Le Père
Le Père
Attributs de Dieu»
Le Père Céleste
La Voix
de l’Israël
Messianique
Le Père Céleste
La Voix
de l’Israël
Messianique
Jacques Sobieski
Notre Dieu, Abba, est un père et il donne la vie. Comme un père, Il donne SA Vie
pour ses enfants. C’est sa nature de donner la Vie et d’aimer. Il ne peut pas faire
autrement.
La grande difficulté qu’ont les chrétiens pour connaître, et avoir une relation avec le
Père Céleste, c’est qu’ils n’ont pas eux un bon « modèle ». Le père que nous avons eu,
pour certains, il a été un modèle excellent, honnête, aimant, attentionné.
Mon père à moi, je n’ai pas eu de problèmes avec lui. Il n’était ni brutal, ni alcoolique.
Il croyait en Dieu sincèrement. Il était fidèle à son Dieu. Très croyant, il a été fidèle
à ses convictions. Lors de la messe de minuit à Noël, devant les moqueries de tous
(on était 5 enfants), il quittait la table pour monter dans sa voiture et aller à l’église.
Personne n’aurait réussi à le faire changer d’avis. Certainement il était fort attristé de
voir toute sa famille devenue païenne.
Malgré sa fidélité dans ses convictions, je ne l’ai pas connu « personnellement ».
Jamais il n’a cherché à parler avec moi, à avoir une relation intime avec moi. Je n’ai
jamais connu ce genre de père aimant qui te prenait sur ses genoux, qui prenait soin
de toi. Et c’était pareil pour ma mère. L’ambiance familiale était « tiède ». J’ai compris
bien plus tard pourquoi il en était ainsi depuis que la guerre avait décimé leur pays,
la Pologne et que mes parents avaient dû s’expatrier de force, dans un pays qu’ils n’ont
jamais aimé.
Pour une majorité d’entre nous, (pas tous heureusement) nous répétons les pratiques
et comportement de notre père, qu’ils aient été bons ou mauvais. C’est une règle
établie par Dieu Lui-même. Lorsque Dieu crée la vie, la nature, l’herbe des champs,
les animaux et l’homme, il va y mettre la semence et aussi tout ce qui est nécessaire
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pour que cette semence produise à son tour de la semence.
Une semence de tomates va donner des tomates. Une semence de carottes va donner
des carottes. Malheureusement le cœur pervers, vicieux et corrompu de l’homme va
produire des enfants qui auront un cœur pervers, vicieux et corrompu.
A moins que… les enfants, arrivés à l’âge de raison, aient la lucidité et l’intelligence de
se refuser les mauvais penchants de leurs parents.
C’est donc là toute la question : as-tu été régénéré par le sang du Messie Yeshoua, au
point de sortir de ces mauvais penchants ?
Si tu ne veux pas te détacher des mauvais penchants de ton père, alors tu pèches.
Dieu aime le pécheur, mais il déteste le péché.
Dieu a un cœur
L’Éternel est le Créateur. On ne peut pas dire qu’Il est une «personne» puisque ce mot
est attribué aux humains. En fait, saviez-vous que Dieu est l’être le plus sensible de
l’univers ? On l’a vu dans l’histoire du prophète Jérémie avec le potier dans son atelier.
Dans l’hébreu, le potier se dit Yatsar. Et ce mot tire sa source de la racine primaire et
c’est :
3334 yatsar ָיָ ַצַ ר: angoisse, détresse, être tourmenté, à l’étroit, gêné, nouer, être
déprimé, dans la détresse, à l’étroit, noué, souffrir d’angoisses.
Dieu a un cœur, donc si nous voulons vraiment marcher avec lui dans l’amour, nous
devons lui faire confiance et chercher à connaître son cœur pour lui être agréable.
Nous devons apprendre davantage à connaître son caractère et savoir ce qui le touche.
Il se révèle à ceux qui sont prêts à recevoir sa bonté, son amour et sa révélation.
Maintenant, je sais que Dieu est comme le soleil et que sa bonté brille sur les bons
comme sur les méchants. Je le réalise, mais Dieu partage son cœur avec ses bien-
aimés, ceux qui sont en mesure de le recevoir.
C’est ce à quoi Yeshoua fait référence dans l’évangile de Jean 14 :15, « si vous m’aimez,
gardez Mes commandements, et moi je prierai le père, et il vous donnera un autre
consolateur. Afin qu’il demeure éternellement avec vous l’esprit de vérité que le monde
ne peut recevoir parce qu’il ne le voit point, et il ne le connaît point, mais vous vous le
connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.»
Il a dit, « si vous m’aimez vraiment », cela se traduit par, « vous gardez ma parole ».
Votre amour sincère, il faut le démontrer dans vos actes. Démontrez votre amour
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dans l’action. Quand tu fais cela dans ta vie, Yeshoua Te dit que « mon père et moi
allons venir et faire notre maison avec toi ».
Vous voyez, Yeshoua nous dit que lorsque notre cœur est correctement aligné, bien
positionné devant lui et le père, la promesse est que « mon père et moi allons venir et
faire notre demeure en toi ». Amen.
Dieu a un cœur. Il y a des choses qu’il aime et d’autres dont il a le dégoût. Le livre des
proverbes nous montre les 7 choses. Je vous donne cet enseignement afin de bien
vous préparer à toucher le cœur de Dieu, à capter le cœur de Dieu, puisque Dieu est
une personne, nous voulons vraiment le connaître. Nous voulons mieux comprendre
son cœur. Nous voulons savoir qui il est en tant que personne, nous voulons mieux
comprendre qui est Dieu, comprendre sa nature, toucher son cœur.
Cela est possible en étudiant son comportement au travers de ses relations avec les
personnes de la Bible, ceux qui marchaient sincèrement à ses côtés, par exemple,
le Seigneur a dit à propos de David que David était un homme qui était selon son
cœur. Ainsi, quand nous regardons la relation de David avec Dieu, nous pouvons
en apprendre quelque chose. Dieu a dit que c’était un homme qui est selon son
cœur lorsque nous regardons à la prière, que Jésus nous a enseigné, elle nous aide à
comprendre le cœur de Dieu et elle nous aide à comprendre comment les gens qui
ont vécu avec lui en communion étaient en relation avec lui. Regardons maintenant
dans le livre de Matthieu au chapitre 6, verset 9 à 13, écoutez la parole de Dieu, alors
que je lis maintenant l’un des passages les plus familiers de toute la parole de Dieu,
écoutez la parole de Dieu, Jésus a dit, voici donc comment vous devez prier notre
père qui êtes aux cieux.
Donner des commentaires sur «le père céleste», c’est un défi car peu de personnes
aujourd’hui, surtout dans le monde chrétien sait ce que «père» veut dire. S’il y a bien
quelque chose qu’un chrétien sait, c’est bien la paternité de Dieu, c’est que Dieu est
son Père. Nous allons nous baser sur une partie du «Notre Père».
