Chapitre N°II Ressources en sol – Ressources en eau
Chapitre II : Ressources en sol- Ressources en eau
II.1. Introduction
Avant d’entamer un projet d’irrigation, l’étude agro-pédologique est indispensable pour
la localisation des zones aptes a la mise en valeurs en irrigation, ainsi que la quantification de
l’eau nécessaire pour ce projet. Pour cela à travers ce chapitre on va présenter et analyser les
ressources en sols et les ressources en eaux disponible pour notre projet.
II.2. Ressource en sol
II.2.1.Introduction
L’étude agro-pédologique à pour but de définir les sols destinés à l’irrigation ou de
localiser les zones aptes à la mise en valeurs en irrigation ainsi les caractéristiques
hydrodynamiques de ces sols indispensables pour le calcul des doses d’arrosages et
l’emplacement des réseaux d’irrigation et de drainage (Gobat et al)
II.2.2. Classification des sols :
Les différents types des sols ont été présentés sur une carte pédologique qui a été
établie par SIG (Khemies & Gaouar, 2012). Cette carte a servi pour l’élaboration de carte de
textures (Khemies & Gaouar, 2012). Gaouar a établi un tableau de classification des sols
adoptée est celle de CPCS (classification française de la commission de pédologie et de
cartographie des sols) (CPCS, 1967) qui a été mise à jour et présentée sous la forme d’un
référentiel (Duchaufour, 1997).
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Figure N°II.1 : Carte des sols de la zone d’étude (Monographie, 2011)
II-2-3. Description et classification des sols du périmètre :
La zone étudiée s’étend au Nord-Est du village Hammam Boughrara sur 17 Km, le long
de la vallée de l’Oued Tafna. Pour ce secteur, on distingue :
Les sols bruns calcaire et de type rendziforme
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Figure N°II.2 : Carte pédologique de la zone d’étude (Monographie, 2011)
Interprétation :
Le sol est de texture Sablo-limoneux-argileuse à limoneux-argileuse, et faible en matières
organiques, et présente un risque salin. Cependant, le taux de calcaire est moyen. Les
capacités de rétention en eau des sols sont bonnes 20 à 30%.
II-2-4. Caractéristiques hydrodynamiques des sols :
Un sol se caractérise par un certain nombre de paramètres physiques mesurables.
Les valeurs de ces paramètres sont généralement fonctions à la fois de la structure et de la
texture du sol, sans toutefois leur être rigoureusement liés.
Les paramètres hydrodynamiques, qui interviennent entre autres dans le calcul de la
dose d’irrigation sont résumés dans le tableau II.3 :
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Tableau N° II.1 : Propriétés hydrodynamiques des sols.
Texture Argileux-limoneux
Capacité au champ (%) 26
Point de flétrissement (%) 15
Vitesse de perméabilité 7 mm/h
(mm/h)
Densité apparente 1.35
II.2.5 Les différentes classes d’aptitude des sols à l’irrigation et au drainage :
Ce type de classification est basé sur les paramètres suivants :
Profondeur du sol.
Texture.
Salinité.
Topographie.
Perméabilité.
Drainage.
Calcaire actif.
Les différentes classes avec ces caractéristiques sont données dans le tableau suivant :
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Paramètre de
classification Profondeur Salinié Permé- Aptitudes
Texture Topog Observation
(cm) mmohs/cm (cm/h) culturales
Classe
Bonne aptitude
-Pas de pour toutes les Leur aptitude à l'irrigation est
problème de
-Texture moyenne cultures arbustives, bonne
salinite <1
Classe I > 120 (Sablo argileuse, Plane 2-6 (bonne) industrielles,
limoneuse) céréalières, Aucune contrainte majeure pour
-Calcaire actif < la mise en valeur.
fourragères et
5%
maraîchères
-Pour les sols -Moyennement
-La salinite
à texture fine apte à toutes les
-Sablo- limoneuse varie de 4 à 8 -Les travaux d'aménagement
0,5-2 cultures
nécessaires sont mineurs,
Classe II > 80 Plane industrielles
-Limono- sableuse -Teneur en notamment l'apport d'engrais
-Texture céréalières
et limono argileuse calcaire actif ≤ minéraux et organique
grossière 6- fourragères et
7%
12,5 maraîchères
-Moyenne aptitude
aux cultures Labours profonds, apport de
-Sablo –limoneuse Présente dans
-Pour les sols maraîchères matières organiques, plantation
les endroits à Pente
Classe III 40 à 80 à textures fine céréalières et des brises vents
-Argilo- sableuse, texture fine faible
(0,1÷0,5) fourragères et peu
argilo limoneuse 8÷12. calcaire
aptes aux cultures
arbustives
Tableau N°II.2: Caractéristiques des sols et aptitudes culturales
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Interprétation:
D’après l’analyse des sols, on remarque que l’aptitude culturelle des sols diffère d’un
type du sol à un autre.
