Moïse RUTESHERWA & NEPA WA NEPA Déogratias
S.V.T.
3ème HSC
......................
[Sous-titre du document]
......................
Apprenons pour
apprendre !!
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COURS DE SYSTEMATIQUE
CONFORME AU NOUVEAU PROGRAMME DE LA
TROISIEME SCIENTIFIQUE
yv
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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INTRODUCTION GENERALE POUR LES DAS
« Nous ne trouvons pas des livres pour le domaine
d’apprentissage des sciences (DAS) » ; « l’Approche d’apprentissage
par situation (APS) est très difficile pour notre pays » ; « ce
programme (DAS) n’est pas fait pour notre milieu » (…).
Nous entendons des plaintes concernant le programme du
Domaine d’Apprentissage des Sciences (D.A.S.) actuel dans notre pays,
la République Démocratique du Congo (R.D.C.), qui exige l’Approche
d’Apprentissage par Situation (A.P.S.). Nous quittons donc l’Approche
d’Apprentissage par Compétence (A.P.C.) pour basculer dans un
programme nouvel. Et, ce changement n’arrange pas tous les
enseignants, surtout les plus vieux. Cependant, les livres de Science de
la Vie et de la Terre existent ; mais ils ne sont pas à la portée de tout le
monde chez nous. Il n’est pas facile de les trouver dans nos librairies.
L’Edition Loyola du Congo publie déjà des nouveaux livres pour les
autres domaines ; mais pas encore pour la S.V.T. Ces livres viennent
d’ailleurs, où le système avait déjà commencé. L’APS nous exige une
connexion permanente sur internet, car, presque toute la documentation
se trouve en ligne : les articles, les livres, les encyclopédies, les
dictionnaires, les revues, les images et les vidéos.
Ayant conscience de cette difficulté, nous proposons quelques
brochures, qui aideront les enseignants des Sciences de la Vie et de la
Terre (S.V.T.) qui n’ont pas un accès facile à l’internet. Nos brochures
sont accompagnées d’un flash disk contenant les articles, les livres, les
images et les vidéos pour différentes disciplines dont : Anatomie,
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Botanique, Zoologie, Ecologie, Géologie, de Microbiologie,
Evolution, Systématique et Biologie. Elles seront mises à jour
régulièrement, au fur et à mesure que nous continuerons à trouver
d’autres éléments qui pourraient enrichir nos apprenants de 7 ème
jusqu’en 4ème.
Cependant, si les enseignants comprennent mieux, le système
A.P.S. prépare les apprenants au système L.M.D. adopté par de
nombreuses universités et institutions aujourd’hui dans le monde et
dans notre pays. Les recherches dans des bibliothèques et sur internet
sont les seuls moyens pour affronter ces deux systèmes. Après avoir
donné le plan du cours, le cours est fini à 50%. La suite ne sera
consacrée qu’aux exposés des élèves et aux synthèses de l’enseignant
qui est le coach. Si dans le système L.M.D., l’étudiant n’est pas
contraint à passer toute les journées à l’université, dans le système
A.P.S., un apprenant malade, mais connecté, ne devrait pas manquer
son cours. Le confinement ne serait donc pas un motif de congé pour
lui. Le travail doit continuer, en ligne …
Toutefois, il n’est pas évident que tous les enseignants ayant accès
à l’internet soient à l’aise avec le système A.P.S. Voici quelques
consignes qui pourraient les aider à rendre l’enseignement aussi facile.
Internet vous offre toutes les possibilités pour mieux vous armer afin
d’aider et de guider vos apprenants sans trop de peines. En principe, ce
système exige aux écoles d’avoir des classes avec rétroprojecteur. Et
ces classes doivent être moins pléthoriques.
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Vous avez les apprenants ayant accès à l’internet à la maison ? Ils sont
aussi sur whatsapp ? Demandez-leur de constituer un groupe dans
lequel vous serez aussi administrateur. Ce groupe ne sera pas pour des
échanges inutiles, mais uniquement pour les partages sur le cours. Vous
enverrez donc dans ce groupe, le plan du cours et quelques liens
importants en rapport avec ce cours. Ces liens permettront aux
apprenants de faire quelques recherches avant la discussion de chaque
thème. En classe, les apprenants ne feront que la discussion par groupe
et les exposés. Et vous coach, ne ferez que la correction et la synthèse
que chaque apprenant prendra avec soin dans son cahier.
