RAM 12 Handling
RAM 12 Handling
RAM 12 – Certification des Opérateurs d’Assistance en Escale Liste des Pages Effectives
Page: ER 1 de1
Nº de Date
Date d’insertion Emargement Remarques
Révision d’application
01 15/02/2011 15/02/2011
Date de
Références Source Titre N° Révision
Révision
Convention OACI Convention de Chicago 07 décembre 1944 07/12/1944
Page
12.1 GÉNÉRALITES 12.1 1
12.1.1.1 Objet 12.1 1
12.1.1.2 Domaine d'application 12.1 1
12.1.1.3 Définitions 12.1 1
12.1.1.4 Abréviations 12.1 3
12.2 AGRÉMENT OU LICENCE D’OPÉRATEUR D’ASSISTANCE EN ESCALE 12.2 1
12.2.1.1 Objet 12.2 1
12.2.1.2 Domaine d'application 12.2 1
12.2.1.3 Généralités 12.2 1
12.2.1.4 Conditions d'obtention de l'agrément ou licence d’opérateur d’assistance en 12.2 2
escale
12.2.1.5 Éléments constitutifs du dossier 12.2 2
12.2.1.6 Obligations de l’opérateur d’assistance en escale 12.2 3
12.2.1.7 Validité de l’agrément ou de la licence d’opérateur d’assistance en escale 12.2 4
12.1 GÉNÉRALITÉS
12.1.1.1 OBJET
(a) Le présent règlement détermine les critères de délivrance et de maintien en validité, par le Mali, de
l'agrément et du certificat d’opérateur d’assistance en escale relatifs à l'exercice de l'activité
d'assistance en escale dans les aéroports du Mali.
(a) Le présent règlement s’applique à toute personne ou organisme exerçant ou désirant exercer
une activité d’assistance aux compagnies aériennes en escale dans les aéroports du Mali.
12.1.1.3 DÉFINITIONS
(a) Pour l'application du présent règlement et de ses suppléments qui en font partie intégrante, les
termes et expressions ci-après ont les significations suivantes :
(1) Aérodrome : Surface définie sur terre ou sur l’eau (comprenant, éventuellement, bâtiments,
installations et matériel), destinée à être utilisée, en totalité ou en partie, pour l’arrivée, le
départ et les évolutions des aéronefs à la surface ;
(2) Aéronef : tout appareil qui peut se soutenir dans l’atmosphère grâce à des réactions de l’air
autres que les réactions de l’air sur la surface de la terre ;
(3) Aéroport: tout terrain spécialement aménagé pour l'atterrissage, le décollage et les
manœuvres d'aéronefs, y compris les installations annexes qu'il peut comporter pour les
besoins du trafic et le service des aéronefs ainsi que les installations nécessaires pour
assister les services aériens commerciaux ;
(5) Assistance en escale: les services rendus sur un aéroport à un transporteur aérien qui
couvrent les activités telles que définies par l’IATA dans le ‘’Airport Handling Manual’’ (en
abrégé AHM) et annexés au présent règlement. Chacun de ces services est décrit au
chapitre 19.7 du présent règlement; l'Organisme en charge de l'Aviation Civile peut
l'amender en cas de besoin.
(7) Autorité : Agence Nationale de l’Aviation Civile du Mali -en abrégé ANAC ;
(8) Certificat d’opérateur d’assistance en escale: document délivré à une entreprise par
l’autorité aéronautique attestant que l'entreprise concernée possède les capacités
professionnelles et organisationnelles pour rendre des services d’assistance en escale aux
aéronefs en toute sécurité en vue des activités liées aux services qui y sont mentionnées ;
(9) Entreprise : personne physique ou morale, ayant ou n’ayant pas de but lucratif ;
(11) Maintenance : exécution des tâches d’entretien nécessaires au maintien en état de bon
fonctionnement du matériel d’assistance ;
(13) Organisme chargé de l’Aviation Civile ou Autorité : Autorité chargée de l’aviation civile
ou Agence Nationale de l’Aviation Civile du Mali -en abrégé ANAC.
(14) Plan d'entreprise ou Business plan: description détaillée des activités commerciales
prévues par l'entreprise durant la période concernée, notamment pour ce qui est de
l'évolution du marché et des investissements qu'elle compte effectuer, ainsi que des
incidences financières et économiques de ses activités .
(16) Transporteur aérien : toute personne physique ou morale transportant par voie aérienne
des passagers, du courrier et/ou du fret, au départ ou à destination de l'aéroport
considéré;
12.1.1.4 ABRÉVIATIONS
12.2.1.1 OBJET
(a) Le présent règlement détermine les critères de délivrance et de maintien en validité, par le Mali, de
l'agrément ou licence relatif à l'exercice de l'activité d'assistance en escale dans les aéroports
du Mali.
(a) Le présent règlement s’applique à toute personne ou organisme exerçant ou désirant exercer une
activité d’assistance aux compagnies aériennes en escale dans les aéroports du Mali.
(b) Le ministre chargé de l’Aviation Civile est seul habilité à octroyer des agréments d’opérateurs
d’assistance en escale conformément aux conditions déterminées par le présent règlement. Le
Ministre peut déléguer cette fonction à l’Autorité de l'Aviation Civile.
12.2.1.3 GÉNÉRALITÉS
(a) Tout postulant qui sollicite un agrément d’opérateur d’assistance en escale doit satisfaire aux
conditions obligatoires définies dans le présent chapitre.
(b) Nul ne peut exercer l’activité d’opérateur d’assistance en escale au Mali s’il n’est détenteur d’un
agrément et d’un certificat d’exploitant de travail aérien délivrés respectivement par Le Ministre
chargé de l’aviation civile et par l’Autorité (Directeur) de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile du
Mali dans les conditions fixées par le présent règlement. Le Ministre chargé de l’aviation civile peut
déléguer la délivrance de l’agrément d’exploitant de travail aérien à l’Agence Nationale de
l’Aviation Civile (Directeur).
