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Anatomie Des Membres

Le syllabus d'anatomie générale de l'Université du Burundi couvre les bases de l'anatomie, y compris les définitions, la terminologie anatomique, et les systèmes des membres. Il aborde les os, les articulations et les muscles, en détaillant leur structure, leur fonction et leur classification. Le document se concentre également sur l'anatomie du membre supérieur, en décrivant les os tels que la clavicule et la scapula.

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Anatomie Des Membres

Le syllabus d'anatomie générale de l'Université du Burundi couvre les bases de l'anatomie, y compris les définitions, la terminologie anatomique, et les systèmes des membres. Il aborde les os, les articulations et les muscles, en détaillant leur structure, leur fonction et leur classification. Le document se concentre également sur l'anatomie du membre supérieur, en décrivant les os tels que la clavicule et la scapula.

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1

UNIVERSITE DU BURUNDI

FACULTE DE MEDECINE

COURS D’ANATOMIE GENERALE


Anatomie des membres

Syllabus

Dr. Niyondiko jean Claude


2

CHAP 0 : INTRODUCTION

I. Défini4ons

L’anatomie est la science des structures organisées du corps humain vivant. Elle cons2tue
en général une pédagogie d’observa4on combinant la décomposi4on minu4euse des
structures du corps et la recomposi4on intellectuelle du réel. Il s’agit d’une science
fondamentale, uniquement morphologique à l’origine, mais qui s’oriente actuellement vers
d’autres aspects. On dis2ngue entre autre ;
-L’Anatomie descrip1ve qui étudie les différents organes séparés. C’est la base de
l’anatomie.
- L’Anatomie fonc1onnelle étudie les rela2ons qui unissent la morphologie et la
fonc2on des organes.
- L’Anatomie topographique qui étudie les rapports que contractent entre eux les
différents organes d’une même région.

Celle qui nous occupera à travers ces chapitres s’avère être générale. Elle étudie de
façon synthé2que l’organisa2on morphologique et fonc2onnelle des systèmes anatomiques.

II. Terminologie anatomique

a. La posi4on anatomique de référence.

Il s’agit d’un « corps humain, vivant, débout, les membres supérieurs pendant le long du
corps, la paume des mains tournée vers l’avant, le regard droit et horizontal ». Toutes les
descrip2ons anatomiques se réfèrent à ceNe posi2on. (fig.1)

b. Les plans de référence.

L’étude du corps humain se fait en fonc2on des trois plans fondamentaux de l’espace.
1. Les plans sagiLaux : Ce sont des plans ver2caux orientés dans le sens antéro-
postérieur, c’est-à-dire dans le trajet d’une flèche traversant le corps. On dis2ngue :

- Le plan sagi0al médial qui passe par l’axe du corps et le partage en deux par2es
égales ; l’une droite, l’autre gauche.
- Les plans sagi0aux paramédians qui sont parallèles au précédent.

2. Les plans frontaux : Ce sont des plans ver2caux perpendiculaires aux précédents. Le
plan coronal est le plan frontal qui passe par l’axe du corps. Il définit les faces ventrale
et dorsale du corps.

3. Les plans horizontaux : ils sont perpendiculaires aux deux autres et coupent
transversalement le corps. Les coupes transversales anatomiques, chez un sujet
3

débout, en posi2on de référence sont des images vues par le haut ; c’est-à-dire
observées dans le sens crânio-caudal (fig.2).

c. Les termes de localisa4on

Ils permeNent de situer un élément anatomique par rapport à un autre.

1. Axial et abaxial

-est axial un élément situé dans l’axe du corps, ainsi que la par2e d’une structure
anatomique regardant dans un axe anatomique.

-est abaxial un élément anatomique situé en dehors de l’axe du corps, ainsi que la par2e
d’une structure anatomique ne regardant pas un axe anatomique.

2. Interne et externe

Une par2e du corps est interne lorsqu’elle regarde l’intérieur d’une cavité ou d’un viscère.
Une par2e est externe lorsqu’elle regarde à l’extérieur d’une cavité ou d’un organe. Ces
termes signifient aussi qu’une structure est respec2vement plus près ou plus loin du centre
de l’organe.

3. Crânial et caudal

Une par2e est crânial lorsqu’il est proche de l’extrémité supérieure du tronc ; elle est caudale
dans le cas contraire.

4. Proximal et distal

Ces termes concernent essen2ellement les membres. Une par2e est proximale lorsqu’elle est
plus proche de la racine du membre. Elle est dite distale dans le cas contraire.

5. Médial et latéral.

Un élément est médial lorsqu’il est situé plus près du plan sagiNal médian. Il est latéral dans
le cas contraire.

6. Antérieur ou ventral, et postérieur ou dorsal.

Un élément est antérieur ou ventral lorsqu’il est situé plus près de la paroi ventrale. Le terme
antérieur est plus spécifique pour les membres ; le terme ventral, pour le tronc. Un élément
est dit postérieur dans le cas contraire. A la main le terme palmaire signifie antérieur et
dorsale signifie postérieur.
4

7. Supérieur et inférieur

Un élément est supérieur lorsqu’il est placé au-dessus d’un autre. Il est inférieur dans le cas
contraire.
Au pied, le terme plantaire signifie inférieur et dorsale signifie supérieur.

8. Superficiel et profond

Un élément est superficiel lorsqu’il est plus proche de la surface du corps ; il est profond
dans le cas contraire.

9. Homolatéral et controlatéral

Deux éléments sont homolatéraux lorsqu’ils sont du même côté. Ils sont controlatéraux
lorsqu’ils appar2ennent à des côtés différents.
5

ANATOMIE DES MEMBRES

CHAP.I. GENERALITES.

Elle comprend l’étude des os (ostéologie), des ar2cula2ons (arthrologie) et des muscles
(myologie). CeNe par2e du cours abordera aussi l’anatomie des vaisseaux et des nerfs.

1. Les os

-Leur nombre : les os constants sont au nombre de 206 dont 6 osselets de l’ouïe. Les os
surnuméraires sont des osselets inconstants.

Selon leur forme et leurs dimensions, on dis2ngue :

-les os longs : ce sont des os dont la longueur est prédominante. Ils sont cons2tués d’une
par2e intermédiaire, la diaphyse ou corps qui présente des faces et des bords et de deux
extrémités, les épiphyses proximales et distales. Chaque épiphyse comprend une par2e
ar2culaire et non ar2culaire. La métaphyse est la jonc2on entre l’épiphyse et la diaphyse.
-les os courts présentent trois dimensions presque égales.
-les os plats ont leur épaisseur neNement inférieure aux autres dimensions.
-selon leur morphologie on dis2ngue des os irréguliers à leur surface et présentent de
nombreuses saillies ou dépressions.
Les saillies osseuses peuvent être ar2culaires ou non ar2culaires
-les saillies ar1culaires : on dis2ngue : les têtes qui sont des surfaces séparées
de l’os par une zone rétrécie : le col, ou sessiles, les condyles.
-les saillies non ar1culaires qui donnent inser2ons à des ligaments, des
tendons et des muscles. Selon leurs volumes on dis2ngue : des processus, des tubérosités,
des tubercules, des épines, des crêtes, des éminences,….
Les dépressions osseuses sont également ar2culaire ou pas.
- les dépressions ar1culaires : Ce sont des cavités ar2culaires s’ar2culant avec
les saillies ar2culaires (Ex : acétabulum de l’ar2cula2on coxo fémorale,..).
-les dépressions non ar1culaires : Ce sont des cavités de récep2on contenant un
organe (Ex : fosse cérébrale, fosseNe olécranienne,….)

-Leur structure.
A la coupe, l’os présente de la surface vers la profondeur : le périoste, os cor2cal et
compact ; et l’os spongieux. Il présente également un canal médullaire situé dans la
diaphyse contenant la moëlle, les vaisseaux, les nerfs.
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2. Les ar4cula4ons
Les ar2cula2ons simples unissent deux éléments et les ar2cula2ons complexes unissent
plus de deux éléments. On dis2ngue :

-des ar4cula4ons fibreuses : l’interzone ar2culaire est occupée par du 2ssu fibreux. Elles
sont sans mobilité et sans car2lage ar2culaire. Ce sont des syndesmoses (ex: ar2cula2on
2bio-fibulaire distale), des sutures (dont le 2ssu fibreux unissant les os se réduit puis
s’ossifie) et des gomphoses (unissant une dent à une alvéole dentaire).

-des ar4cula4ons car4lagineuses : l’interzone ar2culaire des ar2cula2ons car2lagineuses est


occupée par du car2lage. Leur mobilité est réduite et elles sont dépourvues de cavité
ar2culaire. Ce sont des synchondroses (l’interzone ar2culaire est cons2tué de car2lage
hyalin) et des symphyses (l’interzone est formée d’un fibro-car2lage).

-des ar4cula4ons synoviales : les surfaces ar2culaires sont de formes variables, encroûtées
de car2lage hyalin. Elles présentent une cavité ar2culaire et une capsule ar2culaire
cons2tuée de deux membranes, fibreuse et synoviale. Elles sont par2culièrement mobiles.

Selon leur morphologie, on dis2ngue des ar2cula2ons sphéroïdes, ellipsoïde, en selle,


trochoïde, plane, bicondylaire,…

3. Les muscles.

Le système musculaire cons2tue l’élément moteur du mouvement. On


dis2ngue du point de vue morphologique et fonc2onnel :

-Les muscles squele\ques : ce sont des muscles striés qui peuvent se contracter sous
l’influence de la volonté. Il mobilise en par2culier le système squeleeque.
-Les muscles lisses : ce sont des muscles non striés qui échappent à l’influence de la
volonté. Ils sont localisés dans les viscères, les vaisseaux et la peau.
-Les muscles mixtes : ce sont des muscles striés mais indépendants de l’influence de
la volonté. Ex : le muscle cardiaque.

3.1.1 Les annexes du muscle.

-Le fascia musculaire : est une forma2on conjonc2ve dense qui entoure un muscle et
con2ent des fibres et des faisceaux de fibres collagènes.
-Le septum intermusculaire : correspond à une cloison conjonc2ve séparant des groupes
musculaires.
-Les membranes interosseuses sont des septums tendus entre des os.
-La bourse synoviale est un sac conjonc2f, rempli d’une lame de synovie. Il favorise le
glissement d’un muscle contre un os, un autre muscle ou une ar2cula2on.
-Les gaines des tendons dont la gaine fibreuse qui est une lame fibreuse, arciforme,
entourant un tendon et cons2tuant avec l’os un canal ostéo-fibreux dans lequel glisse le
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tendon ; et une gaine synoviale qui est une membrane séreuse entourant certains tendons et
permeNant leur glissement.
-Le ré4naculum correspond à une large lame fibreuse de main2en des tendons. Ceux-ci
entourés de leurs gaines synoviales glissent sous le ré2naculum tendu entre deux os.

3.1.2 La vascularisa4on

Les artères musculaires sont nombreuses et proviennent des troncs artériels voisins. Les
muscles ayant une même fonc2on sont souvent vascularisés par des artères issues d’un
même tronc. Le point de pénétra2on artérielle est souvent constant. Les artères se divisent
en mul2ples branches capillaires et de ces branches naissent des capillaires dont la direc2on
est parallèle aux fibres musculaires.

Les veines sont nombreuses et munies de nombreuses valvules. Les lympha2ques


musculaires accompagnent les artères et les veines pour rejoindre les lympha2ques
profonds.

3.1.3. L’innerva4on

L’innerva2on est assurée par des nerfs mixtes. Les muscles ayant une fonc2on similaire sont
innervés par le même nerf. La trophicité du muscle dépend de son innerva2on et la
destruc2on du nerf rend le muscle atrophique.

CHAP.II. ANATOMIE DU MEMBRE SUPERIEUR

II.1. OSTEOLOGIE DU MEMBRE SUPERIEUR

1. La clavicule

La clavicule est un os long de la ceinture scapulaire. Sous cutané, elle est tendue
transversalement entre le sternum et la scapula. Elle est incurvée en S italique et comprend
un corps et deux extrémités, sternale et acromiale.
Elle présente une ébauche de canal médullaire que dans le 1/3 moyen.

1°Le corps

Plus apla2 latéralement, il présente :

-Deux faces : - La face supérieure où s’insèrent les muscles deltoïde en avant et le muscle
trapèze en arrière en son 2ers latéral ; sur son 2ers médial se fixe le muscle
sterno-cléido-mastoidien.
-La face inférieure présente à sa par2e médiale l’empreinte rugueuse du
ligament costo-claviculaire. Sa par2e moyenne donne inser2on au muscle sub-
clavier.
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Sa par2e latérale présente en arrière le tubercule conoïde et en avant, la ligne


trapézoïde. Sur ces structures s’insèrent les ligaments conoïde et trapézoïde.

-Deux bords : -Les bords antérieurs qui donnent inser2on sur ses deux 2ers médiaux et épais,
au muscle grand pectoral. Son 2ers latéral, concave et mince, présente le
tubercule deltoïdien et donne inser2on au muscle deltoïde.

-Le bord postérieur donne inser2on sur ses deux 2ers médiaux concaves, au
muscle sterno-cleido-hyoidien ; près de l’extrémité sternale. Son 2ers latéral,
convexe, donne inser2on au muscle trapèze.

2° L’extrémité sternale

Volumineuse, elle porte sur sa face inféro-antérieure, la surface ar2culaire sternale.


Triangulaire et convexe ver2calement, elle répond au sternum et au premier car2lage costal
par l’intermédiaire d’un disque ar2culaire.

3° L’extrémité acromiale

Apla2e, elle repose sur l’acromion par l’intermédiaire de la surface ar2culaire acromiale
(fig.3).

2. La scapula

La scapula est un os plat et dorsal de la ceinture scapulaire. Elle est amarrée par des
muscles à la paroi thoracique postérieure, en regard de la 2ème à la 7ème côte.

La scapula est formée d’un corps triangulaire du-quel se détachent l’épine de la


scapula et le processus coracoïde.
Elle présente :
- Deux faces, costales et postérieures
- Trois bords, supérieur, médial et latéral
- Trois angles, supérieur, inférieur et latéral

1° Les faces

• La face costale (ou antérieure)


Excavée, elle cons2tue la fosse subscapulaire. Elle est parcourue par deux ou trois
crètes obliques vers l’angle latéral.

Elle donne inser4on :


- Au muscle subscapulaire, sur sa plus grande surface ; et au muscle dentélé antérieur,
le long du bord médial.

• La face postérieure (ou dorsale)


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Elle est divisée en deux fosses, supra-épineuse et infra épineuse par l’épine de la
scapula.

*L’épine de la scapula est implantée perpendiculairement au niveau du quart supérieur de la


face postérieure. Elle se termine latéralement par l’acromion. Son bord latéral délimité avec
le col de la scapula, l’échancrure spino-glénoidale, traversée par l’artère et le nerf supra-
scapulaires.

Son bord postérieur est épais avec un renflement, le tubercule du trapèze. Il donne inser2on
sur sa lèvre supérieure et sur le tubercule, au muscle trapèze et sur sa lèvre inférieure, au
muscle deltoïde.
L’acromion est un volumineux processus projeté en avant et au-dessus de la cavité
glénoïdale. Apla2e, il présente un bord médial portant la surface ar2culaire claviculaire et un
bord latéral qui prolonge le bord postérieur de l’épine de la scapula. Sur ce bord latéral
s’insère le muscle deltoïde.

*La fosse supra-épineuse donne inser2on au muscle supra-épineux.

*La fosse infra épineuse présente le long du bord axillaire une crête qui limite une aire
médiale, où s’insère le muscle infra épineux ; une aire latérale, où s’aNachent les muscles
pe2ts et grands ronds.

2° Les bords
*Le bord supérieur mince, il est séparé du processus coracoïde par l’incisure scapulaire. Près
de celle-ci s’insère le muscle omohyoïdien. Dans ceNe incisure passent l’artère et le nerf
supra-scapulaires.

*Le bord médial : sur son versant postérieur, s’insèrent le muscle élévateur de la scapula au-
dessus de l’épine et les muscles pe2ts et grands rhomboïdes au- dessous de l’épine.

*Le bord latéral mince, il s’épaissit au niveau du col de la scapula.

3° Les angles

• L’angle supérieur est presque droit


• L’angle inférieur est arrondi et donne parfois inser2on, sur sa face postérieure, au
muscle grand dorsal
• L’angle latéral présente le processus coracoïde et la cavité glénoïdale portée par le col
de la scapula.

a) Le processus coracoïde ; en forme de doigt demi-fléchi, est orienté en avant et


latéralement

*Sur son apex s’insèrent les muscles caraco-brachial et le court chef du biceps
brachial
*Sa base s’implante sur la face supérieure du col de la scapula
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*Sur son bord médiale, se fixe le muscle pe2t pectoral ; en avant ; et les ligaments
trapézoïde et conoïde en arrière
*Sur son bord latéral s’insèrent les ligaments coraco-huméral et acromio-coracoïdien.

b) La cavité glénoïdale : orientée en avant et latéralement s’ar2cule avec la tête


humérale. Ovalaire, à grosse extrémité inférieure, elle est légèrement excavée avec
en son centre, le tubercule glénoïdale. Son bord antérieur est légèrement échancré
par l’incisure glénoïdale.

c) Le col de la scapula, épais, présente les tubercules supra-glénoïdal et infra-glénoïdal,


qui donnent inser2on respec2vement au chef long du biceps brachial et du triceps
brachial (fig.4).

3. Les ar4cula4ons de la ceinture du membre supérieur

Les ar2cula2ons de la ceinture du membre supérieur sont au nombre de quatre :

- L’ar2cula2on sterno-claviculaire
- L’ar2cula2on acromio-claviculaire
- Ar2cula2on scapulo-humérale
- Ar2cula2on scapulo-thoaracique

1) L’ar4cula4on sterno-claviculaire

L’ar2cula2on sterno-claviculaire unit l’extrémité médiale de la clavicule, le manibrium


sternal et le premier car2lage costal. C’est une ar2cula2on synoviale en selle.

*Les surfaces ar4culaires

Elles sont recouvertes du car2lage hyalin. L’incisure claviculaire est située sur le bord
supérieur du manubrium sternal.
C’est une selle concave dans le sens frontal.

La surface ar2culaire sternale est situé à la par2e inféro-antérieure de la face médiale de


l’extrémité sternale de la clavicule. Elle s’étend sur sa face inférieure (surface ar2culaire
costale).

• Le disque ar4culaire

Il s’interpose entre la clavicule et les autres surfaces ar2culaires. La présence supprime


pra2quement les courbures antéro-postérieures des surfaces ar2culaires.
Epais, il s’aNache :
- Sur la capsule solidement ;
- Au-dessus de la surface ar2culaire sternale ;
- Sur le premier car2lage costal faiblement.
11

d) La capsule ar4culaire

Elle composée habituellement par une membrane fibreuse et une membrane


synoviale. La membrane fibreuse est mince. Elle s’insère sur le pourtour des surfaces
ar2culaires. La membrane synoviale délimite une cavité ar2culaire divisée en 2 par2es par le
disque ar2culaire. Parfois perforé, elle permet la communica2on des 2 cavités ar2culaires.

e) Les ligaments

• Les ligaments sterno-claviculaires antérieur et postérieur


Ils sont cons2tués des fibres obliques en bas et médialement qui se fixent sur le
pourtour des surfaces ar2culaires sternales et claviculaire ; et sur me premier
car2lage costal.

• Le ligament inter claviculaire


Il s’étend d’une clavicule à l’autre et passe au-dessus de l’incisure jugulaire du
sternum, en s’y insérant.

• Le ligament costo-claviculaire

Très puissant, il est tendu de la face inférieure de la clavicule au bord supérieur du


premier car2lage costal et de la par2e voisine du premier os costal.

2) Ar4cula4on acromio-claviculaire

L’ar2cula2on acromio-claviculaire unit le bord médial de l’acromion à l’extrémité latérale de


la clavicule. C’est une ar2cula2on synoviale plane.

a) Les surfaces ar4culaires

Elles sont recouvertes de fibro-car4lage


• La surface acromiale de la clavicule.
Elle ovalaire et regarde en bas et latéralement.
• La surface claviculaire de l’acromion.
Analogue à la précédente, elle est inversement orientée.
• Le disque ar2culaire : il est inconstant, il est une fois sur trois.

b) La capsule ar4culaire
La membrane fibreuse, résistante, s’insère sur le pourtour des surfaces ar2culaires. La
membrane synoviale tapisse la face profonde de la membrane fibreuse.

c) Les ligaments
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➢ Le ligament acromio-claviculaire : Très résistant, il renforce la face supérieure de la


capsule.
➢ Le ligament coraco-claviculaire : Il se compose de deux faisceaux épais, les ligaments
trapézoïdes et conoïdes. Ils sont séparés par une bourse séreuse ou du 2ssu cellulo-
graisseux.
➢ Le ligament conoïde : faisceau postéro-médial, est triangulaire. Son sommet se fixe
sur la par2e postérieure du bord médial du processus coracoïde. Sa base s’insère sur
le tubercule conoïde.
➢ Le ligament trapézoïde : faisceau antérolatéral est trapézoïdal. Il nait sur la par2e
moyenne de la face supérieure et du bord médial de la por2on horizontale du
processus coracoïde. Il se porte obliquement pour s’insérer sur la ligne trapézoïde
(fig.5).

2. L’humérus
L’humérus est l’os du bras. C’est un os long qui s’ar2cule avec la scapula en haut et le radius
et l’ulna, en bas. Il présente une diaphyse et deux épiphyses proximale et distale.

La diaphyse ou corps
Prisma2que triangulaire, elle s’arrondit en haut et possède :
- Trois face ; antéro-médiale, antéro-latérale et postérieure ;
- Trois bords, antérieur, latéral et médial.

➢ La face antéro-médiale : Son quart supérieur présente la crête du tubercule mineur


qui prolonge ce tubercule, elle donne inser2on aux muscles grand dorsal
latéralement et grand rond médialement. Sa par2e moyenne porte le foramen
nourricier et l’inser2on du muscle coraco-brachial. Sur sa moi2é inférieure, s’insère le
muscle brachial.
➢ La face antérolatérale : Sa par2e moyenne présente la tubérosité deltoïdienne sur
laquelle se fixe le muscle deltoïde. Sur sa moi2é inférieure s’insère le muscle brachial.
➢ La face postérieure : Sa par2e moyenne est creusé par le Sillon du nerf radial (ou
sillon spiral) oblique en bas et latéralement, il est parcouru par le nerf radial et les
vaisseaux brachiaux profonds. Au-dessus de ce sillon s’insère le chef latéral du muscle
triceps brachial. Au-dessous de ce sillon s’insère le chef médial du muscle triceps
brachial.
➢ Le bord antérieur : Son quart supérieur se confond avec la crête du tubercule majeur,
prolonge la lèvre latérale du sillon inter-tuberculaire et donne inser2on au muscle
grand pectoral. Son quart moyen correspond au bord antérieur de la tubérosité
deltoidienne. Sur sa moi2é inférieure s’insère le muscle brachial.
➢ Le bord latéral : Il se prolonge en bas par la crête supra-condylaire latérale. Il donne
inser2on du septum intermusculaire latéral. Sur son 2ers inférieur s’insèrent en avant
et, de haut en bas, les muscles brachio-radial et long extenseur radial du carpe.
➢ Le bord médial : Il se prolonge en bas par la crête supra-condylaire médiale. Il donne
inser2on au septum intermusculaire médial.
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L’Epiphyse proximale

Volumineuse, elle comprend le col chirurgical, la tête humérale, le col anatomique, les
tubercules majeur et mineur et le sillon intertubeculaire.

1° Le col chirurgical : Union de l’épiphyse proximale et de la diaphyse, sa face postérieure est


en contact avec le nerf axillaire et les vaisseaux circonflexes postérieurs.
2° La tête humérale : Saillie ar2culaire, elle correspond au 2ers d’une sphère de 30mm de
rayon. Elle regarde médialement en haut et légèrement en arrière. Son axe d’orienta2on
forme avec l’horizontale, un angle de 45° et, avec l’axe de la diaphyse un angle de 130° ;
l’angle d’inclinaison et avec le grand axe de l’épiphyse distale, un angle ouvert médialement
et en arrière de 20°, c’est l’angle de déclinaison.
3° Le col anatomique : Discret rétrécissement, il sépare la tête humérale des tubercules. Il
est situé dans un plan faisant avec l’horizontal un angle de 40° ouvert latéralement. In donne
inser2on, à la capsule ar2culaire et en avant aux ligaments gleno-huméraux.
4° Le tubercule majeur ou Trochiter : C’est une grosse saillie latérale, il se prolonge en bas et
en avant par la crête du tubercule majeur. Il donne inser2on sur sa face supérieure, au
muscle supra-épineuse et ; sur sa face postérieure, aux muscles infra-épineux et pe2t rond.
5° Le tubercule mineur ou trochin : C’est une pe2te saillie antérieure, il se prolonge en bas
par la crête du tubercule mineur. Il donne inser2on au muscle sub scapsulaire et, sur son
bord supérieur, au faisceau médial du ligament coraco-huméral.
6° Le sillon inter tuberculaire : Sur ses lèvres s’insère le ligament huméral transverse. Il est
parcouru par le long chef du biceps brachial entouré d’une gaine synoviale et des rameaux
ar2culaires vasculaires et nerveux.

L’Epiphyse distale

Apla2e d’avant en arrière et recourbée légèrement en avant, elle présente : le condyle


huméral, les épicondyles médial et latéral.

1) Le condyle huméral
C’est une saillie ar2culaire, il comprend le capitulum, la trochlée et la zone capitulo-
trochléaire.

a) Le capitulum huméral est une saillie semi-sphérique, antérieure et latérale. Il répond


à la fosseNe ar2culaire radiale et est surmonté par la fosse radiale.
b) La trochlée humérale ; en forme de poulie, s’enroule autour du bord inférieur de
l’épiphyse. Elle présente deux versants, médial et latéral, séparés par une gorge à
trajet spiroide :
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- en avant, le versant médial est le plus large et le plus saillant ;


- en arrière, le versant latéral est plus large.
Elle répond à l’incisure trochléaire de l’ulna.