Vos apprenants n’ont pas whatsapp mais ont accès à un ordinateur à la
maison ou à une télévision avec port USB ? Le flash qui accompagne
nos brochures les aidera pour la lecture et la visualisation des livres, des
images et des vidéos traitant les thèmes du plan du cours.
Nos brochures s’inspirent du nouveau programme d’éducation de
notre pays. Parmi les livres de base en S.V.T. nous citons Biologie
Campbell, ‘la Bible des biologistes’ comme disait un Professeur de
Biologie. Et le livre d’Anatomie et Physiologie de Marieb.
Aujourd’hui ‘C’est pas Sorcier’ la science. Les informations sont
disponibles et nous avons les mêmes sources de connaissance avec nos
apprenants: Google, YouTub et les réseaux sociaux. Le travail de
l’enseignant est donc de recadrer, de filtrer et de synthétiser les
nombreuses connaissances que ces moyens nous offrent. L’enseignant
n’est qu’un simple coach. A l’apprenant de jouer, en suivant les conseils
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de son coach; car, étant au centre de sa propre formation, c’est d’abord
lui qui doit faire beaucoup de recherches après avoir reçu le plan du
cours. Au coach de ne pas tomber dans la paresse.
A propos de la cotation : Fini la mentalité de « remettez-moi mes
mots ». L’apprenant est libre de reformuler la réponse en ses propres
mots. En plus, la présence physique au cours vaut déjà quelques points ;
car un apprenant présent en classe, même s’il est resté calme pendant la
séance de cours, il ne peut jamais sortir la tête vide comme celui qui est
resté à la maison sans rien faire.
A propos des notions proposées dans le programme actuel :
Certains chapitres ne peuvent se donner qu’après avoir étudier d’autres
préliminaires qui ne sont pourtant pas proposées. Et d’autres très grands
chapitres qui sont présentés dans le guide et le programme comme de
petites notions … C’est au technicien que vous êtes d’ajouter ou de
détailler les notions, afin de faciliter la compréhension de vos
apprenants.
N.B. Chers parents, pour que votre enfant s’adapte facilement
dans ce nouveau système, les instruments nécessaires sont les livres, un
téléphone androïde soit une tablette soit un ordinateur connecté sur
internet. Ces instruments n’auront pas un impact négatif sur votre enfant
si vous l’avez bien éduqué.
Les remarques éventuelles concernant ce fascicule sont à adresser
directement à nos adresses;
[email protected],
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099 735 6617.
Toutes les remarques utiles seront prises en considération pour
l’amélioration de ce fascicule. Vous pouvez également consulter nos
chaînes Youtube : Nepa Deogratias Isaya TV & Moïse Rutesherwa
pour les questions-réponses de TENASOSP et EXAMEN D’ETAT, les
plans des cours de SVT et les fruits de nos enquêtes sur les plantes
ornementales de la République Démocratique du Congo, notre beau
pays.
Que vive la Science et que vive l’esprit de recherche.
Bon travail à tous !!!
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INTRODUCTION
La systématique est la science de la diversité des organismes. Elle
implique la découverte, la description et l’interprétation de la diversité
biologique aussi bien que la synthèse des informations sur la
biodiversité sous la forme de systèmes de classification prédictive.
Le Médecin naturaliste suédois du 18e siècle (1707-1778), Carl Von
Linné est l’auteur d’un système binominal et des bases de la
classification des êtres vivants dont : végétaux, animaux et
champignons.
0.1. Définition de concepts
1. La systématique : c’est l’instrument scientifique qui permet de placer
le sujet d’une étude au centre d’un plan particulier (système) qui est
caractérisé par une subdivision en compartiments, chacun avec des
qualités communes, à l’intérieur desquels on trouve d’autres
compartiments et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on arrive au niveau de
l’unité (c’est une sorte de système de boîtes chinoise où l’espèce se
situe à l’intérieur d’un genre, le genre à l’intérieur d’une famille, etc.
voir tableau au bas de la page). C’est un instrument en phase de mise
à jour constante et qui n’est pas univoque dans la mesure où il peut
être interprété de manière différente par les mycologues.
