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Exo - Matrices

Le document présente une série d'exercices sur les matrices, couvrant des sujets tels que le calcul matriciel, les produits de matrices, les matrices inversibles et les puissances de matrices. Chaque exercice demande des calculs spécifiques ou des démonstrations, allant de la résolution d'équations matricielles à la détermination de matrices inversibles. Les exercices sont conçus pour renforcer la compréhension des concepts fondamentaux liés aux matrices dans le cadre de l'algèbre linéaire.

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Exo - Matrices

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Feuille d’exercices no 6 - Matrices

1 Calcul matriciel, produit de matrices, puissances de matrices carrées

Exercice 1. ! ! !
1 3 2 2 2 0
On considère les matrices A = , B= et C = .
2 5 0 4 7 −4
Calculer A + B, 2A − B, AB, BA, tB tA (vérifier l’égalité), puis 3(A − 2B) + 2(3B + C) − (2A + C).

Exercice 2.
Les matrices A et B sont celles de l’exercice 1. Résoudre les équations suivantes d’inconnue X ∈ M2 (R) :

1. A − 3X = 2B .

2. 3X + 2B = 5X + A.

Exercice 3.
Effectuer tous les produits possibles de deux des matrices suivantes :
   
! ! ! −1 −1 0 ! 1
2 1 1 −1 1 2 0 1
A= B= C= D= 1 4 −1 X= Y = 2
   
3 2 1 2 3 1 4 2
2 1 2 3

Exercice 4.
On reprend les matrices de l’exercice précédent.

1. Donner tA, tC, tX et tY .

2. Calculer tXA, tY D, tXX et X tX

Exercice 5.
Calculer, lorsque c’est possible, AB et BA.
   
! 1 2 3 1 0
3 0
1. A = et B = 0 −1 3. A = 1 −1 0 et B = t A
   
1 −2
5 8 0 0 3
     
 3  1 2 3 1 1 1
2. A = −1 0 2 et B = −2 4. A = 2 3 1 et B = 1 2 1
     
1 3 1 2 1 1 3

Exercice 6. (
1 si i + j est pair
Soit M = (mi,j )1≤i,j≤n ∈ M3 (R) avec mi,j =
0 si i + j est impair

1. (*) Écrire la matrice M . (Demandez l’indication si vous n’y arrivez pas)

2. Calculer M 2 , M 3 , M 4 .

3. Conjecturer la forme de M n puis démontrer le résultat par récurrence.

Exercice 7.
Déterminez les matrices triangulaires supérieures T telles que T 2 = I2 .
Exercice 8.
Soient A, B ∈ Mn (R). Développer et simplifier :

1. S = (2A)(3B) − (A + 2B)2 + (A − B)(A + B)

2. T = (A + B)(2A2 − 2B) − 2A2 (A + B) + (−A + B)2 .

Exercice 
9. 
5 2 1
Soit A = 0 5 2.
 
0 0 5

1. Déterminer la matrice B et le réel a tels que A = aI3 + B.

2. Calculer B 3 .

3. En déduire la forme générale de An en fonction de I3 , B et B 2 .


 
2 0 0
Reprendre la même démarche pour déterminer les puissances de A = −1 2 0.
 
3 1 2

Exercice 10.
Soit J ∈ M3 (R) telle que ∀i, j ∈ J1, 3K, Ji,j = 1.

1. Écrire J et vérifier que J 2 = 3J.

2. Écrire les matrices suivantes sous la forme A = aI3 + bJ et à l’aide du binôme de Newton, calculer An
pour tout n ∈ N.
     
3 1 1 1 −2 −2 −3 −1 −1
(a) A = 1 3 1 (b) A = −2 1 −2 (c) A = −1 −3 −1
     
1 1 3 −2 −2 1 −1 −1 −3

Exercice 11.  
2 2 2
Calculez pour tout entier n, An où A = 2 2 2
 
2 2 2

Exercice 12. (∗) Une généralisation de l’exercice 10


Soit n ∈ N∗ et J ∈ Mn (R) telle que ∀i, j ∈ J1, nK, Ji,j = 1.

1. Déterminer J 2

2. En déduire une expression de J m pour tout entier m ≥ 1.

Exercice 13.
Soient A et X deux matrices de Mn (K).

