Cardio Embryo
Cardio Embryo
Module cardio-vasculaire :
Embryologie
Embryogenèse
- 8 enfants/1000 naissent avec une malformation congénitale, sans prendre en compte les
anomalies de la valve aortique (2-3% de la population)
- Vésicule vitelline = yolk sac = vitelline
- Un ovocyte secondaire bloqué en 2e métaphase de la division méiotique et un spermatozoïde
aboutissent à la formation d’un bébé bien formé à 9mois. Le cœur est quant à lui fonctionnel à
partir du 58e jour : il bat, avec des flux organisés et des valves déjà fonctionnelles
1. Périodes
1.1. Pré-embryonaire (1-3 semaines) :
Cette période s’étend du jour de la fécondation où le spermatozoïde entre dans l’ovocyte secondaire à la
fin de la 3e semaine. C’est durant cette période que se disposent les différents feuillets embryologiques qui
vont donner tout le reste, y compris le cœur.
Fécondation : pénétration d’un spermatozoïde qui reconnait la zone pellucide pour pouvoir passer.
Un seul spermatozoïde peut passer car la zone pellucide rend réfractaire son passage polyspermie
impossible. La fécondation a lieu dans les trompes de Fallope, dans une zone dilatée appelée l’ampoule.
Imprégnation : le spermatozoïde incorporé envoie des signaux à l’ovocyte, lui permettant ainsi
de terminer sa 2e division méiotique avec expulsion du 2e globule polaire pour que l’ovocyte
soit une cellule 1N 1C (un gamète 1N 2C) comme le spermatozoïde. Cet ovocyte fécondé
(2N 2C) se divise et doit donc dupliquer son ADN pour faire une cellule 2N + 4C se divisant
en 2N + 2C. Ce sont les 2 premières cellules d’une chaîne de divisions successives.
Rapprochement des pornucléi
Zygote
Pré-implantation : l’embryon migre pour arriver dans la cavité utérine vers le 5-6e jour
Implantation (2e semaine) : importance de la préparation de la muqueuse utérine durant la 2e
phase du cycle qui conditionne l’implantation de l’embryon.
Celle-ci est suivie par une phase fondamentale qui est celle de la constitution des différents feuillets
embryonnaires : ectoderme, endoderme, mésoderme, et un 4e qui le feuillet neuro-ectodermique (apport
des cellules issues des crêtes neurales).
Disque embryonnaire didermique : ce qui donne tout le reste qui est fait de 2 feuillets primordiaux :
épiblaste et hypoblaste
Disque embryonnaire tri dermique : (gastrulation/neurulation) à partir du 15, 16, 17e jour, les
cellules ayant un aspect épithélial (jointives, épiblastiques) entament un processus de
différenciation épithélio-mésenchymateux leur donnant des caractéristiques nouvelles
2. Pré-implantation :
2.1. Ovule fécondé (J1) :
Le rapport entre le nombre de cellules qu’il a dans l’embryoblaste et le nombre de cellules qu’il y a dans le
trophoblaste de 1 :10.
La fécondation a lieu dans l’ampoule de la trompe et sous l’influence des cellules ciliées de cette trompe
l’œuf fécondé est chassé et suit son développement pour arriver au 5e jour dans la cavité utérine.
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La femme a ovulé au milieu du cycle (14e -15e jour), et ici au 20e jour, les conditions
hormonales de la 2e phase du cycle (génération notamment de progestérone)
rendent l’endomètre capable d’accueillir l’embryon (par sa vascularisation, le
développement de ses glandes, la présence de glycogène au niveau de l’épithélium
cubique tapissant la cavité utérine, …).
3. La polarité de l’embryon :
La polarité de l’embryon se manifeste par la formation d’un pôle embryonnaire et d’un pôle anti-
embryonnaire. Cette polarité devient évidente si on observe un blastocyste lors de la formation de la masse
cellulaire interne (ICM). Celle-ci s’amasse à un pôle, sur la face interne de la sphère creuse qui est formée
par les blastomères.
4. Implantation :
Lorsque le blastocyste se libère de sa zone pellucide au 5e jour, il entre en contact avec la muqueuse utérine
maternelle ; en s’orientant face à l’endomètre du côté de son pôle embryonnaire.
La fixation n’a lieu que si l’utérus est entré dans sa phase sécrétoire (lutéinique). Cette phase de réceptivité
de l’endomètre dure 4 jours (20-23e) et est appelée « fenêtre d’implantation » où toutes les conditions sont
créées pour que le blastocyste s’implante. Elle correspond à la période suivant d’environ 6 jours le pic LH.
A ce stade, le blastocyste peut être éliminé par lavage.
Suite à l'apposition du blastocyste sur l'épithélium utérin, les microvillosités à la surface des cellules
trophoblastiques les plus externes établissent avec celles des cellules épithéliales utérines un système
d'interpénétration. Il se forme des complexes jonctionnels responsables d'une adhésion plus solide. A ce
stade le blastocyste ne peut plus être éliminé par simple lavage. L'adhésion du blastocyste à l'endomètre
serait médiée par des glycoprotéines de surface.