2. La taxonomie : est la science qui étudie la classification du sujet
étudié soit, le positionnement correct des différents taxa (taxons) au
sein du plan systématique. On entend par taxon le regroupement de
tout degré (espèce, genre, famille, ordre, classe, division, règne).
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3. La nomenclature : c’est l’ensemble des règles qui permet
l’attribution d’un nom scientifiquement valable et correct au sujet
étudié. Ces règles sont sanctionnées par le Code International de
Nomenclature Botanique (C.I.d.N.B). C’est à ce code que tous les
savants et les auteurs de livres et de publications diverses sur la
botanique et la mycologie se réfèrent. Le C.I.d.N.B. a été fondé en
1867 ; des Congrès et des Comités de niveau mondial sont organisés
tous les 5-6 ans pour introduire des mises à jour et des modifications
éventuelles.
0.2. But de la systématique
Le but fondamental de la systématique est de découvrir toutes
les branches de l’arbre évolutif de la vie afin de documenter les
changements qui sont survenus durant l’évolution de ces branches et,
dans la mesure du possible, décrire toutes les espèces.
D’où elle établit les descriptions et les clés de détermination qui
permettent d'identifier les espèces (taxonomie).
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Chapitre premier : NOMENCLATURE
BINOMINALE
1.1. Généralité
Nomenclature binominale c'est un système de nomenclature dans lequel
chaque espèce animale ou végétale est nommée en deux termes, dont le
premier identifie le genre auquel elle appartient et le second l'espèce
elle-même. Carl Von Linné est l’initiateur de ce système de
nomenclature.
La deuxième partie d'un nom scientifique est l'épithète spécifique. Il est
utilisé pour identifier une espèce particulière comme distincte des autres
appartenant au même genre. Ensemble, le genre et l'épithète spécifique
constituent le nom scientifique complet d'un organisme.
1.2. Les règles de la nomenclature
Les noms biologiques sont généralement en latin et écrits en italique.
Les deux mots d’un nom biologique, lorsqu’ils sont écrits à la main,
sont soulignés séparément ou imprimés en italique pour indiquer leur
origine latine.
Le premier mot désignant le genre commence par une majuscule
tandis que l’épithète spécifique commence par une minuscule.
Habituellement, le nom de l’auteur apparaît après l’épithète
spécifique, c’est-à-dire à la fin du nom biologique et est écrit sous
une forme abrégée ou en entier.
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Par exemple : Mangifera indica L. Cela indique que cette espèce a
été décrite pour la première fois par Linné. Cette méthode de mention
du nom de l’auteur s’appelle une citation.
Pour éviter toute confusion, aucun nom générique dans un royaume
ne peut être identique. Cependant, le nom de l’espèce peut être répété
lorsque les genres sont différents. Par exemple : Mangifera indica
(mangue) et Azadirachta indica (neem)
1.3. Avantages de la nomenclature binomiale :
Ces noms sont simples et significatifs, précis et standard car ils sont
acceptés universellement.
Ils sont acceptés par les locuteurs de toutes les langues
Chaque nom s'applique à une seule espèce et chaque espèce n'a qu'un
seul nom.
En utilisant ce système, la confusion créée par la langue vernaculaire
ou locale peut être évitée. Par exemple Ipomoea batatas est appelé
patate douce. Il est facile à comprendre et à retenir.
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Il indique une histoire phylogénique (évolutionnaire) de cette espèce.
Il aide à comprendre la relation entre les organismes et les groupes
d’organismes.
1.4. Quelques exemples
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Chapitre deuxième : PRINCIPAUX REGNES DES
ETRES VIVANTS
2.1. Généralité
Selon la classification actuelle, le monde des vivants est subdivisé en 6
règnes, dont :
Le règne des Eubactéries : c’est l’ensemble des bactéries qui sont
des microorganismes unicellulaires et sans noyau (procaryote) dont
le génome est constitué d’ADN.