La classe (I) a une bonne aptitude pour l’irrigation, et n’a aucune contrainte majeure
pour la mise en valeur. Les classes II et III nécessitent un travail mineur.
Pratiquement, les sols présentent des aptitudes bonnes a moyennes pour les cultures
maraichères, céréalières, et arboricoles.
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II.3. Ressources en eau :
Dans tout projet d’irrigation la mobilisation et la quantification des ressources en eau est
primordiale quant a la concrétisation du projet.
Pour cela on doit présenter et analyser les ressources en eau qui peuvent alimenter notre
périmètre d’étude.
II.3.1. Alimentation en eau du périmètre :
Le périmètre de la Tafna est traversé par plusieurs oueds, le barrage de Hammam
Boughrara est situé juste en amont du périmètre d’étude. Notre périmètre sera donc alimenté à
partir des eaux de ce barrage.
Caractéristiques du barrage de hammam Boughrara
Le barrage De Hammam Boughrara à une capacité de 177 Hm 3, la côte du lit de l’Oued
est environ 259 m au dessus du niveau de la mer. En amont du barrage, se déverse l’oued
Mouilah, ce cours d’eau draine la plaine des Angades (Oujda, Maroc), et la plaine de Maghnia
en Algérie, il prend sa source à 60 km au sud ouest à des côtes dépassant 1300 m.
Les principales caractéristiques morphologiques et hydrographiques du bassin versant du
Barrage Hammam Boughrara sont données dans le tableau suivant :
Tableau N°II.3 : Caractéristiques du barrage Hammam Boughrara.
Nom Hammam Boughrara
- Nom de l’oued Mouilah
- Superficie du bassin 4000
versant (km2)
- Périmètre du bassin versant (km) 285
- Altitude (m)
min 259
moy 1000
max 1824
-Densité de drainage (km / km2) 2,4
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Les calculs de la régularisation du Barrage Hammam Boughrara ont montré que ce
barrage peut garantir un volume de 35,4 Mm3 / an pour l’irrigation.
II.3.2. Etude de la qualité de l’eau d’irrigation :
Pour garantissent le bon développement des plantes, et éviter les impacts négatifs sur la
santé publique, l’environnement et le système d’irrigation lors d’un aménagement hydro-
agricole il faut vérifier la qualité de l’eau en accomplissant certaines conditions.
- La qualité de l’eau d’irrigation dépend des facteurs suivants :
Risque de Sodium (Degré d'Adsorption du Sodium ou SAR)
La concentration totale en sels dissous
La présence de Bore et d’autres éléments toxiques.
PH
Les caractéristiques de l’eau d’irrigation d’après l’analyse physico-chimique effectuée sur
des échantillons prélevés à la station hydrométrique de Hammam Boughrara code (160501) sont
données dans le tableau suivant :
Tableau N° II.4 : Caractéristiques de l’eau d’irrigation
Composition des sels dissous (mg/l) Ce
Date PH mmhos/cm SAR Classe
Na Mg Ca k cl SO4 HCO3 à 25°C
2002 529 107 140 17 917 396 217 8.0 1.8 4.15 C3S1
II.3.3. Classification des eaux pour l’irrigation :
On distingue les classifications suivantes : la classification américaine et celle de la FAO.
Dans notre cas, nous nous sommes basés sur la classification américaine.
Classification américaine :
C’est une classification suivant la qualité chimique. Elle été établi selon le diagramme de
classification des eaux d’irrigation, en fonction de deux paramètres, qui sont : la conductivité
électrique CE, et le rapport d’absorption du Sodium SAR.
