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Solutes de Remplissage 89

Le document présente les solutés de remplissage utilisés en anesthésie et réanimation, en détaillant les types (cristalloïdes et colloïdes) et leurs caractéristiques pharmacologiques. Il aborde les critères de choix des solutés, les effets indésirables potentiels, ainsi que les compositions spécifiques de différents solutés. Enfin, il met en lumière les implications cliniques de l'utilisation de ces solutés, notamment en ce qui concerne l'équilibre acido-basique et les complications post-opératoires.

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Solutes de Remplissage 89

Le document présente les solutés de remplissage utilisés en anesthésie et réanimation, en détaillant les types (cristalloïdes et colloïdes) et leurs caractéristiques pharmacologiques. Il aborde les critères de choix des solutés, les effets indésirables potentiels, ainsi que les compositions spécifiques de différents solutés. Enfin, il met en lumière les implications cliniques de l'utilisation de ces solutés, notamment en ce qui concerne l'équilibre acido-basique et les complications post-opératoires.

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Solutés de remplissage

Pharmacologie et Caractéristiques
Dr Julien COQUIN
Service d’Anesthésie et de Réanimation Digestive
Hôpital du Haut-Lévêque
CHU de Bordeaux

DESAR - Février 2012


Introduction
• Objectif d’un remplissage : normaliser la
volémie

• Produits disponibles :
• Cristalloides
– SSI, SSH, RL, ISOFUNDINE
• Colloides
– naturels: albumine
– synthetiques: gelatine, HEA, dextrans
Choix d’un soluté dépend de :
• Criteres quantitatifs
– Pertes
– Etat cardiovasculaire
– Permeabilite capillaire

• Criteres qualitatifs
– Pression oncotique
– Œdèmes
– Equilibre acido-basique
– Troubles hydroelectrolytiques
– Troubles hémostase
– Anomalies cérébrales
Rappels

• Osmolarite: nombre de particules dans 1 litre de


solution

• Pression oncotique: pression osmotique exercee


par des molecules en suspension dans un liquide
Pharmacologie des solutés de
remplissage
Solutés de remplissage
• L’efficacité est fonction :
• Du volume de distribution,
• De tonicité (≠osmolarité)
• Du pouvoir oncotique.

Conception/opposition classique :

- Cristalloïdes : Faible pouvoir d’expansion (20 %)


Peu effets secondaires

- Colloïdes : Bon pouvoir d’expansion (80 – 120 %)


Effets secondaires certains
REMPLISSAGE VASCULAIRE :
EFFICACITE DES SOLUTES

Augmentation du Volume Modification Augmentation


volume plasmatique perfusé du V° interstitiel secteur cellulaire
(ml) (ml) (ml) (ml)

Alb 5 % 1000 1000

Alb 25 % 1000 250 - 750

SG 5 % 1000 14000 + 3700 9300

Ringer/SSI 1000 4700 + 3700

HEA 6 % 1000 800

Zornow New Horiz 1995


RPC - ANDEM 1997
Solutés de remplissage

CRISTALLOIDES COLLOIDES

• Isotoniques • Naturel
– Ringer Lactate – Albumine
– Sérum salé
Isotonique • Synthèse
– Dextrans
• Hypertoniques – Gélatines
– Hydroxyéthylamidons
Solutés de remplissage

CRISTALLOIDES

• Isotoniques
– Ringer Lactate
– Sérum salé
Isotonique
Composition des solutés
cristalloïdes classiques
Ions Plasma SSI Ringer SSH 7,5%
(mmol/l)
mmol/l) lactate
Na + 142 154 130 1275
K+ 5 4
Cl+ 103 154 108 1275
Ca++ 2,5 0,91
Mg++ 1
HCO3- 27
Lactate 2 27,6
Sérum salé isotonique (SSI)