Elle est surmontée :

- en avant, par la fosse coronoïdienne


- en arrière, par la fosse olécranienne
Sur le pourtour des fosses s’insère la capsule ar2culaire.

c) La zone capitulo-trochléaire correspond à la surface inclinée de la trochlée en regard


du capitulum. Elle répond au bord médial de la fosseNe ar2culaire radiale.

2) L’épicondyle médial
Il est très saillant.

a) Sur sa face antérieure, s’insèrent :


• Le ligament collatéral ulnaire du coude, près de la trochlée.
• Les muscles pronateurs et fléchisseurs (rond pronateur, fléchisseur radial du carpe,
long palmaire, fléchisseur ulnaire du carpe et fléchisseur superficiel des doigts).

b) Sur sa face postérieure se trouve le sillon du nerf ulnaire

3) L’épicondyle latéral
Il est moins saillant et sous-cutané.

a) Sur ses faces antérieure et latérale, s’insèrent :


• Les muscles supinateur et extenseurs (court extenseur radial du carpe, supinateur,
extenseur des doigts, extenseur du pe2t doigt et extenseur ulnaire du carpe) ;
• Le ligament collatéral radial du coude, près du capitulum.

b) Sur sa face postérieure, se fixe le muscle anconé. (Fig.6 et 7)

4. L’ar4cula4on du coude

L’ar2cula2on du coude unit l’extrémité distale de l’humérus et les extrémités


proximales de l’ulna et du radius. Ar2cula2on complexe, elle est composée du point de vue
morphologique, de trois ar2cula2ons synoviales ayant la même cavité ar2culaire :

• L’ar2cula2on huméro-ulnaire
• L’ar2cula2on huméro-radiale
• L’ar2cula2on radio-ulnaire proximale

1. Les surfaces ar4culaires


Elles sont recouvertes de car2lage hyalin.
15

a) Les surfaces du condyle huméral.Elles sont cons2tuées de la trochlée humérale et du


capitulum de l’humérus.
La trochlée s’ar2cule avec l’incisure trochléaire de l’ulna. Le capitulum s’ar2cule avec
la fosseNe radiale au cours de la flexion complète de l’avant- bras.

La zone capitulo-trochléaire est une surface de la trochlée en regard du capitulum,


elle s’ar2cule avec le rebord médial de la fosseNe ar2culaire raidiale.

b) Les surfaces de l’extrémité proximale de l’ulna


• L’incisure trochléaire : c’est une grande échancrure concave en avant, elle est formée
par les surfaces ar2culaire antérieure de l’olécrane et supérieure du processus
coronoïde. Elle présente une crête sagiNale mousse qui la divise en deux versants.
Elle s’ar2cule avec la trochlée humérale.
• L’incisure radiale : est située sur la face latérale du processus coronoïde. Concave
sagiNalement, elle présente un arc de 60°. Elle s’ar2cule avec la circonférence
ar2culaire de la tête radiale.
c) La tête radiale
C’est un segment de cylindre imparfait : sur une coupe horizontale, elle est ovalaire à
grosse extrémité médiale.

• La circonférence ar2culaire
Par2e périphérique de la tête, elle est moins haute latéralement. Elle répond au
ligament annulaire du radius et à l’incisure radiale de l’ulna.
• La fosseNe ar2culaire radiale : c’est la face supérieure de la tête radiale, elle est
régulièrement excavée. Elle répond au capitulum. Son rebord médial s’ar2cule avec la
zone capitulo-trochléaire.

d) Le ligament annulaire du radius


Le ligament arciforme est tendu entre les bords antérieur et postérieur de l’incisure
radiale et encercle la tête du radius.
Sa face interne est recouverte de car2lage et répond à la circonférence ar2culaire de
la tête radiale (Fig.8).

2. La capsule ar4culaire

Sa membrane fibreuse s’insère :


- Sur l’humérus au-dessus des fosses coronoïdienne et olécranienne et au niveau des
épicondyles à proximité du car2lage ar2culaire.

- A distance du car2lage : - sur le col du radius


- sur les bords du ligament annulaire
- sur l’ulna, au niveau du pourtour car2lagineux des incisures
trochléaire et radiale

Sa membrane synoviale se réfléchit au niveau de ses inser2ons pour cons2tuer des récessus :
16

- Le récessus radiale, coronoïdien et olécranien, au niveau des fosses homonymes ;


- Le récessus annulaire, autour du col radial ;
- Le récessus sacciforme, entre le radius et l’ulna.

4. Les ligaments

a) Le ligament antérieur : il est étalé en éventail. Ses inser2ons se confondent avec


celles de la capsule ar2culaire. Il présente un faisceau plus épais, tendu obliquement
de la face antérieure de l’épicondyle médial à la face antérieure du ligament
annulaire, c’est le ligament oblique du coude.
b) Le ligament postérieur : Peu développé, il est cons2tué de fibres transversales et
obliques.
c) Le ligament collatéral ulnaire : il est formé de quatre faisceaux dont trois divergent de
l’épicondyle médial.

• Le faisceau antérieur, peu résistant, est tendu de l’épicondyle médial au bord médial
du processus coronoïde ;
• Le faisceau moyen, très résistant, va de l’épicondyle médial au tubercule coronoïde
en débordant sur le bord médial de l’ulna ;
• Le faisceau postérieur ; né de l’épicondyle médial, s’étale en éventail sur le bord
médial de l’olécrane ;
• Le faisceau arciforme, est tendu transversalement du tubercule coronoïde à la base
de l’olécrane.

d) Le ligament collatéral radial : il est cons2tué de trois faisceaux qui naissent de


l’épicondyle latéral :
• Le faisceau antérieur s’insère sur le bord antérieur de l’incisure radiale en
contournant la tête radiale,
• Le faisceau moyen se fixe sur le bord postérieur de l’incisure radiale et sur la crête du
muscle supinateur ;
• Le faisceau postérieur s’étale en éventail sur le bord latéral de l’olécrane.

e) Le ligament carré
C’est une lame fibreuse épaisse, quadrilatère, tendue du col du radius au bord
inférieur de l’incisure radiale.

5. Le radius

Le radius est l’os latéral de l’avant-bras. C’est un os long qui s’ar2cule avec l’humérus
en haut, le carpe, en bas et l’ulna, médialement. Le radius présente une diaphyse, et deux
épiphyses proximale et distale.

La diaphyse
Prisma2que triangulaire, elle est plus volumineuse en bas et possède :

*Une courbure antérieure et médiale ;


17

*Trois faces, antérieure, postérieure et latérale ;


*Trois bords, antérieure, postérieur et interosseux.

1. La face antérieure : est plus large en bas, elle donne inser2on :


- en haut au muscle long fléchisseur du pouce ;
- en bas au muscle carré pronateur.

Dans sa par2e moyenne, s’ouvre le foramen nourricier.

2. La face postérieure : est arrondie et donne inser2on :


- en haut au muscle long abducteur du pouce ;
- en bas au muscle court extenseur du pouce.

3. La face latérale : elle est arrondie et présente :


- en haut, l’inser2on du muscle supinateur ;
- et dans sa par2e moyenne, la tubérosité pronatrice pour le muscle rond pronateur.

4. Le bord antérieur : il part de la tubérosité radiale et se dirige obliquement en bas et


latéralement, puis ver2calement. Le muscle fléchisseur superficiel des doigts s’y
insère.

5. Le bord postérieur : c’est un bord mousse et effacé, il donne inser2on au septum


anté-brachial latéral.

6. Le bord inter osseux : tranchant est concave, il donne inser2on à la membrane inter-
osseuseanté-brachiale (Fig. 9)

L’ épiphyse proximale

Elle comprend : -La tête qui présente une circonférence ar2culaire radiale et la fosseNe
ar2culaire radiale.
-Le col qui est une por2on rétrécie, qui donne inser2on au muscle
supinateur sauf sur sa face radiale.
-La tubérosité radiale : c’est une saillie antéro-médiale située sous le col. Sa
par2e postérieure donne inser2on au muscle biceps brachial. Sa moi2é
antérieure répond à la bourse synoviale bicipito-radiale.

L’épiphyse distale

Volumineuse et quadrilatère, elle présente cinq faces :

1° La face antérieure légèrement excavée et correspond à l’inser2on du muscle carré


pronateur. Celle-ci est limitée latéralement par la crête supra-styloïdienne.

2° La face latérale : est prolongée en bas par le processus styloïde qui présente deux sillons
longi2dinaux :
18

a) Dans le sillon antérieur, passent les tendons des muscles long abducteur du pouce et
court extenseur du pouce. Au dessus du sillon antérieur, s’insère le muscle brachio-
radial.
b) Dans le sillon postérieur, passe le tendon du muscle long extenseur radial du carpe.
c) Le processus styloïde radial, est sous-cutané et situé à environ 1 cm au dessous du
processus styloïde ulnaire. Sur son apex se fixe le ligament collatéral radial du carpe.

3°La face dorsale


Elle présente deux sillons ver2caux séparés par le tubercule dorsal.

a) Dans le sillon latéral passe le tendon du muscle court extenseur radial du carpe.
b) Dans le sillon médial, chemine le tendon du muscle long extenseur du pouce, et plus
médialement les muscles extenseurs des doigts et extenseur de l’index.

4°La face médiale

Elle est triangulaire, et concave sagiNalement.


*Sur sa par2e supérieure s’insère le muscle carré pronateur ;
*Sa par2e inférieure, l’incisure ulnaire, s’ar2cule avec la circonférence ar2culaire de la tête
ulnaire.

5°La face inférieure ou surface ar2culaire carpienne


Elle est triangulaire à sommet latéral. Elle est excavée et divisée en deux par2es par une
crête mousse sagiNale.
*La par2e médiale, quadrilatère, répond au lunatum ;
*La par2e latérale, triangulaire, répond au scaphoïde.

7. L’ulna

C’est l’os médial de l’avant-bras. C’est un os long qui s’ar2cule avec l’humérus, en haut, le
radius latéralement et le disque de l’ar2cula2on radio-ulnaire distale en bas. Il présente une
diaphyse et deux épiphyses proximale et distale.

1. La diaphyse

Prisma2que triangulaire, elle s’arrondit et s’incurve en avant près de son épiphyse distale.

Elle possède :
- Trois faces, antérieure, postérieure et médiale ;
- Trois bords, antérieure, postérieur et inter osseux.

1° La face antérieure
• Sur ses 2/3 supérieurs, excavés longitudinalement s’insère le muscle fléchisseur
profond des doigts.
19

• Dans sa par2e moyenne, s’ouvre le foramen nourricier.


• Sur son 2ers inférieur ; s’insère le muscle carré pronateur.

2° La face postérieure
• Sa par2e supérieure présente une surface triangulaire pour le muscle anconé.
• Au dessous de ceNe surface, une crête longitudinale, prolongement de la crête
supinatrice, sépare :
- Une par2e médiale excavée ;
- Une par2e latérale, pour l’inser2on, de haut en bas, des muscles long abducteur du
pouce, court extenseur du pouce, long extenseur du pouce et l’extenseur de l’index.

3. La face médiale
Sur ses deux 2ers supérieurs s’insère le muscle fléchisseur profond des doigts.

4. Le bord antérieur
Mousse, il donne inser2on :
- en haut, au muscle fléchisseur profond des doigts ;
- en bas, au muscle carré pronateur.

5. Le bord postérieur
Contourné en S inversé, il se bifurque en haut pour se confondre avec les bords de l’olécrâne.
Il donne inser2on :
- au septum intermusculaire antébrachial médial ;
- au muscle extenseur ulnaire du carpe, sur son versant latéral ;
- et au muscle fléchisseur ulnaire du carpe, sur son versant médial.

6. Le bord interosseux
Tranchant, il donne inser2on à la membrane interosseuse anté-brachiale. (Fig.12 et 13).

8. L’épiphyse proximale (fig. n°: 11)

Volumineuse, elle comprend l’olécrane et le processus coronoïde, qui circonscrivent l’incisure


trochléaire.

1) L’olécrane
Il forme une saillie ver2cale qui prolonge en haut le corps. Sa face supérieure est
rugueuse en arrière et donné inser2on au muscle triceps. Sa face postérieure est
lisse. Elle est séparée de la peau par une bourse sous-cutanée, olécranienne. Sa face
antérieure, ar2culaire, cons2tue la par2e supérieure de l’incisure trochléaire.

La face latérale donne inser2on :


- en avant, au ligament collatéral radial du coude (faisceau postérieur) ;
- en arrière, au muscle anconé.
20

Sa face médiale donne inser2on :


- en avant au ligament collatéral ulnaire du coude (faisceau postérieur) ;
- en arrière, au muscle fléchisseur ulnaire du carpe.

2) Le processus coronoïde
Il forme une saillie horizontale et antérieure.

➢ Sa face supérieure, ar2culaire, cons2tue la par2e inférieure de l’incisure trochléaire.


➢ Sa face antérieure, est marquée par la tubérosité ulnaire, sur laquelle s’insère le
muscle brachial :
• Sur le versant médial de la tubérosité s’insèrent les muscles ronds pronateurs
et fléchisseurs superficiel des doigts ;
• Sur son versant latéral, se fixe la corde oblique ;
• Au-dessus, s’insèrent le ligament collatéral ulnaire du coude (faisceau
antérieur).

➢ Sa face latérale présente :


• en haut, l’incisure radiale s’ar2culant avec la circonférence ar2culaire radiale.
Elle donne inser2on :

- sur ses bords antérieur et postérieur s’insèrent les faisceaux antérieur et


postérieur du ligament collatéral radial du coude.
- sur son bord inférieur, au ligament carré.

En bas, la fosse supinatrice limitée en arrière par la crête du muscle supinateur.

➢ Sa face médiale présente :


• en avant, le tubercule coronoïdien, sur lequel s’aNache ligament collatéral
ulnaire du coude (faisceau moyen) ;
• en arrière, l’inser2on du muscle fléchisseur profond des doigts.

3) L’incisure trochléaire

CeNe excava2on s’ar2cule avec la trochlée humérale.

Elle présente :
• une crête longitudinale mousse ;
• deux versants latéral et médial ;
• et un sillon transversal dépourvu de car2lage à la jonc2on des surfaces
ver2cale et horizontale.

c) L’épiphyse distale

Elle comprend la tête et le processus styloïde ulnaire.

1) La tête ulnaire
21

Sa par2e latérale arrondie, ou circonférence ar2culaire ulnaire, répond à l’incisure


ulnaire du radius et au disque ar2culaire.

2) Le processus styloïde ulnaire


Pe2te saillie conique et postéro-médiale, il présente :
- Sur sa face antérieure, l’inser2on du disque ar2culaire de l’ar2cula2on radio-ulnaire
distale ;
- Sur sa face postérieure, l’inser2on du ligament collatéral ulnaire du carpe.

8. Les os de la main

La main est formée de 27 os constants répar2s en trois groupes :Le carpe, le


métacarpe et les phalanges. Elle possède aussi des nombres osselets inconstants : les os
sésamoïdes.

A. Le carpe
Le carpe est un ensemble ar2culé de 8 os solidement unis qui cons2tue le squeleNe
du poignet. Ces os sont groupés en 2 rangées, une rangée proximale et une rangée distale.

a) La rangée proximale comprend les os scaphoïde, lunatum, le triquétrum et pisiforme,


situé devant le triquétrum.
b) La rangée distale, comprend les os trapèze, trapézoïde, le capitatum et hamatum.
L’interligne séparant les 2 rangées est immense : concave en haut dans son 1/3
latéral, et concave en bas dans ses 2/3 médiaux.

La face antérieure est concave en avant et forme le sillon carpien.


Ses bords cons2tués :
• Latéralement, par les tubercules du scaphoïdes et du trapèze ;
• Médialement, par le pisiforme et l’hamatum.

Sur ses bords s’insère le ré2naculum des fléchisseurs qui délimite avec le sillon carpien : le
canal carpien.

La face postérieure est convexe ; la face supérieure est convexe et s’ar2cule avec le radius et
le disque ar2culaire radio-ulnaire ; la face inférieure est irrégulière et s’ar2cule la base des
métacarpiens (Fig.14)

1) Le scaphoïde

Os latéral de la rangée proximale du carpe, il présente :


22

➢ Trois faces ar2culaires


• La face supérieure, convexe avec le radius ;
• La face inférieure, concave pour le trapèze et le trapézoïde ;
• La face médiane, plane pour le lumatum et concave pour le capitatum

➢ Trois faces non ar2culaires


• La face latérale marquée par une saillie, le tubercule du scaphoïde, sur lequel s’insère
le ligament collatéral latéral du carpe.
• La face antérieure avec l’inser2on du muscle court adducteur du pouce.
• La face postérieure.

2) L’os lunatum
En forme de croissant à concavité inférieure, le lunatum coiffe la tête du capitalum et
présente :

- Quatre faces ar2culaires :


• La face supérieure, convexe, pour le radius ;
• La face inférieure, concave, pour le capitatum et l’hamatum ;
• La face latérale pour le scaphoïde ;
• La face médiale pour le triquétrum.

- Deux faces non ar2culaires, antérieure et postérieure

3) Le triquétrum
Os médial de la rangée proximale du carpe, le triquétrum est pyramidal à sommet inféro-
médial et présente :

- Quatre faces ar2culaires


• La face supérieure, pour le disque ar2culaire radio-ulnaire ;
• La face inférieure, concave, pour l’hamatum ;
• La face latérale, plane, pour le lunatum ;
• La face antérieure arrondie, pour le pisiforme.

- Deux faces non ar2culaires


• La face médiale, qui donne inser2on au ligt collatéral ulnaire du carpe.
• Et la face postérieure, marquée par une saillie transversale, la crête du
triquétrum.

4) L’os pisiforme
Pe2t et ovoïde, il présente :
• Une face postérieure, possédant une surface ar2culaire ovalaire et excavée,
pour le triquétrum ;
• Une face antérieure convexe sur laquelle s’insèrent :
23

* Les muscles fléchisseurs ulnaires du carpe et abducteur du pe2t doigt ;


* Le ré2naculum des fléchisseurs et le ligament pisi-hamatal.

5) Le trapèze
Os latérale de la rangée distale du carpe, le trapèze présente :
- Trois faces ar2culaires :
• La face supérieure, concave, pour le scaphoïde ;
• La face inférieure, conformée en selle transversalement, pour le premier
métacarpien ;
• La face médiale, pour le trapézoïde et le 2ème métacarpien.

- Trois faces non ar2culaires


• La face antérieure, creusée d’un sillon limité latéralement par le tubercule du
trapèze :
*dans le sillon glisse le tendon du muscle fléchisseur radial du carpe ;
*sur le tubercule s’insèrent les muscles opposant du pouce et court
fléchisseur du pouce ;
• La face postérieure et la face latérale.

6) Le trapézoïde
Os de la rangée distale du carpe, le trapézoïde présente :
• Quatre faces ar2culaires :
- La face supérieure concave, pour le scaphoïde ;
- La face inférieure, conformée en selle sagiNalement pour le 2ème métacarpien ;
- La face latérale, conformée en selle sagiNalement pour le trapèze ;
- La face médiale, concave, pour le capitatum.

• Deux faces non ar2culaires


- La face antérieure qui donne inser2on aux muscles courts fléchisseurs du pouce et
adducteur du pouce.
- La face postérieure.

7) Le capitatum
Os le plus volumineux du carpe, le capitatum est allongé ver2calement. Il est formé d’une
tête, d’un col et d’un corps.

• Quatre faces ar2culaires


- La face supérieure, convexe, pour le lunatum ;
- La face inférieure, pour les 2èmes, 3ème et 4ème métacarpien ;
- La face latérale, convexe pour le scaphoïde et le trapézoïde ;
- La face médiale, pour l’hamatum.

• Deux faces non ar2culaires


- La face antérieure donnant inser2on aux muscles court fléchisseur du pouce et
adducteur du pouce ;
- La face postérieure
24

8) L’hamatum
Os médial de la rangée distale du carpe, il est un tronc de pyramide à grande base latérale. Il
présente :

• Trois faces ar2culaires


- La face latérale, pour le capitalum ;
- La face supérieure, pour le lunatum et le triquétrum surtout ;
- La face inférieure avec deux faceNes ; l’une concave pour le 4ème métacarpien, et
l’autre conformée en selle sagitallement, pour le 5ème métacarpien.

•Trois faces non ar2culaires


- La face antérieure, qui présente un processus recourbé en crochet, l’hamulus de
l’hamatum. Sur ce processus s’insèrent les muscles opposant du pe2t doigt et court
fléchisseur du pe2t doigt.
- La face postérieure et la face latérale, réduite.
9. Ar4cula4ons du poignet

Les mouvements de la main sur l’avant-bras font intervenir de nombreuses


ar2cula2ons solidaires entre elles du point de vue fonc2onnel. Ces ar2cula2ons
comprennent :
• L’ar2cula2on radio-carpienne ;
• Les ar2cula2ons intercarpiennes.

1) L’ar4cula4on radio-carpienne

Elle unit le carpe et l’avant-bras.

➢ Les surfaces ar2culaires sont recouvertes de car2lage hyalin. La surface ar2culaire


anté-brachiale : elle est formée par la surface ar2culaire carpienne du radius et le
disque ar2culaire radio-ulnaire. La surface ar2culaire carpienne du radius est concave
et regarde en bas, en avant et médialement. Elle est divisée par une crête mousse
sagiNale en 2 par2es :

o Une par2e latérale, triangulaire, scaphoïdienne ;


o Une par2e médiale, quadrilatère, lunarienne.

➢ Le disque ar2culaire radio-ulnaire, horizontal, sépare les ar2cula2ons radio ulnaire


distale et radio-carpienne.
Sa par2e centrale, plus mince est parfois déhiscente.

Il est triangulaire et s’insère :


➢ Par son sommet, sur la face latérale du processus styloïde ulnaire ;
➢ Par sa base, sur le bord inférieur de l’incisure ulnaire.

* La surface ar2culaire radiale du carpe


25

Elle est formée par les surfaces radiales du scaphoïde ; du lunatum et du triquétrum. Elle
cons2tue une surface ar2culaire convexe, plus étendus que la surface ar2culaire anté-
brachiale.

* La capsule ar2culaire
❖ La membrane fibreuse est épaisse en avant, elle s’insère sur le pourtour des surfaces
ar2culaires et le bord du disque ar2culaire.

❖ La membrane synoviale : la face dorsale présente parfois des prolongements synoviaux


qui s’insinuent entre les fibres de la membrane fibreuse et de ses ligaments de
renforcement. La cavité synoviale communique souvent avec celle de l’ar2cula2on radio-
ulnaire distale et très souvent (60%) avec celle de l’ar2cula2on de l’os pisiforme.

*Les ligaments

Le ligament radio-carpien palmaire : est résistant. Il s’insère sur le processus styloïde du


radius et le bord antérieur de l’épiphyse distale du radius. Il se dirige en bas et médialement
pour s’aNacher sur le lunatum et le capitatum.

▪ Le ligament ulno-carpien palmaire : est moins résistant ; il s’insère sur le processus


styloïde de l’ulna et le disque ar2culaire et s’étale en éventail pour se fixer en bas sur le
lunatum, le triquetrun et le capitatum.

▪ Le ligament radio-carpien dorsal est moins développé que le ligament palmaire. Il est
oblique médialement et en bas. Il naît sur le bord postérieur de l’extrémité distale du
radius et se termine sur la face dorsale des os triquétrum, hamatum, lunatum et
accessoirement scaphoïde.

▪ Le ligament collatéral radial du carpe est triangulaire. Il est tendu du sommet du


processus styloïde du radius au scaphoïde.
▪ Le ligament collatéral ulnaire du carpe : il est tendu processus styloïde de l’ulna au
pisiforme et au triquétrum.

2) Les ar4cula4ons intercarpiennes

Elles sont nombreuses et comprennent ; les ar2cula2ons intercarpiennes proximales, les


intercarpiennes distales et les médio-carpiennes. Elles sont unies par des mul2ples ligaments
palmaires, dorsaux et interosseux.
La capsule des ar2cula2ons intercapriennes proximales et mince et délimite une cavité
synoviale indépendante.
26

Celle des ar2cula2ons distales est courte et mince et se fixe sur le rebord des surfaces
car2lagineuses.
Elles présentent toutes une membrane fibreuse et une membrane synoviale.

C. Le métacarpe

Situé entre le carpe et les phalanges proximales, le métacarpe est cons2tué de cinq
métacarpiens numérotés de I à V, en allant du pouce vers le pe2t doigt.

1. Caractères communs

Les métacarpes sont des os longs, présentant chacun un corps, une extrémité
proximale ou base, et une extrémité distale ou tête.

a) Le corps
Légèrement incurvé en avant, il est prisma2que triangulaire avec :
• Une face dorsale, lisse, répondant aux tendons des muscles extenseurs des doigts ;
• Des faces antéro-médiales et antéro-latérale, donnant inser2on aux muscles
interosseux palmaires et dorsaux ;
• Un bord palmaire, concave ;
• Deux bords médial et latéral, peu marqués.

b) La base

Cuboïde, elle présente :


- Deux faces non ar2culaires, palmaire et dorsale ;
- Trois faces ar2culaires, supérieure pour le carpe et latérales pour les métacarpiens
adjacents.

c) La tête
Apla2e transversalement, elle cons2tue la saillie osseuse du poing.
Elle présente :
• Deux faces ar2culaires convexes ; les faces inférieure et palmaire. Elles répondent à
la base d’une phalange proximale. La surface ar2culaire palmaire est échancrée en
son milieu ;

• Trois faces non ar2culaires :


*la face dorsale, rugueuse ;
*les faces latérale et médiale qui présentent chacune un tubercule du ligament
collatéral métacarpo-phalangien.

