Sen 11729
Sen 11729
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Il est proposé de limiter le système des trois classes à deux classes. Cette nouvelle
classification est guidée par le souci de simplifier l'intervention de l'Administration dans
l'instruction des demandes d'autorisation. Elle trouve surtout son fondement dans
l'inadéquation de la nomenclature actuelle avec les techniques nouvelles et les
préoccupations actuelles dans le domaine de l'environnement.
d'application de cette disposition qui fixera les conditions dans lesquelles pourra être pris
un tel arrêté.
La nouvelle législation introduit une mesure simple pour les entreprises agréées,
au bénéfice du Code des Investissements, qui relève de dispositions faciles à mettre en
place et qui consiste à dispenser les acheteurs de matériels destinés à lutter contre les
pollutions et les nuisances, des charges fiscales qui frappent de telles opérations. Ces
matériels étant pour la plupart importés, il s'agit là de les dispenser du paiement des taxes
et redevances applicables aux importations.
Les exploitants d'installations polluantes qui n'auraient pas pris les mesures
nécessaires dans un délai d'un an, à partir de la date de publication de la nouvelle loi,
seront redevables d'une taxe à la pollution en fonction de la nature, la quantité et la
toxicité des résidus de leurs établissements.
Les taux de la taxe unique, les modalités du taux de la redevance annuelle et celle
de la taxe à la pollution seront fixés par décret.
plus des sanctions pénales encourues, offre l'avantage de rétablir le respect d'une règle
juridique bafouée dans les délais souvent très brefs tout en faisant prendre conscience à
son auteur que l'autorité administrative exerce un contrôle de son activité à des fins
d'intérêt général.
Les dispositions législatives relatives à la lutte contre la pollution des eaux douces
et des eaux de la mer ont pour objectif de combler un vide juridique et pour vocation
d'organiser une police administrative orientée spécifiquement vers la lutte et la maîtrise
des problèmes de pollution des eaux.
Les dispositions relatives à la lutte contre la pollution de la mer par les navires ont
été formulées en conformité avec la convention internationale de 1954 et ses
amendements de 1989, pour la prévention de la pollution des eaux de la mer par les
hydrocarbures.
3. - La pollution de l'air.
Les dispositions proposées par la nouvelle législation ont pour vocation de lutter
contre la pollution atmosphérique et les odeurs qui incommodent la population, avec leurs
conséquences sur la santé et la sécurité publique, la production agricole, la conservation
des constructions et des monuments et le caractère des sites.
Des décrets d'application préciseront les cas et conditions dans lesquels sera
interdite ou réglementés l'émission dans l'atmosphère de fumées, suies, poussières ou gaz
toxiques, corrosifs, odorants ou radioactifs. Les cas et conditions dans lesquels toutes
mesures exécutoires pourront être prises, par l'Administration, en vue de faire cesser
d'office le trouble avant l'intervention de condamnations pénales.
4. - La pollution sonore.
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Les dispositions proposées par la nouvelle législation ont pour but de lutter contre
la pollution sonore par la maîtrise des bruits causés sans nécessité absolue ou dus à un
défaut de précaution.
Les contrôles et la constatation des infractions prévues par la loi proposée et par
les textes pris pour son application sont effectuées par les officiers et sous-officiers de
l'Armée nationale, les officiers de police judiciaire et par des agents assermentés astreints
au secret professionnel dans les conditions et sous les sanctions prévues au Code pénal.
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TITRE PREMIER
DES ETABLISSEMENTS CLASSES
Chapitre premier
Dispositions générales
Article 2: Les établissements visés à l'article premier sont divisés en deux classes
suivant les dangers ou la gravité des inconvénients que peut présenter leur
exploitation.
et de l'Environnement.
Article 5: Les établissements rangés aussi bien dans la première que dans la seconde
classe, doivent faire l'objet avant leur construction ou leur mise en service,
d'une autorisation délivrée par arrêté conjoint du Ministre chargé de
l'industrie et du Ministre chargé de l'Environnement sur la demande de
l'intéressé.
