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Foncusucor

Le document présente des exercices corrigés sur les fonctions logarithmiques, exponentielles et hyperboliques, ainsi que sur les équations et études de fonctions. Chaque exercice est accompagné de résolutions détaillées, de tableaux de variations et de limites. Les concepts mathématiques abordés incluent la dérivabilité, la monotonie, et les propriétés des fonctions logarithmiques et exponentielles.

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

Fonctions logarithme, exponentielle, puissance

Exercice 1 - Équations - L1/Math Sup - ?

1. Cherchons d’abord les valeurs de x pour lesquelles cette expression a un sens. On doit
avoir x2 − 1 > 0 et 2x + 1 > 0, soit x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[ et x ∈]1/2, +∞[. On trouve
finalement que l’expression a un sens pour x > 1. Utilisons les propriétés fonctionnelles
de la fonction logarithme. On trouve que l’équation est équivalente à
!
x2 − 1 1
 
ln = ln .
2x − 1 2

En composant par la fonction exponentielle (ou en utilisant le fait que le logarithme est
bijectif), on trouve que l’équation est équivalente à

x2 − 1 1
= .
2x − 1 2
√ √
La résolution de cette équation donne les racines x1 = 1−2 3 et x2 = 1+2 3 . Seule la
deuxième √racine est dans l’intervalle voulu, et l’équation admet donc une unique solution
1+ 3
qui est 2 .
2. Posons X = ex . Alors l’équation devient X 2 − X − 6 = 0. Les racines de cette équation
sont X = −2 et X = 3. Mais seule la racine positive nous intéresse ici, car l’exponentielle
ne prend que des valeurs strictement positives. On en déduit que l’équation admet une
unique racine, qui est égale à ln 3.

Exercice 2 - Equation - L1/Math Sup - ?


On a

x √ x √ √
x = x ⇐⇒ e x ln x = ex ln x
√ x
⇐⇒ x ln x = ln x car la fonction exp est injective
2 √
⇐⇒ (ln x = 0) ou (x = 2 x)
⇐⇒ x = 1 ou x = 4.

Exercice 3 - Simplifier ! - L1/Math Sup - ?

1. On écrit
ln(ln x)
 
ln(ln x) 
x ln x = exp ln x = exp ln(ln x) = ln x.
ln x
2. On écrit  
ln x
 y
 ln xy ln x
logx logx xx = = y.
ln x

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

Exercice 4 - Étude de fonction - L1/Math Sup - ?


2
On commence par écrire que f (x) = e−(ln x) . Ainsi, on en déduit que la fonction f est
définie et dérivable sur l’intervalle ]0, +∞[. Sa dérivée est
2 2
f 0 (x) = − (ln x)e−(ln x) .
x
f 0 est donc positive sur ]0, 1[ et négative sur ]1, +∞[. De plus, quand x → 0, on a successi-
vement ln x → −∞, −(ln x)2 → +∞ et par composition f (x) → 0. De la même façon, on a
limx→+∞ f (x) = 0. Ainsi, on obtient le tableau de variations suivant :

x 0 1 +∞
f 0 (t) + 0 −
f (t) 1
0% & 0

La courbe obtenue est :

Exercice 5 - Positivité - L1/Math Sup - ?


On va étudier g. Pour cela, il faut aller jusqu’à la dérivée seconde ! En effet, g est de classe
C ∞ sur R+ , avec g 0 (x) = (x − 1)ex + 1 et g 00 (x) = xex , x ∈ R+ . g 00 est positive sur R+ , donc
g 0 est croissante sur cet intervalle. De plus, g 0 (0) = 0 donc g 0 est positive sur R+ . Ainsi, g est
croissante sur R+ et comme g(0) = 0, g est positive sur R+ .
Exercice 6 - Calcul de limites - L1/Math Sup - ??