Le cytotrophoblaste (CT)
En périphérie, le syncytiotrophoblaste forme une couche multi nucléée sans limites cellulaires distinctes
(syncytium), qui provient de la fusion des cellules externes du cytotrophoblaste. Le syncytiotrophoblaste
est pourvu de capacités enzymatiques lytiques et sécrète des facteurs qui lui permettent d'induire
l'apoptose des cellules épithéliales de la muqueuse utérine, de traverser la lame basale et pénétrer dans le
stroma sous-jacent au contact des vaisseaux sanguins utérins. Avec la pénétration du blastocyste dans
l'endomètre, le syncytiotrophoblaste se développe rapidement et lorsque la pénétration est complète, il va
entourer complètement l'embryon.
Déjà complétement implanté, la zone par laquelle l’embryon a pénétré la muqueuse utérine est comblée
par un bouchon de fibrines et l’embryon présente une allure particulière.
On observe ensuite la transformation de cette vésicule vitelline primaire en vésicule ombilicale secondaire
qui se déroule par l’apparition de tissu entre le chorion (cytotrophoblaste) et la membrane de Heusser
dérivée de l’hypoblaste. Ce mésoderme, extra embryonnaire, a une origine mal connue : soit ce sont des
cellules du cytotrophoblaste qui se différencient, soit ce sont les premières cellules issues de la gastrulation
située au niveau postérieur de la ligne primitive.
Ce tissu prend du volume et se résorbe de la façon suivante : elle devient une cavité par résorption
et la vésicule ombilicale primaire va elle-même se pincer, se scinder en deux une qui se termine
en cavité vitelline secondaire et ce qu’il reste de la cavité vitelline primaire sera expulsé en
périphérie de l’embryon pour ne plus être attaché par rien kyste exo-cœlomique.
En 2 : cavité chorionique = cœlome extra embryonnaire = vide crée par résorption dans laquelle
est attachée, entourée de mésoderme extra embryonnaire, un embryon qui a son pédicule de
suspensions.
Sur cet embryon, on voit apparaitre des phénomènes qui sont l’apparition d’un nœud puis en arrière d’une
ligne la surface de l’épiblaste apparait sous forme d’une dépression = ligne primitive. Les cellules de
l’épiblaste migrent à travers la ligne primitive et acquièrent des propriétés nouvelles et jettent ainsi les
bases des 3 feuillets primordiaux. Les cellules hypoplasiques sont en réalité remplacées par les cellules
endodermiques (futurs intestins primitifs).
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Des cellules de l’épiblaste prolifèrent sous forme d’un tube (notochorde) vers l’extrémité rostrale de
l’embryon pour déterminer son axe rostro-caudal et la droite de la gauche.
Au 17e jour, la formation de la ligne primitive, constitue la « porte d’entrée » à partir de laquelle les cellules
épiblastiques commencent à proliférer et à s'invaginer. Sur le plan histologique les cellules épiblastiques
développent des pseudopodes migrant au travers de la ligne primitive tout en perdant les connexions entre-
elles. Ce phénomène d'invagination en profondeur est appelé gastrulation.
En fonction de leur origine sur la ligne primitive et du moment de leur invagination, les cellules de l'épiblaste
migrent successivement dans différentes directions.
Les premières cellules migrant à travers le nœud et la ligne primitive envahissent l'hypoblaste et déplacent
les cellules de ce dernier pour le remplacer finalement par une couche d'entoblaste définitif (à l'origine de
l'épithélium du futur intestin et de ses dérivés). Au même moment les cellules qui passent par la dépression
primitive (nœud) et qui migrent crânialement sur la ligne médiane sont à l'origine de deux structures :
La plaque préchordale se situant en position crâniale par rapport à la dépression
primitive
Le processus notochordal
Devant la membrane oro-pharyngiène, se développe le mésenchyme qui contient les cellules pro génitrices
cardiaques. Elles vont à l’avant de l’embryon et colonisent deux aires cardiaques (heart fill).
L’épiblaste est l’origine des 3 couches cellulaires de l’embryon tridermique : l’ectoblaste, le mésoblaste et
l’entoblaste définitif.
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Au 19e jour, le processus notochordal (appelé aussi prolongement céphalique) est constitué par des cellules
qui s'invaginent dans la région du nœud primitif et migrent sur la ligne médiane en direction céphalique. Il
s'agit d'une invagination « en doigt de gant », visible en transparence sous l'ectoblaste. Le processus
notochordal s'allonge par prolifération à son extrémité céphalique des cellules du noeud primitif, jusqu'à la
plaque préchordale, en même temps que régresse la ligne primitive.