(d) Toute entreprise qui satisfait aux conditions fixées par le présent règlement a droit à un agrément
d’opérateur d’assistance en escale.
(e) Les services d'assistance ou d'auto-assistance en escale régis par le présent règlement sont les
services rendus à un transporteur aérien ou qu'un transporteur aérien se fournit à lui-même sur
un aéroport du Mali ouvert à la circulation aérienne publique.
(a) Toute personne physique ou morale souhaitant être agréée pour l'assistance ou l'auto -assistance
en escale doit satisfaire les critères suivants pour obtenir cet agrément :
(2) prouver la souscription et la libération du capital social de la société qui doit être suffisant pour
le programme ;
(4) disposer des couvertures d'assurances requises pour l'activité exercée, notamment en
matière de responsabilité civile ;
(5) être en règle vis à vis de la législation et de la réglementation du travail ainsi que des
conventions collectives correspondant aux activités exercées ;
(6) respecter les règlements et les consignes particulières de l'aérodrome en matière de sûreté et
de sécurité des installations, des équipements, des aéronefs ou des personnes ;
(9) disposer d'un personnel suffisant et qualifié pour le ou les services à fournir ; les cadres et les
responsables de la société devront fournir leurs diplômes et certificats en bonne et due forme;
(a) La société candidate ou le postulant à l'agrément d’opérateur d’assistance en escale doit constituer
un dossier comprenant les pièces suivantes:
(2) un acte de constitution de la société avec un extrait de ses statuts conformes aux dispositions
de l’OHADA ;
(7) la liste des moyens matériels, humains et financiers dont elle dispose pour assurer de
manière satisfaisante ces prestations et/ou le calendrier de leur mise en place effective ;
(b) Le dossier complet est adressé directement au Ministre chargé de l'Aviation Civile qui le transmet à
l’Agence Nationale de l'Aviation Civile (Directeur) pour examen.
(c) l’Agence Nationale de l'Aviation Civile fait retour au Ministre d'une fiche motivée, en faveur de la
requête ou de son rejet.
(d) Les délais de traitement des demandes d’agrément sont de trois mois au plus. Toute suite
négative est dûment motivée.
(e) Une entreprise dont la demande d'agrément d’exploitant de travail aérien a été rejetée peut
introduire sans préjudice, des recours prévus par la législation nationale
(a) L'entreprise doit pouvoir prouver, à tout moment, au Ministre chargé de l’Aviation Civile, qu'elle
satisfait aux conditions fixées à la section 12.2.1.4 ci-dessus.
(b) Au terme de chaque exercice, le prestataire agréé s'acquittera auprès de l'État du Mali d'une
redevance indexée sur le chiffre d'affaires dont le taux et les modalités de recouvrement sont
fixés par un arrêté conjoint des Ministres chargés des Finances et de l'Aviation Civile.
(c) Le titulaire d'un agrément doit notifier à l'autorité qui le lui a délivré toute modification apportée à
sa raison sociale, à son nom ou à la répartition du capital. Il doit en outre demander un nouvel
agrément pour toute modification souhaitée concernant la zone d'activité sur l'aérodrome ou la
nature des services rendus .
(a) La durée de validité de l'agrément ou licence pour l'exercice de l'activité d'assistance en escale
est de cinq (5) ans.
(c) Au plus tard trois (3) mois avant son expiration, une demande de renouvellement est adressée à
l'autorité compétente.
(d) Ce renouvellement est autorisé pour la même durée par un arrêté du Ministre en charge de
l'Aviation Civile, sous réserve du respect des critères définis à la section 12.2.1.4 ci-dessus.
(e) Tout changement intervenu dans les éléments présentés par une entreprise dans le cadre de
l’agrément qu’elle détient doit faire l’objet d’une demande de modification d’agrément.
(a) Si, pour des raisons qui lui sont imputables, le titulaire de l'agrément ne satisfait plus aux
critères définis à la section 12.2.1.4, le Ministre en charge de l'Aviation Civile adresse à
l'intéressé, le cas échéant sur saisine du gestionnaire de l'aéroport ou de l'Organisme en charge
de l'Aviation Civile, une mise en demeure d'apporter les mesures correctives nécessaires aux
manquements constatés.
(b) En cas de carence persistante, à l'expiration d'un délai de deux mois suivant la mise en
demeure, le Ministre en charge de l'Aviation Civile suspend l'agrément pour une durée maximale
de six mois. Préalablement à cette suspension, l'intéressé est mis en demeure de présenter ses
observations.
(c) Si, à l'issue de la période de suspension les corrections nécessaires n'ont pas été apportées,
l'agrément est retiré par l'autorité qui l’a délivré.
(d) En cas de risque grave pour la sécurité ou à la sûreté des aéronefs, des personnes et des
biens, l'agrément peut faire l'objet d'une suspension immédiate pour une durée maximale de
six mois. En cas de récidive, l'agrément pourra être retiré par le Ministre en charge de
l'Aviation Civile sans préavis sur rapport motivé de l’Agence Nationale de l'Aviation Civile.
(e) L'agrément peut faire l'objet d'une suspension immédiate dans les cas de figure suivants:
(3) en cas de condamnation à une peine quelconque pour des faits contraires à la probité
commerciale ;
(f) Le Ministre en charge de l'Aviation Civile notifie tout retrait et toute suspension d'agrément à
l'intéressé et en informe l'entité gestionnaire de l'aéroport et l’Agence Nationale de l'Aviation
Civile.
(a) Le nombre de prestataires agréés par plateforme dans les aéroports du Mali est fixé par le Ministre
en Charge de l’Aviation Civile. Ce nombre sera fonction du niveau des activités de transport
aérien de l’aéroport.
12.3 CERTIFICATION
12.3.1 GÉNÉRALITÉS
12.3.1.1 OBJET
(a) Le certificat d’opérateur d’assistance en escale a pour objet de certifier que le titulaire est autorisé
par l’Autorité à assurer un type spécifié de services d’assistance en escale conformément à la
réglementation.
