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Éléments essentiels
de la vie chrétienne
Par Raymond K. Campbell
Enseignant biblique et auteur chrétien.
« La force de ce livre réside dans son équilibre entre enseignement doctrinal
et application pratique. Que ce soit pour un nouveau converti ou un chrétien
désireux de revenir à l’essentiel, cet ouvrage rappelle l’importance de revenir
aux fondations bibliques de la vie chrétienne ! »
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Bibliothèque Chrétienne en ligne
Chères amies, chers amis,
Afin que tous ces messages soient reçus de manière appropriée et
portent les meilleurs fruits, nous vous encourageons à les lire et les relire,
dans un esprit de prière. Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées
(Ésaïe 55 v. 8). Il vous sera donc très profitable de prier-lire tous les
versets cités au cours de chaque article et de prier tout en progressant
dans votre lecture ; insistez auprès du Seigneur pour qu'il vous révèle ce
dont vous avez besoin spirituellement.
Nous devons comprendre que le Seigneur Jésus veut nous expliquer sa
Parole dans tous les détails, mais à condition que nous soyons vraiment
ses disciples, avec un cœur de disciple. Pour connaître les mystères du
royaume de Dieu, les disciples ont simplement interrogé Jésus. Il en est
de même pour nous. Disons-lui : « Seigneur, je ne veux pas me limiter à
une compréhension intellectuelle de la croix et de la marche victorieuse.
Je veux vraiment que le Saint-Esprit fasse son œuvre dans mon cœur,
pour que je puisse entrer par la foi dans toutes tes révélations ! »
Bonne lecture - Bible et Foi
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© Nous espérons que beaucoup bénéficieront de ces richesses
spirituelles. Nous vous invitons donc à télécharger ces documents et à les
partager largement, gratuitement, et dans leur intégralité. Pour toute
reproduction sur votre site/blog, un lien vers [Link] serait bien
apprécié.
Merci beaucoup.
➢ Photo couverture : Pixabay.
➢ Version révisée et améliorée – Bible et Foi.
➢ Collection Bible et Foi – « Les Anciens Sentiers ».
➢ Titre original – « Essential elements of the Christian life ».
➢ Nouvelle édition numérique – Association Bible et Foi – (2021).
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TABLE DES MATIÈRES
Préface : Bible et Foi…………………………………………………………..6
Chapitre 1 : Qu’est-ce qu’un Chrétien ?…………………………………….8
Chapitre 2 : Comment devenir Chrétien ?…………………………………12
Chapitre 3 : Développer la nouvelle nature……………………………….14
Chapitre 4 : La victoire sur la vieille nature………………………………..20
Chapitre 5 : La séparation d’avec le monde………………………………28
Chapitre 6 : L’adoration en Esprit et en vérité…………………………….35
Chapitre 7 : Porter du fruit…………………………………………………..39
Chapitre 8 : Servir le Seigneur……………………………………………..46
Chapitre 9 : Attendant la bienheureuse espérance………………………51
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PRÉFACE
La vie chrétienne est une marche, un voyage qui commence avec la foi
en Jésus-Christ, et qui se poursuit par une croissance spirituelle continue,
allant de découverte en découverte spirituelle.
À travers ces pages, Raymond K. Campbell nous guide avec sagesse et
clarté sur les principes fondamentaux qui soutiennent et nourrissent cette
vie nouvelle. Cet ouvrage ne se veut pas une étude théologique complexe,
mais plutôt un guide pratique et accessible pour tous ceux qui désirent
affermir leur relation avec Dieu.
L’auteur, enseignant biblique respecté, a consacré sa vie à éclairer les
croyants sur l’importance de la prière, de l’étude des Écritures et de la
dépendance au Seigneur. Il rappelle avec simplicité que la vie chrétienne
ne se résume pas à un ensemble de doctrines, mais à une communion
vivante avec Christ.
Dans un monde où les distractions et les préoccupations
quotidiennes éloignent souvent le chrétien de l’essentiel, ce livre se
veut un rappel bienveillant des fondements à ne jamais négliger.
Ce livre aborde des thèmes essentiels tels que la nécessité d’une lecture
régulière de la Parole, l’obéissance à Dieu, l’importance de la prière et de
la vie en Église. Loin d’être un recueil de règles rigides, il offre une
approche équilibrée et profondément biblique, encourageant chaque
croyant à grandir spirituellement avec amour et persévérance.
L’ouvrage s’adresse aussi bien aux nouveaux convertis qu’aux croyants
plus expérimentés cherchant à renouveler leur engagement. Chaque
chapitre est une invitation à examiner notre marche avec Dieu, à nous
interroger sur notre croissance spirituelle et à rechercher une communion
plus intime avec notre Seigneur.
En lisant ces lignes, le lecteur découvrira un trésor de conseils et
d’exhortations inspirés des Écritures. Raymond K. Campbell, avec son
style clair et direct, nous pousse à ne pas rester stagnants dans notre foi,
mais à avancer avec confiance et détermination.
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Chaque page est une source de méditation et de motivation pour ceux
qui souhaitent faire de leur relation avec Dieu une priorité absolue.
Que cet ouvrage soit une bénédiction pour tous ceux qui le liront, et qu’il
contribue à fortifier leur foi et leur engagement envers le Seigneur.
Puisse ce petit livre nous inspirer à rechercher avec passion une vie
chrétienne épanouie, fondée sur l’amour, la vérité et la fidélité à la Parole
de Dieu.
Bible et Foi
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Chapitre un
Qu’est-ce qu’un Chrétien ?
Quelqu’un qui appartient à Christ.
Le mot « chrétien » se trouve pour la première fois en Actes 11 v. 26 :
« Et ce fut à Antioche premièrement que les disciples furent nommés
chrétiens ».
Ce nom fut donné par le monde à ceux qui reconnaissaient Jésus-Christ
comme Sauveur et Seigneur, et qui le suivaient. Ils étaient identifiés à
Christ crucifié et rejeté. Un chrétien est un « homme de Christ », quelqu’un
qui appartient à Christ.
Ainsi 1 Corinthiens 15 v. 23 parle de « ceux qui appartiennent à Christ,
lors de son avènement », et en Jean 13 v. 1, l’évangéliste parle des
croyants comme « les siens », ceux que le Seigneur aima jusqu’à la fin.
Quel privilège merveilleux d’appartenir à celui qui est le Fils absolument
glorieux, parfait et éternel, le Fils de Dieu et le Fils de l’homme, Jésus-
Christ !
Décomposant le mot chrétien en anglais « christian », nous obtenons «
Christ est tout maintenant » (Christian = Christ I A N = Christ Is All Now).
Celui qui accepte Christ comme son tout et en tout, voilà un chrétien dans
le vrai sens du mot.
Quelqu’un qui est né de nouveau.
Un chrétien est quelqu’un qui est né de nouveau par l’Esprit-Saint, car
Jean 3 v. 3 à 5 déclare : « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le
dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ?
Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?
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Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît
d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».
C’est une naissance spirituelle par laquelle on nait dans la famille de
Dieu, par l’opération du Saint-Esprit : « vous avez été régénérés, non par
une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la
parole vivante et permanente de Dieu » (1 Pierre 1 v. 23).
Celui qui est ainsi né de Dieu a reçu une nouvelle nature qui aime Dieu
et hait le péché. C’est « l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une
justice et une sainteté que produit la vérité » (Éphésiens 4 v. 24). Il a été
ainsi rendu participant de la nature divine (2 Pierre 1 v. 4). Un chrétien,
alors, est quelqu’un qui est né de nouveau et possède une nouvelle
nature divine qui ne peut pas pécher.
« Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la
semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu'il est né
de Dieu » (1 Jean 3 v. 9).
Une personne convertie.
Le Seigneur dit : « Si vous ne vous convertissez et ne devenez comme
les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux »
(Matthieu 18 v. 3). « Se convertir » signifie « changer d’orientation », et
celui qui est né de nouveau par l’Esprit de Dieu, connaît un changement
moral, la conversion.
Une telle personne établit profondément la vérité de 2 Corinthiens 5
v. 17 : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses
anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles ».
Un enfant de Dieu.
Un chrétien est quelqu’un devenu un enfant de Dieu par la nouvelle
naissance et par la foi en Christ : « Vous êtes tous fils de Dieu par la foi
dans le christ Jésus » (Galates 3 v. 26).
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Il connaît donc Dieu comme son Père, aussi l’apôtre Jean écrit : « Je
vous écris, petits-enfants, parce que vous connaissez le Père » (1 Jean 2
v. 13). Quel merveilleux privilège en effet !
Quelqu’un habité et dirigé par le Saint-Esprit.
En plus d’être né de nouveau et de posséder une nouvelle nature, un
chrétien est habité par l’Esprit-Saint de Dieu, le consolateur et le docteur
divin qui nous enseigne : « L’Esprit de vérité… Il demeure avec vous, et il
sera en vous » (Jean 14 v. 17).
« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui
est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez
point à vous-mêmes ? » (1 Corinthiens 6 v. 19).
« Car tous ceux qui sont conduits par [l’] Esprit de Dieu, ceux-là sont fils
de Dieu » (Romains 8 v. 14).
« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos
cœurs, criant : Abba, Père » (Galates 4 v. 6). Cet Esprit qui demeure en
lui donne au croyant les affections d’un enfant et la conscience d’être un
enfant de Dieu, rendant témoignage avec notre esprit que nous sommes
enfants de Dieu (Romains 8 v. 16).
Quelqu’un assuré d’avoir ses péchés pardonnés et d’avoir la vie
éternelle.
Le croyant né de nouveau en Christ, est assuré de la rémission (ou :
pardon) des péchés et de la vie éternelle : « Je vous écris, enfants, parce
que vos péchés vous sont pardonnés par son nom ». « Tous les prophètes
lui rendent témoignage, que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit la
rémission des péchés » (1 Jean 2 v. 12 ; Actes 10 v. 43).
La Parole de Dieu, et l’Esprit de Dieu en lui, assurent pleinement le
croyant « que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils
de Dieu » (1 Jean 5 v. 10 et 13). Ainsi, un chrétien est quelqu’un qui a
l’assurance bénie des péchés pardonnés et qui a la vie éternelle.
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On peut être un croyant en Christ et manquer de cette assurance, et avoir
besoin d’aide à cet égard, mais une telle assurance est la vraie possession
d’un chrétien.
Telles sont, cher lecteur, quelques-unes des caractéristiques essentielles
d’un chrétien. Sont-elles vraies de vous ?
Le cas échéant, peut-être avez-vous besoin d’aide quant à la façon de
devenir un vrai chrétien, et nous continuons donc sur ce sujet.
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Chapitre deux
Comment devenir chrétien ?
La repentance envers Dieu.
La repentance est nécessaire pour devenir chrétien. Le Seigneur a dit :
« Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1 v. 15), et « que
la repentance et la rémission des péchés soient prêchées en son nom à
toutes les nations » (Luc 24 v. 47).