1. On écrit :
(xx )x x x

2 x
  
x 2−x
 
x = exp (x ln(x ) − x ln x) = exp x ln x − x ln x = exp x x − 1 ln x .
x(x )
Mais, x2−x = exp((2 − x) ln x) tend vers 0 quand x tend vers +∞. On en déduit que
x2−x − 1 → −1, xx (x2−x − 1) ln x → −∞

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

(xx )x
et donc x
x(x )
tend vers 0 quand x tend vers +∞.
2. On passe au logarithme :
x
!
a(b )
ln = bx ln(a) − ax ln(b)
b(ax )
 x
a
 
x
= b ln a − ln b .
b
x a x
Mais 0 < a/b < 1, et donc ab → 0. Puisque ln(a) > 0, on en déduit que bx ln a −
 
b ln b
tend vers +∞. Prenant l’exponentielle, la limite recherché est égale à +∞.
3. On passe au logarithme et on factorise par ax :
x
!
a(a )
ln = ax ln(a) − xa ln x
x(xa )
xa ln x
 
= ax ln a −
ax
a
Par comparaison des fonctions puissances, polynômes et logarithmes, on sait que x aln
x
x

x
0. Puisque ln a > 0 et a → +∞, prenant l’exponentielle, la limite recherchée vaut +∞.

Exercice 7 - Racine d’une somme de puissances - L1/Math Sup - ??

1. On introduit la fonction
x x
a1 ap
 
fa (x) = + ··· +
a a
p
X
= exp(x ln(ak /a)).
k=1

Puisque ln(ak /a) < 0, x 7→ x ln(ak /a) est strictement décroissante, et donc fa est stricte-
ment décroissante. Or, fa (0) = p et lim+∞ fa = 0. L’équation fa (x) = 1 admet donc une
unique racine xa > 0.
2. Soit a < b. En reprenant la notation de la question précédente, pour tout x > 0, on a
fa (x) ≥ fb (x). En particulier fb (xb ) = fa (xa ) = 1 ≥ fb (xa ). Par décroissance de fb , on en
déduit que xa ≥ xb et donc a 7→ xa est décroissante.
3. Puisque a 7→ xa est décroissante et minorée par 0, elle admet une limite l ≥ 0 en +∞.
Supposons l > 0. Alors, en passant à la limite dans

ax1 a + · · · + axp a = axa ,

on trouve
al1 + · · · + alp = +∞,
une contradiction. Donc l = 0. Ainsi, il vient également
 
xa ln a = ln ax1 a + · · · + axp a ,

ce qui prouve que xa ln a tend vers ln p.

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

Exercice 8 - Equation diophantienne - L1/Math Sup - ???


Le point de départ est de remarquer que
ln n ln p
np = pn ⇐⇒ p ln n = n ln p ⇐⇒ = .
n p
ln x
Ceci nous amène à étudier la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = x . Cette fonction est
dérivable sur son domaine de définition, de dérivée
1 − ln x
f 0 (x) = .
x2
On obtient le tableau de variations suivant :

x 0 e +∞
f 0 (t) 0 −+
f (t) 1/e
−∞ % & 0

La fonction est donc strictement croissante sur [1, e], et strictement décroissante sur [e, +∞[.
Si les entiers naturels (n, p) vérifient f (n) = f (p), l’un de ces deux entiers, disons n, doit être
dans [1, e], et l’autre doit être dans [e, +∞[. Or, dans [1, e], il n’y a que deux entiers : n = 1 et
n = 2. Pour n = 1, f (1) = 0, et la valeur nulle n’est pas prise par la fonction f sur [e, +∞[.
Pour n = 2, on a f (2) = (ln 2)/2 = f (4). La seule solution pour cette équation est donc

24 = 42 .

Fonctions hyperboliques

Exercice 9 - Tangente hyperbolique - L1/Math Sup - ?


On écrit :
ex −e−x
1 + tanh(x) 1+ ex +e−x ex
= ex −e−x
= = e2x .
1 − tanh(x) 1− e−x
ex +e−x
On en déduit : n
1 + tanh(x) 1 + tanh(nx)

= e2nx = .
1 − tanh(x) 1 − tanh(nx)

Exercice 10 - Somme de cosinus hyperbolique - L1/Math Sup - ?

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

On a :
n n n
1X 1X
e−kx
X
cosh(kx) = ekx +
k=0
2 k=0 2 k=0
!
1 1 − e(n+1)x 1 − e−(n+1)x
= +
2 1 − ex 1 − e−x
1 e(n+1)x/2 e−(n+1)x/2 − e(n+1)x/2
= × +
2 ex/2 e−x/2 − ex/2
!
e−(n+1)x/2 e(n+1)x/2 − e−(n+1)x/2
×
e−x/2 ex/2 − e−x/2
 !
1 nx/2 sinh (n + 1)x/2 sinh (n + 1)x/2
= e + e−nx/2
2 sh(x/2) sh(x/2)

cosh(nx/2) sinh (n + 1)x/2
= .
sinh(x/2)

Exercice 11 - Equation - L1/Math Sup - ?