Article 6: Les autorisations sont accordées sous réserve des droits des tiers.
Les entreprises non agréées à l'un des régimes prévus au Code des
Investissements pourront bénéficier de l'amortissement accéléré pour le
matériel anti-polluant.
Chapitre 2
Article 10: Pour la protection des intérêts mentionnés à l'article premier ci-dessus, les
Ministres chargés respectivement de l'Industrie et de l'Environnement
peuvent fixer par arrêté conjoint, des régles techniques visant certaines
catégories d'installations soumises aux dispositions de la présente loi. Ces
arrêtés s'imposent de plein droit aux installations nouvelles.
Ils précisent les délais et les conditions dans lesquelles ils s'appliquent aux
installations existantes.
Chapitre 3
Article 12: Les établissements rangés dans la seconde classe sont soumis à des
prescriptions générales édictées, en vue de la protection des intérêts
mentionnés à l'article premier, par arrêtés. Les modifications
éventuellement apportées à ces prescriptions peuvent être rendues
applicables aux installations existantes.
Article 13: Si les intérêts mentionnés à l'article premier de la présente loi ne sont pas
garantis par l'exécution des prescriptions générales contre les
inconvénients inhérents à l'exploitation d'un établissement de seconde
classe, les Ministres chargés respectivement de l'Industrie et de
l'Environnement peuvent imposer, par arrêté conjoint toutes prescriptions
spéciales nécessaires.
Chapitre 4
Article 16. Les établissements existants soumis aux dispositions de la présente loi et
qui avant l'entrée en vigueur de celle-ci, n'entraient pas dans le champ
d'application de la loi et des décrets relatifs aux établissements dangereux,
insalubres ou incommodes peuvent continuer à fonctionner sans
l'autorisation prévue à l'article 5 ci-dessus. Toutefois, dans le délai de trois
mois à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi, l'exploitant doit se
faire connaître aux Ministres chargés respectivement de l'Industrie et de
l'Environnement, qui peuvent lui imposer les mesures propres à
sauvegarder les intérêts mentionnés à l'article premier.
Chapitre 5
Dispositions financières
Article 18: I. - Les établissements dont certaines installations sont classées comme
dangereuses, insalubres ou incommodes, sont assujettis à une taxe unique
perçue lors de toute autorisation au titre de la présente loi.
Une redevance annuelle est perçue sur ceux des dits établissements, qui en
raison de la nature ou du volume de leurs activités font courir des risques
particuliers à l'environnement et requièrent de ce fait des contrôles
approfondis et périodiques.
Une taxe annuelle à la pollution est perçue sur les établissements dont
certaines installations sont classées comme dangereuses, insalubres ou
incommodes et qui n'auraient pas pris les mesures adéquates un an après la
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II. - Les taux de la taxe unique sont fixés par un décret, en fonction du
classement, de la nature et de l'importance des installations. Un taux
minimum et un taux maximum sont fixés pour chaque catégorie
d'établissements.
Une pénalité dont le taux est fixé au double du montant de la taxe est
appliquée à l'exploitation qui, en vue de la détermination du taux de la taxe
et de sa mise en recouvrement, ne donne pas les renseignements demandés
ou fournit des informations inexactes.
Article 19: Les sommes perçues au titre de la taxe unique, de la redevance annuelle et
de la taxe à la pollution sont entièrement affectées à un compte spécial du
Trésor ouvert pour la protection de l'environnement.
Chapitre 6
Dispositions pénales
Article 22: En cas de condamnation à une peine de police pour infraction aux
dispositions des arrêtés prévus par la présente loi ou par les règlements
pris pour son application, le jugement fixe, s'il y a lieu, et le cas échéant,
sous astreinte, le délai dans lequel devront être respectées les dispositions
auxquelles il a été contrevenu. En cas de non-exécution dans le délai
prescrit, une amende de 500.000 francs peut être prononcée par le tribunal
compétent.
seulement.