L’apôtre Pierre prêcha : « Repentez-vous donc et vous convertissez,
pour que vos péchés soient effacés », et l’apôtre Paul témoigna aux Juifs
et aux Grecs, insistant sur « la repentance envers Dieu et la foi en notre
Seigneur Jésus-Christ », leur disant « de se repentir et de se tourner vers
Dieu, en faisant des œuvres convenables à la repentance » (Actes 3
v. 19 ; 20 v. 21 ; 26 v. 20).
La repentance est un changement d’esprit par la grâce de Dieu, un
revirement complet de l’attitude intérieure à l’égard de soi, à l’égard du
péché, à l’égard de Dieu, à l’égard de Christ et à l’égard de l’Évangile.
C’est abandonner son propre esprit et sa propre opinion et accepter les
pensées de Dieu telles que révélées dans l’Évangile. On peut penser être
un chrétien parce qu’on vit une bonne vie, qu’on appartient à une église,
qu’on a été baptisé et que l’on fait des œuvres religieuses.
Pourtant, aucune de ces choses, ni d’autres de ce genre, ne fera jamais
de quelqu’un un chrétien né de nouveau ; il doit donc y avoir un
changement des pensées à l’égard de tout cela. Il faut venir à Dieu comme
un pécheur repentant par l’œuvre de l’Esprit, et croire en Christ comme
son Sauveur pour devenir un chrétien.
Recevoir Christ comme son Sauveur personnel.
« Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a
donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1 v. 12).
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Pour devenir un chrétien, on doit recevoir Christ par la foi dans son
propre cœur, Christ comme l’Envoyé de Dieu, comme son propre Sauveur,
son Sauveur personnel. Comme Zachée autrefois, on doit « descendre »
et recevoir Christ avec joie (Luc 19 v. 6).
Confesser de sa bouche, croire et obéir avec son cœur.
« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton
cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c'est en
croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la
bouche qu'on parvient au salut » (Romains 10 v. 9 et 10).
Confesser Jésus comme votre Seigneur et croire de tout votre cœur qu’il
« a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification »
(Romains 4 v. 25). Si vous faites cela, la Parole de Dieu vous assure que
vous êtes sauvé.
Obéissez de tout votre cœur à l’Évangile du salut en Christ, et vous serez
affranchi du péché, et vous deviendrez un véritable un enfant de Dieu
(Romains 6 v. 17 et 18).
Sauvé par la grâce, et non par les œuvres.
« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et
cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les
œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2 v. 8 et 9).
« … il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous
aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la
régénération et le renouvellement du Saint-Esprit » (Tite 3 v. 5). Acceptez
le don de Dieu du salut gratuit par la foi en Christ et vous deviendrez un
vrai chrétien.
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Chapitre trois
Développer la nouvelle nature.
Dans le chapitre précédent, nous avons observé que le chrétien est
quelqu’un né de nouveau et qui a reçu de Dieu une nature nouvelle, divine
et sainte.
C’est « le nouvel homme » dont il est parlé en Colossiens 3 v. 10 et que
le chrétien a revêtu. Cette nouvelle nature doit être nourrie et développée
si le chrétien veut grandir et devenir fort. L’apôtre Pierre nous exhorte à
cette croissance et à ce développement.
Il nous dit que nous devrions « désirez, comme des enfants nouveau-
nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut ».
Il dit encore : « Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de
notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (1 Pierre 2 v. 2 ; 2 Pierre
3 v. 18).
La nourriture.
Observez que c’est « le pur lait intellectuel de la parole » qui est la
nourriture complète qui fera croître le petit enfant en Christ que vous êtes.
La Parole de Dieu est la seule nourriture pour la nouvelle nature.
Le Seigneur Jésus est le sujet de cette Parole, et lui est le pain de vie
pour le nouvel homme : « Et Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim… Je suis le pain vivant qui est
descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement »
(Jean 6 v. 35 et 51).
Le chrétien doit donc tous les jours, se nourrir de Christ dans les
Écritures, sinon il ne deviendra pas fort et ne se développera pas. Le
Seigneur a dit : « Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis
par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi » (Jean 6 v. 57).
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Jésus vivait dans la dépendance quotidienne du Père, et pareillement,
nous devons tous les jours « manger » de Christ dans une vraie
dépendance à sa parole révélée pour développer la vie divine en nous. La
nouvelle nature ne peut être nourrie et soutenue qu’en s’alimentant
quotidiennement d’un Christ vivant, par le biais des Écritures.
La nouvelle nature, instinctivement, désire avidement la Parole de Dieu
comme nourriture, et rien d’autre au monde entier ne nourrira et ne
fortifiera la nouvelle nature en dehors de la Parole de Dieu. Tout le reste
est de la nourriture pour l’homme naturel, et nourrit notre vieille
nature pécheresse.
Comme les enfants d’Israël en Exode 16, nous avons besoin de recueillir
et de manger la manne fraîche chaque jour pour être des chrétiens sains
et forts. Dieu dit à Israël qu’il les nourrissait de la manne chaque jour : « il
t'a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n'avaient pas
connue tes pères, afin de t'apprendre que l'homme ne vit pas de pain
seulement, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche de
l'Éternel » (Deutéronome 8 v. 3).
Nous avons besoin d’apprendre cette leçon que, comme chrétiens, nous
ne pouvons pas vivre seulement de nourriture matérielle et humaine ; nous
devons avoir de la bonne nourriture spirituelle pour nos âmes, et vivre des
Paroles venues de Dieu que l’on trouve dans la Sainte Bible. Lisons donc
nos Bibles chaque jour, méditons ce que nous lisons et digérons-le par le
Saint-Esprit.
Respirer l’air de la prière.
Un nouveau-né a aussi besoin d’air pour soutenir sa vie, et pareillement,
le nouveau-né en Christ a besoin de respirer l’air de la prière pour soutenir
sa vie spirituelle. La prière est le souffle de la vie spirituelle et indique la
présence de la vie divine.
La prière est l’expression de la dépendance de Dieu, et s’appuyer sur
Dieu dans la dépendance est un instinct inné et naturel de la nature divine
du chrétien.
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La prière, donc, est l’épanchement naturel et l’expression de notre
nouvelle nature, et elle est nécessaire pour sa croissance et son
développement.
Elle nous introduit dans la présence de Dieu, et favorise la communion
avec lui. Sans communion avec Dieu, la vie spirituelle ne peut être ni
soutenue ni renouvelée : « Ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront
leur force » (Ésaïe 40 v. 31).
Quand nous lisons la Bible, Dieu nous parle, et quand nous prions, c’est
nous qui parlons à Dieu. Les deux sont nécessaires pour la communion,
la croissance et le développement de la nouvelle nature.
Le psalmiste dit : « Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, et il
entendra ma voix » (Psaume 55 v. 17). Daniel, « trois fois le jour il se
mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu » (Daniel 6 v. 10).
Nous devrions en faire autant si nous désirons être des chrétiens en
bonne santé ; ne commencez pas votre journée sans lire votre Bible et
sans prier Dieu. Si vous négligez de le faire, vous serez vite un chrétien
vaincu et affamé.
Outre des temps réguliers de prière chaque jour, le croyant est exhorté à
« persévérer dans la prière » et à « prier sans cesse » (Romains 12 v. 12 ;
1 Thessaloniciens 5 v. 17). L’attitude de dépendance de la prière
devrait toujours caractériser l’enfant de Dieu.
Marcher par l’Esprit.
Nous avons observé dans notre entretien précédent, que le Saint-Esprit
de Dieu habite dans le chrétien ; il est la puissance de la vie chrétienne,
et il fortifie la nouvelle nature : « afin qu'il vous donne, selon la richesse de
sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme
intérieur » (Éphésiens 3 v. 16).
Cette Personne divine, qui habite dans le croyant, voudrait toujours
mettre en action les désirs et instincts de la nouvelle nature. Il veut nous
guider et diriger toutes nos affaires, si nous le laissons prendre le contrôle
de nos vies et si nous suivons sa direction.
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C’est pourquoi nous sommes exhortés à « marcher par l’Esprit » et à être
« conduits par l’Esprit » (Galates 5 v. 16 et 18). Cela signifie la soumission
de cœur et l’obéissance aux impulsions de l’Esprit-Saint en nous et à la
Parole de Dieu. C’est un point essentiel et vital de la vie chrétienne. Faire
autrement signifie la défaite et l’échec dans le chemin du chrétien.
Le Saint-Esprit voudrait toujours encourager le croyant dans les désirs et
les activités de la nouvelle nature. C’est son œuvre spéciale de nous
guider dans toute la vérité, et de prendre les choses de Christ, le Pain
vivant et la Parole vivante, et de nous les annoncer (Jean 16 v. 13 à 15).
Il voudrait aussi nous conduire dans la prière : « Faites en tout temps par
l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications » ; « priant par le Saint-
Esprit » (Éphésiens 6 v. 18).
Ainsi, nous devons marcher par l’Esprit, si nous voulons que notre
nouvelle nature soit nourrie et développée. Si un croyant désobéit à
l’Esprit-Saint et à la Parole de Dieu, le Saint-Esprit, qui habite en lui, est
attristé et éteint, et il n’est pas libre de promouvoir les désirs de la nouvelle
nature (Éphésiens 4 v. 30 ; 1 Thessaloniciens 5 v. 19).
Il peut seulement convaincre un tel homme de péché, et le conduire au
jugement de soi-même et à la confession des péchés. Marcher dans la
puissance de l’Esprit non contristé, voilà ce qui est essentiel pour la vie
chrétienne.
La communion avec les chrétiens.
« Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la
lumière, nous avons communion les uns avec les autres » (1 Jean 1 v. 7).
La communion avec les autres chrétiens et leur compagnie sont
également vitales et essentielles pour nourrir et développer la vie divine.
La nouvelle nature désire la communion avec Dieu et avec les autres
croyants, et la compagnie de ceux-ci. L’association avec nos frères
chrétiens encourage la nouvelle nature et fortifie les désirs divins : « Deux
valent mieux qu’un… Car, s’ils tombent, l’un relèvera son compagnon »
(Ecclésiaste 4 v. 9 et 10). Si l’un est faible dans la foi, et susceptible de
tomber, la compagnie de chrétiens plus forts le relèvera et le fortifiera.
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« Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami »
(Proverbes 27 v. 17). C’est particulièrement vrai dans la compagnie des
chrétiens.
Il nous est dit dans Hébreux 10 v. 24 et 25 : « Veillons les uns sur les
autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres.
N'abandonnons pas notre assemblée… ».
En s’associant à d’autres chrétiens, il y a une émulation mutuelle à
l’amour et aux bonnes œuvres ; et en participant aux réunions
chrétiennes, nos âmes sont nourries ensemble et édifiées dans la foi.
Quand deux ou trois se rassemblent au nom du Seigneur Jésus-Christ,
il est là au milieu d’eux (Matthieu 18 v. 20), et des bénédictions spéciales
sont ainsi obtenues, qui fortifient et développent la nouvelle nature. Par
conséquent, la communion dans la lumière avec les autres chrétiens est
vitale pour la vie chrétienne.