Utilisant la définition de la fonction cosinus hyperbolique, on sait que

cosh x = 2 ⇐⇒ ex + e−x − 4 = 0 ⇐⇒ e−x (e2x + 1 − 4ex ) = 0.

La fonction exponentielle ne s’annulant jamais, l’équation est équivalente à

e2x − 4ex + 1 = 0.

On pose X = ex et on résoud
X 2 − 4X + 1 = 0.
√ √ √ √
Ses racines sont 2− 3 et 2+ 3. Les solutions de l’équation sont donc ln(2− 3) et ln(2+ 3).
Exercice 12 - Étude de fonctions - L1/Math Sup - ?

1. f est paire car c’est le produit de deux fonctions impaires. On peut donc se restreindre à
étudier f sur ]0, +∞[.
2. On pose y = 1/x. Alors
sinh(y) sinh(y) − sinh(0)
f (x) = = .
y y−0
Lorsque x tend vers +∞, y tend vers 0, et cette quantité tend vers la dérivée de sinh en
0, c’est-à-dire cosh(0) = 1.
La limite en −∞ s’obtient par parité. Enfin, en 0+ , on a toujours en posant y = 1/x

sinh(y) ey e−y
f (x) = = − .
y 2y 2y
Par croissance comparée, ey /y → +∞ lorsque y → +∞, alors que e−y /y → 0 (ce n’est
pas une forme indéterminée). On en déduit que limx→0+ f (x) = +∞.

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

3. f est dérivable sur R∗ car x 7→ 1/x est dérivable sur R∗ et y 7→ sinh(y) est dérivable sur
R. La dérivée, obtenue par la formule de dérivation d’une composée, vaut :
−1
f 0 (x) = sinh(1/x) + x ×

2
× cosh(1/x) = cosh(1/x) tanh(1/x) − 1/x .
x

4. On commence par étudier la fonction auxiliaire g(y) = tanh(y) − y. Elle dérivable sur
]0, +∞[, et sa dérivée vaut

g 0 (y) = 1 − tanh2 (y) − 1 = − tanh2 (y) ≤ 0.




g est donc décroissante sur [0, +∞[, et puisque g(0) = 0, on en déduit que g(y) ≤ y pour
tout y ≥ 0. On en déduit que f 0 est négative sur ]0, +∞[, et donc que f est décroissante
sur cet intervalle. On vous laisse tracer le tableau de variations et la courbe.

Fonctions circulaires réciproques

Exercice 13 - Valeur exacte - L1/Math Sup - ?


L’erreur à ne pas faire est de croire que arccos cos x = x. Ceci n’est vrai que si x ∈ [0, π].
Il faut donc se ramener, par périodicité et parité du cosinus, à se ramener à l’intervalle [0, π].
Ainsi :
– 2π/3 ∈ [0, π] et donc arccos cos(2π/3) = 2π/3.
– −2π/3 n’est pas dans l’intervalle [0, π], mais cos(−2π/3) = cos(2π/3) et donc arccos cos(−2π/3) =
2π/3.
– 4π/3 n’est pas dans [0, π], mais on a

cos(4π/3) = cos(4π/3 − 2π) = cos(−2π/3) = cos(2π/3).


 
On a donc aussi arccos cos 4π
3 = 2π
3 .

Exercice 14 - Simplifier ! - L1/Math Sup - ?

1. On a
sin(arcsin x) = x.
De plus, arcsin x ∈ [−π/2, π/2] et pour tout t ∈ [−π/2, π/2], cos(t) ≥ 0 et donc cos(t) =

1 − sin2 t. On en déduit p
cos(arcsin x) = 1 − x2
ce qui donne
x
tan(arcsin x) = √ .
1 − x2

2. On a arccos x ∈ [0, π] et pour tout t ∈ [0, π], sin(t) ≥ 0 et donc sin(t) = 1 − cos2 t. On
en conclut que p p
sin(arccos x) = 1 − cos2 arccos x = 1 − x2 .

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

3. Puisque arctan x ∈] − π/2, π/2[, on sait que cos(arctan x) > 0. De plus, on sait que
1
1 + tan2 = .
cos2
On en déduit
1 1
cos(arctan t) = √ 2
=√ .
1 + tan arctan x 1 + x2

Exercice 15 - Simplifier ! - L1/Math Sup - ?