Ex : Mycobactérium tuberculosis (Bacille de koch)
Le règne des archaebactéries ou archées : sont des
microorganismes unicellulaires procaryotes ; c’est-à-dire les êtres
vivants constitués d’une cellule unique dépourvue de noyau
Ex : Pyrococcus sp, Methanopyrus sp, Thermococcus sp,…
Le règne des protistes : sont eucaryotes, ce qui signifie que leurs
cellules contiennent un noyau entouré d’une membrane. Le règne des
Protistes est en grande partie composé de petits organismes
généralement unicellulaires, ce qui signifie qu’ils ne représentent
qu’une seule grande cellule.
Ex : les protozoaires ; Amibe (Entamoeba histolytica),
Paramécie (Paramecium tetraurelia),
Trypanosome (Trypanosoma brucei gambiense)
Le règne des champignons : Tous les Champignons sont
hétérotrophes (incapables de synthétiser leurs propres nutriments).
Certaines espèces de champignons sont parasites, mais la plupart
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sont des décomposeurs, ce qui signifie qu’ils décomposent la matière
morte ou en décomposition pour l’utiliser comme source de
nutrition. D’où ils sont saprophytes
Le règne végétal : Le Règne Végétal est un grand groupe
taxonomique qui contient toutes les espèces que nous appelons
communément les plantes. Les plantes ont colonisé presque tous les
milieux sur Terre. Sans plantes produisant de l’oxygène pour nous
permettre de respirer, la vie humaine cesserait d’exister.
NB : Les plantes sont autotrophes ; elles fabriquent leur propre
nourriture par un processus appelé photosynthèse.
Le règne animal : c’est un groupe taxonomique regroupant tous les
animaux eucaryotes et pluricellulaires, formés de nombreuses
cellules constituant divers tissus et le plus souvent des organes. Ils se
distinguent des plantes et des champignons par le fait que chacune
de leur cellule n'est délimitée que par une très fine membrane.
NB : Ils s'opposent en outre aux plantes par leur mode de nutrition
hétérotrophe (c’est-à-dire incapable de fabriquer leur propre.
2.2. Les unités systématiques
Nous avons 7 principales unités taxonomiques dont :
Espèce : c’est un groupe d’organismes ayant des caractéristiques
similaires, pouvant se reproduire ensemble et donner une
progéniture fertile.
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Genre : est un rang taxonomique qui comprend plusieurs espèces
apparentées.
Famille : rassemblent les genres ayant des nombreux caractères
en commun. Les noms de familles se terminent par le suffixe –
acées ou aceae (pour les végétaux) et –idées ou ideae (pour les
animaux)
NB : On distingue huit (8) familles qui ont reçus des noms alternatifs,
par respect des traditions dont les composées, crucifères, graminées,
guttifères, labiées, palmiers, ombellifères et légumineuses.
Ordre : c’est le regroupement des familles
Classe : c’est le regroupement des différents ordres
Embranchement : c’est le regroupement des différentes classes
Règne : c’est l’ensemble des différents embranchements.
Les différents rangs de la classification peuvent être représentés
de la manière suivante :
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Chaque catégorie ou unité systématique (ordre, famille, genre, espèce)
correspond à un taxon. On peut aussi ajouter des sous-catégories. Ex.
sous-embranchement, superclasse, sous-classe, sous-famille etc.
Exemple : Monde vivant → règne animal → embranchement
des chordés → classe des mammifères → ordre des primates → famille
des hominidés → genre Homo → espèce Homo sapiens.
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Chapitre troisième : REGNE DES CHAMPIGNONS
3.1. Généralité sur les champignons
La mycologie est la science qui étudie la branche de la botanique qui
s’intéresse aux champignons. Le terme MYCOLOGIE tient ses origines
du mot grec « MÝCHÊS = champignon » et de LÒGOS = discours ou
traité. Cela implique que la mycologie veut dire, littéralement, avoir
affaire aux champignons. Un mycologue est une personne qui étudie les
champignons.
Pour pouvoir débattre des champignons ainsi que pour comprendre
certaines coutumes et attitudes, il est parfois utile de remonter le temps
très loin et même jusqu’à la préhistoire.
