Foncusucor
Foncusucor
1. Cherchons d’abord les valeurs de x pour lesquelles cette expression a un sens. On doit
avoir x2 − 1 > 0 et 2x + 1 > 0, soit x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[ et x ∈]1/2, +∞[. On trouve
finalement que l’expression a un sens pour x > 1. Utilisons les propriétés fonctionnelles
de la fonction logarithme. On trouve que l’équation est équivalente à
!
x2 − 1 1
ln = ln .
2x − 1 2
En composant par la fonction exponentielle (ou en utilisant le fait que le logarithme est
bijectif), on trouve que l’équation est équivalente à
x2 − 1 1
= .
2x − 1 2
√ √
La résolution de cette équation donne les racines x1 = 1−2 3 et x2 = 1+2 3 . Seule la
deuxième √racine est dans l’intervalle voulu, et l’équation admet donc une unique solution
1+ 3
qui est 2 .
2. Posons X = ex . Alors l’équation devient X 2 − X − 6 = 0. Les racines de cette équation
sont X = −2 et X = 3. Mais seule la racine positive nous intéresse ici, car l’exponentielle
ne prend que des valeurs strictement positives. On en déduit que l’équation admet une
unique racine, qui est égale à ln 3.
1. On écrit
ln(ln x)
ln(ln x)
x ln x = exp ln x = exp ln(ln x) = ln x.
ln x
2. On écrit
ln x
y
ln xy ln x
logx logx xx = = y.
ln x
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
x 0 1 +∞
f 0 (t) + 0 −
f (t) 1
0% & 0
1. On écrit :
(xx )x x x
2 x
x 2−x
x = exp (x ln(x ) − x ln x) = exp x ln x − x ln x = exp x x − 1 ln x .
x(x )
Mais, x2−x = exp((2 − x) ln x) tend vers 0 quand x tend vers +∞. On en déduit que
x2−x − 1 → −1, xx (x2−x − 1) ln x → −∞
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
(xx )x
et donc x
x(x )
tend vers 0 quand x tend vers +∞.
2. On passe au logarithme :
x
!
a(b )
ln = bx ln(a) − ax ln(b)
b(ax )
x
a
x
= b ln a − ln b .
b
x a x
Mais 0 < a/b < 1, et donc ab → 0. Puisque ln(a) > 0, on en déduit que bx ln a −
b ln b
tend vers +∞. Prenant l’exponentielle, la limite recherché est égale à +∞.
3. On passe au logarithme et on factorise par ax :
x
!
a(a )
ln = ax ln(a) − xa ln x
x(xa )
xa ln x
= ax ln a −
ax
a
Par comparaison des fonctions puissances, polynômes et logarithmes, on sait que x aln
x
x
→
x
0. Puisque ln a > 0 et a → +∞, prenant l’exponentielle, la limite recherchée vaut +∞.
1. On introduit la fonction
x x
a1 ap
fa (x) = + ··· +
a a
p
X
= exp(x ln(ak /a)).
k=1
Puisque ln(ak /a) < 0, x 7→ x ln(ak /a) est strictement décroissante, et donc fa est stricte-
ment décroissante. Or, fa (0) = p et lim+∞ fa = 0. L’équation fa (x) = 1 admet donc une
unique racine xa > 0.
2. Soit a < b. En reprenant la notation de la question précédente, pour tout x > 0, on a
fa (x) ≥ fb (x). En particulier fb (xb ) = fa (xa ) = 1 ≥ fb (xa ). Par décroissance de fb , on en
déduit que xa ≥ xb et donc a 7→ xa est décroissante.
3. Puisque a 7→ xa est décroissante et minorée par 0, elle admet une limite l ≥ 0 en +∞.
Supposons l > 0. Alors, en passant à la limite dans
on trouve
al1 + · · · + alp = +∞,
une contradiction. Donc l = 0. Ainsi, il vient également
xa ln a = ln ax1 a + · · · + axp a ,
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
x 0 e +∞
f 0 (t) 0 −+
f (t) 1/e
−∞ % & 0
La fonction est donc strictement croissante sur [1, e], et strictement décroissante sur [e, +∞[.
Si les entiers naturels (n, p) vérifient f (n) = f (p), l’un de ces deux entiers, disons n, doit être
dans [1, e], et l’autre doit être dans [e, +∞[. Or, dans [1, e], il n’y a que deux entiers : n = 1 et
n = 2. Pour n = 1, f (1) = 0, et la valeur nulle n’est pas prise par la fonction f sur [e, +∞[.
