Togo - Wikipédia
Togo - Wikipédia
Le Togo, en forme longue la République togolaise7, est un pays d'Afrique de l'Ouest dont la
population est estimée à environ 9,61 millions d'habitants en 20248 pour une densité de
164 hab./km29. Le pays a un profil géographique semblable à un rectangle de 600 km de long et
100 km de large en moyenne. D'une superficie de 56 785 km2, le pays fait partie des plus petits
États africains10. Le Togo tire son nom de l'actuel Togoville11. Bordé au nord par le Burkina Faso,
au sud par l'océan Atlantique, à l'est par le Bénin et à l'ouest par le Ghana, le Togo présente une
grande diversité de paysages : une côte de sable au sud, au centre des collines, des vallées et les
montagnes de l'Atacora traversant le centre du pays, et au nord du pays, des plaines arides et de
grandes savanes.
République togolaise
Drapeau du Togo
Armoiries du Togo
Géographie
Indépendance France
Date 27 avril 1960
Première 27 avril 1960
République (constitution de 1960)1
Deuxième 5 mai 1963
République (constitution de 1963)1
Troisième 30 décembre 1979
République (constitution de 1979)1
Quatrième 4 octobre 1992
République (constitution de 1992)1
Cinquième 19 avril 2024
République (constitution de 2024)1
Démographie
Économie
Relative
62,2 % du PIB5
Monnaie Franc CFA (UEMOA) ( XOF )
Développement
Le territoire est exploré dès 1470 par les Portugais, avant d'être progressivement colonisé par
l'Allemagne à partir de 1884 sous forme de protectorat sous le nom de Togoland. Après la
Première Guerre mondiale, le Togoland est divisé en deux mandats entre le Royaume-Uni dans
l'ouest et la France dans l'est en 1916. Tandis que le mandat britannique est intégré à ce qui est
aujourd'hui le Ghana en 1956, le mandat français obtient son indépendance en 1960 pour devenir
le pays moderne, avec Sylvanus Olympio comme premier président. Cependant, le pays connaît
rapidement des turbulences politiques. En 1963, Olympio est renversé et assassiné lors du
premier coup d'État du pays. L'armée, dirigée par Gnassingbé Eyadéma, prend le pouvoir. À
l'issue d'un second coup d'État en 1967, Eyadéma devient officiellement président, entamant un
règne autoritaire à parti unique. Malgré l'introduction du multipartisme au début des années
1990, il continue de se maintenir au pouvoir jusqu'à sa mort en 2005. Son fils, Faure Gnassingbé
prend la présidence et reste au pouvoir encore à ce jour. Malgré les progrès économiques, le
Togo a continué de vivre sous une forte tension politique et des élections souvent contestées.
Étymologie et toponymie
L'étymologie et la toponymie du Togo révèlent une histoire riche et une diversité culturelle
marquée. Le nom « Togo » provient de la langue éwé, parlée dans le sud du Togo et du Ghana. Il
signifie « derrière la falaise » ou « au-delà de la falaise » et faisait référence à l'origine à un petit
village de pêcheurs situé près de l'actuelle capitale, Lomé. Ce terme est adopté par les
explorateurs européens pour désigner cette région, avant de devenir un nom officiel sous la
colonisation allemande en 1884, lors de la création du Togoland après un traité signé avec le roi
Mlapa III.
Le nom du Togo est traduit de manière similaire dans de nombreuses langues, souvent en
reprenant directement la désignation « Togo », en raison de sa simplicité et de son origine
géographique bien définie. En français, anglais, espagnol, ou allemand, le mot reste inchangé.
Cette uniformité reflète son adoption sous la période coloniale allemande, puis sous le mandat
français, qui a propagé son usage à l’international. Cependant, certaines langues ajoutent des
suffixes ou modifient légèrement la prononciation25.
Géographie
Le Togo est un pays africain de 56 785 km226 dont la longueur est de 600 km et la largeur varie
de 50 à 150 km. Le pays possède 126 km26 de frontière avec le Burkina Faso, 877 km26 avec le
Ghana et 644 km26 de frontière avec le Bénin et est ouvert sur le golfe de Guinée au sud avec une
côte de 50 km de long. Cette ouverture maritime se traduit par une étroite bande côtière où se
trouvent des plages et des lagunes, notamment autour du lac Togo, emblématique de la région.
Climat
Le climat du Togo est majoritairement tropical, mais il varie en fonction des régions. Dans le sud,
particulièrement autour de Lomé, le climat est influencé par l'océan Atlantique et présente des
températures relativement stables. De novembre à février, la température moyenne tourne autour
de 28°C, tandis que les mois les plus chauds, comme mars, voient des températures culminant à
33°C. La saison des pluies se concentre principalement de mars à juin, avec des pics de
précipitations en mai et juin, avant de diminuer pendant la période d'août à septembre. Les pluies
sont particulièrement abondantes sur la côte, atteignant environ 870 mm par an à Lomé27.
Dans le nord du pays, le climat est plus sec et les températures plus élevées. La saison sèche
dure de novembre à mars, caractérisée par des températures parfois supérieures à 36°C, tandis
que la saison des pluies, de mars à octobre, apporte de fortes précipitations, surtout entre juin et
août. À Sokodé, par exemple, les précipitations annuelles peuvent atteindre 1400 mm, avec des
journées de pluie plus fréquentes pendant la saison humide. Le climat dans ces régions est donc
plus extrême, avec une chaleur intense pendant la saison sèche et des précipitations
torrentielles durant l'été28.
Topographie
La topographie du Togo est marquée par une grande diversité de reliefs qui varient du sud vers le
nord. Au sud, le pays est bordé par une étroite côte le long du golfe de Guinée, avec des plages et
des lagunes. Cette zone est relativement plate, mais au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la
côte, le relief devient plus varié, avec une chaîne de montagnes dans la région des Plateaux. Le
point culminant du Togo est le mont Agou, qui s'élève à 986 mètres d'altitude26 et se trouve dans
cette chaîne montagneuse, offrant une vue panoramique sur les alentours.