Sur la base des témoignages recueillis (graffitis préhistoriques), on peut
supposer que l’homme a commencé à observer les champignons à la nuit
des temps. Il a d’abord appris à s’en servir comme nourriture, tout en
découvrant leur dangerosité à ses risques et périls puis, après avoir décelé
les propriétés particulières de certaines variétés de champignons,
hallucinogènes pour certains, dont se servaient notamment les sorciers et
les chamans, l’homme a également pu bénéficier des qualités curatives
de certaines espèces, notamment de leurs propriétés anti-inflammatoires
et de renfort de nos défenses immunitaires. Aussi, à des époques
relativement plus récentes, les champignons ont été employés pour
éliminer les ennemis et les personnes dites “gênantes”.
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Il est facile d’imaginer comment, au début, les empoisonnements causés
par la consommation de champignons pouvaient être fréquents. Les
difficultés éprouvées pour comprendre les causes de l’intoxication firent
naître des superstitions et des fausses croyances qui subsistent à bien
d’endroits encore aujourd’hui. On pensait que les champignons,
inoffensifs à la base, pouvaient devenir toxiques par l’intervention de
facteurs extérieurs ou alors, qu’ils étaient une création du démon pour
attirer l’homme et lui faire du mal.
3.2. Reproduction des champignons
Le mycélium produit des fruits et donne naissance à des carpophores en
présence de conditions climatiques d’humidité et de température idéales.
Pour se reproduire, ceux-ci, par le biais de cellules spécialisées, créent
des millions de grains qu’on appelle des “spores” qui, une fois
dispersées dans l’environnement deviennent l’origine d’un nouveau
cycle de vie (même à très grande distance) avec l’aide de facteurs
extérieurs tels que le vent, la pluie ou les vecteurs animaux. Les spores
sont des cellules minuscules, non visibles à l’œil nu et qu’on ne peut
donc observer qu’au microscope. L’unité de mesure des spores est le
micron (µm) qui correspond à un millième de millimètre.
D’où les champignons supérieurs se reproduisent par mode sexué à
partir des spores. Ces spores sexuées, non pas dans le sens de mâle et
femelle mais plutôt dans le sens de la charge différente qu’ils
possèdent : charge positive (+) ou charge négative (-). Cette
reproduction se passe dans différentes étapes dont :
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Dispersion des grains appelés spores à l’aide des facteurs
extérieurs (vent, pluie, animaux)
Formation de l’hyphe : un filament constitutif du mycélium (leur
ensemble).
Formation du mycélium primaire : après développement des
hyphes
Formation du mycélium secondaire : lors de l’union de deux
mycéliums, positif et négatif, il constitue l’organisme du
champignon proprement dit.
Apparition du carpophore ou sporophore (communément appelé
champignons) en présence des conditions climatiques d’humidité
et de température idéales.
NB : Les mycéliums peuvent se multiplier sur des très grandes
étendues
3.3. Classification des champignons
Terminologie :
Unités systématiques Radical de terminaison
Division -mycota
Sous-division -mycotina
Classe -mycètes
Sous-ordre -ineae
Famille -aceae
Sous-famille -oideae
Les champignons sont classés sous deux formes :
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Les champignons inférieurs : Chytridiomycètes, Oomycètes et
Zygomycètes
Les champignons supérieurs : Ascomycètes et Basidiomycètes
NB : Nous n’allons que nous intéresser sur les champignons supérieurs.
a) Les Ascomycètes
Leurs spores se développent dans à l’intérieur de structures
reproductrices appelées asques et se développent à partir d’hyphes
spécialisés appelés ascogènes.
Ergot de seigne
Levure alimentaire
Truffe
Lichen à ascomycètes
Cladonia pyxidata Xanthoria parietina Morille Pénicille
Pezize
Figure : illustration de quelques ascomycètes
b) Les Basidiomycètes
Un groupe renfermant deux sous-classes principales, les
Holobasidiomycètes et les Hétérobasidiomycètes. Leurs spores se
développent dans les structures appelées Basides. La classe des
basidiomycètes compte près de 15 000 espèces, dont la plupart des
champignons des forêts et des prairies ainsi que certaines espèces
parasites de plantes cultivées (rouilles, charbons, polypores).
