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Cours D'ethique Et Deontologie Professionnelle

Le cours d'éthique et de déontologie professionnelle vise à fournir aux étudiants une compréhension des principes éthiques qui guident les pratiques professionnelles. Il aborde les notions d'éthique, de morale et de déontologie, ainsi que les dilemmes éthiques rencontrés dans divers domaines. Les étudiants apprendront à appliquer ces principes dans des situations pratiques pour garantir une pratique professionnelle responsable.

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Cours D'ethique Et Deontologie Professionnelle

Le cours d'éthique et de déontologie professionnelle vise à fournir aux étudiants une compréhension des principes éthiques qui guident les pratiques professionnelles. Il aborde les notions d'éthique, de morale et de déontologie, ainsi que les dilemmes éthiques rencontrés dans divers domaines. Les étudiants apprendront à appliquer ces principes dans des situations pratiques pour garantir une pratique professionnelle responsable.

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UNIVERSITE DE KINSHHASA

Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education


Département de Gestion des Entreprises et Organisation du Travail

NOTES DE COURS DE
L’ETHIQUE ET
DEONTOLOGIE
PROFESSIONNELLE

PROF. Dr. TONDIKU MBEMBI Khym’s

Année Académique : 2024 - 2025

OBJECTIFS DU COURS
Objectif général :
Le cours vise à fournir aux étudiants une compréhension approfondie des principes éthiques et
déontologiques qui régissent les pratiques professionnelles, ainsi que des compétences pour prendre
des décisions éthiques dans un contexte professionnel.

Objectifs spécifiques du cours :


• Comprendre les principes fondamentaux de l'éthique professionnelle, y compris la
responsabilité, l'intégrité et la confidentialité.

• Analyser les dilemmes éthiques courants rencontrés dans divers domaines professionnels et
apprendre à les résoudre de manière éthique.

• Examiner les codes de déontologie propres à différentes professions et comprendre comment


ils guident le comportement professionnel.

• Développer des compétences en communication éthique pour interagir de manière


respectueuse et éthique avec les collègues, les clients et les parties prenantes.

• Explorer les implications de l'éthique professionnelle dans la prise de décisions complexes,


notamment en matière de conflits d'intérêts et de responsabilité sociale.

• Être capable d'appliquer les principes éthiques et déontologiques dans des situations pratiques
pour garantir une pratique professionnelle responsable.

0. Introduction
Dans la vie courante, il y a les actes que l'on pose, dans son métier actuel
ou dans celui qu'on ambitionne d'exercer, les réponses qu'on apporte, les
choix qu'on fait s'appuient tantôt sur des règles, tantôt sur un référentiel
ou des valeurs.
L’homme dans une société est appelé à se comporter d’une certaine
manière et c’est ce qui le différencie souvent de l’animal malgré aussi
chaque espèce a sa façon de vivre.
Le comportement de l’homme est quidé par certaines valeurs sociétales,
par les rituels et autres valeurs et pratiques qui constituent les règles ou
normes sociales.
Dans cette optique, deux notions ayant une connexion avec un métier
quelconque méritent d’être bien connues, bien comprises et bien
appliquées pendant toute la durée de la carrière professionnelle au sein
d’une organisation. Il s’agit de la notion d’éthique et de la déontologie du
professionnel. Cette notion nous conduira à appréhender les concepts
''Ethique '' et ''Déontologie'' avant de les rapporter à la dimension du
professionnel de métier, l'objectif de notre cours.

0.3. SUBDIVISION DU COURS


Le présent cours se subdivise en 3 chapitres, à savoir :
- Le premier chapitre abordera les notions d’éthique et déontologie;
- le deuxième chapitre s’intéresse à la charte de l’éthique et de la
déontologie du MESU ;
- le troisième chapitre se focalise sur l’éthique et déontologie dans le
monde du travail.

CHAPITRE PREMIER : NOTIONS DE L’ETHIQUE ET DE LA DEONTOLOGIE


PROFESSIONNELLE

1.1 Introduction

Quatre termes reviennent régulièrement dans les discours sur l'action


humaine : éthique, morale, déontologie et droit. Entre l'éthique et la
morale, les frontières sont floues au point qu'on se demande s'il n'aurait
pas été préférable de s'en tenir à un seul mot. Les mots « morale » et «
éthique » se rapportent à la sphère des valeurs et des principes moraux.
Sont-ils synonymes? Ont-ils des significations distinctes? Différentes écoles
de pensée existent sur cette question. Pour certains penseurs, « morale »
et « éthique » ont la même signification : le premier provient d'un mot latin
(« mores ») et le second d'un mot grec (« êthos ») qui, tous les deux,
signifient « mœurs ».

1.2 Définitions

1.2.1 Morale

Au sens étymologique, le mot morale vient du latin ‟mores ‟ (pluriel de mos),


moeurs, conduite, manière d'agir, genre de vie, habitude .

Elle réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui permettent de


différencier le bien du mal, le juste de l'injuste, l'acceptable de
l'inacceptable, et auxquels il faudrait se conformer. « La morale demande
de redonner à chacun ce qui lui revient de droit. » À travers les époques et
les cultures, des individus et des groupes ont défendu différentes
conceptions de ces principes et valeurs. Ces conceptions de la morale sont
appelées des « morales ». La Morale, c'est la science du bien et du mal,
c'est une théorie de l'action humaine reposant sur la notion de devoir avec
pour but le bien.

1.2.2 Éthique

Le mot éthique vient du grec ‘’ethikê, ‘’science de ce qui a trait au


comportement social ou moral, puis "art de diriger la conduite".
Le dictionnaire Robert définit notamment, l’éthique comme étant : «
Ensemble des valeurs, des règles morales propres à un milieu, une
culture, un groupe. » Le Larousse quant à lui définit l’Éthique comme étant
: « Ensemble de règles de conduite » « Qui concerne les principes de la
morale ».

L’éthique dans le cadre de ce cours est la science de la morale ou


ensemble de principes moraux qui sont à la base du comportement de
quelqu'un. L'éthique d'un individu est ce qui sous-tend ses comportements
vis-à-vis d'autrui, ou vis-à-vis de son environnement L’éthique est une
démarche visant, face à un problème donné à adopter la meilleure solution
en s’appuyant sur des valeurs apprises, admises et intégrées et en tenant
compte du contexte dans lequel le problème se pose. Une démarche et
non une science. Une démarche face à un problème pour adopter une
solution, Une démarche contextualisée et non uniformisée, Une démarche
qui s’appuie sur des valeurs et non sur la morale, Une démarche
personnelle qui s’appuie sur des valeurs intégrées plus qu’apprises
(différence avec l’éducationnel) Alors l'éthique, n'est pas un ensemble de
valeurs et de principes en particulier. Il s'agit d'une réflexion argumentée
en vue du bien agir. Elle propose de s'interroger sur les valeurs morales et
les principes moraux qui devraient orienter nos actions, dans différentes
situations, dans le but d'agir conformément à ceux-ci. La réflexion éthique
peut se faire à différents niveaux, certains plus fondamentaux et d'autres
plus pratiques. Elle se divise ainsi en différents champs.