Au nord, le relief se transforme en plateaux et savanes, avec des paysages plus ouverts et moins
accidentés. La vallée de l'Oti traverse cette région, contribuant à la diversité topographique. Les
montagnes de l'Atakora, traversant le pays du sud-ouest, proche de la ville d'Atakpamé jusqu'au
nord-est proche de la ville de Kandé apportent un contraste marqué avec les plaines plus arides
du centre et du nord du pays.
Hydrographie
Le Togo dispose d'une côte de 56 kilomètres, bordée par l'océan Atlantique, caractérisée par un
littoral diversifié et parfois en proie à une érosion importante29. Les plages de sable fin et les
lagunes comme celle de Togoville sont des éléments remarquables du littoral togolais. Cette
zone est particulièrement affectée par des phénomènes naturels et humains, tels que
l'exploitation du sable et la construction d'infrastructures, ce qui a accéléré l'érosion dans
certaines zones, notamment près de Lomé. Le littoral du Togo, bien que moins large que celui de
ses voisins, joue un rôle crucial pour les activités portuaires, notamment à Lomé, où le port est
un point central pour l'économie du pays30.
Le Togo est traversé par plusieurs fleuves et rivières qui dessinent ses paysages et soutiennent
de nombreuses activités économiques. Le fleuve Mono, l'un des plus importants du pays, prend
sa source au Togo, dans le massif de Tchaoudjo, et se dirige vers le sud en traversant la frontière
avec le Bénin. Il mesure environ 467 kilomètres et déverse ses eaux dans l'Atlantique à travers
des lagunes et des marais30. Bien que peu abondant et irrégulier, avec des débits moyens variant
de 0 m³/s en période d’étiage à 261 m³/s en moyenne lors des crues, le Mono reste crucial pour
l’agriculture et la pêche dans sa vallée. Le barrage de Nangbéto, construit en 1987 proche de la
frontière entre le Togo et le Bénin, régule partiellement ses eaux et soutient l’hydroélectricité,
mais il a également déplacé des milliers de personnes et modifié l'écosystème local30.
D'autres cours d'eau telles que l'Oti, qui prend sa source au Bénin avant de traverser le Burkina
Faso, puis le Togo dans sa partie nord, jouent également un rôle majeur. Long de 320 kilomètres,
l’Oti alimente des zones agricoles, notamment pour la culture du coton, du maïs et du sorgho.
Dans la région de Kara, le fleuve Oti et ses affluents tel que le fleuve Kara sont essentiels à la vie
locale, offrant des ressources en eau pour les populations rurales30.
En outre, la région de Tchamba, la vallée du fleuve Haho (affluent du lac Togo) et la vallée du
fleuve Kara, deux autres cours d'eau important respectivement dans le nord (au sein de la Région
de la Kara) et dans le sud (au sein de la Région maritime) du pays, sont également cruciales pour
l'irrigation des cultures et pour la pêche, bien que ces fleuves soient parfois sujets à des
variations saisonnières. L’implantation de nouveaux barrages, comme celui du Mono, est
également envisagée pour soutenir la production énergétique et améliorer la gestion de l'eau31.
Subdivisions
Chutes de Kpalimé.
Transport aérien
L’aéroport dispose d’une capacité d’accueil annuelle d’environ 2 millions de passagers et dessert
actuellement 10 compagnies aériennes, opérant 130 vols hebdomadaires en moyenne. Il se
positionne dans le classement des 10 plateformes africaines pour le volume intra-africain de
passagers, selon l'Association des Compagnies Aériennes Africaines (AFRAA)36.
Les autorités togolaises visent à doubler les performances du secteur aérien dans les
prochaines années, grâce à des investissements dans les infrastructures et des partenariats
stratégiques36. Le pays dispose également d'un second aéroport international, l'aéroport
international de Niamtougou.
Transport routier
Le transport routier est une composante clé de l’économie togolaise, représentant environ 8,4 %
du PIB37 et assurant plus de 90 % des déplacements de biens et de personnes37. Le réseau
routier national s’étend sur 11 777 km38, dont 2 101 km de routes nationales revêtues, 1 473 km
de voiries urbaines, et 6 802 km de pistes rurales38. Actuellement, environ 29 % des routes sont
en bon état et environ 40 % des routes sont en mauvais état, des progrès par rapport aux 18 % de
routes en bon état et 49 % de routes en mauvais état enregistrés auparavant, grâce à des
investissements dans l’entretien et la modernisation des infrastructures38.
En 2024, le gouvernement togolais a prévu d’investir 84 milliards francs CFA ( ~134 736 000 $
américains) pour l’aménagement et le bitumage de 206 km de routes, aligné avec l’ambition de
renforcer le rôle du Togo comme hub logistique dans la sous-région39. Cette stratégie inclut
également des initiatives pour renouveler le parc automobile et professionnaliser les acteurs du
secteur.
Cependant, des défis subsistent, notamment en matière de sécurité routière et de gestion des
infrastructures. Des réformes structurelles sont en cours pour améliorer la fluidité du trafic et
renforcer la sécurité, ce qui est essentiel pour soutenir le développement économique durable du
pays37.
Le réseau de transports en commun au Togo est dense, avec divers types de transports
mobiles :
taxi-brousse.
Transport ferroviaire
Le réseau ferroviaire du Togo s'étend sur environ 593 km41,42, entièrement à écartement
métrique (1 000 mm). Les principales lignes incluent :
Lomé - Blitta (en) (286 km) : Initialement conçue pour transporter du coton, elle sert désormais
principalement au fret, notamment pour le transport de phosphate.
Lomé - Kpalimé (en) (119 km) : Construite pour relier des zones agricoles à la capitale.
Lomé - Aného (en) (44 km) : Une courte ligne utilisée pour transporter des produits miniers
vers le port.
Le transport de passagers est suspendu à la fin des années 1990 en raison du déclin des
infrastructures. Aujourd'hui, seules des activités de fret sont maintenues, principalement gérées
par la Société nouvelle des phosphates du Togo. Des projets visent à moderniser le réseau,
notamment pour relier Lomé à Ouagadougou au Burkina Faso et améliorer les connexions
régionales, mais ces initiatives avancent lentement41.