2. Caractères différen4els
a) Le 1er métacarpien
• C’est le plus court et le plus volumineux des métacarpiens ;
• Son corps, apla2 d’avant en arrière, donne inser2on au muscle opposant du pouce
et aux premiers muscles interosseux palmaire et dorsal ;
27

• Sa base ne présente qu’une surface ar2culaire supérieure ;


• Sur sa face latérale s’insère le muscle long abducteur du I.

b) Le métacarpien II
• C’est le plus long des métacarpiens ;
• Sa base bifurquée s’ar2cule avec le trapèze, le trapézoïde et le capitatum :
o Sur sa face palmaire s’insère le muscle fléchisseur radial du carpe ;
o Sur sa face dorsale s’insère le muscle long extenseur radial du carpe ;
o Sur le bord palmaire du corps s’insère le muscle adducteur du pouce.

c) Le métacarpien III

Sa base s’ar2cule avec le capitatum et les 2 métacarpiens adjacents :


- Elle présente une saillie dorso-latérale, le processus styloïde, sur lequel s’insère le
muscle court extenseur radiale du carpe ;
- Sur la face palmaire s’insère le muscle fléchisseur radial du carpe.

*Sur le bord palmaire du corps s’insère le muscle adducteur du pouce.

d) Le métacarpien IV
Il est très grêle, sa base s’ar2cule avec le capitatum, l’hamatum et les métacarpiens
adjacents.

e) Le métacarpien V
*Sa base s’ar2cule avec l’hamatum et le métacarpien IV.
*Sur sa face médiale s’insère le muscle extenseur ulnaire du carpe.
*Sur son corps s’insèrent les muscles opposant du V, 4ème interosseux palmaires et dorsal.

D. Les phalanges

Les phalanges cons2tuent le squeleNe des doigts. Tous les doigts ; exceptées le pouce
possèdent trois phalanges, proximale, moyenne et distale.
Le pouce est formé de deux phalanges, proximale et distale. Chaque phalange est un os long
cons2tué d’un corps, d’une base et d’une tête.

1° La phalange proximale

a) Le corps est semi-cylindrique avec :


- une face dorsale convexe ;
- et une face palmaire, plane et légèrement concave en avant.

b) La base présente, une cavité glénoïde s’ar2culant avec la tête métacarpienne.


• Les bords latéral et médial donne inser2on aux muscles interosseux et aux ligaments
collatéraux métacarpo-phalangiens ;
• Sur la face dorsale s’insère le muscle extenseur des doigts.
28

Cas par4culiers
• Au niveau du pouce, la base donne inser2on :
➢ Sur son bord latéral, aux muscles abducteur et court fléchisseur du pouce ;
➢ Sur son bord médial,aux muscles adducteur du pouce et 1er interosseux palmaire ;
➢ Sur sa face dorsale, au muscle court extenseur du pouce.

• Au niveau du pe2t doigt, la base donne inser2on :


➢ Sur son bord latéral, au muscle 4ème interosseux palmaire ;
➢ Sur son bord médial, aux muscles abducteur et court fléchisseur du pe2t doigt.

c) La tête présente une surface ar2culaire qui s’étend largement sur la face palmaire.
Les faces médiales et latérales portent une fosseNe surmontée du tubercule
d’inser2on du ligament collatéral interphalangien.

2° La phalange moyenne
Semblable à la phalange proximale, elle donne inser2on :

a) Sur sa face palmaire du corps, au muscle fléchisseur superficiel des doigts ;


b) Sur la face dorsale de la base, au muscle extenseur des doigts.

3) Phalange distale

C’est la plus courte des phalanges. Elle présente :


a) Un corps court et apla2
b) Une base, semblable à celle des autres phalanges
*sur la face palmaire s’insère le muscle fléchisseur profond des doigts ;
*sur la face dorsale s’insère le muscle extenseur des doigts.

Cas par2culier du pouce : La base donne inser2on :


- Sur sa face palmaire, au muscle long fléchisseur du pouce ;
- Sur sa face dorsale, au muscle long extenseur du pouce.

c) Une tête : non ar2culaire qui présente sur sa face palmaire une surface rugueuse en
forme de fer à cheval répondant à la pulpe des doigts.

E. Os sésamoïdes de la main

Les os sésamoïdes constants sont situés au niveau de l’ar2cula2on métacarpo-


phalangienne et comprennent :
• Le sésamoïde latéral du pouce. Il donne inser2on au muscle court fléchisseur du
pouce.
• Le sésamoïde médial du pouce, plus volumineux il donne inser2on aux muscles
adducteur du pouce et 1er interosseux palmaire.
29

Les os sésamoïdes inconstants sont situés au niveau de l’ar2cula2on métacarpo-


phalangienne de l’index et de l’auriculaire (fig.14 et 15)

II.2. LA MYOLOGIE DU MEMBRE SUPERIEUR

1. Les muscles du dos et du membre supérieur

Certains muscles du dos naissent du rachis et se terminent, soit sur la ceinture du


membre supérieur, soit sur l’humérus. Ils comprennent un groupe superficiels (les muscles
trapèze et grand dorsal), et un groupe profond (les muscles élévateur de la scapula, pe2t
rhomboïde et grand rhomboïde. Ces muscles sont recouverts par les fascias superficiels et
profonds du dos.

A. Muscle trapèze

1) Origine tendineuse :

• Sur la protubérance occipitale externe


• Sur le 2ers médial de la ligne nucale supérieure
• Sur le ligament nucal
• Sur les processus épineux des vertèbres C7 à T12 et des ligaments inter épineux
correspondants.

2) Son ventre est large et triangulaire, il est cons2tué de trois faisceaux, supérieur, moyen et
inférieur.

3) Terminaison :
➢ Son faisceau supérieur, oblique en bas, s’insère sur la face supérieur du 2ers latéral de la
clavicule ;
➢ Son faisceau moyen transversal, se fixe sur le bord médial de l’acromion ;
➢ Son faisceau inférieur, oblique en haut, se fixe sur le versant supérieur du bord
postérieur de l’épine de la scapula.

4) Innerva2on par le nerf accessoire

5) Son ac2on :
- adducteur et fixateur de la scapula contre le thorax ;
- Elévateur de la ceinture scapulaire (fig.16)

B. Muscle grand dorsal

1) Origine :
➢ Par une lame tendineuse résistante, l’aponévrose thoraco-lombaire, il s’insère sur :
• Les processus épineux de T7 à L5 et les ligaments inter épineux correspondants ;
30

• La crête sacrale médiale ;


• Le 2ers postérieur de la lèvre externe de la crête iliaque.

➢ Par des langueNes musculaires, sur les 3 ou 4 dernières côtes et sur l’angle inférieur de
la scapula.

2) Ventre : triangulaire, ses faisceaux musculaires convergeant vers le creux de l’aisselle.

3) Terminaison : par un tendon apla2 qui contourne le muscle grand rond avant de se fixer
sur la crête du tubercule mineur de l’humérus. Sa terminaison et séparée de celle du muscle
grand rond par une bouse synoviale.

4) Innerva2on : par le nerf thoraco-dorsal.

5) Ac2on : - adducteur et rotateur médial du bras


-adducteur et abaisseur de la scapula (fig. 17)

C. Muscle élévateur de la scapula

1) Origine : par quatre tendons sur les tubercules postérieurs des processus transverses des
vertèbres cervicales C1 à C4.

2) Ventre est allongé et se dirige obliquement en bas et latéralement pour se terminer sur le
bord médial de la scapula au dessus de l’épine scapulaire.

4) Innerva2on : le nerf dorsal de la scapula.

Ac2on : élévateur et rotateur médial de la scapula.

E. Muscles rhomboïdes

1) Muscles pe4t rhomboïde


➢ Origine : sur les processus épineux des vertèbres C7 et T1 et le ligament inter-épineux
correspondant.

➢ Ventre : il se dirige obliquement en bas et latéralement.

➢ Terminaison : sur le bord médial de la scapula au niveau de l’épine scapulaire.

2) Muscle grand rhomboïde


➢ Origine : sur les processus épineux des vertèbres thoraciques T2 à T5, et sur les
ligaments inter épineux correspondants.
➢ Ventre : mince et quadrilatère, il est oblique en bas et latéralement.
➢ Terminaison : le bord médial de la scapula au-dessous de l’épine scapulaire.
31

L’innerva2on des muscles rhomboïdes est assurée par le nerf dorsal de la scapula.
Ils sont :- adducteurs et élévateurs de la scapula ;
- fixateurs de la scapula contre le thorax (fig.18)

2. Les muscles du thorax et du membre supérieur

Certains muscles du thorax se terminent sur la ceinture de membre supérieur ou à


l’humérus.
Ils comprennent :
- Les muscles grand pectoral, pe2t pectoral, sub clavier et dentelé antérieur.
- Ces muscles sont recouverts de fascias pectoral, clavier, axillaire et du muscle dentelé
antérieur.

1. Le muscle grand pectoral

Son origine est musculaire sur :


- Les 2/3 médians du bord antérieur de la clavicule (faisceau claviculaire) ;
- La face antérieure du manubrium sternal, du corps du sternum, des car2lages costaux
2 à 6 et la par2e adjacente des 5èmeet 6ème os costaux (faisceau sterno-costal) ;
- La gaine du muscle droit de l’abdomen (faisceau-abdominal)

➢ Son ventre est épais et triangulaire ; il est cons2tué de trois faisceaux, claviculaire, sterno-
costal et abdominal qui convergent latéralement.

➢ Il se termine par un tendon comportant 2 plans en forme de U sur la crête du tubercule


majeur de l’humérus.
➢ L’innerva2on est assurée par les nerfs pectoraux latéral et médial.
➢ Son ac2on : - il est adducteur puissant et rotateur médial du bras
-Il est élévateur du tronc lorsqu’il prend son point fixe est l’humérus
(muscles de grimpeurs).

B. Le muscle pe4t pectoral

- son origine est tendineuse sur les 3ème à 5ème côtes, près de la jonc2on ostéo-
car2lagineuse ;
- son ventre est apla2 et triangulaire à sommet supéro-latéral ;
- Il se termine sur le bord médial de la por2on horizontale du processus coracoïde de la
scapula ;
- L’innerva2on est assurée par le nerf pectoral médial ;
- il est abaisseur de l’épaule et de la scapula et inspirateur accessoire

C) Le muscle subclavier

-son origine est tendineuse au niveau de la jonc2on ostéo-car2lagineuse de la 1ère côte ;


- son ventre est fusiforme et caché sous la clavicule ;
32

- Il se termine sur la par2e moyenne de la face inférieure de la clavicule ;


- L’innerva2on est assurée par le nerf sub-clavier ;
- Il est abaisseur de la clavicule (fig. 19)

D) Le muscle dentelé antérieur

Son origine se fait par des digita2ons musculaires sur les faces externes de la 1ère à la
10èmecôte. Son ventre est large. Il est composé de trois faisceaux : supérieur, moyen et
inférieur.

a)Le faisceau supérieur se détache des 2 premières côtes et d’une arcade fibreuse réunissant
ces 2os. Il se porte en haut et en arrière, vers l’angle supérieur de la scapula.

b) Le faisceau moyen, nait des 2ème, 3ème et 4ème côtes et se fixe au bord médial de la scapula.

c)Le faisceau inférieur, le plus puissant, nait de la 5ème à la 10ème côte et se porte vers l’angle
inférieur de la scapula.

Son innerva2on est assurée par le nerf thoracique long.

Il est fixateur de la scapula contre le thorax en synergie surtout avec le trapèze.


Il est également abducteur, abaisseur et rotateur latéral de la scapula (fig.20)

3. Les muscles de l’épaule

Les muscles de l’épaule naissent de la ceinture du membre supérieur et se terminent


sur l’humérus. Ils comprennent six muscles : les muscles deltoïde, supra-épineux, infra-
épineux, pe2t rond, grand rond et subscapulaire.
A ces muscles sont associés des fascias homonymes.

1. Muscle deltoïde

Son origine est tendineuse sur les 2ers latéral de la clavicule, au niveau du bord antérieur et
de la face supérieure et sur le versant inférieur de l’épine scapulaire. Elle est musculaire sur
le bord latéral de l’acromion.

Son ventre est épais, en forme de demi-cône à concavité médiale. Il est cons2tué de trois
faisceaux claviculaire, acromial et épineux, qui convergent en bas. Entre le muscle et le
tubercule majeur de l’humérus s’interpose la bourse sous deltoïdienne. Il se termine par un
tendon sur la tubérosité deltoïdienne de l’humérus.

L’innerva2on est assurée par le nerf axillaire.


33

Il est abducteur puissant du bras, surtout son faisceau acromial. Son faisceau claviculaire est
fléchisseur et rotateur médiale du bras. Son faisceau épineux est extenseur et rotateur
latéral du bras (fig.21)

1. Le muscle supra-épineux

Il naît sur les deux 2ers médiaux de la fosse supra-épineuse et sur la face profonde du fascia
supra-épineux.

Epais et triangulaire, son ventre glisse au-dessus de l’épine de la scapula. Le tendon


surcroise l’ar2cula2on scapulo-humérale en adhérant à la capsule.

Il se termine sur la faceNe supérieure du tubercule majeur de l’humérus.

Innervé par le nerf supra-scapulaire, il est abducteur du bras et main2ent la tête humérale
contre la cavité glénoïde.

2. Le muscle infra-épineux

Son origine est musculaire sur les trois quarts médiaux de la fosse infra-épineuse et sur la
face profonde du fascia infra-épineux.

Son ventre est large et triangulaire ; ses fibres convergent obliquement en haut et
latéralement vers un tendon épais qui adhère à la face postéro-supérieure de la capsule de
l’ar2cula2on scapulo-humérale. Il se termine sur la faceNe moyenne de la face postérieure
du tubercule majeur de l’humérus.
L’innerva2on est assurée par le nerf supra-scapulaire. Il est abducteur et rotateur latéral du
bras.

3. Le muscle pe4t rond

Son origine est musculaire, dans la fosse infra-épineuse, le long de la moi2é supérieur du
bord latéral de la scapula. Son ventre est apla2 et allongé, il longe le bord inférieur du muscle
infra-épineux.
Il se termine par un tendon à la faceNe inférieure du tubercule majeur de l’humérus. Il est
innervé par le nerf axillaire. Il est rotateur latéral du bras et adducteur accessoire.

4. Le muscle grand rond

Son origine est musculaire dans la fosse infra-épineuse, le long de la moi2é inférieure du
bord latéral de la scapula. Son ventre est épais est quadrangulaire, il se dirige obliquement
en haut et en dehors, séparé du muscle pe2t rond par un espace, le triangle scapulo-
huméral.
34

Il se termine par un large tendon sur la crête du tubercule mineur de l’humérus en arrière du
muscle grand dorsal dont il est séparé par une bourse synoviale.

Son innerva2on est assurée par le nerf subscapulaire. Il est adducteur et rotateur médiale du
bras (fig : 22).

5. Le muscle sub-scapulaire

Il naît dans la fosse sub-scapulaire par des fibres musculaires et par des fibres tendineuses
sur les crêtes de la fosse. Son ventre est épais, triangulaire et se dirige obliquement en haut
et latéralement, en adhérant à la capsule de l’ar2cula2on scapulo-humérale.

Il se termine par un court tendon, sur le tubercule mineur de l’humérus. Il est rotateur
médiale du bras (fig. 23).

4. Les muscles du bras

Les muscles du bras comprennent deux types enveloppés par le fascia brachial :
- Un groupe antérieur, fléchisseur : les muscles biceps brachial, coraco-brachial et
brachial ;
- Un muscle postérieur, extenseur ; le muscle triceps brachial.

1. Muscle biceps brachial

Le muscle biceps brachial est cons2tué de deux chefs ; long et court. Le chef long nait du
tubercule supra-glénoïdal de la scapula et du bourrelet glénoïdal. Il parcourt l’ar2cula2on de
l’épaule, au-dessus de la tête humérale et descend dans le sillon inter-tubérculaire entouré
d’une gaine synoviale.

Le chef court naît de l’apex du processus coracoïde de la scapula.

Ces deux chefs fusionnent pour former un ventre fusiforme et épais, s’orientant
ver2calement pour s’insérer sur la moi2é postérieure de la tubérosité du radius par un
tendon large et frontal qui devient ensuite sagiNal.

L’innerva2on est assurée par un rameau du nerf musculo-cutané.


Il est fléchisseur de l’avant-bras et supinateur si la main est en prona2on.

2. Le muscle coraco-brachial

Il nait sur le versant médial de l’apex du processus coracoïde, par un court tendon fusionné
avec le chef court du biceps brachial.
Son ventre est allongé et apla2. Il se termine sur le 2ers moyen de la face médiale de
l’humérus.
Il est innervé par le nerf musculo-cutané ; il est fléchisseur et adducteur du bras.
35

3. Le muscle brachial

Son origine est musculaire sur la moi2é inférieure des faces médiale et latérale de l’humérus
et sur les septums intermusculaires médial et latéral du bras. Son ventre est épais. Il est
cons2tué de fibres ver2cales qui croisent l’ar2cula2on du coude et convergent vers un large
tendon apla2, oblique en bas et médialement.
Il se termine sur la par2e médiale de la tubérosité ulnaire. Il est innervé par le nerf musculo-
cutané. Il est fléchisseur de l’avant-bras sur le bras (fig.24)

4. Le muscle triceps brachial

Il est formé de trois chef ; long, latéral et médial. Le long chef nait du tubercule infra-
glénoïdal et sur le bourrelet glénoïdal. Le chef latéral naît par des fibres tendineuses sur la
par2e latérale de la face postérieure de l’humérus, du col chirurgical jusqu’au sillon du nerf
radial qu’il enjambe ; le chef médial naît par des fibres musculaires sur le septum
intermusculaire médial du bras, et sur la face postérieure du corps de l’humérus, en dessous
du sillon du nerf radial.

Son ventre volumineux, présente en son milieu un tendon terminal apla2 d’avant en arrière.
Les fibres du chef long se terminent sur la face superficielle de ce tendon ; les fibres du chef
latéral sont obliques en bas et médialement et se fixent au bord latéral de ce tendon ; les
fibres du chef médial sont obliques en bas et latéralement et se fixent au bord médial de ce
tendon.

Il se termine par un tendon sur la par2e postérieure de la face supérieure de l’olécrane.

Innervé par le nerf radial, il est extenseur de l’avant-bras (fig. 25).

5. Les muscles de l’avant-bras

Les muscles de l’avant-bras comprennent deux groupes enveloppés par le fascia anté-
brachial :
• Un groupe antérieur, essen2ellement fléchisseur mais aussi pronateur et supinateur.
• Un groupe postérieur, extenseur.

I. Muscles antérieurs de l’avant-bras.

Ils sont organisés selon quatre plans qui sont successivement :


- Le plan superficiel comprenant les muscles brachio-radial, rond pronateur, fléchisseur
radial du carpe, long palmaire et fléchisseur ulnaire du carpe ;
- Le plan du muscle fléchisseur superficiel des doigts ;
- Le plan des muscles fléchisseur profond des doigts et long fléchisseur du pouce ;
36

- Le plan profond comprenant les muscles supinateur et carré pronateur.

Les muscles antérieurs de l’avant-bras sont tendus de l’extrémité distale de l’humérus, au


radius et à l’ulna en proximal et aux os de la main en bas, à l’excep2on des muscles
supinateur, rond pronateur et carré pronateur (fig.26).

1. Le muscle brachio-radial

Origine :
• Par des fibres tendineuses, sur les 2ers inférieur du bord latéral de l’humérus ;
• Par des fibres musculaires, sur le septum intermusculaire latéral du bras.

Son ventre est allongé, il se prolonge par un tendon au 2ers inférieur de l’avant-bras. Il se
termine sur la face latérale de la base du processus styloïde du radius. L’innerva2on est
assurée par le nerf radial. Il est fléchisseur de l’avant-bras et supinateur lorsque la main est
en prona2on forcée.

1. Le muscle rond pronateur

Il est cons2tué de 2 chefs, huméral et ulnaire. Le chef huméral est volumineux. Il nait par un
tendon sur l’épicondyle médial de l’humérus et du fascia antébrachial. Le chef ulnaire, plus
grêle, s’insère sur le processus coronoïde de l’ulna. Ces 2 chefs fusionnent en un ventre apla2
qui se dirige obliquement en bas et latéralement. Entre les 2 chefs chemine le nerf médian.

Il se termine par un tendon, sur le 2ers moyen de la face latérale du radius. Son innerva2on
est assurée par le nerf médian. Il est pronateur de l’avant-bras.
3. Le muscle fléchisseur radial du carpe

Il nait par un tendon sur la face antérieure de l’épicondyle médial de l’humérus et du fascia
anté-brachial. Son ventre est fusiforme et se prolonge sur la par2e moyenne de l’avant bras
par un tendon qui traverse la par2e latérale du canal carpien, isolée par une cloison fibreuse.
Il se termine sur la face palmaire de la base des métacarpiens II et III. Il est innervé par le
médian. Il est fléchisseur du poignet et accessoirement abducteur de la main.

4. Le muscle long palmaire.

Il nait sur la face antérieure de l’épicondyle médial de l’humérus et sur le fascia antébrachial.
Son ventre est grêle, descend entre les fléchisseurs radial et ulnaire du carpe. Il se termine
par un tendon grêle qui s’étale au niveau du carpe et se con2nue avec l’aponévrose palmaire.
L’innerva2on est assurée par le nerf médian. Il est tenseur de l’aponévrose palmaire et
fléchisseur de la main.

5. Le muscle fléchisseur ulnaire du carpe


37

Il est formé par 2 chefs huméral et ulnaire. Le chef huméral nait du sommet de l’épicondyle
médial de l’humérus. Le chef ulnaire nait de l’olécrane et des 2/3 supérieurs du bord
postérieur de l’ulna. Les chefs sont unis par une arcade fibreuse.
Son ventre est allongé. Il se prolonge par un tendon au 1/3 moyen de l’avant-bras. Il se
termine sur l’os pisiforme ; accessoirement sur la base du 5ème métacarpien, et sur l’os
hamatum. Il est minerve par le nerf ulnaire. Il est fléchisseur et adducteur de la main (fig.26).

6. Le muscle fléchisseur superficiel des doigts

Il est formé de 2 chefs, huméro-ulnaire et radial. Le chef huméro-ulnaire nait de l’épicondyle


médial de l’humérus et du processus coronoide de l’ulna. Le chef radial nait de la moi2é
supérieure du bord antérieur du radius.
Les chefs sont unis par une arcade fibreuse d’où partent les fibres musculaires.

Son ventre est disposé en 2 plans :


Le chef huméro-ulnaire, superficiel, donne les tendons des 3ème et 4ème doigts.

Le chef radial, profond, donne les tendons des 2ème et 5ème doigts.

Les tendons traversent le canal carpien. Chaque tendon glisse sous la gaine fibreuse d’un
doigts.
Au niveau de l’ar2cula2on métacarpo-phalangienne, chaque tendon se divise en 2
langueNes ; qui contournent le tendon du fléchisseur profond correspondant, et sous ce
dernier se fusionnent de nouveau par leur bord axial, avant de se fixer sur la face palmaire de
la phalange intermédiaire.

L’innerva2on est assurée par le nerf médian. Il est fléchisseur des phalanges moyennes des
2ème à 5ème doigts sur les phalanges proximales, puis de ces dernière sur les métacarpiens et
de la main sur l’avant-bras.

7. Le muscle fléchisseur profond des doigts

Son origine est musculaire :


- Sur les 2/3 supérieurs des faces antérieure et médiale de l’ulna jusqu’à l’olécrane ;
- Sur la membrane interosseuse antébrachiale
- Au-dessous de la tubérosité du radius.

Son ventre est épais et large, il se con2nue par 4 tendons qui traversent le canal carpien et
divergent à la face palmaire de la main.

Il se termine au niveau de la phalange distal du 2ème au 5èmedoigt , chaque tendon passant


dans un anneau formé par le dédoublement du tendon fléchisseur superficiel correspondant.

L’innerva2on est assurée par le nerf ulnaire pour sa moi2é médial du muscle et le nerf
médian pour sa moi2é latéral.
38

Il est fléchisseur des phalanges distales des 2èmeau 5ème doigts sur les phalanges moyennes,
des phalanges moyennes sur les proximales, des phalanges proximales sur les métacarpiens
et de la main sur l’avant-bras.

8. Le muscle long fléchisseur du pouce

Son origine est musculaire :


- Sur les ¾ supérieurs de la face antérieure du radius ;
- Sur la membrane interosseuse antébrachiale
- Parfois sur le bord latéral du processus coronoïde.

Son ventre est épais. Il donne naissance par son bord médial à un tendon qui traverse la
par2e latérale du canal carpien et l’éminence thénar, entre les chefs du muscle court
fléchisseur du pouce.
Il se termine sur la face palmaire de la base de la phalange distale du pouce. Il est innervé
par le nerf médian. Il est fléchisseur de la phalange distale sur la phalange proximale, puis
ceNe dernière sur le premier métacarpien (fig.27)

9. Le muscle supinateur

Il est cons2tué par 2 faisceaux, superficiel et profond séparés par la branche profonde du
nerf radial. Le faisceau superficiel nait sur la par2e inférieure de l’épicondyle latéral de
l’humérus, sur le ligament collatéral radial et sur la crête du muscle supinateur de l’ulna. Le
faisceau profond nait de la fosse supinatrice.

Son ventre est épais ; ses fibres contournent en spirale le 1/3 supérieur du radius. Le faisceau
superficiel s’insère sur la par2e supérieure oblique du bord antérieur du radius.
Le faisceau profond se termine sur la face postéro-latérale du col du radius, en arrière de la
terminaison du chef superficiel.
L’innerva2on est assurée par le nerf radial. Il est supinateur de l’avant-bras.