Exercer la nouvelle nature.
Dans la vie physique comme dans la vie spirituelle, l’exercice et l’activité
sont nécessaires pour la croissance et le développement. Par l’exercice
et l’usage de nos membres physiques, nous grandissons, nous nous
développons et nous devenons forts. De même dans les choses
spirituelles, tandis que nous nous exerçons dans les désirs et les activités
de la nouvelle nature, nous grandissons, nous nous développons et
devenons forts dans le Seigneur.
Il a été dit au jeune Timothée : « Rejette les fables profanes et de vieilles
femmes (qui ne nourrissent que la vieille nature pécheresse), et exerce-
toi toi-même à la piété » (1 Timothée 4 v. 7). Le chrétien a besoin de
s’engager dans des exercices spirituels journaliers pour être en bonne
santé quant à son âme. Il doit exercer ses membres à la piété. Les yeux,
les oreilles, les pensées, la langue, le cœur, les mains et les pieds doivent
être dirigés dans le chemin de la piété, et y être exercés journellement.
Chaque jour le chrétien devrait avoir des exercices pratiques de voir,
entendre, penser, parler, sentir et travailler pour le Seigneur.
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Plus on le fait, plus ces activités deviendront naturelles, et plus on sera
fort dans ces exercices spirituels de la nouvelle nature.
Nos yeux et nos oreilles doivent être à l’affût de quelques services à faire
pour le Seigneur et pour les âmes précieuses, à l’affût de quelques
occasions de témoigner pour lui.
Le cœur a besoin d’être entrainé à la compassion pour les âmes perdues
et pour celles qui appartiennent au Seigneur, et dans le dévouement au
service de Dieu et des hommes.
L’esprit et la langue ont besoin d’être exercés à parler pour le Seigneur,
et les mains et les pieds entrainés aux activités de l’amour pour Christ.
Ainsi, la nouvelle nature se développera par des exercices spirituels.
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Chapitre quatre
La victoire sur la vieille nature.
La découverte d’une nature pécheresse.
Dans la jouissance heureuse de la nouvelle nature avec ses désirs
envers Dieu, le jeune chrétien est bientôt troublé par la découverte du mal
encore présent dans son cœur. En dépit de l’amour pour le Seigneur et
des désirs de lui plaire, le jeune converti constate que des mauvais désirs
sont également dans son cœur et dans ses pensées.
C’est une découverte décevante, mais vraie, que chaque chrétien
doit faire, parce que la mauvaise nature avec laquelle nous sommes nés
dans le monde persiste encore dans le chrétien après être né de nouveau
par l’Esprit de Dieu.
L’expérience de Romains 7.
Romains 7 dessine l’expérience de ce qu’est la chair dans l’homme
renouvelé sous la loi : « Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux
faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu,
selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi,
qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi
du péché, qui est dans mes membres » (Romains 7 v. 21 à 23).
La personne convertie découvre ainsi qu’elle a deux natures, la nouvelle
nature de l’homme intérieur et la mauvaise nature du péché. L’une est
humaine et polluée, l’autre vient de Dieu et est sainte et sans péché.
On apprend aussi que quand on fait ce que le nouvel homme hait, « et
maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en
moi » (Romains 7 v. 17).
La nature pécheresse qui demeure encore dans le croyant est la source
de toutes les mauvaises pensées, mauvais sentiments, mauvaises
passions et actions, tout ce que la nouvelle nature déteste.
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En outre, le croyant fait l’expérience que, depuis qu’il a été sauvé, sa
mauvaise nature n’est pas meilleure qu’elle n’était avant sa conversion, et
qu’elle ne peut pas être améliorée ni changée : « car l'affection de la chair
est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et
qu'elle ne le peut même pas » (Romains 8 v. 7).
Nous devons apprendre la leçon de Romains 7 v. 18 : « Ce qui est bon,
je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté,
mais non le pouvoir de faire le bien ». C’est une leçon difficile à apprendre,
mais elle doit être apprise si l’on veut avoir la paix à propos de la vieille
nature et avoir la victoire sur elle.
Crucifié avec Christ.
En Romains 6 v. 6, nous lisons cette parole : « sachant que notre vieil
homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour
que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est
libre du péché ».
Voici quelque chose de vital que Dieu voudrait que nous sachions, à
savoir que « notre vieil homme a été crucifié » avec Christ. Le terme « le
vieil homme » ne figure que trois fois dans l’Écriture, et il exprime ce que
le croyant était dans son état passé comme pécheur responsable : « du
vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses » (Éphésiens
4 v. 22).
Cet état a été traité et jugé dans la mort de Christ sur la croix. Christ a si
pleinement accompli la délivrance pour le croyant que celui-ci peut
s’identifier par la foi avec lui sur la croix, et voir dans sa mort, sa propre
mort comme pécheur responsable devant Dieu.
Ainsi, nous pouvons aussi dire avec l’apôtre Paul : « Je suis crucifié avec
Christ » (Galates 2 v. 20). Par la foi, nous pouvons regarder en arrière à
la croix et dire : « Notre vieil homme a été crucifié avec Christ ! »
Cela donne le repos du cœur et un véritable sentiment de puissance
contre le péché : « vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres,
et ayant revêtu l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la
connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé » (Colossiens 3
v. 9 et 10).
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C’est un fait accompli pour le chrétien, et tandis que nous le réalisons
par la foi, le résultat pratique en sera « sachant que notre vieil homme a
été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous
ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6 v. 6).
Le pouvoir de vaincre le péché qui habite en nous est par la foi en ces
vérités de la mort du vieil homme et de l’existence du nouvel homme
devant Dieu. Parce que Dieu dit : « vous êtes morts, et votre vie est cachée
avec Christ en Dieu » (Colossiens 3 v. 3), le croyant mortifie, c’est-à-dire
met à mort pratiquement, tout ce qui est incompatible avec la mort de
Christ.
« Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force,
Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché,
son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché » (Romains 8
v. 3).
Dans la personne de Christ, notre substitut sur la croix, Dieu a condamné
le péché dans notre chair, notre nature pécheresse, et l’a jugé là une fois
pour toutes. Il est non seulement mort pour nos péchés, mais aussi pour
cette racine du principe du mal en nous, le péché dans la chair, et « il a
aboli le péché par son sacrifice » (Hébreux 9 v. 26).
La condamnation du péché dans la chair, par le juste jugement de Dieu,
c’est s’en débarrasser devant Dieu par le sacrifice de Christ. Cet acte est
efficace pour tous ceux qui croient en Jésus qui l’a accompli.
Ainsi, nous n’avons pas à essayer d’améliorer, éradiquer ou « détruire »
la vieille nature de péché en nous, comme certains voudraient l’enseigner.
Nous devons accepter la condamnation par Dieu et le jugement du péché
dans la chair dans la croix de Christ, et nous réjouir de ce qu’il a aussi été
mis hors de sa vue. Il ne pardonne pas le péché dans la chair, bien qu’il
pardonne nos péchés, mais il l’a jugé et condamné.
Une nouvelle position.
Dans la croix de Christ, notre ancienne position devant Dieu comme
enfants de la race perdue d’Adam a pris fin. Là, nous sommes morts sous
le jugement de Dieu exécuté sur Christ, notre substitut.
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Comme croyants dans le Sauveur qui est mort pour nous, nous sommes
maintenant associés à Christ ressuscité et glorifié, et nous avons une
nouvelle position devant Dieu en lui. Dieu ne nous voit plus comme nous
tenant devant lui dans notre nature pécheresse.
Il ne nous voit plus en relation avec la vie condamnée du premier Adam,
mais dans la vie de résurrection de Christ, le dernier Adam. Il ne regarde
pas à notre nature pécheresse, dont le jeune converti est quelquefois
occupé et qui le met tellement en détresse. Dieu voit le croyant « en
Christ » ; « agréable dans le Bien-aimé » ayant « tout pleinement en lui »
(Éphésiens 1 v. 6 ; Colossiens 2 v. 10).
« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans
le christ Jésus » (Romains 8 v. 1). C’est la nouvelle position du chrétien
devant Dieu, et le fait de la réaliser est un grand réconfort pour celui qui
est troublé par la découverte de sa nature pécheresse et est troublé par
le fait de s’en occuper.
Savoir que Dieu en a fini avec notre vieil homme, et ne nous voit plus
comme tels, aide le croyant à, lui aussi, en avoir fini avec la vieille nature,
et à ne plus en être encore occupé.
Se tenir pour mort au péché.
Sachant que Dieu considère notre vieil homme comme mort avec Christ,
il nous est dit : « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au
péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Romains 6 v. 11).
Nous avons à nous tenir comme Dieu le fait, nous appropriant le fait
que nous sommes morts avec Christ et ressuscités avec lui, et donc
morts au péché.
Bien que notre vieille nature soit encore très vivante en nous, nous
devrions refuser de l’écouter ou de lui obéir quand elle fait entendre sa
voix, nous disant de penser ou de faire des choses qui déplairaient à Dieu.
Nous devons la traiter comme une personne morte qui n’a pas le droit de
vivre ou d’être écoutée. Voilà comment nous tenir pratiquement comme
morts au péché et vivants à Dieu.
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« Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et
n'obéissez pas à ses convoitises » (Romains 6 v. 12). Bien que le péché
habite encore en nous, nous ne devons pas le laisser régner en nous.
Livrez-vous vous-mêmes à Dieu.
« Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments
d'iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants
de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des
instruments de justice » (Romains 6 v. 13).
Voici la troisième instruction vitale de Romans 6 : Livrez vos membres à
Dieu, comme instruments de justice. Autrefois, nous étions esclaves du
péché, mais maintenant, nous sommes libérés de l’esclavage du péché
par notre Sauveur, et nous devons donc nous livrer à lui et servir la justice.
Nous avons besoin de reconnaître les droits du Seigneur sur nous, et
réaliser que nous sommes à lui, et que nous devons le servir. L’apôtre
nous dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-
Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous
appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand
prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui
appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6 v. 19 et 20).
Quand quelqu’un se livre au Seigneur et le sert, il échappe à la tentation
de servir la chair, car on ne peut pas faire deux choses opposées en même
temps, à savoir servir le Seigneur et servir la chair.
Il est donc bon pour le croyant de faire quelque chose pour le Seigneur,
et d’avoir son cœur occupé de lui et des choses qui le concernent. Ce
faisant, il livre ses membres comme instruments de justice à Dieu, et il se
trouvera au-dessus de la puissance de sa mauvaise nature.
La puissance dans le Saint-Esprit.
La puissance de vaincre la vieille nature et de la garder dans la place de
la mort, se trouve dans le Saint-Esprit : « si par l'Esprit vous faites mourir
les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8 v. 13).
Nous constatons que nous sommes sans force en nous-mêmes pour
vaincre la mauvaise nature en nous, car elle est plus forte que le nouvel
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homme. Mais, avec le secours de l’Esprit de Dieu qui habite en nous, et
qui nous fortifie (Éphésiens 3 v. 16), nous sommes en mesure de mortifier
les mauvaises actions de la chair et de la garder sous contrôle. C’est le
secret de la victoire sur la vieille nature pécheresse, la victoire par la
puissance de l’Esprit.