Histoire
Le Togo tire son nom du village de Togo (« Tóago » ce qui signifie originellement « au bord de
l’eau (ou selon l’intonation ´au-delà de la colline’) » en langue éwé). Le village de Togo est
aujourd’hui connu sous le nom de Togoville, ville coloniale allemande et première capitale du
pays qui est située à l'est de la capitale actuelle Lomé sur les bords du lac Togo (nom donné par
les Allemands au lac qui s’appelait le lac Gbaga)
Périodes précoloniales
Les premières traces de la présence humaine au Togo remontent à plusieurs milliers d'années.
Les populations autochtones, notamment les Ewe, les Tem, les Kabyés et les Gourmantché, ont
établi des communautés agricoles et développé des systèmes politiques locaux.
Le Togo a souffert du commerce négrier que lui ont fait subir les liens commerciaux entre
négriers occidentaux et rois tribaux à partir du xvie siècle avant que la colonisation n'y mette fin
au xixe siècle. En 1884, le roi Mlapa III de Togoville signe un traité de protectorat avec
l'Allemagne (représentée par Gustav Nachtigal), qui dure jusqu'à la Première Guerre mondiale.
En 1914, lors de la Première Guerre mondiale, une opération conjointe franco-britannique entre
en contact avec la force allemande. Une troupe de la force publique du Congo belge vient
également en aide aux Français et Britanniques. Les Allemands capitulent dès août 1914 et sont
expulsés. La colonie est alors occupée conjointement par la France et le Royaume-Uni qui se
partagent le territoire, décision confirmée le 10 juillet 1919, et qui fait du Togoland un mandat de
la Société des Nations (SDN). Les Français occupent la majeure partie du pays, qui devient le
Togo français ou Togoland oriental, et qui équivaut au Togo actuel, tandis que les Britanniques
administrent la partie ouest du pays, le Togo britannique, aussi appelée British Togoland. Les
deux parties du Togoland originel devaient être administrées dans la perspective d'une
réunification ; mais, finalement, Français et Britanniques incorporent les mandats dans leurs
sphères coloniales respectives. La partie française est rattachée à l'Afrique-Occidentale
française (AOF), la partie britannique devient une province de la Côte-de-l'Or britannique.
En 1946, le pays passe sous tutelle internationale de l'Organisation des Nations unies (ONU),
toujours gérée par la France. Le Togo français est détaché de l'AOF. Il obtient sa propre
représentation au Parlement français et devient la république autonome du Togo. En 1956, le
Togo britannique opte, lors d'un référendum d'autodétermination, pour son intégration au Ghana,
l'ancienne Côte de l'Or. Ce rattachement est entériné par l'ONU en 1958 au prix de la division de
certaines ethnies, voire de certaines familles.
Le Togo indépendant
En février 1958, la victoire du Comité de l'unité togolaise aux élections ouvre la voie à une
indépendance complète du pays, confirmée six mois plus tard par la levée de la tutelle du pays
par l'ONU.
Sylvanus Olympio est le premier président togolais. Il instaure rapidement une dictature avec un
parti unique, ce qui lui permet de remporter la totalité des sièges lors des élections législatives
de 1961. À l’instigation du commandant français Georges Maitrier, chef de la gendarmerie
nationale et conseiller du président dont le contrat de coopération arrive à terme, 626 vétérans
togolais de l’armée française, dont une grande partie a combattu en Indochine et en Algérie,
demandent à être intégrés dans les forces de sécurité togolaises qui comptent 300 membres.
Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d’État, le 13 janvier 1963, dans lequel
Olympio trouve la mortN 1,44. Ce coup d'État est revendiqué par Gnassingbé Eyadema, le père de
l'actuel président. Par ailleurs, avant son assassinat, Sylvanus Olympio avait un important projet,
celui de retirer le Togo du franc CFA.
L'ancien Premier ministre Nicolas Grunitzky devient président du Togo à la suite de ce coup
d’État. Il est favorable à un rapprochement avec la France et signe des « accords de
coopération » avec celle-ci, permettant à l'ancienne puissance coloniale d'user à sa convenance
des ressources stratégiques45. Quatre ans plus tard en 1967, il est destitué par un nouveau coup
d’État où l'on retrouve Étienne Gnassingbé Eyadema. En exil, il meurt le 27 septembre 1969 à
Paris dans un accident de voiture.
Kléber Dadjo, colonel dans l'armée de la République togolaise, est président éphémère du Togo
du 14 janvier au 14 avril 1967. Il est déposé lui-même par le sergent Gnassingbé Eyadema, qui
impose une dictature au Togo durant presque quatre décennies, de 1967 à 2005.
Tirant les leçons des divisions constatées dans le cadre du multipartisme, Étienne Gnassingbé
Eyadema crée le Rassemblement du peuple togolais (RPT), un parti unique et d'État. Une
nouvelle constitution en 1979 instaure la Troisième république et donne le pouvoir au président
par une élection au suffrage universel. Il est ensuite réélu en 1986. En 1990, à la suite de
violentes manifestations suivies d'une conférence nationale, un premier ministre issu de
l'opposition, Maître Joseph Kokou Koffigoh, est nommé. L’adoption d’une nouvelle constitution
en 1992 n’apaise cependant pas les tensions. En 1993, Eyadema remporte de nouveau l’élection
présidentielle boycottée par l’opposition. Lors des élections de 1998, Eyadema est proche de la
défaite face à Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio. Il remporte cependant l’élection dans
des conditions très controversées. Gnassingbé Eyadema est réélu en 2003 à la suite d'un
changement dans la constitution pour l’autoriser à se présenter à nouveau. Il meurt le
5 février 2005.
Après deux mois de violence intensifiée, Eyadéma a permis la convocation d’une conférence
nationale souveraine, sous la condition qu’il reste président pendant la période de transition,
même la création d’un corps législatif provisoire, de l’élection d’un Premier ministre par intérim,
et de l’établissement des élections à suivre.