10. Le muscle carré pronateur

Il nait par des fibres musculaires sur le ¼ inférieur de la face antérieure de l’ulna.
Son ventre est quadrilatère, cons2tue de fibres transversales.
Il se termine sur le ¼ inférieur du bord médial et de la face antérieure du radius.
L’innerva2on est assurée par le nerf interosseux antérieur, branche du nerf médian. Il est
pronateur (fig.29).

II. Muscles postérieurs de l’avant-bras.

Ils sont organisés selon deux plans, superficiel et profond.


39

*Le plan superficiel comprend les muscles : long extenseur radial du carpe, court extenseur
radial du carpe, extenseur commun des doigts, extenseur du pe2t doigt, extenseur ulnaire du
carpe et anconé.

*Le plan profond, des2né essen2ellement au pouce, est formé des muscles long abducteur
du pouce, court extenseur du pouce, long extenseur du pouce et extenseur de l’index.

Les muscles postérieurs de l’avant-bras sont tendus de l’extrémité distale de l’humérus, du


radius et de l’ulna, aux os de la main, à l’excep2on du muscle anconé.

1°Muscle long extenseur radial du carpe

Il naît sur la crête supra-condylaire latérale de l’humérus et sur le septum intermusculaire


latéral du bras. Son ventre est allongé. Il se prolonge par un long tendon qui s’engage sous le
ré2naculum des extenseurs. Il se termine sur la face dorsale de la base du IIème métacarpien.
Il est innervé par le nerf radial.
Il est extenseur et abducteur de la main.

2° Muscle court extenseur radial du carpe

Il nait sur la face antérieure de l’épicondyle latéral de l’humérus. Son ventre est allongé et se
prolonge par un long tendon qui s’engage sous le ré2naculum des extenseurs et sous les
tendons des2nés au pouce. Il se termine sur la face dorsale du IIIème métacarpien. Il est
innervé par le nerf radial. Il est extenseur et abducteur de la main.

3°Muscle extenseur commun des doigts

Il nait sur les faces antérieure et inférieure de l’épicondyle latéral de l’humérus et sur le
fascia antébrachial. Son ventre est volumineux. Il se prolonge par un tendon qui se divise au
1/3 inférieur de l’avant-bras en quatre tendons qui passent sous le ré2naculum des
extenseurs puis divergent vers les doigts respec2fs. A la face dorsale des métacarpiens, ces
tendons sont solidarisés par des bandeleNes fibreuses : les connexions inter-tendineuses.

Au niveau de l’ar2cula2on métacarpo-phalangiennes chaque tendon émet par sa face


profonde un vinculum long qui s’insère à la base de la phalange proximale. Puis il se divise
en trois langueNes : une moyenne, qui se fixe à la face dorsale de la phalange moyenne et
deux latérales, qui s’insèrent à la face dorsale de la phalange distale.
Il est minerve par la branche profonde du nerf radial.

Il est extenseur des phalanges distales et moyennes. Il par2cipe à l’extension des phalanges
proximales, en associa2on avec les muscles interosseux, sur les métacarpiens et la main sur
l’avant bras.

4° Muscle extenseur du pe4t doigt


40

Il nait sur l’épicondyle latéral de l’humérus et le fascia anté-brachial. Son ventre est grêle, son
tendon passe sous le ré2naculum des extenseurs. Il se termine au voisinage du 5ème
métacarpien sur tendon de l’extenseur des doigts des2né au 5ème doigt.
L’innerva2on est assurée par la branche profonde du nerf radial. Il renforce pour le dernier
doigt, l’ac2on de l’extenseur des doigts.

5° Muscle extenseur ulnaire du carpe

Il nait sur la face postéro-inférieure de l’épicondyle latéral de l’humérus, sur le versant latéral
du bord postérieur de l’ulna et sur la face profonde du fascia antébrachial. Son ventre est
allongé. Il se prolonge par un long tendon qui glisse sous le ré2naculum des extenseurs. Il se
termine par la face dorsale de la base du 5ème métacarpien.
L’innerva2on est assurée par la branche profonde du nerf radial. Il est extenseur et
adducteur de la main.

6° Muscle anconé

Il nait par un tendon, sur la face postérieure de l’épicondyle latéral de l’humérus. Son ventre
est triangulaire. Ses fibres musculaires s’étalent vers l’ulna. Il se termine sur la face latérale et
postérieure de l’olécrane et sur le quart supérieur du bord postérieur de l’ulna.

Il est minervé par le radial. Il est extenseur accessoire de l’avant-bras.

7° Muscle long abducteur du pouce

Il nait sur la face postérieure de l’ulna, sur la membrane interosseuse et sur la par2e
moyenne de la face postérieure du radius. Son ventre est fusiforme, il se prolonge par un
long tendon, oblique en bas et latéralement, qui passe sous le ré2naculum des extenseurs.
Il se termine sur le versant latéral de la base du 1er métacarpien. L’innerva2on est assurée
par la branche profonde du nerf radial. Il est abducteur et extenseur du pouce. Il par2cipe à
l’abduc2on de la main.

8° Muscle long extenseur du pouce

Il naît au 2ers inférieur à la face postérieure de l’ulna et sur la par2e aNenante de la


membrane interosseuse. Son corps se dirige en bas et latéralement en glissant sur la face
postérieure du radius. Son tendon glisse dans la goueère moyenne de la face postérieure de
l’épiphyse radiale en cons2tuant la limite externe de la taba2ère anatomique. Il se termine
sur la face postérieure de la base de la phalange distale. Innervé par le nerf radial (rameau de
la branche postérieure), il est extenseur de la phalange distale sur celle proximale.

9° Muscle court extenseur du pouce

Il nait sur le 1/3 moyen de la face postérieure du radius, sur la membrane interosseuse
antébrachiale, parfois sur la face postérieure de l’ulna. Son ventre est grêle, il se prolonge par
41

un long tendon oblique en bas et latéralement, qui passe sous le ré2naculum des extenseurs.
Il se termine sur la face dorsale de la base de la phalange proximale du pouce.

L’innerva2on est assurée branche profonde du nerf radial. Il est extenseur et abducteur du
pouce, puis du premier métacarpien.

10°Muscle extenseur de l’index

Son origine est musculaire sur le 1/3 inférieur de la face postérieur de l’ulna et sur la
membrane interosseuse antébrachiale. Son ventre est grêle. Il se prolonge par un tendon qui
glisse sous le ré2naculum des extenseurs. Il se termine au niveau de l’ar2cula2on métacarpo-
phalangienne de l’index en se fusionnant avec le tendon de l’extenseur des doigts des2né à
l’index.

L’innerva2on est assurée par la branche profonde du nerf radial. Il renforce, pour l’index,
l’ac2on de l’extenseur commun du doigt (fig. 30)

LA TABATIERE ANATOMIQUE

La taba2ère anatomique est la fosseNe latérale de la face dorsale du poignet. Elle est
plus apparente lors de l’extension du pouce.
Elle est limitée latéralement par les tendons des muscles longs abducteurs et court extenseur
du pouce et médialement, par le tendon du muscle long extenseur du pouce.
Son plancher est représenté par le processus styloïde radial, les os scaphoïde et trapèze.

LES MUSCLES DE LA MAIN

Les muscles de la main, essen2ellement palmaires, comprennent trois groupes :


- Les muscles de l’éminence thénar des2nés au pouce ;
- Les muscles de l’éminence hypothénar des2nés au pe2t doigt ;
- Le groupe intermédiaire annexé à tous les doigts.

A° Les muscles de l’éminence thénar

Au nombre de quatre, les muscles thénariens comprennent, de la superficie vers la


profondeur, les muscles court abducteur du pouce, opposant du pouce, court fléchisseur du
pouce et adducteur du pouce.

1. Le muscle court abducteur du pouce

Il nait sur le tubercule du scaphoïde et la par2e latérale du ré2naculum des fléchisseurs. A


son origine, il reçoit fréquemment une expansion fibreuse du muscle long abducteur du
pouce. Son ventre est triangulaire, il se dirige obliquement en bas et latéralement. Il se
42

termine sur le bord latéral de la base de la phalange proximale du pouce et sur le sésamoïde
latéral.

L’innerva2on est assurée par le nerf médian. Il est abducteur puis rotateur médial du pouce.

2. Le muscle opposant du pouce

Il nait sur le tubercule de l’os trapèze et le ré2naculum des fléchisseurs. Son ventre est épais
et triangulaire. Il se dirige obliquement en bas et latéralement. Il se termine sur le bord
médial du 1er métacarpien.

L’innerva2on est assurée par le nerf médian. Il est fléchisseur et rotateur médial du pouce
qu’il amène en opposi2on des autres doigts.

3. Le muscle court fléchisseur du pouce

Il est cons2tué de 2 chefs, superficiel et profond.


Le chef superficiel naît sur le tubercule du trapèze et le ré2naculum des fléchisseurs. Le chef
profond naît sur l’os trapézoide et capitatum.

Les deux chefs forment une goueère à concavité médiale, dans laquelle glisse le tendon du
long fléchisseur du pouce. Il se termine sur la par2e latérale de la base de la phalange
proximale du pouce et sur l’os sésamoide latéral.
L’innerva2on est assurée par le nerf médian pour le chef superficiel, et le nerf ulnaire pour le
chef profond.
Il est fléchisseur de la phalange proximale du pouce.

4. Le muscle adducteur du pouce.

Le muscle est cons2tué de 2 chefs, oblique et transverse. Le chef oblique nait sur l’os
trapézoïde et capitatum. Le chef transverse nait sur les 2ème et 3ème métacarpiens et sur la
capsule des ar2cula2ons métacarpo-phalangiennes II et III. Les 2 chefs convergent
latéralement pour former un tendon commun qui se termine sur le sésamoïde médial, et sur
la par2e médiale de la base de la phalange proximale du pouce.

L’innerva2on est assurée par le rameau profond du nerf ulnaire. Il est adducteur du 1er
métacarpien.

B° Les muscles de l’éminence hypothénar

Ils comprennent de la superficie en profondeur :


- Le muscle court palmaire ;
43

- Les muscles abducteur du pe2t doigt et court fléchisseur du pe2t doigt ;


- En profondeur le muscle opposant du pe2t doigt.

1. Le muscle court palmaire

Pe2t muscle cutané, il est cons2tué de fibres musculaires tendues transversalement. Il nait
sur le bord médial de l’aponévrose palmaire et se termine sur la face profonde de la peau de
la région hypothénarienne.
L’innerva2on est assurée par le rameau superficiel du nerf ulnaire. Il tend la peau de
l’éminence hypothénar.

2. Le muscle abducteur du pe4t doigt

Il nait sur le versant inférieur du pisiforme et sur le ré2naculum des fléchisseurs. Son ventre
est fusiforme et ver2cal. Il se termine sur la face axiale de la base de la phalange proximale
du pe2t doigt. Son tendon envoie une expansion qui rejoint le tendon extenseur des doigts.

L’innerva2on assurée par le rameau profond du nerf ulnaire. Il est abducteur du pe2t doigt.

3. Le muscle court fléchisseur du pe4t doigt

Il nait sur l’hamulus de l’os hamatum et sur le ré2naculum des fléchisseurs. Son ventre est
grêle et oblique médialement. Il se termine par un tendon commun avec l’abducteur du pe2t
doigt. L’innerva2on est assurée par de rameau profond du nerf ulnaire. Il est fléchisseur du
pe2t doigt.

4. Le muscle opposant du pe4t doigt.

Il nait sur l’hamalus de l’os hamatum et sur le ré2naculum des fléchisseurs. Son ventre est
triangulaire et oblique médialement. Il se termine sur la face axiale du 5ème métacarpien.

L’innerva2on est assurée par le rameau profond du nerf ulnaire. Il est opposant du pe2t
doigt par rapport aux autres doigts (Fig.31).

C° Les muscles intermédiaires de la main

Ces muscles comprennent trois groupes superposés qui sont d’avant en arrière : les muscles
lombricaux, interosseux palmaires et interosseux dorsaux.
Chacun de ces groupes est formé de quatre pe2ts muscles numérotés comme les doigts,
dans le sens latéro-médial.
Tous ces muscles par2cipent, par leur terminaison, à la forma2on de l’aponévrose dorsale
des doigts qui recouvre chaque tendon du muscle extenseur des doigts.

1. Les muscles lombricaux


44

Ils naissent par des fibres musculaires sur les tendons du muscle fléchisseur profond.

• Les 1er et 2èmelombricaux, sur le bord axial des tendons fléchisseurs II et III.
• Les 3ème et 4èmelombricaux, sur les bords en regard des tendons fléchisseurs III, IV et
V.

Le ventre est grêle et fusiforme. Il gagne le côté axial de l’ar2cula2on métacarpo-


phalangienne correspondante.

-Les tendons des 1ères et 2èmes lombricaux s’unissent respec2vement aux tendons des 1ères et
2èmesmuscles interosseux dorsaux.
-Les tendons des 3èmes et 4èmes lombricaux s’unissent respec2vement aux tendons des
3èmes et 4èmes muscles interosseux palmaires.

L’innerva2on est assurée par le nerf médian pour les 1er et 2èmelombricaux et le nerf ulnaire
pour les 3èmes et 4èmes lombricaux.

2° Les muscles interosseux palmaires

a) Le 1er interosseux palmaire

Il est indissociable du muscle adducteur du pouce. Il nait sur la moi2é supérieure de la face
axiale du 1er métacarpien, sur le versant latéral de la base du 2ème métacarpien et sur le
trapèze.

Son ventre est grêle et se prolonge par un tendon qui fusionne avec celui du muscle
adducteur du pouce.

b) Les 2èmes ,3èmes et 4èmes muscles interosseux palmaires

Ils naissent sur la face axiale des métacarpiens II, IV et V. Ils se terminent :
- Par un tendon qui se fixe sur la base de la phalange proximale, répondant au
métacarpien d’origine ;
- Par une expansion tendineuse sur le tendon extenseur du doigt correspondant et
dans l’aponévrose dorsale du doigt ;
- L’innerva2on est assurée par le nerf ulnaire. (fig. 32)
3° Les muscles interosseux dorsaux de la main

Chaque muscle nait par des fibres musculaires sur les faces interosseux des métacarpiens. Il
se prolonge au niveau de l’ar2cula2on métacarpo-phalangienne par un tendon qui se dirige
vers l’axe de la main. Chaque tendon se fixe sur la face axiale de la base des phalanges
proximales II, III et IV. Chaque tendon présente une large expansion fibreuse qui se fixe sur le
tendon de l’extenseur du doigt correspondant et dans l’aponévrose dorsale du doigt.
45

L’innerva2on est assurée par le rameau profond du nerf ulnaire. L’ac2on des muscles
lombricaux et des interosseux est complémentaires.

Dans le plan sagiNal, les muscles lombricaux et interosseux sont fléchisseurs de la phalange
proximale et extenseurs des phalanges moyennes et distales.

Dans le plan frontal, les interosseux palmaires sont adducteurs des doigts et les interosseux
dorsaux sont abducteurs des doigts (fig. 33)

II.3 Vascularisa4on et innerva4on du membre supérieur

1. Les artères du membre supérieur

1°L’artère axillaire

C’est l’artère principale de la région axillaire. Sa projec2on cutanée correspond à la par2e


proximale de la ligne unissant le milieu de la clavicule et le milieu de la fosseNe
coronoidienne. Il nait au niveau du bord postérieur de la clavicule en prolongeant l’artère
subclavière.

La direc2on varie avec les posi2ons du bras. En posi2on anatomique, l’artère descend
obliquement et latéralement avec une légère courbe à concavité inféro-médiale. Elle devient
l’artère brachiale en arrière du bord inférieur du muscle grand pectoral.

Les branches collatérales

1) L’artère thoracique supérieure, nait au dessous de la clavicule et se dirige médialement


pour vasculariser les muscles pectoraux et la région infra-claviculaire.

2) L’artère thoraco-acromiale : nait au dessus du muscle pe2t pectoral, traverse le fascia-


pectoral et se divise en 2 branches, acromiale et thoracique.
La branche acromiale se dirige latérelement et vascularise le muscle deltoide, les
ar2cula2ons scapulo-humérales et acromio-claviculaire.

La branche thoracique se dirige médialement et vascularise les muscles pectoraux et la


région mammaire.

3) L’artère thoracique latérale : nait en arrière du muscle pe2t pectoral, descend le long de la
paroi médial du creux axillaire. Elle vascularise les muscles dentelé antérieur, pectoraux et
intercostaux.
Chez la femme, elle est plus volumineuse et contourne le bord inférieur du grand pectoral
pour vasculariser le sein.
46

4) Les branches subscapulaires sont fixes et des2nés au muscle subscapulaire. L’artère


subscapulaire nait au bord inférieur du muscle subscapulaire. Elle descend médialement et
se divise en deux branches, les artères thoraco dorsale et circonflexe de la scapula.
L’artère thoraco-dorsale vascularise les muscles dentelé antérieur et grand dorsal.
L’artère circonflexe contourne le bord axillaire de la scapula pour pénétrer la fosse infra
épineuse et vasculariser les muscles de la région.

6) Artère circonflèxe humérale antérieure


Elle nait au bord inférieur du muscle subscapulaire. Elle se dirige latéralement et contourne
la face antérieure du col chirurgical de l’humérus en arrière des muscles coraco-brachial et
biceps.
Elle vascularise l’ar2cula2on scapulo-humérale et les muscles coraco-brachial, biceps brachial
et deltoide.

7) Artère circonflexe humérale postérieure


Nait au dessous de son homonyme. Elle traverse l’espace axillaire latéral accompagnée du
nerf axillaire et gagne la face profonde du muscle deltoide, en contournant le col chirurgical
de l’humérus. Le plus souvent elle s’anastomose avec la circonflexe humérale antérieure
(Fig.34).

2° Artère brachiale

La projec2on cutanée de l’artère brachiale correspond à la par2e distale de la ligne unissant


le milieu de la clavicule et le milieu de la fosse cubitale.

Son trajet
Son origine fait suite à l’artère axillaire au bord inférieur du muscle grand pectoral. Elle
descend dans la région antérieure et médiale du bras selon un trajet rec2ligne. Elle traverse
le sillon bicipital médial et s’incline latéralement jusqu’à la région antérieure du coude qu’elle
parcourt ver2calement. Elle se termine, à trois cen2mètre au dessous du pli du coude, en
artère radiale et ulnaire.

Les rapports vasculo-nerveux

Dans la même gaine vasculaire se trouvent :


• Les veines brachiales latérale et médiale qui longent l’artère ;
• Le nerf médian situé d’abord le long du bord latéral de l’artère ;
• Le nerf radial situé à la face postérieure ;
• Le nerf ulnaire d’abord médial puis s’engage avec l’artère collatérale ulnaire
supérieure dans la loge postérieure, derrière le septum musculaire médiale.

Ses branches collatérales sont :


- L’artère deltoidienne ;
- Les branches musculaires ;
- L’artère nourricière de l’humérus ;
47

- L’artère brachiale profonde, la plus importante, nait près de l’origine de l’artère


brachiale ;
- L’artère collatérale ulnaire supérieure ; l’artère collatérale ulnaire inférieure (fig.35).

3° Artère radiale

C’est la branche terminale de l’artère brachiale et l’artère principale latérale de


l’avant-bras.
Sa projec2on cutanée correspond à une ligne unissant le milieu de la fosse ulnaire et le
milieu de la goueère du pouls.

Son trajet
Elle nait à trois cen2mètres au dessous du pli du coude, en regard du col radial. Elle descend
latéralement dans la région antérieure de l’avant-bras. Elle contourne le bord latéral du
carpe, puis parcourt sa face dorsale et traverse le premier espace intermetacarpien.
Elle se termine dans la paume de la main en s’anastomosant avec le rameau palmaire
profond de l’artère ulnaire pour former l’arcade palmaire profonde.

Les branches collatérales


Ce sont :
- Les branches musculaires
- L’artère récurrente radiale
- Le rameau carpien palmaire
- Le rameau palmaire superficiel
- Le rameau carpien dorsal
- La première artère métacarpienne dorsale
- L’artère principale du pouce
- L’artère radiale de l’index (fig. 36)

4° Artère ulnaire

C’est une branche terminale de l’artère brachiale. Elle est l’artère principale médiale de
l’avant-bras. Elle est habituellement plus grosse que l’artère radiale.

Sa projec2on cutanée correspond à une ligne unissant :


- Le sommet de l’épicondyle médial
- Le bord latéral de l’os pisiforme

Son trajet
Elle nait à 3 cm au dessous du pli du coude, en regard du col du radius. Elle s’écarte presque
à l’angle droit de l’axe de l’artère brachio-radial. Elle descend médialement dans la région
antérieure de l’avant-bras, puis en avant du bord médial du carpe. Elle se termine dans la
paume de la main en s’anastomosant avec le rameau palmaire superficiel de l’artère radiale
pour former l’arcade palmaire superficielle (Fig. 37).
48

Ses branches collatérales sont :


-des branches des2nées aux muscles,
-l’artère récurrente ulnaire,
-l’artère interosseuse commune,
-Le rameau carpien palmaire,
-Le rameau carpien dorsal,
-Le rameau palmaire profond.

Les artères radiale et ulnaire unies par 4 anastomoses formant ainsi les : l’arcade palmaire
superficielle, l’arcade palmaire profonde, l’arcade dorsale du carpe et le réseau dorsal du
carpe. De ces anastomoses naissent les artères de la main (ex : artères métacarpiennes) qui
se con2nuent par les artères digitales en bas (Fig. 37 et 38).

2. Les veines du membre supérieur

Le membre supérieur est drainé par des veines superficielles, sous cutanés et profondes
sous fasciales.

A. Les veines superficielles sont nombreuses et ne sont pas satellites des artères. On
dis2ngue : les veines des doigts, les veines du dos de la main (ou veines métacarpiennes), le
réseau veineux palmaire et les veines intercarpiennes.

Les veines superficielles de l’avant-bras forment sur la face postérieure un réseau peu dense
à disposi2on très variable. Sur la face antérieure, le réseau veineux est plus dense et
présente habituellement trois veines principales : la veine céphalique, basilique et médiale
de l’avant-bras (fig.39, 40 et 41)

B. Les veines profondes : Satellites des artères, les veines profondes sont paires sauf pour
l’artère axillaire. On dis2ngue :
- les veines profondes de la main qui sont les veines métacarpiennes palmaires qui se
drainent dans les arcades veineuses profondes.
-Les veines profondes de l’avant-bras qui sont de veines ulnaires et radiales drainent les
veines profondes de la main.
-Les veines brachiales comprenant les veines brachiales latérales et médiales. Elles naissent
au pli du coude, de la réunion des veines ulnaires et radiales. Elles longent l’artère brachiale,
échangeant entre elles quelques anastomoses en échelle. Elles se terminent en s’unissant en
une veine axillaire par l’intermédiaire de la veine basilique médiane.
-La veine axillaire : Elle n’ait au niveau du bord inférieur du muscle grand pectoral par la
réunion de la veine brachiale commune et de la veine basilique. Elle longe le bord médial de
l’artère axillaire, et séparée de l’artère homonyme par le faisceau médial du plexus brachial
et le nerf ulnaire. Elle se termine au bord antéro-inférieur du muscle subclavier en veine
subclavière.

3. Lympha4ques du membre supérieur


49

Le drainage lympha2que du membre supérieur s’effectue grâce à des vaisseaux


lympha2ques superficiels et profonds qui abou2ssent à des nœuds lympha2ques ou
lymphonoeuds relais, superficiels ou profonds.

1. Les lymphonoeuds superficiels sont :

- Les lymphonoeuds supratrochleaires situés au-dessus de l’épicondyle médial, contre


la veine basilique ;
- Les lymphonoeuds infra-claviculaires et delto-pectoraux situés dans le trigone delto-
pectoral contre la crosse de la veine cephalique ;
- Les lymphonoeuds supra-scapulaires qui siègent habituellement en arrière de
l’extrémité latérale de la calvicule.

2. Les lymphonoeuds profonds de l’avant-bras et du bras : sont inconstants et de


situa2on variable.

-Les lymphonoeuds cubitaux situés à l’origine de l’artère ulnaire, dans la fosse


cubitale ;
-Les lymphonoeuds radiaux sont localisés le long de l’artère radiale ;
-Les lymphonoeuds interosseux sont situés à l’origine des artères interosseuses ;
-Les lymphonoeuds brachiaux sont placés le long de la terminaison des veines
brachiales.

3. Les lymphonoeuds axillaires

Ils cons2tuent le relais principal des vaisseaux lympha2ques du membre supérieur, de


l’épaule, du sein et des plans sous-cutanés.
Au nombre de 20 à 30, ils sont divisés en six groupes ;

- Les lymphonoeuds pectoraux situés le long des vaisseaux thoraciques latéraux, ils
reçoivent les lympha2ques des régions mammaire, infra-mammaires et
lymphocardiaque. Ils se drainent dans les nœuds lympha2ques centraux et apicaux.

- Les lymphonoeuds subscapulaires, situés le long de l’artère subscapulaire ; ils


reçoivent les lympha2ques des régions scapulaire et lombaire et se drainent dans les
nœuds lympha2ques centraux et latéraux.

- Les lymphonoeuds huméraux et latéraux sont situés contre la face médiale de la


par2e inférieure de la veine axillaire. Ils drainent le membre supérieur et se drainent
dans les lymponoeuds centraux et apicaux.

- Les lymphonoeuds centraux sont situés au centre du creux axillaire et le long de la


par2e moyenne de la veine axillaire. Ils recouvrent les vaisseaux lympha2ques venus
des nœuds lympha2ques latéraux subscapulaires et parammaires. Ils se drainent dans
les nœuds lympha2ques apicaux.
50

- Les lymponoeuds apicaux : sont situés dans l’apex de la région axillaire, ils jouxtent le
bord médial de la veine axillaires et se drainent dans les nœuds lympha2ques supra
claviculaires.
- Les lymphonoeuds interpectoraux, siègent entre les muscles pectoraux (fig. 42 ).