La conductivité électrique :
La conductivité électrique est une propriété associée à la mobilité des ions, elle est
mesurée à 25°C et exprimée en mmhos/cm., elle permet de quantifier le degré de salinité des
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eaux d’irrigation. On distingue quatre classes de salinité de l’eau en fonction de la conductivité
électrique.
Tableau N°II.5 : Classification des eaux en fonction de CE
Conductivité électrique CE
Classe Qualité des eaux
(mmhos/cm) à 25°C
C1 CE ≤ 0,25 Eau de risque faible
C2 0,25 < CE ≤ 0,75 Eau de risque moyen
C3 0,75 < CE ≤ 2,25 Eau de risque élevé
C4 CE > 2,25 Eau de risque très élevé
Avec :
C1 : convient pour toutes les cultures.
C2 : convient pour les plantes moyennement tolérantes.
C3 : ne convient qu’a des sols bien drainés et des plantes tolérantes.
C4 : eau difficilement utilisable sur sol bien drainé.
L’eau du barrage Hammam Boughrara prévue pour l’irrigation du périmètre étudier est de
classe C4 avec une conductivité électrique moyenne CE= 1.8 mmhos/cm.
Le SAR (Sodium Absorption Ration) :
Si l’eau est riche en Sodium, celui-ci peut se fixer sur le complexe du sol et exercer alors
une action défloculante. Pour apprécier le risque alcalin, on compare donc la concentration en
ions Na+ et celle en ions Ca++ et Mg++.
Na+
S . A . R=
√
++ ++
Ca + Mg
2 ……………. (II.1)
4 , 92
S . A . Rmoy = = 4 , 16
D’où √ 1 ,66 +1 ,33
2
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On distingue quatre classes de danger d’alcalinisation ont été définies en relation avec le
risque salin.
Tableau N°II.6 : Classification des eaux en fonction du S.A.R
Classe S.A.R. Danger d’alcalinisation
S1 SAR ≤ 10 Risque faible
S2 10 < SAR ≤ 18 Risque moyen
S3 18 < SAR ≤ 26 Risque élevé
S4 SAR > 26 Risque très élevé
D’après le diagramme de classification des eaux d’irrigation, notre eau est classée en
C3- S1 : une eau à risque de salinité élevé et un faible degré d’alcalinité.
Figure N°II.4: Diagramme de classification des eaux d’irrigation
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II.3.4. Analyse hydrologique :
La connaissance hydrologique d’un lieu est essentielle et il est impératif d’effectuer
l’analyse des impacts que peut avoir l’eau lors de la réalisation de projet en lien avec le régime
hydrique. Pour ce faire, il faut procéder a une étude hydrologique. (Touibia, B,(2004))
II.3.4. 1.Répartition de la pluie moyenne annuelle :
Pour la détermination du la période ou les plantes doivent être irriguées, la connaissance
de la pluviométrie de la zone d’étude est impératif.
Année S O N D J F M A M J J A Total
1994 34.8 21.6 43.8 14.4 35.3 55.2 210.8 26 4.2 21.4 0 6.4 473.9
1995 17.2 54.5 22.9 79.7 112.4 98.3 124.5 62.7 52.9 35.6 8.7 11.6 681
1996 29 29 29 29 29 29 29 29 29 29 29 29 348
1997 46.3 37.1 70.5 91 47.5 45.9 77.5 31.5 85.2 0.6 0 3.2 536.3
1998 12.2 5.6 18.2 11.5 152.7 86.7 131.6 0 0.3 4.3 1.2 2.9 427.2
1999 42.6 36.6 83.3 94 0 0 4.9 29.4 34.8 0 0 0 325.6
2000 13.6 107.5 68 45 75.9 80.7 4 8.5 7.8 7.3 0.8 0.2 419.3
2001 38.7 42.7 123.5 30.4 2 13.5 37.1 126.2 71.7 1.2 0.3 27 514.3
2002 0 39.2 100.7 27.8 154.6 104.2 18.8 52.5 5.9 7.4 2.5 0 513.6
2003 17 69.7 75.7 147.6 51 23.6 103 55.1 90.1 22.2 0 1.6 656.6
2004 31.21 34.5 49.1 78 25 61.6 56.2 31 4.4 3.7 0 0 374.71
2005 23.1 29.8 59.2 19.8 66.6 71 29.5 37.6 71.8 2.7 0 0 411.1
2006 30 17.5 20.3 78.4 31.6 47.1 55.3 140.3 22.3 0 0 0.1 442.9
2007 25.6 91.5 71.4 18 33.7 20.9 5.4 25.3 85.9 5.9 4.4 0 388
2008 58 115.7 108.7 162.9 167.6 40.5 44.6 57.6 16.8 5.5 3.7 0 781.6
2009 85.7 0 63.2 58.9 55.9 80.9 112.7 49.3 43.7 21.2 0 9.8 581.3
2010 27.5 92.5 64.5 36.8 15.5 62.7 25.9 108.5 104 22.5 0 12.1 572.5
2011 6 118.1 126.1 37.5 23.1 71.3 39.1 54.5 17.8 17.1 4.7 8.5 523.8
La série des précipitations moyennes mensuelles de la station pluviométrique Lala Setti
(Période 1995-2015) est donnée dans le tableau N°II.7 :
Tableau N°II.7 : Répartition des pluies moyennes mensuelles et annuelles.