(a) Ce chapitre s’applique aux entreprises d’assistance en escale détentrices d’un agrément au titre
du chapitre 12.2 du présent règlement.
(a) La délivrance et la validité d’un certificat d’opérateur d’assistance en escale sont assujetties à la
détention d’un agrément en cours de validité spécifiant les activités couvertes.
(b) Un exploitant ne doit assurer des opérations d’assistance en escale que s'il détient un
Certificat d’Opérateur d’Assistance en Escale en état de validité délivré par l'Autorité.
(c) Un opérateur d’assistance en escale ou prestataire de services ne peut fournir que les catégories
de services pour lesquelles il est autorisé par l’Autorité.
(d) Les services d’assistance en escale rendus par les opérateurs d’assistance en escale doivent être
conformes aux prescriptions contenues dans le manuel de procédures de l’organisme.
(f) Le certificat d’opérateur d’assistance en escale autorise son détenteur à effectuer des
opérations d’assistance en escale conformément aux autorisations, conditions et restrictions
spécifiées.
(g) La délivrance d’un certificat d’opérateur d’assistance en escale par l’Autorité dépendra de ce
que son détenteur aura démontré qu’il a une organisation appropriée, une méthode de
contrôle et de supervision des services, un programme de formation qui soient compatibles
avec la nature et la portée des vols spécifiés.
(h) Le certificat d’opérateur d’assistance en escale ne sera délivré que sur la base d’un rapport
d’évaluation technique et légal de l’Autorité effectué par ses soins.
(a) Aucun opérateur n’est autorisé à se proclamer prestataire de service d’assistance en escale tant
qu’un certificat d’opérateur d’assistance ne lui a pas été délivré.
(b) Aucun opérateur d’assistance en escale ne peut faire de déclaration, écrite ou orale sur son
propre compte qui serait fausse ou de nature à induire quelqu’un en erreur.
(c) A chaque fois qu’une publicité d’un opérateur d’assistance en escale indique qu’il est agréé, la
publicité doit clairement mentionner le numéro de son certificat.
12.3.1.5 DÉROGATIONS
(a) La demande de dérogation aux procédures doit être motivée et faite sous une forme et d’une
manière acceptable pour l’Autorité.
(b) Une demande de dérogation aux procédures doit comporter la description complète des
circonstances et des justifications relatives à la dérogation aux procédures demandées, et
démontrer que le niveau de sûreté et de sécurité sera maintenu égal à celui fourni par la règle
pour laquelle l’autorisation a été recherchée.
(c) L’Autorité peut, sous la considération de circonstances particulières, accorder une dérogation sur
les procédures en allégeant des sections spécifiques du présent règlement, pourvu que l’Autorité
trouve que les circonstances présentées garantissent un niveau de sûreté et de sécurité égal à
celui fourni par la règle pour laquelle l’autorisation de déviation aux procédures a été accordée.
La dite autorisation sera émise comme une lettre d’autorisation de déviation aux procédures.
(d) L’Autorité peut mettre fin à la dérogation aux procédures ou l’amender à tout moment.
(a) Tout opérateur d’assistance en escale qui reçoit une autorisation pour déroger aux procédures
doit disposer de moyens de la notifier à son personnel de commandement et au personnel
concerné par cette dérogation y compris son étendue et sa date limite de validité.
(1) 90 jours avant le début de l’exploitation envisagée pour une première délivrance ;
(2) 30 jours avant le début de l’exploitation envisagée pour une modification majeure des
conditions d’exploitation ;
(3) 30 jours avant la date d’expiration du certificat d’opérateur d’assistance en escale pour un
renouvellement.
(2) une description de l’exploitation envisagée, notamment la date prévue de début d’exploitation ;
(4) une copie de l'agrément délivré par le Ministre chargé de l'Aviation Civile ;
(5) l'activité exercée sur l'aéroport ou la liste des services pour lesquels le certificat est
sollicité;
(7) les attestations de paiements des cotisations sociales et des impôts et taxes pour le dernier
exercice exigible, s'il y a lieu ;
(11) les copies certifiées conformes des diplômes des personnels qualifiés intervenant dans
les activités d'assistance en escale où des qualifications spécifiques sont requises;
(12) une copie des contrats et arrangements avec le gestionnaire d’aérodromes, s'il y a lieu ;
(b) Le postulant doit s’acquitter des droits prescrits pour l’obtention du certificat dès soumission de sa
demande.
(a) Une inspection doit être menée par l’Autorité au niveau de l’opérateur qui postule à un certificat
pour s’assurer qu’il répond aux normes du présent règlement.
(a) Un certificat d’opérateur d’assistance en escale est délivré à un postulant si, après étude du
manuel et évaluation de la conformité, l’Autorité juge qu’il satisfait aux règles et normes exigées
par la réglementation.
Note : Voir le modèle de certificat et des dispositions techniques d’exploitation proposés par la PA
12.3.2.4.
(3) un document d’une ou plusieurs pages comprenant les dispositions techniques d’exploitation
contenant les termes, conditions et autorisations applicables à l’opérateur d’assistance signé
par l’Autorité.
(a) Un certificat délivré à un opérateur d’assistance en escale prend effet à partir de la date
ème
d’émission jusqu’au dernier jour du 12 mois après cette date sauf renonciation, suspension ou
révocation.
(b) Le détenteur d’un certificat qui expire ou qui a fait l’objet d’une renonciation, d’une suspension ou
d’un retrait par l’Autorité doit le restituer et avec les dispositions techniques d’exploitation .
(a) A moins que le certificat n’ait fait au préalable l’objet d’une renonciation, révocation, ou expiration
suite à un dépassement de la date limite de validité spécifiée sur l’agrément ou le certificat, la
continuité de la validité du certificat dépend :
(2) de la garantie d’accès de l’Autorité et de tout autre organisme de surveillance délégué par
l’Autorité aux installations de l’opérateur d’assistance en escale pour en déterminer la
conformité avec le présent règlement ;
(a) Le détenteur d’un certificat d’opérateur d’assistance en escale arrivé à expiration ou ayant fait
l’objet d’une renonciation, suspension, ou révocation devra le restituer à l’Autorité.