Ce «Notre Père» emprunte des paroles du Qaddish qui ponctue l’office du shabbat à
la synagogue. « Que soit magnifié et glorifié ton Saint Nom ! », dit le Kaddish, ce qui
correspond à « Que ton nom soit sanctifié » ; « … dans le monde qu’il a créé selon
sa volonté » qui devient « Que ta volonté soit faite » ; « Qu’il établisse son règne de
votre vivant et de vos jours et du vivant de toute la maison d’Israël, bientôt et dans
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un temps proche » est adapté en « Que ton règne vienne, sur la terre comme au ciel ».
On notera aussi qu’il manque à la prière du Qaddish les deux premiers mots si essentiels
de la prière chrétienne : Notre Père. Vraiment, l’idée de paternité de Dieu n’est pas
du tout étrangère à la tradition juive, mais elle reste de l’ordre de la métaphore :
« Dieu est le Père d’Israël ». Yeshoua va enseigner à ses disciples à en faire un vécu
existentiel : vivre réellement en enfant de Dieu et l’exprimer de tout son cœur !
Le Notre Père est basé sur le modèle de la prière juive formulée en 3 parties :
Autrement dit, qui fait la prière du Notre Père ? Parmi les gens du monde, beaucoup
pensent que Dieu est leur Père. Mais est-ce le cas ? Le Seigneur Yeshoua nous a
donné la prière sacerdotale du «Avinou» (c’est-à-dire le «Notre Père»), une question
subsiste pourtant, «par qui cette prière est-elle adressée à Dieu ?»
Par qui doit-elle être adressée à Dieu ? Par les disciples ou par les païens ?
Dans le passage de la prière de Yeshoua «pardonne nous nos offenses comme nous
pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés», selon certaines traductions en hébreu
depuis l’araméen nous lisons «pardonne-nous nos péchés» ce qui est impossible de
poursuivre «comme nous pardonnons aussi à ceux qui ont ... péché contre nous» ?
Dans certains retranscriptions du Notre Père, on trouve ici l’expression suivante :
«ouslakh lanou al hatotèïnou?», c’est-à-dire «pardonne-nous nos péchés» péchés et non
«pardonne-nous nos offenses».
offenses
Ça ne veut pas dire grand chose. Le péché est sanctionné par la mort et le pardon des
péchés n’est accordé que sur base du sang. Le pardon du péché (relation verticale) n’a
rien à voir avec nos relations «horizontales». On est sauvé par la Foi en Yeshoua : «Si
tu crois au Seigneur Yeshoua, tu seras sauvé».
Si on est vraiment disciples de JC, enfants de Dieu nés de nouveau par la Foi en
Yeshoua, le pardon des péchés a déjà été accordé. Il n’est donc plus question ici de
redemander à nouveau pardon si on a déjà été lavés dans le SANG une bonne fois pour
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toutes. C’est d’autant plus vrai que le salut n’a rien à voir avec notre comportement
par rapport à autrui. On est sauvé par la Foi, un point c’est tout. Ce qui suivra aura
des conséquences en termes de rétributions.
La version Chouraqui va dans le sens des offenses.
«Remets-nous nos dettes, puisque nous les remettons à nos débiteurs.»
ת־ְּב ַׂׂשר ַַה ָּּפר ְוְ ֶֶאת־ֹעֹרֹוּ ְוְ ֶֶא veet besar happar veet oro Mais tu brûleras au feu hors
du camp la chair du taureau,
ָּבֵּאׁש
ֵ ת־ִּפ ְְרׁשֹו ִּּתְׂשֹׂרֹף ּ ְוְ ֶֶא veet pirsho tisrof baesh mi- sa peau et ses excréments :
ִמִחּוץ � ַֽֽלַּמ ֲֲּחֶנֶ ה ַַחָּטּאת ֽֽהּוא׃ houts lammahaneh hattat hou c’est un sacrifice pour le péché.
Cela signifie en clair, que le problème du péché est déjà résolu à cause du sang versé
du sacrifice d’expiation חטאתhattat, problème réglé définitivement à la croix par
Yeshoua. La suite va d’ailleurs le confirmer dans «comme nous pardonnons aussi les
offenses».
Dieu ne nous sauve pas de la damnation éternelle parce qu’on a pardonné les offenses
à ceux qui nous ont offensé.
La question du «on est pardonné parce qu’on a pardonné» ne relève pas du salut mais
plutôt des conséquences de nos actes : si le Maître nous fait des faveurs et que nous,
de notre côté nous n’en faisons pas à notre tour à ceux qui nous ont offensés, il est
donc question de rétributions sévères, de «corrections» et certainement pas de salut
éternel.
ְׁשָׁמ ֵֵתנּו
ָ ת־ַאַ ֶֶאeth ashmatenou ashmah (offense), ashmatot (offenses), ashematenou (nos offenses)
819 ashmah ְׁשָׁמה ָ ; ַַאnom féminin : fautes, culpabilité, pécher, offense, péché, mal
faire, aveu d’une faute.
a. faire mal, commettre un délit.
b. devenir coupable.
c. apporter un sacrifice de culpabilité.
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vient de 817
817 asham ָָאָׁשׁ ם
vient de 816 ; n m
culpabilité, péché, coupable, sanctuaire, offrande, offense.
--> empiéter, faute, péché.
--> compensation (d’une offense).
--> offrande de culpabilité, sacrifice de péché (différent de חטאתsacrifice d’expiation).
--> ce qui est acquis par un délit, mal acquis.
C’est donc à «notre nouvelle naissance», seulement après que nous ayons été sauvés
que nous découvrons, avec quelque stupéfaction, faut-il bien le dire, que Dieu n’est
Père QUE de celui qui a accepté son Fils Yeshoua.
En ce qui concerne les gens du monde, ils ont bien un «père», mais il ne s’agit
sûrement pas de Dieu. Si on est «enfant du Père», c’est parce qu’on l’est devenu par
la Foi, d’abord parce que sans la Foi il est impossible de s’approcher de Dieu qui est
Esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en Esprit et en Vérité. Rien que pour
cette unique raison, Dieu n’est pas le père de tous.
Dieu est Miséricorde.
Ceux et celles des gens du monde qui veulent être sauvé, vont alors faire cette prière
«pardonne-nous nos péchés», seront entendus de Dieu qui va leur envoyer le salut.
Nous avons vu dans notre précédente étude sur les centaines d’attributs différents
de Dieu et que le Fils de Dieu possède, nous en trouvons un qui est celui de Père.
Toute créature sur terre, animal, humaine, qu’elle soit croyante, incroyante descend
d’un père et elle le sait bien. Naturellement, il n’y a pas besoin d’avoir fait de hautes
études pour savoir qu’un jour, quelqu’un nous a donné la vie et que ce quelqu’un est
un «père».
On entend énormément de témoignages de personnes autour de nous, qui ont été
brisées le jour de la séparation de leur parents et qui ont supporté difficilement
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le départ de la maison de leur père. Tout être humain sur cette terre ne peut pas
vivre sans son père. Des années après, cette personne, afin de pouvoir retrouver son
identité, va chercher à retrouver son «père» qui lui manque terriblement.
Paternité de Dieu
Dans la Torah (le Pentateuque), et d’une manière globale dans tout le Tanakh
(l’ancien testament), la Présence de «Dieu Père» n’est pas clairement définie même si
la paternité de Dieu est présente dans plusieurs passages de la Bible.