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Cette série représente les caractéristiques suivantes :
Tableau N° II.8 : Caractéristiques de la série pluviométrique
Moyenne 498.43
Médiane 493.75
Ecart type 122.74
Cv 0.246
Min 325.6
Max 781.6
II.3.4. 2.L’homogénéité de la série pluviométrique :
Pour la vérification du l’homogénéité d’une série pluviométrique on fait appel au test
de Mood qu’est base sur la Médiane la plus robuste. C’est un test statistique non
paramétrique qui nous permet de vérifier si une série de données est homogènes.
Test de Mood :
Soit un échantillon x1, x2 ,x3,…….xn .Déterminons sa médiane M après avoir class&
l’échantillon par ordre croissant.
La médiane M est une constante de telle sort que 50% des xi lui soient inférieur et 50%
des xi lui soient supérieures.
Remplaçons donc la série des valeurs non classées par une suite de signe :
+ pour les xi >M
- Pour les xi <M
Calculons les quantités Ns et Ts avec :
Ns : Nombre total de séries de + et de –.
Ts : Taille de la plus grande série de + ou de –.
N +2 1
Ns suit approximativement une loi normale de moyenne et de variance (N −1) et Ts
2 4
suit une loi binomiale.
Ceci permet d’établir que pour un seuil de signification compris entre 91% et 95%, les
conditions du test sont les suivantes :
1
Ns > ¿) ……………. (II.2)
2
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1
Ns < ¿) (II.3)
2 …………….
Ts < 3.3(log10 N+1)
Si les conditions du test sont vérifiées, on conclut que la série à étudier est homogènes
au seuil de signification 1-α.
Le tableau N°II.9 détaille le procédé de Test d’homogénéité pour notre station :
Tableau N° II.9 : Résultats du Test de Mood
Rang Année Série d’origine Ns/Ts
1
1994 473.9 -
2
1995 681 +
3
1996 348 -
4
1997 536.3 +
5
1998 427.2 -
6
1999 325.6 -
7
2000 419.3 -
8
2001 514.3 +
9
2002 513.6 +
10
2003 656.6 +
11
2004 374.71 -
12
2005 411.1 -
13
2006 442.9 -
14
2007 388 -
15
2008 781.6 +
16
2009 581.3 +
17
2010 572.5 +
18
2011 523.8 +
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D’après les calculs, nous avons : La médiane =493.75
Ns=9 et Ts=4
On vérifie les conditions :
1
Ns > ¿) = 5.2
2
Ts < 3.3 (log10 18+1) = 4.22
La condition de Mood est vérifiée, donc la série des précipitations moyennes annuelles
est homogène.
II.3.4. 3.Ajustement statistique des pluies :
Suite à la faible variabilité interannuelle de certaines stations pluviométrique,
l’ajustement des séries pluviométriques à des lois statistiques est toujours conseiller pour la
fiabilité des résultats.
Les lois d’ajustement les plus communément employées dans le cas de pluies
annuelles sont les suivantes :
Loi de Gauss ou loi normale
Loi Racine Normale
Loi de Galton ou loi log normale
Ajustement des pluies annuelles à la loi de Gauss ou loi normale
Elle est également appelée loi gaussienne, loi de Gauss ou loi de Laplace-Gauss des
noms de Laplace. C'est une loi de probabilité absolument continue qui dépend de deux
paramètres : son espérance, un nombre réel noté μ, et son écart type, un nombre réel
positif noté σ.