1992 : assassinat de Tavio Amorin
Tavio Amorin est un opposant socialiste togolais né le 20 novembre 1958 et mort assassiné le
29 juillet 1992 sous le régime de Gnassingbé Eyadéma. Il a dirigé le Parti socialiste panafricain. Il
était l'un des leaders politiques qui dénonçaient ouvertement la mauvaise gestion du
gouvernement.
Le scrutin se déroule dans des conditions très controversées, l’opposition dénonçant des
fraudes. Emmanuel Bob Akitani, chef de l’opposition, se déclare vainqueur avec 70 % des voix
alors que le gouvernement déclare Faure Gnassingbé élu. Dès l’annonce des résultats, des
manifestations émaillées de violences éclatent dans les principales villes. Elles seront
violemment réprimées par les forces de l'ordre. Le gouvernement décide de mettre en place une
commission nationale d'enquête qui estime le nombre de morts à des centaines, plus de 800
selon la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH)46. De nombreux Togolais, environ 40 000,
se réfugient dans les pays voisins, le Bénin et le Ghana47. Le 3 mai 2005, Faure Gnassingbé prête
serment et déclare qu’il se concentrera sur « la promotion du développement, le bien commun, la
paix et l’unité nationale ».
Amnesty International publie en juillet 2005 un rapport dénonçant selon ses propres termes « un
scrutin entaché d’irrégularités et de graves violences » tout en montrant que « les forces de
sécurité togolaises aidées par des milices proches du parti au pouvoir (le Rassemblement du
peuple togolais) s’en sont violemment prises à des opposants présumés ou à de simples
citoyens en ayant recours à un usage systématique de la violence ». Le rapport reproche aussi à
la France son rôle ambigu dans la situation actuelle48. Les violences consécutives aux
événements politiques de 2005 auraient entraîné entre 400 et 500 morts.
En 2010 est organisée une élection présidentielle, où le président Faure Gnassingbé est réélu
avec 61 % des voix49. Gilchrist Olympio, candidat naturel de l'UFC, est remplacé au dernier
moment par Jean-Pierre Fabre.
Des heurts ont lieu en protestation à cette élection entre militants de la coalition et forces de
l'ordre50. Les élections ont été dénoncées par l'Union européenne, finançant les élections, qui au
travers de ses observateurs a constaté des irrégularités dans la campagne électorale51.
En 2013, de nouvelles élections législatives sont organisées. Le parti Unir obtient 62 sièges sur
91 soit la majorité absolue. L'ANC devient le premier parti de l'opposition avec 19 sièges. Un
regroupement des principaux partis d'opposition (le Combat pour l'alternance politique) dénonce
par avance des fraudes massives pour l'élection présidentielle de 201552.
Faure Gnassingbé est à nouveau réélu lors de l'élection présidentielle d'avril 2015, avec 58,75 %
des suffrages exprimés, contre 34,95 % pour son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. Une
élection jugée libre et transparente par l'UE et les principaux observateurs internationaux53.
L'abstention s'élève à 40,01 %, contre 35,32 % à la précédente présidentielle de 2010. Du côté de
l'opposition, Tchabouré Gogué, président de l'Alliance des démocrates pour le développement
intégral (ADDI), a obtenu 3,08 % des suffrages, Komandega Taama, président du Nouvel
engagement togolais (NET), 1,06 %, et Mouhamed Tchassona-Traoré, président du Mouvement
citoyen pour la démocratie et le développement (MCD, opposition), 0,99 %. Il nomme Premier
ministre Komi Sélom Klassou le 5 juin 2015 jusque-là premier président de l'Assemblée
nationale54. Faure Gnassingbé se présente pour un quatrième mandat lors des élections
présidentielles de 202055. Il est reconduit et l'élection est contestée une nouvelle fois par
l'opposition56.
Le 26 mars 2024, le parlement vote un changement de constitution pour passer d'un régime
présidentiel à un régime parlementaire, dans lequel le président ne sera plus élu au suffrage
universel mais désigné par le parlement. Cette mesure est jugée permettre à l'actuel président de
rester en place de manière prolongée59.
Politique et administrations
Le Togo est une république d'Afrique de l'Ouest, dont l'organisation politique et administrative a
été façonnée par plusieurs constitutions depuis son indépendance en 1960. La Constitution de
2024, adoptée par voie parlementaire, a instauré un régime parlementaire avec un Parlement
bicaméral.
La Constitution de 1992 définit l'organisation des pouvoirs au Togo. Le pays adopte un régime
semi-présidentiel, où le pouvoir exécutif est partagé entre le président de la République et le
Premier ministre. Le président, élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans
renouvelable, est le chef de l'État et des armées. Il nomme le Premier ministre, qui dirige le
gouvernement et coordonne l'action ministérielle. Le pouvoir législatif est exercé par une
Assemblée nationale monocamérale, composée de députés élus pour cinq ans au suffrage
universel direct. Le pouvoir judiciaire est indépendant, avec une Cour constitutionnelle chargée
de veiller à la conformité des lois à la Constitution60.
Gouvernement
Le gouvernement togolais est dirigé par le Premier ministre, assisté de ministres responsables
de différents départements. Les ministres sont nommés par le président de la République sur
proposition du Premier ministre. Le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale,
qui peut le renverser par une motion de censure.
Le Togo est subdivisé en cinq régions administratives : Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et
Savanes. Ces régions sont elles-mêmes divisées en 39 préfectures, qui sont ensuite subdivisées
en communes et en cantons. Les communes sont les unités de base de l'administration locale et
sont dirigées par des conseils municipaux élus. Depuis les années 2000, le Togo a entrepris un
processus de décentralisation visant à transférer davantage de compétences et de ressources
aux collectivités locales, afin de renforcer la participation citoyenne et améliorer la gouvernance
locale.