B. Les vaisseaux lympha4ques

1. Les vaisseaux lympha4ques superficiels sont situés dans le 2ssus cellulaire sous cutané et
drainent la peau.

On dis4ngue :
- Les vaisseaux lympha2ques superficiels de la main naissant d’un riche plexus
lympha2que digital qui se draine dans un plexus palmaire et dorsal ;
- Les vaisseaux lympha2ques superficiels de l’avant-bras se repar2ssent en 3 groupes
antérieur, médial et latéral
- Les vaisseaux lympha2ques superficiels du bras
- Les vaisseaux lympha2ques superficiels de l’épaule.

2. Les vaisseaux lympha4ques profonds : sont satellites des artères et des veines profondes
du membre et drainent la lymphe des structures profonds. Des nœuds lympha2ques
profonds s’intercalent sur le trajet.

II.4. Innerva4on du membre supérieur

1. Le plexus brachial (voir Fig.43)

2. Le nerf musculo-cutané

Le nerf musculo-cutané est un nerf mixte, cons2tuant une branche terminale du faisceau
latéral du plexus brachial. Il est cons2tué de neurofibres provenant des nerfs spinaux C5 et
C6.

Il nait dans le creux axillaire et descend latéralement dans le bras jusqu’au sillon bicipital
latéral, où il devient le nerf cutané latéral de l’avant-bras.

Dans le creux axillaire, le NMC est situé entre :


- en avant, le fascia clavi-pectoral, recouvert par le grand pectoral ;
- en arrière, les muscles subscapulaires, grand rond et grand dorsal ;
- latéralement, le muscle coraco-brachial ;
- médialement, le muscle dentelé antérieur.

Ces rapports vasculo-nerveux sont cons2tué médialement l’artère axillaire. Il passe devant le
nerf axillaire et les vaisseaux circonflexes postérieurs de l’humérus.
51

Au bras, il perfore le muscle coraco-brachial et chemine entre les muscles biceps brachial et
brachial, puis entre les muscles brachio-radial et biceps.

Dans le sillon bicipital, il traverse le fascia brachial, près du bord latéral du tendon du biceps
brachial.

Les branches collatérales sont cons2tués par :


- le nerf du coraco-brachial : souvent au nombre de deux, ils naissent l’un avant la
traversée du muscle coraco-brachial et l’autre après ;
- Le rameau vasculaire pour l’artère brachiale ;
- Le nerf diaphysaire de l’humérus qui nait avant sa traversée musculaire et longe
l’artère brachiale jusqu’au foramen nourricier ;
- Le nerf du biceps antérieur ;
- Le rameau ar2culaire pour le coude qui peut naître du nerf du muscle brachial.

La branche terminale ou nerf cutané latéral de l’avant-bras se divise en deux branches,


antérieures et postérieures.

-La branche antérieure passe souvent en arrière de la veine médiane céphalique et descend
dans la région antéro-latérale de l’avant-bras.
-La branche postérieure passe habituellement en avant de la veine médiane céphalique pour
gagner la région postéro-latérale de l’avant-bras.

Fonc4on :

Sa fonc2on est motrice ; il assure la flexion et la supina2on de l’avant-bras. Elle est également
sensi2ve ; son territoire sensi2f étant la peau de la région latérale de l’avant bras (fig.44 ).

3. Le nerf ulnaire

Le nerf ulnaire est un nerf mixte, cons2tuant la plus importante des branches terminal du
faisceau médial du plexus brachial. Il est cons2tué de neuro-fibres provenant des nerfs
spinaux C8 et T1.

Il nait dans le creux axillaire et traverse successivement les régions brachiales antérieures et
postérieures, la région postérieure du coude et la région antébrachiale antérieure. Il se
termine au poignet au niveau du bord inférieur de l’os pisiforme, en deux branches,
supérieure et profonde.

➢ Dans la région axillaire, les rapports musculaires sont :


- en avant ; le fascia clavipectoral, recouvert par le muscle grand pectoral ;
- en arrière, le muscle subscapulaire et aux tendons des muscles grands rond et grand
dorsal ;
- médialement, au grill costal recouvert par le muscle dentelé antérieur ;
- latéralement, au muscle coraco-brachial.
52

Le nerf ulnaire s’insinue,à son origine, entre l’artère et la veine axillaire, puis il répond :
• Latéralement, à la veine axillaire, au nerf cutané médial de l’avant-bras et cutané
médial du bras

➢ Au bras, et dans le 2ers supérieur, il est dans la loge brachiale antérieure. Il répond :
• En arrière, au nerf radial et au nerf long du muscle triceps ;
• En avant et latéralement, au muscle coraco-brachial ;
• Médialement, au fascia brachial ;
• Il suit le bord postérieur de la veine brachiale médiale.

Dans les deux-2ers inférieurs, il est dans la loge brachiale postérieure. Il descend
accompagné de l’artère collatérale ulnaire supérieure.

Au coude, il traverse le sillon du nerf ulnaire, en arrière de l’épicondyle médial, avec l’artère
récurrente ulnaire postérieure.

A l’avant-bras et dans les 2/3 supérieurs, il repose sur la face médiale, puis la face antérieure
du muscle fléchisseur profond des doigts. Il est recouvert par le muscle fléchisseur ulnaire du
carpe.
Dans le 2ers inférieur, il repose sur le muscle carré pronateur. Il répond médialement au
tendon du muscle fléchisseur ulnaire du carpe et latéralement aux tendons des muscles
fléchisseurs superficiels et profonds des doigts.

Au poignet, il chemine dans le canal ulnaire limité par :


- Le ré2naculum des fléchisseurs en arrière ;
- Le pisiforme et le tendon du muscle fléchisseur ulnaire du carpe médialement ;
- Une expansion palmaire du ré2naculum des extenseurs en avant et latéralement.

Ses branches collatérales sont cons2tuées :


- De rameaux ar2culaires, de rameaux musculaires, du nerf de l’artère ulnaire du
rameau dorsal des2né aux 3 derniers doigts et du rameau palmaire des2né à
l’éminence hypothénar.

➢ Les branches terminales sont superficielles et profonde.


La branche superficielle descend entre l’aponévrose palmaire et les muscles de l’éminence
hypothénar. Elle est accompagnée latéralement par l’artère ulnaire. Elle donne le nerf du
court palmaire qui se divise deux nerfs :
- Le nerf digital palmaire propre médial du V.
- Le 4ème nerf digital palmaire commun qui donne les nerfs digitaux palmaires propres
latéral du IV et médial du V.

La branche profonde est motrice et passe entre les muscles abducteurs et court fléchisseur
du V et donne des branches des2nés à ces muscles, à l’opposant du V, 3ème et 4ème
interosseux, 3èmeet 4èmelombricaux et à l’arcade palmaire profonde.
Les branches terminales sont des2nées au muscle adducteur du I, au chef profond du court
fléchisseur du I, et aux 1er et 2ème interosseux.
53

➢ La fonc2on est motrice assurant les mouvements des doigts (la préhension, mouvements
latéraux des doigts). Elle est également sensi2ve.

Son territoire sensi2f concerne :


- La région palmaire médiale limitée par une ligne passant par l’axe médian du doigt IV.
- La région dorsale médiale dorsale limitée par une ligne passant par le IIIème doigt à
l’excep2on de sa moi2é latérale de la phalange proximale (Fig. 45)

4. Le nerf médian

Le nerf médian est également mixte, cons2tuant une branche terminale du plexus brachial. Il
est cons2tué de neurofibres provenant des nerfs spinaux C5, C6, C7, C8, et T1.
Il nait dans le creux axillaire par deux racines, médiale et latérale ; formant ainsi en avant de
l’artère axillaire un V ouvert en haut. Il descend en obliquant latéralement.

Il traverse la par2e inférieure du creux axillaire, la région antéro-médiale du bras, le sillon


bicipital médial, l’axe médian de l’avant-bras et le canal carpien. Il se termine au bord
inférieur du ré2naculum des fléchisseurs.

Dans la région axillaire, ses rapports sont :

➢ Musculaires et répond :
• En arrière ; au fascia clavi-pectoral recouvert par le muscle grand pectoral ;
• En arrière, au muscle subscapulaire et tendons des muscles grand rond et grand
dorsal ;
• Médialement, au grill costal recouvert du muscle dentelé antérieur ;
• Latéralement, au muscle coraco-brachial.

➢ Vasculo-nerveux et se situe en avant de l’artère axillaire.Les nerfs ulnaire, cutané médiale


de l’avant-bras, cutané médial du bras longent le bord médial de l’artère axillaire.

Au bras, il répond, latéralement et en avant au muscle coraco brachial en haut et au biceps


brachial en bas.

Médialement, au fascia brachial et en arrière au septum intermusculaire médial, dernière


lequel descend le nerf ulnaire.
Situé sur le bord latéral de l’artère brachiale, il la surcroise pour longer son bord médial.
A l’avant-bras, il passe entre les 2 chefs du muscle rond pronateur, puis entre le muscle
fléchisseur superficiel des doigts en avant et l’inters2ce des muscles fléchisseur profond des
doigts et le long fléchisseur du pouce en arrière.

Au poignet, le nerf médian est situé dans le canal carpien entre en avant le ré2naculum des
flechisseurs, latéralement le tendon du muscle long fléchisseur du pouce, et en arrière et
médialement, les tendons du muscle fléchisseur des doigts.
54

Les principales branches collatérales sont :


- Le nerf diaphysaire de l’humérus ;
- Le nerf des muscles épicondyliens médiaux ;
- Le nerf interosseux antébrachial antérieur ;
- Le rameau palmaire du nerf médian.

Sur le plan moteur, le nerf médian assure :


- La flexion et la prona2on de la main ;
- La pince paucidigital.
Sur le plan sensi2f, son territoire concerne ;
- La par2e latérale de la paume de la main, la face palmaire des doigts I, II, III et la
moi2é latéral du IVèmedoigts.
- La face dorsale des phalanges distale et moyennes des mêmes doigts (Fig. 46).

5. Le nerf radial

Le nerf radial est un nerf mixte cons2tuait la branche terminale la plus volumineuse du
plexus brachial. Il est cons2tué de neurofibres provenant des nerfs spinaux C5, C6, C7, C8 et
T1.

Il nait dans le creux axillaire de la division du faisceau postérieur. Il traverse successivement


la région postérieure du bras puis le sillon bicipital latéral.
Il se termine en deux branches, profonde et superficielle au niveau de l’interligne ar2culaire
du coude.

Ses principales branches collatérales sont :


- Le nerf cutané postérieur du bras innervant la peau de la région postérieure du bras ;
- Le nerf du chef long du triceps qui innerve le long chef du triceps ;
- Le nerf cutané postérieur de l’avant-bras qui minerve la peau de la par2e moyenne
de la face postérieure de l’avant-bras ;
- Le nerf du brachio-radial qui l’aborde à sa face profonde ;
- Le nerf du muscle extenseur radial du carpe qui nait dans le sillon bicipital pour
innerver ce muscle.

Ce nerf se termine par : une branche superficielle exclusivement sensi2ve qui perfore le
fascia antébrachial se divise en branches de terminaisons que sont :
- Le rameau communicant ulnaire du nerf radial qui s’anastomose avec le rameau
dorsal du nerf ulnaire ;
- Le rameau cutané palmaire qui innerve la peau thénarienne ;
- Les nerfs digitaux pour le I, II, III.

*Une branche profonde essen2ellement motrice qui suit un trajet arciforme en bas
latéralement et en arrière, puis se divise en ses branches terminales que sont :
- les rameaux musculaires pour les muscles extenseurs des doigts, l’extenseur du V,
l’extenseur ulnaire du carpe, long extenseur du I, l’extenseur du II long abducteur du I et
court extenseur du I.
55

-Le nerf interosseux postérieur qui innerve la face dorsale de la main.

Sur le plan moteur, il assure l’extension du membre supérieur et est accessoirement


supinateur et abducteur du pouce.

Sur le plan sensi2f, il assure l’innerva2on de la face postérieure du bras, la face postéro-
latérale du coude et le segment médian de la face postérieur de l’avant-bras (fig.47).

6. Le nerf axillaire

Le nerf axillaire est un nerf mixte, branche terminale du faisceau postérieur du plexus
brachial, des2né à l’épaule. Il est cons2tué de neurofibres provenant des nerfs spinaux C5 et
C6.

Il nait dans le creux axillaire et se dirige latéralement, cravate la face postérieure du col
chirurgical de l’humérus et se termine dans la face profonde du muscle deltoïde.
Il descend latéralement en s’éloignant du nerf radial et traverse l’espace axillaire latéral, au
dessous de la capsule de l’ar2cula2on scapulo-humérale. Puis, il contourne le col chirurgical
de l’humérus contre la face profonde du muscle deltoïde.

Ses branches collatérales sont cons2tués par :


- Des rameaux ar2culaires des2nés à l’ar2cula2on scapulo-humérale ;
- Les nerfs cutanés latéraux supérieurs du bras qui innerve la peau.

Le nerf axillaire se termine en rameaux qui abordent la face profonde du muscle deltoïde.

C’est un nerf de l’abduc2on du bras. Il entraine aussi une rota2on latérale du bras. Sur le plan
sensi2f, son territoire correspond à la face externe de l’épaule.
56

CHAP. III. ANATOMIE DU MEMBRE INFERIEUR

III .I. OSTEOLOGIE DU MEMBRE INFERIEUR

1. Os coxal

L’os coxal est l’os de la hanche. C’est os plat qui cons2tue les parois antéro-latérales du bassin
osseux. Il est formé, avant ossifica2on complète, de trois par2es :

-L’ilium

-L’ischium

-Le pubis

La jonc2on des trois par2es se localise au niveau de l’acétabulium

→ L’ilium, par2e supérieure, comprend une aile et un corps

→ L’ischium, par2e inféro-postérieure, comprend un corps et une branche

→ Le pubis, par2e inféro-antérieure, comprend un corps, une branche supérieure et une


branche inférieure (fig. 48)

L’os coxal a la forme d’une hélice à deux pales dont l’inférieure est perforée du foramen
obturé. Il présente :

• Deux faces : externe et interne

• Quatre bords : supérieur, antérieur, inférieur et postérieur

• Quatre angles : antéro-supérieur, antéro-inférieur, postéro-inférieur et postéro-


supérieur

1. Les faces

*→ La face externe

Elle présente 3par2es :

• Une par2e moyenne, excavée, l’acétabulum

• Une par2e supra- acébulaire, la face glutéale


57

• Une par2e infra- acétabulaire, le pourtour externe du foramen obturé

1) L’acétabulum

Profonde excava2on sphéroïde, il s’ar2cule avec la tête fémorale. Située à la jonc2on de


l’ilium,de l’ischium et du pubis, l’acétabulum regarde en avant, en bas et en dehors. Il
comprend :

a) Un rebord saillant, le limbus acétabulaire :

• Il est interrompu en bas par l’incisure acétabulaire

• Au-dessus du limbus se trouve le sillon supra acétabulaire

b) Une par2e périphérique ; la surface semi- lunaire. Elle est concave en bas et
encroutée de car2lage

c) Une par2e centrale, la fosse acétabulaire. Elle rugueuse et donne inser2on au


ligament de la tête fémorale

2) La face glutéale

Convexe d’avant en arrière, elle est convexe dans sa par2e moyenne. Elle est parcourue par 3
lignes rugueuses concaves en bas et en avant: les lignes glutéales postérieure, antérieure et
inférieure.

3) Le pourtour externe du foramen obturé

Il répond aux faces externes du pubis de l’ischium

a) La face externe de la branche supérieure du pubis

Elle est divisée transversalement par la crête obturatrice, en deux par2es, la surface
pec2néale et le sillon obturateur. La surface pec2néale, triangulaire, regarde en avant et en
haut. Elle est limitée en arrière par un bord tranchant, le pecten du pubis.

Le sillon obturateur, orienté vers le bas et transformé en canal obturateur par la membrane
obturatrice. Dans ce canal passent les vaisseaux et les nerfs obturateurs.

b) La face externe du corps du pubis

Orientée en avant, elle présente :


58

• En haut, la crête pubienne. La surface rugueuse et large, elle donne inser2on aux
muscles droit de l’abdomen et pyramidal, au tendon conjoint et au ligament réfléchi

• En bas, une surface lisse ou s’insère le muscle long abducteur

• Latéralement, le tubercule pubien sur lequel se fixe le ligament inguinal

c) La face externe de la branche ischio-pubienne

Elle est formée de l’union de la branche inférieure du pubis et de la branche de l’ischium

d) La face externe du corps de l’ischium. Elle présente une tubérosité ovoïde et


rugueuse.

→ La face interne

Elle est divisée en deux par2es par une crête courbe, oblique en bas et en avant; la ligne
arquée de l’ilium. Saillant en avant, elle prolonge le pecten du pubis

→ Au-dessus de la ligne arquée, on observe :

a) La fosse iliaque en avant ;

C’est une vaste surface triangulaire, concave et lisse orientée en avant, en haut et en dedans.
Elle donne inser2on au muscle iliaque.

b) La surface sacro-pelvienne : En arrière, celle-ci comprend :

*la surface ar2culaire : en forme de croissant à concavité postéro-supérieure ; elle est


concave dans son ensemble.

*La tubérosité iliaque : Saillie irrégulière, situé au-dessus et en arrière de la surface


ar2culaire

→Au-dessous de la ligne arquée, on note au centre le foramen obturé.

Au-dessous du foramen obturé, une surface lisse, la surface quadrilatérale qui donne
inser2on au muscle obturateur interne.

→LES BORDS

1° Le bord supérieur ou crête iliaque, décrit :

• dans le plan sagiNal, une courbe à convexité supérieure


59

• dans le plan horizontal, une sinuosité concave en dedans, en avant et convexe en


dedans en arrière. CeNe crête est épaisse en avant et en arrière

2° Le bord antérieur

Il est concave en avant et en haut et présente de haut en bas :

- L’épine iliaque antéro-supérieure

- L’épine iliaque antéro-inférieure l’échancrure du muscle ilio-psoas

- L’éminence ilio –pubienne

- Le pecten du pubis

3° Le bord postérieur : Il est régulière et présente du haut en bas :

- L’épine iliaque postéro-supérieure

- L’épine iliaque postéro-inférieure

- L’épine ischia2que

- La grande incisure ischia2que qui est une échancrure profonde traversé par le muscle
obturateur interne

- La tubérosité ischia2que

4° Le bord inférieur : oblique en bas et en arrière, il présente :

- Dans le segment antérieur, la surface symphysaire ovalaire et encroutée de car2lage


et s’ar2culant avec son homologue pour former l’arcade pubienne ;

- Dans le segment postérieur s’insère le corps caverneux, les muscles ischio-caverneux


et transverses superficiel

→LES ANGLES

→ L’angle antéro-supérieur correspond à l’E.I.A.S

→ L’angle postéro-supérieur correspond à l’E.I.P.S

→ L’angle postéro-inférieur correspond à la tubérosité ischia2que

→L’angle antéro-inférieur correspond à l’angle du pubis (fig. 49 et fig. 50)


60

2. Le fémur

Le fémur est l’os de la cuisse. C’est un os long qui s’ar2cule avec l’os coxal, en haut, le 2bia et
la patella en bas. Il présente une diaphyse et une épiphyse proximale et distale.

La diaphyse

Prisma2que triangulaire, elle est incurvé en bas et possède :

• trois faces : antérieures, postéro-latérale et postéro-médiale

• trois bords : latérale, médial et postérieur

1) Face antérieure

Lisse et convexe, elle donne inser2on au muscle vaste intermédiaire et au muscle ar2culaire
du genou

2) Face postéro-latérale et postéro- médiale

Lisses, elles sont concaves et larges à leur par2e moyenne mais convexes et étroites à leurs
extrémités.

3) Bords latéral et médial

Sont arrondis et peu marqués

4) Bords postérieure ou ligne âpre est très saillant et rugueux. La par2e moyenne
présente le foramen nourricier et deux crêtes qui donnent inser2on aux muscles.

La par2e supérieure comporte trois crêtes divergentes :

• La ligne spirale, prolongement de la lèvre médiale, elle contourne le col chirurgical


pour se terminer sous la ligne inter tronchantérique

• La ligne pec2née rejoint le pe2t trochanter

• La tubérosité glutéale, prolongement de la lèvre latérale, rejoint le grand trochanter

La par2e inférieure comprend deux crêtes divergentes, les lignes supra-condylaires médiales
et latérales.

B) Epiphyse proximale

Irrégulière, comprend la tête fémorale, le col du fémur, le grand et le pe2t trochanter, unis
par la ligne et la crête intertrochantérique.

1) La tête fémorale
61

Saillie ar2culaire lisse, elle correspond aux 2/ 3 d’une sphère de 25mm de rayon. Elle regarde
médialement, en haut et légèrement en avant. Elle présente, au-dessous et en arrière de son
centre, une dépression dénudée de car2lage, la fovéa capi2s dans lequel s’insère le ligament
de la tête fémorale.

2) Le col fémoral

Situé entre la tête et les trochanters, il est cylindrique et apla2 d’avant en arrière. Il s’élargit
latéralement. Son grand axe, iden2que à celui de la tête, forme :

- Avec l’axe de la diaphyse, un angle de 125° ; c’est l’angle d’inclinaison

- Avec le grand axe de l’épiphyse distal, un angle de 15°ouvert médialement et en


avant ; c’est l’angle de déclinaison.

La face antérieure, presque plane, est limitée latéralement par la ligne intertrochantérique
sur laquelle s’insère le ligament ilio-fémoral.

La face postérieure est convexe ver2calement est limitée latéralement ; son bord
supérieurest presque horizontal et court.

Sur le col, près de la ligne et de la crête intertrochantérique s’insère la capsule ar2culaire.

3) Le grand trochanter

CeNe immense saillie quadrangulaire supéro-latérale présente :

- une face latérale, convexe. Sur sa par2e moyenne s’insère le muscle moyen fessier. Au-
dessus et au-dessous de ceNe inser2on, l’os répond aux bourses trochantériques des muscles
moyens et grand fessiers.

- une face médiale présentant une excava2on, la fosse trochanterique.

- un bord supérieur horizontal

- un bord antérieur large

- Un bord postérieur saillant qui se con2nue avec la crête intertrochantérique

- Un bord inférieur rugueux

4) Le pe2t trochanter

C’est une éminence conique, postéro-médiale et inférieure. Elle présente :

- Une base d’où parte la crête intertrochanterique vers le grand trochanter, et la ligne
pec2née vers la ligne âpre
62

- Un apex où s’insère le muscle grand psoas (fig. 51)

C) Epiphyse distale

Volumineuse et irrégulière, elle est plus étendue transversalement. Sa face postérieure,


saillant, est divisée par la fosse intercondylaire en deux condyles, médial et latéral. Le
condyle médial, plus étroit, est déjeté médialement par rapport à l’axe du fémur.

1) La face antérieure

Elle est occupée par la surface patellaire qui s’ar2cule avec la patella. Elle est formée :

• D’une dépression ver2cale se terminant en bas dans la fosse intercondylaire

• De deux faceNes inclinées vers la dépression, la faceNe latérale étant encore large

Elle se con2nue en arrière avec les surfaces ar2culaires des condyles. A distance de la surface
patellaire s’insère la capsule ar2culaire.

2) Les faces inférieures et postérieures

Elles comportent la fosse intercondylaire et les surfaces ar2culaires des condyles fémoraux
qui s’ar2culent avec le 2bia.

a) Les surfaces ar2culaires des condyles sont en con2nuité avec la surface patellaire. Les
surfaces condylaires et patellaires décrivent une spirale. Le rayon de courbure de ceNe
spirale décroit d’avant en arrière de 50mm à 17mm. La capsule s’insère près des surfaces
ar2culaires.

b) La fosse intercondylaire profonde et ouverte en arrière, et en haut par la ligne


intercondylaire.

• Sur la par2e postérieure de sa paroi latérale s’insère le ligament croisé antérieur

• Sur la par2e antérieure de sa paroi médiale s’insère le ligament croisé postérieur

c) Les tubercules supra condylaires médiales et latéral

Situés au-dessus des surfaces ar2culaires des condyles, elles donnent inser2on
respec2vement au chef médial et au chef latéral du muscle gastrocnémien.

3) Face latérale
63

Elle présente dans sa par2e moyenne latérale un tubercule, sur lequel s’insère le ligament
collatéral fibulaire.

a) Au-dessus de l’épicondyle latérals’insère le chef latéral du muscle gastrocémien

b) Au-dessous de l’épicondyle latéral se situe la fosseNe poplitée où s’insère le muscle


poplité. CeNe fosseNe se prolonge en avant, le long du bord inférieur,par le sillon et
de ceNe fosseNe s’insère la capsule ar2culaire.

4) Face médiale

Elle présente dans sa par2e moyenne une saillie osseuse, l’épicondyle médiale, sur lequel
s’insère le ligament collatéral 2bial

Au-dessus de l’épicondyle médial s’insère le chef médial du muscle gastrocnémien. La


capsule ar2culaire s’insère entre l’épicondyle médial et la surface ar2culaire ( fig.52)

3. La patella.

C’est un pe2t os de la région antérieure du genou qui s’ar2cule avec le fémur. Elle est située
dans le tendon quadricipital. Elle est plate et triangulaire, avec deux faceNes, antérieure et
postérieure, deux bords, médial et latéral, une base et un apex

La face antérieure

Convexe et palpable, elle présente de nombreux foramens vasculaires et des ruguosités

La face postérieure

→La par2e supérieure est occupée par la surface ar2culaire fémorale. Elle répond à la
surface patellaire du fémur et comprend :

- Une crête mousse ver2cale en rapport avec le sillon de la surface patellaire ;

- Deux faceNes concaves, médiales et latérales ; la faceNe concave étant plus large
et excavée

La faceNe médiale présente une pe2te dépression supéro-médiale qui entre en contact avec
le condyle médiale du fémur, lors de la flexion extrême de la jambe

→La par2e inférieure rugueuse, elle donne inser2on à la capsule et répond au corps adipeux
infra patellaire

Les bords médiaux et latéraux


64

Etroit, ils convergent en bas et donnent inser2on au muscle vaste correspondant et à la


capsule ar2culaire

La base

Triangulaire à sommet postérieur, elle donne inser2on en avant, au tendon du quadriceps


fémoral, et en arrière, près de la surface ar2culaire, à la capsule ar2culaire.

