il est dilué dans l’eau à des concentrations déterminées
100g/l. La cuve est munie d’un système de chauffage pouvant
atteindre 50 °C. L’ester est par la suite stocké avant leur envoi vers le
circuit de conditionnement.

 Préparation d’Amine :

La préparation d’Amine, à la laverie bénie Amir, se fait dans la zone


1317 dans un réacteur agitateur de volume égale 275 m3. L’amine
est fournie en isotainer sous forme visqueuse. L’isotainer est chauffé
dans le conteneur chauffant pour être par la suite vidé dans la cuve
agitée dans laquelle il est dilué dans l’eau à des concentrations
déterminées 100g/l. La cuve est munie d’un système de chauffage
pouvant atteindre 50 °C. L’amine est par la suite stockée avant leur
envoi vers lcircuit de conditionnement.

Les étapes de la préparation des réactifs dans la laverie Beni Amir

 La préparation physique :

44
Pour obtenir une bonne flottation est d’atteindre, par broyage, une
libération convenable des particules à flotter, le degré de broyage
étant toujours un compromis entre les exigences métallurgiques et
économiques. Dans certains cas, il est nécessaire de deschlammer la
pulpe avant de la flotter, pour éviter le recouvrement des surfaces
minérales par les ultrafines, phénomène appelé adagulation.

• Premier deschlammage : C’est une opération qui consiste à


éliminer les schlamms qui sont des très fines particules invisibles à
l’œil nue de taille inférieure à 40µm, au moyen de batterie des
cyclones (12cyclones). En effet, la pulpe alimentant l’hydro cyclone
est introduite tangentiellement dans la chambre d’alimentation
cylindrique qui fonctionne comme un classificateur des tranches de
phosphate :

 – La surverse comporte les grains inférieurs à 40µm qui


seront envoyées vers le décanteur.
 – La sousverse comporte les grains supérieurs à 40µm
alimentant les attritionneurs.

• Attrition par voie humide :

L’opération d’attrition : consiste à soumettre des grains minéraux


qui sont dispersés dans de l’eau à des frottements et à des chocs
dont l’énergie est trop faible pour produire un broyage mais
suffisante pour libérer les fractions les plus tendres, celles-ci se
retrouvent dans la phase aqueuse sous forme de particules très fines
: l’attrition, non seulement permet de séparer les particules tendres,
mais également engendre de nouvelles particules du fait des
frottements et des chocs inter particulaires.

Les celulles d’attrition Chaque cellule d’attrition est équipée de trois


étages d’agitation : trois hélices montées sur le même arbre avec un
sens de rotation opposé.

45
schéma des cellules d’attrition

L’attrition est réalisée par le frottement des grains entre eux et par le
frottement des grains avec les parois des hélices ou avec les parois
des attritionneurs. En plus l’attrition est favorisée par la forme
géométrique des attritionneurs, le sens de rotation des arbres et le
montage des hélices ainsi que le chemin parcouru par le produit.

• Deuxième deschlammage L’opération de l’attrition libère des


particules fines indésirables qui risquent de consommer une quantité
importante des réactifs si elles ne sont pas éliminées auparavant.
L’élimination des schlamms est réalisée au moyen de deux batteries
de cyclones disposées en cascade.

 Les conditionneurs :
Chaque unité de flottation contient six conditionneurs placés en série
, nous trouvons trois conditionneurs dans chaque ligne. Ces appareils
sont conçus pour conditionner la pulpe du phosphate et d’adapter le
temps de séjour aux variations de débit du phosphate traité. Ils sont
sous forme des cuves ayant un volume de 32 m3 munis d’agitateurs,
le rôle de ces derniers est d’assurer l’homogénéité de la pulpe avec
l’injection des réactifs.

46
Géométrie des conditionneurs

 Principe de fonctionnement

Dans le premier conditionneur, l’acide phosphorique est ajouté avec


des dosages bien précis pour déprimer l’apatite ; tandis que, dans le
deuxième et le troisième bac de conditionnement, ils ajoutent de
l’ester phosphorique et l’amine, dont le rôle est de rendre
hydrophobe la surface du minéral à flotter (les carbonates et les
silicates).

En ce qui concerne le système d’injection des réactifs, il est simple,


en effet dans chaque conditionneur nous trouvons un ‘casse jet’ qui
sert à protéger l’arbre d’agitation contre toutes sortes de
déformations ou disfonctionnements, nous trouvons ainsi trois
conduites qui assurent l’injection du déprimant et des deux
collecteurs, et grâce au casse jet et au système d’agitation assuré par
une hélice à deux étages, les réactifs sont dispersés et le produit
devient homogène.