Vers le 23e jour, alors qu'il est entièrement constitué, le processus notochordal constitué par du chordo-
mésoblaste et par un canal axial central, fusionne avec l'entoblaste sous-jacent, puis se résorbe
ventralement en commençant par la dépression primitive. La cavité amniotique communique alors
transitoirement (pendant environ une journée) avec la cavité vitelline au niveau du canal neurentérique. Le
tissu chordal est à ce moment en continuité avec l'entoblaste et constitue dès lors la plaque chordale
Vers les 25e jours, cette dernière va se détacher de l'entoblaste (qui se reconstitue en dessous d'elle) et
former un cordon plein, la notochorde, située au sein du mésoblaste, entre l'ectoblaste et l'entoblaste. Si
la notochorde est vouée à disparaître elle joue toutefois un rôle primordial dans l'induction de l'ectoblaste
sus-jacent qui se différencie en neuro-ectoblaste formant la plaque neurale, ainsi que dans l'induction de
la formation des corps vertébraux. En outre, elle serait à l'origine du nucleus pulposus au centre des disques
intervertébraux. La plaque neurale va progressivement se modifier et présenter des crêtes neurales puis
s’invaginer pour former le tube neural formant le futur SN de l’embryon.
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Au même moment, cette plaque neurale prend plus de place et la ligne primitive et le nœud primitif sont
refoulés vers la portion caudale de l’embryon et se résorber complètement. Il persiste parfois des reliquats
de cette ligne primitive retrouvée chez l’homme dans la région sacrée caractérisé par des tératomes sacro-
coccygiens = tumeur d’origine embryologique, pouvant contenir des éléments des 3 feuillets (on y trouve
des poils, dents, …).
• Le mésoblaste para-axial :
• Le mésoblaste intermédiaire :
Le mésoblaste intermédiaire est situé entre le mésoblaste para-axial et latéral. Il forme dans la région
cervicale et thoracique supérieure des amas cellulaires segmentés de façon métamérique, les
néphrotomes. Dans les régions plus caudales, en revanche, il forme une masse non segmentée le cordon
néphrogène. Cette crête longitudinale dorsale, appelée crête uro-génitale sera à l'origine des futurs reins
et des gonades.
• Le mésoblaste latéral :
Le mésoblaste latéral est constitué de cellules épiblastiques s'invaginant depuis la partie médiane de la
ligne primitive. C'est une plaque épaisse de tissu creusée par une cavité, le coelome intra-embryonnaire
(les coelomes constituent l'ébauche des cavités séreuses du tronc : péritoine, plèvre et péricarde),
délimitant deux feuillets :
1) Le mésoblaste somatique intra-embryonnaire (somatopleure), couche bordant l'ectoderme et qui
participe à la formation des parois latérales et ventrales de l'embryon
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C'est l'apparition de la plaque neurale au 19e jour, qui constitue le premier événement
de la formation du futur système nerveux. La plaque neurale se développe en avant de
la ligne primitive sous forme d'un épaississement médio-sagittal de l'ectoblaste. La
plaque neurale est large à l'extrémité céphalique où elle est à l'origine du futur cerveau,
quant à la portion caudale elle est étroite et dévolue à la formation de la moelle
épinière. Ces modifications sont concomitantes de la gastrulation.
Les bords de cette dernière vont se rapprocher dès le 25e jour et celle-ci va se transformer
en tube neural (délimitant la future cavité épendymaire). La fermeture du tube neural
commence dans la région cervicale (à mi-longueur de l'embryon) et progresse alors
simultanément en direction céphalique (le neuropore antérieur se ferme au 29e jour 11)
et caudale (le neuropore postérieur se ferme au 30e jour 12).
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Environ 50% de l'ectoblaste constituent la plaque neurale, le reste constituera le futur épiderme.
Les cellules des crêtes neurales constituent en fait un véritable 4e feuillet embryonnaire avec une
organisation segmentaire partielle participant à la formation du tissu nerveux périphérique (neurones et
cellules gliales des systèmes nerveux sympathique, parasympathique et sensoriel).
En outre, ces cellules présentent des capacités migratoires remarquables ainsi qu'une diversité
phénotypique puisqu'elles donneront naissance à de nombreux types cellulaires différenciés. Ils
comprennent notamment les cellules pigmentées de l'épiderme (mélanocytes), les cellules à calcitonine de
la thyroïde, les cellules médullaires des surrénales et certains composants des tissus squelettique et
conjonctif de la tête.
Les cellules des crêtes neurales donnent des cellules que l’on retrouve dans tous les épithéliums à
l’interface avec l’extérieur (digestif, respiratoire). Elles ont un rôle dans l’organisation fondamentale et
complexe de la voie de sortie du cœur en formation et dans la partition aorte/artère pulmonaire et
formations des valves sigmoïdes pulmonaire et aortique.
7. Délimitation de l’embryon :
D’un embryon plat, on passe d’un embryon délimité avec « des tubes dans des tubes » à la 4e semaine.
Sous l’influence de la qualité amniotique et de la croissance de l’embryon dans le plan céphalo caudale
de la partie nerveuse pro-encéphalique recroquevillement de l’embryon dans l’axe céphalo-caudal.