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Principaux types : amanites, russules, lactaires, girolles, cèpes,
polypores, hydnes, clavaires, etc.
NB : Les basidioles ne sont rien d’autres que des basides en cours de
Lactaire velouté Lactaire à lait abondant
formation. (Lactanus vellereus) (Lactanus volemus)
(Immangeable) (Comestible)
Lactaire délicieux Lactaire fuligineux
(Lactanus deliciosus) (Lactanus fuliginosus)
(Comestible) (Immageable)
Lactaire humide Lactaire toisonné Lactaire plombé
Lactaire pâle
(Lactanus uvidus) (Lactanus torminosus) (Lactanus plumbeus)
(Lactanus pallidus)
(suspect) (Immangeable) (Immangeable)
(Comestible)
Figure : Illustration des basidiomycètes
3.4. Usage des champignons
Les espèces consommées sont surtout des basidiomycètes, (agarics)
parmi les ascomycètes, les morilles et les truffes sont particulièrement
réputées.
Toutefois, si le nombre des espèces comestibles est considérable, on
trouve parmi les champignons quelques toxiques alimentaires
redoutables.
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Quelques espèces vénéneuses provoquent des accidents mortels : en
premier lieu on peut avoir :
Espèces Exemple (image)
Amanite phalloïde
Amanites vireuse et
printanière
Amanites printanière
Lépiote helvéolée
Cortinaire orellanus
Galérine marginée
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A l’industrie, on utilise souvent les champignons microscopiques, d’où
les champignons inférieurs tel que :
Penicilium notatum : comme antibiotique (découvert par
Alexander Flemming en 1928)
Aspergillus niger : pour la production d’acide citrique
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Chapitre quatrième : REGNE DES VEGETAUX
4.1. Caractéristiques distinctives des végétaux
Les cellules végétales se distinguent des autres cellules eucaryotes
par une paroi pectocellulosique. La cellulose est la substance qui
donne la rigidité à la cellule végétale.
Les végétaux sont des organismes vivants autotrophes c’est-à-dire
ils sont capables de fabriquer eux-mêmes leur matière organique
grâce à la photosynthèse
Ils sont dépourvus de la mobilité, d’où l’incapacité de se déplacer
Ils sont dotés de deux vaisseaux conducteurs dont le xylème (pour
la sève) et le phloème (pour la sève élaborée)
4.2. Classification des végétaux
Le règne végétal est subdivisé en deux grands embranchements :
a) Les thallophytes : ce sont des végétaux dépourvus des feuilles, tige
et fleur. Leur appareil végétatif est composé d’un thalle. Ex : Algue
marine et le lichen
Figure : Lichen
b) Les cormophytes (cormus) : possèdent un appareil végétatif
constitué de feuille, tige et racine.
Ils sont subdivisés en quatre sous embranchements :
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Les bryophytes : ils n’ont pas des vaisseaux conducteurs de la sève,
ni des racines par contre ils possèdent de tige et des feuilles. Ex : la
mousse
Les ptéridophytes : plantes vasculaires possédant des tiges, racines
et feuilles mais pas des fleurs, ni des graines. Ils se reproduisent
grâce à des spores situées sur la face inférieure de la feuille. Ex :
Fougères
Préspermaphytes : groupe intermédiaire entre les ptéridophytes et
les spermaphytes. Ils n’ont pas des graines mais juste des ovules, la
fécondation se fait au sol. Ex : Cycas
Spermaphytes ou phanérogames (plante à graine) : possèdent des
tissus conducteurs de la sève. Ils sont subdivisés en trois sous-
groupes :
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Les gymnospermes : qui sont actuellement représentés par
environ 600 espèces vivantes. Ex : sapins, épicéas, pins, cèdres,
cyprès, séquoias, araucarias, …
Les chlamydospermes : sont considérés comme intermédiaires
entre les gymnospermes et les angiospermes. Leur ovule est
entouré par une enveloppe qui évoque l'ovaire des angiospermes.
Ils sont aujourd'hui représentés par 75 espèces réparties en trois
genres : Ephedra, Gnetum et Welwitschia.