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Chapitre N°II Ressources en sol – Ressources en eau
Figure N°II.5 : Ajustement des pluies annuelles à la loi normale
Ajustement à la loi log normale (Galton) :
En théorie des probabilités et statistique, une variable aléatoire X est dite suivre une loi
log normale de paramètres μ et σ² si la variable Y=ln(X) suit une loi normale d'espérance
μ et de variance σ². Cette loi est parfois appelée loi de Galton.
Figure N°II.6: Ajustement des pluies annuelles à la loi log normale
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II.3.4. 4.Test de validité d’un ajustement :
Il convient de comparer l’adéquation de ces lois afin d’adopter le meilleur
ajustement. L’un des tests le plus employé, est le test du Khi carré (χ2).
Soit un échantillon de N valeurs, classées par ordre croissant ou décroissant à étudier, et
pour lequel une loi de répartition F(X) a été déterminée :
On divise cet échantillon en un certain nombre de classes K contenant chacune Ni
valeurs expérimentales. Le nombre Vi est le nombre théorique de valeurs sur un échantillon
de N valeurs affectées à la classe i par la loi de répartition, donnée par la relation suivante :
x
ν i=N ∫ f ( X )dX=N [ F ( X i )−F( X i+1 ) ]
xi +1 ……………. (II.4)
f (X) : étant la densité de probabilité correspondant à la loi théorique. La variable aléatoire χ²,
dont la répartition a été étudiée par Pearson, est définie par l’expression suivante :
( ni −ν i )
χ 2 =∑
νi (II.5)
…………….
λ=K−1−P ……………. (II.6)
Avec : χ² théorique =g ( λ ,χ²)Avec :
P : Nombre de paramètres, dont dépend la loi de répartition
Donc :
Pour les calculs nous avons utilisé le logiciel HYFRAN.
Tableau N° II.10: Test de validité des deux ajustements.
Loi normale Loi lognormale
² calculé = 3.33 ² calculé =1.33
Degré de liberté λ =3 Degré de liberté λ =3
² théorique =5.99 (5%)
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Chapitre N°II Ressources en sol – Ressources en eau
D’après Le test de Khi carré on constate que la loi de Log Normale présente un
adéquation meilleure que la loi Normale.
II.3.4. 5.Détermination de l'année de calcul (Pluie de projet) :
Puisque la loi log-normale est la plus adéquate, alors nous la retenons pour
l’estimation de la pluviométrie moyenne annuelle (fréquence 80%) représentative de la région
Tableau N° II.11: estimation des quantiles
T = 1/q q = F(X) (probabilité au non-dépassement)
P. Fréquence Quantile Ecart -type Intervalle de
confiance (95%)
retour
10 0.9 659.28 50.93 632.296-806.127
5 0.8 593.26 39.29 579.076-728.257
2 0.5 484.91 27.39 464.709-592.083
1.25 0.2 396.34 26.25 328.543-477.716
Pour calculer les précipitations totales avec une probabilité de 80% : X80%, on utilise la
formule suivante :
Pannuelle
80 %
Pmensuelle
80 % =P mensuelle
moy ×
Pannuelle
50 % (II.7)
…………….
Tableau N° II.12 : Pluies moyennes mensuelles de fréquence 80%.
Mois S O N D J F M A M J J A total annuel
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Chapitre N°II Ressources en sol – Ressources en eau
P moy (mm) 28.72 53.75 80.42 66.64 65.16 61.31 52.83 52.47 44.75 12.93 2.81 5.36 527.1
X80%(mm) 23.55 44.07 65.94 54.64 53.43 50.27 43.32 43.03 36.70 10.60 2.30 4.40 432.2
Conclusion :
Durant ce chapitre nous avons étudié les ressources en sols de la zone d’étude et les
ressources en eau disponibles qui sont indispensable dans tout projet d’irrigation.
La moyenne Tafna sont classées en 4 classes des sols qui sont: sols peu évoluées, sols
iso-humiques, sols calcimagnésiques et sols minéraux bruts. Pour ce qui est de l’eau destinée
pour l’irrigation, elle est classée (C3- S1 ).
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