1. Montrer que la matrice tAA est symétrique.

2. Montrer que si X est symétrique, alors tAX + XA est symétrique.

3. Montrer que si X est antisymétrique, alors tAX + XA est antisymétrique.


2 Matrices inversibles, inverse d’une matrice

Exercice 14.
Déterminer si les matrices suivantes sont inversibles et, pour les matrices de taille 2 qui le sont, déterminer leur
inverse et vérifier !votre calcul en calculant AA−1 . !  
1 2 2 −1 1 2 4
1. A = 4. A =
3 4 −3 2 6. A = 0 0 5
 

! 0 0 7
0 −1
2. A =  
1 0 1 0 0 0   
0 2 0 0 1 14 6 8 0 0
5. A =
!  
1 −2 0 0 3 0
 
7. A = 0

7 0  33 2 0 
 
3. A =
2 −4 0 0 0 4 0 0 8 −12 2 −3

Exercice 15.
Montrer que A est inversible et déterminer son inverse en fonction des puissances de A et In .

1. A2 + 3A − 2In = 0 2. A2 + 6A + 8In = 0 3. A12 + In = 0 4. A3 − 4A2 + 3In = 0

Exercice 
16. 
0 1 0
Soit A = −1 2 0 .
 
1 0 −1

1. Montrez que A3 − A2 − A + I3 = 0 et déduisez en que A est inversible et donnez A−1 .

2. Vérifiez par un calcul que la matrice A−1 trouvée est bien l’inverse de A.

Exercice 17.
 
1 2 3
1. Soit A =  1 −1 1
 
−2 1 1

(a) Montrer que A3 − A2 + 2A + 11I3 = 0.


(b) En déduire que A est inversible et déterminer son inverse.
(
0 si i = j
2. soit A = (ai,j ) ∈ M4 (R) la matrice carrée définie par ai,j =
1 sinon

(a) Quelle est la matrice A + I4 ? Calculer alors (A + I4 )2 .


(b) En déduire que A est inversible et déterminer son inverse.
 
5 −2 1
3. Soit A = −2 2 2 . Montrer que A2 = 6A. En déduire que A n’est pas inversible.
 
1 2 5

Exercice 18.

1. Soient A et B deux matrices de Mn (K) telles que AB = 0. Montrer que ni A, ni B n’est inversible.

2. Soit C une matrice telle que C 2 + C = 0, C est-elle inversible ?


Exercice 19.  
 1 −1 2 −2
3 −2 1 0 0 1 −1
Montrez que les matrices A = 1 0 1 et B =   ne sont pas inversibles.
   
1 −1 1 0 
2 −2 0
1 −1 1 0

3 Exercices d’entrainement et d’approfondissement

Exercice 20.
On note (un ) et (vn ) les suites définies par u0 = 2, v0 = 1 et :
(
un+1 = un + 8vn
vn+1 = 2un + vn
!
un
. Pour tout entier n ≥ 0, on pose Xn =
vn
!
1 8
1. Vérifier que Xn+1 = AXn avec A = . En déduire un expression de Xn en fonction de A et de
2 1
X0 .
!
2 −2
2. On pose P =
1 1

(a) Calculer P −1 , puis vérifier que P −1 AP est une matrice diagonale que l’on notera D.
(b) Démontrer que pour tout entier n ∈ N, An = P Dn P −1 .
(c) Calculer An puis Xn . En déduire l’expression de un et vn .

Exercice 21. (∗)


Soit A, B ∈ Mn (R) tel que AB = A + B. Montrez que A et B commutent.

Exercice 22. (∗)    


u1 v1
u2 
 
v2 
 
Soit n ∈ N∗ et U = 
 
 ..  et V =  ..  deux matrices de Mn,1 (C).
  
 .  .
un vn

1. Calculer tU V et V tU
n
uk vk . Démontrer que (V tU )n = λn−1 V tU
P
2. On note λ =
k=0

Exercice 23. (HHH)


Soit n ∈ N∗ et A = (ai,j )1≤i,j≤n la matrice définie par :

−1 si i < j


ai,j = 1 si i = j .


0 si i > j

1. Écrire la matrice A.

2. Démontrer que A est inversible et déterminer son inverse.


Exercice 24. (HHH)
Soit n ∈ N∗ et A = (ai,j )1≤i,j≤n la matrice définie par :
(
1 si i 6= j
ai,j = .
0 si i = j

1. Écrire la matrice A.

2. Calculer A2 , en déduire que A est inversible et déterminer son inverse.

Exercice 25. (H) ! !