Les angiospermes : plantes les plus récemment apparues sur
terre, connaissent aujourd'hui leur apogée. Ce groupe compte en
effet plus de 250.000 espèces vivantes, herbacées ou
arborescentes et adaptées à pratiquement tous les biotopes de
notre planète. Ce sont typiquement celles que nous appelons
« plantes à fleur ». Ex : Les arbres fruitiers
4.3. Quelques espèces végétales endémiques du milieu
L'espèce endémique est une espèce naturellement restreinte à une zone
limitée, dont la géographie est cernée, au contraire de
l'espèce cosmopolite présente dans une aire de
distribution géographique très large.
Une plante endémique ne croît que dans une région bien déterminée,
que dans un environnement spécifique, délimité spatialement.
Parmi les espèces endémiques végétales, nous pouvons en énumérer 8
espèces des plantes endémiques du katanga, d’où :
- Triumfetta likasiensis - Lopholaena deltombei
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- Tinnea coerulea - Barleria lobelioides
- Sopubia neptunii - Commelina zigzag
- Basananthe kisimbae - Euphorbia cupricola
Par ailleurs, nous pouvons citer :
Le papayer : Carica papaya
Le manguier : Mangifera indica
Le citronnier : Citrus limon
Goyavier : Psidium guajava
Flamboyant rouge : Delonix regia
Flamboyant bleu : Jacaranda mimosifolia
Avocatier : Persea americana
Maïs : Zea mays
Soja : Glycine max
Manioc : Manihot esculenta
Gombo : Abelmoschus esculentus
Epine du christ : Euphorbia milii
Tourne sol : Helianthus anuus
4.4. Les principaux milieux de vie des végétaux
Chaque espèce se définit par son aire de répartition, c’est-à-dire la zone
géographique qu’elle occupe.
a) Types
Au sein d’une même région, on distingue les plantes suivant leur
habitat : elles présentent des adaptations aux conditions
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climatiques et à la composition du sol (conditions dites
édaphiques).
Ainsi, on parlera de :
Plantes d’ombre ou de lumière selon leur exigence en
éclairement,
Plantes hygrophiles : adaptées aux milieux humides
Plantes mésophiles : adaptées à un environnement ni
particulièrement sec ni humide.
Plantes xérophiles : adaptées aux milieux arides, très pauvres en
eau (ex : cactus, aloe, agave,…)
Plantes calcicoles ou calcifuges selon leur exigence en taux
d’ions calcium dans le sol
Plantes nitrophiles : celles qui poussent sur un sol riche en ions
azotés.
Plantes épiphytes : se développant sur d’autres plantes
(orchidées, fougères,…)
Plantes carnivores : dans les tourbières, milieux humides aux
eaux acides et très pauvres en azote assimilable. Après avoir
digéré les insectes qu’elles piègent, absorbent leurs composés
azotés.
NB : Plus un milieu est géographiquement limité et isolé, plus on y
trouvera des plantes endémiques (spécifiques à une région donnée)
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Chapitre cinquième : REGNE DES ANIMAUX
5.1. Caractéristiques distinctives
Les animaux sont des eucaryotes hétérotrophes multicellulaires.
Se distinguent des végétaux par leur mode de nutrition.
Absence de la paroi cellulaire pour les cellules animales. Celles-
ci sont retenus par des protéines structurales, dont la plus
abondantes sont les collagènes.
Présence des tissus nerveux, spécialisés dans la conduction de
l’influx nerveux et dus tissus musculaires, spécialisés dans le
mouvement
Processus du développement embryonnaire spécifique
5.2. Classification
Lors de la classification, le règne animal rassemble tous les animaux
formés des plusieurs cellules. Chaque groupe possède son plan
d’organisation propre. D’où, nous pouvons avoir les groupes ci-dessous
repartis en vertébrés et en invertébrés :
Les cnidaires Les agnates
Les spongiaires Les poisons
Les amphibiens
Les némathelminthes
Les reptiles
Les plathelminthes
Les oiseaux
Les mollusques
Les mammifères
Les arthropodes
Les échinodermes
Vertébrés
Invertébrés
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Il existe une multitude de relations entre les différentes espèces d'un
écosystème, de l'union à l'antagonisme. Les principales interactions
rencontrées sont la compétition, l'herbivorie, la prédation, le parasitisme et
le mutualisme.