(3) les locaux, les installations, les équipements, les outillages, le matériel, les procédures, la
zone d’activité sur l’aérodrome et le personnel d’exploitation dont le mouvement pourrait
affecter la ou les catégories de services pour lesquelles l’autorisation d’exercer avait été
délivrée;
(b) Toute modification souhaitée non conforme aux dispositions de l’agrément ou du certificat doit
faire l’objet d’une extension ou d’un renouvellement de celui-ci.
(1) prescrire par écrit, les conditions sous lesquelles l’opérateur d’assistance en escale peut
continuer à fonctionner pendant la mise en place de ces évolutions spécifiées ;
(2) maintenir le certificat en observation, si l’Autorité juge que l’approbation du certificat devrait
être différée; l’Autorité notifiera par écrit au détenteur du certificat les raisons de cet
ajournement;
(3) si des évolutions sont apportées aux items des points listés en 12.3.1.9.(a) par l’opérateur
d’assistance en escale sans notification à l’Autorité, le certificat peut être suspendu sur
décision de l’Autorité.
12.4.1.1 GÉNÉRALITÉS
(a) L’opérateur d’assistance en escale agréé doit disposer des installations, des équipements et
matériels de servitude qui répondent en quantité et en qualité aux normes requises pour la
délivrance du certificat d’exploitation d’opérateur d’assistance en escale.
(a) Les locaux et les installations doivent être conformes aux exigences pour toutes les natures de
prestations prévues et assurer une protection contre les intempéries.
(b) Tout l’environnement de travail doit être approprié par rapport aux tâches prévues et ne doit pas
affecter le rendement du personnel.
(c) L’implantation des bureaux doit être adaptée à la fourniture des prestations prévues, y compris la
gestion de la qualité, de la planification, et des dossiers techniques.
(d) Les ateliers spécialisés ainsi que les aires de travail doivent être séparés, de façon appropriée,
afin d’éviter les risques de contamination de l’environnement et des zones de travail.
(e) Les locaux de stockage doivent être prévus pour les pièces utilisées dans le cadre du dépannage
du matèriel de servitude et des d’aéronefs, des équipements, des outillages et du matériel.
(f) Les conditions de stockage doivent permettre de sécuriser les pièces d’aéronefs en bon état, de
séparer les pièces en bon état des pièces défectueuses ou litigieuses, d’éviter la détérioration et
l’endommagement des éléments stockés.
(g) Des locaux répondant aux normes d’hygiène, de sûreté et de sécurité doivent être prévus pour le
stockage de la nourriture, des boissons et des accessoires nécéssaires à leur préparation et
livraison. Les normes applicables à ces locaux doivent être acceptables pour l’Autorité.
(h) Les locaux et les installations doivent être conformes aux exigences de la réglementation en
matière d’hygiène et de sécurité (éclairage, aération, lutte contre l’incendie, climatisation).
RAM 12 – Certification des Opérateurs d’Assistance en Escale Exigences en Matière de Locaux, Equipements, Instruments et Matériels
Page: 12.4 2 de2
(a) L’opérateur d’assistance en escale doit disposer des équipements, des outillages et du matériel
d’assistance nécessaires à la fourniture des services pour lesquels il est agréé, et ces éléments
doivent être sous son contrôle. La disponibilité de ce matériel signifie une disponibilité
permanente exception faite du matériel et des équipements qui peuvent être acquis
temporairement par un arrangement administratif préalable, et être entièrement sous contrôle de
l’opérateur lorsque celui-ci en aura besoin pour la fourniture des services d’assistance.
(c) Le matériel et les équipements utilisés par l’opérateur d’assistance en escale doivent satisfaire
aux normes et specifications définies dans le manuel des procédures.
(d) L’opérateur d’assistance en escale doit s’assurer, que tous les outils, les instruments, et les
équipements de mesure utilisés pour la fourniture de services d’assistance en escale sont
correctement calibrés par rapport à des étalons acceptables pour l’Autorité et dont la traçabilité
est assurée.
(e) L’opérateur d’assistance en escale doit conserver tous les états de calibrage et des étalons
utilisés pour le calibrage du matériel de pesée et de tout autre matériel dont l’Autorité peut exiger
la conservation.
(f) L’opérateur d’assistance en escale doit s’assurer, auprès de l’exploitant d’aérodrome ou de tout
autre prestataire de services mettant à sa disposition dans le cadre d’arrangements administratifs
de l’équipement ou du matériel d’assistance, que ce matériel ou équipement est maintenu en état
selon les normes applicables et acceptées par l’Autorité.
(g) L’opérateur d’assistance en escale doit pouvoir démontrer à l’Autorité que le maintien en état des
équipements et du matériel qu’il utilise répond à des normes acceptables pour l’Autorité.
RAM 12 – Certification des Opérateurs d’Assistance en Escale Exigences en Matière de Locaux, Equipements, Instruments et Matériels
Page: 12.5 1 de2
12.5 ADMINISTRATION
(a) Un responsable ou un groupe de responsables acceptables pour l’Autorité doit être nommé; il lui
incombe entre autre de s’assurer que le prestataire de services satisfait aux exigences du présent
règlement.
(c) Les responsables désignés doivent rendre compte directement au Dirigeant Responsable. Le
Dirigeant Responsable doit être acceptable pour l’Autorité.
(d) Le prestataire de services doit employer un personnel suffisant pour planifier, réaliser, superviser,
contrôler les prestations fournies en conformité avec l’agrément.
(e) La compétence du personnel impliqué dans la fourniture de services d’assistance en escale doit
être établie suivant une procédure et des normes acceptables pour l’Autorité.
(f) Les personnes assignées aux fonctions d’exploitation technique et de maintenance d’aéronefs
doivent être qualifiées conformément à la réglementation en vigueur.
(h) Ils doivent également recevoir une formation initiale et continue appropriées aux tâches et
responsabilités qui leur incombent, suivant un programme approuvé par l’Autorité.