−1 −2 1 0
On considère la matrice A = et on note I la matrice identité d’ordre 2 : I = .
3 4 0 1

1. Calculer A2 , puis montrer qu’on peut l’exprimer en fonction de A et de I.

2. En déduire un polynôme annulateur P de A. On donnera P explicitement.

3. En déduire que A est inversible et exprimer A−1 en fonction de A et de I.

4. Démontrer qu’il existe deux suites (an ) et (bn ), que l’on déterminera, telles que :

∀n ∈ N, An = an A + bn I.

5. Démontrer que (an ) est une suite linéaire d’ordre 2. Puis donner son expression ainsi que celle de (bn ).

6. En déduire l’expression de An en fonction de A et de I. Vérifiez si cette expression est aussi vraie pour
n = −1.

7. Déterminer le reste de la division euclidienne de X n par P (X). Retrouvez alors l’expression de An donnée
à la question 6.

8. Application : On considère les suites (un ) et (vn ) définies par u0 = 2 et v0 = −1 et :


(
un+1 = −un − 2vn
∀n ∈ N, .
vn+1 = 3un + 4vn

Déterminer l’expression de (un ) et de (vn ).


Exercice 26. (HH)
Pour tout réel t, on pose :  
1 − t −t 0
A(t) =  −t 1 − t 0 .
 
−t t 1 − 2t
On note E l’ensemble des matrices de cette forme.

 
1
2 − 12 0
1. Donner A(1) et montrer que Q = − 12 1
0 ∈ E.
 
2
− 12 1
2 0

2. Soient s et t deux réels. Démontrez que A(s)A(t) ∈ E. Déterminer le réel u tel que A(s)A(t) = A(u).
En déduire que A(s) et A(t) commutent.

3. (a) Trouver une matrice X ∈ M3,1 (R) non nulle telle que QX = 0. En déduire que Q n’est pas
inversible.
(b) Montrer que si t 6= 12 , A(t) ∈ GL3 (R).
 
4. Déterminer les matrices S de E solutions de S 2 = A − 32 .

5. On pose J = A(−1).

(a) Montrer qu’il existe une suite (tn ) telle que :

∀n ∈ N, J n = A(tn ).

(b) Déterminer alors une relation de récurrence entre tn+1 et tn .


(c) En déduire J n , en donnant ses coefficients.
4 Indication
Exercice 23 - Indication. (retour à l’exercice 23)

1. Vous devez trouver que A est une matrice triangulaire supérieure avec des 1 sur la diagonale et des −1
au-dessus de la diagonale :  
1 −1 · · · −1
0 1 . . .
 .. 
. 
A = . .
 
. . .. 
. . . −1 
0 ··· 0 1

2. A étant une matrice triangulaire supérieure, appliquer la méthode vue pour déterminer l’inverse d’une
triangulaire supérieure. Vous pouvez poser :

1 a01,2 · · · a01,n
 
 .. .. 
0 1 . . 
A−1 = . .
 
. . .. 0

. . . an−1,n 

0 ··· 0 1

Et déterminer ensuite tous les coefficients a0i,j .

Exercice 24 - Indication. (retour à l’exercice 24)

1. On trouve :  
0 ··· 1
1
1 0 . . . ... 
 
A = . .
 
. .
. . . . 1

. 
1 ··· 1 0

2. Introduire la matrice J dont tous les coefficients sont égaux à 1 et écrire A à l’aide de J et In . Calculer
J 2 et en déduire A2 .

Exercice 25 - Indication. (retour à l’exercice 25)

1. Calculer aA + bI pour déterminer ensuite la valeur de a et de b telles que aA + bI = A2 .

2. On doit trouver P (X) = X 2 − 3X + 2.

3. Voir la méthode vue en cours de détermination de l’inverse à l’aide d’un polynôme annulateur.
(
an+1 = 3an + bn
4. Procéder par récurrence. On doit trouver : avec a0 = 0 et b0 = 1.
bn+1 = −2an

5. Montrer que an+2 = 3an+1 − 2an et vérifier que a1 = 1 (on a déjà a0 . En déduire l’expression de an puis
on trouve celle de bn (du fait que bn+1 = −2an on tire bn = −2an−1 ).

6. Il suffit de remplacer an et bn par les expressions trouvées.


Exercice 26 - Indication. (retour à l’exercice 26)

1. Pour calculer A(1) il suffit de remplacer t par 1.


Pour montrer que Q ∈ E, il suffit de déterminer le réel t tel que Q = A(t).

2. Il suffit de calculer A(s) × A(t) et de constater que c’est de la forme A(u) avec u = s + t + 2st.
Pour montrer que A(s) et A(t) commutent, on peut faire le calcul A(t)×A(s), mais c’est un peu maladroit
car on sait que le résultat sera A(t + s + 2ts) (on échange t et s).