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Ceci lui donne une apparence +/- d’organisme définit et une délimitation latérale aboutissant à la formation
de plusieurs de tubes dans un environnement circulaire.
Les extrémités céphalique et caudale sont limitées respectivement par la membrane oropharyngée et
cloacale. La croissance importante des structures axiales (tube neural) produit leur débordement par-
dessus ces deux membranes.
- Les extrémités de l'embryon s'enroulent ventralement et l'embryon adopte une forme en C. Les
structures de la partie céphalique de l'embryon décrivent au cours de cette inflexion une rotation
de 180°. Dans la région céphalique, crânialement à la plaque préchordale, les cellules
mésenchymateuses du disque embryonnaire forment l'aire cardiogène (péricarde) et le septum
transversum (à l'origine d'une partie du diaphragme et du cloisonnement du cœlome en cavité
thoracique et abdominale).
- Lors de la rotation de 180° : la membrane oropharyngée se déplace vers l'avant et le bas (région
de la future bouche), l'aire cardiogène vers le futur thorax et l'ébauche du septum transversum
(située initialement dans la position la plus crâniale) entre l'ébauche cardiaque et la vésicule
vitelline.
- A la fin de cette rotation le cerveau (encéphale) se situe dans la partie la plus crâniale, suivi de la
bouche, du coeur et du diaphragme (septum transversum).
- Durant la plicature, l'entoblaste sous la membrane oropharyngée est séparé à sa partie ventrale
de la vésicule vitelline par l'ébauche cardiaque, cette région formera l'intestin antérieur (pharynx).
La membrane oropharyngée qui sépare transitoirement la future bouche (ectoderme) du pharynx
(endoderme) va se résorber.
- La plicature de l'extrémité caudale, a lieu après la plicature céphalique et amène le pédicule
embryonnaire au contact de la vésicule vitelline.
On assistera ainsi à la réunion de certaines structures médianes, notamment les aortes dorsales
primordiales qui forment en fusionnant, l’aorte médiane ainsi que la partie médiane des splanchnopleures
qui fusionnent pour former le mésentère dorsal.
2e temps : implique l’entoblaste destiné à devenir le revêtement interne du tractus gastro-
intesinal. Au niveau céphalique et caudal de l'embryon l'ectoblaste fusionne sur la ligne
médiane ventrale, entraînant avec lui l'amnios qui de petite cavité dorsale est devenue une
vaste cavité s'enroulant tout autour de l'embryon.
L'intestin moyen reste initialement encore largement en communication avec la vésicule ombilicale et
l'allantoïde (annexes embryonnaires). Ces deux structures vont ultérieurement régresser et participer à la
formation du cordon ombilical. La communication entre l'embryon et les annexes reste perméable jusqu'à
la naissance pour permettre le passage des vaisseaux du cordon ombilical.
Le cœlome interne, une cavité formée entre la splanchnopleure (revêtement des viscères dérivés de
l'entoblaste) et la somatopleure (face interne de la paroi du tronc), initialement ouvert et en
communication avec le cœlome extra embryonnaire va être emprisonné dans l'embryon lors de la fusion
des lames latérales et constituer le cœlome intra-embryonnaire, qui donne les cavités péricardique,
pleurale et péritonéale.
Cardiogenèse
1. Forme externe et position du cœur
1.1. Introduction
Il est nécessaire que le cœur apparaisse très tôt (vers le 18e jour). Chez le jeune embryon, les cellules
communiquent avec l’environnement extérieur par diffusion. Mais lorsque le nombre de cellules
augmente, la diffusion prend trop de temps. Il faut donc un appareil de convection pour l’apport des
substances nécessaires (métabolites, hormones,…) et de retrait des déchets.
Chez le jeune embryon, les cellules épiblastiques migrent à travers la ligne primitive entre l'épi- et
l'hypoblaste et forment une couche de mésoderme responsable du développement de différentes
structures. Les cellules progénitrices cardiaques (cellules mésenchymateuses particulières) vont se situer
en position crâniale par rapport au tube neural en formation. La cardiogenèse s'effectue suite à une série
complexe d'évènements:
Parallèlement, les vaisseaux se développent, surtout dans le mésoderme splanchnopleural. Le sang des
vaisseaux afférents, à savoir les veines ombilicales et vitellines, afflue caudalement dans le tube cardiaque
primitif par la voie afférente et le quitte rostralement par la voie efférente et les arcs aortiques.
Ces vaisseaux proviennent de cellules mésenchymateuses, les hémangioblastes qui forment des ilots
hémangioblastiques et qui vont se différencier en cellules endothéliales et en précurseurs
hématopoïétiques sanguins (vasculogenèse). Ces vaisseaux vont se connecter avec les deux tubes
cardiaques qui se forment dans l’aire cardiaque primitive. Ces deux tubes cardiaques vont fusionner en un
seul tube cardiaque qui va apparaitre très tôt comme contractile.