Relations internationales
Le pays est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU)12, de l'Organisation internationale
de la francophonie (OIF) depuis 197013, du Fonds Monétaire International (FMI)14, de
l'Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)15, de
l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique(OHADA)16, de la Communauté économique des
États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) depuis 197517, de l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) depuis 199518 de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) depuis
199419, du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) depuis 196820,
de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) depuis 199821, du Commonwealth
depuis 202222, de l'Organisation de la coopération islamique (OCI)23, de l'Union Africaine (UA)
depuis 196322, de la banque africaine de développement (BAD) depuis 1964, de la zone de paix
et de coopération de l'atlantique sud (ZPCAS) depuis 1986, de l'organisation internationale sur le
bambou et le rotin (INBAR), de l'organisation de la coopération islamique (OCI) et est membre de
l'organisation internationale pour les migrations (OIM).
Population et société
Démographie
La population actuelle du Togo est d'environ 9,63 milllions d'habitants dont 51% de femmes et
49% d'hommes en janvier 20258. Voici les classements des villes les plus et moins peuplées du
Togo en 202361:
Liste des villes les plus peuplées du Togo (2023):
1 Région maritime Grand Lomé Non 1 060 504 1 127 872 2 188 376
Région des
1 Elavanyo Non 5 590 5 581 11 171
Plateaux
Région des
3 Tohoun Non 3 958 4 578 8 536
Plateaux
Région des
5 Amlamé Non 3 885 4 111 7 996
Plateaux
Région des
6 Kougnohou Non 3 952 3 966 7 918
Plateaux
Région des
7 Mandouri Non 3 744 3 988 7 732
Savanes
Région des
10 Naki-Centre Non 2 969 3 410 6 379
Savanes
Région des
12 Agou Gadzépé Non 2 199 2 355 4 554
Plateaux
Région des
13 Tandjoaré Non 1 426 1 660 3 086
Savanes
Groupes ethniques
Le Togo compte une cinquantaine d’ethnies regroupées en plusieurs grands groupes. Le groupe
kwa comprend les ewe, majoritairement situés au sud et représentant 22 % de la population, les
ouatchis (10 %) et les guin également situés dans le sud. Le groupe gur regroupe les kabiyès,
présents dans le nord et le centre (13 % de la population), les tem au centre, les batammariba et
les moba-gurma dans le nord, ainsi que les tchamba ou kasselems au centre. Les Peulhs, ou
Fulani, se trouvent aussi dans le nord et le centre du pays. Enfin, des ethnies mandingues, telles
que les malinké, bambara et bobo-dioulas, sont principalement installées dans le nord, dans des
villes comme Sokodé, Niamtougou et Dapaong.
Religions
Cathédrale du Saint-Esprit de
Kpalimé
En 2015, les religions au Togo se répartissaient de manière significative entre plusieurs grandes
confessions et pratiques spirituelles. Les religions traditionnelles africaines, regroupées sous le
terme d’animisme, représentaient 32,9 % de la population, témoignant de l’importance
persistante des croyances ancestrales et des pratiques rituelles liées à la terre, aux ancêtres et
aux esprits. Le catholicisme arrivait en deuxième position avec 26,8 %, indiquant une forte
implantation de cette confession chrétienne, introduite principalement par les missionnaires
pendant la colonisation. L’islam, pratiqué par 18,5 % de la population, est surtout représenté
dans le nord du pays, où il s'est implanté à travers les échanges commerciaux transsahariens63.
Le protestantisme, comprenant notamment les Églises pentecôtistes et presbytériennes,
rassemblait 15,6 % des Togolais. Les autres formes de christianisme, moins représentées,
totalisaient 5,4 %, tandis qu’un petit pourcentage, 0,8 %, adhérait à d’autres croyances ou
pratiques spirituelles.
Éducation
Depuis la rentrée scolaire de 2008, le Togo a instauré la gratuité de la scolarisation pour les
élèves des écoles pré-scolaires et primaires publiques, une mesure visant à améliorer l'accès à
l'éducation pour tous les enfants. Cette initiative a contribué à une augmentation significative du
taux net de scolarisation au niveau primaire, atteignant 94,3 % en 2017, plaçant le Togo parmi les
pays les plus performants de la sous-région ouest-africaine en matière d'éducation64.
En ce qui concerne la parité entre les filles et les garçons, des progrès notables ont été réalisés.
Au primaire, la quasi-parité a été atteinte, avec un taux brut de scolarisation de 114 % pour les
filles et de 117 % pour les garçons en 202365.
Pour soutenir ces avancées, le gouvernement togolais a augmenté le budget alloué à l'éducation
de 52 % depuis 2020, démontrant un engagement fort en faveur de l'amélioration du système
éducatif national67.
Santé
En 2006, l'espérance de vie féminine était de 60 ans, et celle masculine de 55 ans68. En 2006, le
total des dépenses pour la santé était à 5,5 % du PIB68. En 2003, l'espérance de vie en bonne
santé des femmes était de 46 ans, et celle des hommes de 44 ans68.
Dans le secteur de la santé de la peau, la téléconsultation et la e-santé sont déjà utilisées pour
donner des conseils dans les centres de santé qui manquent de personnel formé[Link] mars
2020, en réponse à la pandémie de Covid-19, le gouvernement du Togo a fermé les frontières
terrestres du pays70. Le Togo figure parmi les pays les moins avancés depuis 198071. En 2022 il
affiche un indice de développement humain (IDH) de 0.547, le classant au rang n°163 sur 193.
Sports
Football
L'équipe nationale du Togo, surnommée les « Éperviers » dans le monde du ballon rond, est
fondée en 1969. Sa tenue type est un maillot jaune, un short vert et des chaussettes jaunes et
vertes. L'entraîneur est Paulo Duarte72. Elle a atteint son meilleur classement FIFA en 2006 en
[Quand ?]
atteignant la 56e place. Actuellement elle est classée 131e73.
Emmanuel Adebayor, joueur de football professionnel et ballon d'or africain en 200874, est
[Quand ?]
actuellement sans club depuis son départ du club paraguayen, Club Olimpia. Il est l'un
des principaux acteurs de la qualification du Togo pour la première fois à une phase finale de la
coupe du monde de football 2006 en Allemagne en marquant 11 buts. Il a notamment participé à
la Coupe d'Afrique des nations avec le Togo en 2017 malgré leur élimination.