3. (a) Vous pouvez trouver une matrice avec un seul coefficient non nul. Attention : X est une matrice
colonne d’ordre 3.
Raisonner par l’absurde : supposer Q inversible et prouver que X = 0 : absurde. Pourquoi est-ce
absurde ?
(b) Remarquez que I3 = A(r) pour une valeur r que vous déterminerez. Il vous suffit alors de trouver
une valeur s telle que A(t)A(s) = A(r).

4. S ∈ E donc S = A(s) où s est un réel à déterminer.  


Vous cherchez donc le(s) réel(s) s tel que A(s)A(s) = A − 32 .

5. (a) Procéder par récurrence. En posant P(n) : « Il existe un réel tn tel que J n = A(tn ) ».
(b) La formule de récurrence de (tn ) a du être trouvée dans la récurrence.
Vous devez trouver que t0 = 0 et tn+1 = −1 + 3tn
(c) Reconnaître à quelle famille de suites appartient la suite (tn ) et déterminer l’expression de tn .
Calculer alors A(tn ) en simplifiant
 au maximum. 
1 n
2 (3 + 1) 12 (3n − 1) 0
Vous devez trouver J n =  12 (3n − 1) 12 (3n + 1) 0
 
1 n 1 n n
2 (3 − 1) − 2 (3 − 1) 3
Retrouvez les corrections d’autres exercices de cette feuille ici.

Exercice 1 - Correction. (retour à l’exercice 1)


Il suffit de véfifier avec Scilab !

Exercice 6 - Correction. (retour à l’exercice 6)

       
1 0 1 2 0 2 4 0 4 8 0 8
1. M = 0 1 0, M 2 = 0 1 0, M 3 = 0 1 0, M 4 = 0 1 0,
       
1 0 1 2 0 2 4 0 4 8 0 8

Exercice 7 - Correction. (retour à l’exercice


! 7) !
a b 2 a2 ab + bc
On cherche T de la forme T = ,T = . Donc a2 = 1, c2 = 1 et b(a + c) = 0. Soit
0 c 0 c2
a = 1 et c = 1 et donc b = 0, soit a = 1 et c = −1 et b peut prendre n’importe quelle valeur. Soit a = −1 et
c = −1 ! b = 0 soit! a = −1 et c!= 1 et b peut
( et donc ! prendre ) n’importe qu’elle valeur. L’ensemble solution est
1 0 1 b −1 0 −1 b
donc , , , , ∀b ∈ K
0 1 0 −1 0 −1 0 1

Exercice 12 - Correction. (retour à l’exercice 12)

Correction très partielle

1. On trouver J 2 = nJ (mais il faut le justifier par un schéma du produit).

2. Par une récurrence sur m (et pas sur n), on prouve que J m = nm−1 J.

Exercice 13 - Correction. (retour à l’exercice 13)

1. t ( tAA) = tA t tA = tAA. Donc tAA est symétrique.

2.
t t
( AX + XA) = t( tAX) + t(XA)
= tX t tA + tA tX
= XA + tAX car X est symétrique
t
= AX + XA.

Donc tAX + XA est symétrique.

3.

transp( tAX + XA) = t( tAX) + t(XA)


= tX t tA + tA tX
= −XA − tAX car X est antisymétrique
t
= −( AX + XA).

Donc tAX + XA est antisymétrique.


Exercice 16 - Correction. (retour à l’exercice 16)
On calcule A2 et A3 et on a bien A3 − A2 − A + I3 = 0. Donc A(−A2 + A + I3 ) = I3 et donc A est inversible
et A−1 = −A2 + A + I3 .

Exercice 18 - Correction. (retour à l’exercice 18)

1. Si A est inversible, alors A−1 existe et en multipliant par A−1 à gauche l’égalité AB = 0, on obtient
B = 0 ce qui est absurde. De même si B est inversible en multipliant par B −1 à droite.

2. On met C en facteur et on obtient C(In + C) = 0. Si C = 0 alors C n’est pas inversible. Si C = −In


alors C est inversible. Si C 6= 0 et C 6= −In alors d’après la question précédente, C n’est pas inversible.

Exercice 19 - Correction. (retour à l’exercice 19)  


1  
1 −1
On tente de résoudre les systèmes AX = 0 et BY = 0 et on voit que X =  1  et Y =   sont
   
 0 
−1
0
solutions donc A et B ne sont pas inversibles.