Un code d'éthique définit ce qui est considéré comme étant une conduite
acceptable et un comportement correct. ... Ces valeurs sont généralement
organisées en une série de principes de base qui définissent les normes de
comportement attendues des membres dans l'accomplissement de leurs
fonctions.

1.2.3 L’éthique professionnelle

Ensemble de principes et valeurs morales permettant de juger un acte (ou


son absence) comme acceptable ou non, dans le cadre des activités
professionnelles. Il aide à prévenir des comportements « mauvais » pour la
profession ou l'entité et éventuellement les condamner. Exemple : l’abus
de pouvoir, la divulgation de secrets, le harcèlement…
[Link] Les principes fondamentaux de l’éthique professionnelle
Ses principes fondamentaux sont :

- Respecter l’intégrité ;

- Faire preuve de professionnalisme ;

- Respecter la diversité ;

- Se fondre dans le groupe avec des valeurs convenues et partagées Par rapport
au métier :

- L’empathie;

- La conscience;

- La pertinence ;

- La transparence;

- Le bien commun.

Par rapport au travail :


- Par rapport à soi ; - Par rapport aux autres ;

- Par rapport à l’entreprise.

[Link] Les manquements à l’éthique professionnelle


- Harcèlement : psychologique, discriminatoire ;

- Abus de pouvoir ;

- Indiscrétion ;

- Manque de solidarité ;

- Abus du temps et des biens de l’employeur ;

- Corruption.

1.2.4 Déontologie

Le mot « déontologie » (du grec deontos) désigne lui aussi des règles,
devoirs et obligations. Il est rarement synonyme d'éthique et de morale. Le
plus souvent, il est utilisé pour traduire l'idée de devoirs, d'obligations, de
prescriptions concrètes par opposition à l'analyse et la réflexion. On
l'emploie principalement dans deux contextes différents :
- le premier, d'ordre philosophique, pour désigner une approche ou une
théorie morale qui insiste sur le devoir, l'obligation (par exemple chez
Kant) par opposition à une morale centrée sur le bonheur, les valeurs ou
sur la seule utilité;

- le second contexte, plus commun, pour désigner les règles et devoirs


propres à l'exercice d'une profession ou au fonctionnement d'une
entreprise. On parle alors communément de déontologie professionnelle,
déontologie médicale, déontologie des affaires. Dans cette foulée,
l'expression fréquente « code de déontologie » désigne un ensemble de
règles que se donne une corporation ou une entreprise pour régir les
rapports de ses membres avec les autres et promouvoir sa propre image à
l'extérieur.

Tout en comportant une part d'éthique, le mot s'éloigne alors de l'éthique


(l'exigence éthique personnelle) en ce qu'il renvoie à des valeurs et des
règles, plus ou moins restreintes, faisant largement consensus parmi les
membres et approuvées par l'autorité professionnelle. Il se rapproche du
droit.

Le code de déontologie : Les obligations partagées par un groupe reflètent


des valeurs ou des principes jugés fondamentaux. On les consigne parfois
dans un code de déontologie, aussi appelé « morale professionnelle ». Bien
que la déontologie soit très présente dans divers milieux professionnels,
beaucoup de travailleurs ne sont pas encadrés par des codes.

Les codes, généralement fixés par les ordres professionnels, exercent deux
fonctions principales : protéger le public et préserver la réputation des
travailleurs. Ces deux valeurs sont menacées lors d’une infraction à un

code.

1.2.5 Concept d’un « ORDRE »


Le mot Ordre a plusieurs significations selon le domaine étudié (religion,
civil, professionnel, société etc. Un Ordre professionnel est un groupement
professionnel chargé de surveiller l'éthique et la déontologie d'une
profession (Ordre des médecins, Ordre des pharmaciens, Ordre des
avocats, Ordre des architectes…).
Les caractéristiques fondamentales d’un « Ordre »
- Délégation de prérogatives de puissance publique à une personne de droit
privé ;
- Ediction d’actes administratifs ;

- Inscription au tableau ;

- Mesures disciplinaires ;

- Notion d’intérêt public (sinon, pas d’ordre) ;

- Affiliation obligatoire des professionnels s’ils font usage du titre.

1.2. La distinction entre éthique, morale et déontologie

1.2.1 Ethique VS Morale

Les mots « morale » et « éthique » se rapportent à la sphère des valeurs et


des principes moraux. Sont-ils synonymes ? Ont-ils des significations
distinctes ? Différentes écoles de pensée existent sur cette question. Pour
certains penseurs, « morale » et « éthique » ont la même signification : le
premier provient du mot latin

«mores » et le second du mot grec « êthos » qui, tous les deux, signifient «
mœurs ».