On voit apparaitre au niveau des tubes cardiaques primitifs des mouvements contractiles déjà vers le 20 e
ou 21 e jour. Mais ça ne commence vraiment à pomper qu’à partir du 28e. A partir du 56e, ca devient un
cœur qui pompe aussi bien que le nôtre mais avec les caractéristiques fœtales.
Le tube cardiaque est composé maintenant de trois couches: l'épicarde, le myocarde et l'endocarde.
La couche le plus externe du côté de la cavité péricardique est appelée l'épicarde, elle est suivie du manteau
myocardique et forme avec ce dernier le myoépicarde. L’espace entre le myocarde et le tube endocardique
est rempli par la gelée cardiaque. La lumière du cœur est tapissée par les cellules endocardiques.
La vue latérale de l'inflexion du tube cardiaque montre le déplacement de la voie afférente (rose) derrière
le ventricule (violet) et la voie efférente (jaune). En outre, la formation du sillon auriculo-ventriculaire
entre l'oreillette et le ventricule est bien visible :
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Dans la vue frontale, la formation de la courbure droite du ventricule embryonnaire (violet) est
particulièrement bien visible. La voie afférente repoussée vers le haut et en arrière est recouverte par une
partie du ventricule. La formation du sillon bulbo-ventriculaire (Sulcus primus) est également bien visible.
Le déplacement de la voie afférente vers la droite permet d'en visualiser une partie (future oreillette
droite) qui est maintenant adjacente à la voie efférente.
Initialement le sinus veineux (sinus venosus) ne reçoit du sang que des deux veines ombilicales (riches en
oxygène et nutriments en provenance du placenta), des veines vitellines et enfin des veines cardinales
communes chargées de drainer le sang de l'embryon proprement dit.
Après divers remaniements, incluant l'incorporation du sinus veineux dans la paroi de l'oreillette droite et
la régression de la corne sinusale gauche, le sang parvient directement dans l'oreillette droite à travers les
veines cave supérieure et inférieure.
Les abouchements des veines de la corne du sinus veineux gauche (veine cardinale commune, ombilicale
et vitelline) s'oblitèrent et les restes vont former le sinus coronaire
Il y a un déplacement de la voie afférente, avec le sinus veineux et les deux cornes sinusales, vers la
droite. Le sang parvient donc dans la partie droite de l'oreillette encore commune, par l'orifice sino-
auriculaire. Le flux sanguin à travers cet orifice est contrôlé par deux valves veineuses. Ces valves se
rejoignent à leur partie supérieure pour former le septum spurium.
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La voûte de l'oreillette encore commune donne naissance à une dépression en croissant à gauche du
septum spurium, il s'agit du septum primum, qui s'étend en direction du canal av et des bourrelets av. Un
orifice temporaire persiste entre le bord inférieur du septum primum et les bourrelets endocardiques; il
s'agit du foramen primum qui va diminuer rapidement de taille et disparaître. L'oreillette commune est
divisée dès ce moment en oreillette droite et gauche. Quant au ventricule commun, il est divisé en deux
chambres par le septum inter-ventriculaire.
Les rapports des flux sanguins sont tels que le sang en provenance de la circulation embryonnaire, donc
des veines cardinales communes (future veine cave supérieure), afflue dans l'oreillette droite et se vide,
en passant par la partie droite du canal av, essentiellement dans le ventricule droit. Un nouveau septum,
le septum secundum se développe consécutivement à droite du septum primum. Il s'étend de la région
antéro-supérieure en direction postéro-inférieure. Toutefois avant la fermeture du foramen primum,
l'apparition d'un nouveau foramen, le foramen secundum, dans la partie centrale et supérieure du
septum primum laisse persister une communication entre l'oreillette droite et gauche. Cette dernière sera
néanmoins recouverte antérieurement et presque totalement par le septum secundum au cours de la vie
embryonnaire et s'appelle désormais foramen ovale. Le foramen ovale exerce un effet de type soupape,
le sang en provenance du côté droit avec une plus forte pression passe à gauche, mais il n'y aura pas de
reflux possible.
2.3. Remaniement des ventricules
Pendant que l'oreillette commune se divise par cloisonnement en une oreillette droite et gauche, les
ventricules droit et gauche sont divisés en deux chambres séparées par le septum interventriculaire.
Contrairement au cloisonnement auriculaire, le cloisonnement ventriculaire n'est pas un processus actif,
mais essentiellement passif, dans la mesure où le septum musculaire interventriculaire ne croît pas
proportionnellement avec la dilatation des ventricules, mais forme au contraire un rétrécissement, le
sillon interventriculaire, entre ces derniers.
Résumé
Le passage d'un flux sanguin sériel à un flux parallèle s'achève à environ 32 jours. Ce développement est
favorisé essentiellement par des facteurs hémodynamiques, le flux sanguin en provenance des deux
cornes sinusales va fusionner et progresser sous la forme d'un flux unique spiralé vers la voie efférente.
Les modifications structurelles suivantes ont lieu dans le coeur:
- le sinus veineux est déplacé du centre vers le côté droit. Le sang ne parvient ainsi au coeur plus
qu'à travers l'oreillette droite.