Exercice 21 - Correction. (retour à l’exercice 21)


On remarque que (A − In )(B − In ) = In donc (B − In )(A − In ) = In et ainsi AB = BA en développant.

Exercice 20 - Correction. (retour à l’exercice 20)

1. Il suffit de faire le calcul :


! ! ! !
1 8 un un + 8vn un+1
AXn = = = = Xn+1 .
2 1 vn 2un + vn vn+1

On a alors, Xn = An X0 .
!
1 1 2
2. (a) 2 × 1 − 1 × (−2) = 4 6= 0 donc P est inversible et on a : P −1 = .
4 −1 2
On a alors :
! ! !
1 1 2 1 8 2 −2
P −1 AP =
4 −1 2 2 1 1 1
! !
1 1 2 10 6
=
4 −1 2 5 −3
!
1 20 0
=
4 0 −12
!
5 0
=
0 −3

(b) On procède par récurrence : On pose P(n) :« An = P Dn P −1 ».


Initialisation : A0 = I2 et P D0 P −1 = P P −1 = I2 donc P(0) est vraie.
Hérédité : soit n ∈ N, on suppose que P(n) est vraie, montrons que P(n + 1) est vraie aussi.

P Dn+1 P −1 = P Dn DP −1 = P Dn P −1 P DP −1 = An P DP −1
Or

P −1 AP = D ⇐⇒ P P −1 AP = P D
⇐⇒ AP = P D
⇐⇒ AP P −1 = P DP −1
⇐⇒ A = P DP −1

D’où : An P DP −1 = An A = An+1 et donc P(n + 1) est vraie.


Conclusion : Par récurrence, pour tout entier n on a An = P Dn P −1 .
!
5n 0
(c) D étant diagonale, on a : Dn = . Donc :
0 (−3)n
! ! !
2 −2 5n 0 1 1 2
An =
1 1 0 (−3)n 4 −1 2
! ! !
1 2 −2 5n 0 1 2
=
4 1 1 0 (−3)n −1 2
! !
1 2 −2 5n 2 × 5n
=
4 1 1 −(−3) 2 × (−3)n
n
 

12× 5n +2× (−3)n 4× 5n −4× (−3)n 


=
 
 
4 
5n − (−3)n 2 × 5n + 2 × (−3)n
 
5n +(−3)n
 2 5n − (−3)n 
=
 

 5n −(−3)n 5n +(−3)n

4 2

Et donc :
  
5n +(−3)n
 2 5n − (−3)n  2
n
Xn = A X0 = 
  
 
 5n −(−3)n 5n +(−3)n
 
4 2 1
 
5n + (−3)n + 5n − (−3)n 
=
 

 5n −(−3)n n
5 +(−3)n 
2 + 2
!
2 × 5n
=
5n

Ainsi, pour tout entier naturel n, on a : un = 2 × 5n et vn = 5n .


Exercice 26 - Correction. (retour à l’exercice 26)

 
0 −1 0
1. A(1) = −1 0 0
 
−1 1 −1
 
1
Q=A 2 donc Q ∈ E.

2.
  
1 − s −s 0 1 − t −t 0
A(s)A(t) =  −s 1 − s 0   −t 1 − t 0 
  
−s s 1 − 2s −t t 1 − 2t
 
(1 − s)(1 − t) + st (1 − s)(−t) − s(1 − t) 0
= −s(1 − t) + (1 − s)(−t) −s(−t) + (1 − s)(1 − t) 0
 

−s(1 − t) + s(−t) + (1 − 2s)(−t) −s(−t) + s(1 − t) + (1 − 2s)t (1 − 2s)(1 − 2t)
 
1 − s − t + st + st −t + st − s + st 0
=  −s + st − t + st st + 1 − s − t + st 0
 

−s + st − st − t + 2st st + s − st + t − 2st 1 − 2s − 2t + 4st
 
1 − (s + t − 2st) −(s + t − 2st) 0
=  −(s + t − 2st) 1 − (s + t − 2st) 0
 

−(s + t − 2st) s + t − 2st 1 − 2(s + t − 2st)
= A(s + t − 2st)

Donc A(s)A(t) ∈ E et A(s)A(t) = A(s + t − 2st) .

On a donc, de même, : A(t)A(s) = A(t + s − 2ts) or t + s − 2ts = s + t − 2st donc A(t)A(s) = A(s)A(t).
Donc A(s) et A(t) commutent.
      