Pour d'autres, ces termes prennent des sens différents et ne sont pas
équivalents. La morale se réfère à un ensemble de valeurs et de principes
qui permettent de différencier le bien du mal, le juste de l'injuste,
l'acceptable de l'inacceptable, et auxquels il faudrait se conformer. « Ce
que j'ai fait en dénonçant le harcèlement dont j'ai été témoin est conforme
à la morale. » « La morale demande de redonner à chacun ce qui lui
revient de droit. » L'éthique, quant à elle, n'est pas un ensemble de valeurs
ni de principes en particulier. Il s'agit d'une réflexion argumentée en vue
du bien-agir. Elle propose de s'interroger sur les valeurs morales et les
principes moraux qui devraient orienter nos actions, dans différentes
situations, dans le but d'agir conformément à ceux-ci. L'éthique est une
compétence professionnelle alors que la morale définit des principes ou
des lois générales. L’éthique est une disposition individuelle à agir selon les
vertus, afin de rechercher la bonne décision dans une situation donnée, de
ce fait, elle admet la discussion, l’argumentation et voire même les
paradoxes. La morale n'intègre pas les contraintes de la situation, elle
n’admet pas la nuance et s’impose à tous. Les mots « éthique » et «
morale » renvoient à une dimension importante des actions humaines,
visibles dans des situations de la vie courante. Par exemple, on est souvent
confrontés à des problèmes moraux ou éthiques : « Ma collègue et amie
commet souvent de petits vols dans la réserve des fournitures de bureau.
Devrais-je la dénoncer ? » « Devrais-je donner de la monnaie à ce
mendiant ou non ? » Dans ce genre de situation, on se pose des questions
comme : Que dois-je faire pour bien agir et pour éviter de mal agir? Quelle
est la bonne action à poser? Entendu, toutes les questions à propos des
actions ne sont pas morales ou éthiques. Par exemple, je peux me
demander quel est le meilleur trajet d’autobus pour me rendre rapidement
à mon rendez-vous, ou quel repas commander sur le menu du restaurant.
Ces problèmes sont simplement pratiques. Pour qu’un problème soit moral
ou éthique, il doit mettre en jeu des idéaux qui donnent du sens à notre vie
ou des règles qu’on se sent obligé de respecter. « Il serait injuste envers
mon employeur que je ne dénonce pas ma collègue; par contre, ma
collègue est aussi mon amie et je ne veux pas lui être déloyale. De plus, il
ne faut pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’ils nous fassent. »
« Je devrais faire preuve de générosité et donner de la monnaie à ce
mendiant; mais d’un autre côté, ce n’est pas ma responsabilité de subvenir
à ses besoins. Chacun est responsable de lui-même! » La justice, la
loyauté, la générosité et la responsabilité individuelle sont des idéaux
supérieurs auxquels on croit important d’obéir : ce sont des valeurs
morales. De même, « ne pas faire aux autres ce qu'on ne veut pas qu’ils
nous fassent » est une règle que plusieurs trouvent fondamentale. C’est
pour eux un principe moral. En général, un principe moral découle d'une ou
de plusieurs valeurs morales. Ces valeurs et principes sont aussi au cœur
des jugements moraux qu'on porte. En résumé, quand on parle de morale
et d’éthique, on touche à la sphère des valeurs et des principes moraux. La
morale trace les contours de l’interdit, du prescrit et du permis. L’éthique,
quant à elle, désigne le registre de l’intention personnelle et de
l’interprétation des règles.
1.2.2 Ethique VS Déontologie

Il existe une distinction entre la déontologie et l’éthique, qui, bien qu’ayant


principalement la même fonction, soient toutes deux les règles, les
conduites des gens, s’y prennent toutefois différemment. La première
(déontologie), de nature légale, se présente sous la forme de règlements et
de directives régissant, par exemple, les comportements des membres
d’une profession. Les règles de la déontologie s’appliquent de manière
identique à tous les membres du groupe, dans les situations pratiques. Une
autorité est chargée de les faire respecte et d’imposer des sanctions en
cas de dérogation.

La deuxième (éthique), plus réflexive, invite à un effort d’analyse prenant


en compte les particularités de chacune des situations (contexte,
partenaires, ressources) afin de déterminer les meilleures manières d’agi.
Il n’est pas nécessaire, pour se conformer à la déontologie, de réfléchir aux
valeurs qui la sous-tendent ni même de partager ces valeurs.

L’éthique, au contraire, invite le professionnel à réfléchir sur les valeurs qui


motivent son action et à choisir, sur cette base, la conduite la plus appropriée.

Cette différence en entraîne plusieurs autres.

La source de la contrainte :

L’action fondée sur les valeurs est généralement conforme aux lois et à la
déontologie, mais elle est décidée par l’individu plutôt qu’imposée par une
autorité extérieure.

La réflexion éthique fait appel à l’autonomie, au jugement et au sens des


responsabilités. Quand un ingénieur décide, sur la seule base de ses
valeurs, de refuser une signature de complaisance, rien ne l’oblige sauf lui-
même. La même décision, cependant, peut être dictée par une disposition
du Code de déontologie des ingénieurs. Il est fréquent que l’on obéisse aux
règles parce qu’elles émanent d’une autorité, parce que l’on craint une
sanction ou simplement par habitude.
La manière dont l’action appropriée est définie

La déontologie est assez précise quant à ce que le professionnel doit faire


ou éviter dans les situations courantes de la pratique. Dès qu’une seule
règle claire s’applique à une situation, la conduite à suivre est fixée
d’avance. Toutefois, lorsque deux règles ou plus s’appliquent à la même
situation, il peut être plus difficile de savoir quelle conduite adopter.

L’éthique ne définit pas d’avance la conduite appropriée, mais elle propose


une méthode réflexive pour la trouver, notamment dans les conflits de
valeurs ou quand une action permise par les règles paraît malgré tout est
discutable du point de vue de l’idéal de pratique.

L’ouverture à d’autres points de vue sur les valeurs

La déontologie distingue les obligations du professionnel envers le public,


le client et la profession. Elle reconnaît donc qu’il existe plusieurs points de
vue sur les valeurs. La clarté exige pourtant que chacune de ces règles
privilégie un seul point de vue, l’ensemble des règles demeurant guidé par
l’idéal de pratique d’un seul groupe professionnel.

Par contre, la réflexion éthique, de son côté, est ouverte aux points de vue
de toute personne ou tout groupe dont les valeurs ou les intérêts sont
touchés par une décision. Elle aide à résoudre les situations où les
obligations du professionnel envers son client et envers le public sont
difficilement conciliables, de même que les situations où les valeurs du
groupe professionnel entrent en conflit avec d’autres valeurs ou intérêts
dignes de considération.

La responsabilité par rapport aux conséquences

Du point de vue déontologique, c’est la conformité de l’action à la règle qui


est importante. Les conséquences de l’action ne font l’objet d’aucune
réflexion ou décision particulière. Du point de vue éthique, au contraire, le
professionnel est responsable des conséquences de son action et le
demeure même quand il choisit de se conformer à la règle. Il doit chercher
à minimiser les effets négatifs de sa décision et être prêt à la justifier, en
expliquant ses raisons d’agir, devant toutes les personnes concernées.

Reprenons l’exemple de la signature de complaisance. Un ingénieur peut la


refuser en disant simplement qu’il est obligé d’obéir aux règles de son
ordre professionnel. L’éthique lui demande davantage : assumer
personnellement ce refus, être capable de le justifier sur le plan des
valeurs, reconnaître l’impact négatif de son choix et proposer, dans la
mesure du possible, une façon d’y remédier.

Ces différences, il est facile de le constater, font de l’éthique et de la


déontologie des ressources complémentaires ; chacune a des forces qui
compensent les limites de l’autre.

Ainsi donc, « L’éthique donne des principes directeurs, la règle déontologique leur
donne un contenu concret » Bref, généralement on assure le respect des normes
éthiques par le biais des normes déontologiques.

1.2.3 Professionnalisme VS Ethique VS Déontologie

Le professionnalisme ici doit être entendu comme l’adéquation de l’agent


et du respect des principes et règles de la déontologie en vue de la
performance, de l’excellence dans la gestion et dans le fonctionnement
régulier d’un service, d’une entité donnée. En effet, la connexité de
l’éthique et du professionnalisme veut dire que l’employé doit
constamment poursuivre la réalisation de l’éthique dans sa pratique
professionnelle quotidienne. Il doit lutter constamment contre les
déviations déontologiques.