- le canal auriculo-ventriculaire se déplace de sa position gauche initiale vers le centre, afin que
l'oreillette droite communique directement avec le ventricule droit. Une partie du sang parvient
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ainsi de l'oreillette droite directement dans le ventricule droit. Le cloisonnement définitif à lieu
avec la fusion des septa auriculo-ventriculaire dorsal et ventral.
- les oreillettes et les ventricules communs sont cloisonnés par des septa. Cependant, le ventricule
gauche continue à communiquer avec la voie efférente.
2.4. Cloisonnement de la voie efférente
Dans la voie efférente, différents septa se développement dans des positions caractéristiques en raison
des plicatures existant à différents niveaux. Ici également, les facteurs hémodynamiques jouent un rôle
important, le sang parcourant la voie efférente en un flux spiralé. En outre, la voie efférente s'allonge.
Ensuite, le cône (bulbe) encore situé à l'intérieur du péricarde, s'abouche directement dans le sac
aortique situé dans le mésenchyme du cou. La limite du sac aortique et du cône est reconnaissable au
manteau myocardique qui n'entoure que le cône, à l'instar du péritoine.
L'allongement du tronc est responsable d'une nouvelle courbure, entre le cône et le tronc, marquant au
cours du développement ultérieur le développement des bourrelets endocardiques des valves
pulmonaires et aortiques. Il est très important, lors du cloisonnement de la voie efférente, que le flux
sanguin s'écoule à travers le cœur de manière parallèle déjà avant le cloisonnement des ventricules et de
la voie efférente. Le sang en provenance de la veine cave supérieure s'écoule essentiellement à travers la
partie droite du canal av. Le sang provenant au coeur depuis le placenta via les veines ombilicales et la
veine cave inférieure, passe par le foramen ovale dans l'oreillette gauche et par la partie gauche du canal
av dans le ventricule gauche. Dans la voie efférente les deux flux sanguins se contournent de manière
spiralée, ce qui influence la croissance des septa du cône et du tronc.
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Pour ce qui est des septa du cône et du tronc il ne s'agit initialement que de bourrelets endocardiques
formés par la migration locale des cellules de crêtes neurales. Ils poussent dans la lumière et se réunissent
au milieu.
La cloison séparant la voie d’éjection fait une rotation de 180° ce qui va permettre au cœur droit d’éjecter
dans la future artère pulmonaire et au cœur gauche d’éjecter dans la future aorte.
Depuis ces dernières le sang est drainé via les cornes sinusales dans le sinus veineux et de là dans
l'oreillette.
Le système veineux de l'adulte est beaucoup plus variable que le système artériel. Les modifications
structurelles survenant au cours du développement permettent de constituer les différentes parties du
système veineux adulte à partir d'éléments du système embryonnaire.
5.3. Système ombilical
Les veines ombilicales transportent le sang riche en nutriments et en oxygène depuis le placenta vers
l'embryon en passant par le cordon ombilical. Normalement, il n'existe qu'une veine ombilicale impaire
dans le cordon ombilical. Celle-ci fusionne à la partie inférieure au niveau de l'insertion du cordon
ombilical avec les deux veines ombilicales intraembryonnaires qui s'acheminent vers le cœur latéralement
au cœlome ombilical, pour se jeter avec les veines vitellines médianes, dans les deux cornes sinusales.
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Lors du développement ultérieur, elles sont intégrées dans le foie en expansion rapide, et forment ainsi
des anastomoses avec le plexus capillaire hépatique. Le sang des veines ombilicales droite et gauche
parvient ainsi au sinus veineux d'une part directement, d'autre part à travers les anastomoses hépatiques.
La partie extra hépatique des veines ombilicales va toutefois régresser rapidement. Le sang des veines
ombilicales n'atteint alors le sinus veineux plus qu'avec le sang des veines vitellines à travers le foie, et au
niveau post-hépatique via la veine vitelline droite dès lors que la corne sinusale gauche régresse. Un
nouveau shunt s'est formé pendant ce temps dans le foie, le canal veineux. Il court-circuite une partie du
sang riche en nutriments et en oxygène des veines ombilicales directement dans le cœur, afin qu'il
atteigne le plus rapidement possible des organes tels que le cerveau notamment.
Par la suite la veine ombilicale droite pré-hépatique régresse totalement et tout le sang en provenance du
placenta atteint maintenant le foie via la veine ombilicale gauche. Après la naissance, la veine ombilicale
gauche pré-hépatique ainsi que et le canal veineux s'oblitèrent et forment le ligament veineux.
Avec le développement du foie, les veines vitellines forment un plexus hépatique dense. Elles
s'anastomosent en outre avec les veines ombilicales. La veine porte, qui draine le sang des intestins
jusqu'au foie, naît suite à différents processus de remaniement et de régression. Elle permettra
ultérieurement à la nourriture absorbée de parvenir depuis les intestins jusqu'au foie pour y être
métabolisée. En outre, un court-circuit, le canal veineux, naît au niveau du réseau dense d'anastomoses
hépatique. Il reçoit jusqu'à la naissance le sang des veines ombilicales et vitellines et draine ce sang
directement dans le sinus veineux en shuntant le foie.