1
0 − 12 0 0 0
 21 1
3. (a) On pose X = 0. On a alors QX = − 2 0 0 = 0 .
     
2    
1 − 12 1
2 0 1 0
−1
Supposons que Q soit inversible. On a alors Q QX = I3 X = X d’une part et, d’autre part
Q−1 QX = Q−1 0 = 0 donc X = 0 absurde  car X 6= 0.
0
Remarque : ici le "0" désigne la matrice 0 .
 
0
Donc Q n’est pas inversible.
(b) Soit t 6= 12 .
On remarque que I3 = A(0). On cherche une valeur s telle que A(t)A(s) = A(0) c’est-à-dire telle
que s + t − 2st = 0.
Or

s + t − 2st = 0 ⇐⇒ s(1 − 2t) + t = 0


⇐⇒ s(1 − 2t) = −t
t 1
= ⇐⇒ s = − car 1 − 2t 6= 0 car t 6= .
1 − 2t 2

t
 
−1
Donc A(t) est inversible et A(t) =A − .
1 − 2t
 
4. On cherche une matrice S ∈ E telle que S 2 = A − 32 .
Or S ∈ E ⇐⇒ S = A(x), où x ∈ R.
Et alors :
3
 
S2 = A −
2
3
 
⇐⇒ S × S = A −
2
3
 
⇐⇒ A(x)A(x) = A −
2
3
 
⇐⇒ A(x + x − 2x2 ) = A −
2
3
 
⇐⇒ A(2x − 2x2 ) = A −
2
3
⇐⇒ 2x − 2x2 = −
2
3
⇐⇒ 2x2 − 2x − =0
2 
3

∆=4−4×2× −
2
= 16 > 0 donc il y a deux solutions réelles distinctes.
2−4 1 2+4 3
x= = − ou x = =
4 2 4 2
 
Il existe donc deux matrices S ∈ E telles que S 2 = A − 32 qui sont :

1 3
   
S=A − et S = A .
2 2

 
2 1 0
5. On a J = 1 2 0.
 
1 −1 3
On va procéder par récurrence.
On note P(n) la propriété « J n = A(tn ). »
Initialisation (n = 0)
J 0 = I3 or I3 = A(0) donc on a bien J 0 = A(t0 ) avec t0 = 0.

Hérédité : Soit n ∈ N, on suppose P(n) vraie. Montrons P(n + 1).


J n+1 = J × J n
or J = A(−1) et J n = A(tn ) par hypothèse de récurrence.
Donc J n+1 = A(−1)A(tn ) = A(−1 + tn − 2 × (−1) × tn ) = A(−1 + 3tn )
On a donc bien J n+1 = A(tn+1 ) avec tn+1 = −1 + 3tn .
P(n + 1) est bien vraie.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier n, il existe un entier tn tel que J n = A(tn ).
Lors de la démonstration par récurrence, on a déterminé que ∀n ∈ N, tn+1 = −1 + 3tn (et t0 = 0).
(b)
(a) On reconnait en (tn ) une suite arithmético-géométrique.
On résout l’équation associée : x = −1 + 3x ⇐⇒ x = 12 .
On pose alors un = tn − 12 . Montrons que (un ) est géométrique.
∀n ∈ N, un+1 = tn+1 − 12 = −1 + 3tn − 12 = −1 + 3(un + 12 ) − 12 = 3un + 3
2 − 3
2 = 3un .
(un ) étant géométrique de raison 3, on a, pour tout n ∈ N, un = u0 × 3n .
Or u0 = t0 − 12 = − 12 .
Donc un = − 12 × 3n .
Et finalement : tn = un + 12 = − 12 × 3n + 12 .
On a finalement :
     
1 − − 12 × 3n + 1
2 − − 12 × 3n + 1
2 0
1 1
      
J = A(tn ) = A − × 3n +
n
=  − − 12 × 3n + 1
1 − − 12 × 3n + 1
0
 
2 2   2 2 


− − 12 × 3n + 1
2 − 12 × 3n + 1
2 1 − 2 − 12 × 3n + 1
2
 
1
× 3n + 12 1
× 3n − 12 0
 21 2
=  2 × 3n − 12 3
× 3n − 12 0

2
1 1
n
2 ×3 − 2 − 2 × 3n + 12
1
3n
 
1 n 1 n
(3 + 1) 2 (3 − 1) 0
 21 n 1 n
=  2 (3 − 1) 2 (3 + 1) 0

1 n
2 (3 − 1) − 12 (3n − 1) 3n

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