Exode 4:22 «Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l’Éternel : Israël est mon fils, mon
premier-né. 23 Je te dis : Laisse aller mon fils, pour qu’il me serve; si tu refuses de le
laisser aller, voici, je ferai périr ton fils, ton premier-né.»
Dieu en tant que Père s’est révélé par le Fils, dans le cadre de la Besora Tova.
Au niveau du Tanakh les références bibliques sur la question sont rares. Il y a bien
celui-ci :
Malachie 1 : 6
«Un fils honore son père, et un serviteur son maître. Si je suis père, où est l’honneur
qui m’est dû ? Si je suis maître, où est la crainte qu’on a de moi? Dit l’Éternel des
armées à vous, sacrificateurs, qui méprisez mon nom, et qui dites : En quoi avons-
nous méprisé ton nom ?»
La Nouvelle Alliance nous parle de la relation entre le Père et son Fils. De Mathieu à
l’Apocalypse, Dieu en tant que Père est venu révéler son Fils audiblement :
Marc 1:11 «Et une voix fit entendre des cieux ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé,
en toi j’ai mis toute mon affection.»
Matthieu 3:17 «Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon
Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.»
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Marc 9:7 «Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon
Fils bien-aimé : écoutez-le !»
Le Fils quant à lui, est venu révéler aux hommes le Père, son Père
Luc 10:22 «Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui
est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut
le révéler.»
Matthieu 11:27 «Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît
le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui
à qui le Fils veut le révéler.»
révéler.
1 Jean 2:23 «Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils
a aussi le Père.»
Jean 8:44
«Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a
été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y
a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car
il est menteur et le père du mensonge.»
Le père
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l’autorité du parent, biologique ou social, de genre masculin d’un enfant. Très tôt
d’ailleurs, Dieu va faire en sorte que les enfants quittent leurs parents pour retrouver
leur liberté.
Le père «social» : dans la deuxième occurrence, celui qui est appelé «père», c’est celui
qui est à la source d’un événement, d’une activité.
En Genèse 4:20 , c’est quelqu’un qui habitera sous des tentes, et donc c’est lui qui
lancera l’idée d’aller habiter sous des tentes.
«Adah enfanta Yaval : il fut le père de ceux qui habitent sous des tentes et près des
troupeaux.»
Yaval ָיָָבל
ָ est un «courant d’eau qui irrigue». Son nom c’est «passer», «échapper»,
«porter», «présenter», «introduire», «mener», «apporter», «conduire», «transporter».
En Genèse 4:21, c’est quelqu’un qui sera musicien, c’est le premier être vivant sur cette
terre qui inventera des instruments de musique :
«Le nom de son frère était Yuval : il fut le père de tous ceux qui jouent de la harpe et
du chalumeau.»
Son nom (3106) Youwbal יּוַבל ַ « courant d’eau », « joyeux, qui joue », « joueur de
cor ». Il est le frère de Yaval et fils de Lémec par Ada et l’inventeur d’instruments de
musique, de la harpe en particulier.
vient de Yaval (de 2986)
Quelques mots sont liés à la même racine :
Ces premières occurrences annoncées dans les premiers versets de la Bible nous
parlent donc d’hommes qui ont été les premiers à démarrer une activité quelconque.
Ceux après eux qui poursuivront cette activité, considéreront toujours Yuval comme
leur «père». A l’inverse, on pourrait dire que quelqu’un qui habite sous des tentes est
un «fils de Yaval» et tous les musiciens ce sont des «fils de Yuval». Leur mère à tous
les deux était 5711 Adah « ָעָ ָָדהparure, beauté » la première des 2 femmes de Lémec,
mère de Jabal et Jubal.
Adah vient de 5710 adah ָעָ ָָדהune racine primaire : se parer, être paré, orner, parure,
passer, ôter ; (10 occurrences).
Ce verbe sera utilisé pour «passer sur», «avancer», «aller», «déplacer.»
Ce nom propre de la mère est lié à l’éternité ED et au peuple du témoignage EDAH.
Le nom de la mère adah est donc une représentation symbolique de l’épouse du
Mashiah :
5712 edah ֵֵע ָָדה
vient de 5707 dans sens originel d’attache nom féminin : assemblée, troupe, (anciens)
d’Israël, essaim, maison, bande, peuple ; (149 occurrences).
1. assemblée, rassemblement, communauté (spécialement du peuple d’Israël).
2. bande, troupe, compagnie, famille.
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Le père d’Israël : SHEM
Genèse 17:4
«Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de
nations.»
On peut être en droit de se poser la question : Abraham est-il père de toutes les
nations ou uniquement des goïm qui se sont rattachées à Israël ?
Selon la triple promesse des postérité de Genèse 12, selon le sable de la mer, la
poussière de la terre et les étoiles du ciel, on peut vraisemblablement croire que tous
ceux de la première propitiation qui étaient sauvés c’était par le sacrifice sanglant
des animaux sacrifiés, peu importe qu’il s’agisse du peuple hébreu, des philistins ou
amoréens ou amalécites etc. du moment que les mâles soient circoncis (le sang).
A l’heure actuelle, seule la foi en Yeshoua permet d’être sauvé. Ce qui veut dire que la
«multitude des nations» dont Abraham est père, concerne le monde judéo-chrétien.
Pourquoi Yeshoua a-t-il invectivé les religieux de son époque en leur disant que le
diable était leur père, eux qui avaient été mis en place selon la loi de Moïse, qui avaient
été établis depuis Moïse, par Dieu Lui-même sur le peuple d’Israël ? L’accusation est
extrêmement grave envers ceux qui sont sensés être des serviteurs de l’Éternel.
Luc 16:14 «Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se
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moquaient de lui.»
Mathieu 23 démontre dans les moindres détails ce que Yeshoua reproche aux
pharisiens :
1 Alors Jésus, parlant à la foule et à ses Ici il n’y a rien de bien mauvais. Ils
disciples, 2 dit : Les scribes et les pharisiens sont à leur place : ils sont assis dans la
sont assis dans la chaire de Moïse. chaire de Moïse.
3 Faites donc et observez tout ce qu’ils vous Ils ont reçu de Dieu la vocation d’en-
disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. seigner : ils disent et ne font pas.
Car ils disent, et ne font pas.
4 Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent La plupart des fardeaux viennent de
sur les épaules des hommes, mais ils ne la loi de Moïse. Ce n’est pas ça qu’on
veulent pas les remuer du doigt. leur reproche. Ce qu’on leur reproche
c’est qu’ils ne pratiquent pas ce qu’ils
enseignent.
5 Ils font toutes leurs actions pour être vus Ici, aucune loi de Moïse n’oblige les
des hommes. Ainsi, ils portent de larges sacrificateurs et les lévites de montrer
phylactères, et ils ont de longues franges à leurs habits. Ces habits sont symbo-
leurs vêtements; liques pour Dieu Seul.
6 ils aiment la première place dans les festins, Les pharisiens pratiquent leur propre
et les premiers sièges dans les synagogues; loi, par orgueil.
7 ils aiment à être salués dans les places
publiques, et à être appelés par les hommes
Rabbi, Rabbi.