Le gardien de but Kossi Agassa, entraîneur des gardiens de but de l'étoile filante de Lomé, a
également joué en équipe du Togo. Dans le classement FIFA du mois de décembre 2024, le Togo
occupe la 119e place75.
Kayak
Le kayak a offert au Togo une reconnaissance internationale grâce à Benjamin Boukpeti, qui a
marqué l’histoire en décrochant la première médaille olympique de son pays lors des Jeux
olympiques de Pékin en 200876. Cette médaille de bronze en slalom K1 a non seulement mis en
lumière les talents togolais dans des disciplines peu médiatisées en Afrique de l’Ouest, mais a
également encouragé une plus grande attention envers les sports aquatiques dans la région.
Boukpeti a poursuivi sa carrière sportive avec brio, atteignant la finale olympique lors des Jeux
de Londres en 2012, consolidant ainsi son statut de figure emblématique du sport togolais77.
Ski
Mathilde-Amivi Petitjean est entrée dans l'histoire en tant que première athlète à représenter le
Togo aux Jeux olympiques d'hiver, lors de l'édition de 2014 à Sotchi, en Russie. Spécialiste du ski
de fond, elle a participé à l'épreuve du 10 km classique, où elle a suscité l'admiration pour sa
détermination et son rôle de pionnière dans une discipline peu commune pour les pays
africains78.
Droits de l'Homme
En 2020, la Ligue togolaise des Droits de l'Homme (LTDH) a publié un rapport annuel qui met en
lumière la situation préoccupante des droits de l'homme au Togo. Ce document dénonce de
graves violations, notamment des cas de torture, des assassinats politiques, ainsi que des
violences électorales qui ont marqué plusieurs décennies79.
Les élections, souvent entachées par des accusations de trucages et des répressions violentes,
sont un point central des préoccupations soulevées. La LTDH appelle à une meilleure
transparence et à la protection des droits civiques et politiques pour tous les citoyens
Ces abus ont été régulièrement dénoncés par des organisations nationales et internationales, qui
exhortent le gouvernement togolais à mettre fin aux pratiques contraires aux engagements en
matière de droits de l'homme.
Économie
L’économie du Togo repose essentiellement sur la culture vivrière qui représente l'activité de
65 % des travailleurs. Le reste de la main-d’œuvre (30 %) vit de la culture du cacao, du café, du
coton mais surtout des mines de roches phosphatées [réf. nécessaire] qui sont vitales au pays. Le
Togo est d’ailleurs le cinquième producteur mondial de roches phosphatées. Le pays est au
palmarès des sept premiers producteurs africains de coton au milieu des années 2010.
À l’instar de nombreux pays africains (Sénégal, île Maurice, Namibie), le Togo s’est doté d’une
zone franche dès la fin des années 1980. Ainsi, dans cette zone sont implantés des sociétés
pharmaceutiques, des fabricants d’huiles végétales, des assembleurs informatiques, des
distributeurs de produits cosmétiques, des prothésistes dentaires ou des entreprises de
transport routier: Depuis le début du conflit en Côte d'Ivoire, le Togo est devenu une plateforme
portuaire très importante pour les opérateurs de l’Ouest africain. Le port de Lomé, seul port en
eau profonde de la sous-région, est donc une zone franche qui ne cesse de se développer
rapidement. Le trafic conteneurisé (par conteneurs) à Lomé a doublé en trois ans pour atteindre
212 000 EVP (équivalent vingt pieds) en 2005.
À titre d’exemple, le port autonome de Lomé (PAL) a acquis en mars 2006 deux grues portuaires
qui disposent d’une force de levage de 104 tonnes. Ces équipements sont destinés à
accompagner l’extension et l’exploitation du terminal qui connaît une rapide expansion régionale
et couvre les besoins de nombreux pays comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso. Ce projet
doit permettre d’accueillir les navires de grande capacité et d’attirer ainsi les flux en
transbordement, notamment ceux en provenance d'Asie.
En 2019, le PAL est primé « meilleur hub de transbordement en Afrique de l'Ouest » pour la
troisième année consécutive80.
Le Togo fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et
de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
La Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) est présente dans : le transport intérieur
de voyageurs, en Afrique subsaharienne, effectué dans le cadre du service public ; le transport
international de voyageurs par trains classiques, ou par trains à grande vitesse [réf. nécessaire].
En 2024, le Togo est classé en 117e position pour l'indice mondial de l'innovation81.
En 2011, la France a annulé la dette du Togo d'un montant de 100 millions d'euros82.
Culture
Langues
La langue officielle du Togo est le français83. Les deux langues nationales sont l'éwé et le kabiyè,
ces deux dernières adoptées comme telles en 1975. Il existe en outre 53 parlers au Togo, dont le
mina (dialecte d'éwé parlé à Lomé) qui sert de langue véhiculaire principalement dans le sud du
pays, mais aussi à travers presque tout le pays : le moba, le tem et le peul. Les langues
vernaculaires du pays se scindent en deux groupes : les langues gur au nord et les langues kwa
au sud. Si les parlers locaux sont majoritairement oraux, les langues éwé, moba et kabiyè sont
aussi écrites.
Outre ces deux langues principales, d'autres langues régionales telles que le gén, le tem et le
kotocoli sont également courantes. Ces langues, bien que moins répandues, sont cruciales pour
l'identité culturelle des communautés locales85. Le gén, par exemple, est très utilisé dans le sud-
est du pays et dans certaines zones côtières. En raison de cette diversité, le Togo est un véritable
carrefour linguistique, où chaque langue porte une riche tradition orale et des coutumes uniques.
Cependant, la mondialisation et la dominance du français mettent certaines de ces langues en
danger, ce qui souligne l'importance de leur préservation.
Musique et danse
Danse traditionnelle.