1. L’ensemble de définition de f est


n p o
Df = x ∈ [−1, 1]; −1 ≤ 2x 1 − x2 ≤ 1 .

La double inégalité équivaut, en passant au carré, à

4x2 (1 − x2 ) ≤ 1 ⇐⇒ 4x4 − 4x2 + 1 ≥ 0 ⇐⇒ (2x2 − 1)2 ≥ 0.

Cette inégalité est toujours vérifiée et donc Df = [−1, 1].


2. Puisque le domaine de définition est [−1, 1], il est légitime de poser x = sin t avec t ∈
[−π/2, π/2]. On a alors
p
f (x) = arcsin(2 sin t 1 − sin2 t)
= arcsin(2 sin t cos t) car t ∈ [−π/2, π/2]
= arcsin(sin 2t).

On peut alors simplifier cette expression, mais il faut prendre garde que arcsin sin u = u
seulement pour u ∈ [−π/2, π/2]. Dans les autres cas, il faut se ramener à cet intervalle en
utilisant les propriétés de la fonction sinus. On trouve
– Si t ∈ [−π/4, π/4], on a 2t ∈ [−π/2, π/2] et donc arcsin(sin 2t) = 2t.
– Si t ∈]π/4, π/2], alors 2t ∈]π/2, π] et π − 2t ∈]0, π/2]. De plus, sin(π − u) = sin u. On
en déduit que dans ce cas,

arcsin sin 2t = arcsin sin(π − 2t) = π − 2t.

– Si t ∈ [−π/2, −π/4[, alors 2t ∈ [−π, −π/2[ et donc π+2t ∈ [0, π/2[. De plus, sin(π+u) =
− sin(u). Utilisant l’imparité de la fonction arcsin, on trouve que dans ce cas

arcsin sin 2t = − arcsin(− sin(2t)) = − arcsin(sin(π + 2t)) = −π − 2t.

Finalement, on peut revenir à f utilisant la relation t = arcsin x. On trouve que


 √
 −π − 2 arcsin x si x ∈ [−1,

√ − 2/2[√
f (x) = 2 arcsin t si x ∈ √
[− 2/2, 2/2]
 π − 2 arcsin t

si x ∈] 2/2, 1].

Exercice 16 - Simplifier ! - L1/Math Sup - ??

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

1. On utilise simplement la formule cos(2u) = 1 − 2 sin2 u qui donne ici 1 − cos t = 2 sin2 (t/2)
et sin t = 2 sin(t/2) cos(t/2).
2. Puisque tan réalise une bijection de ] − π/2, π/2[ sur R, on peut poser x = tan t, avec
t ∈] − π/2, π/2[. On a
r
p 1 1 1
1+ x2 = 2
= = ,
cos t | cos t| cos t

car le cosinus est positif sur l’intervalle ] − π/2, π/2[. On en déduit que

1 + x2 − 1 1 − cos t
= = tan(t/2).
x sin t
Or, t/2 ∈ [−π/4, π/4], et donc arctan(tan(t/2)) = t/2. On en déduit finalement que
√ !
1 + x2 − 1 t arctan x
arctan = = .
x 2 2

Exercice 17 - Presque du cours - L1/Math Sup - ?


Il y a deux méthodes classiques pour résoudre cet exercice. La première consiste à remarquer
que arccos(x) + arcsin(x) = π2 si et seulement si arccos x = π2 − arcsin x. Or, arccos(x) ∈ [0, π]
et π/2 − arcsin x ∈ [0, π]. Puisque cos est une bijection de [0, π] sur [−1, 1], ceci est équivalent
à dire
cos(arccos x) = cos(π/2 − arcsin x).
Mais, on a cos(arccos x) = x et aussi

cos(π/2 − arcsin x) = sin(arcsin x) = x

ce qui assure l’égalité demandée.


L’autre méthode consiste à poser f (x) = arccos x + arcsin x et de remarquer que cette fonction
est continue sur [−1, 1] et dérivable sur ] − 1, 1[. Or, on a f 0 (x) = 0. On en déduit que f
est constante sur l’intervalle [−1, 1]. Puisque f (0) = arccos(0) + arcsin(0) = π/2, on a bien
arccos(x) + arcsin(x) = f (x) = π/2 pour tout x ∈ [−1, 1].
Exercice 18 - Etude de fonctions - L1/Math Sup - ?