8 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; Le peuple juif est gravement tombé
car un seul est votre Maître, et vous êtes tous dans cette désobéissance par rapport
frères. à la Loi de Moïse. (rabbi, rabbin, rav,
«nos sages», etc.)
9 Et n’appelez personne sur la terre votre Si quelqu’un est appelé à diriger et qu’il
père; car un seul est votre Père, celui qui est devienne «le père de...», alors «gloire à
dans les cieux. 10 Ne vous faites pas appeler Dieu». Mais le seul droit qu’il a c’est de
directeurs; car un seul est votre Directeur, le rendre toute la Gloire à son Dieu.
Christ.
11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. 12 Quiconque s’élèvera sera abaissé,
et quiconque s’abaissera sera élevé.
13 Malheur à vous, scribes et pharisiens Ici les pharisiens sont devenus des
hypocrites ! parce que vous fermez aux ennemis de Dieu : ils ont pour père
hommes le royaume des cieux; vous n’y le diable
entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez
pas entrer ceux qui veulent entrer.
14
14 Malheur à vous, scribes et pharisiens C’est le péché du manque de
hypocrites ! parce que vous dévorez les miséricorde envers la veuve et
maisons des veuves, et que vous faites pour l’orphelin
l’apparence de longues prières; à cause de
cela, vous serez jugés plus sévèrement.
15 Malheur à vous, scribes et pharisiens Ceux qui avaient la loi sont devenus
hypocrites ! parce que vous courez la mer légalistes
et la terre pour faire un prosélyte; et, quand
il l’est devenu, vous en faites un fils de la
géhenne deux fois plus que vous.
16 Malheur à vous, conducteurs aveugles ! qui dites : Si quelqu’un jure par le temple,
ce n’est rien; mais, si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé. 17 Insensés et
aveugles ! lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ? 18 Si quelqu’un,
dites-vous encore, jure par l’autel, ce n’est rien; mais, si quelqu’un jure par l’offrande
qui est sur l’autel, il est engagé. 19 Aveugles ! lequel est le plus grand, l’offrande, ou
l’autel qui sanctifie l’offrande ? 20 Celui qui jure par l’autel jure par l’autel et par tout
ce qui est dessus; 21 celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui
l’habite; 22 et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est
assis.
23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de
la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans
la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans
négliger les autres choses. 24 Conducteurs aveugles ! qui coulez le moucheron, et qui
avalez le chameau.
25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors
de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance. 26
Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que
l’extérieur aussi devienne net.
27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des
sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins
d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. 28 Vous de même, au dehors,
vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et
d’iniquité.
29 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous bâtissez les
tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes, 30 et que vous dites : Si
nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour
répandre le sang des prophètes. 31 Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous
êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. 32 Comblez donc la mesure de vos pères.
33 Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne
? 34 C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous
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tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues,
et vous les persécuterez de ville en ville, 35 afin que retombe sur vous tout le sang
innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie,
fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. 36 Je vous le dis en vérité,
tout cela retombera sur cette génération.
37 Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés,
combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses
poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! 38 Voici, votre maison vous sera
laissée déserte; 39 car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que
vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !»
Est-ce possible de croire en Yeshoua, d’avoir Dieu pour Père et de continuer à pécher ?
On ne se moque pas de Dieu : Galates 6:7 «Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas
de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi». La foi en Yeshoua sans
repentance n’est qu’une illusion. La foi en Yeshoua nécessite aussi la repentance. La
paternité divine telle qu’elle nous a été enseignée, n’est pas une paternité sans risque.
Si on a accepté le salut par la Foi en Yeshoua, cela implique aussi, la repentance des
péchés. C’est tout le message de l’évangile : repentez-vous et croyez dans la bonne
nouvelle.
La repentance implique :
1. la reconnaissance,
2. la confession et
3. le renoncement au péché
4. d’accepter la transformation et la rédemption de Dieu.
Selon la Bible, les actes de repentance n’obtiennent pas le pardon de Dieu pour des
péchés ; plutôt, le pardon est attribué comme un don de Dieu à ceux qu’il sauve.
Si Dieu est notre père, alors on doit obéir à notre père et se repentir.
Luc 13:3 et 5 «Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous
également.»
Matthieu 3:2 «Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.»
Actes 3:19 «Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient
effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur,»
Matthieu 4:17 «Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous,
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car le royaume des cieux est proche.»
Actes 2:38 «Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom
de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.»
Marc 1:15 «Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-
vous, et croyez à la bonne nouvelle.»
Selon la Torah, lorsque l’Éternel dit «Soyez saints parce que je suis saint», le vrai
sens de l’hébreu c’est «Puisque Je suis Saint (et que vous êtes mes enfants), alors la
conséquence c’est que vous l’êtes aussi». La conjugaison ne donne pas la phrase à
l’impératif comme le donnent la plupart des traductions.
Si c’est le cas pour le peuple hébreu, alors cela veut dire que :
- Si nous avons mis notre confiance dans le Fils de Dieu,
- Si nous nous sommes repentis de nos iniquités,
- Alors nous sommes «saints», «sanctifiés», alors oui, Dieu est notre Père.
Conclusion
Matthieu 5:16 «Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient
vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.»
Matthieu 5:45 «afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait
lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur
les injustes.»
Matthieu 5:48 «Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.»
Matthieu 6:1 «Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en
être vus; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est
dans les cieux.»
Matthieu 6:4 «afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le
secret, te le rendra.»
17
ANNEXE :
Le Notre Père dans la tradition Juive
Extrait de CERCA 2012-2013 La liturgie juive, source de la liturgie eucharistique
[Link]
18
est, il était et il vient » (Ap 1, 4. 8) ; Alpha et Omega (1, 8).
La « sanctification du Nom » (Qiddush ha-shem) vient du prophète Ezéchiel (20, 41 ;
36, 23).
La bénédiction pour la sanctification du Nom se dit dans les 3 prières quotidiennes
(matin, après-midi, soir), et dans le Qaddish (récité debout et en direction de Jérusalem,
la Ville Sainte d’où viendront le Messie, le Salut, et le Rassemblement des nations (Zach.
14, 4-9) :
« Que soit magnifié et sanctifié son grand Nom dans le monde qu’Il a créé selon sa
volonté ; et qu’il établisse son Règne de votre vivant, et de vos jours, et du vivant de
toutes la maison d’Israël, bientôt et dans un temps proche, et dites : Amen ! »
Demander à Dieu que son Nom soit sanctifié, c’est lui demander qu’il manifeste sa
gloire en purifiant son peuple, en le rassemblant sur sa terre, et en le sauvant.
3e bénédiction de la Tefillah : « Tu es saint, Ton Nom est saint, et les saints te loueront
chaque jour. »
A Roch Ha-Shana (1er jour de l’année) : « Tu es saint, ton nom est saint et les saints
te glorifient tous les jours. Dans tous les siècles ils proclament ta Royauté, car toi seul
es le Dieu Très-Haut et le Dieu saint. Que ton nom soit donc sanctifié par Israël ton
peuple… Fais que tous, d’un commun accord et avec un cœur sincère, ils accomplissent
ta volonté sainte. Car nous le reconnaissons, ô Eternel, notre Dieu, à toi appartiennent
la puissance, en toi réside la force… et seul, ô Eternel, tu règneras sur toutes tes œuvres.