Au Togo, la musique traditionnelle est intrinsèquement liée aux danses traditionnelles, qui elles-
mêmes reflètent les valeurs, les vécus et les pratiques des différentes ethnies qui composent le
pays. Ainsi, que ce soit sur la base des messages véhiculés dans les différentes chansons
traditionnelles, des instruments de musique utilisés ou encore des danses exécutées86. L’une
des grandes stars de la musique traditionnelle du Togo est Bella Bellow. Elle chante
majoritairement dans sa langue maternelle, le mina (ou gen). De sa voix rauque, elle a participé à
la diffusion de la musique populaire togolaise et africaine87.
1er janvier Jour de l'an Fête marquant le début d'une nouvelle année selon le calendrier grégorien
1er mai Fête nationale du travail Rassemblement festif des employés et leurs employeurs
1er shawwal Aïd el Fitr Fête de rupture du jeûne du ramadan (célébration musulmane)
21 juin Jour des Martyrs En hommage aux personnes s'étant sacrifiées pour l'indépendance
Gastronomie
La cuisine togolaise est variée et riche en saveur. Cette variété découle de la diversité culturelle
et ethnique.
Les produits de la cuisine togolaise sont issues de la terre cultivée locale selon les régions du
Togo tels que les tubercules (banane plantain, manioc, igname, le taro), les légumes, des
produits de la mer (poissons, crevettes, crabes…). Les Togolais consomment aussi de la viande
issue de l'élevage (poulet, pintade, canard, chèvre, mouton, bœuf, porc) et aussi de la chasse (rat
palmiste, antilope, etc.).
Les épices sont très appréciées dans la cuisine togolaise. On peut citer : anis, poivre, clou de
girofle, piment, etc.
Les boissons traditionnelles togolaises sont : le sodabi (liqueur obtenue après distillation du vin
de palme) et le tchoukoutchou (boisson fermentée réalisée à base de mil). En dehors des
boissons locales, le Togo dispose d'une brasserie nommée Brasserie BB Lomé88 dont l'un des
produits Pils a reçu la médaille d'or au « Monde Selection Quality 2018 »89.
Les plats principaux que l'on trouve au Togo sont : Akoumé, une pâte à base de différentes
céréales dont la principale est le maïs est accompagnée généralement d'une sauce avec des
feuilles (adémè (Corète potagère), gboma, fétri (gombo), kodoro (feuilles de Baobab), etc.) ; Fufu
composé de tubercules tels que le manioc (Manihot esculenta), le taro (Colocasia esculenta) et
principalement d'ignames cuites pilées accompagné d'une sauce tomate, d'une sauce
d'arachide ; Ayimolou, un plat composé de riz et d'haricots. Il est souvent accompagné de sauce
tomate et piment, ainsi que du poisson frit, des œufs bouillis, du Wangashi (fromage local frais)
et bien d'autres accompagnements au choix.
Annexes
Bibliographie
(de) Jonas Bakoubayi Billy, Musterkolonie des Rassenstaats : Togo in der kolonialpolitischen
Propaganda und Planung Deutschlands 1919-1943, Dettelbach, J.H.Röll-Verlag, 2011, 363 p.
(ISBN 978-3-89754-377-5).
Jean de Menthon, À la rencontre du Togo, L’Harmattan, coll. « À la rencontre de », 2000, 271 p..
Yvonne François, Le Togo, éd. Karthala, coll. « Méridiens », 2000, 192 p..
Hilaire Dossouvi Logo, Lutter pour ses droits au Togo, L'Harmattan, coll. « Mémoires
africaines », 2004, 156 p..
Articles connexes
Liste nationale d'inventaire des biens culturels du Togo, liste du patrimoine mondial au Togo,
liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité au Togo
Liens externes
Notes et références
Notes
1. Le sergent Gnassingbé Eyadema a raconté à des journalistes dans quelles circonstances il
a lui-même assassiné Sylvanus Olympio. De nombreux indices, dont le témoignage de
l’épouse du président Sylvanus Olympio, montrent que l’ambassadeur de France au Togo
était en relation directe avec le commando qui traquait le président élu.
Références
2. [Link] [archive]
4. [Link]
locations=TG [archive]
5. [Link] [archive].
6. [Link] [archive]
11. « Mission Permanente du Togo auprès des Nations Unies, l'OMC, et des autres
Organisations Internationales à Genève ([Link]
8) [archive] », sur [Link] (consulté le 24 décembre 2022).
36. « Togo / Trafic aérien : les chiffres de l’Aéroport de Lomé publiés ([Link]
c-aerien-les-chiffres-de-laeroport-de-lome-publies/) [archive] ».
45. Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsita, Kamerun, La Découverte, 2019,
p. 416.
46. « La répression au Togo aurait fait plus de 800 morts », Le Monde,14 mai 2005 (lire en ligne (h
ttps://[Link]/afrique/article/2005/05/14/la-repression-au-togo-aurait-fait-plus-de-800-morts_64983
48. Michel Galy, « Togo, une dictature à bout de souffle : Improbable dialogue politique », Le
Monde diplomatique,juin 2014 (lire en ligne ([Link]
8) [archive]).
49. « Faure Gnassingbé remporte l'élection présidentielle togolaise », Le Monde,7 mars 2010
(lire en ligne ([Link]
entielle-togolaise_1315578_3212.html) [archive]).
50. « Togo : nouvelle marche de l'opposition contre le président Gnassingbé », AFP,3 avril 2010
(lire en ligne ([Link]
A) [archive]).
51. Philippe Bernard, « Élection présidentielle togolaise : l’Europe dénonce des irrégularités et
un «soupçon grave» », Le Quotidien,9 mars 2010 (lire en ligne ([Link]
option=com_content&task=view&id=13391&Itemid=4) [archive]).
52. « Présidentielle 2015 : des fraudes massives en préparation selon CAP 2015 ([Link]
[Link]/nouvelles/politique/presidentielle-2015-des-fraudes-massives-en-pre
[Link]) [archive] », sur [Link], 20 novembre 2015
(consulté le 7 mars 2015).