Apex

Situé au-dessus de l’interligne ar2culaire du genou, il donne inser2on au ligament patellaire


(fig. 53)

4. Fabella

La fabella est un os sésamoïde pair du genou ; l’une est médiale ; l’autre latéral. Elles sont
situées à la face dorsale de l’ar2cula2on du genou, en regard des condyles fémoraux.

La fabella latérale est incluse dans le ligament poplité et son ossifica2on n’apparait que
tardivement (12-15ans). La fabella médiale est inconstante et excep2onnelle.

5. Ar4cula4on coxo-femorale

L’ar2cula2on coxo-fémorale ou l’ar2cula2on de la hanche unit l’os coxal au fémur. C’est une
ar2cula2on synoviale sphéroïde alliant stabilité et mobilité.

1. Les surfaces ar4culaires sont couvertes de car2lage hyalin et on dis2ngue :

a) L’acétabulum

C’est une profonde excava2on sphéroïde. Il est circonscrit par un rebord saillant qui le
surplombe ; le limbus acétabulaire. Il présente deux par2es :

• La surface semi-lunaire : périphérique, encroutée de car2lage et en forme de


croissant, concave en bas, ses cornes délimitent l’incisure acétabulaire. Le
ligament transverse de l’acétabulum unit, en pont, les 2cornes de l’acétabulum.

• La fosse acétabulaire ; centrale ; non ar2culaire, elle est rugueuse et comblée d’un
paquet adipeux. Elle donne inser2on à des fibres du ligament de la tête fémorale.

b) Le bourrelet acétabulaire ou labrum acétabulaire


65

C’est un anneau fibro-car2lagineux triangulaire à la coupe avec une hauteur de 6 à 13mm ;


ceNe hauteur est importante en haut et en arrière. Il s’insère sur le limbus acétabulaire. Sa
face axiale, concave et ar2culaire, est en con2nuité avec la surface semi-lunaire. Sa face
périphérique donne inser2on à la capsule ar2culaire. Il passe en pont au-dessus de l’incisure
acétabulaire et adhère au ligament transversal de l’acétabulum.

c) La tête fémorale

Elle correspond au 2/3 d’une sphère de 25mm de rayon. Elle regarde médialement, en haut
et légèrement en avant. Elle présente légèrement au-dessous et en arrière de son centre une
dépression dénudée de car2lage, la fovéa capi4s. Le reste de la tête est encroutée de
car2lage plus épais dans sa par2e supérieure.

2) La capsule ar4culaire

Elle présente une membrane fibreuse et une membrane synoviale

a) La membrane fibreuse

Elle s’insère médialement sur le limbus acétabulaire et sur la face externe du bourrelet
acétabulaire. Sur le fémur, elle se fixe latéralement sur la ligne intertrochanterique, au-
dessus du pe2t trochanter, en dedans du grand trochanter et sur la face postérieure du col.

b) La membrane synoviale

Elle revêt la face profonde de la membrane fibreuse et le ligament de la tête fémorale.

De ligaments renforce la capsule ; il s’agit :

- Du ligament ilio-fémorale en avant

- Du ligament pubo-fémorale à la face antero-inférieure

- Du ligament ischio-fémorale qui contourne les faces dorsales et supérieures de


l’ar2cula2on

- Du ligament de la tête fémorale propre à l’homme. Il est très résistant et souple, il


mesure environ 3cm. Arrondi et épais à son origine dans la fovéa capi2s, il s’étale
ensuite en trois faisceaux :

* le 1er se fixe en arrière de la corne antérieure de la surface semi-lunaire

*le 2e s’engage sous le ligament transverse et se fixe en arrière de la corne


postérieure de la face semi-lunaire
66

*le 3e se fixe sur le ligament transverse, quelques fibres s’insèrent dans la fosse
acétabulaire (fig. 54 et 55)

6. Ar4cula4on du genou

L’ar2cula2on du genou unit le fémur, le 2bia et la patella. C’est une ar2cula2on synoviale
composée de deux ar2cula2ons :

- L’ar1cula1on fémoro-1biale

- L’ar1cula1on fémoro-patellaire

Elle doit permeNre une parfaite stabilité et une grande mobilité.

1° Les surfaces ar4culaires

→ La surface ar4culaire fémorale est située à la face postérieure de la patella. Elle est
divisée par une crête mousse ver2cale séparant deux faceNes concaves, médiale et latérale.

→ La surface patellaire située sur la face antérieure de l’épiphyse distale du fémur, elle
s’ar2cule avec la patella. Elle présente une dépression ver2cale séparant deux faceNes
inclinées vers la dépression ; la faceNe latérale étant plus large et saillante que la médiale.

→ Les surfaces ar4culaire des condyles fémoraux; au nombre de deux, médiale et latérale,
elles s’ar2culent avec le 2bia. Elles sont séparées en arrière par la fosse intercondylaire. Le
condyle médiale est plus saillant en arrière et en bas que le condyle latérale.

→ Les surfaces ar4culaires 4biales supérieures ; au nombre de deux : médiale et latérale,


elles sont situées à la face supérieure des condyles 2biaux. Elles sont séparées par
l’éminence et les aires intercondylaires. Leur car2lage est plus épais à leur centre. La surface
ar2culaire médiale est légèrement concave ; celle latérale est plane ou légèrement convexe
d’avant en arrière. Entre les surfaces ar2culaires fémorales et 2biales se trouvent des
ménisques ar2culaires (fig.56).

• Les ménisques ar4culaires

Au nombre de deux, médiale et latérale, ils assurent la congruence des surfaces ar2culaires
des condyles fémoraux et 2biaux. Ils sont adhérents à la capsule ar2culaire à leur périphérie.

• Le ménisque latéral
67

Il a la forme d’un C presque fermé. Les cornes antérieures et postérieures s’aNachent sur les
aires intercondylaires correspondantes près de l’éminence intercondylaire. Près de la corne
postérieure se détachent deux faisceaux ; les ligaments ménisco-fémoraux antérieur et
postérieur. Ces derniers longent en avant et en arrière le ligament croisé postérieur pour se
fixer sur la face axiale du condyle médiale du fémur.

• Le ménisque médial

Il a la forme d’un C très ouvert. La corne antérieure s’insère sur la par2e antéro-médiale de
l’aire intercondylaire antérieure. La corne postérieure s’insère sur l’aire intercondylaire
postérieure, près de l’éminence intercondylaire.

Les ménisques sont unis en avant par le ligament transverse du genou

La capsule ar4culaire.

Sa membrane fibreuse s’insère, au fémur, à15cm environ au-dessus de la surface patellaire.


Son inser2on se prolonge au-dessus des condyles et se perd dans la fosse intercondylaire sur
les ligaments croisés.

-Sur le 2bia, elle s’insère à 5cm des bords des surfaces car2lagineuses

-Sur la patella, elle se fixe au contact du car2lage, sauf à la base où elle est éloignée de 1mm
environ.

La membrane synoviale est étendue et complexe. Elle tapisse les surfaces osseuses intra
ar2culaires, le corps adipeux infra-patellaire. Elle présente à la par2e supérieure un profond
cul de sac ; la bourse supra-patellaire (Fig.57)

3. Les ligaments

a) Le ligaments patellaire

C’est une lame résistante, épais de 5 à 6mm. Il nait de l’apex de la patella et se dirige
obliquent en bas et latéralement. Il se termine sur la tubérosité du 2bia. Il est renforcé en
avant, par des fibres superficielles du tendon du quadriceps qui tapissent la face antérieure
de la patella.

b)Le ligament collatérale 4bial

C’est une longue bandeleNe fibreuse de 9 à 10cm. Il nait de l’épicondyle médial et se porte
obliquement en bas et légèrement en avant et se fixe sur la par2e proximale de la face
médiale du 2bia. Son bord postérieur se confond avec la capsule.

c)Le ligament collatéral fibulaire


68

C’est un cordon épais, long de 5 à 6cm. Il nait de l’épicondyle latéral, se porte obliquement
en bas et en arrière, et se termine sur le versant antéro-latéral de la tête fibulaire.

d)Les ligaments croisé antérieur et postérieur

Un des ligaments de la région intercondylaire du genou. Il croise son homologue postérieur


dans les plans frontal et sagiNal : les deux sont extra synoviaux mais intra capsulaires.

Le ligament croisé antérieur naît sur le versant antérieur de l’aire inter condylaire antérieure.
Presque horizontal, il se dirige obliquement en haut, en arrière et latéralement. Il se termine
sur la par2e antérieure de la face axiale du condyle latéral du fémur.

Son homologue postérieur naît sur le versant postérieur de l’aire inter condylaire postérieur,
se dirige obliquement en haut, en avant et médialement et se termine à la face axiale du
condyle médial du fémur (fig.58).

7. Le 4bia

Le 2bia est l’os antérieur et médial de la jambe. C’est un os long qui s’ar2cule avec le fémur
en haut, le talus en bas et la fibula latéralement. Il présente une diaphyse et deux épiphyses
proximale et distale.

La diaphyse

Prisma2que et triangulaire, elle est légèrement contournée en S inversé avec concavité


latérale, en haut et une concavité médiale, en bas. Elle possède :

• Trois faces : médiale, latérale et postérieure

• Trois bords : antérieure, médial et interosseux

1) La face médiale : lisse, plane et sous-cutanée, elle présente à la par2e supérieure,


deux zones rigueuses : l’une antérieure, donne inser2on aux muscles sartorius,
gracile et semi-tendineux (les muscles de la paNe d’oie) ; l’autre, postérieure
correspond à l’inser2on du ligament collatérale 2bial.

2) La face latérale : avec 1/3 inférieur arrondi

3) La face postérieure est divisée en deux régions par une crête oblique, la ligne du
muscle soléaire, qui part de la surface fibulaire et se termine au niveau du 2ers
supérieur du bord médial. Au-dessous de ceNe ligne, la face est subdivisée par une
crête ver2cale en deux aires, médiale et latéral.
69

4) Le bord antérieur est sinueux, saillant et palpable. Il nait de la tubérosité 2biale et se


termine sur le bord antérieur de la malléole médiale.

5) Le bord médial ; peu marqué, il se termine sur le bord postérieur de la malléole


médiale.

6) Le bord interosseux ; aigue, il se bifurque en bas pour rejoindre les bords de l’incisure
fibulaire. Il donne inser2on à la membrane interosseuse (Fig.59 et 60).

A. L’épiphyse proximale.

Sa face supérieure est horizontale, elle présente les surfaces ar2culaires 2biales supérieures
médiale et latérale séparées par une espace intercondylaire. Les surfaces ar2culaires 2biales
répondent aux condyles fémoraux et aux ménisques. Les aires intercondylaires sont séparées
par l’éminence intercondylaire. CeNe dernière est formée des tubercules intercondylaires
médial et latéral. L’aire intercondylaire antérieure, plus large, donne inser2on au croisé
antérieur.

L’aire intercondylaire postérieure ; plus étroite, donne inser2on au croisé postérieur

La face antérieure est formée d’une saillie sous cutanée, triangulaire, la tubérosité 4biale.

La face latérale est convexe, surmontée d’une saillie, le tubercule infracondylaire (fig.57)

A. Epiphyse distale

Moins volumineuse que l’épiphyse proximale, elle est apla2e d’avant en arrière et présente
cinq faces :

- Une face antérieure convexe et lisse qui prolonge la face latérale de la diaphyse

- Une face postérieure qui prolonge celle postérieure de la diaphyse. Elle présente
médialement le sillon malléolaire

- Une face latérale creusée d’une goueère longitudinale, l’incisure fibulaire

- Une face inférieure qui comprend deux surfaces ar2culaires :

-une surface ar4culaire 4biale inférieure à concavité sagiNale et une légère


concavité transversale. Elle s’ar2cule avec la trochlée du talus.

- la face ar4culaire de la malléolaire médiale qui répond à la surface


malléolaire du talus (fig.61)
70

8. La fibula

C’est l’os grêle postérieur et latéral de la jambe. Il s’ar2cule avec le 2bia, en haut, le 2bia et le
talus, en bas. Elle présente une légère torsion antéro-latéale de sa par2e distale d’environ
20° et un apla2ssement transversal de ceNe par2e.

A. La diaphyse

Prisma2que triangulaire, elle possède ;

- Trois faces orientées comme celles du 2bia, médial, latéral et postérieur

- Trois bords ; antérieur, postérieur et interosseux

1. La face médiale est étroite et sert d’inser2on musculaire

2. La face latérale qui devient postérieure dans son quart inférieur et se con2nue par le
sillon malléolaire latéral

3. La face postérieure est limitée par les bords interosseux et latéral. Elle est subdivisée par
une crête médiale, en 2 aires ; médiales et latérale.

- Le bord antérieur, plus net dans la par2e moyenne

- Le bord postérieur, plus net en bas, il se termine sur la lèvre médiale la par2e moyenne

- Le bord interosseux, qui donne inser2on à la membrane interosseuse

B. Epiphyse proximale

Elle comprend une tête conique et un col

La tête

Sa face médiale présente une surface ar2culaire ovalaire et plane, regardant en haut, en
avant et médialement. Elle répond à la surface fibulaire du 2bia. Son apex donne inser2on au
ligament collatéral fibulaire.

Le col

Il est rétrécit, il est au contact latéralement avec le nerf fibulaire commun.

C. Epiphyse distale ou malléole latérale

Elle est apla2e transversalement. Sa face latérale est marquée en avant par une surface
convexe et sous cutanée, et en arrière, par le sillon malléolaire latéral. Sa face médiale
71

possède en avant, la surface ar2culaire de la malléole latérale. CeNe épiphyse possède


2bords ; antérieur, postérieur et un apex (Fig.62, 63, 64).

9. Les ar4cula4ons de la jambe

Le 2bia et la fibula sont solidement unis par :

- Deux ar2cula2ons 2bio-fibulaires, proximale et distale ;

- La membrane interosseuse crurale

1. L’ar4cula4on 4bio-fibulaire proximale

Elle unit les épiphyses proximales du 2bia et de la fibula

a. Les surfaces ar4culaires

Recouvertes de car2lage hyalin, elles sont ovalaires et planes

→la surface ar4culaire fibulaire du 4bia

Elle est située sur la face postéro-latérale du condyle latéral du 2bia. Elle regarde en arrière,
légèrement en bas et latéralement.

→la surface ar4culaire de la tête fibulaire

Elle est située sur la face médiale de la tête. Elle regarde en haut, et légèrement en avant et
médialement.

b. La capsule ar4culaire

La membrane fibreuse s’insère sur le pourtour des surfaces ar2culaires. La membrane


synoviale, elle, délimite une cavité qui communique une fois sur six avec celle de
l’ar2cula2on du genou.

2. Ar4cula4on 4bio-fibulaire distale (ou syndesmose 4bio-fibulaire)

Il s’agit d’une syndesmose unissant les épiphyses du 2bia et de la fibula.

a) Les surfaces ar4culaires

Elles sont rigueuses et dépourvues de car2lage. La surface 2biale de la fibula est située au-
dessus de la surface ar2culaire talaire, elle est convexe. La surface fibulaire du 2bia est une
excava2on longitudinale située sur la face latérale de l’épiphyse distale du 2bia

b) Membrane interosseuse crurale


72

C’est une membrane fibreuse tendue entre les bords interosseux du 2bia et de la fibula. Plus
épaisse dans sa par2e moyenne, elle présente essen2ellement des fibres obliques en bas et
latéralement.

Son extrémité proximale délimite avec le 2bia et la fibula un passage ostéo-fibreux pour
l’artère 2biale antérieure et ses veines.

Sa par2e inférieure présente un orifice servant de passage au rameau antérieur de l’artère


fibulaire.

10. Le tarse

Le tarse est cons2tué de sept os groupés en deux rangées :

• Le tarse postérieur comprenant le calcanéus surmonté du talus

• Le tarse antérieur composé latéralement, de l’os cuboîde, et médialement, de l’os


naviculaire, coiffé en avant des trois os cunéiformes, latéral, intermédiaire et médial
(fig.65).

1° Le talus

Os postéro-supérieur du tarse, le talus s’ar2cule avec :

- En haut ; le 2bia et la fibula

- En bas ; le calcanéus

- En avant ; l’os naviculaire

Allongé sagiNalement, il est cons2tué d’une tête antérieure, d’un col et d’un corps
postérieurs.

La tête

C’est une surface ar2culaire, sphéroïde plus étendue sur la face plantaire. Elle est subdivisée
en trois surfaces ar2culaires par deux crêtes mousses. En avant, la surface ar4culaire
naviculaire, ovalaire, répond à l’os naviculaire. Sur la face plantaire, la surface calcanéenne
antérieure triangulaire et plane répond à la surface talaire antérieure du calcanéus. La
surface calcanéenne moyenne, ovalaire et légèrement convexe, répond à la surface du
calcanéus.
73

Le col

Sa face dorsale, réduite et criblée de foramens, présente une crête d’inser2on des capsules
ar2culaires. Sa face latérale est plus large, celle médiale étroite. Sa face plantaire est creusée
du sillon talaire

Le corps

Irrégulièrement cuboïde, il forme les trois quarts de l’os. Il est caractérisé par une
volumineuse saillie dorsale ar2culaire, avec les deux os de la jambe.

La face dorsale ou trochlée s’ar2cule avec la surface inférieure du 2bia.

La face latérale est occupée par une surface malléolaire latérale du 2bia. Excavée, elle est
triangulaire à sommet inférieur déjeté latéralement par le processus latéral du talus.

La par4e supérieure de sa face médiale est occupée par la surface malléolaire médiale du
talus qui s’ar2cule avec la malléolaire médiale. Légèrement excavée, il a la forme d’une
virgule à grosse extrémité antérieure.

La face plantaire par une surface ovalaire, très excavée sagiNalement, c’est la surface
ar2culaire calcanéenne.

La face postérieure forme le processus postérieur du talus qui présente deux tubercules,
latéral et médial, séparées par le sillon du muscle long fléchisseur de l’hallux. (Fig. 66)

2° Calcanéus

C’est l’os le plus volumineux du tarse. Il s’ar2cule avec en haut, et en avant, talus et le
cuboïde. Allongé sagiNalement, son axe est oblique en haut, en avant et latéralement. Il
présente six faces :

1) La face dorsale : elle est recouverte dans sa moi2é antérieure par le talus et présente
les surfaces ar2culaires talaires antérieure et moyenne, le sillon calcanéen et la
surface talaire postérieure. Sa moi2é postérieure est rugueuse, concave
sagiNalement et convexe transversalement ;

2) La face antérieure est occupée par la surface ar2culaire cuboïdienne répondant au


cuboîde ;

3) La surface postérieure est large et présente une aire supérieure lisse répondant à la
bourse du tendon calcanéen, une aire moyenne,rugueuse, pour l’inser2on du tendon
calcanéen et une aire inférieure recouverte de peau ;
74

4) La face plantaire présente en avant le tubercule calcanéen et en arrière la tubérosité


calcanéenne ;

5) La face latérale présente la trochlée fibulaire qui sépare deux sillons, supérieur et
inférieur ;

6) La face médiale regarde en bas et en avant. De sa par2e antéro-supérieure se


détache le sustentaculum tali (fig.67 et 68).

3° Cuboïde

Os latéral du tarse antérieur, le cuboïde est situé devant le calcaneus. Prisma2que


triangulaire,il présente cinq faces et un bord.

→ les trois faces ar4culaires sont la face postérieure répondant au calcanéus, la face
antérieure divisée en 2faceNes pour les métatarsiens IV et V et la face médiale qui présente
une surface antérieure pour cunéiforme latéral et une surface postérieure pour l’os
naviculaire.

→ Les deux faces non ar4culaires sont la face dorsale, rugueuse, inclinée en bas et
latéralement et la face plantaire qui présente en arrière, un prolongement médial sur le
calcanéus; le processus calcanéen et dans sa par2e moyenne une crête, la tubérosité du
cuboïde. En avant de la tubérosité du cuboïde se trouve le sillon du tendon. Le bord latéral se
confond au bord latéral du pied

4° Os naviculaire

Os médial du tarse antérieur, l’os aviculaire est situé devant le talus. Apla2 d’avant en arrière,
il présente deux faces, deux bords et deux extrémités :

- Les deux faces ar4culaires sont postérieure, concave, ellip2que répondant à la tête
du talus et antérieure convexe divisée en trois faceNes triangulaires, pour les trois
cunéiformes ;

- Les deux bords, rugueux, sont dorsal et plantaire ;

- L’extrémité médiale forme la tubérosité de l’os naviculaire ;

- L’extrémité latérale porte une par2e ar2culaire pour le cuboïde.

5° Os cunéiformes
75

Os du tarse antérieur, les os cunéiformes sont situé devant l’os naviculaire. Au nombre de
trois, médial, intermédiaire et latéral, ils ont la forme d’un coin à base plantaire pour le
cunéiforme médial et à base dorsal pour les deux autres.

6° Métatarse

Situé entre le tarse et les phalanges proximales, il est cons2tué de cinq métatarsiens
numérotés de I à V, en allant de l’hallux vers le pe2t orteil. Ce sont des os long, présentant
chacun un corps, une base et une tête.

Le corps est prisma2que triangulaire et présente :

-3 faces ; dorsale répondant aux tendons des muscles extenseurs des orteils et latérale et
médiale

-3 bords plantaire, latérale et médial

La base est proximale et présente 3 faces ar4culaires (postérieure, médiale et latérale) et


deux faces non ar4culaires, plantaires et dorsales

La tête est distale, elle est apla2e transversalement et présente une surface ar4culaire et
deux faces latérale et médiale.

Le métatarsien I est plus épais ; sa tête apla2e de haut en bas présente sur sa face plantaire
deux fosseNes en rapport avec les os sésamoïdes.

7. Phalanges.

Les phalanges cons2tuent le squeleNe des orteils. Les orteils II à V possèdes trois phalanges,
proximale, moyenne et distale ; l’orteil I ou l’hallux, deux phalanges proximale et distale.
Chaque phalange est un os long cons2tué, comme les métatarsiens, de trois par2es : le
corps, la base et la tête. La tête est courte et grêle pour les phalanges distales.

8. os sésamoïdes du pied

Ils sont situés à la face plantaire des ar2cula2ons des orteils. Les os sésamoïdes métatarso-
phalangiens médial et latéral de l’Hallux sont constants. Ceux inter-phalangiens sont plus
constants (fig.69).

11. Les ar4cula4ons du tarse

1° L’ar4cula4on subtalaire.

Elle unit le talus au calcanéus. C’est une ar2cula2on synoviale de type ellipsoïde. Les surfaces
ar2culaires sont ovalaires, à grand axe oblique en avant ; latéralement et en bas. La surface
76

calcanéenne postérieure du talus est très excavée, celle talaire postérieure du calcanéus est
convexe.

La membrane fibreuse de la capsule se fixe en bordure du car2lage ar2culaire ; la membrane


synoviale forme en arrière un pe2t cul de sac synovial.

Plusieurs ligaments renforcent la capsule :

- Le ligament talo-calcanéen latéral

- Le ligament talo-calcanéen médial

- Le ligament talo-calcanéen postérieur

- Le ligament talo-calcanéen interosseux

2° L’ar4cula4on transverse du tarse

Elle unit le tarse antérieur et le tarse postérieur. C’est une unité fonc2onnelle cons2tuée par
les ar2cula2ons calcanéo-cuboïdienne et talo-calcanéo-naviculaire.

a) L’ar4cula4on calcanéo-cuboïdienne

C’est une ar2cula2on synoviale en Selle unissant le calcanéus et le cuboïde. La surface


ar2culaire cuboïdienne du calcanéus est convexe de haut en bas et convexe
transversalement. La surface calcanéenne du cuboïde est inversement formée à la
précédente. Des ligaments renforcent une capsulaire ar2culaire. Ce sont :

- Le ligament calcanéo-cuboïdien dorsale mince

- Le ligament bifurqué en forme de Y qui s’insère en arrière sur la face dorsale du


calcanéus(faisceau calcanéen) puis se bifurque pour s’insérer à la par2e dorso-
latérale de l’os naviculaire ( faisceau naviculaire) et sur la par2e dorso-médiale du
cuboïde (faisceau cuboïdien)

- Le ligament calcanéo-cuboïdien plantaire


77

- Le ligament plantaire long étalé en éventail entre deux processus de la tubérosité


calcanéenne et sur la tubérosité du cuboïde et la face plantaire de la base des
métatarsiens II à V.

b) L’ar4cula4on talo-calcanéo-naviculaire

Ar2cula2on synoviale sphéroïde, elle unit le talus, le calcanéus et l’os naviculaire. La tête du
talus, sur sa face plantaire, est subdivisée en trois surfaces ar2culaires :

- Une surface naviculaire antérieure, ovalaire et convexe avec un grand axe oblique en
bas et médialement

- Une surface calcanéenne antérieure, plane et triangulaire.

- Une surface calcanéenne moyenne, ovalaire et légèrement convexe.

Les surfaces ar2culaires talaires antérieure et moyenne du calcanéus sont allongées et


concaves d’avant en arrière.

La surface talaire de l’os naviculaire est située à la face postérieure de l’os naviculaire, elle est
concave et ellip2que. Les ligaments renforçant la capsule sont :

- Le ligament calcanéo-naviculaire plantaire épais et résistant

- Le ligament talo-naviculaire mince

- Le ligament talo-calcanéen

- Le ligament bifurqué

C) Les ar4cula4ons des os du tarse distal entre eux

Les os du tarse distal sont unit par cinq ar2cula2ons :

- L’ar2cula2on cunéo-naviculaire unit les trois os cunéiforme à l’os naviculaire

- L’ar2cula2on cubo-naviculaire

- Les ar2cula2ons inter cunéiformes médiale et latérale

- L’ar2cula2on cunéo-cuboïdienne
78

III.2. LA MYOLOGIE DU MEMBRE INFERIEUR

I. Les muscles de la ceinture du membre inférieur

Les muscles s’étendent de la ceinture du membre inférieur au fémur. Ils comprennent les
muscles de la région iliaque et les muscles de la région glutéale.