Pour n = 2, on a f (2) = (ln 2)/2 = f (4). La seule solution pour cette équation est donc
24 = 42 .
Fonctions hyperboliques
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
On a :
n n n
1X 1X
e−kx
X
cosh(kx) = ekx +
k=0
2 k=0 2 k=0
!
1 1 − e(n+1)x 1 − e−(n+1)x
= +
2 1 − ex 1 − e−x
1 e(n+1)x/2 e−(n+1)x/2 − e(n+1)x/2
= × +
2 ex/2 e−x/2 − ex/2
!
e−(n+1)x/2 e(n+1)x/2 − e−(n+1)x/2
×
e−x/2 ex/2 − e−x/2
!
1 nx/2 sinh (n + 1)x/2 sinh (n + 1)x/2
= e + e−nx/2
2 sh(x/2) sh(x/2)
cosh(nx/2) sinh (n + 1)x/2
= .
sinh(x/2)
e2x − 4ex + 1 = 0.
On pose X = ex et on résoud
X 2 − 4X + 1 = 0.
√ √ √ √
Ses racines sont 2− 3 et 2+ 3. Les solutions de l’équation sont donc ln(2− 3) et ln(2+ 3).
Exercice 12 - Étude de fonctions - L1/Math Sup - ?
1. f est paire car c’est le produit de deux fonctions impaires. On peut donc se restreindre à
étudier f sur ]0, +∞[.
2. On pose y = 1/x. Alors
sinh(y) sinh(y) − sinh(0)
f (x) = = .
y y−0
Lorsque x tend vers +∞, y tend vers 0, et cette quantité tend vers la dérivée de sinh en
0, c’est-à-dire cosh(0) = 1.
La limite en −∞ s’obtient par parité. Enfin, en 0+ , on a toujours en posant y = 1/x
sinh(y) ey e−y
f (x) = = − .
y 2y 2y
Par croissance comparée, ey /y → +∞ lorsque y → +∞, alors que e−y /y → 0 (ce n’est
pas une forme indéterminée). On en déduit que limx→0+ f (x) = +∞.
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
3. f est dérivable sur R∗ car x 7→ 1/x est dérivable sur R∗ et y 7→ sinh(y) est dérivable sur
R. La dérivée, obtenue par la formule de dérivation d’une composée, vaut :
−1
f 0 (x) = sinh(1/x) + x ×
2
× cosh(1/x) = cosh(1/x) tanh(1/x) − 1/x .
x
4. On commence par étudier la fonction auxiliaire g(y) = tanh(y) − y. Elle dérivable sur
]0, +∞[, et sa dérivée vaut
g est donc décroissante sur [0, +∞[, et puisque g(0) = 0, on en déduit que g(y) ≤ y pour
tout y ≥ 0. On en déduit que f 0 est négative sur ]0, +∞[, et donc que f est décroissante
sur cet intervalle. On vous laisse tracer le tableau de variations et la courbe.
1. On a
sin(arcsin x) = x.
De plus, arcsin x ∈ [−π/2, π/2] et pour tout t ∈ [−π/2, π/2], cos(t) ≥ 0 et donc cos(t) =
√
1 − sin2 t. On en déduit p
cos(arcsin x) = 1 − x2
ce qui donne
x
tan(arcsin x) = √ .
1 − x2
√
2. On a arccos x ∈ [0, π] et pour tout t ∈ [0, π], sin(t) ≥ 0 et donc sin(t) = 1 − cos2 t. On
en conclut que p p
sin(arccos x) = 1 − cos2 arccos x = 1 − x2 .
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
3. Puisque arctan x ∈] − π/2, π/2[, on sait que cos(arctan x) > 0. De plus, on sait que
1
1 + tan2 = .
cos2
On en déduit
1 1
cos(arctan t) = √ 2
=√ .
1 + tan arctan x 1 + x2
On peut alors simplifier cette expression, mais il faut prendre garde que arcsin sin u = u
seulement pour u ∈ [−π/2, π/2]. Dans les autres cas, il faut se ramener à cet intervalle en
utilisant les propriétés de la fonction sinus. On trouve
– Si t ∈ [−π/4, π/4], on a 2t ∈ [−π/2, π/2] et donc arcsin(sin 2t) = 2t.