54. Edmond D'Almeida, « Qui est Sélom Klassou, le nouveau Premier ministre togolais ? », Jeune
Afrique,9 juin 2015 (lire en ligne ([Link]
nouveau-premier-ministre-togolais/) [archive]).
55. Marlène Panara, « Togo : qui sont les candidats à l'élection présidentielle ? », Le Point,
19 février 2020 (lire en ligne ([Link]
ntielle-19-02-2020-2363584_3826.php) [archive], consulté le 20 février 2020).
56. Pierre Lepidi, « Au Togo, Faure Gnassingbé reconduit pour un quatrième mandat,
l’opposition conteste », Le Monde,24 février 2020 (lire en ligne ([Link]
cle/2020/02/24/presidentielle-au-togo-faure-gnassingbe-reconduit-pour-un-quatrieme-mandat_6030582_321
[Link]) [archive]).
57. Magloire-Angelo Tounou-Akué, « A Lomé, « Togo Debout » veut prendre sa part dans le
dialogue politique ([Link]
ut-prendre-sa-part-dans-le-dialogue-politique/) [archive] », Jeune Afrique, 14 février 2018.
58. Christophe Châtelot, « « Projet Pegasus » : au Togo, les opposants au président Gnassingbé
surveillés comme des criminels ([Link]
3/projet-pegasus-au-togo-les-opposants-au-president-gnassingbe-surveilles-comme-des-cri
minels_6089310_6088648.html) [archive] », Le Monde, 23 juillet 2021.
59. « Togo: les députés adoptent une nouvelle constitution », RFI,26 mars 2024 (lire en ligne (http
s://[Link]/fr/en-bref/20240326-togo-les-d%C3%A9put%C3%A9s-adoptent-une-nouvelle-constitutio
n) [archive]).
60. Kodjo Anipah, Caractéristiques du pays & organisation de l'enquête, Togo, 8 p. (lire en ligne (http
s://[Link]/pubs/pdf/FR101/[Link]?) [archive]).
62. Togo First, « Togo : les villes les plus peuplées, et les moins peuplées ([Link]
[Link]/fr/gouvernance-economique/0504-11660-togo-les-villes-les-plus-peuplees-et-les-moi
ns-peuplees) [archive] », sur [Link] (consulté le 6 janvier 2025).
63. (en) « Togo », dans The World Factbook, Central Intelligence Agency, 22 décembre 2024 (lire
en ligne ([Link] [archive]).
65. « Education: De grands efforts font grimper le taux de scolarisation des filles au Togo (http
s://[Link]/blog/2023/09/27/education-de-grands-efforts-font-grimper-le-taux
-de-scolarisation-des-filles-au-togo/) [archive] », sur LA PREMIERE AGENCE DE PRESSE
PRIVEE AU TOGO, 27 septembre 2023 (consulté le 1er janvier 2025).
66. « Togo : Note de synthèse sur l'éducation. ([Link]
o) [archive] », janvier 2024 (consulté le 1er janvier 2025).
67. RTG, « Education : le budget alloué par l’Etat a augmenté de 52% depuis 2020 ([Link]
[Link]/education/1406-9375-education-le-budget-alloue-par-l-etat-a-augm
ente-de-52-depuis-2020) [archive] », sur Site officiel du Togo, République Togolaise (consulté le
er
1 janvier 2025).
70. « Covid-19 au Togo : fermeture des lieux de culte pour un mois ([Link]
[Link]/afrique/covid-19-au-togo-fermeture-des-lieux-de-culte-pour-un-mois-42385
9) [archive] », sur TV5 Monde, 11 septembre 2021 (consulté le 3 décembre 2021).
72. « Eperviers: Paulo Duarté prend les clés du navire et se met déjà au travail ([Link]
[Link]/eperviers-paulo-duarte-prend-les-cles-du-navire-et-se-met-deja-au-travai
l/) [archive] », sur EMERGENCE MEDIA TOGO (consulté le 9 septembre 2021).
76. « «C'était merveilleux»: Benjamin Boukpeti raconte comment il a décroché la seule médaille
olympique du Togo ([Link]
min-boukpeti-raconte-comment-il-a-d%C3%A9croch%C3%A9-la-seule-m%C3%A9daille-olym
pique-du-togo) [archive] », sur RFI, 19 juillet 2024 (consulté le 1er janvier 2025).
80. « Port de Lomé : meilleur hub de transbordement en Afrique de l’ouest et du centre (https://
[Link]/Port-de-Lome-meilleur-hub-de-transbordement-en-Afrique-de-l-ouest-
et-du-centre_a74381.html) [archive] », sur [Link] (consulté le 24 janvier 2020).
81. « Indice mondial de l’innovation 2024 : Quelles sont les économies les plus innovantes en
2024? ([Link] [archive] », sur
Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, 2024 (consulté le 15 novembre 2024).
82. AFP, « La France annule la dette du Togo, d'un montant de 100 millions d'euros », Le Monde,
12 mai 2011 (lire en ligne ([Link]
togo-d-un-montant-de-100-millions-d-euros_1520854_3212.html) [archive], consulté le 16 juin 2018).
86. « La musique traditionnelle au Togo », Music In Africa,29 août 2016 (lire en ligne ([Link]
[Link]/fr/magazine/la-musique-traditionnelle-au-togo) [archive], consulté le 2 février 2018).
87. (en) Amenyo, Kofi, « Remembering Bella Bellow – la blueswoman d’Afrique ([Link]
[Link]/GhanaHomePage/features/Remembering-Bella-Bellow-la-blueswoman-d-Afri
que-280062) [archive] », sur [Link], 21 juillet 2013.
89. « Des médailles et trophées pour la qualité des produits de la brasserie « BB Lomé » (http
s://[Link]/des-medailles-et-trophees-pour-qualite-des-produits-de-la-brasseri
e-bb-lome/) »([Link] ([Link]
our-qualite-des-produits-de-la-brasserie-bb-lome/) • Wikiwix ([Link]
[Link]/search?hl=fr&q=cache:[Link]