Nous sommes exhortés à « Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez
pas les désirs de la chair » (Galates 5 v. 16).
Le Saint-Esprit dans le croyant est comme un homme fort, vivant dans
une maison où il y a un mauvais locataire qui doit être maintenu sous
contrôle. Ce mauvais locataire est plus fort que le propriétaire de la
maison, et le surmonte, mais l’homme fort aide le propriétaire à garder le
mauvais locataire enfermé dans une pièce et sous contrôle.
Le mauvais locataire peut être comparé à notre mauvaise nature. Si nous
laissons le Saint-Esprit contrôler nos vies, il contrôlera la vieille nature et
nous donnera la victoire, de sorte que nous ne marchons pas selon la
chair, mais selon les désirs de la nouvelle nature.
La pratique du jugement de soi et la confession.
Si l’on a écouté la chair, et que l’on a cédé à ses désirs, et fait du mal,
l’Esprit de Dieu en nous est attristé, la communion avec Dieu est rompue,
et on se sent misérable.
L’Esprit de Dieu n’est alors pas libre d’agir pour nous en mettant à mort
les actions du corps, mais il est attristé parce que nous l’avons mésestimé,
et avons laissé le champ libre à la chair. La seule façon d’être restauré est
de se juger devant le Seigneur et de lui confesser nos torts.
« Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés »
(1 Corinthiens 11 v. 31).
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous
pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1 v. 9).
Le jugement de soi et la confession doivent être pratiqués chaque jour,
car nous trouverons toujours quelque chose dans nos cœurs et dans nos
vies à juger devant le Seigneur.
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Lorsque nous nous jugeons nous-mêmes, nous nous rangeons du côté
du Seigneur contre nous-mêmes, et contre ce qui lui déplaît, et nous
avons la promesse qu’il nous pardonnera et nous purifiera de toute
iniquité.
Si nous ne pratiquons pas le jugement de soi, Dieu doit nous juger et
nous châtier « afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde »
(1 Corinthiens 11 v. 32).
Maintenir une bonne conscience.
En relation avec le jugement de soi, il y a le maintien d’une bonne
conscience, qui est très nécessaire pour la victoire dans la vie chrétienne.
L’apôtre Paul dit : « je m'efforce d'avoir constamment une conscience sans
reproche devant Dieu et devant les hommes » (Actes 24 v. 16).
La seule façon de pouvoir avoir une bonne conscience devant Dieu et
devant les hommes, c’est de marcher dans la vérité. Si nous avons
échoué dans ce domaine, le jugement de soi et la confession doivent être
exercés devant Dieu et devant les hommes.
« gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-
uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi » (1 Timothée
1 v. 19). Si un croyant abandonne l’effort de maintenir une bonne
conscience, il fera naufrage quant à la foi, et sa vie chrétienne et son
témoignage seront ruinés.
« … car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre
cœur, et il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous
condamne pas, nous avons de l'assurance devant Dieu. Quoi que ce soit
que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons
ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable »
(1 Jean 3 v. 20 et 22).
Voilà l’heureux résultat d’une bonne conscience devant Dieu, et l’inverse
est vrai, si la conscience et le cœur du croyant le condamnent. Si on veut
jouir d’une bonne conscience vis-à-vis de Dieu et des hommes, on doit
constamment se tenir pour mort au péché, s’abandonner à Dieu, marcher
par l’Esprit, et pratiquer le jugement de soi.
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Ne pas nourrir la vieille nature.
Si notre vieil homme est crucifié avec Christ, et que notre vieille nature
doit être gardée à la place de la mort, il s’ensuit que nous ne devons pas
la nourrir, mais plutôt l’affamer.
Romains 13 v. 14 nous dit : « Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-
Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises ».
Si nous tenons compte de l’appétit insatiable de la vieille nature, et que
nous la nourrissons avec ce qu’elle aime, c’est prendre des dispositions
pour que la chair accomplisse sa convoitise. Elle s’en trouve fortifiée, et
devient forte, et va bientôt dominer sur nous.
Nous avons vu précédemment que nous avons besoin de nourrir la
nouvelle nature pour qu’elle se fortifie et se développe. Ce faisant, nous
affamerons la vieille nature, car ce qui nourrit la nouvelle nature, affame la
vieille nature, car chacune veut différents aliments.
À titre d’illustration, nous pouvons imaginer un chien et un aigle
enchaînés l’un à l’autre. Ce qui nourrit le chien affamera l’aigle, et le chien
aurait la maîtrise ; mais si l’aigle est nourri, le chien sera affamé, et l’aigle
deviendra fort et s’élèvera en l’air, emportant le chien avec lui. Il en est de
même avec nous, selon que nous alimentons la vieille nature ou la
nouvelle nature.
En résumé.
Les sujets précédents relatifs à « la victoire sur la vieille nature » sont,
croyons-nous, des éléments essentiels selon l’Écriture pour une vie
chrétienne heureuse et victorieuse.
La vraie vie chrétienne peut seulement être vécue en réalisant que
le vieil homme a été crucifié avec Christ, et que la nature pécheresse
a été condamnée par Dieu à la croix, et en se tenant pour mort au péché
et en se livrant à Dieu et en marchant dans la puissance de l’Esprit Saint
qui habite dans le croyant.
Étant enseigné par l’Esprit, le croyant réalise sa nouvelle position devant
Dieu, marchant dans la vérité et pratiquant le jugement de soi et la
confession à l’égard de tout manquement.
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Chapitre cinq
La séparation d’avec le monde.
Le monde dont nous allons parler n’est pas notre monde matériel ou créé,
mais l’ordre et le système du monde que Satan a construit sur cette terre
matérielle.
Dans la langue grecque, dans laquelle le Nouveau Testament a été écrit,
il y a trois mots différents utilisés qui sont tous traduits par « monde » dans
la plupart des Bibles.
Ce sont :
(1) « aion » qui signifie « âge (ère), temps, dispensation »
(2) « kosmos », qui signifie « ordre, forme, mode, arrangement »
(3) « oikoumene » qui signifie « la terre habitable, ou le pays ».
La majorité des versets de notre Bible qui parlent du monde font
référence à l’ordre et au système du monde que l’homme, assujetti à
Satan, a construit sur la terre. Le chrétien est appelé à marcher dans la
séparation d’avec ce système du monde.
Satan, son chef (ou : prince) et son dieu.
En Jean 12 v. 31 et 14 v. 30, le Seigneur a parlé de Satan comme « le
chef (ou : prince) de ce monde » ; et en Éphésiens 2 v. 2, il nous est dit
que « vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince
de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la
rébellion ».
Le train de ce monde et l’ordre du système mondial qui nous entourent,
sont selon Satan, qui est son gouverneur et le chef (ou : prince) des
puissances du mal qui opèrent dans ceux qui ne sont pas sauvés.
Éditions – Association Bible et Foi Page 28
2 Corinthiens 4 v. 4 parle de Satan comme « le dieu de ce siècle » ou
« de cette ère », et Galates 1 v. 4 parle du « présent siècle (ou : ère)
mauvais ».
Parce que Satan est son chef et son dieu, et a construit son grand
système et arrangé son train, c’est un monde ou un siècle mauvais dans
lequel nous vivons. Jean nous dit que « que le monde entier est sous la
puissance du malin » (1 Jean 5 v. 19).
Le caractère du système du monde.
En 1 Jean 2 v. 15 à 17, il nous est dit : « N'aimez point le monde, ni les
choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du
Père n'est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de
la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père,
mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais
celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement ».
Voilà clairement présenté le caractère de tout ce qui est dans le monde
que Satan a construit. Tout en lui fait appel à l’une ou l’autre des trois
convoitises de la mauvaise nature de l’homme déchu : la convoitise de la
chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie.
Quand Satan tenta Ève et Christ, il a fait appel à ces trois convoitises
dans ses tentations (voir Genèse 3 v. 6 ; Matthieu 4 v. 1 à 10). Ève a
répondu et péché, mais Satan ne trouva en Christ aucune réponse à ses
tentations, car il n’y avait pas de nature pécheresse en lui. Les choses
dans le système du monde ne sont pas de Dieu notre Père, et passeront.
Elles font appel à notre nature mauvaise, que nous avons à tenir
pour morte avec Christ ; par conséquent, le chrétien doit marcher dans
la séparation du monde mauvais de Satan, et de toute sa séduction et sa
philosophie de vie, s’il veut avoir une vie chrétienne heureuse et
victorieuse.
Les choses du système de ce monde, dont Satan voudrait que nous
soyons occupés, sont pour un temps, et elles passeront. « Le monde
languit et se fane » (Ésaïe 24 v. 4). Mais « le monde passe, et sa convoitise
aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement »
(1 Jean 2 v. 17).
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La nouvelle nature, selon laquelle le chrétien a à marcher, n’aime pas le
monde mauvais de Satan ; elle aime Dieu le Père, et cherche à lui plaire.
Et puisque le monde n’est pas du Père, mais est selon Satan, le vrai
chrétien ne désire pas marcher selon les choses de ce monde mauvais,
et ne peut pas être heureux dans quelque communion que ce soit avec
lui.
C’est pourquoi l’apôtre dit : « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du
Père n’est pas en lui ». Un vrai chrétien n’est pas caractérisé par l’amour
pour le monde.
Le monde a crucifié Christ.
Quand le Seigneur Jésus est venu dans le monde qu’il avait créé, le
monde ne l’a pas connu (Jean 1 v. 10). Plus tard, Juifs et Gentils, religieux
et irréligieux, s’unirent pour le rejeter et le crucifier. L’écriteau mis sur la
croix était écrit en hébreu, en grec et en latin, les langues du monde
religieux, du monde instruit et du monde politique de ce temps-là. Ainsi,
l’ensemble du système du monde s’est uni pour rejeter son créateur et le
crucifier.
En parlant de la sagesse de Dieu en 1 Corinthiens 2 v. 7 et 8, l’apôtre
Paul dit : « nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée,
que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse
qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue, car, s'ils l'eussent connue, ils
n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire ». Ainsi, il est parlé des chefs
de ce monde comme ignorant Christ, lui la sagesse de Dieu, et comme
étant ceux qui l’ont crucifié.
En Jean 15 v. 18 à 25, le Seigneur parle du monde comme le haïssant
lui, son Père et les siens sans cause. Cette attitude du monde envers
Christ et envers Dieu n’a pas changé.
Il ne s’est jamais repenti du terrible crime de crucifier Christ, et c’est
pourquoi ce système du monde est entaché du sang du Fils bien-aimé de
Dieu, et le chrétien qui aime le Seigneur doit marcher dans la séparation
du monde, s’il veut être fidèle à son Sauveur rejeté.
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La croix nous sépare du monde.
Puisque le monde a donné à Christ la croix du rejet et de la crucifixion,
comment le chrétien pourrait-il aimer ou s’unir au système mauvais du
monde, qui a Satan pour dieu, et qui hait Christ, son Père et son peuple ?