(i) Le programme de formation établi par le prestataire de services doit comprendre une formation de
niveau de connaissances et d’habileté ayant rapport aux facteurs humains, y compris la
coordination avec d’autres personnels d’exploitation technique et de maintenance et les équipages.
(j) Le prestataire de services doit veiller à ce que tout son personnel reçoive une formation en sûreté
et marchandises dangereuses adaptée à sa fonction. Les informations nécéssaires en matière de
sûreté et marchandises dangereuses sont définies aux sections 12.6.1.10 et 12.6.1.11 du présent
règlement.
(a) Nul ne peut effectuer ou faire effectuer des travaux de maintenance sur aéronef ou d’assurer des
fonctions d’agent technique d’exploitation, sans que cette personne n’ait eu une période de repos
d’une durée minimale de 8 heures avant le début des travaux.
(b) Nul ne peut programmer des personnes effectuant des travaux de maintenance ou d’assurer des
fonctions d’agent technique d’exploitation sur aéronef pour une période d’activité supérieure à 12
heures consécutives.
(d) Après les périodes de services non programmés, les personnes concernées doivent disposer d’un
temps obligatoire de repos d’au moins 10 heures.
(a) Les autres personnels affectés à des fonctions d’assistance en escale autre que ceux cités en
12.5.1.2 ci-dessus, doivent respecter un programme d’horaire de travail conforme aux dispositions
du code du travail et des conventions collectives adoptés par l’Etat du Mali.
(b) Le personnel chargé de la certification d’état de navigabilité devra faire l’objet d’une notification
écrite par le prestataire de services de son domaine d’habilitation.
(c) La liste du personnel habilité à certifier l’état de navigabilité doit être tenue à jour. L’accès à cette
liste doit être réglementé et disponible à tout moment pour l’Autorité.
Note : les exigences en matière de fourniture de services de maintenance en ligne sont prescrites en
détail dans le RAM 05 – Organisme de Maintenance Agréé
12.6.1.1 EXIGENCES
(a) Le prestataire de services doit mettre à la disposition de son personnel, un manuel de procédures
pour le guider dans l’exercice de ses fonctions.
(b) Le manuel des procédures et tout autre manuel qui lui est associé doivent être approuvés par
l’Autorité.
(c) Les amendements aux manuels du prestataire de services doivent aussi être approuvés par
l’Autorité avant toute utilisation.
Note : Pour la fourniture de services concernant l’exploitation technique des aéronefs, les exigences en
matière d’opérations aériennes et du contrôle de l’exploitation figurent en détail dans les RAM 08
et RAM 06.
(1) tous les employés soient informés qu'ils doivent respecter les lois, réglementations et
procédures en vigueur et qui sont relatives à l'accomplissement de leurs tâches ;
(2) tous les agents techniques d’exploitation et le personnel de maintenance en ligne, aient été
familiarisés aux procédures approuvées par l’Autorité et à tous les manuels de procédures
concernant le personnel assigné aux tâches d’exploitation.
(3) tous les employés autres que ceux cités en 12.6.1.2 (a)(2) doivent être familiarisés aux
procédures contenues dans le manuel de procédures du prestataire de services pour
l’exécution des tâches qui leur sont assignées.
(a) L’opérateur d’assistance en escale doit établir, à titre de guide à l’usage du personnel intéressé,
un manuel des procédures conforme aux dispositions de la procédure d’application PA 12.6.1.3.
Ce manuel des procédures sera modifié ou révisé suivant les besoins, de manière à être tenu
constamment à jour. Ces modifications ou révisions seront communiquées à toutes les
personnes qui doivent utiliser le manuel.
(b) L’opérateur d’assistance en escale doit remettre à l’Autorité un exemplaire du manuel des
procédures et de tous les amendements ou révisions dont ce manuel fera l’objet, pour examen
(c) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que le manuel des procédures contient toutes les
consignes et informations nécessaires au personnel d'assistance en escale pour assurer ses tâches.
(d) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que le contenu du manuel des procédures, y
compris l'ensemble des amendements ou révisions, ne contrevient pas aux conditions stipulées
dans le certificat d’opérateur d’assistance en escale, ou à toutes autres règles applicables, et est
acceptable ou, si nécessaire, approuvé par l'Autorité.
(e) Sauf après approbation de l’Autorité, l’opérateur d’assistance en escale doit préparer le manuel
des procédures en langue française.
(f) L’opérateur d’assistance en escale peut éditer un manuel des procédures en plusieurs
volumes.
(g) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que l'ensemble du personnel d'exploitation a
facilement accès à une copie de chaque partie du manuel des procédures se rapportant à ses
tâches.
(h) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que le manuel des procédures est amendé ou
révisé pour mettre à jour les consignes et informations qu'il contient. L’opérateur d’assistance
en escale doit s'assurer que l'ensemble du personnel d'assistance en escale est averti des
modifications des parties du manuel relatives à ses tâches.
(i) Tout détenteur d'un manuel des procédures ou de parties appropriées dudit document doit
assurer sa mise à jour au moyen des amendements ou révisions fournis par l’opérateur
d’assistance en escale.
(j) L’opérateur d’assistance en escale doit fournir à l'Autorité les amendements et révisions
prévus avant la date de leur entrée en vigueur. Dès lors que l'amendement concerne une
partie quelconque du manuel des procédures devant être approuvée, cette approbation doit
être obtenue avant l'entrée en vigueur dudit amendement. Lorsque des amendements ou
révisions immédiats sont nécessaires, dans l'intérêt de la sécurité, ils peuvent être publiés et
appliqués immédiatement, à condition que toute approbation exigée ait été demandée.
(k) L’opérateur d’assistance en escale doit incorporer l'ensemble des amendements et révisions
exigés par l'Autorité.
(l) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que les informations extraites de documents
approuvés ou de tout amendement desdits documents approuvés, sont correctement reprises
dans le manuel des procédures et que le manuel des procédures ne contient aucune
information en contradiction avec une documentation approuvée. Toutefois, cette exigence
n'empêche pas un opérateur d’assistance en escale d'avoir recours à des données ou des
procédures plus exigeantes.
