L’hémistiche et la césure
Présenté par : Youssef Ennahhal
L’hémistiche représente la moitié du vers. On l’utilise
surtout dans le cas de l’alexandrin (vers de douze
syllabes), où il se trouve après la sixième syllabe.
Exemple :
Et je les écoutais, /assis au bord des routes
- Arthur Rimbaud
- L’hémistiche se trouve immédiatement après
écoutais, ais étant la 6e syllabe.
La césure correspond à une pause ou à un arrêt dans un
vers dont elle ne doit pas briser le sens. La césure
marque le rythme du poème. Dans le cas des
alexandrins classiques, la césure peut être au même
endroit que l’hémistiche. Pour donner un rythme
régulier à leurs poèmes, les auteurs plaçaient la césure
au même endroit dans tous leurs vers. Il n’y avait
toutefois pas de règles fixes concernant la césure, les
auteurs la disposaient à leur guise, selon le sens du
texte. Il y a donc plusieurs façons de diviser un vers
contenant 12 syllabes. Exemple :
// = césure
Juste ciel ! // Tout mon sang dans mes veines se glace.
(3-9)
Ô désespoir ! // ô crime ! // ô déplorable race ! (4-2-6)
Voyage infortuné ! // Rivage malheureux (6-6)
Fallait-il approcher // de tes bords dangereux ? (6-6)
- Jean Racine.