A. Les muscles de la région iliaque (fig. 70)

1. Le muscle ilio-psoas

Il est formé de deux muscles : le muscle grand psoas et le muscle iliaque unis à leur
terminaison

a) Le muscle grand psoas

Il nait : - de la face latérale des corps vertébraux T12 à L5

- des disques intervertébraux correspondant

- du bord inférieur des processus transverses

Son ventre est volumineux et ses fibres convergent en bas et latéralement sur un tendon
large qui glisse sur le bord antérieur de l’os iliaque et sur la face antérieure de l’ar2cula2on
coxo-fémorale dont il est séparé par la bourse synoviale ilio-pec2née. Il se termine sur le
pe2t trochanter.

b) Le muscle iliaque

Nait par des fibres musculaires sur la lèvre interne de la crête iliaque, sur la fosse iliaque,
l’aile du sacrum et l’ar2cula2on sacro-iliaque. Son ventre est large, épais et triangulaire. Il se
termine sur les faces antérieures et latérales du tendon du grand psoas.

L’innerva2on du muscle grand psoas est assurée par des rameaux du plexus lombaire pour le
grand psoas et le nerf fémoral pour le muscle iliaque. Il est fléchisseur principal et rotateur
latéral de la cuisse. Si le point fixe est le fémur, il fléchit le rachis et lui imprime une rota2on
controlatérale. Le muscle ilio-psoas est recouvert par le fascia iliaque.
79

1) Le muscle pe4t psoas

C’est un muscle inconstant, il est absent chez 40% des sujets. Il nait sur la face latérale du
corps des vertèbres T12 et L1 et le disque intervertébral correspondant. Son ventre et
fusiforme, il se prolonge par un long tendon et se termine sur la ligne arquée et en arrière de
l’éminence ilio-pec2née. Son innerva2on est assurée par le premier nerf lombaire. Il est
fléchisseur accessoire du bassin ou du rachis.

B. les muscles de la région glutéale (ou de la fesse) (fig.71, 72, 74 et 75)

Les muscles de la région glutéale sont disposés en trois plans :

- un plan superficiel : le grand fessier et tenseur du fascia lata

- un plan moyen : le muscle moyen fessier,

- un plan profond ; comprenant de haut en bas : les muscles pe2t fessier, piriforme,
jumeau supérieur, obturateur interne, jumeau inférieur, obturateur externe et carré
fémoral.

Le fascia glutéal recouvre les muscles de la fesse. Il s’insère sur les crêtes iliaques, la crête
médiale et la face postérieure du coccyx. Il se con2nue médialement avec le fascia thoraco-
lombaire et en bas avec le fascia lata. Sa par2e résistante recouvrant le moyen fessier
cons2tue l’origine du tractus ilio 4bial.

1. Le muscle grand fessier (ou grand glutéal).

C’est le plus volumineux et le plus puissant des muscles du corps. Il nait par des fibres
musculaires et tendineuses sur le cinquième postérieur de la crête iliaque, sur la face externe
de l’ilium en arrière de la ligne glutéale postérieure, le fascia thoraco-lombaire, la crête
sacrale latérale, les bords latéraux du sacrum et du coccyx et le fascia glutéal.

Son ventre est épais et séparé respec2vement des tubérosités ischiaques et trochantérique
par des bourses synoviales homonymes. Il est formé de deux faisceaux ; superficiel et
profond.

Le faisceau superficiel s’insère sur le bord postérieur du tractus ilio-2bial. Le faisceau profond
se termine sur la tubérosité glutéale du fémur.

Son innerva2on est assurée par le nerf glutéal inférieur. Il est extenseur et rotateur latéral de
la cuisse. En sta2on debout, il est stabilisateur du bassin.
80

2. Le muscle tenseur du fascia lata

Il nait sur le cinquième antérieur de la lèvre externe de la crête iliaque et sur le fascia glutéal.
Son ventre est épais et allongé, cons2tué de fibres qui se dirigent obliquement en bas et en
arrière. Il se termine sur le quart supérieur du bord antérieur du tractus ilio-2bial.
L’innerva2on est assurée par le nerf glutéal supérieur. Il est tenseur du tractus ilio-2bial et
extenseur de la jambe.

3. Le moyen fessier (ou moyen glutéal)

Son origine est musculaire sur la face externe de l’ilium entre la crête iliaque et les lignes
glutéales antérieure et postérieure et sur le fascia glutéal. Son ventre est épais, pyramidal à
sommet inféro-latéral. Il se termine sur la face latérale du grand trochanter dont il est séparé
par une bourse trochantérique du muscle moyen fessier. Il innervé par le nerf glutéal
supérieur. Il est abducteur de la cuisse. Par ses fibres antérieures, il est rotateur médiale et
par ses fibres postériéures, il est rotateur latéral.

4. Muscle pe4t fessier ;

Son origine est musculaire sur la face externe de l’ilium, devant la ligne glutéale antérieure.
Son ventre est triangulaire, à sommet inféro-latéral. Il se termine sur le bord antérieur du
grand trochanter dont il est séparé par une bourse synoviale. Son innerva2on est assurée par
le nerf glutéal supérieur. Il est abducteur est rotateur médial de la cuisse.

5. Muscle piriforme.

Il naît par des fibres musculaires à la face pelvienne du sacrum sur le pourtour latéral des 2è
et 3è foramens sacraux pelviens et sur le bord supérieur de la grande incisure ischia2que.
Son ventre est triangulaire, se dirige en dehors et en avant et se termine sur le bord
supérieur du grand trochanter. Il est innervé par le nerf piriforme. Il est rotateur latéral de la
cuisse (Fig.73).

6. Muscle jumeau supérieur.

Il naît de la face externe l’épine ischia2que ; son ventre longe le bord supérieur du muscle
obturateur interne. Sa terminaison fusionne avec le tendon du muscle obturateur interne.
Son innerva2on est assurée par le nerf obturateur interne. Il est rotateur accessoire de la
cuisse (Fig.72 et 73).

7. Muscle obturateur interne.

Il naît par des fibres musculaires sur la face interne de la membrane obturatrice et du
pourtour du foramen obturé. Les fibres convergent vers la pe2te incisure ischia2que où elles
81

se réfléchissent. Il se termine par un tendon sur la face médiale du grand trochanter en


avant de la fosse trochantérique. Il est innervé par le nerf obturateur interne. Il est rotateur
latéral de la cuisse (Fig.72 et 73).

8. Muscle jumeau inférieur.

Il prend origine sur la par2e supérieure de la tubérosité ischia2que, longe le muscle


obturateur interne et fusionne avec le tendon de celui-ci. L’innerva2on est assurée par le
nerf carré fémoral. Il est rotateur latéral accessoire de la cuisse (Fig.72 et 73).

9. Muscle obturateur externe

Il naît par des fibres musculaires sur la face externe de la membrane obturatrice et sur le
pourtour du foramen obturé. Ses fibres convergent vers un tendon oblique qui croise la
tubérosité ischia2que et se termine dans la fosse trochantérique. Il est innervé par le nerf
obturateur ; il est rotateur latéral de la cuisse (Fig.72 et 73).

10. Muscle carré fémoral

Son origine est musculaire sur le bord latéral de la tubérosité ischia2que. Son ventre est
quadrilatère ; il s’étend transversalement et se termine sur la crête intertrochantérique du
fémur. L’innerva2on est assurée par le nerf carré fémoral ; il est rotateur latéral de la cuisse
(Fig.72 et 73).

II. Les muscles de la cuisse.

Les muscles de la cuisse comprennent trois groupes musculaires :

-un groupe antérieur, extenseur


-un groupe médial, adducteur ;
-un groupe postérieur, fléchisseur
Ces muscles sont enveloppés par un fascia fémoral profond ; le fascia lata. Ce dernier
présente un épaississement latéral qui forme une bande fibreuse longitudinale qui se fixe sur
le condyle latéral du 2bia et de la patella C’est le tractus ilio-4bial. Au niveau du trigone
fémoral, il forme une large dépression recouverte d’un fascia criblé traversé par de
nombreux vaisseaux dont la grande veine saphène. De la face profonde du fascia lata partent
deux septums intermusculaires fémoraux ; médial et latéral qui se fixent sur la ligne âpre du
fémur. Ces septums séparent la loge fémorale antérieure et la loge postérieure (fig.76)
A. Muscles antérieurs de la cuisse

Ce groupe musculaire, situé dans la loge antérieur de la cuisse, est formé d’un muscle
superficiel, le muscle sartorius, et deux muscles profonds, les muscles quadriceps fémoral et
ar2culaire du genou.
82

1. Muscle sartorius.

Il naît sur la face externe de l’épine iliaque antéro-supérieure et sur l’incisure sous-jacente.
Son ventre se dirige en bas et médialement dans un dédoublement du fascia lata. Il croise
successivement la face antérieure de la cuisse, limitant latéralement le triangle fémoral ; la
face médiale de la cuisse, formant la couverture du canal des adducteurs ; la face postérieure
du condyle médial du fémur. Il se termine sur la face médiale du 2bia, au-dessous de la
tubérosité 2biale. Innervé par le nerf fémoral, il est fléchisseur de la cuisse et de la jambe,
accessoirement rotateur latéral et adducteur de la cuisse (Fig.79).

2. Muscle quadriceps fémoral

Volumineux muscles cons2tué par quatre chefs : les muscles droit fémoral, vaste latéral,
vaste intermédiaire et vaste médial.

a) Le muscle droit fémoral

Il naît par un tendon bifurqué :

-sur la face externe de l’épine iliaque antéro-inférieure (tendon direct)

-dans le sillon supra-acétabulaire (tendon réfléchi)

Son ventre est fusiforme et ver2cal et se termine par un tendon sur la patella. Les fibres
superficielles passent au-dessus de la patella pour rejoindre le ligament patellaire

b) Muscle vaste latéral

Il prend origine sur le bord antérieur et inférieur du grand trochanter ; sur la par2e supérieur
de la lèvre latérale de la ligne âpre et sur la par2e adjacente du septum intermusculaire. Son
ventre est épais et ver2cal et se termine sur le bord latéral du tendon du muscle droit
fémoral et de la patella

c) Muscle vaste intermédiaire.


83

Il naît sur les deux 2ers supérieurs des faces antérieure et postéro-latérale du fémur et sur
le septum intermusculaire fémoral latéral. Son ventre est semi-cylindrique. Ses fibres
convergent vers la patella. A sa face profonde, elles s’unissent au tendon des muscles droit
fémoral.

d) Muscle vaste médial.

Il naît sur la lèvre médiale de la ligne âpre et sur le septum intermusculaire fémoral médial.
Son ventre est épais et se termine par une aponévrose sur le bord médial du tendon du
muscle droit fémoral et de la patella.

Du bord médial du tendon du droit fémoral partent des expansions, le ré2naculum patellaire
médial et latéral qui renforcent la capsule. Chacun de se re2naculum est formé de trois
faisceaux; horizontal qui se fixent sur l’épicondyle médiale et latérale, oblique qui se perd
sur la capsule ar2culaire du genou et ver2cal qui s’insère sur la tubérosité 2biale.

Il est innervé par le nerf fémoral. Il est extenseur de la jambe et fléchisseur de la cuisse
(Fig.77).

Muscle ar4culaire du genou.

Faisceau aberrant du muscle vaste intermédiaire, il naît par trois ou quatre faisceaux sur la
face antérieure du fémur, au-dessus des inser2ons du vaste intermédiaire. Il se termine sur le
cul-de-sac synovial supra patellaire. Innervé par le nerf fémoral, son ac2on est de tendre le
cul-de-sac synovial.

B. Muscles médiaux de la cuisse (Fig. 79 et 81)

Ces muscles, situés dans la loge postérieure de la cuisse, sont organisés selon trois plans :

-le plan superficiel comprend les muscles pec2né, long adducteur et gracile ;

-le plan moyen est formé du muscle court adducteur ;

-le plan profond est cons2tué du muscle grand adducteur.


84

1) Muscle gracile

Il naît sur le corps et la branche inférieure du pubis, près de la symphyse pubienne. Son
ventre, rubané et ver2cal, il se prolonge par un tendon au 2ers distal de la cuisse. Il se
termine sur la face médiale du 2bia, en arrière du sartorius. Innervé par le nerf obturateur, il
est fléchisseur et rotateur médial de la jambe ; et rotateur accessoire de la cuisse.

2) Muscle pec4né

Son origine se situe sur le pecten du pubis et sur le ligament pec2né. Son ventre,
quadrilatère, se dirige obliquement en bas, latéralement et en arrière. Il se termine sur la
ligne pec2née du fémur. Il est innervé par le nerf fémoral et accessoirement le nerf
obturateur. Il est adducteur de la cuisse, il par2cipe à sa flexion.

3) Muscle long adducteur

Il naît par un tendon, sur la face antérieure du corps du pubis au-dessus du tubercule du
pubis. Son ventre est triangulaire, à base latérale. Il se termine sur le 2ers moyen de la lèvre
médiale de la ligne âpre. Innervé par le nerf abducteur et accessoirement le nerf fémoral, il
est abducteur de la cuisse, il par2cipe à sa flexion et à sa rota2on latérale.

4) Muscle court adducteur

Il naît par un tendon, sur la branche inférieure du pubis. Son ventre est triangulaire, il se
subdivise souvent en deux faisceaux et se dirige obliquement en bas et latéralement. Il se
termine sur le 2ers proximal de la ligne âpre entre la ligne pec2née et la tubérosité glutéale.
Son innerva2on est assurée par le nerf obturateur. Il est adducteur de la cuisse.

5) Muscle grand adducteur.

Muscle large, il présente deux faisceaux, antérieur et postérieur. Le faisceau antérieur naît de
la branche de l’ischium et sur la branche inférieur du pubis. Le faisceau postérieur naît du
bord inférieur de la tubérosité ischiatrique. Le faisceau antérieur, étalé, présente une torsion
telle que les fibres médiales sont les plus horizontales et hautes. Le faisceau postérieur,
85

fusiforme, est ver2cal. L’inser2on distale du faisceau antérieur se situe sur la lèvre médiale
de la ligne âpre et sur la ligne supra condylaire médiale. Le faisceau postérieur s’insère sur le
tubercule de l’adducteur.

Le faisceau antérieur est innervé par le nerf obturateur ; celui postérieur par le nerf
scia2que.

C’est un adducteur puissant de la cuisse. Par son faisceau postérieur, il est extenseur de la
cuisse (Fig.82).

C. Muscles postérieurs de la cuisse. (Fig. 79, 80 et 83)

Ce groupe musculaire, dénommé groupe des muscles ischio-jambiers, comprend les muscles
biceps fémoral, semi-tendineux et semi-membraneux.

1) Muscle biceps fémoral

Ce muscle est cons2tué de deux chefs, long et court. Le chef long naît par un tendon, sur la
face postérieur de la tubérosité ischia2que. Le chef court naît par des fibres musculaires sur
la moi2é distale de la lèvre latérale de la ligne âpre.

Le chef long, oblique en bas et latéralement, se prolonge dès le milieu de la cuisse, par le
tendon terminal. Le chef court, oblique en bas et en arrière, se termine sur la face antérieure
de ce tendon terminal.

Les deux chefs se terminent sur la tête de la fibula et par des expansions sur le condyle
latéral du 2bia et sur le fascia crural.

L’innerva2on est assurée par le nerf scia2que. Il est fléchisseur de la jambe et rotateur latéral
de la jambe fléchie. Le chef long par2cipe à l’extension de la cuisse.

2) Muscle semi- tendineux.

Il naît sur la tubérosité ischia2que. Son ventre est allongé et descend médialement et se
prolonge au 2ers inférieur de la cuisse par un tendon qui longe la face postérieure du
condyle médial du fémur et du 2bia.

Il se termine sur la par2e supérieure de la face médiale du 2bia. Il est innervé par le nerf
scia2que.
86

Il est fléchisseur de la jambe et lorsque la jambe est fléchie, il est rotateur médial de la
jambe et extenseur de la cuisse.

3) Muscle semi-membraneux.

Il est naît par un large tendon sur la tubérosité ischia2que. Son ventre, étalé et fusiforme, il
se prolonge au 2ers inférieur de la cuisse par un tendon qui longe la face postérieure du
condyle médial du fémur.

Il se termine sur la face postérieure du condyle médial du 2bia par deux expansions. L’une
est médiale ou tendon réfléchi, l’autre est latéral ou ligament poplité oblique.

L’innerva2on et la fonc2on sont iden2ques à celles du muscle semi-tendineux.

III. Les muscles de la jambe

Les muscles de la jambe comprennent trois groupes musculaires :

-un groupe antérieur, extenseur des orteils et fléchisseurs du pied,

- un groupe latéral éverseur du pied

- un groupe postérieur, fléchisseur des orteils et extenseur du pied

Ces muscles sont enveloppés par le fascia crural.

A. Les muscles antérieurs de la jambe.

Ce groupe musculaire comprend quatre muscles : les muscles 2bial antérieur, long extenseur
des orteils, long extenseurs de l’hallux et le 3è fibulaire. Ils sont extenseurs dorsal du pied et
des orteils et sont tous innervés par le nerf fibulaire profond.

1. Muscle 4bial antérieur.

Il naît par des fibres musculaires sur le versant latéral de la tubérosité 2bial, sur les 2/3
supérieurs de la face latérale du 2bia et sur la par2e adjacente de la membrane interosseuse
crurale et du fascia crural. Son ventre est prisma2que et se prolonge à la moi2é inférieure de
la jambe par un long tendon qui passe dans le dédoublement du ré2naculum des
87

extenseurs. Il se termine sur le bord médial de cunéiforme médial et sur la base du 1er
métatarsien (Fig.84)

2. Muscle long extenseur des orteils.

Il naît par des fibres musculaires sur le condyle latéral du 2bia, sur les deux 2ers supérieurs
de la face médiale de la fibula, sur la membrane interosseuse crurale ; sur le fascia crural et
le septum intermusculaire crural antérieur.

Son ventre se prolonge au 2ers inférieur de la jambe par un tendon qui glisse sous le
ré2naculum des extenseurs avant de se diviser en quatre tendons. Chaque tendon se
termine au niveau des ar2cula2ons métatarso-phalangienne d’un des quatres derniers
orteils (Fig. 85).

3. Muscle long extenseur de l’hallux

Il naît par des fibres musculaires sur la par2e moyenne de la face médiale de la fibula et sur
la membrane interosseuse crurale et le fascia crural. Son ventre se prolonge au 2ers inférieur
de la jambe par un long tendon qui glisse sous le re2naculum des extenseurs. Il se termine
sur la base de la phalange distale de l’hallux et sur la phalange proximale (Fig. 86)

4. Muscle 3e fibulaire

C’est un muscle inconstant qui naît sur la par2e distale de la face médiale de la fibula, et la
membrane interosseuse crurale. Son ventre est grêle et se termine par un tendon sur la face
dorsale de la base du 5e métatarsien (Fig. 86)

B. Muscles latéraux de la jambe (Fig. 87)

Ce groupe est cons2tué de muscles long et court fibulaire. Ils sont éverseurs du pied
et sont innervés par le nerf fibulaire superficiel.

1. Muscle long fibulaire.


88

Il présente une inser2on proximale musculaire sur la face latérale de la tête de la


fibula et sur le septum intermusculaire crural. Il présente trois chef : supérieur,
antérieur et postérieur. Son ventre est allongé et prisma2que. Il se prolonge à la
par2e inférieure du de la jambe par un tendon qui parcourt successivement le lesillon
malléolaire latérale, la face latérale du calcanéus et la face plantaire du cuboïde. Il se
termine sur la tubérosité de la base du 1er métatarsien et envoie une expansion sur
l’os cunéiforme médial.

2. Muscle court fibulaire.

Il naît par des fibres musculaires sur la moi2é inférieure de la face latérale de la fibula
et sur la par2e adjacente des septums intermusculaires cruraux. Son ventre se
prolonge par un tendon qui parcourt le sillon malléollaire latéral, puis la face
postérieure du calcanéus. Il se termine sur la tubérosité du 5e métatarsien.

C. Muscles postérieurs de la jambe (Fig. 88, 89 et 90)

Ce groupe est organisé selon deux plans : un plan superficiel formé des muscles
triceps sural et du plantaire ; un plan profond comprenant les muscles poplité, 2bial
postérieur, long fléchisseurs des orteils et le long fléchisseur de l’hallux. Ils sont
innervés par le nerf 2bial.

1. Muscle triceps sural.

Il comprend deux par2es ; les muscles gastrocnémiens et le soléaire, et un tendon ; le


tendon calcanéen (ou d’Achille). Le muscle gastrocnémien est cons2tué de deux
chefs, latéral et médial. Le chef latéral naît sur le tubercule supra-condylaire latéral et
sur la par2e voisine de la capsule ar2culaire. Le chef médial s’insère de façon
iden2que médialement.

Le muscle soléaire naît sur la face postérieure de la tête de la fibula et sur le quart
supérieur du corps de celui-ci, sur la ligne du muscle soléaire au 2bia et de l’arcade
du muscle soléaire tendue entre les deux inser2ons.

Son ventre est volumineux et complexe. Les fibres musculaires des gastrocnémiens se
terminent sur la face postérieure de la lame du tendon calcanéen. Les fibres du
soléaire se jeNent sur la face antérieure de la lame d’origine du tendon calcanéen
89

Le triceps sural se termine par ce volumineux tendon qui s’insère sur la tubérosité du
calcanéus. Ce muscle est fléchisseur de la jambe grâce au muscle gastrocnémien et
extenseur du pied grâce au muscle soléaire.

2. Muscle plantaire

Il naît sur la face poplitée près de l’extrémité distale de la ligne supracondylaire


latérale. Son ventre se prolonge par un long tendon qui longe l’inters2ce des chefs
gastrocnémiens, puis la face postérieure du soléaire et se termine sur le tendon
calcanéen.

3. Muscle poplité.

Il naît dans la fosseNe poplitée sous l’épicondyle latéral du fémur.

Son ventre est triangulaire et se dirige obliquement en bas et médialement. Il croise


l’ar2cula2on du genou. Il se termine par des fibres charnues sur la face postérieure du
2bia au-dessus de la ligne du soléaire.

4. Muscle 4bial postérieur.

Il naît par des fibres musculaires sur la face postérieure du 2bia, sur la face médiale
de la fibula et sur la membrane interosseuse crurale. Son ventre est prisma2que et se
dirige obliquement en bas et médialement. En bas, son tendon parcours le sillon
malléolaire médial et se termine sur l’os naviculaire en envoyant des expansions sur le
cuboïde et le sustentaculumtali. Il se termine sur la tubérosité de l’os naviculaire avec
des expansions sur la tubérosité du cuboïde, le sustentaculumtali, la face plantaire
des cunéiformes et la base des 2e, 3e et 4e métatarsiens. Il est innervé par le nerf
2bial. Il est inverseur principal et par2cipe à l’extension du pied.

5. Muscle long fléchisseur des orteils.

Il naît par des fibres musculaires sur l’aire médiale de la face postérieure du 2bia, au-
dessus de la ligne du muscle soléaire et sur le septum le séparant du muscle 2bial
postérieur. Son ventre surcroise le muscle 2bial postérieur et se prolonge par un
tendon qui descend derrière la malléole médiale. A la face plantaire du pied, il se
divise en quatres tendons pour les orteils de II à V. Il se termine sur la face plantaire
90

de la base des phalanges distales des mêmes orteils. Il est innervé par le nerf 2bial, il
est fléchisseur des orteils de II à IV.

6. Muscle long fléchisseur de l’hallux.

Il naît par des fibres charnues sur les 2/3 inférieurs de la face postérieure de la
fibula ; sur la par2e adjacente de membrane interosseuse crurale et sur le septum
intermusculaire crural postérieur. Son ventre se prolonge par un tendon qui
descend médialement derrière l’extrémité du 2bia, puis sous le sustentaculumtali,
où il surcroise le long fléchisseur des orteils. Il se termine sur la face plantaire de
la base des phalanges distale et proximale de l’hallux. Il est innervé par le nerf
2bial, il est fléchisseur de l’hallux et par2cipe à l’extension et à l’inversion du pied

IV. Les muscles du pied

A. Les muscles du dos du pied (Fig. 91)

Ce sont :

- le muscle court extenseur des orteils : naît sur la face antéro-latérale de la face
dorsale du calcanéus. Son ventre apla2, se divise en trois faisceaux qui se prolonge
chacun par un long tendon pour se terminer sur le bord latéral du tendon du long
extenseur des orteils II à IV à la hauteur de l’ar2cula2on métatarso-phalangiennes. Il
est extenseur des orteils II, III et IV.

- Le muscle court extenseur de l’hallux : il naît par un tendon commun avec le muscle
court extenseur des orteils. Son ventre est fusiforme et se termine par un tendon sur
la base de la phalange proximale de l’hallux. Il est extenseur de l’hallux.

B. Muscles plantaires médiaux (Fig. 92 et 93)


91

Ce groupe comprend :

- Le muscle adducteur de l’hallux : naît sur le processus médial de la tubérosité du


calcanéus, sur l’aponévrose plantaire et sur le septum intermusculaire plantaire
médial. Son ventre, allongé et épais, se dirige en avant pour se terminer sur le bord
médial de la base de la phalange proximal de l’hallux et sur l’os sésamoïde médial. Il
est adducteur et fléchisseur de l’hallux.