Article 24: Quiconque met obstacle à l'exercice des fonctions des personnes chargées
de l'inspection ou de l'expertise des établissements classés sera puni d'une
peine de un à deux mois d'emprisonnement et d'une amende de 200.000 à
500.000 francs ou de l'une de ces deux peines seulement.
Article 25: Les infractions sont constatées par les procès-verbaux des officiers de
police judiciaire et des agents assermentés. Ces procès-verbaux sont
dressés en quatre exemplaires, dont l'un est adressé au Ministre chargé de
l'Industrie, un autre au Ministre chargé de l'Environnement, le troisième au
Gouverneur de région et le quatrième au Procureur de la République. Ils
font foi jusqu'à preuve du contraire.
Chapitre 7
Sanctions administratives
Article 26: Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées et
lorsqu'un agent assermenté ou un expert désigné par le Ministre chargé de
l'Environnement a constaté l'inobservation des conditions imposées à
l'exploitant d'un établissement classé, ou l'inexactitude des déclarations de
l'exploitant sur la nature, la quantité, la toxicité des résidus de
l'établissement ou l'insuffisance des modes de traitement ou d'élimination
prévue par l'exploitant, les Ministres chargés respectivement de l'Industrie
et de l'Environnement mettent en demeure ce dernier de satisfaire à ces
conditions dans un délai déterminé.
Article 27: Lorsqu'un établissement rangé dans l'une des catégories des activités
classées, est exploité sans l'autorisation requise par la présente loi, les
Ministres chargés respectivement de l'Industrie et de l'Environnement
mettent l'exploitant en demeure soit d'en arrêter le fonctionnement soit de
régulariser sa situation en déposant une demande d'autorisation.
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Chapitre 8
Dispositions diverses
Article 31: Des décrets détermineront pour le service de l'Etat ainsi que pour les
collectivités locales et les établissements publics à caractère administratif,
les conditions d'application des mesures prévues aux articles 20, 21, 22,
26, 27, 28 et 29.
Chapitre 9
Dispositions transitoires
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Article 32: Les établissements classés régulièrement autorisés avant la date d'entrée en
vigueur de la présente loi, peuvent bénéficier dans un délai d'un an, à
compter de cette date d'une exonération des droits et taxes perçus à l'entrée
sur les matériels reconnus comme spécifiques à la lutte contre les
pollutions et les nuisances dues à leurs activités. Il en est de même des
établissements mentionnés à l'article 16 du présent Code; à leur égard,
l'exonération, portant sur le même délai d'un an, prendra effet à compter de
la date à laquelle auront été signifiées par les Ministres chargés de
l'Industrie et de l'Environnement les mesures mentionnées audit article 16.
TITRE II
DE LA POLLUTION DES EAUX
CHAPITRE PREMIER
Article 33: Sont soumis aux dispositions de la présente loi, les déversements,
écoulements, rejets, dépôts directs ou indirects de toute nature, et plus
généralement tout fait susceptible de provoquer ou d'accroître la
dégradation des eaux en modifiant leurs caractéristiques physiques,
chimiques, biologiques ou bactériologiques, qu'il s'agisse d'eaux
superficielles, souterraines ou des eaux de la mer dans la limite des eaux
territoriales.
Les procès-verbaux dressés par ces agents font foi jusqu'à preuve
contraire.
Article 38: Lorsque les déversements, écoulements, jets, dépôts directs ou indirects de
matières constituant l'infraction proviennent d'un établissement industriel,
commercial, artisanal ou agricole, les chefs d'entreprises, directeurs ou
gérants de ces établissements peuvent être déclarés solidairement
responsables du paiement des amendes et frais de justice dus par les
auteurs de ces infractions.
Article 39: Sera puni d'une peine de prison de un à deux mois et d'une amende de
200.000 à 500.000 francs ou de l'une de ces deux peines seulement
quiconque aura mis obstacle à l'accomplissement des contrôles ou à
l'exercice des fonctions des agents prévus à l'article 35 ou d'un expert
désigné.