1. Remarquons déjà qu’on se limite à x ∈ [−1, 1], pour que 1 − x2 ait un sens. Il est aussi
clair que l’inégalité n’est pas vérifiée si x ≤ 0. On se restreint donc à x ∈ [0, 1], et, puisque
tout est positif, on a

p
2 2 2 2 2
x ≥ 1 − x ⇐⇒ x ≥ 1 − x ⇐⇒ 2x ≥ 1 ⇐⇒ x ≥ .
2
h√ i
2
L’inégalité est donc vérifiée si et seulement si x ∈ 2 ,1 .
2. Remarquons
√ d’abord que la fonction arcsin est définie sur [−1, 1], et que pour ces valeurs
2
de x, 1 − x est également bien définie. Le domaine de définition de f est donc [−1, 1].

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

De plus, f est dérivable sur ] − 1, 1[, et on a


−2x p 1
f 0 (x) = √ earcsin x + 1 − x2 × √ earcsin x
2 1−x 2 1−x 2
−x
 
= √ + 1 earcsin x
1 − x2

−x + 1 − x2 arcsin x
= √ e .
1 − x2
La question précédente nous donne le signe de la dérivée, et on en déduit le tableau de
variations : √
2
x −1 2 1
f 0 (t) + 0 −
f
0% &0
On peut aussi remarquer que

lim f 0 (t) = −∞ et lim f 0 (t) = +∞,


x→1− x→−1+

ce qui garantit l’existence de tangentes verticales aux points (−1, 0) et (0, 1). La courbe
représentative de la fonction est :

Exercice 19 - Une étude de fonction, fonction réciproque - L1/Math Sup - ?

1. Pour étudier le sens de variation de f , on peut dériver la fonction (f est dérivable sur R)
et remarquer que la dérivée vaut
−2
f 0 (x) = sin(arctan(2x + 1)).
1 + (2x + 1)2

Puisque arctan(2x + 1) est toujours un élément de ] − π/2, π/2[, et que sin u est du signe
de u si u ∈] − π/2, π/2[, f 0 (x) est du signe opposé à arctan(2x + 1). Mais,

arctan(2x + 1) ≥ 0 ⇐⇒ 2x + 1 ≥ 0 ⇐⇒ x ≥ −1/2.

Ainsi, f est croissante sur ] − ∞, −1/2[ et décroissante sur ]1/2, +∞[. D’autre part,
limx→+∞ 2x + 1 = +∞. Par composition des limites, limx→+∞ arctan(2x + 1) = π/2.
Par composition à nouveau, limx→+∞ cos(arctan(2x + 1)) = 0. La limite et le raisonne-
ment sont identiques en −∞.

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

2. On a
1 1
f (x) = √ ⇐⇒ cos(arctan(2x + 1)) = √ = cos(π/4)
2 2
⇐⇒ ∃k ∈ Z, arctan(2x + 1) = π/4 + 2kπ ou − π/4 + 2kπ.

Or, arctan prend ses valeurs dans ] − π/2, π/2[, et π/4 + 2kπ ou −π/4 + 2kπ sont dans
cet intervalle uniquement pour k = 0. Ainsi, on doit résoudre arctan(2x + 1) = π/4 =
arctan(1) et arctan(2x + 1) = −π/4 = arctan(−1). Par injectivité de la fonction arctan,
ceci revient à 2x + 1 = 1 ou 2x + 1 = −1. Finalement, les seules solutions sont x = 0 et
x = −1.
3. En reprenant le travail effectué à la première question,on a que f 0 (x) < 0 si x ≥ 1/2. Ainsi,
f est continue et strictement décroissante sur l’intervalle [1/2, +∞[. On a f (−1/2) =
cos(0) = 1 et lim+∞ f = 0. f réalise donc une bijection de [1/2, +∞[ sur l’intervalle ]0, 1].
Elle admet une fonction réciproque g définie sur ]0, 1], et à valeurs dans [1/2, +∞[.
4. Puisque f 0 ne s’annule pas sur ]1/2, +∞[, g est de classe C 1 sur ]0, 1[. En plus, en tout
réel de la forme f (a), avec a > 1/2, on a
1
g 0 (f (a)) = .
f 0 (a)

2 √1
Or 2 = 2
= f (0). Donc
√ 1 1 √
g 0 ( 2/2) = = = − 2.
f 0 (0) −1 × sin(π/4)

Exercice 20 - Existence de solutions - L1/Math Sup - ??