– Si t ∈]π/4, π/2], alors 2t ∈]π/2, π] et π − 2t ∈]0, π/2]. De plus, sin(π − u) = sin u. On
en déduit que dans ce cas,
– Si t ∈ [−π/2, −π/4[, alors 2t ∈ [−π, −π/2[ et donc π+2t ∈ [0, π/2[. De plus, sin(π+u) =
− sin(u). Utilisant l’imparité de la fonction arcsin, on trouve que dans ce cas
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
1. On utilise simplement la formule cos(2u) = 1 − 2 sin2 u qui donne ici 1 − cos t = 2 sin2 (t/2)
et sin t = 2 sin(t/2) cos(t/2).
2. Puisque tan réalise une bijection de ] − π/2, π/2[ sur R, on peut poser x = tan t, avec
t ∈] − π/2, π/2[. On a
r
p 1 1 1
1+ x2 = 2
= = ,
cos t | cos t| cos t
car le cosinus est positif sur l’intervalle ] − π/2, π/2[. On en déduit que
√
1 + x2 − 1 1 − cos t
= = tan(t/2).
x sin t
Or, t/2 ∈ [−π/4, π/4], et donc arctan(tan(t/2)) = t/2. On en déduit finalement que
√ !
1 + x2 − 1 t arctan x
arctan = = .
x 2 2
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
ce qui garantit l’existence de tangentes verticales aux points (−1, 0) et (0, 1). La courbe
représentative de la fonction est :
1. Pour étudier le sens de variation de f , on peut dériver la fonction (f est dérivable sur R)
et remarquer que la dérivée vaut
−2
f 0 (x) = sin(arctan(2x + 1)).
1 + (2x + 1)2
Puisque arctan(2x + 1) est toujours un élément de ] − π/2, π/2[, et que sin u est du signe
de u si u ∈] − π/2, π/2[, f 0 (x) est du signe opposé à arctan(2x + 1). Mais,
arctan(2x + 1) ≥ 0 ⇐⇒ 2x + 1 ≥ 0 ⇐⇒ x ≥ −1/2.
Ainsi, f est croissante sur ] − ∞, −1/2[ et décroissante sur ]1/2, +∞[. D’autre part,
limx→+∞ 2x + 1 = +∞. Par composition des limites, limx→+∞ arctan(2x + 1) = π/2.
Par composition à nouveau, limx→+∞ cos(arctan(2x + 1)) = 0. La limite et le raisonne-
ment sont identiques en −∞.
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
2. On a
1 1
f (x) = √ ⇐⇒ cos(arctan(2x + 1)) = √ = cos(π/4)
2 2
⇐⇒ ∃k ∈ Z, arctan(2x + 1) = π/4 + 2kπ ou − π/4 + 2kπ.
Or, arctan prend ses valeurs dans ] − π/2, π/2[, et π/4 + 2kπ ou −π/4 + 2kπ sont dans
cet intervalle uniquement pour k = 0. Ainsi, on doit résoudre arctan(2x + 1) = π/4 =
arctan(1) et arctan(2x + 1) = −π/4 = arctan(−1). Par injectivité de la fonction arctan,
ceci revient à 2x + 1 = 1 ou 2x + 1 = −1. Finalement, les seules solutions sont x = 0 et
x = −1.
3. En reprenant le travail effectué à la première question,on a que f 0 (x) < 0 si x ≥ 1/2. Ainsi,
f est continue et strictement décroissante sur l’intervalle [1/2, +∞[. On a f (−1/2) =
cos(0) = 1 et lim+∞ f = 0. f réalise donc une bijection de [1/2, +∞[ sur l’intervalle ]0, 1].
Elle admet une fonction réciproque g définie sur ]0, 1], et à valeurs dans [1/2, +∞[.
4. Puisque f 0 ne s’annule pas sur ]1/2, +∞[, g est de classe C 1 sur ]0, 1[. En plus, en tout
réel de la forme f (a), avec a > 1/2, on a
1
g 0 (f (a)) = .
f 0 (a)
√
2 √1
Or 2 = 2
= f (0). Donc
√ 1 1 √
g 0 ( 2/2) = = = − 2.
f 0 (0) −1 × sin(π/4)
0 ≤ arcsin a + arcsin b ≤ π
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
sinus étant croissante sur cet intervalle, l’inégalité précédente est équivalente à
π
a ≤ arcsin − arcsin b ⇐⇒ a ≤ cos(arcsin b).
2
√
Mais cos(arcsin x) = 1 − x2 , et l’inégalité précédente est donc équivalente à
p
a≤ 1 − b2 .