L’amitié avec un tel monde est inimitié contre Dieu comme Jacques
4 v. 4 nous le dit : « Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que
l'amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami
du monde se rend ennemi de Dieu ».
L’apôtre Paul a dit que, par la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, le
monde lui est crucifié et lui au monde (Galates 6 v. 14). La croix de Christ
doit rester comme une barrière infranchissable et inamovible entre le
monde et le chrétien ; comme ce qui le sépare à jamais de lui.
Les chrétiens ne sont pas du monde.
En Jean 15 v. 19, le Seigneur nous dit : « parce que vous n'êtes pas du
monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le
monde vous hait ».
Le Seigneur a choisi et pris les croyants hors du système du monde, et
en sauvant leur âme, il « les a délivrés du pouvoir des ténèbres », du
royaume de Satan de ce monde mauvais, et les « a transporté dans le
royaume du Fils de son amour » (Colossiens 1 v. 13).
Notre citoyenneté et nos associations de vie sont dans le ciel (Philippiens
3 v. 20). Le chrétien appartient ainsi à un monde et un royaume différents,
dont Christ est le centre et la circonférence ; il ne fait donc pas partie du
système de ce présent siècle mauvais.
Le chrétien est « dans » le monde, mais n’est pas « du » monde. Il est
comme un navire dans l’eau. Le navire est fait pour l’eau, et pour être utile
dans l’eau, mais si l’eau pénètre dans le navire, il coulera vite.
Il en est ainsi du chrétien ; il doit être utile au Seigneur et aux âmes dans
le monde, mais le monde dans lequel il est ne doit pas entrer dans
son cœur pour en faire partie. S’il le fait, il fera naufrage quant à la foi
(1 Timothée 1 v. 19).
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C’est ce que le Seigneur nous a rappelé dans sa prière de l’Évangile de
Jean 17 : « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver
du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde »
(Jean 17 v. 15 et 16).
Le désir du Seigneur pour les siens est qu’ils soient gardés du mal du
système du monde, afin d’être véritablement et pratiquement « pas du
monde ». Puissions-nous donc, cher lecteur chrétien, nous « préserver
des souillures du monde » (Jacques 1 v. 27) en réponse à la volonté et à
la prière de notre Seigneur.
Un peuple séparé.
Le Seigneur désire que son peuple soit séparé pour lui, et marche à part
de ce monde mauvais qui l’a crucifié et l’a haï, lui et son Père. C’est la voie
que la nouvelle nature du croyant voudrait suivre, et la voie où l’Esprit qui
habite en nous voudrait nous conduire.
C’est un élément essentiel de la vie chrétienne, et aucun enfant de Dieu
ne peut prospérer dans son âme ni réellement jouir de Christ et de son
héritage céleste, s’il ne marche pas dans la séparation pratique de l’esprit
et du train de ce monde mauvais.
Dans tous les temps, le peuple de Dieu tout au long de la Bible a été
appelé à être un peuple séparé pour le Seigneur : « Vous me serez saints,
car je suis saint, moi, l’Éternel ; et je vous ai séparés des peuples, pour
être à moi » (Lévitique 20 v. 26).
Il y a d’autres de nombreux autres exemples de l’appel de Dieu à son
peuple d’autrefois, et à nous aujourd’hui, à marcher dans la séparation du
monde et de ceux qui ne sont pas les siens : Exode 33 v. 16 ; Lévitique 20
v. 24 ; Esdras 10 v. 11 ; Néhémie 9 v. 2.
Pas de joug mal assorti.
Si l’on veut marcher dans la séparation du monde, on ne peut pas être
sous un joug mal assorti avec ceux qui sont incroyants et font donc partie
du système de Satan.
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2 Corinthiens 6 v. 14 nous donne des instructions précises à cet égard :
« Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel
rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre
la lumière et les ténèbres ? »
Lorsque deux sont attelés ensemble sous le joug, ils doivent tirer et
travailler ensemble comme ne faisant qu’un. Mais comment un chrétien
peut-il marcher avec un incrédule ? Ils sont aussi différents que la lumière
et les ténèbres.
Être attelés ensemble ainsi, c’est un joug mal assorti et malheureux.
C'est pourquoi, par conséquent, tout joug d’affaires, religieux ou de
mariage de chrétiens avec des incroyants, est un joug mal assorti avec le
monde, et doit être fui, comme pour la vie et le témoignage chrétiens.
Beaucoup de croyants n’ont pas tenu compte de cette instruction, et ont
découvert à leur grande douleur combien ces jougs mal assortis les ont
fait souffrir et les ont entravés dans leur vie chrétienne.
Veiller à vos fréquentations.
Ce qui conduit à des jougs mal assortis avec le monde et les incrédules
est en premier lieu les fréquentations avec le monde et les non-croyants.
Par conséquent, il est très important que les chrétiens soient très soigneux
à l’égard de ceux qu’ils fréquentent.
Le psalmiste dit : « Je suis le compagnon de tous ceux qui te craignent,
et de ceux qui gardent tes préceptes » (Psaume 119 v. 63). Faites du
Seigneur Jésus votre compagnon principal, et prenez pour amis et
compagnons tous ceux qui l’aiment et le craignent et gardent sa parole.
Nous sommes très affectés par ceux que nous fréquentons : « Ne soyez
pas séduits : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs »
(1 Corinthiens 15 v. 33).
« Qui marche avec les sages devient sage, mais le compagnon des
insensés s’en trouvera mal » (Proverbes 13 v. 20). Si un croyant a pour
compagnon ceux qui sont du monde et qui aiment sa mauvaise voie, il
aura bientôt un esprit mondain et se mêlera au système du monde lui-
même.
Éditions – Association Bible et Foi Page 33
Nous espérons que le lecteur aura vu que la séparation de ce présent
système mauvais du monde est un élément essentiel de la vie
chrétienne, et que l’on ne peut pas jouir de la vie en abondance en Christ,
si l’on pratique l’amitié avec le monde.
La séparation d’avec le monde doit être le résultat naturel de la
communion avec Christ et de la marche par l’Esprit.
La consécration au Sauveur et la jouissance de lui-même sont la source
et la puissance pour être séparés du monde.
Éditions – Association Bible et Foi Page 34
Chapitre six
L’adoration en Esprit et en vérité.
En Philippiens 3 v. 3, l’apôtre Paul nous donne trois caractéristiques du
christianisme : « Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre
culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne
mettons point notre confiance en la chair ».
Ainsi rendre culte à Dieu par l’Esprit et nous glorifier (ou : « nous réjouir »
selon le texte anglais) en Jésus-Christ sont une vraie caractéristique et un
élément essentiel de la vie chrétienne. Cette vie vient de Dieu et se réjouit,
ou se glorifie en lui comme la source de toute bénédiction.
Dans l’esquisse de la position et des bénédictions du chrétien en
Romains 5 v. 1 à 11, ce qui est vraiment donné comme le sommet de
l’échelle, c’est : « Nous nous glorifions (ou : « nous nous réjouissons »,
selon le texte anglais) en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel
nous avons maintenant reçu la réconciliation ».
Cette joie s’exprime naturellement dans l’adoration et la louange envers
celui qui est reconnu comme le donateur et la source de toute joie et de
toutes bénédictions.
Qu’est-ce que rendre culte, et adorer ?
Rendre un culte est la réponse reconnaissante, joyeuse et le
débordement du cœur vers Dieu, quand il est rempli du sentiment profond
des bénédictions qu’il a données.
Rendre culte, c’est lui donner l’honneur, l’adoration, la louange et l’action
de grâces qui lui sont dus en raison de ce qu’il est en lui-même, et de ce
qu’il a fait, et fait encore pour nous.
Les louanges, les actions de grâces et l’évocation des attributs de Dieu
et de ses actes dans une attitude d’adoration, voilà ce qui constitue le fait
de rendre culte.
Éditions – Association Bible et Foi Page 35
Le sens du mot grec pour « rendre culte » (proskineo), qui est le plus
utilisé dans le Nouveau Testament, est : « révérer ou rendre hommage en
se prosternant, en s’inclinant dans l’adoration ! »
En Jean 4 v. 24, il nous est dit que « Dieu est Esprit, et il faut que ceux
qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité ». Du fait que Dieu est Esprit,
le culte spirituel est tout ce qu’il accepte. Il doit être adoré « en esprit
et en vérité ».
Le culte spirituel est en contraste avec les formes, rites et cérémonies
religieuses dont l’homme charnel, ou l’homme non régénéré est capable.
Celles-ci ne sont pas le culte spirituel ou adoration que Dieu cherche. Le
véritable culte ou adoration chrétienne est l’expression de la nouvelle vie
divine dans l’énergie et la puissance du Saint-Esprit, qui se manifeste
dans des expressions de louange, d’adoration et d’actions de grâces.
Cela met de côté toutes les formules humaines, les cérémonies et rituels
imposants produits par la volonté humaine et par l’énergie de l’homme
religieux.
Le Père cherche des adorateurs.
« Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que
le Père demande » (Jean 4 v. 23). Dieu est connu comme Père par ses
enfants, et adoré comme tel en esprit et en vérité.
Il s’est fait connaître lui-même comme un Père cherchant à adopter des
enfants pour l’adorer. Dieu, dans son amour rédempteur, est allé à la
recherche d’adorateurs, sous le doux nom de « Père », les cherchant et
les plaçant dans une position de proximité et de liberté devant lui comme
les enfants de son amour.
C’est la place bénie dans laquelle le chrétien est introduit, et maintenant
notre Père qui aime cherche l’adoration de ses enfants rachetés par le
sang de Christ. Donnons-lui, alors, librement, chaque jour la louange,
l’action de grâces et l’adoration qui lui sont dues, et qu’il recherche de la
part de ses enfants.
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Cultiver l’esprit de louange.
Le psalmiste nous dit : « Il est beau de louer l'Éternel, et de célébrer ton
nom, ô Très-Haut ! D'annoncer le matin ta bonté, et ta fidélité pendant les
nuits » (Psaume 92 v. 1 et 2).
L’apôtre, écrivant aux croyants hébreux, dit : « Par lui, offrons sans cesse
à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent
son nom. Et n'oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c'est à de tels
sacrifices que Dieu prend plaisir » (Hébreux 13 v. 15 et 16).
De même l’apôtre Pierre écrit : « vous-mêmes, comme des pierres
vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint
sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par
Jésus-Christ » (1 Pierre 2 v. 5).
Ces passages et bien d’autres, nous parlent de l’esprit de louange et
d’adoration qui doivent caractériser le chrétien chaque jour. Cultivons
donc cet esprit de louange et d’adoration qui est l’épanchement naturel
de la nature divine et une caractéristique essentielle de la vie chrétienne.
« Où sont les neuf ? »
Le Seigneur posa cette question à l’un des dix lépreux qui revint vers lui
et tomba à ses pieds pour lui rendre grâces, quand il eut découvert qu’il
avait été purifié de sa lèpre : « Jésus, prenant la parole, dit : Les dix n'ont-
ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? Ne s'est-il trouvé que
cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? » (Luc 17 v. 17 et 18).