»
Comment un juif sanctifie t-il le Nom de Dieu ? Par une conduite exemplaire
(commandements), par la prière, par le martyre.
- Jésus s’enseigne à lui-même lorsque viendra son Heure de « sanctifier le Nom de Dieu
son Père » par sa mort sur la Croix (martyre).
- Les Juifs exterminés ont « sanctifié le Nom de Dieu » dans leur martyre, selon la prière
:
« Que ton Nom soit sanctifié dans le don de ma vie offert pour toi, Dieu mon Père. »
La sanctification du Nom de Dieu est la vocation d’Israël jusqu’à la fin des temps. « Fais
connaître à tous qui tu es » (TOB). C’est aussi la vocation de l’Eglise et des chrétiens. En
priant le Notre Père, nous prions avec le peuple juif selon une même et unique vocation.
Que ton règne vienne. 2e berakah du Notre Père.
Dans l’AT, le Règne consiste dans le salut des hommes et la venue du Messie (Is 52, 7).
Qaddish : « Puisse-T-il établir son règne pendant votre vie, au cours de vous jours, et
durant le temps de la maison d’Israël, bientôt et dans un temps proche. Et dites « Amen
!»
Dans la tradition juive, Dieu est « Roi ». En pratiquant les commandements, un juif «
reçoit le joug du Royaume céleste. »
La Amidah de l’office supplémentaire de Roch ha-chanah comprend plusieurs versets
bibliques qui évoquent Dieu comme « Roi » :
19
1ère bénédiction : « O Roi, qui aides, sauves et protèges. »
2e bénédiction : « O roi qui fais mourir, redonnes la vie et fais germer le salut. »
(Voir aussi : 5e 6e 8e 11e bénédictions).
Les Psaumes « royaux » chantent un roi sauveur (2, 2-11), conquérant (2, 6-9), juste
(45, 7-8).
Avec Jésus le règne de Dieu – le Royaume de Dieu - est là et il l’annonce : « Convertissez-
vous ;
le Règne de Dieu s’est approché » (Mt 3, 2 ; 4, 17 ; 10, 7) opposé au royaume du mal et
du péché.
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. 3e berakah du Notre Père.
2e bénédiction récitée le matin avant le Shema’ Israël. L’accomplissement de la volonté
de Dieu, c’est l’accomplissement de la Torah : « Notre Père, Père de miséricorde, le
Miséricordieux ! Aie pitié de nous ! Et donne à notre cœur de discerner et de comprendre,
d’écouter, d’apprendre et d’enseigner, d’observer, de faire et d’accomplir toutes les paroles
de l’enseignement de ta Torah, par amour. Eclaire nos yeux de ta Torah, attache nos
cœurs à tes commandements et unifie notre cœur pour qu’il aime et craigne ton Nom
; alors, nous ne serons jamais plus humiliés. Car c’est en ton Nom grand, saint et
redoutable, que nous avons mis notre confiance et en ton salut que
nous exulterons et nous réjouirons. »
Ps 118 : Les 22 strophes correspondent aux 22 lettres de l’alphabet hébraïque. Le mot «
volonté » est cité 23 fois dans les versets 5. 8. 12. 16. 23. 24. 26. 33. 48. 54. 64. 68. 71. 80.
83. 112. 117.
118. 124. 135. 145. 155. 171.
Prière d’un juif avant de mourir : « Que ta volonté soit de me guérir ; mais si ma mort
est décidée par Toi, je l’accepterai avec amour de Tes mains. »
Voir aussi dans le NT où volonté = sanctification :
- Ep 1, 4-5 : « Etre saints et immaculés en sa présence, dans l’amour. »
- 1 Th 4, 3 : « Voici quelle est la volonté de Dieu : c’est votre sanctification »
- 2 Th 2, 13-14 : « Dieu vous a choisis dès le commencement pour être sauvés par l’Esprit
qui sanctifie et la foi en la vérité… »
20
Dans toute la bible (TaNaK1) le pain est don de Dieu et force pour l’homme :
Ps 104, 15 : « De la terre il tire son pain… et le pain fortifie qui le cœur de l’homme. »
Avoir du pain est acte de foi en Dieu présent qui prend soin de l’homme. Gn 18, 20 :
« Jacob fit ce vœu : Si Dieu est avec moi et me garde en la route par où je vais, s’il me
donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, si je reviens sain et sauf chez mon
père, alors le Seigneur sera mon Dieu. »
Le mot « Pain » résume tous les dons de Dieu nécessaires à la vie de l’homme : « A toute
chair, il donne le pain », dit le Ps 136, 25.
Le Psaume 104 (27-28) nous aide à interpréter les multiplications de pains dans l’évangile
:
« Tous ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés. »
Comment comprendre cette demande à Dieu d’un pain « aujourd’hui » et « de ce jour
»?
« Donne-nous aujourd’hui » correspond bien à l’aujourd’hui de ma vie. Quant au «
pain de ce jour », il s’entend de multiples façons, selon ce qu’en dit la bible :
- le pain de ce jour = pain de nos joies : « Qui est joyeux, mange le pain dans la joie. »
- le pain de ce jour = le pain de la souffrance, des larmes, des épreuves, du sentiment
d’abandon de Dieu (Ps 42, 4) : « Je n’ai de pain que mes larmes, le jour la nuit, moi qui
tout le jour entend dire : Où est-il ton Dieu ? »
- le pain de ce jour = le pain de la violence ou du crime (Pr 4, 17) : « C’est qu’ils mangent
le pain du crime et boivent le vin de la violence »
- le pain de ce jour = le pain à partager, le pain de l’amitié, de la fraternité : « l’ami qui
avait ma confiance et partageait mon pain » (Ps 41, 10).
- le pain de ce jour = le pain de l’hospitalité (Gn 18, 5) : « Que j’aille chercher un morceau
de, pain et vous vous réconforterez le cœur avant d’aller plus loin. »
- le pain de ce jour = le pain de l’affamé (charité fraternelle) : « Béni sera l’homme
bienveillant, car il donne de son pain au pauvre ! » (Pr 22, 10)
- le pain de ce jour = le travail (Genèse 3, 9) : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton
front »
Le « pain de ce jour » dit aussi une attitude spirituelle, celles de la grâce de Dieu donnée
aujourd’hui et qui suscite la confiance, sans inquiétude pour le lendemain. Moïse disait
(Ex 16,19) : « Que personne n’en réserve pour demain ».
Conséquence : le « pain de ce jour » supprime la préoccupation et l’accaparement.
Pour nous chrétiens : Saint Cyprien, évêque de Carthage au 3e siècle : « Nous prions
pour que notre pain, c’est-à-dire le Christ, nous soit donné quotidiennement. » « Je suis
le Pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim » (Jn 6, 24).