Deux espèces partageant les mêmes ressources vont généralement
développer un phénomène de compétition pour obtenir plus de ressources
au détriment de l’autre espèce (compétition inter-spécifique). Il peut
également exister une compétition au sein des individus d’une même espèce
pour les mêmes raisons (compétition intra-spécifique).
5.3. Les relations entre les espèces animales
Il existe une multitude de relations entre les différentes espèces d'un
écosystème, de l’union à l'antagonisme. Les principales interactions sont la
compétition, la prédation, le mutualisme, le commensalisme, la symbiose et
le parasitisme.
Compétition : lorsque les individus de la même espèce ou d’espèces
différentes, recherchent et exploitent la même ressource présente en
quantité limitée. Elle peut être interspécifique ou intranspésifique
(ressource alimentaire, reproduction, territoire, …)
La prédation : lorsque le prédateur et la proie appartiennent à deux
espèces différentes, bien que le cannibalisme s’observe chez de
nombreux animaux
Le parasitisme : Le parasite se nourrit et se développe au dépend
d’une espèce. Il peut se développer à la surface de l’hôte (ectoparasite)
ou à l’intérieur (endoparasite)
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Le mutualisme : lorsque deux partenaires trouvent un avantage, celui-
ci pouvant être la protection, l’apport de nutriments, la pollinisation, la
dispersion, etc
Le commensalisme : c’est une interaction biologique à bénéfice non
réciproque où l’un des partenaires n’a aucune influence sur l’autre.
5.4. Quelques animaux endémiques
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BIBLIOGRAPHIE
1) Biologie campbell, 4ème Edition, Neil A Campbell, 2012
2) Les animaux, Mondo, Encyclopédie réalisé sous la direction de
Leonard Sealey, M. Ed.
3) Monaco Nature, Encyclopédie
4) Encyclopédie, Odyssée, 1998
5) La vie secrète des bêtes dans le désert, Michel C. 1981
6) Je défends la nature, chantecler
7) Au pays des reptiles, Stépane F. 2007
8) www.google.com/search?q=nomenclature+binominale
9) www.google.com/search?q=classification+du+monde+vivant+pdf
10) www.google.com/search?q=unité+systématiques
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Table des matières
INTRODUCTION GENERALE POUR LES DAS .................................... 2
INTRODUCTION ........................................................................................ 8
0.1. Définition de concepts....................................................................... 8
0.2. But de la systématique ........................................................................ 9
Chapitre premier : NOMENCLATURE BINOMINALE.......................... 10
1.1. Généralité.......................................................................................... 10
1.2. Les règles de la nomenclature .......................................................... 10
1.3. Avantages de la nomenclature binomiale : ...................................... 11
1.4. Quelques exemples ........................................................................... 12
Chapitre deuxième : PRINCIPAUX REGNES DES ETRES VIVANTS . 19
2.1. Généralité ........................................................................................ 19
2.2. Les unités systématiques ................................................................. 20
Chapitre troisième : REGNE DES CHAMPIGNONS .............................. 23
3.1. Généralité sur les champignons........................................................ 23
3.2. Reproduction des champignons ....................................................... 24
3.3. Classification des champignons ....................................................... 25
3.4. Usage des champignons ................................................................... 27
Chapitre quatrième : REGNE DES VEGETAUX ..................................... 30
4.1. Caractéristiques distinctives des végétaux ....................................... 30
4.2. Classification des végétaux .............................................................. 30
4.3. Quelques espèces végétales endémiques du milieu ......................... 32
4.4. Les principaux milieux de vie des végétaux ...................................... 1
Chapitre cinquième : REGNE DES ANIMAUX ......................................... 2
5.1. Caractéristiques distinctives .............................................................. 2
5.2. Classification ..................................................................................... 2
5.3. Les relations entre les espèces animales ............................................ 0
5.4. Quelques animaux endémiques ......................................................... 1
BIBLIOGRAPHIE ....................................................................................... 1
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