En cas de bouchage ou colmatage des conduites de l’un des


conditionneurs, ou l’arrêt de leurs agitateurs, le fournisseur a installé

47
trois conduites de réactifs dans les trois conditionneurs pour les
ajouter dans l’une des cuves mise en marche.

Le produit conditionné est inversé dans une cuve afin d’assurer un


débit stable pour l’alimentation des cellules de flottation

 L’ajout de l’acide phosphorique

L’acide phosphorique (hydrophile) est ajouté dans le premier


conditionneur CO1 et dans les deux suivants CO2 et CO3 au besoin,
comme c’est un déprimant donc il déprime le minerai de phosphate,
il réagit avec la surface des particules de phosphate et ensuite il
change la composition de sa [Link] nouveau produit formé
(phosphate formé) possède une très grande affinité pour l’eau et
donc il se disperse.

L’ajout de l’acide phosphorique dans les conditionneurs

 L’ajout de l’ester et de l’amine

L’ester et l’amine sont des collecteurs ionisants, qui sont des agents
chimiques utilisés pour adsorber à la surface des particules pour leur
donner un caractère hydrophobe. Les collecteurs augmentent

48
l’hydrophobicité de la particule, lorsque l’eau est en contact avec une
substance hydrophobe (non polaire), elles ne se mélangent pas.

L’amine et l’ester se dissocient dans l’eau et forment des ions positifs


(cations) ou négatifs (anions). Is sont composés d’une partie polaire
(chaîne d’hydrocarbure). lorsqu’ils sont alignés par affinité, les
collecteurs forment une fine couche hydrophobe (hydrocarbures) à la
surface des particules

Schéma représentatif de l’opération de la collection des impurtés

La partie anionique du collecteur (représenté en bleu clair) s’attache


à la particule polaire ( représenté en jaune ),la partie représenté en
bleu foncé est la chaine d’hydrocarbure du collecteur. comme les
hydrocarbures sont hydrophobes, la nouvelle substance formée par
la particule et le collecteur devient hydrophobe.

 Les cellules de flottation

Dans chaque cellule nous trouvons une alimentation d’air, et grâce à


l’agitation des bulles se forment ; Ces bulles vont entrer en collision
avec les particules hydrophobes et vont par la suite les transporter à
la surface de l’eau.

49
les composants d’une cellule de flottation

 le principe de la flottation inverse

La flottation inverse se rattache aux techniques de séparation par


adsorption sur bulles, qui utilisent les différences des activités de

50
surface des espèces présentes en solution. Ces espèces peuvent être
ioniques, moléculaires, colloïdales ou cristallines... Mais dans tous les
cas, elles doivent être tensioactives à l’interface liquide-gaz, et donc
pouvoir s’adsorber sélectivement à la surface des bulles qui
traversent la solution.

En effet le principe du procédé est simple : Il consiste à séparer, après


broyage et classification, des particules minérales de diverse nature
immergées dans une solution aqueuse. Les particules à éliminer sont
amenées à la surface du liquide par des bulles d’air. La flottation
inverse est donc une technique de la minéralurgie qui différentie les
minéraux hydrophiles des minéraux hydrophobes. Les minéraux
hydrophobes adhèrent aux bulles de gaz et remontent à la surface du
réacteur, le plus souvent grâce à l’intervention des réactifs chimiques
connus sous l’appellation des collecteurs. Ils sont capables de rendre
sélectivement les minéraux hydrophobes. Ces réactifs comportent
tous un groupement polaire permettant leur adsorption sélective à la
surface des minéraux par création des liaisons physiques ou
chimiques. Ils possèdent également une chaîne hydrocarbonée
hydrophobe qui permet à l’ensemble adsorbat-adsorbant de
s’accrocher à une bulle d’air.

51
 Les modes de traitement du phosphate

I. Mode du lavage simple

II. Mode de lavage flottation

52
III. Mode du lavage broyage flottation

 Conclusion Générale

En guise de conclusion, je pouvons dire que ce stage a été pour moi


une précieuse occasion de m’intégrer dans le monde professionnel,
de découvrir les avantages du travail en groupe,d’acquérir de
nouvelles connaissances et de développer mes compétences. La
recherche d’informations m’a poussé à sortir du cadre de travail
habituel et d’aller à la rencontre du personnel, ce qui m’a permis de
développer mes aptitudes relationnelles et humaines Enfin, je suis
satisfaite par le travail sérieux, l’esprit d’entraide et de fidélité qui
règnent dans ce service et je tiens encore à exprimer ma gratitude à
tous ceux qui m’ont aidés à élaborer ce travail.

53

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