Etre professionnel c’est :

- Respecter ses clients/administrés/employés ;

- Respecter ses collaborateur et travailler dans la même direction ;

- Peser ses propos et savoir se remettre en question à tout moment ;

- Rester à l’écoute ;

- Respecter les délais ;


- Respecter les procédures et savoir les utiliser ;

- Savoir fédérer et communiquer ;

- Faire preuve d’expertise et à la fois d’ouverture d’esprit - Respecter les


compétences.

CHAPITRE DEUXIEME : CHARTE DE L’ETHIQUE ET DE LA


DEONTOLOGIE du MESU

2.0. INTRODUCTION

Dans ce deuxième chapitre, nous allons nous appesantir autour de la charte de l’éthique et déontologie
applicable au Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire comme étant un monde professionnel
proche des entreprises.

2.1 Principes fondamentaux de la charte d’éthique et de déontologie universitaires

2.1.1 Intégrité et honnêteté

La quête de la probité et de l’honnêteté signifie le refus de la corruption


sous toutes ses formes. Cette quête doit commencer par soi avant d’être
étendue aux autres. Le développement de l’éthique et de la déontologie
doit ainsi refléter des pratiques exemplaires.

2.1.2 Liberté académique

Les activités universitaires d’enseignement et de recherche ne peuvent se


concevoir sans la liberté académique qui en est le fondement. Cette
dernière garantit, dans le respect d’autrui et en toute conscience
professionnelle, l’expression d’opinions critiques sans risque de censure ni
contrainte.

2.1.3 La responsabilité et la compétence

Les notions de responsabilité et de compétence sont complémentaires.


Elles se développent grâce à une gestion démocratique et éthique de
l’institution universitaire. Cette dernière garantit un bon équilibre entre le
besoin d’une administration efficace et celui d’encourager la participation
des membres de la communauté universitaire en associant l’ensemble des
acteurs de l’université au processus de prise de décision. Cependant, les
questions scientifiques restent du ressort exclusif des enseignants-
chercheurs.
2.1.4 Respect mutuel

Le respect de l’autre se fonde sur le respect de soi. Tous les membres de la


communauté universitaire doivent s’interdire toute forme de violence
symbolique, physique ou verbale. Ils doivent être traités avec respect et
équité et s’engager à se comporter de la même façon, quel que soit le
niveau hiérarchique des partenaires.

2.1.5 Exigence de vérité scientifique, d’objectivité et esprit critique

La quête et la possibilité de l’interrogation des savoirs que l’Université


transmet et produit ont pour principes fondamentaux la recherche de la
vérité scientifique et l’esprit critique. L’exigence de vérité scientifique
oblige à la compétence, à l’observation critique des faits, à
l’expérimentation, à la confrontation des points de vue, à la pertinence des
sources et à la rigueur intellectuelle. La recherche scientifique doit être
fondée sur la probité académique.
2.1.6 Equité

L’objectivité et l’impartialité sont les exigences essentielles lors des évaluations,


des promotions, des recrutements et des nominations.

2.2 Droits et obligations

Comme nous le savons, chacun de nous a des droits mais aussi des obligations qu’il faut à
tout prix s’acquitter

2.2.1 Droits et obligations de l’étudiant

L’étudiant doit disposer de toutes les conditions possibles pour évoluer


harmonieusement au sein des établissements d’enseignement supérieur. Il
a de ce fait des droits qui ne prennent leur sens que s’ils sont
accompagnés d’une responsabilité qui se traduit par des devoirs.
Les

[Link] droits de l’étudiant

- L’étudiant a droit à un enseignement et à une formation à la recherche


de qualité. Pour ce faire, il a droit à un encadrement de qualité qui utilise
des méthodes pédagogiques modernes et adaptées. L’étudiant a droit au
respect et à la dignité de la part des membres de la communauté
universitaire ;

- L’étudiant ne doit subir aucune discrimination liée au genre ou à toute


autre particularité.

- L’étudiant a droit à la liberté d’expression et d’opinion dans le respect


des règles régissant les institutions universitaires ;

- Le programme du cours doit lui être remis dès le début de l’année ;

- Les supports de cours (références d’ouvrages et polycopies …) doivent


être mis à sa disposition ;

- L’étudiant a droit à une évaluation juste, équitable et impartiale ;

- La remise des notes, accompagnée du corrigé et du barème de l’épreuve


et, au besoin, la consultation de copie, doivent se faire dans des délais
raisonnables n’excédant pas ceux fixés par les comités pédagogiques ;

- L’étudiant a le droit de présenter un recours s’il s’estime lésé dans la


correction d’une épreuve. L’étudiant en post-graduation a droit à un
encadrement de qualité ainsi qu’à des mesures de soutien pour sa
recherche ;

- L’étudiant a droit à la sécurité, à l’hygiène et à la prévention sanitaire


nécessaires aussi bien dans les universités que dans les résidences
universitaires ;

- L’étudiant a droit aux informations concernant la structure


d’enseignement supérieur à laquelle il appartient, notamment son
règlement intérieur. L’étudiant a accès à la bibliothèque, au centre de
Les

ressources informatiques et à tous les moyens matériels nécessaires à


une formation de qualité ;

- L’étudiant élit ses représentants aux comités pédagogiques sans entrave


ni pression.

- - L’étudiant peut créer, conformément à la législation en vigueur, des


associations estudiantines à caractère scientifique, artistique, culturel et
sportif. Ces associations ne doivent pas s’immiscer dans la gestion
administrative des institutions universitaires en dehors du cadre fixé par
la réglementation en vigueur.
[Link] devoirs de l’étudiant

- L’étudiant doit respecter la réglementation en vigueur ;

- L’étudiant doit respecter la dignité et l’intégrité des membres de la


communauté universitaire ;

- L’étudiant doit respecter le droit des membres de la communauté


universitaire à la libre expression ;

- L’étudiant doit respecter les résultats des jurys de délibération ;

- L’étudiant est dans l’obligation de fournir des informations exactes et


précises lors de son inscription, et de s’acquitter de ses obligations
administratives envers l’établissement ;

- L’étudiant doit faire preuve de civisme et de bonnes manières dans


l’ensemble de ses comportements ;

- L’étudiant ne doit jamais frauder ou recourir au plagiat ;

- L’étudiant doit préserver les locaux et les matériels mis à sa disposition


et respecter les règles de sécurité et d’hygiène dans tout l’établissement.