• Ou « sérum physiologique »
– Il est tout sauf physiologique!!!
– NaCl à 9°/°° soit
• Na+ 154 mmol/l
• Cl- 154 mmol/l
Composition des solutés
cristalloïdes classiques
Ions Plasma SSI Ringer SSH 7,5%
(mmol/l)
mmol/l) lactate
Na + 142 154 130 1275
K+ 5 4
Cl+ 103 154 108 1275
Ca++ 2,5 0,91
Mg++ 1
HCO3- 27
Lactate 2 27,6
Sérum salé isotonique (SSI)

• Ou « sérum physiologique »
– Il est tout sauf physiologique!!!
– NaCl à 9°/°° soit
• Na+ 154 mmol/l
• Cl- 154 mmol/l
– Osmolarité = 308mmol/l (Osmolarité plasmatique = 285 – 295 mmol/l)

– pH = 6,35

Hypertonique, acide et très hyperchlorémique


Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


Ringer Lactate
• Composition:
– Na 130 mmol/L
– K 5-6 mmol/L
– Ca 2 mmol/L
– Cl 111 mmol/L
– lactate 28 mmol/L
Composition des solutés
cristalloïdes classiques
Ions Plasma SSI Ringer SSH 7,5%
(mmol/l)
mmol/l) lactate
Na + 142 154 130 1275
K+ 5 4
Cl+ 103 154 108 1275
Ca++ 2,5 0,91
Mg++ 1
HCO3- 27
Lactate 2 27,6
Ringer Lactate
• Composition:
– Na 130 mmol/L
– K 5-6 mmol/L
– Ca 2 mmol/L
– Cl 111 mmol/L
– lactate 28 mmol/L

• Osmolarite: 280 mOsmol/L


• Apport acide minime

• Expansion faible: 25 %
• Duree d’action: 1-2 heures
• E2 : œdèmes, diminue pression oncotique
Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


ISOFUNDINE®
Composition :
– Na : 140 mmol/l
– K : 4 mmol/l
– Ca : 2.5 mmol/l
– Mg : 1 mmol/l
– Cl : 127 mmol/l
– Acetate : 24 mmol/l
– Malate : 5 mmol/l

• Osmolarite : 304 mOsmol/l


Composition des solutés
cristalloïdes classiques
Ions Plasma SSI Ringer
ISOFUNDINE®
(mmol/l)
mmol/l) lactate
Na + 142 154 130 140
K+ 5 4 4
Cl+ 103 154 108 127
Ca++ 2,5 0,91 2,5
Mg++ 1 1
HCO3- 27 Acé
Ac étate 24
Lactate 2 27,6 Malate 5
ISOFUNDINE®
Osmolarite : 304mOsmol/l

• L’acétate et le malate :
– précurseurs du bicarbonate.
– ces alcalinisants se métabolisent ensuite en bicarbonate
(pour des raisons galéniques, le bicarbonate ne peut pas être mis
en solution avec d’autres électrolytes)
– metabolises dans les tissus (contrairement au lactate,
metabolise dans le foie)

• Maintien de l’équilibre acido basique et hydro-


électerolytique

• Expansion faible: 25 %
• Duree d’action: 1-2 heures
• Oedeme, diminue pression oncotique
• CI : hyperkaliemie, hypercalcemie
Les cristalloïdes

Ont-ils des effets néfastes ???


Cristalloïdes = pas une totale inocuité

- Fuite capillaire obligatoire


- Œdème interstitiel : trouble perfusion
tissulaire
- Syndrome de défaillance multiviscérale

Boldt Br J Anaetsh 2000


Haljamae Year book Int Care Emerg med 2000
Effets ventilatoires du remplissage
« préventif » chez le volontaire sain.
Holte et al Anesth analg 2003

12 volontaires sains
40 ml/Kg de Ringer lactate

• Prise de poids ++ persistante > 24 h


• Diminution débits et CVF
Remplissage vasculaire et œdème viscéral
Surcharge hydro sodée et
complications post opératoires
Groupe standard : 3 litres et 154 mmol de sodium / j
Groupe « restrictif » : 2 litres; 77 mmol /j