1 Les 3 parties des Ecritures Juives : Torah, Neviim, Ketouvim
21
Le pain est la Torah :
- Le prophète Amos associe le pain à la Parole de Dieu (8, 11-12) : « Voici venir des
jours, dit le Seigneur, où j’enverrai la faim dans le pays, non pas une faim de pain, ni
une soif d’eau, mais d’entendre la Parole du Seigneur, et on ne la trouvera pas. »
- Au Livre du Deutéronome (8, 3) : « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de tout
ce qui sort de la bouche du Seigneur. » Cf. récit des tentations (Mt 4, 4).
Dans la liturgie juive :
- Rite de la fête de Chavouot (Semaines) Si tout est don de Dieu, alors il y a action de
grâce.
(Lv 23, 17) : « Vous apporterez de vos demeures du pain à offrir en geste de présentation
(d’offrande), au titres des prémices pour le Seigneur. »
- Les pains d’offrande, symboles de communion entre Dieu et son peuple, sont disposés
au Temple sur une table (2 Ch 13, 11) : « Les prêtres et les lévites font fumer pour le
Seigneur des holocaustes chaque matin et chaque soir ainsi que l’encens parfumé, et ils
disposent le pain sur la table pure… »
- La Pâque : Les « pains sans levain » (pains azymes) à Pâque pour commémorer la
sortie d’Egypte et son départ précipité (Ex 12, 8.11.39).
- 2e bénédiction de la Teffilah : « Tu nourris les vivants par amour, tu ressuscites les
morts par grande miséricorde, tu soutiens ceux qui tombent, tu guéris les malades et
délivres les captifs.
Qui est comme toi, Maître des Puissances ? »
- 9e bénédiction de la Tefillah. « Pain et vin » sont des « produits de la terre », des «
récoltes » et des « bénédictions divines » : « Bénis, Seigneur notre Dieu, cette année ;
bénis toutes espèces de récoltes (blé → pain), et donne ta bénédiction à toute la terre.
Rassasie le monde de Tes faveurs, et donne bénédiction et prospérité à notre travail.
Bénis nos années, pour que ce soient des années heureuses.
« Toutes espèces de récolte… », comme le blé et le pain (symboles bibliques).
« Rassasie le monde de tes faveurs… » le pain comme un don de Dieu qui rassasie
l’homme.
- Bénédictions de repas de Shabbat : sur le pain et sur le vin :
o Sur le pain : « Béni es-tu, Seigneur, notre Dieu, Roi du monde, qui fais sortir le pain
de la terre. »
o Sur le vin : « Béni es-Tu, Seigneur, notre Dieu, Roi du monde, qui crée le fruit de la
vigne. »
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Le « comme » ne dit pas l’égalité mais un pâle reflet, une image imparfaite du pardon
de Dieu.
Siracide 28, 2 : « Pardonne à ton prochain ses torts, alors, à ta prière, tes péchés seront
remis. »
Yom Kippour (Jour du Pardon) : On reconnaît ses péchés devant Dieu et devant le
22
prochain offensé. « Pardonne à ton prochain ses torts, alors à ta prière tes péchés seront
remis »
Enseignement des rabbins : « Si tu pardonnes à ton prochain, l’Unique te pardonnera ;
mais si tu ne pardonnes pas à ton prochain, personne n’aura pitié de toi. »
Prière du Achamnou (= Nous avons péché) :
« Nous avons commis des fautes, des perfidies, des larcins ; nous avons calomnié ; nous
avons perverti notre prochain et l’avons excité au mal ; nous avons été présomptueux et
violents ; nous avons nié la vérité et proféré des injures ; nous avons été rebelles envers
toi, blasphémateurs, sourds à ta volonté ; nous avons été pervers, iniques, oppresseurs et
endurcis ; nous avons agi méchamment ; nous avons égaré notre prochain et exercé des
abominations ; nous avons été dans l’erreur et nous y avons induit les autres.
Prière Al hét (= pour le péché) : Elle énumère une liste de péchés, au terme de laquelle
on dit : Et pour tous ces péchés, ô Dieu, pardonne-nous, accorde-nous ta miséricorde. »
6e berakah de la Amidah : « Pardonne-nous, notre Père, car nous avons péché ; aie
pitié, notre Roi, car nous nous sommes rebellés. Toi, en effet, Tu es un Dieu bon, qui
pardonne. Bénis sois-tu, Seigneur, Toi qui a pitié et qui pardonnes généreusement. »
Toutes ces prières juives nous aident à comprendre l’enseignement de Jésus à Pierre
(Mt 18, 21)
quand il demande combien de fois il doit pardonner : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »
Et ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du Mal.
Sur le « ne nous soumet pas à la tentation » :
- Siracide 15, 11 : « Ne dis pas :’C’est à cause du Seigneur que je me suis écarté’ car ce
qu’il déteste, il ne le fait pas. »
- Epître St Jacques 1, 13 : « Que nul, quand il est tenté, ne dise : ‘Ma tentation vient de
Dieu.’
Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. »
Traduction la plus plus proche du sémitisme : « fais que nous n’entrions pas dans la
tentation. »
Autrefois on disait : « ne nous laissez pas succomber à la tentation. »
Meilleure traduction : « Garde-nous d’entrer dans la tentation. »
(Le nouveau Missel Romain devrait nous proposer une traduction plus juste…)
Sur le « délivre-nous du Mal » :
7e bénédiction de la Tefillah en termes de « défense » de « salut », de « puissance » : « Vois
notre misère et défends notre cause ; sauve-nous bientôt, ô notre Roi, en faveur de ton
nom, car tu es un Dieu puissant, un Rédempteur. Béni sois-tu, Seigneur, Rédempteur
d’Israël. »
Mot essentiel à rapporter à la délivrance : le mot « Rédempteur ». Dieu seul peut nous
délivrer du Mal (rédemption) et nous tirer de toute tentation.
Prière juive du soir (Hashkivénou) : « Ecarte de nous la persécution, la peste, la guerre…
23
et Satan ».
7e bénédiction de la Amidah : « Vois notre misère et défends notre cause ; sauve-nous
bientôt, ô notre Roi, en faveur de ton nom, car tu es un Dieu puissant, un Rédempteur.
Béni sois-tu, Seigneur, Rédempteur d’Israël. »
Talmud (Ber 60b) : « Ne m’abandonne pas au pouvoir du péché, ni au pouvoir de la
faute, ni au pouvoir de la tentation, ni au pouvoir de la honte. »
3e partie du Notre Père : Pour aller jusqu’au bout du Notre Père…
Aucun juif ne peut terminer une prière sur une ou plusieurs demandes et encore moins
sur l’idée du Mal.
Toute prière s’achève nécessairement par une berakah.
Les évangiles ne comportent pas de berakah en conclusion du NP. Mais les premières
communautés chrétiennes vont prendre l’habitude de conclure par une doxologie.
Raisons : la destruction du Temple de Jérusalem (70 ap. èc) et la disparition des sacrifices
au Temple.
Impossible d’acclamer la gloire de Dieu (chekinah) « dans son lieu » unique, le Temple.
D’où la disparition de la doxologie au Temple. Dans les synagogues on conserve une
bénédiction-anamnétique (bénédiction-mémorial).
L’Eglise, elle, va faire l’inverse en adoptant et généralisant la doxologie à la place de la
bénédiction au terme du NP pour signifier au contraire la présence du Seigneur dans
son Eglise et l’attente de sa venue dans la gloire (eschatologie). C’est donc une évolution
liturgique importante de la liturgie chrétienne par rapport à la liturgie juive.