En définitive, l’étudiant est dûment informé des fautes qui lui sont reprochées. Les
sanctions qu’il encourt sont prévues par la réglementation en vigueur et le règlement
intérieur de l’établissement d’enseignement supérieur. Elles sont du ressort du
conseil de discipline et peuvent aller jusqu’à l’exclusion définitive de l’établissement.
Les

2.2.2 Les droits et obligations de l’enseignant-chercheur

L’enseignant-chercheur a un rôle moteur à jouer dans la formation des


cadres de la nation et dans la participation au développement socio-
économique du pays par la recherche. L’Etat, en lui permettant d’assumer
ses missions, doit le mettre à l’abri du besoin. La sécurité de l’emploi pour
l’enseignant chercheur est garantie par l’Etat à travers les établissements
publics d’enseignement supérieur.
[Link] droits de l’enseignant- chercheur

- Les établissements d’enseignement supérieur doivent garantir l’accès


à la profession d’enseignant chercheur sur la seule base des qualifications
universitaires et de l’expérience requises. Ils doivent prendre toutes les
dispositions à même de garantir à l’enseignant-chercheur le droit
d’enseigner à l’abri de toute ingérence, dès lors qu’il respecte les principes
de l’éthique et de la déontologie ;

- Toutes les questions concernant la définition et l’administration des


programmes d’enseignement, de recherche, d’activités péri-universitaires,
ainsi que d’allocation de ressources doivent, dans le cadre de la
réglementation en vigueur, reposer sur des mécanismes transparents ;

- Lorsque l’enseignant-chercheur est appelé à exercer des fonctions


administratives, il doit répondre aux exigences de respect et d’efficacité ;

- L’évaluation et l’appréciation du travail de l’enseignant-chercheur


font partie intégrante du processus d’enseignement et de recherche.
L’évaluation doit porter uniquement sur les critères académiques
d’appréciation des activités d’enseignement et de recherche et des autres
activités professionnelles en relation avec l’université ;

- L’Enseignant-chercheur bénéficie de conditions de travail adéquates


ainsi que des moyens pédagogiques et scientifiques nécessaires qui lui
Les

permettent de se consacrer pleinement à ses tâches, et de disposer du


temps nécessaire pour bénéficier d’une formation permanente et d’un
recyclage périodique de ses connaissances. Le traitement octroyé doit être
à la mesure de l’importance que cette fonction, et par conséquent celui
qui l’exerce, revêt dans la société pour la formation de l’élite, tout autant
qu’à l’importance des responsabilités de toute nature qui incombent à
l’enseignant-chercheur, dès son entrée en fonction.

[Link] Les obligations de l’enseignant- chercheur

- L’enseignant-chercheur doit être une référence en termes de


compétence, de moralité, d’intégrité et de tolérance. Il doit donner une
image digne de l’université ;

- L’enseignant-chercheur est, au même titre que les autres membres de la


communauté universitaire, également responsable du respect des
principes d’éthique et de déontologie universitaires énoncés ci-dessus. Il
doit, dans l’exercice
de ses fonctions, agir avec soin, diligence, compétence, intégrité,
indépendance, loyauté et bonne foi au mieux des intérêts de l’institution
universitaire ;

- En cas de faute professionnelle de l’enseignant-chercheur et de


comparution devant les instances disciplinaires habilitées ; celles-ci
peuvent, selon le degré de gravité de la faute, et dans le respect des
procédures disciplinaires prévue par la réglementation en vigueur,
proposer des sanctions pouvant aller jusqu’à sa déchéance de la qualité
d’enseignant universitaire. La responsabilité principale de l’enseignant
chercheur est d’assurer pleinement ses fonctions universitaires
d’enseignant-chercheur. A cet effet, il doit :

- S’efforcer de se conformer à des normes aussi élevées que possible dans


son activité professionnelle ;

- Veiller au respect de la confidentialité du contenu des délibérations et


débats tenus au sein des différentes instances dans lesquelles il siège ;

- Faire preuve de conscience professionnelle dans l’accomplissement de


ses taches ; - Contribuer à la dynamisation de la fonction d’évaluation des
activités pédagogiques et scientifiques à tous les niveaux ;

- Consacrer le principe de transparence et celui du droit de recours ;

- Ne pas abuser du pouvoir que lui confère sa profession ;

- S’abstenir d’utiliser son statut d’universitaire et d’engager la


responsabilité de l’université à des fins purement personnelles ;

- Gérer honnêtement tous les fonds qui lui sont confiés dans le cadre de
l’université, d’activités de recherche ou de toute autre activité
professionnelle ;

- Préserver sa liberté d’action en tant qu’universitaire ;

- Faire preuve de disponibilité pour accomplir les tâches de sa fonction et


être présent au sein des établissements d’enseignement supérieur pour
l’exécution de celles-ci ;

- Agir en professionnel de l’éducation en se tenant au courant des


innovations, en veillant à l’actualisation constante de l’état de ses
connaissances et de ses méthodes d’enseignement et de formation, en
pratiquant son auto-évaluation, en faisant preuve de sens critique et
d’autonomie, et en sachant prendre ses responsabilités ;

- Mener l’enseignement et la recherche en conformité avec les normes


éthiques et professionnelles universelles, loin de toute forme de
propagande et d’endoctrinement ;
- L’enseignant-chercheur est ainsi tenu de dispenser un enseignement
aussi efficace que le permettent les moyens mis à sa disposition par les
établissements d’enseignement supérieur, dans un esprit de justice et
d’équité vis-à-vis de tous les étudiants sans distinction aucune, en
encourageant le libre échange des idées, et en se tenant à leur
disposition pour les accompagner ;

- Se garder de toute forme de discrimination en rapport avec le genre, la


nationalité, l’appartenance ethnique, le statut social, la religion, les
opinions politiques, le handicap et la maladie ;

- Exposer clairement les objectifs pédagogiques de ses enseignements, et


respecter les règles pédagogiques de la progression (périodicité, durée,
barème de notation, consultation des copies et réception des étudiants
avant validation définitive des notes) ;

- Avoir une appréciation la plus objective possible des performances des


étudiants ; - Orienter ses activités d’expertise et de conseil vers des
travaux susceptibles d’enrichir ses enseignements, de contribuer à
l’avancement de ses recherches, ou de participer à son rayonnement en
tant qu’universitaire ;

- Fonder ses travaux de recherche sur une quête sincère du savoir, avec
tout le respect dû au principe de la preuve et à l’impartialité du
raisonnement ;

- Respecter le travail d’érudition de ses collègues universitaires et les


travaux des étudiants et en créditer les auteurs. Aussi, le plagiat
constitue une faute majeure et inexcusable pouvant conduire à
l’exclusion ;

- Contribuer au respect des libertés académiques des autres membres de


la communauté universitaire et accepter la confrontation loyale des
points de vue différents ;
- Faire preuve d’équité et d’impartialité dans l’évaluation professionnelle
ou académique de ses collègues.