- Le muscle court fléchisseur de l’hallux : naît sur la face plantaire des os cunéiforme
médiale et intermédiaire, le cuboïde ; sur les expansions du tendon du 2bial
postérieur et sur le ligament plantaire long. Son ventre est épais et court et se dirige
médialement en avant. Il se termine par deux tendons médial et latéral qui s’unissent
respec2vement aux tendons des muscle abducteur de l’hallux et adducteur de
l’hallux. Innervé par le nerf plantaire médial, il est fléchisseur de l’hallux.

- Le muscle abducteur de l’hallux : est un muscle profond cons2tué de deux chefs


oblique et transverse. Le chef oblique naît de la face plantaire de l’os cunéiforme
latéral, de la tubérosité du cuboïde, du ligament plantaire long et de la base des
métatarsiens III et IV. Le chef transverse naît de la capsule ar2culaire des ar2cula2ons
métatarso-phalangiennes III et V et du ligament métatarsien transverse profond. Son
ventre, épais se dirige médialement et en avant pour se terminer par un tendon sur
l’os sésamoïde latéral et sur le bord latéral de la base de la phalange proximale de
l’hallux. Innervé par le nerf plantaire latéral, il est abducteur de l’hallux.

C. Muscles plantaires latéraux (Fig. : 93)

Ce groupe est des2né aux pe2ts orteils et comprend un plan superficiel ; le muscle
abducteur du V, et profondeur ; le muscle court fléchisseur du V. Ils sont innervés par
le nerf plantaire latéral. Ce sont :

Muscle abducteur du pe4t orteil

Il naît sur le processus latéral de la tubérosité du calcanéus, sur l’aponévrose


plantaire, sur le septum intermusculaire latéral et accessoirement sur le tubercule
du métatarsien V. Son ventre est fusiforme et sagiNal et se termine sur le bord latéral
de la base de la phalange proximale du pe2t orteil. Il est abducteur du pe2t orteil.

Muscle court fléchisseur du pe4t orteil

Il naît sur la tubérosité du cuboïde, sur la gaine plantaire du tendon du muscle long
fibulaire et sur la base du 5e métatarsien. Son ventre est grêle et se termine sur la
base de phalange proximale du pe2t orteil et sur la capsule de l’ar2cula2on voisine. Il
est fléchisseur du pe2t orteil.
92

D. Muscles plantaires intermédiaires (Fig. : 94, 95, 96)

Ce groupe comprend un plan superficiel ; le muscle court fléchisseur des orteils, un


plan moyen, le muscle carré plantaire, et un plan profond, les lombricaux, interosseux
dorsaux et plantaires.

-Muscle court fléchisseur des orteils : naît sur le processus médial de la tubérosité du
calcanéus et sur l’aponévrose plantaire et les septums intermusculaires plantaires
médial et latéral. Son ventre est épais et apla2. Il se prolonge par des tendons pour
les orteils II à V. Chaque tendon se divise en deux langueNes pour laisser passer celui
du fléchisseur profond. L’innerva2on est assurée par le nerf plantaire médial. Il est
fléchisseur des phalanges intermédiaires des quatre derniers orteils.

-Muscle carré plantaire : son origine se fait par des fibres musculaires et comprend
deux chefs ; médial et latéral. Le chef médial naît sur la par2e excavée de la face
médiale du calcanéus ; le chef latéral naît sur la face inférieure du calcanéus en avant
du processus latéral de sa tubérosité et sur le ligament plantaire long. Son ventre est
apla2 et trapézoïdal. Sa terminaison sur le bord latéral du tendon du muscle long
fléchisseur des orteils avant sa division. Il est innervé par le nerf plantaire latéral. Il
par2cipe à la flexion des quatre derniers orteils.

-Muscles interosseux dorsaux du pied : ils sont au nombre de quatre. Il naît sur les
faces latérales et médiales des métatarsiens limitant l’espace interosseux, sur la face
plantaire de la base des métatarsiens. Leur ventre est apla2 et penniforme. Les
tendons convergent vers l’axe du pied : le 1ER et 2e se terminent sur la base de la
phalange proximale de l’orteil II.

-Muscles interosseux plantaires : sont au nombre de trois. Il naît sur le bord plantaire
et face médiale des métatarsiens III et V. son ventre grêle et fusiforme. Les tendons
divergent vers l’axe du pied et se fixent sur la par2e médiale de la base de la
phalange proximale correspondante. Innervés par le nerf plantaire latéral, ils sont
adducteurs des orteils III à V et par2cipe à la flexion de leurs phalanges proximales.

-Muscles lombricaux du pied : Au nombre de quatre, ils sont associés aux tendons du
muscles long fléchisseurs des orteils. Le premier naît sur le bord médial du tendon de
l’orteil II ; les autres par deux chefs, sur les bords des tendons voisins. Son ventre
fusiforme surcroise la face médiale des ar2cula2ons métacarpo-phalangiennes
correspondantes. Ils se terminent sur la par2e médiale de la base de la phalange
proximale et par une expansion dorsale, sur le tendon du long extenseur des orteils
correspondants. L’innerva2on est assurée par le plantaire latéral pour les 3
lombricaux et le nerf plantaire médial pour le 1erlombrical. Ils sont fléchisseurs de la
phalange proximale et extenseur des phalanges intermédiaires et distales.
93

III.3. LA VASCULARISATION DU MEMBRE INFERIEUR

I. Artères du membre inférieur

1. Artères glutéales (Fig. 97)

La région glutéale est vascularisée par de volumineuses artères naissant de l’artère iliaque
interne dans la cavité pelvienne. Ce sont les artères glutéales supérieure et inférieure .
- L’artère glutéale supérieure se dirige en arrière en passant entre le tronc lombo-
sacral et la première racine sacral. Elle sort du pelvis à travers le foramen supra-
piriforme accompagnée du nerf glutéal supérieur. Devenue extra-pelvienne, elle se
divise en deux branches superficielle et profonde. La branche superficielle aborde le
muscle grand fessier et envoie des rameaux pour vasculariser la peau de la région
glutéale. La branche profonde donne des rameaux musculaires et ar2culaire.
- L’artère glutéale inférieure descend en avant du plexus sacral, elle passe entre les
racines antérieures S3-S4 ou S4-S5. Elle traverse le foramen infra-piriforme. Devenue
extra-pelvienne, elle croise en arrière ce pédicule pour accompagner le nerf
scia2que. Elle se termine en deux branches glutéale et fémorale. La branche glutéale
donnera des rameaux musculaires (grand fessier) et coxo-fémorale. La branche
fémorale donne des rameaux musculaires ( muscles jumeau supérieur et inférieur,
obturateur interne, carré fémoral, semi-membraneux et le chef long du biceps
fémoral) et un rameau pour le nerf scia2que.

2. . L’artère fémorale (Fig. 98)


94

C’est l’artère principale de la cuisse. Sa projec2on cutanée correspond à la ligne unissant


le milieu du ligament inguinal au bord postérieur de l’épicondyle médial du fémur. Elle
naît sous ce ligament inguinal en prolongeant l’artère iliaque externe. Elle s’engage
ver2calement dans le trigone fémoral, puis elle descend dans le canal des adducteurs où
elle devient plus profonde. Il se termine dans le hiatus du muscle grand adducteur en
artère poplitée. Le muscle satellite de l’artère fémorale est le muscle sartorius. Situé
dans le fascia lata, il surcroise l’artère en X, avant de rejoindre le canal des adducteurs.

Ses branches collatérales sont :

-L’artère épigastrique superficielle naît au-dessous du ligament inguinal, traverse le


fascia criblé et se dirige médialement en haut dans le 2ssu sous cutané de la paroi
abdominale. Elle se termine au niveau de l’ombilic.
-L’artère circonflexe iliaque superficielle qui traverse le fascia criblé et se dirige en haut
et latéral pour vasculariser les lymphonoeuds inguinaux latéraux, les muscles sartorius et
tenseur du fascia-lata.

-Les artères pudendales externes : Au nombre de deux, superficielles et profondes, elles


naissent médialement au-dessous de l’artère épigastrique superficielle. L’artère
pudendale externe superficielle vascularise la région pubienne, la peau du pénis ou les
grandes lèvres. L’artère pudendale externe profonde vascularise les grandes lèvres ou le
scrotum et le périné.

-L’artère profonde de la cuisse ou artère fémorale profonde est la branche la plus


volumineuse de l’artère fémorale. Elle perfore le muscle grand adducteur et se termine
en cons2tuant la 3e perforante. Ses branches collatérales sont :

-l’artère circonflexe médiale de la cuisse qui donnera un rameau acétabulaire


inconstant, un rameau musculaire pour les muscles adducteurs, un rameau qui
s’anastomose avec l’artère obturatrice.
- l’artère circonflexe latérale de la cuisse qui donnera trois branches, une
branche ascendante, une branche transverse des2née au quadriceps, une
descendante.
-les artères perforantes se dirigent latéralement et en arrière vers la ligne
âpre. Il s’agit de la 1ère, la 2ème et la 3ème perforante.

-L’artère descendante du genou qui se divise rapidement en rameau saphène qui


accompagne le nerf saphène jusqu’au genou et en rameau ar2culaire qui par2cipe au cercle
artériel du genou.

4. Artère poplité et ses branches (Fig.99)

C’est l’artère principale du genou. Sa projec2on cutanée correspond au grand axe du losange
musculaire qui limite la fosse poplitée. C’est un prolongement de l’artère fémorale qui naît
au-dessus de l’épicondyle médial. Elle descend latéralement puis ver2calement suivant l’axe
95

médian de la fosse poplité. Elle se termine au niveau de l’arcade tendineuse du muscle


soléaire où elle se divise en artère 4biale antérieure et 4biale postérieure.
Ses branches collatérales sont :

-les branches cutanées des2nées aux téguments de la région du genou.

- l’artère supéro-latérale du genou qui naît au dessus du bord supérieur du condyle latéral
du fémur et qui se termine par un rameau musculaire pour le vaste latéral et le vaste
intermédiaire et par un rameau ar2culaire des2né au réseau ar2culaire du genou.

-l’artère supéro-médiale du genou naît au dessus du condyle médiale du fémur et se


termine en rameau musculaire pour le vaste médiale et un rameau ar2culaire des2né au
réseau ar2culaire du genou

-l’artère moyenne du genou naît de la face antérieure de l’artère poplitée, gagne la fosse
intercondylaire et irrigue notamment les ligaments croisés.

-l’artère inféro-latérale du genou naît au-dessous de l’interligne ar2culaire femoro-2bial et


se distribue au chef latéral du muscle gastrocnémien au muscle poplité et l’ar2cula2on 2bio-
fibulaire supérieure.

-l’artère inféro-médiale du genou naît au niveau de l’interligne fémoro-2bial et se distribue


au chef médial du muscle gastrocnémien, au muscle poplité et à l’extrémité supérieure du
2bia.

-les artères surales naissent au-dessous de l’interligne ar2culaire et sont des2nées aux
chefs latéral et médial du muscle gastocnémien.

-les artères musculaires sont des2nées aux muscles biceps fémoral, au semi-tendineux,
semi-membraneux et poplité.

Le réseau anastomo4que du genou est cons4tué d’artères issues des branches de l’artère
poplitée. Leurs anastomoses forment un réseau artériel profond, ar1culaire et un réseau
superficiel, patellaire.

5. Artère 4biale antérieure (Fig. 100 et 102)

C’est l’artère principale de la région antérieure de la jambe. Sa projec2on cutanée


correspond à une ligne unissant la dépression infracondylaire latérale du 2bia et le milieu de
l’espace intermalléolaire. Elle naît de la division de l’artère poplitée. Elle se dirige en bas et
en avant, sur 2cm environ, avant de traverser l’espace interosseux. Dans la région antérieure,
elle descend ver2calement jusqu’au re2naculum des extenseurs sous lequel elle s’engage.
Elle passe entre les tendons des muscles long extenseur des orteils et de l’hallux. Ses
branches collatérales sont :
96

-l’artère récurrente 4biale postérieure : inconstante, elle irrigue le muscle poplité,


l’ar2cula2on 2bio-fibulaire proximale et par2cipe au réseau ar2culaire du genou.

-l’artère circonflexe de la fibula : inconstante, elle par2cipe au réseau ar2culaire du genou.

-l’artère récurrente 4biale antérieure irrigue l’ar2cula2on 2bio-fibulaire proximale et les


muscles 2bial antérieure et long extenseur des orteils.

-l’artère récurrente fibulaire antérieure : inconstante, elle irrigue les muscles fibulaires

-les branches musculaires sont des2nées aux muscles de la région antérieure de la jambe et
aux muscles fibulaires.

-les artères malléolaires antéro-latérale et antéro-médiale naissent au-dessus du


ré2naculum des extenseurs et irriguent l’ar2cula2on talo-crurale et les téguments voisins.

6. Artère 4biale postérieure (Fig. 101)

C’est l’artère principale de la région postérieure de la jambe. Sa projec2on cutanée


correspond à une ligne unissant le centre de la fosse poplitée et sillon malléolaire du 2bia.
Elle naît au niveau de l’arcade tendineuse du soléaire, de la division de l’artère poplitée. Sa
direc2on est ver2cale et descend médialement, parcourt le sillon malléolaire médiale se
dirige en avant pour se terminer dans la région infra-malléolaire médiale en se divisant en
artère plantaires médiale et latérale. Ses branches collatérales sont :

- L’artère fibulaire la plus volumineuse qui descend latéralement le long de la fibula


accompagnée des deux veines fibulaires et se termine en se divisant en rameaux
calcanéens latéraux des2nés au réseau calcanéen et aux téguments du talon.

- L’artère nourricière du 4bia

- L’artère récurrente 4biale médiale qui rejoint le réseau ar2culaire du genou

- L’artère malléolaire postéro-médiale qui s’anastomose avec l’artère malléolaire


antérolatérale branche de la 2biale antérieure

- Un rameau communicant

- Des rameaux calcanéens des2nés au réseau calcanéen et aux téguments du talon.

7. Artères du pied (Fig. 103 et 104)


97

1. Artère dorsale du pied

C’est la branche terminale de l’artère 2biale antérieure. Sa projec2on cutanée


correspond à la ligne unissant le milieu de l’espace intermalléolaire antérieure et le
premier espace interdigital. Elle se porte en avant et à l’extrémité proximale du
premier espace intermétatarsien, elle se divise en artère plantaire profonde et 1ère
artère métatarsienne dorsale.

2. Artère plantaire latérale

C’est la branche terminale de l’artère 2biale postérieure. Sa projec2on cutanée


correspond à une ligne plantaire unissant le processus médial de la tubérosité
calcanéenne et le 4e espace interdigital. Naissant dans la région infra-malléolaire
médiale, elle se dirige en avant et latéralement, jusqu’à la par2e moyenne du bord
latéral du pied, puis s’incurve et passe sous la base des métatarsiens. Elle se termine
à l’extrémité proximale du premier espace inter métatarsien en s’anastomosant avec
l’artère plantaire profonde. C’est l’arcade plantaire. De ceNe arcade naissent quatre
artères métatarsiennes qui cheminent dans les espaces interosseux et se divisent
chacune en deux artères digitales plantaires.

3. Artère plantaire médiale.

C’est une branche terminale de l’artère 2biale postérieure. Sa projec2on cutanée


correspond à une ligne plantaire unissant le bord inférieur du sustentaculumtali et le
premier espace digital. Elle naît dans la région inframalléolaire médiale et se dirige
sagiNalement vers l’hallux en longeant le bord médial du pied. Elle se termine au
niveau du corps du premier métatarsien en deux branches superficielle et profonde.

Ses 3 artères donneront sur leur trajet plusieurs rameaux à des2né ar2culaire,
musculaire et cutanée.

4. Anastomoses artérielles du pied.

Le pied présente de riches anastomoses artérielles que l’on peut regrouper en quatre
systèmes anastomo2ques :
-les anastomoses pédi-crurales,
- les anastomoses dorsales du pied,
- les anastomoses plantaires,
- les anastomoses dorso-plantaire.

II. Les veines du membre inferieur (Fig. 105 et 106)


98

Le membre inférieur est drainé par des veines superficielles sous-cutanées et des
veines profondes, satellites des artères.

A. Veines superficielles.

Elles sont indépendantes des trajets artériels et se drainent dans les veines
profondes. Les veines superficielles du pied sont cons2tuées par des veines
des orteils et les veines du dos du pied.
Le réseaux veineux unguéal et pulpaire sont drainés respec2vement par deux
veines dorsales et plantaires. Celles-ci se drainent dans les veines
métatarsiennes à travers des arcades veineuses dorsales et plantaires. Grâce à
plusieurs relais veineux ces arcades se drainent dans la grande veine saphène
et dans la pe2te veine saphène.

1. La grande veine saphène

C’est la principale veine superficielle du membre inférieur. Au pied, elle prolonge la veine
marginale médiale et passe en avant de la malléole médiale. Elle longe la face médiale du
2bia puis du triceps sural. Elle passe à la face postérieure des condyles médiaux 2bial et
fémoral. A la cuisse, elle parcourt sa face médiale, surcroise le muscle sartorius et aborde la
surface du trigone fémoral et se termine en dessinant une crosse qui traverse le fascia criblée
et se jeNe dans la veine fémorale. Ses veines affluentes sont :
- Le réseau veineux du dos du pied,
- Les veines superficielles de la face postéro-médiale de la jambe,
- La veine saphène accessoire latérale,
- La veine saphène accessoire médiale,
- La veine anastomo2que inter saphène,
- La veine circonflexe iliaque superficielle,
- Les veines pudendales .

2. La pe4te veine saphène

Au pied elle prolonge la veine marginale latérale et passe en arrière de la malléole latérale
pour gagner le bord latéral du tendon calcanéen. Elle monte ver2calement dans le mollet et,
dans la fosse poplitée, elle dessine une crosse et se termine dans la veine poplitée. Ses
veines affluentes sont :

- Les veines superficielles du dos du pied, du talon et de la face postéro-latérale de la


jambe,
- L’anastomose inter saphène qui se détache de sa crosse pour rejoindre la grande
veine saphène.

B. Veines profondes
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Satellites des artères, elles comprennent deux veines par artère sauf pour les artères
poplitée et fémorale. Les veines plantaires latérales et médiales se drainent dans les veines
2biales postérieures, les veines dorsales du pied se drainent dans les veines 2biales
antérieures. A la jambe, les veines 2biales antérieures et postérieures fusionnent pour
former la veine poplitée. Les veines fibulaires sont des affluents des veines 2biales
postérieures.
La veine poplitée longe la face postéro-latérale de la cuisse et se termine par la veine
fémorale. Celle-ci reçoit la grande veine saphène et la veine fémorale profonde et se termine
à son tour par la veine iliaque externe.

Les veines glutéales supérieures et inférieures sont satellites des artères homonymes dont
elles suivent les trajets et se drainent toutes dans la veine iliaque interne.

III. Lympha4ques du membre inferieur.

Le drainage lympha2que du membre inférieur s’effectue grâce à des vaisseaux lympha2ques


superficiels et profonds qui abou2ssent à des nœuds lympha2ques ou lymphonoeuds
superficiels et profonds.

A. Lymphonoeuds

1. Lymphonoeuds superficiels.

Ce sont :
- Les lymphonoeuds poplités superficiels localisés dans la fosse poplitée et drainent la
peau de la face postérieure de la jambe.
- Les lymphonoeuds inguinaux superficiels situés dans le fascia lata, dans la trigone
fémoral, au tour de la crosse de la grande veine saphène. On dis2ngue trois groupes
nodaux principaux :
o Le groupe supéro-latéral qui draine la région glutéale et la paroi abdominale
antérieure,
o Le groupe supéro-médial qui draine les organes génitaux et la région
périnéale,
o Le groupe inférieur qui draine le membre inférieur

2. Les lymphonoeuds profonds

Ce sont :
- Le lymphonoeud 2bial antérieur
- Les lymphonoeuds poplités profonds
- Les lymphonoeuds inguinaux profonds

B. Les vaisseaux lympha4ques


100

Les vaisseaux lympha2ques superficiels sont :

-le réseau lympha2que plantaire


- le réseau lympha2que dorsal
-les vaisseaux lympha2ques de la jambe et de la cuisse
- les vaisseaux lympha2ques glutéaux superficiels.

Les vaisseaux lympha2ques profonds sont :

- les vaisseaux lympha2ques 2biaux antérieurs


- les vaisseaux lympha2ques 2biaux postérieurs
- les vaisseaux lympha2ques fibulaires
- les vaisseaux lympha2ques fémoraux
- les vaisseaux lympha2ques adducteurs
- les vaisseaux lympha2ques glutéaux profonds

III.4. Innerva4on du membre inférieur


1. Le plexus lombaire (Fig. 107) est formé par les rameaux ventraux des nerfs
spinaux lombaires L1, L2, L3 et L4. Chacun de ces rameaux se subdivise et les
branches s’anastomosent les unes des autres. En effet :
-le rameau antérieur de L1 se divisent en 3 branches qui donnent le nerf ilio-
hypogastrique, le nerf ilio-inguinal et une branche pour le nerf génito-fémoral.
-le rameau antérieur de L2 se divise en quatre branche pour la cons2tu2on
des nerfs génito-fémoral, cutané latéral de la cuisse, obturateur et fémoral.
-le rameau de L3 se divise en trois branches pour la cons2tu2on du nerf
f fémoral, cutané latéral de la cuisse et obturateur.
-le rameau antérieur de L4 se divise en trois branches pour la cons2tu2on du
nerf fémoral, du nerf obturateur et du tronc lombo-sacral
-le rameau antérieur de L5 par2cipe à la forma2on du tronc lombo-sacral.

2. Le nerf fémoral cons2tue la grosse branche terminale du plexus lombaire. Il


est cons2tué de neurofibres des nerfs lombaires L2, L3 et L4. Il naît au bord
latéral du muscle grand psoas, se dirige en avant et passe sous le ligament
101

inguinal. Il se termine rapidement dans le triangle fémoral en une dizaine de


branches à des2né musculaire (quadriceps) et pour la peau de la cuisse. Le
nerf saphène cons2tue sa branche la plus volumineuse et la plus longue.

3. Le nerf obturateur est un nerf mixte cons2tuant la branche terminale du


plexus lombaire. Cons2tué de neurofibres de L2, L3 et L4, il émerge du bord
latéral du muscle grand psoas, descend ver2calement, traverse le foramen
obturé et se divise en deux branches antérieure et postérieure. Sur son trajet
naissent des rameaux ar2culaires pour l’ar2cula2on coxo-fémorale et le nerf
du muscle obturateur externe.

4. Le plexus sacral (Fig. 108) des2né au MI et à la ceinture pelvienne. Il est


cons2tué par l’union des rameaux antérieurs des nerfs lombaires L4, L5 et
sacraux S1, S2 et S3. Les rameaux antérieurs de L4 et L5 s’unissent pour
former le tronc lombo-sacral. La majeur par2e des rameaux antérieurs S1, S2
fusionne avec le tronc lombo-sacral pour former le nerf scia2que ou
ischia2que. Ce tronc émerge du bord médial du muscle grand psoas, descend
dans la fosse ilio-lombaire, en avant de l’aile du sacrum et de l’ar2cula2on
sacro-iliaque. Il donnera des branches ventrales pour le muscles obturateur
interne, et pour le carré fémoral et des branches dorsales pour le muscle
puriforme et pour la région glutéal.

5. Le nerf scia4que (Fig. 109) est un nerf mixte cons2tuant la branche terminale
du plexus sacral. C’est le nerf le plus long et le plus volumineux de
l’organisme. Dans la région glutéale, il décrit un trajet arciforme puis descend
ver2calement dans la région fémorale postérieure. Il se termine dans la région
poplitée en se divisant en nerf 2bial et en nerf fibulaire commun. Il assure la
flexion de la jambe, la flexion et l’extension du pied.

6. Le nerf 4bial (Fig. 110,111 et 112): C’est la branche terminale médiale du nerf
scia2que. C’est un nerf mixte. Il naît dans la fosse poplitée, suit l’axe médian
de la fosse et de la jambe, descend ver2calement et traverse le sillon
malléolaire médial. Il se divise en nerfs plantaires médial et latéral. Il assure
l’innerva2on des muscles de la loge postérieure de la jambe et de la plante du
pied.

7. Nerf fibulaire commun (Fig. 113) : C’est la branche terminale du nerf


scia2que. Il descend obliquement le long du bord latéral de la fosse poplité,
jusqu’à la tête de la fibula, puis contourne le col de la fibula pour se diviser en
deux branches, les nerfs fibulaires superficiels et profond. Il assure
l’innerva2on des muscles des loges antérieure et latérale de la jambe et du
dos du pied.
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103

REFERENCES

1. AGUR A.M.R. –Grant’s Atlas of Anatomy. 9è éd. Williams-Wilkins, Bal2more, 1991

2. ANSON B. and MCVAY- Surgical Anatomy Vol. 2 sixth Edi2on W.B. Saunders Company,
1984

3. BOUCHET A. , CUILLERET J.- Anatomy topographique descrip2ve et fonc2onnelle.


Villeurbane, 1991

4. CHEVREL J.P. et al.- Anatomie clinique. 4tomes. Springer-Verlag France Paris 1996

5. KAHLE W., LEONHART H., PLATZER W. – Anatomie Tome 1, “Appareil locomoteur”-Ed.


française par C.Cabrol. Flamarion, Paris 1978.

6. ROUVIERE H. et DELMAS A. – Anatomie humaine. 5è Edi2on, Masson ? Paris, 2002

7. SOBOTTA J., PUTZ R., PABST R.- Atlas d’anatomie humaine. 3e éd. Française d’A. Dhem
et A. Gouazé. Edi2ons médicales interna2onales, Cachan, 1993.

8. NETTER F.H. –Atlas d’anatomie humaine. 3è éd. Française par P. Kamina. Masson,
Paris, 2004

9. PAUWELS F.- Biomécanique de l’appareil locomoteur. Contribu2ons à l’étude de


l’Anatomie fonc2onnelle. Springer-Verlag, Berlin, 1979

10. WILLIAMS P.L.- Gray’s Anatomy . 39è éd. Churchill Livingstone, Londres, 2004;

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