1. L’équation admet des solutions (en fait, une seule) si et seulement si


π π
≤ arcsin a + arcsin b ≤ .
2 2
Les paramètres a et b jouent un rôle symétrique, et de plus la fonction arcsin est impaire.
Il reste donc deux cas à étudier :
– −1 ≤ a ≤ 0 et 0 ≤ b ≤ 1 : on a alors
π π
− ≤ arcsin a ≤ 0 et 0 ≤ arcsin b ≤
2 2
d’où
π π

≤ arcsin a + arcsin b ≤ .
2 2
L’équation admet toujours des solutions dans ce cas.
– 0 ≤ a ≤ 1 et 0 ≤ b ≤ 1 : on obtient alors

0 ≤ arcsin a + arcsin b ≤ π

et l’équation admet des solutions si et seulement si


π
arcsin a ≤ − arcsin b.
2

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

Or, arcsin a et π2 − arcsin b appartiennent tous deux à l’intervalle 0, π2 . La fonction


 

sinus étant croissante sur cet intervalle, l’inégalité précédente est équivalente à
π
 
a ≤ arcsin − arcsin b ⇐⇒ a ≤ cos(arcsin b).
2

Mais cos(arcsin x) = 1 − x2 , et l’inégalité précédente est donc équivalente à
p
a≤ 1 − b2 .
Puisque a ≥ 0, ceci est encore équivalent à a2 ≤ 1 − b2 ⇐⇒ a2 + b2 ≤ 1.
2. L’équation admet des solutions (en fait, une seule) si et seulement si
π π
≤ arccos a + arccos b ≤ .
2 2
De plus, on sait que pour tout a, b ∈ [0, 1], on a
0 ≤ arccos a + arccos b ≤ 2π.
Si a < 0, on sait que arccos a > π/2 et donc, puisque arccos b ≥ 0, l’équation ne peut
pas avoir de solutions. Le raisonnement est symétrique pour b et on obtient a, b ∈ [0, 1].
Dans ce cas, arccos a ∈ [0, π/2] et arccos b ∈ [0, π/2]. L’équation admet une solution si et
seulement si
π
arccos a ≤ − arccos b.
2
Puisque la fonction cos est décroissante sur [0, π/2] et que arccos a et π2 − arccos b sont
tous les deux membre de cet intervalle, on en déduit que l’inégalité est équivalente à
π
  p
a ≥ cos − arccos b = sin(arccos b) = 1 − b2 .
2
Puisque a, b ∈ [0, 1], ceci est équivalent à a2 ≥ 1 − b2 . L’équation admet donc une solution
si et seulement si a, b ∈ [0, 1] et a2 + b2 ≥ 1.
Exercice 21 - Équations - L1/Math Sup - ??

1. On utilise l’équivalence suivante :


( (
y = arcsin x sin y = x
⇐⇒ .
x ∈ [−1, 1] y ∈ [−π/2, π/2]

Dans le cas qui nous intéresse, puisque 0 ≤ arccos 13 ≤ π/2 et −π/2 ≤ arccos 41 ≤ 0, on a
bien
1 1 π π
 
arccos − arccos ∈ − , .
3 4 2 2
Prenant le sinus, l’équation est donc équivalente à
1 1
 
x = sin arccos − arccos
3 4
= sin(arccos 1/3) cos(arccos 1/4) − sin(arccos 1/4) cos(arccos 1/3)
r r
1 1 1 1
= 1− 2 − 1− 2
√ 3 4
√ 4 3
8 − 15
= .
12

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

2. On procède de la même façon, en remarquant que π/3 est bien élément de [−π/2, π/2] et
que l’on a toujours
2x
−1 ≤ ≤1
1 + x2
(car x2 − 2x + 1 = (x − 1)2 ≥ 0 et −1 − x2 − 2x = −(1 + x)2 ≤ 0). L’équation est donc
équivalente à √
2x π 3
= sin = .
1 + x2 3 2
Il
√ reste√à résoudre cette équation du second degré, dont on trouve que les solutions sont
3
3 et 3.
3. Si les deux membres sont égaux, alors ils ont même tangente. Utilisant la formule tan(a +
tan a+tan b
b) = 1−tan a tan b , les solutions vérifient l’équation