Chapitre 2
Article 40: Sera puni d'une amende d'un montant minimum de 10.000.000 de francs et
d'un montant maximum calculé sur la base des préjudices subis et d'un
emprisonnement de deux à six mois, ou de l'une de ces deux peines
seulement, et en cas de récidive, du double de ces peines, tout capitaine
d'un bâtiment sénégalais soumis aux dispositions de la Convention
internationale pour la Prévention de la Pollution des Eaux de la Mer par
les Hydrocarbures signée à Londres le 12 mai 1954 et de ses modificatifs,
qui sera rendu coupable d'infraction aux dispositions de l'article 3 de ladite
convention relatif aux interdictions de rejet à la mer d'hydrocarbures ou de
mélanges d'hydrocarbures.
Dans tous les cas, les droits des tiers à l'égard des auteurs de pollution sont
réservés.
Article 41: Sera puni d'une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs, et en cas de
récidive, d'un emprisonnement de 2 à 6 mois et d'une amende de
1.000.000 à 2.000.000 de francs ou de l'une de ces deux peines seulement,
tout capitaine d'un bâtiment sénégalais non soumis aux dispositions de la
Convention internationale mentionnée à l'article 40 et appartenant aux
catégories suivantes, à l'exception des bâtiments de la Marine nationale,
qui aura commis les actes interdits par les dispositions précitées:
a) navires-citernes d'une jauge brute inférieure à 150 tonneaux;
b) autres navires d'une jauge brute inférieure à 500 tonneaux.
Article 42: Sans préjudice des peines prévues aux articles 40 et 41 à l'égard du
capitaine si l'infraction a été commise sur ordre du propriétaire ou de
l'exploitant du navire, ce propriétaire ou cet exploitant sera puni des peines
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Article 43: Dans les eaux territoriales sénégalaises fréquentées normalement par les
navires, les dispositions de la présente loi s'appliquent aux bâtiments
étrangers mêmes immatriculés dans un territoire relevant d'un
gouvernement non contractant, et y compris les catégories de navires
énumérées à l'article 41.
Article 44: Sont habilités à rechercher et à constater les infractions aux dispositions
des articles 3 et 9 de la convention mentionnée à l'article 40, aux
dispositions réglementaires qui étendront l'application du dit article 9 et à
celles de la présente loi:
- les administrateurs des affaires maritimes;
- les inspecteurs de la navigation et du travail maritime;
- les officiers du corps technique et administratif des affaires
maritimes;
- les capitaines, maîtres et officiers de port dans la limite de leur
circonscription portuaire;
- les officiers et sous-officiers de l'Armée nationale;
- les officiers de police judiciaire;
- les agents assermentés.
Article 45: Quiconque met obstacle à l'exercice des fonctions des agents prévus à
l'article 44 sera puni d'une peine de un à deux mois d'emprisonnement et
d'une amende de un million à cinq millions de francs ou de l'une de ces
deux peines seulement.
Article 46: Les procès-verbaux dressés par les agents visés à l'article 44 sont transmis
à l'Administrateur des Affaires maritimes avec copie au Ministre chargé de
l'Environnement et au Procureur de la République.
TITRE III
Article 49: Les décrets pris sur la proposition du Ministre chargé de l'Environnement
après avis du Ministre chargé de l'Industrie et le cas échéant, des Ministres
chargés de l'Industrie et le cas échéant, des Ministres chargés
respectivement de la Construction, des Transports, de la Santé publique et
de l'Intérieur en application de la présente loi déterminent:
- les conditions dans lesquelles les immeubles, établissements
industriels, commerciaux, artisanaux ou agricoles, les véhicules ou
autres objets mobiliers possédés, exploités ou détenus par toutes
personnes physiques ou morales, seront construits, exploités ou
utilisés de manière à satisfaire aux dispositions de la présente loi;
Article 50: Les contrôles et la constatation des infractions prévues par la présente loi
et par les règlements pris pour son application sont effectués par des
officiers de police judiciaire et des agents assermentés astreints au secret
professionnel dans les conditions et sous les sanctions prévues au Code
pénal.