Par exemple, dans le texte de la Didachè –contemporain de la rédaction des évangiles –
la bénédiction (berakah) a disparu pour laisser place à la doxologie après le NP : « car
c’est à toi qu’appartiennent la puissance et la gloire pour les siècles ! »
La doxologie trinitaire revêt 2 formes :
- Une première forme dans laquelle les personnes de la Trinité sont glorifiées à égalité :
« Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. »
- Une deuxième forme qui exprime la médiation de chacune des personnes de la
Trinité : au Père, par le Fils, dans l’Esprit. (cf Justin, Apol. I, 65.3 ; Hippolyte, Tradition
Apostolique 65).
Rappel : Le texte œcuménique du Notre Père s’achève par une doxologie.
Dans la liturgie eucharistique : 2 embolismes (développements) après le Notre Père :
- Le 1er adressé au Père : « Délivre-nous de tout mal, libère-nous du péché, rassure-nous
devant les épreuves… car nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de
Jésus Christ + Doxologie.
- Le 2e adressé au Christ : pour la paix et l’unité de son Eglise + Doxologie : « Toi qui
règnes pour les siècles des siècles. Amen »
La berakah du Shalom : Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous + geste de Paix,
oriente alors vers la communion eucharistique avec la fraction du pain et le chant de
l’Agneau de Dieu.
24
Birkat ha-shalom (Amidah) : « Accorde-nous la paix, le bonheur, la bénédiction, la vie,
l’amour, la compassion pour nous et pour tout Ton peuple Israël. »
Bénis-nous, ô notre Père, tous ensemble, par la lumière de Ta face. Car c’est par la
lumière de Ta face que Tu nous as donné, Eternel notre Dieu, une Torah de vie, la grâce
de l’amour, la charité, la bénédiction, la compassion, la vie, la paix. Et il est bon, à Tes
yeux de bénir ton peuple, Israël, en tout temps, à toute heure, par ta Paix. Loué Sois-Tu,
Eternel, qui bénis Ton peuple, Israël, par la paix. »
Qaddish : « Que la plénitude de la paix nous (vienne) des cieux, ainsi que la vie, pour
nous et pour tout Israël, et dites : Amen ! Que Celui qui établit la paix dans ses hauteurs
l’établisse sur nous et sur tout Israël, et dites : Amen ! »
Birkat ha-mazon (action de grâce après le repas) : « Tu as béni le passé, tu bénis le présent
et tu béniras l’avenir en nous comblant à jamais de faveur, de bonté et de miséricorde
et en nous accordant le bien-être, le salut, la prospérité, la bénédiction, le secours, la
consolation, la nourriture, la subsistance, la miséricorde, la santé, la paix, le complet
bonheur, et en ne nous laissant manquer d’aucun bien. »
CONCLUSION
1. Jésus, dans le Notre Père, « accomplit » la Torah ; il ne l’abolit pas.
2. Jésus est un rabbi dont l’autorité dans son enseignement vient de son Père du ciel.
3. Avec Jésus, nous entrons dans une filiation-relation nouvelle avec Dieu, Notre Père.
4. Jésus nous fait entrer dans sa propre prière de Fils de Dieu.
25
Avertissement
La Bible hébraïque est composée d’un peu moins de 305 000 mots. Ces termes hébreux
tirent leur origine du Codex. Pour que le lecteur non juif puisse lire la Bible, chaque
mot de la bible a été repris dans un catalogue «Strong», noté avec une classification
de 4 chiffres. L’auteur donne pour chaque mot sa ou ses différentes racines trilitères
de l’hébreu, c’est-à-dire des racines primaires, secondaires, tertiaires. Mais il faut
bien réaliser que «Strong» n’est rien de moins qu’un «outil de traduction» qui a ses
faiblesses et qui laisse souvent le chrétien apprenti de l’hébreu sur sa faim et le juif de
naissance sur ses gardes. Le sens profond et caché d’un mot est souvent vu au premier
regard mais pas toujours. Pour mieux rentrer en profondeur dans le sens d’un mot,
il faut parfois s’intéresser à la graphie des consonnes qui le constitue et à son origine
proto-sinaïtique, puis descendre de plusieurs niveaux dans les racines. En effet, on
sait que les lettres de l’alphabet ont un sens. Chaque lettre a un seul sens puisque le
graphisme montre une chose unique dans la nature : le vav c’est un clou, le aleph c’est
une tête de bœuf avec des cornes, etc. Mais on va trouver plusieurs dérivés comme
par exemple pour cette lettre aleph, « force », « puissance », « chef », etc. C’est l’idée
sous-jacente qui est importante et pas uniquement le mot traduit sinon on va arriver
à de l’interprétation parfois même farfelue.
Certains analysent les valeurs numériques des mots et aussi le nombre de leur
occurrences. Mais rien ne surpasse la vraie recherche : la première apparition d’un mot
qui révèle à lui seul aussi d’autres secrets et surtout avant toutes choses, la comparaison
des textes eux-même. On peut prendre comme exemple la lettre « réceptacle », kaph
ַּכּ ףqui représente la main (prête à recevoir la bénédiction), une coupe, une tasse,
une poignée mais «Strong» nous donne comme autres mots dérivés, patte creux,
branche, fronde, travail, commettre, exposer, la plante du pied, l’emboîture. Une
rapide inspection textuelle va immédiatement révéler le nœud du «problème» de
cette «plante du pied» avec le passage de Genèse 8 : 9 « Mais la colombe ne trouva
aucun lieu pour poser la plante (kaph) de son pied,
ף־ַרְגְ ָלָ ּה
ַ ַ« ְלְ ַכlekaph regalah». La colombe ne possède pas des pieds en forme de main,
par contre la courbure pour le serrage de sa patte sur une branche révèle comment
cette lettre kaph symbolise la main de l’homme qui va serrer de toute ses forces le don
reçu de Dieu sans le lâcher.
Selon le lexique biblique1, l’outil de recherche du lexique hébreu suivant permet la
recherche d’un strong hébreu, c’est-à-dire un numéro universel utilisé par tous les
lexiques bibliques, d’un mot hébreu ou d’un mot français de l’ancien testament.
Les textes originaux permettent de retrouver le vrai sens des mots employés. En effet,
dans la Bible hébraïque par exemple, les scribes n’altéraient aucun texte, même lorsqu’ils
supposaient qu’il avait été incorrectement copié. Ils notaient plutôt dans la marge le
texte qu’ils pensaient qu’il aurait fallu écrire.
Les textes originaux permettent de dire que le nouveau testament fut écrit en araméen
1 [Link]
26
puis traduit en grec. La principale raison de cette traduction fut l’importante place de la
langue grecque comme langue universelle de l’époque, un peu comme l’anglais de nos
jours.
Pourquoi le lexique hébreu se sert des strongs hébreux?
Les livres de l’Ancien Testament ont été écrits en Hébreu et araméen puis traduit de
l’Hébreu au français. La traduction des textes bibliques manque souvent de fidélité et de
«relief» par rapport aux textes originaux, ce qui parfois nous donne quelques difficultés
pour bien interpréter la Parole de Dieu.