5x
= 1 ⇐⇒ 6x2 + 5x − 1 = 0.
1 − 6x2
En calculant le discriminant de ce polynôme de degré deux, on trouve qu’il admet deux
racines, à savoir x1 = −1 et x2 = 16 . x1 ne peut pas être solution de l’équation initiale
arctan 2x + arctan 3x = π4 , puisque x1 ≤ 0 et donc arctan 2x1 ≤ 0 et arctan 3x1 ≤ 0. Pour
x2 , on sait que
tan(arctan 2x2 + arctan 3x2 ) = tan(π/4),
et donc
π
arctan 2x2 + arctan 3x2 ≡ [π].
4
Il suffit donc de prouver que arctan 2x2 + arctan 3x2 est élément de ]π/4 − π, π/4 + π[ pour
être sûr que x2 est solution de l’équation. Mais, 0 ≤ 2x2 ≤ 1 et 0 ≤ 3x2 ≤ 1 et donc
π π π
0 ≤ arctan(2x2 ) + arctan(3x2 ) ≤ + = .
4 4 2
1/6 est donc l’unique solution de l’équation initiale.
4. Remarquons que puisqu’on calcule arcsin x, on se limite à x ∈ [−1, 1]. Il est donc légitime
de poser x = sin θ avec θ ∈ [−π/2, π/2]. L’équation devient
π
θ + arcsin(cos θ) =
2
qui est encore équivalente à

arcsin(sin(π/2 − θ)) = π/2 − θ.

Or, arcsin(sin t) = t si et seulement si t ∈ [−π/2, π/2]. On a donc arcsin(sin(π/2 − θ)) =


π/2 − θ si et seulement si π/2 − θ ∈ [−π/2, π/2], c’est-à-dire si et seulement si θ ∈ [0, π].
Puisque θ ∈ [−π/2, π/2], on obtient donc que l’ensemble des solutions est constitué des
réels x s’écrivant sin(θ) pour θ ∈ [0, π/2], c’est-à-dire que l’ensemble des solutions est
[0, 1].
5. Puisque 2 > 1 et 3 > 1, on a arctan 2 > π/4 et arctan 3 > π/4, d’où l’on déduit que
arctan 2 + arctan 3 > π/2. Puisque arcsin x est toujours un élément de [−π/2, π/2], on en
déduit que l’équation n’a pas de solutions.

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé

Exercice 22 - Calcul d’une somme - L1/Math Sup - ??


Soit y = arctan(2) + arctan(8). Puisque arctan(8) ≥ arctan(2) > arctan(1) = π/4, y est
compris entre π/2 et π. Calculons tan y :

tan(arctan 2) + tan(arctan 8)
tan(y) =
1 − tan(arctan 2) tan(arctan 8)
2+8
=
1 − 16
−2
= .
3
On a donc y − π ∈] − π/2, π/2[ et tan(y − π) = tan(y) = −2/3. Par définition de la fonction
arctan, on a donc : y − π = arctan(−2/3) (c’est ici que se trouve le piège de l’exercice ! il faut
faire attention au fait que arctan est une bijection à valeurs dans ] − π/2, π/2[). On a donc :

arctan 2 + arctan 5 + arctan 8 = π + arctan(−2/3) + arctan(5).

On réitère le procédé : si z = arctan(−2/3) + arctan(5), alors z ∈] − π/2, π/2[, et on a :

tan(z) = 1.

Ceci prouve que z = π/4, et en particulier que la somme demandée fait 5π/4.
Exercice 23 - Suite - L1/Math Sup - ??

1. On a 0 ≤ arctan p ≤ arctan(p + 1) et arctan(p + 1) < π/2. On en déduit


 que arctan(p +
1 1
1) − arctan p ∈ [0, π/2[. De même, puisque p2 +p+1 ≥ 0, on a arctan p2 +p+1 ∈ [0, π/2[.
Pour prouver que ces deux nombres sont égaux, il suffit donc de prouver qu’ils ont la
même tangente. Mais on a
1 1
  
tan arctan 2
=
p +p+1 p2 +p+1
et
 tan(arctan(p + 1)) − tan(arctan p)
tan arctan(p + 1) − arctan p =
1 + tan(arctan(p + 1)) tan(arctan p)
p+1−p 1
= = 2 .
1 + (p + 1)p p +p+1
On en déduit le résultat voulu.
2. Utilisant le résultat de la question précédente, on trouve une somme télescopique :
n
X 
Sn = arctan(p + 1) − arctan p = arctan(n + 1) − arctan(0) = arctan(n + 1).
p=0

On en déduit donc que (Sn ) tend vers π/2.

Exercice 24 - Sommes remarquables - L1/Math Sup - ??