(m) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que le contenu du manuel des procédures est
présenté sous une forme permettant une utilisation sans difficultés.
(n) L’opérateur d’assistance en escale peut être autorisé par l'Autorité à présenter tout ou partie
du manuel des procédures sous une forme différente de celle d'une impression papier. Dans
ce cas, un niveau acceptable d'accessibilité, d'utilisation et de fiabilité doit être assuré.
(p) L’opérateur d’assistance en escale doit remettre à l’Autorité un exemplaire du manuel des
procédures et de tous les amendements ou révisions dont ce manuel fera l'objet, pour examen
et acceptation et, le cas échéant, approbation. L’opérateur d’assistance en escale doit ajouter
au manuel des procédures les éléments obligatoires dont l’Autorité exigera l'insertion.
(a) L’ANAC a mis en place un programme de sécurité en vue de réaliser un niveau de sécurité
acceptable dans les activités d’assistance aéroportuaire.
Note.— Le Manuel OACI de gestion de la sécurité (Doc 9859) contiennent des éléments indicatifs sur
les programmes de sécurité et la définition des niveaux de sécurité acceptables.
(c) Dans le cadre du programme de sécurité, les opérateurs d’assistance en escale doivent mettre
en œuvre un système de gestion de la sécurité acceptable pour l’ANAC, qui, au minimum :
(d) Un système de gestion de la sécurité définira clairement les lignes de responsabilité en matière de
sécurité dans l’ensemble de l’activité d’assistance en escale, notamment la responsabilité directe
des cadres supérieurs en matière de sécurité.
Note 1.— Le cadre de la mise en oeuvre et de la tenue d’un système de gestion de la sécurité est
décrit à de la Procédure d’Application PA 12.6.1.4. Le Manuel de gestion de la sécurité (MGS)
(Doc 9859) contient des éléments indicatifs sur les systèmes de gestion de la sécurité.
Note 2.— Un cadre pour la mise en oeuvre et la tenue d’un programme national de sécurité figure au
Supplément 1 de la PA 12.6.1.4.
(a) Le prestataire de services doit établir des procédures acceptables pour l’Autorité, afin d’assurer la
bonne fourniture de services d’assistance en escale et la conformité de ces services à toutes les
exigences correspondantes du présent règlement.
(b) Le prestataire de services doit établir un Système Qualité indépendant, acceptable pour l’Autorité
en vue du suivi de la conformité et de l’adéquation des procédures et de s’assurer que toutes les
prestations sont correctement fournies par la mise en place d’un système de contrôle.
(c) Le Système Qualité doit comprendre une procédure pour la qualification initiale et des audits
périodiques des organismes effectuant du travail pour le compte du prestataire de services.
(d) Le contrôle de conformité doit inclure un système de retour d’informations à la personne ou au
groupe de personnes précisées en 12.5.1.1. (a), et in fine au Dirigeant Responsable pour assurer,
selon nécessité les actions correctives.
(e) Les procédures d’exploitation doivent couvrir tous les aspects de l’exercice des activités
d’assistance en escale et décrire les normes auxquelles le prestataire de services a l’intention de
se conformer pour l’exécution du travail. Les normes concernant la navigabilité des aéronefs ainsi
que les normes de l’exploitant d’aéronef (client) doivent être prises en compte par le prestataire de
services.
(f) Les procédures d’exploitation doivent prendre en compte les dispositions et limitations des
règlements applicables.
(g) Le Système Qualité du prestataire de services doit disposer de tous les moyens nécessaires pour
examiner toutes les procédures d’exploitation telles que décrites dans le manuel de procédures au
moins une fois par année pour chaque catégorie de prestations fournies conformément à son
agrément.
(h) Le Système Qualité du prestataire de services doit indiquer les échéances d’audits, les dates
réelles de réalisation, et établir un système de rapports d’audits qui peut être consulté sur
demande par l’Autorité ou son représentant en visite.
(i) Le système d’audits doit établir de façon claire les moyens par lesquels les rapports d’audits
contenant des constats de non-conformité ou niveau insuffisant de conformité sont communiqués
au Dirigeant Responsable.
(j) Les procédures du Système Qualité du prestataire de services agréé doivent, à travers un
système de surveillance continue des services fournis, pouvoir établir des mesures de
performances du prestataire de services.
(a) Tout prestataire de services doit fournir un service d’assistance pour lequel il est agréé, seulement
si tous les locaux, les installations, les équipements, les outillages, le matériel, les données
techniques et les personnels nécessaires sont disponibles.
(b) Tout prestataire de services qui fournit un service d’assistance pour le compte d’un transporteur
aérien doit rendre ce service en conformité avec les documents et instructions applicables de
l’exploitant aérien.
(a) Tout prestataire de services doit maintenir les dossiers en cours de tous les employés assignés
aux fonctions d’exploitation, opérations au sol et maintenance avec les détails des contrats,
qualifications et formation.
(b) Tout prestataire de services doit maintenir les dossiers, avec suffisamment de détails, pour les
employés exerçant des tâches d’agent technique d’exploitation, personnel de maintenance pour
déterminer si l’employé satisfait aux critères d’expérience et de qualification pour les tâches qui lui
sont assignées.
Note : Les exigences en matière de licences et de compétence du personnel sont prescrites en détail
dans le RAM 01 – Licences du personnel.
(c) Tout prestataire de services doit conserver les données sur les services fournis sous une forme
acceptable pour l’Autorité.
(d) Tout prestataire de services doit fournir un exemplaire de chaque dossier à l’exploitant de l’aéronef
ainsi qu’un exemplaire de toute donnée spécifique concernant l’exploitation technique des
aéronefs.
(e) Tout prestataire de services doit conserver un exemplaire de tous les états de maintenance
détaillés, de toutes les données de navigabilité associées pendant deux ans à partir de la date à
laquelle l’aéronef ou le produit aéronautique concerné par les dits travaux a été remis en service
par le prestataire de services.