Article 51: En cas de condamnation pour infraction aux dispositions de la présente loi
ou des règlements pris pour son application, le tribunal fixera le délai dans
lequel devront être respectées les dispositions auxquelles il a été
contrevenu. En cas de non-exécution dans le délai prescrit, une amende de
1.000.000 à 1.500.000 francs peut être prononcée.
Le jugement fixe, s'il y a lieu et, le cas échéant, sous astreinte de délai dans
lequel les travaux ou aménagements expressément prévus par la
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Article 52: Quiconque aura fait fonctionner une installation, en infraction à une
mesure d'interdiction prononcée en application du dernier alinéa de
l'article 51 sera puni d'une peine d'emprisonnement de six à douze mois et
d'une amende de 1.000.000 à 2.000.000 de francs ou de l'une de ces deux
peines seulement.
Article 53: Sera puni d'une peine d'emprisonnement de un à deux mois et d'une
amende de 500.000 à 1.000.000 de francs ou de l'une de ces deux peines
seulement quiconque met obstacle à l'accomplissement des contrôles ou à
l'exercice des fonctions des agents prévus aux articles 49 et 50.
Article 54: Les infractions sont constatées par les procès-verbaux des officiers de
police judiciaire et des agents assermentés. Ils font foi jusqu'à preuve
contraire.
TITRE 4
DE LA POLLUTION SONORE
Article 56: Est reconnu comme bruit toute sensation auditive gênante pour le
voisinage.
Article 57: Des décrets pris sur la proposition conjointe des Ministres chargés
respectivement de l'Industrie, de l'Environnement et le cas échéant,
respectivement de la Construction, des Transports, de l'Intérieur et de la
Santé publique, en application de la présente loi déterminent:
- les cas et conditions dans lesquels sont interdits ou réglementés les
bruits causés sans nécessité absolue ou dus à un défaut de
précaution, provenant notamment par:
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Article 58: Les contrôles et la constatation des infractions prévues par la présente loi
et les règlements pris pour son application sont effectués par les officiers
de police judiciaire et par des agents assermentés astreints au secret
professionnel dans les conditions et sous les sanctions prévues au Code
pénal.
Article 59: En cas de condamnation pour infraction aux dispositions de la présente loi
ou des règlements pris pour son application, une amende de 3.000 à
300.000 francs peut être prononcée par le tribunal.
Le jugement fixe, s'il y a lieu et le cas échéant, sous astreinte le délai dans
lequel les travaux ou aménagements expressément prévus par la
réglementation applicable devront être exécutés.
Article 61: Quiconque aura fait fonctionner une installation ou utilisé un objet
mobilier, en infraction à une mesure d'interdiction prononcée en
application du dernier alinéa de l'article 60 sera puni d'une peine
d'emprisonnement de six à douze mois et d'une amende de 1.000.000 à
2.000.000 de francs ou de l'une de ces deux peines.
Article 62: Sera puni d'une peine d'emprisonnement de un à deux mois et d'une
amende de 200.000 à 500.000 francs ou de l'une de ces deux peines
seulement quiconque met obstacle à l'accomplissement des contrôles ou à
l'exercice des fonctions des agents prévues à l'article 58.
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TITRE 5
Dispositions finales
Article 63: Le produit des amendes prononcées en application des dispositions des
titres II, III et IV du présente Code est réparti comme suit:
- 30% au budget général de l'Etat;
- 70% au compte spécial du Trésor ouvert pour la protection de
l'Environnement.
Article 64: Sont abrogées toutes dispositions contraires à la présente loi et notamment
la loi du 19 décembre 1917 relative aux établissements dangereux,
insalubres ou incommodes, le décret n° 61-355 du 21 septembre 1961
fixant les frais d'inspection et de contrôle des établissements dangereux,
insalubres ou incommodes et le décret n° 62-297 du 26 juillet 1982 portant
réglementation des établissements dangereux, insalubres ou incommodes.
Abdou DIOUF.