2.2.3 Les droits et obligations du personnel administratif et technique

L’enseignant-chercheur et l’étudiant ne sont pas les seuls acteurs de


l’Université. Ils sont étroitement associés au personnel administratif et
technique des établissements qui, tout comme eux, a des droits
qu’accompagnent des obligations.
[Link] Les droits du personnel administratif et technique

Le personnel administratif et technique doit être traité avec respect,


considération, et équité au même titre que l’ensemble des acteurs de
l’enseignement supérieur. Le personnel administratif et technique a droit,
lors des examens de recrutement, de l’évaluation, de nominations et de
promotion, à un traitement objectif et impartial. Le personnel administratif
et technique ne doit subir aucun harcèlement ni aucune discrimination
dans l’évolution de sa carrière. Le personnel administratif et technique
bénéficie de conditions adéquates qui lui permettent d’accomplir au mieux
sa mission et, à ce titre, il bénéficie des dispositifs de formation continue
et d’amélioration constante de ses qualifications.

[Link] Les obligations du personnel administratif et technique

[Link].1 La compétence

Le personnel administratif et technique s’acquitte de ses tâches avec


professionnalisme. Il est responsable de ses décisions et de ses actes ainsi
que de l’utilisation judicieuse des ressources et de l’information mises à sa
disposition.

[Link].2 L’impartialité
Le personnel administratif et technique fait preuve de neutralité et
d’objectivité. Il prend ses décisions dans le respect des règles en vigueur,
et en accordant à tous un traitement équitable. Il remplit ses fonctions
sans considérations partisanes et évite toute forme de discrimination.

[Link].3 L’intégrité

Le personnel administratif et technique se conduit d’une manière juste et


honnête. Il évite de se mettre dans une situation où il se rendrait
redevable à quiconque pourrait l’influencer indûment dans l’exercice de
ses fonctions.
[Link].4 Le respect

Le personnel administratif et technique fait preuve de courtoisie, d’écoute


et de discrétion.

[Link].5 La confidentialité

Les dossiers administratifs, techniques, pédagogiques et scientifiques


doivent être soumis à l’obligation de confidentialité.

[Link].6 La transparence

Le personnel accomplit ses fonctions et les différents actes qui en


découlent d’une façon qui permette la bonne circulation de l’information
utile aux membres de la communauté universitaire, la vérification des
bonnes pratiques professionnelles et leur traçabilité.

[Link].6 La performance

En pratique, l’obligation de traiter l’enseignant et l’étudiant avec égards


signifie que le personnel administratif et technique adopte un
comportement poli et courtois dans ses relations avec eux. Quant à
l’obligation de diligence, elle requiert notamment que le personnel
administratif et technique s’empresse de traiter les dossiers qui lui sont
confiés et qui concernent directement aussi bien l’enseignant que
l’étudiant. Le personnel administratif et technique est enfin tenu de
donner à ces derniers toute l’information qu’ils demandent et qu’ils sont
en droit d’obtenir.

En conclusion, nous devons comprendre que le respect n’est ne aller


dans un sens unique mais plutôt, il est réciproque.

CHAPITRE TROISIEME : ETHIQUE ET DEONTOLOGIE DANS LE


MONDE DU TRAVAIL
3.0. Introduction

Le monde du travail constitue le lieu ou plusieurs personnes qui ne se


sont pas encore connues, jamais rencontrées se retrouvent pour la
première fois et chacun vient de son milieu avec une mentalité, un
comportement, un habillement correspondant au milieu de vie habituel.
Dans Ce milieu professionnel, il faut adapter son comportement en
fonction du travail qu’on exécute et par rapport au prescrit.

3.1 Confidentialité juridique en entreprise

3.1.1 Obligation législative

Les règles régissant la confidentialité sont consignées aux articles de la loi.


Elles concernent tous les administrateurs, membres de comités et
dirigeants des entreprises.
- Devoir de garder le secret sur les renseignements ;

- Interdiction d’utiliser les renseignements confidentiels à son propre profit


ou avantage ;

- Devoir spécifique de confidentialité sur les opérations des sociétaires ;

- Exceptions : quand les renseignements peuvent être divulgués

3.1.2. Saines pratiques

De saines pratiques commerciales et financières exigent que chacun


garde le secret le plus absolu sur toutes les opérations de l’établissement et
des sociétaires, sauf exceptions prévues par la Loi, les règlements
administratifs applicables ou d’autres textes. Outre les règles prévues par
la Loi, les documents suivants donnent des directives sur l’utilisation de

renseignements confidentiels.

3.1.3 Ententes de confidentialité


Avant d’assumer des fonctions donnant accès aux dossiers des sociétaires,
les administrateurs, les membres de comités et les membres du personnel
doivent être priés de signer une entente de confidentialité. Il s’agit d’un
engagement écrit à garder le secret le plus absolu sur les questions
confidentielles.

3.1.4 Protection des dossiers


Chaque entreprise doit mettre en place certains contrôles administratifs et
matériels permettant de protéger les dossiers contre l’accès ou la
divulgation non autorisés, les dégâts matériels ou la destruction. Les
contrôles instaurés doivent être proportionnels à la confidentialité des
dossiers et permettre, au minimum :

- de tenir les dossiers hors de la vue du public;


- de surveiller, pendant les heures de bureau, l’endroit où les dossiers
sont entreposés, afin d’empêcher les personnes non autorisées de

pénétrer dans ce secteur ou d’accéder aux documents.

3.1.5 Conduite des employés


Le directeur général de chaque entreprise doit s’assurer que les membres
du personnel relevant de son autorité sont conscients de leur devoir de
confidentialité. Les employés doivent savoir ce qu’ils sont tenus de faire
pour protéger les renseignements personnels, vérifier si ceux-ci sont
exacts, utiles et complets, et éviter toute divulgation non autorisée, soit
verbalement, soit par écrit.

3.1.6 Violations de la confidentialité


Les pratiques suivantes sont des violations de la confidentialité et elles
doivent donc être évitées :

- Fournir (vendre, prêter ou rendre disponibles d’une autre manière)


des copies du registre ou de la liste de distribution des sociétaires aux
personnes non autorisées; - Discuter de façon inconsidérée des opérations
effectuées par un sociétaire ou des activités de la caisse (c.-à-d. faire des
commérages) avec des personnes qui n’ont pas droit à ces informations;

- Choisir des endroits inappropriés, tels que des lieux publics


(restaurants ou ascenseurs) pour réunir le conseil ou les comités ou
s’entretenir avec les employés de questions confidentielles;

- Envoyer par la poste des renseignements confidentiels à l’adresse


professionnelle des destinataires quand on n’est pas sûr qu’ils leur seront
remis directement;

- Examiner des renseignements confidentiels de telle manière que l’on


risque, par négligence, absence de supervision ou imprudence, de les
divulguer à des personnes non autorisées (par ex. en les lisant dans un
lieu public ou en les laissant traîner);

- Demander à des bénévoles de participer aux tâches administratives


sans leur avoir exposé au préalable les règles de confidentialité.
3.1.7 Dérogations aux règles de confidentialité
Les personnes ayant le droit d’obtenir des renseignements confidentiels de
l’entreprise sont citées dans le code de déontologie de l’entreprise.