(f) Tout prestataire de services doit s'assurer que tous les enregistrements et données techniques et
opérationnelles afférents à chaque vol sont archivés pendant la durée spécifiée conformément à la
procédure d’application relative à la conservation et à l’archivage des documents de l'exploitant de
l'aéronef, ceci en accord avec l’exploitant aérien par arrangement administratif si nécessaire. .
(g) Tout prestataire de services doit s'assurer que tout document, original ou copie, qu'il est tenu de
garder ,est conservé pour la durée prévue même s'il cesse d'être le fournisseur de service
d’assistance de l'exploitant de l'aéronef ;
(1) soigneusement ;
(4) complets.
(a) Tout prestataire de services doit établir des procédures pour s’assurer que tous les
enregistrements concernant l’exploitation technique des aéronefs sont établis en conformité avec
les procédures applicables approuvées par l’Autorité.
(b) les enregistrements concernant l’exploitation technique des aéronefs doivent être établis selon les
procédures de l'exploitant de l'aéronef.
(a) Tout prestataire de services est tenu de rapporter à l’Autorité et à l'exploitant de l'aéronef, tout
événement identifié susceptible de présenter un sérieux danger pour l’aéronef.
(b) Le compte rendu doit être établi sur un formulaire et d’une manière prescrite ou acceptable pour
l’Autorité et contenir toutes les informations relatives à l’événement constaté par le prestataire de
services.
(c) Lorsque le prestataire de services est lié contractuellement à un exploitant d’aéronef pour la
fourniture de services d’assistance en escale, il doit rapporter à l’exploitant de l’aéronef tout
événement affectant l’aéronef ou l’élément d’aéronef.
(d) Le compte rendu doit être établi dès que possible, et en tout état de cause dans les trois jours
après la constatation par le prestataire de services de l’événement faisant l’objet du compte rendu.
(a) Tout prestataire de services agréé doit permettre à tout instant, à l’Autorité ou à son représentant
délégué de vérifier que le prestataire de services et toutes ses installations sont en conformité
avec le présent règlement. Les arrangements administratifs avec un sous-traitant doivent
comporter des dispositions pour permettre des inspections du sous-traitant par l’Autorité.
(b) Tout prestataire de services d’assistance en escale doit permettre l’accès à ses installations à tout
exploitant aérien avec lequel il est lié par un arrangement administratif pour la fourniture de
services d’assistance dans le cadre d’inspections ou d’audits.
(c) Tout prestataire de services agréé, afin de faciliter la tâche à l’Autorité, est tenu de se conformer
aux dispositions suivantes :
(1) apporter aide et coopération à toute personne mandatée par l’Autorité et lui donner libre
accès, en tout temps et lieu, aux infrastructures et documents à surveiller;
(2) donner à toute personne mandatée par l’Autorité, accès à tous documents et enregistrements
relatifs aux opérations de vol ou à la maintenance ;
(3) et présenter ces documents et enregistrements lorsque cela lui est demandé par l’Autorité,
dans une période de temps raisonnable.
(d) Tout manquement d’un organisme prestataire de services agréé à rendre disponible un document
exigé par l’Autorité est un motif de suspension du certificat.
12.6.1.11 SÛRETÉ
(a) Le prestataire de services doit s'assurer que tout son personnel concerné connaît et satisfait aux
exigences pertinentes du programme national de sûreté de l’aviation civile du Mali, en relation
avec leur activité.
(b) Tout prestataire de services doit établir, mettre à jour et mener les programmes de formation
approuvés permettant à son personnel de prendre les actions appropriées à la prévention des
actes illicites tels que le sabotage ou la capture illicite de l'avion et minimiser les conséquences de
tels événements s’ils devaient survenir.
(c) Le programme de formation doit être compatible avec le programme national de sûreté.
(d) Tout personnel du prestataire de services doit avoir connaissance et être compétent sur tous les
points pertinents du programme de formation.
(e) Tout prestataire de services agrée doit établir des procédures de sûreté comprises dans son
manuel de procédures. Le chapitre sûreté doit contenir les procédures, instructions et indications
en matière de sûreté.
12.6.1.12.1 OBJET
(a) Tout prestataire de services doit se conformer aux dispositions des Instructions Techniques (Doc
9284- AN/905 de l’OACI) en toute occasion lors du transport de marchandises dangereuses, que
le vol se situe totalement ou partiellement dans ou hors du territoire du Mali
12.6.1.12.2 FORMATION
(b) Tout prestataire de services doit établir et maintenir un programme de formation de ses
personnels, conformément aux Instructions Techniques (Doc 9284- AN/905 de l’OACI), qui doit
être approuvé par l'Autorité.
(c) Tout prestataire de services doit s'assurer que les personnels s'occupant de la manutention du fret
et des bagages en général ont reçu une formation appropriée afin de mener à bien leurs tâches
relatives aux marchandises dangereuses; cette formation doit au minimum couvrir les domaines
identifiés dans la PA 19.10.1.1 du RAM 19 et être suffisamment approfondie pour s'assurer qu'ils
ont pris conscience des dangers associés aux marchandises dangereuses en particulier, comment
les identifier et quelles exigences s’appliquent au transport de telles marchandises par les
passagers.
(d) Tout prestataire de services doit s'assurer que les personnels d'assistance aux passagers et de
sûreté ont reçu une formation qui doit couvrir, au minimum, les domaines identifiés dans la PA
19.10.1.1 du RAM 19 et être suffisamment approfondie pour s'assurer qu'ils ont pris conscience
des dangers associés aux marchandises dangereuses, comment les identifier et quelles exigences
appliquer aux transport de telles marchandises par des passagers.
