Philosophie de l’esprit : Comment se construit la conscience de soi ?
Définition du Sujet (différent d’un objet) :
Le Moi semble être stable malgré les changements affectifs du corps. Chaque sujet est différent.
Que suis-je ? Qui suis-je ?
- Un être humain : mammifère bipède - Nom/prénom/Age/Sexe/Nationalité
Caractéristiques communes et universelles entre les Personnalité, intériorité => identité personnelle
H
Moi = corps & esprit
Les yeux sont les fenêtres de l’âme : intériorité = MOI
UNIQUE ET SINGULIER
I.) Description du rapport qu’entretiennent l’H et le monde à partir
de sa différence avec l’animal.
[Exemple du feu.] L’H a un manque d’instinct qu’il compense par la raison (adaptation meilleure et + libre).
Instinct : loi naturelle de comportement qui prédétermine et qui permet à l’animal d’être adapté à son
environnement.
L’ordre animal L’ordre humain
Déterminé par l’INSTINCT (aucun savoir-faire, Evolution volontaire
apprentissage) L’H adapte le monde à ses besoins : importance de la
Evolution NATURELLE : soumis aux = ‘’instrument de tous les instruments’’,
déterminismes naturels ROUSSEAU : principe de la perfectibilité
L’animal est d’emblée tout ce qu’il peut être L’H est capable de se détacher de la nécessité des
Naturelles pour se représenter ce qui est possible.
II.) Quelle est l’essence du sujet qui permet de comprendre une telle
situation ?
Essence : Ensemble des caractéristiques nécessaires qui font qu’une chose est ce qu’elle est et sans
lesquelles elle ne serait pas : exs : le dossier d’une chaise, la raison/conscience de l’H.
Accident : Ensemble des caractéristiques contingentes qui peuvent ne pas être/ qui affectent l’essence d’une
chose sans la modifier, on peut les supprimer sans supprimer la chose elle-même.
On distingue ainsi 3 sortes de conscience différentes :
- La conscience morale : capacité de porter un jugement sur ses actes, TRIBUNAL INTERIEUR ,H
responsable de ses actes
- La conscience psychologique : capacité de percevoir le monde qui nous entoure et de se percevoir
soi-même dans le monde => conscience immédiate et perceptive
- Avoir conscience de soi : accéder à la connaissance de soi-même en tant que sujet. Passe par une
INTROSPECTION => soi = objet d’examen. Possibilité d’être libre, d’apprendre de ses erreurs.
Introspection : mouvement réflexif sur soi-même grâce auquel l’H acquiert une représentation de lui-même,
acte de regarder en soi-même.
Ces différentes sortes de consciences ont certaines conséquences :
1)Conscience = connaissance ‘cum scientia’. Nous sommes tenus responsables de toutes nos actions.
2) Je me pense comme sujet dans le : mon identité est le résultat de mon histoire, que j’ai moi seul vécu
3) Notre rapport au monde n’est pas le même que celui de l’animal. L’H peut mettre le monde à distance
l’interroger, le transformer, il est capable de se projeter dans le monde ; de déterminer sa propre existence
contrairement à l’animal => L’H est un être pour soi.
BATAILLES Georges : ‘’L’animal est dans le monde comme de l’eau à l’intérieur de l’eau’’ : englué dans
le monde, il ne s’en différencie pas.
III.) Comment accède-t-on au statut de sujet ?
La découverte de l’usage du jeu. Emmanuel KANT, Anthropologie du point de vue pragmatique :
L’H seul possède la capacité de dire ‘’je’’, càd. la capacité de se constituer à la fois comme sujet et comme
objet de ses propres pensées = de se penser comme un ‘’moi’’ par-delà la multiplicité et la mobilité de
ses contenus de conscience.
La conscience est une activité ayant une fonction unificatrice. Elle confère unité et permanence au Moi. Sous
le ‘’je’’ se cache donc une diversité d’états. Se penser, c’est unifier ses états. Dans le sentir apparaît
l’immédiat de la sensation et du sentiment.
L’H est un sujet moral. Il est responsable de ses actes. L’H est un sujet conscient donc supérieur aux animaux
puisqu’il constitue une personne morale, responsable et raisonnable.
La pensée permet la représentation de soi. L’enfant prend conscience qu’il est un ego, une personne au sens
où il est un être unique qui reste le même dans le .
L’être humain conquiert le statut de sujet en agissant sur le monde extérieur.
HEGEL : La conscience de soi n’est pas donnée, elle s’acquiert. C’est une construction mentale qui
permet l’acquisition d’une connaissance de soi de deux manières :
1) Théorique : l’introspection, la pensée n’a affaire qu’à elle-même
2) Pratique : l’H prend conscience de lui-même en transformant le monde, les objets qu’il
fabrique renvoient l’image de ses talents/capacité => marquer le monde du sceau de son
intériorité
SARTRE Jean-Paul, dans Situations Philosophiques : ‘’Ce n’est pas dans je ne sais quelle retraite que
nous nous découvrirons, c’est sur la route, dans la ville, au milieu de la foule, chose parmi les choses,
homme parmi les Hommes.’’
C’est par le langage que l’H se constitue comme sujet. Nous avons besoin des autres pour apprendre à
parler/penser => la subjectivité se construit via l’intersubjectivité, sentiment originaire de coexistence.
Intersubjectivité : échanges entre les consciences.
BENVENISTE Emile Problèmes de linguistiques générales : La subjectivité est le produit de la relation
+ capacité de dire ‘’je’’ grâce à un ‘’tu’’ et réciproquement (dialogue) => Le ‘’tu’’ est constitutif de la
position du ‘’je’’.
SARTRE Jean-Paul : ‘’Autrui pièce maîtresse de mon univers’’ ou ‘’Autrui est le médiateur
indispensable entre moi et moi-même’’.