Cela montre combien le Seigneur appréciait le culte du lépreux purifié,
et combien il ressentait vivement l’ingratitude des neuf autres. Puissions-
nous ne pas être comme les neuf, mais comme celui qui a rendu culte à
son Sauveur.
« Faites ceci en mémoire de moi ! »
À la louange et à l’adoration que le Seigneur recherche et qui lui sont
dues, se rattache la demande spéciale du Seigneur que nous nous
souvenions de lui dans sa mort pour nous, en mangeant le pain et en
buvant à la coupe de la cène du Seigneur.
Éditions – Association Bible et Foi Page 37
« Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le
leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites
ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la
leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang,
qui est répandu pour vous » (Luc 22 v. 19 et 20).
« Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la
coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne »
(1 Corinthiens 11 v. 26).
C’est donc le désir du Seigneur que nous prenions part régulièrement à
la cène du Seigneur en souvenir de lui et de sa mort expiatoire pour nous,
et qu’à cette occasion, nous lui rendions louange et adoration en tant que
notre Sauveur, Rédempteur et Seigneur.
C’est un élément essentiel de la vie chrétienne, que le croyant ne peut
pas négliger s’il désire plaire à son Sauveur et prospérer dans son âme.
Obéissez-vous au Seigneur et répondez-vous à cette demande spéciale
de se souvenir de lui comme il l’a demandé ?
Éditions – Association Bible et Foi Page 38
Chapitre sept
Porter du fruit.
En Jean 15, le Seigneur parla à ses disciples du fait de porter du fruit pour
la gloire de Dieu. Il leur dit qu’il était le vrai cep de vigne, son Père le
cultivateur, et qu’eux étaient les sarments.
Il dit également : « Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte
beaucoup de fruit… En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez
beaucoup de fruit ; et vous serez mes disciples » (Jean 15 v. 5 et 8).
Puis il leur dit : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous
ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du
fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père
en mon nom, il vous le donne » (Jean 15 v. 16).
De ces paroles de notre Seigneur, nous apprenons que le but de notre
appel et de notre salut est que nous portions du fruit à la gloire du Père.
Pour cela, nous avons été choisis et établis.
Notre Père recherche du fruit pour son plaisir et sa satisfaction dans ses
enfants, et « tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte
encore plus de fruit » (Jean 15 v. 2).
Nous pouvons être ainsi sûrs que porter du fruit pour Dieu est un
élément essentiel de la vie chrétienne. Le Seigneur nous a sauvés dans
ce but précis, et tout chrétien doit être exercé sur ce sujet important et
pratique de porter du fruit.
Qu’est-ce que porter du fruit ?
Porter du fruit est une manifestation de la vie et des caractéristiques de
cette vie. Une graine de semence plantée contient la vie et les
caractéristiques certaines de celle-ci. Elle devient une plante qui produit
du fruit de même nature et de mêmes caractères que la vie qui était dans
la graine de semence plantée. Le pépin (semence) d’un oranger, s’il est
planté, produira un autre oranger avec son fruit caractéristique.
Éditions – Association Bible et Foi Page 39
Le pépin (semence) d’un citronnier qui est planté produira un autre
citronnier avec des citrons comme fruits.
De même dans la vie chrétienne, porter du fruit est une reproduction de
la vie et des caractéristiques de Christ dans le croyant. Porter du fruit est
davantage ce que l’on « est » que ce que l’on « fait » ; c’est « être »
quelque chose pour Dieu plutôt que « faire » quelque chose pour Christ.
Porter du fruit pour Dieu est en relation avec le caractère et la
ressemblance à Christ, plutôt qu’avec le service.
Christ le vrai cep dans lequel le croyant doit demeurer, voudrait se
reproduire chez ceux qui demeurent ainsi en communion avec lui. Le
Père, le divin cultivateur, cherche à ce que la vie de Christ et ses
caractéristiques soient reproduites et manifestées dans ses enfants.
Voilà le fruit qu’il recherche pour sa satisfaction et son délice. Il nous a
prédestinés « à être conformes à l’image de son Fils » (Romains 8 v. 29),
et désire « que Christ soit formé en nous » (Galates 4 v. 19).
Ainsi l’apôtre Paul réalisait que le dessein de Dieu dans toutes les
difficultés que nous sommes appelés à traverser, est « que la vie aussi de
Jésus soit manifestée dans notre corps » (2 Corinthiens 4 v. 10). Quand
Christ est vu dans notre vie, c’est du fruit à sa gloire et à celle du Père.
En Galates 5 v. 22 et 23, il nous est dit que « le fruit de l’Esprit est l’amour,
la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la
douceur, la tempérance ».
Toutes ces vertus étaient parfaitement illustrées dans la vie de Christ
comme fruit à la gloire et pour le délice du Père. L’Esprit de Dieu qui habite
dans le croyant voudrait aussi produire cette belle grappe de fruits dans la
vie de chaque croyant qui demeure en Christ le vrai cep.
Il n’est pas parlé de ces vertus de ressemblance à Christ comme de
plusieurs fruits, mais comme du « fruit de l’Esprit ». Elles sont, pour ainsi
dire, toutes en un bouquet comme une grappe de raisin ; un fruit aux neuf
saveurs différentes.
C’est un développement harmonieux complet, par l’Esprit, du caractère
chrétien, dans lequel chaque partie est en relation évidente avec le reste.
L’amour est mentionné en premier, et brille dans toutes ces vertus et les
relie ensemble pour ainsi dire.
Éditions – Association Bible et Foi Page 40
Les trois premiers éléments du fruit de l’Esprit (l’amour, la joie, la paix)
sont dirigés vers Dieu et sont pour sa contemplation. Ils peuvent être
appelés le fruit interne. Les trois éléments suivants (la longanimité, la
bienveillance, la bonté) ont un caractère relatif, le résultat de ce que les
trois premiers remplissent le cœur.
Ils se manifestent envers les frères, le monde, et même les ennemis du
croyant. Tous peuvent les voir et les apprécier. Les trois derniers éléments
(la fidélité, la douceur, la tempérance ou maîtrise de soi) sont personnels
et nécessaires au soutien de l’âme dans sa traversée du monde avec ses
tribulations et ses épreuves.
Conditions requises pour porter du fruit.
En Jean 15, où il est particulièrement parlé de porter du fruit, le Seigneur
donne les conditions nécessaires pour ce faire. Aux versets 4 et 5, nous
lisons : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment
ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi
vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep,
vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure
porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire ».
Ici, nous apprenons que le fait de demeurer en Christ, et lui en nous, est
la condition première pour porter du fruit. Tout vrai croyant est uni à Christ,
et est en lui quant à sa position de sarment par rapport au cep.
La vie même qui coule à travers le cep, Christ, coule à travers le sarment,
le croyant. Ainsi la puissance de produire du fruit pour Dieu est en Christ,
le cep, et en nous aussi en tant que sarments en lui. Mais nous sommes
responsables de demeurer en Christ pratiquement, et c’est ce qui est
souligné en Jean 15 comme nécessaire pour porter du fruit.
Nous ne pouvons pas porter du fruit pour Dieu de nous-mêmes ; ce
n’est pas par nos efforts que le fruit pour lui est produit. C’est simplement
en demeurant en Christ en communion pratique et vivante avec lui, le cep
qui donne la vie, que le fruit à sa gloire est produit chez le chrétien.
Si une âme demeure en Christ, Christ demeure dans cette âme et ce qui
est en lui, lui est communiqué exactement comme la sève du cep dans les
sarments.
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En demeurant en Christ, nous tirons notre force continuellement de lui,
et le fait de porter du fruit en découle comme résultat du fait de demeurer
en Christ.
Dans le monde naturel, le fait de porter du fruit n’implique aucune activité,
sinon de rester tranquille et d’absorber la pluie et les rayons du soleil et la
sève du cep qui donne la vie.
Ainsi dans le domaine spirituel, le fruit pour Dieu est produit par la
communion et le repos tranquilles en Christ, en gardant le contact pratique
et constant avec lui dans le sentiment de nos besoins et de notre
incapacité à faire quoi que ce soit sans lui. C’est en étant occupé de Christ
que le fruit est porté pour lui, plutôt que par des efforts de notre part pour
produire du fruit qui lui soit agréable.
Un esprit de complète dépendance de Christ est nécessaire pour
demeurer en lui et porter du fruit. Le Seigneur nous rappelle : « car sans
moi vous ne pouvez rien faire » (v. 5). C’est seulement en réalisant notre
néant et en faisant de Christ notre seule ressource et en nous appuyant
sur lui dans une dépendance constante que nous demeurerons en lui et
porterons du fruit.
Un autre point est mentionné au v. 7. « Si vous demeurez en moi, et que
mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela
vous sera accordé » (Jean 15 v. 7).
Il est nécessaire que les Paroles de Christ demeurent en nous et
contrôlent nos pensées et nos désirs, si nous voulons avoir confiance pour
demander ce que nous voulons, et recevoir la puissance pour porter du
fruit. Lorsque nous demeurons vraiment en lui et que ses Paroles
demeurent en nous, notre esprit, notre volonté et nos pensées sont
formées par les paroles de Christ, et nous recevons les directions et avons
la confiance pour demander au Père dans la prière. Ainsi, nous obtenons
la puissance pour demeurer et porter du fruit par sa Parole demeurant en
nous.
Au v. 3 de Jean 15, le Seigneur dit : « Déjà vous êtes purs, à cause de la
parole que je vous ai annoncée ». La Parole de Dieu a une puissance
purifiante sur nos âmes, et le chrétien doit avoir recours chaque jour à elle
s’il veut demeurer en Christ et porter du fruit.
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Pour demeurer en communion avec le Seigneur, il faut l’action
purificatrice constante de la Parole de Dieu dans nos cœurs qui sont si
facilement souillés par l’activité de la mauvaise nature en nous et par le
mal autour de nous.
Nous ne pouvons pas demeurer en Christ si le péché est admis dans nos
cœurs. C'est pourquoi nous avons toujours besoin de la puissance
sanctifiante et purifiante de la Parole de Dieu sur nos âmes pour nous
préserver de pécher et de nous souiller : « Je serre ta parole dans mon
cœur, afin de ne pas pécher contre toi » (Psaume 119 v. 11).
Puis un autre point suit au v. 10 de Jean 15 : « Si vous gardez mes
commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai
gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son
amour ».
Ici, nous avons l’obéissance aux commandements du Seigneur comme
une condition nécessaire pour demeurer dans son amour. Nous ne devons
pas seulement avoir sa Parole demeurant en nous, mais nous avons à
marcher dans l’obéissance à cette Parole, comme Christ obéissait aux
commandements de son Père, et a joui du fruit de demeurer dans son
amour.
Ainsi, un esprit de simple obéissance à la volonté de Dieu telle que
révélée dans sa parole est nécessaire pour demeurer en Christ et porter
du fruit.