Au cours du développement cardiaque précoce la corne sinusale droite régresse et avec elle la partie
post-hépatique de la veine vitelline gauche. Tout le sang en provenance du foie passe parvient au sinus
veineux par la veine vitelline droite. La partie pré-hépatique des veines vitellines subit également des
remaniements, certaines parties autour du duodénum régressent, alors que d'autres se développement.
Initialement, une veine s’abouche dans l’oreillette gauche (24). Le sinus veineux ainsi que la veine
pulmonaire subissent une intussusception de plus en plus marquée dans l’oreillette (25).
Au cours du développement, les deux veines pulmonaires s’abouchent séparément dans l’oreillette
gauche (26). Ensuite, quatre veines pulmonaires s’abouchent dans l’oreillette gauche.
Le cônotronc du cœur a été réséqué. Il subsiste le sac aortique (en vert foncé) et les deux cornes du sac
aortique (vert clair). A ce stade, on est en présence de deux arcs aortiques (le 1er en orange, le 2e en ocre),
qui drainent le sang en provenance de la voie efférente en passant à travers les arcs pharyngiens dans
l’aorte dorsale. Déjà après un jour, le 3e arc aortique (violet) apparaît, alors que le 1er arc régresse.
Avec l’apparition du 4e arc aortique (jaune), le 1er arc aortique a disparu et le 2e arc est en voie de
régression. Il ne subsiste que la partie ventrale, les cornes aortiques, qui jouent un rôle dans la perfusion
de la partie céphalique ultérieure (artère carotide interne et externe).
L'apparition successive des arcs aortiques reflète le principe de l'adaptation morphologique du système
vasculaire aux différents stades du développement embryonnaire.
Le septum aortico-pulmonaire se développe en amont du courant sanguin avec du matériel issu des arcs
pharyngiens IV et VI. Il entre en contact avec les deux bras du tronc.
Les 3 premiers arcs aortiques sont adaptés pour l'approvisionnement des régions cervicale et crâniale et
forment le système des artères carotides. L'artère carotide interne est responsable de l'irrigation de la
face et de la partie antérieure du cerveau. L'artère carotide externe se développe un peu plus tard en tant
que vaisseau indépendant.
Avec le développement cardiaque asymétrique et la division de la voie efférente, le 4e arc aortique se
développe également de manière asymétrique. Le 4e arc aortique gauche subsiste chez l'adulte sous la
forme de la crosse aortique, alors que le 4e arc droit forme la parte proximale de l'artère sous-clavière
droite.
On parle toujours de 6 arcs aortiques. Toutefois, les 2 derniers n'apparaissent jamais en tant qu'arcs
proéminents à l'instar des 4 premiers. Le 5e arc aortique ne forme qu'un réseau capillaire réduit, alors que
le 6e arc forme un réseau capillaire important en rapport avec le développement précoce de la trachée et
des poumons. On l'appelle de ce fait également l'arc pulmonaire. Ce n'est que son bourgeon dorsal
gauche issu de l'aorte dorsale, dirigé vers l'avant qui formera un véritable vaisseau, le conduit artériel, qui
est relié au bourgeon ventral issu du sac aortique (en l'occurrence le tronc pulmonaire), shuntant ainsi les
poumons. Cette voie de dérivation évite au sang issu du ventricule droit de perfuser trop fortement les
capillaires pulmonaires encore fragiles.
L. Moulan – D. Rashica – M. Gilon – Année 2017-2018
L'artère sous-clavière gauche émane de la 6e artère intersegmentaire gauche à la hauteur C6-C7. Suite à
différents processus de croissance, l'aorte (4e arc aortique) s'abaisse et l'artère sous-clavière gauche voit
son point d'origine se déplacer vers le haut, semblant finalement provenir de l'aorte.
On trouve des données discordantes dans la littérature sur l'origine de l'artère sous-clavière gauche.
Certains auteurs considèrent qu'elle est originaire de la 7e artère intersegmentaire, alors que d'autres
pensent qu'elle dérive de la 6e artère intersegmentaire.
Les différentes branches de l'aorte dorsale peuvent être divisées en trois groupes:
Les branches segmentaires ventrales, viscérales de l'aorte dorsale, apparaissent initialement par paires et
en nombre, elles entourent alors l'intestin et la vésicule vitelline en direction dorso-ventrale. Avec le
développement ultérieur de l'intestin et le rapprochement des feuillets du mésentère dorsal, les branches
paires fusionnent au centre et forment alors successivement le tronc cœliaque, l'artère mésentérique
supérieure et inférieure.