Puisque a ≥ 0, ceci est encore équivalent à a2 ≤ 1 − b2 ⇐⇒ a2 + b2 ≤ 1.
2. L’équation admet des solutions (en fait, une seule) si et seulement si
π π
≤ arccos a + arccos b ≤ .
2 2
De plus, on sait que pour tout a, b ∈ [0, 1], on a
0 ≤ arccos a + arccos b ≤ 2π.
Si a < 0, on sait que arccos a > π/2 et donc, puisque arccos b ≥ 0, l’équation ne peut
pas avoir de solutions. Le raisonnement est symétrique pour b et on obtient a, b ∈ [0, 1].
Dans ce cas, arccos a ∈ [0, π/2] et arccos b ∈ [0, π/2]. L’équation admet une solution si et
seulement si
π
arccos a ≤ − arccos b.
2
Puisque la fonction cos est décroissante sur [0, π/2] et que arccos a et π2 − arccos b sont
tous les deux membre de cet intervalle, on en déduit que l’inégalité est équivalente à
π
p
a ≥ cos − arccos b = sin(arccos b) = 1 − b2 .
2
Puisque a, b ∈ [0, 1], ceci est équivalent à a2 ≥ 1 − b2 . L’équation admet donc une solution
si et seulement si a, b ∈ [0, 1] et a2 + b2 ≥ 1.
Exercice 21 - Équations - L1/Math Sup - ??
Dans le cas qui nous intéresse, puisque 0 ≤ arccos 13 ≤ π/2 et −π/2 ≤ arccos 41 ≤ 0, on a
bien
1 1 π π
arccos − arccos ∈ − , .
3 4 2 2
Prenant le sinus, l’équation est donc équivalente à
1 1
x = sin arccos − arccos
3 4
= sin(arccos 1/3) cos(arccos 1/4) − sin(arccos 1/4) cos(arccos 1/3)
r r
1 1 1 1
= 1− 2 − 1− 2
√ 3 4
√ 4 3
8 − 15
= .
12
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
2. On procède de la même façon, en remarquant que π/3 est bien élément de [−π/2, π/2] et
que l’on a toujours
2x
−1 ≤ ≤1
1 + x2
(car x2 − 2x + 1 = (x − 1)2 ≥ 0 et −1 − x2 − 2x = −(1 + x)2 ≤ 0). L’équation est donc
équivalente à √
2x π 3
= sin = .
1 + x2 3 2
Il
√ reste√à résoudre cette équation du second degré, dont on trouve que les solutions sont
3
3 et 3.
3. Si les deux membres sont égaux, alors ils ont même tangente. Utilisant la formule tan(a +
tan a+tan b
b) = 1−tan a tan b , les solutions vérifient l’équation
5x
= 1 ⇐⇒ 6x2 + 5x − 1 = 0.
1 − 6x2
En calculant le discriminant de ce polynôme de degré deux, on trouve qu’il admet deux
racines, à savoir x1 = −1 et x2 = 16 . x1 ne peut pas être solution de l’équation initiale
arctan 2x + arctan 3x = π4 , puisque x1 ≤ 0 et donc arctan 2x1 ≤ 0 et arctan 3x1 ≤ 0. Pour
x2 , on sait que
tan(arctan 2x2 + arctan 3x2 ) = tan(π/4),
et donc
π
arctan 2x2 + arctan 3x2 ≡ [π].
4
Il suffit donc de prouver que arctan 2x2 + arctan 3x2 est élément de ]π/4 − π, π/4 + π[ pour
être sûr que x2 est solution de l’équation. Mais, 0 ≤ 2x2 ≤ 1 et 0 ≤ 3x2 ≤ 1 et donc
π π π
0 ≤ arctan(2x2 ) + arctan(3x2 ) ≤ + = .
4 4 2
1/6 est donc l’unique solution de l’équation initiale.
4. Remarquons que puisqu’on calcule arcsin x, on se limite à x ∈ [−1, 1]. Il est donc légitime
de poser x = sin θ avec θ ∈ [−π/2, π/2]. L’équation devient
π
θ + arcsin(cos θ) =
2
qui est encore équivalente à
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
tan(arctan 2) + tan(arctan 8)
tan(y) =
1 − tan(arctan 2) tan(arctan 8)
2+8
=
1 − 16
−2
= .
3
On a donc y − π ∈] − π/2, π/2[ et tan(y − π) = tan(y) = −2/3. Par définition de la fonction
arctan, on a donc : y − π = arctan(−2/3) (c’est ici que se trouve le piège de l’exercice ! il faut
faire attention au fait que arctan est une bijection à valeurs dans ] − π/2, π/2[). On a donc :
tan(z) = 1.