Vient ensuite le résultat béni d’avoir la joie de Christ, joie restant ou
demeurant en nous, et notre joie étant accomplie selon le verset 11. Le
Seigneur avait une joie parfaite dans le Père. Sa joie était de porter du fruit
à la gloire du Père, et il nous montre ici comment, dans le fait de porter du
fruit, nous pouvons avoir la joie et la bénédiction ici-bas.
En résumé, nous apprenons ainsi que les conditions divines requises
pour porter du fruit sont :
1. De demeurer en Christ, dans une dépendance complète de lui, sa
Parole étant en nous comme une puissance purifiante et formative qui
engendre la confiance pour demander dans la prière, et :
2. De marcher dans l’obéissance à ses commandements. Tout ceci
revient à demeurer dans son amour et à avoir sa joie demeurant en nous.
Éditions – Association Bible et Foi Page 43
Les soins du cultivateur.
Un autre point important dans le sujet de porter du fruit, ce sont les soins
du divin cultivateur envers les sarments, et son travail pour les nettoyer
afin qu’ils portent davantage de fruit à sa gloire.
Le Seigneur dit : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout
sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout
sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit »
(Jean 15 v. 1 et 2).
C’est le Père qui est le cultivateur, et, comme tel, il surveille les sarments
avec un amour tendre et avec des soins attentifs. Il combine une sagesse
et un amour parfaits dans son traitement des sarments, et sait comment
faire pour les amener à porter plus de fruit.
Il enlève le professant stérile, et celui qui porte du fruit, il le purifie et le
nettoie pour qu’il porte plus de fruit. Il enlève de nos vies tout ce qui nous
empêche d’être comme Christ, et de porter du fruit pour son délice. Il peut
utiliser le couteau pour couper ce qui est superflu dans nos vies, de sorte
que plus de fruit et du fruit meilleur soit produit en nous.
Il nous châtie et peut nous faire passer à travers les feux de l’affliction
pour ôter de nous les impuretés et pour que « nous participions à sa
sainteté » (Hébreux 12 v. 10). Le processus peut être douloureux et
pénible, mais « il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un
fruit paisible de justice » (Hébreux 12 v. 11).
Alors, quand les épreuves viennent, peut-être la maladie et la souffrance,
l’injustice, le stress des circonstances, le deuil, nous pouvons être sûrs
que ce sont les soins d’amour du Père pour nous en tant que sarments,
et que c’est son processus purificateur pour nous faire porter plus de fruit
pour lui.
Parfois, il doit dire comme dans le Cantique des cantiques au chapitre 4
v. 16 : « Réveille-toi, nord, et viens, midi ; souffle dans mon jardin, pour
que ses aromates s’exhalent ! »
Les vents du nord froids de l’adversité et les vents du sud de la grâce et
de l’amour sont combinés pour souffler sur la vigne du Père, afin que le
parfum du fruit doux à son goût puisse se répandre.
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Puis suivent les mots agréables : « Que mon bien-aimé vienne dans son
jardin, et qu’il mange ses fruits exquis… Et nous avons à nos portes tous
les meilleurs fruits, nouveaux et anciens : Mon bien-aimé, je les ai gardés
pour toi » (Cantique des Cantiques 4 v. 16 ; 7 v. 13).
Puissions-nous, par grâce, être capables de dire ces paroles bénies à
notre bien-aimé Sauveur et à notre Père d’amour qui recherchent du fruit,
plus de fruit et beaucoup de fruit de nos vies.
Puissions-nous penser davantage à cet élément essentiel de la vie
chrétienne : porter du fruit, et connaître davantage ce que c’est que
demeurer en Christ, comme la seule façon par laquelle du fruit peut être
produit dans nos vies à la gloire du Père.
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Chapitre huit
Servir le Seigneur.
Quand le Seigneur appela Simon et André, il dit : « Suivez-moi, et je vous
ferai pêcheurs d'hommes » (Marc 1 v. 17).
Nous voyons ainsi que le Seigneur les a appelés à devenir des ouvriers
pour lui, et à pêcher les âmes des hommes. Servir le Seigneur, être ses
« pêcheurs », allait devenir leur travail désormais.
Juste avant d’aller à la croix, le Seigneur a dit à ses disciples : « Il en
sera comme d'un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison,
remet l'autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au
portier de veiller » (Marc 13 v. 34).
Par cela, le Seigneur voulait dire qu’il retournait au ciel, et laissait ses
intérêts ici-bas aux mains des siens, dont il attend qu’ils soient ses
serviteurs et que chacun fasse son propre travail particulier pour son
Maître, en veillant dans l’attente de son retour.
Après sa résurrection d’entre les morts, Christ recommanda à ses
disciples : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean
20 v. 21), et « Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la
création » (Marc 16 v. 15).
Il était ici-bas dans le monde comme le serviteur actif de Dieu, allant de
lieu en lieu depuis tôt le matin jusqu’à la nuit, exerçant son ministère en
faveur de ceux qui étaient dans le besoin. Le Père l’avait envoyé, non pas
« pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour
plusieurs » (Marc 10 v. 45). Et comme le Père l’avait envoyé dans le
monde, de même maintenant, il envoyait les siens dans le monde pour le
servir lui et servir l’humanité nécessiteuse.
De ces Écritures, nous pouvons à juste titre, déduire que servir le
Seigneur est un élément essentiel de la vie chrétienne auquel tout
croyant est appelé en quelque mesure. Vivre pour le Seigneur et le
servir doivent être l’affaire principale du chrétien.
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Nous ne sommes pas sauvés simplement pour aller au ciel et être en
paix ici-bas. Le Seigneur nous a sauvés et nous a laissés ici-bas pour
travailler pour lui et être ses témoins, ses lumières et ses représentants
sur cette scène où il a été rejeté, et crucifié.
Notre Sauveur voudrait nous avoir pour être comme ses mains, ses
pieds, son cœur et sa bouche dans ce monde. Il désire que nous portions
ses messages et fassions ses commissions pour lui, que nous allions de
lieu en lieu, en faisant le bien comme il le faisait quand il était ici-bas.
Il voudrait que son amour s’épanche par nos cœurs vers la pauvre
humanité souffrante, et il voudrait parler aux hommes et aux femmes et
aux enfants par nos vies et par nos bouches. Quel privilège !
Les archanges n’ont pas reçu un service pareil à celui qui nous a été
confié dans sa grâce merveilleuse. Puissions-nous apprécier un tel
privilège et une telle opportunité, et être trouvés en train de servir le
Seigneur qui nous a rachetés par son propre sang précieux. Puissions-
nous réaliser qu’ainsi, nous ne nous appartenons pas, mais que nous
sommes appelés à glorifier Dieu dans nos corps (1 Corinthiens 6 v. 20).
Au sujet des nouveaux convertis de Thessalonique, il est écrit qu’ils
s’étaient « Car on raconte, à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès
de vous, et comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant
les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son
Fils, qu'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à
venir » (1 Thessaloniciens 1 v. 9 et 10).
L’une des trois grandes choses qui les caractérisaient était leur « travail
d’amour » pour le Seigneur, servant le Dieu vivant et vrai vers qui ils
s’étaient tournés après s’être détournés de leurs idoles. Que cela nous
caractérise également nous qui, aujourd’hui, nous sommes « tournés des
idoles vers Dieu ». Puisse cela, notamment, être vrai de tout lecteur de
ces lignes.
Que ferai-je ?
Parfois les croyants posent la question : « Que puis-je faire pour le
Seigneur ? », et ils rajoutent qu’ils n’ont guère de talent, de temps et
d’argent pour le servir.
Éditions – Association Bible et Foi Page 47
En cherchant à être de quelque secours sur ce point, nous voudrions dire
d’abord qu’il est bon d’être exercé de la sorte, et de demander au Seigneur
quel service on peut faire pour lui.
Lorsque Saul de Tarse fut subitement arrêté par Christ sur le chemin de
Damas, et mis en face de Jésus qu’il était en train de persécuter, il dit tout
de suite : « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Actes 22 v. 10). C’est une
bonne question que tout croyant a à poser au Seigneur pour lui-même.
Le Seigneur répondit directement à la question de Saul avec des
directives explicites qui conduisirent à l’amener à la pleine délivrance et
au plein salut en Christ, et à la connaissance de son service particulier
pour son Seigneur qu’il venait de trouver.
Nous lisons alors que « aussitôt il prêcha dans les synagogues que
Jésus est le Fils de Dieu » (Actes 9 v. 20). Tout de suite, il s’occupa pour
son Seigneur et témoigna pour lui.
Quant à ce que l’on peut faire pour le Seigneur, il est utile de lire
Colossiens 3 v. 23 et 24, qui a probablement été écrit pour ceux qui étaient
des serviteurs de rang inférieur, peut-être même des esclaves : « Tout ce
que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non
pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour
récompense. Servez Christ, le Seigneur ».
Ainsi, nous apprenons que nous pouvons faire notre banal travail
quotidien comme pour le Seigneur, et le servir en cela. Donc quoi que
nous fassions, nous avons à le faire de bon cœur comme pour le Seigneur,
et à Le glorifier en le faisant.
« Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le… » (Ecclésiaste
9 v. 10), est une autre parole utile pour nous guider quant au service pour
le Seigneur. De Marie, le Seigneur a dit : « Ce qui était en son pouvoir,
elle l’a fait » (Marc 14 v. 8).
C’est tout ce qu’il attend de chacun de nous. Si nous avons un cœur
désireux de servir le Seigneur et désireux de faire tout ce qu’il nous donne
à faire, même si c’est petit et banal, nous trouverons bientôt ce que nous
pouvons faire dans le service pour lui et pour les âmes précieuses.
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Quand Moïse invoquait différents prétextes pour ne pas faire ce que
l’Éternel lui disait de faire, l’Éternel lui dit : « Qu’as-tu dans ta main ? »
(Exode 4 v. 2). C’était une verge qu’il avait dans la main, et Dieu s’en servit
avec une grande puissance. De même le Seigneur voudrait utiliser ce que
nous avons, si peu que ce soit. Mais nous avons à le lui remettre, et il le
bénira et nous en donnera davantage si nous l’utilisons pour lui.
Il y a quelque chose à faire pour tout croyant comme pour son Seigneur,
quelque chose pour quoi, il ou elle, est spécialement qualifié(e) comme un
membre spécial du corps de Christ. Soyez en communion avec lui et il
vous montrera ce que vous pouvez faire. Il vous fortifiera alors pour cela,
et vous utilisera en bénédiction pour les âmes précieuses et pour sa gloire.
La chose importante dans le service pour le Seigneur n’est pas ce que
nous faisons, mais que nous fassions ce qu’il nous donne à faire, et
que nous le fassions pour son œil et non pour l’homme, ni pour notre
propre gloire. Le poème suivant le fait bien ressortir :
« Père, où vais-je travailler aujourd’hui ? Mon amour coulait chaud et
librement. Alors il me désigna une petite place, et dit : « Occupe-t’en pour
moi ». Je répondis rapidement : « Oh, non, pas cela. Pourquoi personne
ne verrait jamais si mon travail est bien fait. Non, pas cette petite place
pour moi ! »
La parole qu’il me dit n’était pas sévère, il me répondit tendrement : « Ah,
mon petit, sonde ton cœur. Travailles-tu pour eux ou pour moi ? »
Récompenses.