Les artères ombilicales dérivent d'un plexus vasculaire de la partie inférieure de l'aorte dorsale encore
paire à la hauteur de l'allantoïde. Il s'agit d'artères segmentaires qui vont néanmoins se raccorder
rapidement aux artères intersegmentaires lombaires, alors que leurs connexions crâniales régressent. Les
artères lombaires constituent donc l'essentiel des artères ombilicales. A l'instar des artères sous-clavières
pour les membres supérieurs, l'approvisionnement des bourgeons des membres inférieurs provient des
branches dorsolatérales de l'aorte dorsale. Les artères ombilicales ayant toutefois incorporé la partie
proximale des branches dorsolatérales, les artères des membres inférieurs semblent naître des artères
ombilicales.
L. Moulan – D. Rashica – M. Gilon – Année 2017-2018
Chez l'adulte l'artère vésicale supérieure et le ligament ombilical médian (partie oblitérée intracorporelle
de l'artère ombilicale), constituent les reliquats de la partie artérielle de la circulation ombilicale dans la
paroi abdominale inférieure.
Au départ des deux artères ombilicales naît l'artère sacrale médiane. Cette dernière provient également à
l'origine des branches dorsolatérales de l'aorte.
Le troisième groupe, les branches dorsolatérales pariétales, constituent dans la région thoraco-lombaire
les artères intercostales et lombaires, et dans la partie la plus distale l'artère sacrale médiane qui naît,
suite aux différentes modifications énoncées plus haut, comme artère impaire de l'artère ombilicale.
Dans la région cervicale les artères intersegmentaires s'anastomosent les unes aux autres. Les artères
vertébrales paires proviennent d'anastomoses longitudinales et naissent, à droite ainsi qu'à gauche des
artères sousclavières, suite aux modifications des artères des arcs aortiques.
Les artères vertébrales fusionnent à la base du crâne pour former l'artère basilaire et fournissent ainsi
une source d'approvisionnement sanguin au cerveau. Les autres sources d'approvisionnement sanguin de
la tête ont déjà été étudiées en rapport avec les arcs aortiques: elles comprennent la carotide interne
pour la partie antérieure du cerveau et la carotide externe pour la face.
L. Moulan – D. Rashica – M. Gilon – Année 2017-2018
Premièrement, il existe une communication directe entre l'oreillette droite et gauche, permettant au sang
de l'oreillette droite de passer directement dans l'oreillette gauche à travers le foramen ovale, shuntant
ainsi les poumons. Ce shunt permet le développement normal de l'oreillette et du ventricule gauche,
entraînant la musculature cardiaque de ce côté du cœur. Mais le cœur gauche serait surchargé si la
totalité du sang devait transiter par ce seul shunt. En outre, le côté doit du cœur ne pourrait pas se
développer normalement, si le sang n'y circulait pas et deviendrait de ce fait hypotrophique. Le sang
circule donc également en quantité réduite de l'oreillette droite à travers les valvules tricuspides dans le
ventricule droit. Depuis là le sang va shunter les poumons en passant du tronc pulmonaire dans l'aorte
directement à travers le canal artériel.
Avec l'instauration de la respiration, la pression dans les poumons est drastiquement réduite et la
circulation dans les capillaires pulmonaires peut s'établir. La pression dans l'oreillette droite diminue alors
par rapport à l'oreillette gauche. Cette inversion des pressions dans les oreillettes, presse le septum
primum contre le septum secundum fermant fonctionnellement le foramen ovale. A la fin de la première
année, les septa sont normalement fusionnés chez 99% des enfants
La ligature des vaisseaux ombilicaux après la naissance supprime le réseau sanguin à basse pression du
placenta et la résistance périphérique dans la circulation systémique s'accroît, provoquant une inversion
des pressions entre l'aorte et le tronc pulmonaire. Le shunt droite-gauche de la période prénatale à
travers le canal artériel, devient un shunt gauche-droite. La pression partielle en O2 dans l'aorte
augmente suite à la respiration, le sang étant oxygéné directement dans les poumons de l'enfant. Il
s'ensuit la contraction de la musculature lisse dans la paroi du canal artériel et son oblitération
fonctionnelle. Après quelques semaines ou mois cette oblitération fonctionnelle deviendra structurelle.
Le shunt du canal artériel est alors définitivement fermé et il subsiste le ligament artériel.
Trois sacs lymphatiques bilatéraux (jugulaire, axillaire et lombo-iliaques) sont représentés, ainsi que le
plexus lymphatique en voie de développement (31). Les vaisseaux lymphatiques essentiels sont bilatéraux
et forment un réseau vasculaire fin (32).
L. Moulan – D. Rashica – M. Gilon – Année 2017-2018
A l'instar du système veineux, dans le système lymphatique les vaisseaux régressent également de
manière unilatérale. Dans la région thoracique et abdominale il ne subsiste que le conduit thoracique, qui
draine la lymphe de toute la partie inférieure du corps et de la région gauche de la tête et du bras, à la
zone de jonction de la veine jugulaire et sous-clavière gauche, dans le système veineux.
Les parties du système lymphatique ayant régressé sont représentées en pointillés.