(e) Le personnel qui est employé à l'acceptation des marchandises dangereuses doit avoir reçu une
formation et est qualifié pour mener à bien ses tâches. Cette formation doit couvrir au minimum les
domaines identifiés dans la PA 19.10.1.1 du RAM 19 et être suffisamment approfondie pour
s'assurer que le personnel est capable de prendre des décisions concernant l'acceptation ou le
refus de transport par air des marchandises dangereuses ;
(g) Le personnel s'occupant de la manutention du fret et des bagages en général a reçu une formation
lui permettant de mener à bien ses tâches eu égard aux marchandises dangereuses. Cette
formation doit au minimum couvrir les domaines identifiés dans la PA 19.10.1.1 du RAM 19 et être
suffisamment approfondie pour s'assurer qu'il a pris conscience des dangers associés aux
marchandises dangereuses, comment identifier de telles marchandises et comment les manipuler
et les charger ;
(h) Le personnel d'assistance aux passagers, le personnel de sûreté employé par l’opérateur
d’assistance en escale ou le prestataire de service qui s'occupe du filtrage des passagers et de
leurs bagages doivent avoir reçu une formation qui doit couvrir, au minimum, les domaines
identifiés dans la PA 19.10.1.1 du RAM 19. La formation doit être suffisamment approfondie pour
s'assurer qu'ils ont pris conscience des dangers associés aux marchandises dangereuses et
quelles exigences appliquer au transport de telles marchandises par des passagers ou, plus
généralement, leur transport par avion.
(i) L’opérateur d’assistance en escale doit s’assurer que tout le personnel qui reçoit une formation,
subit un test pour vérifier la compréhension de ses responsabilités.
(j) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que tout le personnel ayant besoin d'une
formation sur les marchandises dangereuses reçoit une formation périodique dans des intervalles
de temps n'excédant pas 2 ans.
(k) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que des enregistrements concernant la formation
sur les marchandises dangereuses sont conservés pour tout le personnel tel que précisé dans les
Instructions Techniques.
(l) L’opérateur d’assistance en escale doit s'assurer que le personnel de la société chargée de la
manutention est formé conformément à la PA 19.10.1.1 du RAM 19.
12.7.1.1 GÉNÉRALITÉS
(a) Chaque opérateur d’assistance en escale agréé doit préparer et conserver une liste à jour des
services d’assistance qu’il peut fournir. Cette liste doit être approuvée par l’Autorité. L’opérateur
d’assistance en escale agréé n’est pas autorisé à fournir un service d’assistance qui ne figure pas
sur la liste de capacité des services qu’il est autorisé à fournir.
(b) La liste de capacité de l’opérateur d’assistance en escale doit prendre en compte uniquement les
services définis dans la liste des services d’assistance en escale définie dans la PA 12.3.2.4 du
présent règlement.
(c) Une catégorie de service ne peut figurer sur la liste des services d’assistance du prestataire de
services que si elle fait partie de la liste de capacité de services figurant sur son certificat et
seulement après que le prestataire de services agréé ait effectué une auto évaluation de ses
capacités.
(d) Tout prestataire de services agréé doit effectuer l’auto-évaluation de son système conformément à
la section 12.6.2.4 pour s’assurer qu’il dispose de toutes les installations, des équipements, du
matériel, des données techniques, des procédés, des locaux, et du personnel formé en place pour
fournir des services d’assistance conformément aux exigences du présent règlement. Si le
prestataire de services agréé établit ce fait, il peut inscrire le service concerné sur sa liste de
capacité.
(e) Le document d’auto-évaluation doit être signé par le Dirigeant Responsable et doit être conservé
par le prestataire de services.
(f) La liste de capacité doit être disponible sur le site de l’opérateur d’assistance pour pouvoir être
consultée par le public et l’Autorité.
(g) Les rapports d’auto évaluations doivent être disponibles sur le site de l’opérateur d’assistance pour
pouvoir être contrôlés par l’Autorité.
(h) Tout prestataire de services doit conserver la liste de capacité ainsi que les rapports d’auto
évaluations deux ans après la date d’acceptation par le Dirigeant Responsable.
(1) les services de représentation et de liaison avec les autorités locales ou toute autre personne,
les débours effectués pour le compte du transporteur aérien et la fourniture de locaux à ses
représentants ;
(4) tout autre service de supervision avant, pendant ou après le vol et tout autre service
administratif demandé par le transporteur aérien.
(a) L’assistance passagers comprend toute forme d'assistance aux passagers au départ, à l'arrivée,
en transit ou en correspondance, notamment le contrôle des billets, des documents de voyage,
l'enregistrement des bagages et leur transport jusqu'aux systèmes de tri.
(a) L'assistance bagages comprend le traitement des bagages en salle de tri, leur tri, leur préparation
en vue du départ, leur chargement et leur déchargement des systèmes destinés à les amener de
l'avion à la salle de tri et inversement, ainsi que le transport de bagages de la salle de tri jusqu'à la
salle de distribution.
(1) pour le fret, tant à l'exportation qu'à l'importation, ou en transit, la manipulation physique du fret,
le traitement des documents qui s'y rapportent, les formalités douanières et toute mesure
conservatoire convenue entre le prestataire et le transporteur aérien ou requise par les
circonstances ;
(2) pour la poste, tant à l'arrivée qu'au départ, le traitement physique du courrier, le traitement des
documents qui s'y rapportent et toute mesure conservatoire convenue entre le prestataire et le
transporteur aérien ou requise par les circonstances.
(3) les communications entre l'avion et le prestataire des services côté piste (*) ;
(*) Pour autant que ces services ne soient pas assurés par le service de circulation aérienne
(6) le déplacement de l'avion tant au départ qu'à l'arrivée, la fourniture et la mise en œuvre des
moyens nécessaires ;
(1) le nettoyage extérieur et intérieur de l'avion, le service des toilettes, le service de l'eau ;
(4) la demande ou la réservation d'un point de stationnement et/ou d'un hangar pour effectuer
l'entretien.
(1) l'organisation et l'exécution du transport des passagers, de l'équipage, des bagages, du fret et
du courrier entre différentes aérogares du même aéroport, mais à l'exclusion de tout transport
entre l'avion et tout autre point dans le périmètre du même aéroport ;
(2) le stockage de la nourriture, des boissons et des accessoires nécessaires à leur préparation ;