Aussi, ceux qui ont l’habitude d’étudier la Bible en profondeur savent qu’il est important
de pouvoir avoir accès aux textes bibliques originaux pour mieux comprendre et
interpréter un passage biblique. Cependant, apprendre l’hébreu représente un lourd
investissement, qui de plus n’est pas donné à tout le monde, il faut le souligner. C’est
pour cela qu’un théologien du 19ème siècle nommé James Strong, nous a facilités la
tâche, en remarquant tout simplement que les mots de l’AT et du NT sont immuables et
qu’il suffisait de les classer par ordre alphabétique dans chaque langue originale et d’y
associer à côté un numéro dans l’ordre croissant : Ceci a donné tout simplement les mots
codés Strongs Hébreux pour l’Ancien et Strongs Grecs pour le Nouveau Testament. Lui
et une centaine de ses collaborateurs après un travail fastidieux, ont sorti un ouvrage
de référence à la fin du 19ième siècle (The Strong’s Exhaustive Concordance of the Bible)
avec un numéro Strong à côté de chaque mot qui correspond à mot que l’on trouve dans
le texte original. Ceci évite quand on a un tel ouvrage de devoir connaître l’hébreu ou
le grec.
27
Bibliographie
Bible Bible Logos 6 FaithLite : [Link] -The Lexham Hebrew Bible (Bellingham, WA: Lex-
hébraïque ham Press, 2012) - James Strong, Lexique Strong hébreu-français de l’Ancien Testament (Lyon:
«Tanakh » Éditions CLÉ, 2005).
Traduction du rabbinat : [Link]
Traduction du rabbinat): [Link]
Le «Tanakh» (en hébreu )תנ״ך, est l’acronyme de l’hébreu « כתובים- נביאים- ּתֹורה
ָ », en français : «
Torah - Nevi’im - Ketouvim », formé à partir de l’initiale du titre des trois parties constitutives de
la Bible hébraïque :
T ת: la Torah ּתֹורה
ָ (la Loi ou Pentateuque) ;
N נ: les Nevi’im ( נביאיםles Prophètes) ;
K ך: les Ketouvim ( כתוביםles Autres Écrits ou Hagiographes).
On écrit aussi Tanak (sans h à la fin). Le Tanakh est aussi appelé Miqra מקרא,
Terminologie : Tanakh, Ancien Testament et Bible hébraïque.
Bible Plusieurs versions dont la principale LSG
protestante
Bible (en anglais) [Link]
interlinéaire Ancien Testament Interlinéaire hébreu-français (Alliance Biblique universelle) textes TOB et
BFC
Concordance [Link],
biblique [Link]
Cours Elements grammaticaux et conjugaison : cours d’hébreu Beth Yeshoua Anya Ghennassia Nopari
d’hébreu adapté par [Link]
Sources écrites - Dictionnaire Hébreu-Français (Marchand Ennery) Librairie Colbo Paris
- Série «Qol HaTorah» La Voix de La Thora (Elie Munk)
- L’hébreu au présent (Manuel d’hébreu contemporain) Jacqueline Carnaud - Rachel Shalita -
Dana Taube
- Cours d’hébreu biblique (Dany Pegon) Editions Excelsis - Editions de l’Institut Biblique
- Cours d’hébreu Biblique (Eliette Randrianaivo)
- Grammaire élémentaire de l’hébreu biblique (Arian Verheij) aux Editions Labor et Fides
- Dictionnaire des racines hébraïques (Abbaye N-D de St-Remy - Rochefort)
- Shorashon (4000 racines hébraïques)
- Le Tabernacle et l’Arche de l’Alliance (Abraham Park) aux Editions CLC France
Sources - [Link]
Internet - Wikipedia - Toutes recherches variées
- Dictionnaire de la langue sainte - Louis De Wolzogue
28
Editions «La Voix de l’Israël Messianique»
Fondateur : Paul Ghennassia
[Link]
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29
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plus grand soin à la propagation de la Bible.
« Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce
qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. (1Corinthiens 13:9-10)
L’association ne peut toutefois garantir l’exactitude de l’information qui s’y trouve.
Le lecteur est conscient que les études bibliques proposées par ses auteur(e)s sont
majoritairement d’ordre :
- prophétique sur la présence du Fils de Dieu dans la Bible entière et
- eschatologique sur l’analyse biblique de la fin des temps.
La compréhension de l’analyse des textes proposés fait donc intervenir
nécessairement la Foi du lecteur.
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Le Père Céleste
Toute reproduction complète ou partielle est permise moyennant l’information de la
référence à l’auteur
1ère édition : 17 novembre 2023
Auteur : [Link]@[Link]
L’auteur expose son propre point de vue, sous sa propre responsabilité sachant que
toute révélation prophétique tirée de la Bible n’est diffusée que par un canal humain.
Toute étude, idée ou pensée ne vient que de l’auteur seul. L’analyse des textes bibliques
est basée sur les différents documents décrits dans «Bibliographie» (p107).
Disponibles sur [Link] et dans certains cas sur Alapage, Amazon France, FNAC,
Proxis.
«35 Pensées messianiques», «Le Potier Divin», «Analyse et commentaires
messianiques du Psaume 133», «En dehors de l’espace et du temps» (témoignage),
«Tehilim 3», «Tehilim 20», «Tehilim 1 et 2», «Le Psaume 22 dans une perspective
messianique», «Analyse exégétique du Psaume 22», «Les Noms et attributs de Dieu»,
«Avinou, Notre Père»
Études en PDF :
«le Boulanger Divin», «l’Avocat Divin», «Le charpentier divin», «Le Divin Juge», «Le
Médecin Divin» (en 8 parties), «Le Divin Parfumeur», «Le Divin Rocher», «Créés
à l’image de Dieu», «Diaspora de Joseph en Egypte», «A l’ombre de la croix», «La
Porte», «Le Trône», «L’eau de la Vie», «L’origine biblique du monde et du péché»,
Analyse hébraïque de plusieurs Psaumes
Traité :
Plan Zbawienia (en polonais «le plan du salut»)
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Table des matières
Le Père Céleste 3
Dieu a un cœur 4
Avinou, Notre Père 5
LE CONTENU ET LES SOURCES DU NOTRE PÈRE 6
Par qui, la prière du «Notre Père» est-elle adressée ? 6
Le Père dans le Tanakh 8
Paternité de Dieu 9
Le Père de Yeshoua, «Avinou» 9
Le Fils quant à lui, est venu révéler aux hommes le Père, son Père 10
Le Fils est le Père 10
Le père 10
Abraham père d’une multitude de nations 13
Yeshoua et les pharisiens 13
Comment peut-on avoir pour père le diable? 16
La Foi en Yeshoua ne suffit pas : «Si vous ne vous repentez, vous périrez» 16
Comment pouvons-nos être les fils de notre Père Céleste ? 17
Conclusion 17
ANNEXE : 18
Le Notre Père dans la tradition Juive 18
Avertissement 26
Bibliographie 28
Editions «La Voix de l’Israël Messianique» 29
Le Père Céleste 31
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