Ceci prouve que z = π/4, et en particulier que la somme demandée fait 5π/4.
Exercice 23 - Suite - L1/Math Sup - ??
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
√
1. Posons f (x) = arctan x + 2 arctan 1 + x2 − x . Cette fonction est définie et dérivable
sur R. Sa dérivée vérifie
√2x −1
1 2 1+x2
f 0 (x) = 2
+ 2 √
1+x 1 + ( 1 + x2 − x)2
√
1 2 x − 1 + x2
= +√ √
1 + x2 1 + x2 2(1 + x2 − x 1 + x2 )
√
1 1 1 x − 1 + x2
= +√ ×√ √
1 + x2 1 + x2 1 + x2 1 + x2 − x
= 0.
π
La fonction f est donc constante. De plus, f (0) = 2 arctan(1) = 2 ce qui achève de prouver
que f est identiquement égale à π2 .
2. Pour y ∈ R fixé, introduisons la fonction
x+y
fy (x) = arctan − arctan x − arctan y.
1 − xy
ft est définie et dérivable sur ] − ∞, 1/y[∪]1/y, +∞[. De plus, on a
x+y 0
1−xy 1
fy0 (x) = 2 −
1 + x2
x+y
1+ 1−xy
1+y 2
(1−xy)2 1
= (1−xy)2 +(x+y)2
−
1 + x2
(1−xy)2
1 + y2 1
= −
(1 + x2 )(1 + y2) 1 + x2
= 0.
Ainsi, fy est constante sur chacun des intervalles ] − ∞, 1/y[ et ]1/y, +∞[ -ATTENTION !
La fonction n’est pas forcément constante sur R. On distingue alors suivant le signe de y.
– Si y > 0, pour x < 1/y, on a fy (x) = fy (0) = 0. De plus, pour x > 1/y, on a
−1 π
fy (x) = lim fy = arctan − − arctan(y)
+∞ y 2
π 1
= − − arctan y + arctan
2 y
π π
= − − = −π.
2 2
– Si y < 0, un raisonnement similaire montre que fy (x) = π pour tout x < 1/y et
fy (x) = 0 pour tout x > 1/y.
– Enfin, si y = 0, on a clairement f0 (x) = 0.
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Exercices - Fonctions usuelles : corrigé
√
Passant au sinus, on en déduit que le domaine de définition de f est Df = [−1/2, 3/2].
De plus, pour tout x ∈ Df , on a f (x) = sin π6 − 2 arcsin x . La fonction arcsin est croissante,
donc la fonction x 7→ π6 − 2 arcsin x est strictement décroissante sur Df et prend ses valeurs dans
[−π/2, π/2]. Or, sur cet intervalle, la fonction sinus est strictement croissante. Il en résulte que
f est strictement décroissante sur Df . De plus, f est√continue comme composée de fonctions
continues. f réalise donc une bijection de Df sur [f ( 3/2), f (−1/2)] = [−π/2, π/2]. f admet
donc une fonction réciproque qui est définie sur [−π/2, π/2].
Exercice 26 - Polynômes de Chebychev - L1/Math Sup - ??
On va procéder par récurrence portant simultanément sur fn et sur gn . Précisément, on va
prouver par récurrence sur n ∈ N la propriété
Pn : "fn et gn sont des fonctions polynomiales".
P0 est clairement vérifiée, et si Pn−1 est vraie, alors on prouve Pn de la façon suivante. On a
fn (x) = cos (n − 1) arccos x + arccos x
= cos (n − 1) arccos x cos(arccos x) − sin (n − 1) arccos x sin(arccos x)
gn−1 (x) p p
= xfn−1 (x) − √ 1 − x2 1 − x2
1 − x2
√
où on a utilisé que sin(arccos x) = 1 − x2 . fn est donc bien une fonction polynomiale. Concer-
nant gn , on écrit
sin (n − 1) arccos x + arccos x
gn (x) = √
1 − x2
sin (n − 1) arccos x cos(arccos x) sin(arccos x) cos (n − 1) arccos x
= √ + √
1 − x2 1 − x2
= xgn−1 (x) + fn−1 (x)
ce qui prouve que gn est elle aussi polynomiale. Pn est donc vraie. Par le principe de récurrence,
fn et gn sont des fonctions polynomiales pour tout n ∈ N.
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