STD group (n = 10) Restricted group (n = 10) p

1er gaz 4.0 (4.0 – 5.0) 3.0 (2.0 – 3.0) 0.001


1ère selle 6.5 (5.8 – 8.0) 4.0 (3.0 – 4.0) 0.001
Déperfusion 6.0 (4.8 – 6.3) 4.0 (3.8 – 4.0) 0.001
Reprise alimentaire 6.5 (5.5 – 7.0) 4.0 (4.0 – 4.3) 0.002
Durée d’hospitalisation 9.0 (7.8 – 14.3) 6.0 (5.0 – 7.0) 0.001

Lobo DN et al. Lancet 2002


Acidose hyperchlorémique et
« Sérum physiologique »
Mécanismes :
• Acidose de dilution
• Chute du strong ion difference
• Echanges Cl- / HCO3-
Ichai et al Crit Care and Shock 2002

Scheingraber et al Anesthesiology 1999


l’acidose hyperchlorémique
• modèle de choc septique murin :
– diminution survie
– activation de la réponse pro-inflammatoire
Kellum et al. Chest 2004 ; 125 : 243-8.

• modèle porcin de choc hémorragique :


– modification de l’hémostase
– augmentation des pertes sanguines
Kellum et al. Crit Care Med 2002 ; 30 : 300-5.

• altération de la fonction rénale :


– diminution du débit sanguin rénal
– Diminution du débit de filtration glomérulaire
Wilcox CS et al. J Clin Invest 1983 ; 71 : 726-35
Acidose hyperchlorémique (due au
SSI) en pratique clinique
• Au bloc opératoire :
– troubles mentaux,
– inconfort abdominal,
– nausées et vomissements
– retard de reprise de la diurèse [3].
Blanloeil et al.. Ann Fr Anesth Réanim 2002 ; 21 : 211-20.

• Réanimation :
– confusion avec une acidose lactique (secondaire à l’état de
choc avec hypoperfusion)
– sevrage respiratoire difficile (hyperventilation compensatrice)
Sérum salé isotonique (SSI)

• Ou « sérum physiologique »
– Il est tout sauf physiologique!!!
Hypertonique, acide et très hyperchlorémique
Solutés de remplissage

CRISTALLOIDES COLLOIDES

• Isotoniques • Naturel
– Ringer Lactate – Albumine
– Sérum salé
Isotonique • Synthèse
– Dextrans
• Hypertoniques – Gélatines
– Hydroxyéthylamidons
Solutés de remplissage

COLLOIDES

• Naturel
– Albumine

• Synthèse
– Dextrans
– Gélatines
– Hydroxyéthylamidons
Albumine
• Seul colloïde d’origine humaine
• Albumine :
– 55% protéines
– 70% du pouvoir oncotique
• 2 concentrations:
– 4% (iso-oncotique)
– 20% (hyper-oncotique)
• Poids moleculaire : 69000 daltons

• Expansion :
– Alb 4 %: 80 %
– Alb 20 %: 300 %
• Duree d’action: 6-8 heures

• EI : Cout, Transmission infectieuse, Anaphylaxie (0,099%),


Frissons, θ°.
• indications :
– Contre-indication aux autres solutes (femme enceinte)
– Hypoprotidemie severe (<35g/l)
– Chirurgie hepatique
– ascite
Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


Albumine
• Coût élevé
• « Mauvaise presse »
– Fuite capillaire au cours trauma/sepsis
Hoye et al JAMA 1972
Ernest et al CCM 1999
– Surmortalité de 6 % dans une méta analyse Cockrane (30
études – 1419 patients)
Cochrane Injuries Group albumin reviewers BMJ 1998
L’alb
umin
e ne tu
e pas!!
!
Dextrans
• Hémodex®
• Rhéomacrodex®