3.2 Fidélité à l’entreprise


La loi définit l’obligation de fidélité comme l’obligation pour le travailleur
de sauvegarder fidèlement les intérêts légitimes de l’employeur.
L’obligation de fidélité est avant tout une obligation de ne pas faire. Le
travailleur doit donc, sommairement, éviter tout acte pouvant entraîner un
dommage économique pour l’employeur.

3.2.1 Les différentes obligations de fidélité

[Link] Obligation générale de fidélité


Le travailleur se rend coupable d’une violation de l’obligation de fidélité
dans les cas suivants :

- comportement illicite ou immoral vis-à-vis de l’employeur ;

- agitation aux fins de perturber la paix dans l’entreprise ;

- souillure de la réputation de l’entreprise ;

- détournement de clients et de fournisseurs ;

- utilisation des installations de l’entreprise à des fins privées.

[Link] Traitement avec soin des instruments de travail


Le travailleur est, tenu de traiter avec soin le matériel, les machines, les
installations techniques, les véhicules etc.

[Link] Secrets de fabrication et d’affaires


Le travailleur ne doit, au cours du rapport de travail, pas utiliser ni révéler
à des tiers des faits destinés à rester confidentiels dont il a pris
connaissance au service de l’employeur. Sont considérés comme
confidentiels tous les faits qui ne sont pas notoires, non généralement
accessibles au public et qui sont d’un intérêt confidentiel pour l’employeur.
Le travailleur est tenu de garder le secret même après la fin du contrat.
Cette obligation n’existe qu’en tant que l’exige la sauvegarde des intérêts
légitimes de l’employeur.
[Link] Travail clandestin
Au cours de la durée du contrat de travail, le travailleur n’est pas en droit
d’effectuer des travaux rémunérés pour un tiers si ce travail constitue une
activité concurrentielle pour l’employeur. Il lui est également interdit de
travailler à son compte ou de travailler gratuitement.
[Link] Obligation de rendre compte et de remise
Le travailleur doit remettre à l’employeur tout ce qu’il reçoit des tiers pour
lui dans l’exercice de son activité contractuelle. Il doit l’informer sur tous
ce qu’il a reçus et doit remettre immédiatement tout ce qu’il produit par
son activité contractuelle.

[Link] Sanctions
Si le travailleur se rend coupable d’une violation de son obligation de
fidélité, il est passible de différentes sanctions :

- résiliation (sans préavis uniquement en cas de violation grave) ;

- responsabilité (uniquement en cas de faute) ;

- obligation d’exécuter par l’intermédiaire d’une action en justice.

3.3 Responsabilité au sein de l’entreprise


La Responsabilité au sein de l’entreprise peut se traduire sous forme des
devoirs qui peuvent être séparés en trois catégories :

- l’obligation générale de travail, comprend l’obligation de travail


personnel, l’obligation d’accomplir des heures supplémentaires ou du
travail supplémentaire

(sous certaines conditions) et l’obligation d’appliquer ordres et


indications ;
- L’obligation de fournir un travail soigné, de sauvegarder les intérêts
de l’employeur et l’obligation de rendre compte et de restituer font partie
de la deuxième catégorie (devoir de fidélité et de diligence) ;

- Les obligations contractuelles individuelles quant à elles sont très


diverses. Elles comprennent par exemple le devoir de signaler des
activités accessoires, le devoir de cession d’inventions ou de découvertes
ou encore le devoir de formation continue.
3.4 Conflits d'intérêt
Un « conflit d'intérêts » existe lorsque les intérêts personnels d’un individu
interfèrent ou paraissent interférer, d’une manière ou d’une autre, avec les
intérêts de l’Entreprise. Une situation conflictuelle peut exister lorsqu’une
personne entreprend des actions ou possède des intérêts qui peuvent
rendre difficile l’objectivité et l’efficacité de son travail pour l’Entreprise.
Des conflits d’intérêts peuvent également exister lorsqu’un Collaborateur
ou un des membres de sa famille, obtient des avantages personnels illicites
suite à sa position dans l’Entreprise. Aucun Collaborateur ne doit accepter
de tels avantages de la part de l’Entreprise qui n’ont pas été en bonne et
due forme approuvés et autorisés conformément à la politique et à la
procédure de l’Entreprise, notamment tout prêt ou caution de dettes
personnelles. Les Collaborateurs sont tenus de promouvoir au mieux de
leurs capacités les intérêts commerciaux d’entreprise. Aucun Collaborateur
ne peut avoir un intérêt personnel, commercial ou financier qui soit
incompatible à la fidélité et à la responsabilité dues à l’Entreprise. Les
règles sur le conflit d’intérêts sont établies dans la Loi. Le code de
déontologie doit reconnaître ces règles et comprendre également des

politiques de protection contre leur violation.

3.5 Intégrité (corruption dans le travail, ses formes, ses conséquences, modes
de lutte et sanctions contre la corruption)

La corruption est un phénomène international, il ne se limite pas aux pays


en développement. Même les pays développés ont vécu de fameux
scandales. Mais, ce qui a laissé la littérature économique se concentrer sur
le cas des pays en développement c'est l'ampleur que la corruption a prise
dans la vie quotidienne.

3.5.1 Corruption dans le travail


La corruption est un comportement pénalement répréhensible par lequel
une personne (le corrompu) sollicite, agrée ou accepte un don, une offre
ou une promesse, des présents ou des avantages quelconques en vue
d'accomplir, de retarder ou d'omettre d'accomplir un acte entrant d'une
façon directe ou indirecte dans le cadre de ses fonctions.