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
√ 
1. Posons f (x) = arctan x + 2 arctan 1 + x2 − x . Cette fonction est définie et dérivable
sur R. Sa dérivée vérifie
√2x −1
1 2 1+x2
f 0 (x) = 2
+ 2 √
1+x 1 + ( 1 + x2 − x)2

1 2 x − 1 + x2
= +√ √
1 + x2 1 + x2 2(1 + x2 − x 1 + x2 )

1 1 1 x − 1 + x2
= +√ ×√ √
1 + x2 1 + x2 1 + x2 1 + x2 − x
= 0.
π
La fonction f est donc constante. De plus, f (0) = 2 arctan(1) = 2 ce qui achève de prouver
que f est identiquement égale à π2 .
2. Pour y ∈ R fixé, introduisons la fonction
x+y
 
fy (x) = arctan − arctan x − arctan y.
1 − xy
ft est définie et dérivable sur ] − ∞, 1/y[∪]1/y, +∞[. De plus, on a
x+y 0
 
1−xy 1
fy0 (x) = 2 −
1 + x2

x+y
1+ 1−xy
1+y 2
(1−xy)2 1
= (1−xy)2 +(x+y)2

1 + x2
(1−xy)2
1 + y2 1
= −
(1 + x2 )(1 + y2) 1 + x2
= 0.
Ainsi, fy est constante sur chacun des intervalles ] − ∞, 1/y[ et ]1/y, +∞[ -ATTENTION !
La fonction n’est pas forcément constante sur R. On distingue alors suivant le signe de y.
– Si y > 0, pour x < 1/y, on a fy (x) = fy (0) = 0. De plus, pour x > 1/y, on a
−1 π
 
fy (x) = lim fy = arctan − − arctan(y)
+∞ y 2
π 1
 
= − − arctan y + arctan
2 y
π π
= − − = −π.
2 2
– Si y < 0, un raisonnement similaire montre que fy (x) = π pour tout x < 1/y et
fy (x) = 0 pour tout x > 1/y.
– Enfin, si y = 0, on a clairement f0 (x) = 0.

Exercice 25 - Fonction implicite - L1/Math Sup - ??


Pour qu’il existe y (nécessairement unique) tel que arcsin y = π6 − arcsin x, il est nécessaire
et suffisant que
π π π −π π
− ≤ − 2 arcsin x ≤ soit ≤ arcsin x ≤ .
2 6 2 6 3

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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé


Passant au sinus, on en déduit que le domaine de définition de f est Df = [−1/2, 3/2].
De plus, pour tout x ∈ Df , on a f (x) = sin π6 − 2 arcsin x . La fonction arcsin est croissante,
donc la fonction x 7→ π6 − 2 arcsin x est strictement décroissante sur Df et prend ses valeurs dans
[−π/2, π/2]. Or, sur cet intervalle, la fonction sinus est strictement croissante. Il en résulte que
f est strictement décroissante sur Df . De plus, f est√continue comme composée de fonctions
continues. f réalise donc une bijection de Df sur [f ( 3/2), f (−1/2)] = [−π/2, π/2]. f admet
donc une fonction réciproque qui est définie sur [−π/2, π/2].
Exercice 26 - Polynômes de Chebychev - L1/Math Sup - ??
On va procéder par récurrence portant simultanément sur fn et sur gn . Précisément, on va
prouver par récurrence sur n ∈ N la propriété
Pn : "fn et gn sont des fonctions polynomiales".
P0 est clairement vérifiée, et si Pn−1 est vraie, alors on prouve Pn de la façon suivante. On a

fn (x) = cos (n − 1) arccos x + arccos x
 
= cos (n − 1) arccos x cos(arccos x) − sin (n − 1) arccos x sin(arccos x)
gn−1 (x) p p
= xfn−1 (x) − √ 1 − x2 1 − x2
1 − x2

où on a utilisé que sin(arccos x) = 1 − x2 . fn est donc bien une fonction polynomiale. Concer-
nant gn , on écrit

sin (n − 1) arccos x + arccos x
gn (x) = √
1 − x2
 
sin (n − 1) arccos x cos(arccos x) sin(arccos x) cos (n − 1) arccos x
= √ + √
1 − x2 1 − x2
= xgn−1 (x) + fn−1 (x)

ce qui prouve que gn est elle aussi polynomiale. Pn est donc vraie. Par le principe de récurrence,
fn et gn sont des fonctions polynomiales pour tout n ∈ N.

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