Pour notre encouragement dans les épreuves, et les peines liées au
service pour le Seigneur, il promet en grâce de nous récompenser pour
tout ce que nous faisons pour lui. Il promet de récompenser même une
« verre d'eau » donnée en son nom (Marc 9 v. 41), et différentes
couronnes seront accordées à ceux qui le servent ici-bas (voir 1
Thessaloniciens 2 v. 19 ; 2 Timothée 4 v. 7 et 8 ; 1 Pierre 5 v. 4 ; Apocalypse
2 v. 10).
Une des dernières promesses du Seigneur est : « Voici, je viens bientôt,
et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son
œuvre » (Apocalypse 22 v. 12).
Éditions – Association Bible et Foi Page 49
Il s’associera aussi à lui le fidèle serviteur dans son règne sur son
royaume. C’est ce que nous apprenons de Matthieu 25 v. 21 : « Son maître
lui dit : C'est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose,
je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître ».
Quel précieux encouragement !
Que dans le peu de temps qui reste avant sa venue, cela puisse nous
pousser à un service plus fidèle et plus diligent pour notre Seigneur et
Sauveur qui en est digne, manifestant ainsi dans nos vies cet élément
essentiel de la vie chrétienne.
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Chapitre neuf
Attendant la bienheureuse espérance.
La bienheureuse espérance du chrétien est exprimée dans de nombreux
passages du Nouveau Testament. En Tite 2 v. 13 et 14, il nous est dit :
« en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire
du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même
pour nous ».
Le Seigneur Jésus-Christ lui-même est l’espérance du croyant selon 1
Timothée 1 v. 1 : « Le Christ Jésus notre espérance ».
Juste avant d’aller à la croix, le Seigneur dit aux disciples : « … Je vais
vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai
préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là
où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 v. 2 et 3).
Sa venue pour chercher les siens, la vraie Église, qui est son Épouse, et
les amener auprès de lui dans la maison du Père en haut, voilà la
bienheureuse espérance que le chrétien attend. Cette attente de la
bienheureuse espérance est bien un élément essentiel de la vie
chrétienne, et devrait caractériser tout vrai croyant.
Les chrétiens à Thessalonique étaient caractérisés par trois choses
merveilleuses que l’apôtre Paul énumère dans l’épître qu’il leur adresse :
« Nous souvenant sans cesse (1) l'œuvre de votre foi, (2) le travail de
votre charité, (3) et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur
Jésus-Christ, devant Dieu notre Père ».
Il rappelle ensuite « comment ils se sont tournés des idoles vers Dieu »,
ce qui était leur œuvre de foi ; « pour servir le Dieu vivant et vrai », ce qui
était leur travail d’amour ; « et attendre des cieux son Fils », ce qui était
leur patience d’espérance (1 Thessaloniciens 1 v. 3, 9 et 10).
Nous avons ici le merveilleux trio de la foi, de l’amour et de l’espérance,
que l’on retrouve liés ensemble en 1 Corinthiens 13 v. 13 et plusieurs
Éditions – Association Bible et Foi Page 51
autres passages de l’Écriture : « Maintenant donc ces trois choses
demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; mais la plus grande de ces
choses, c'est la charité ».
C’est de ce troisième trait, l’espérance, dont nous désirons être occupés
dans ce chapitre. Remarquons que l’espérance des chrétiens de
Thessalonique s’exprimait dans leur attente pratique du retour du ciel de
Jésus le Fils de Dieu.
Ce sujet de la seconde venue du Seigneur Jésus-Christ est le thème
principal des deux épîtres de Paul à l’assemblée de Thessalonique. Il en
est parlé dans tous les chapitres des deux épîtres, et cela montre quelle
grande place cette vérité de la bienheureuse espérance et cette
espérance elle-même avaient dans le cœur de l’apôtre, et la place qu’elles
devraient également avoir dans les affections de tout chrétien.
Venir pour et venir avec ses saints.
Une étude attentive des différents passages qui parlent de la seconde
venue de Christ révèle que sa venue comporte deux phases. Tout d’abord,
il viendra pour son épouse, la véritable Église des croyants lavés par son
sang, et les amènera dans la maison de son Père.
Puis, plus tard, il reviendra avec tous ses saints sur la terre et règnera
comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Le passage déjà cité de
Jean 14 parle nettement de la venue de Christ en vue de recevoir les siens
pour qu’ils soient avec lui dans le lieu préparé dans la maison du Père.
1 Thessaloniciens 4 v. 14 à 17 présente aussi clairement la venue du
Seigneur pour ses saints comme un événement à part de sa venue avec
les siens sur la terre pour régner :
« Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons
aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. Voici,
en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur : nous
les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons
pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à
la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du
ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.
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Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble
enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs,
et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ».
Ici, il est seulement parlé des morts en Christ qui sont ressuscités, et de
ceux qui croient en la mort et la résurrection de Jésus, qui sont ravis
ensemble avec les croyants ressuscités, à la rencontre du Seigneur en
l’air pour être toujours avec lui.
Ce passage présente la venue du Seigneur pour ses saints, les croyants
de l’Ancien et du Nouveau Testament, et comme l’Époux venant pour son
Épouse. Matthieu 25 v. 1 à 10 présente également cet aspect de sa venue
pour les vierges sages qui sont prêtes et sortent à sa rencontre.
« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris
leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient
folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point
d'huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile
dans des vases.
Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu
de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces
vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux
sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.
Les sages répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour
vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient
prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée ».
L’apparition du Seigneur, ou sa manifestation comme le Fils de l’homme
avec puissance et une grande gloire, et sa venue sur la terre en jugement
avec ses saints sont nettement présentés dans les passages suivants des
Écritures : Matthieu 24 v. 30 ; 25 v. 31 à 46 ; 1 Thessaloniciens 3 v. 13 ; 5
v. 2 et 3 ; 2 Thessaloniciens 1 v. 7 à 10, 2 v. 8 ; 1 Timothée 6 v. 14 et 15 ;
Apocalypse 1 v. 7, 19 v. 11 à 21, et d’autres passages.
Mélanger ces passages de l’Écriture avec ceux que nous avons donnés
ci-dessus comme se référant à la venue du Seigneur pour ses saints, et
les appliquer à un seul et même évènement, cela crée une grande
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confusion et n’est qu’une lecture irréfléchie de choses qui diffèrent. Le
Seigneur a dit une fois à un certain docteur de la loi : « Qu’est-il écrit dans
la loi ? Comment lis-tu ? » (Luc 10 v. 26).
La Bible n’enseigne pas un retour unique et indivisible de Christ à la fin
de la période de tribulation, comme certains l’enseignent aujourd’hui.
Nous sommes persuadés que les Écritures enseignent effectivement une
venue du Seigneur pour son Église avant la période de la tribulation qui
débute en Apocalypse 6, d’abord l’enlèvement secret des saints, et
ensuite sa venue sur la terre en puissance et dans une grande gloire avec
ses saints à la fin de la grande tribulation selon Apocalypse 19.
Les affections de l’Épouse.
Nous avons vu que le Seigneur viendra pour son épouse, la vraie Église.
Étendons-nous un peu sur cette relation d’Épouse et d’Époux, et voyons
comment cela souligne notre sujet de « l’attente de la bienheureuse
espérance » de la venue du Seigneur comme un élément essentiel de la
vie chrétienne.
D’abord, nous pouvons affirmer qu’Éphésiens 5 v. 23 à 32 nous présente
clairement Christ et son Église dans cette relation bénie et très intime
d’Épouse et d’Époux. En Apocalypse 19 v. 7 à 9, il nous est parlé des
noces de l’Agneau dans le ciel, et au chapitre 21 nous avons une
description de l’Épouse comme la femme de l’Agneau, « préparée comme
une épouse ornée pour son mari » (Apocalypse 21 v. 2).
Ainsi la plus haute et la plus intime des relations terrestres est utilisée
pour présenter le lien et l’affinité qui existent entre le cœur de Christ et le
chrétien. C’est ce que le Cantique des cantiques présente en type de
manière aussi vivante.
L’apôtre Paul écrivait aux Corinthiens qu’il les avait fiancés à un seul
mari, pour les présenter à Christ comme une vierge chaste (2 Corinthiens
11 v. 2). Ainsi, tout vrai chrétien est comme fiancé à Christ.
Il devrait y avoir des affections d’Épouse et une attente de lui, juste
comme le cœur de toute jeune fiancée est plein de désir amoureux pour
son fiancé.
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Son cœur ne se satisfait pas des communications merveilleuses et des
dons de son amour ou de ses petites visites. Il aspire au jour des noces
quand elle l’aura et sera avec lui pour la vie.
Si c’est vrai dans la sphère de l’amour terrestre, combien plus cela
devrait être vrai de nous qui avons accepté l’amour céleste et divin du plus
grand de ceux qui aiment, le Seigneur Jésus-Christ.
La divine nature dans le croyant désire ardemment le Seigneur lui-même,
et languit après sa venue promise pour nous recevoir auprès de lui afin
que nous soyons pour toujours avec lui dans la gloire.
L’Esprit de Dieu, qui demeure en nous, cherche toujours à développer
ces affections d’Épouse et ce désir de celui qui nous aime.
« L’Esprit et l’Épouse disent : Viens ». Et la réponse à la promesse du
Seigneur : « Oui, je viens bientôt » devrait être : « Amen ; viens, seigneur
Jésus ! » (Apocalypse 22 v. 17 et 20).
Attendre et veiller.
En Luc 12 v. 35 à 37, nous avons les paroles du Seigneur lui-même quant
à l’attitude de cœur qu’il désire que nous ayons en rapport avec sa venue :
« Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées. Et vous, soyez
semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des
noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera. Heureux ces
serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! »
Il désire que nous ayons les reins ceints dans la préparation pour le
servir, nos lampes brûlant brillamment en témoignage pour lui, et nos
cœurs l’attendant vraiment et guettant son retour dans une attente sincère
et affectionnée de son retour pour nous.
Cela réjouira son cœur de trouver ses bien-aimés l’attendant et le
désirant ardemment, lui et son retour.
Tandis que nous attendons et désirons la venue de notre Époux, nous
avons à travailler et à témoigner pour lui. Les deux choses vont ensemble.
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« Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant
ainsi ! » (Luc 12 v. 43).
Puissions-nous être caractérisés par cet élément essentiel de la vie
chrétienne : « attendre la bienheureuse espérance et l’apparition de la
gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ ».
Et aussi manifester tous les autres éléments essentiels de la foi
chrétienne qui ont été devant nous dans ces lignes.
Fin
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« Que l’Éternel te bénisse, et qu’il te garde ! Que l’Éternel
fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce ! Que
l’Éternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! »
Livre des nombres chapitre 6 versets 24 à 26
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