L'infraction a une double portée puisqu'elle recouvre l'existence d'un


corrompu et d'un corrupteur. Le Code pénal distingue ainsi la corruption
active, qui est le fait du corrupteur, et la corruption passive, qui est le fait
du corrompu. Les fonctions du corrompu peuvent être aussi bien publiques
que privées mais leur caractère public va entraîner une peine plus lourde
que celle prévue pour la corruption privée.
3.5.2 Les formes de la Corruption
La corruption peut prendre des formes et des types variés. :
- La corruption active : La corruption active est commise par une personne
faisant des offres, promesses, ou accordant des avantages indus à une
autre personne pour que cette dernière commette un acte malhonnête ou
illégal, en relation avec sa fonction ;

- La corruption passive : A l’inverse, une personne commet un acte de


corruption passive en sollicitant, recevant ou acceptant la promesse d’un
avantage indu pour agir d’une certaine façon (c'est-à-dire faire quelque
chose, s’abstenir de faire quelque chose, ou encore influencer une
décision). La corruption passive est dès lors un abus de pouvoir dans le
but d’obtenir un gain personnel.

Les formes les plus répandues de corruption sont :


- Pots-de-vin et commissions occultes (ainsi que paiements de facilitation,
cadeaux et frais de représentation, recours à des intermédiaires) ;

- Conflit d’intérêt ;

- Fraude ;

- Prélèvements illicites ;

- Courtage en information illégal ;

- Criminalité organisée ;

- Blanchiment d’argent.

3.5.3 Les conséquences de la Corruption

La corruption se traduit par un accord (le « pacte de corruption ») entre le


corrompu et le corrupteur. L'existence même de cet accord est
constitutive de l'infraction sans qu'il soit nécessaire de s'attacher à ses
effets. On peut résumer les conséquences de la corruption on :

- Risques de réputation : La réputation d’une entreprise est devenue un


enjeu majeur et participe à sa valorisation, notamment boursière
lorsqu’elle est cotée ;
- Risques économiques : Le risque économique émerge quand
l’entreprise a, par exemple, décidé d’user de corruption dans ses affaires
en cherchant à réaliser des bénéfices. L’acte de corruption peut donner ou
non les résultats attendus ;

- Risques financiers : la corruption a un coût et donc une conséquence


financière systématique. Financièrement, si le ratio coût /bénéfices de la
corruption est supérieur à un, l’entreprise n’a aucun intérêt à recourir à la
corruption, la conséquence est une perte sèche ;

- Risques humains : Si la corruption pratiquée ou subie par un individu a


des conséquences personnelles (sanctions pénales, perte d’emploi,
réputation individuelle,…) ;

- Risques sociétaux : Un comportement inapproprié de l’entreprise peut


provoquer des réactions du corps social ou accentuer des tensions
internes allant jusqu’à un rejet de l’opinion publique et de la société. Dans
ce domaine, les conséquences de la corruption interne au niveau
individuel peuvent dégénérer en crise en fonction du pouvoir des
partenaires sociaux ;

- Risques environnementaux : si E1 sert à obtenir une concession dans


une zone naturelle protégée, ou si E2 a pour but de ne pas déclarer la
toxicité de certains produits alors que la réglementation locale l’impose ;

- Risques juridiques : les conséquences juridiques concernent les


personnes physiques et morales.

3.5.4 Modes de lutte et sanctions contre la corruption


[Link] Peine et sanction
La corruption est sévèrement sanctionnée par le Code pénal. La loi prévoit
que le corrompu et le corrupteur encourent chacun une peine maximale
d'emprisonnement ainsi qu'une amende. Outre ces sanctions, corrompu et
corrupteur s'exposent également à des peines complémentaires et
notamment à l'interdiction d'exercer une fonction publique ou l'activité
professionnelle ou sociale concernée par l'infraction.

[Link] Sanctions
Renforcer l’obligation de rendre compte passe nécessairement par la mise
en place et l’application de sanctions. En général, celles-ci portent
principalement sur des mesures législatives qui criminalisent la corruption.
Dans certains pays, le code pénal permet d’intenter des poursuites non
seulement lorsqu’il y a des preuves concrètes de corruption, mais
également pour « enrichissement illicite », c’est-à-dire la possession de
richesses et de revenus dont la provenance ne peut être retracée dans
aucune activité licite

De toute évidence, les sanctions demeureront vaines s’il est impossible de les
appliquer.

Les modes de lutte contre la corruption sont :


- Mobilisation des gestionnaires : Les gestionnaires et les superviseurs sont
responsables de l’intégrité des opérations qu’ils commandent.
L’expérience démontre que pour tenir la corruption en échec, il faut une
coopération efficace entre les procureurs, les enquêteurs, les
gestionnaires et le personnel à tous les paliers ;

- Réforme judiciaire : L’obligation de rendre compte exige qu’on applique


les
Sanctions, mais encore faut-il que cette application soit impartiale. Sans
cela, les lois contre la corruption n’ont aucun effet et elles ne font que
susciter et accroître le cynisme à leur égard. Pour tenir les représentants
des secteurs public et privé responsables, l’appareil judiciaire a besoin
d’indépendance et il doit pouvoir se prémunir contre l’ingérence
extérieure, qu’elle provienne de la direction ou d’ailleurs ; - Réforme
électorale Des élections libres et justes sont un mécanisme important pour
obliger les représentants publics à rendre compte. Toutefois, pour être
efficace, le processus électoral doit s’accompagner de garanties
significatives quant aux libertés civiles qui consistent à voter et à briguer
les suffrages. De plus, les procédures de scrutin doivent être équitables.
Le financement des campagnes pose de sérieuses difficultés face à
l’équité et il peut être une source importante de corruption. La divulgation
des sources de financement, du temps d’antenne gratuit à la télévision et
à la radio, des sources de financement extrabudgétaire, qu’elles
proviennent du gouvernement ou d’ailleurs, sont une partie importante de
l’obligation de rendre compte.
CONCLUSION

Nous venons de passer en revue les 3 chapitres prévus dans le cadre de ce


cours.
Il a été question pour nous de poser les bases qui permettront aux futurs
gestionnaires, d’être à la hauteur de maitriser les notions liées à l’éthique
et à la déontologie en milieu du travail.
Les notions de l’éthique et de la déontologie professionnelle permettent
aux hommes avertis de se comporter, d’agir dignement et conformément
aux normes sociétales valorisant ainsi la dimension humaine et l’objectivité
dans le travail à accomplir.
L’étudiant qui a suivi ses enseignements, doit en principe se rendre compte
qu’il a non seulement les droits, mais il a aussi des obligations à remplir qui
doivent se convertir en devoirs pour une bonne pratique d’usage.
Dans le même contexte, l’enseignant-chercheur est appelé à répondre
dignement à ses taches au quotidien tout en respectant les droits et
obligations des étudiants qui paraissent à notre humble avis comme
partenaires privilégiés.

En définitive, les étudiants formés en gestion des entreprises et


organisation du travail dans sa diversité des filières sont informés et formés
pour maintenir un climat éthique dans le monde du travail aussitôt y
arriver.

Fin du cours

Prof. Dr. Tondiku Mbembi Khym’s

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