• Polysaccharides d’origine bactérienne


• Poids moléculaire: 40 à 70 kDaltons

• Expansion: 100-190 %
• Durée d’action: 4-6 heures
• E2 :
– Retentissement rénal (atteinte DFG++)
– Rhéologie : diminution de viscosité
– Anaphylaxie +++  Nécessite injection systématique préventive
d’un haptène
Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


Dextrans
• Les dextrans ne sont plus commercialisés en France
depuis 2006.
• L’arrêt de leur utilisation au niveau mondial

• grande étude sur la réanimation de la Dengue des


enfants avec un choc sévère, :
– dextran 70 à 6 %,
– HEA 200/0,5 à 6 %
– et Ringer Lactate

Wills BA et al. N Engl J Med. 2005 ; 353 : 877-89.


Gélatines
• Plasmion®
• Gélofusine®

• Premiers colloïdes de synthèse


• Polypeptides obtenus par hydrolyse du collagène osseux du
bœuf
• « gélatines à fluides modifiees »
• PM: 35000 Daltons
• Excipients: RL ou Serum sale isotonique
• Pouvoir oncotique proche du plasma.
• Expansion : environ 80 % du volume (passage rapide dans
l’espace interstitiel)
• Durée d’action : 4 h
• Elimination essentiellement rénale
• E2 : Transmission infectieuse, Anaphylaxie
Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


HydroxyEthylAmidons (HEA)
• Hesteril® - HEAfusine®
• Voluven® -Restorvol ®

• polysaccharides naturels (groupements


hydroxyethyls)
• amidons de maïs ou de pommes de terre

• hydroxyéthylation = substitution sur les molécules


de glucose des groupements hydroxyles par des
radicaux hydroxyéthyl-éthers
– permet de ralentir l’hydrolyse, stabiliser la solution,
– réduire sa viscosité et augmenter sa solubilité aqueuse.
HydroxyEthylAmidons (HEA)
• Hesteril® - HEAfusine®
• Voluven® -Restorvol ®

• Caracterisés par :
– Concentration (%)
– poids moléculaire en poids (PMp) en kDa
– leur taux de substitution molaire (TSM) = rapport molaire des
concentrations d’hydroxyéthyl et de glucose
• traduit la résistance à l’hydrolyse par l’alpha-amylase responsable du catabolisme
de l’HEA.
– Rapport C2/C6 :
• Les groupements hydroxyéthyl peuvent être portés sur les différents carbones de
la molécule de glucose (not. en C2 et C6)
• L’activité de l’alpha-amylase est aussi conditionnée par la position du groupement
hydroxyéthyl sur les molécules de glucose en C2 et en C6
• l’hydroxyethylation en C2 offre la plus grande résistance à la dégradation
enzymatique

 PM élevé + TSM élevé + C2/C6 élevé = ↑ persistance vasculaire


et accumulation
Caractéristiques comparées des
différents HEA

PM C° (%) TSM Rapport


(KDa) C2/C6
VOLUVEN® 130 6 0.4 9/1
HESTERIL ® 200 6 0.5 5/1
ELOHES ® 200 6 0.6 9/1
HEAFUSINE ® 200 6 ou 10 0.5 6/1
Haut : 450-480 Élevé : 0,62-0,70 Élevé : > 8
Moyen :200 Bas : 0,45-0,58 Bas : < 8
Bas : 70-130
HEA 130/0,4 (Voluven®, Restorvol®)

• expansion volémique identique au HEA 200/0,5 (l’effet d’expansion


dépend du nombre de molécules et non de leur taille)
Boldt J. Anesth Analg 2009

• La métabolisation initiale rapide  nombre important de molécules


 pouvoir oncotique plus grand

• le ralentissement lié au C2/C6 élevé (9 pour le Voluven® versus 5


pour l’HEA 200/0,5) permet la persistance de l’effet de remplissage
vasculaire pendant au moins 6h.

• En clinique l’équivalence thérapeutique des 2 types d’HEA est


démontrée
Sander O et al. Acta Anaesthesiol Scand 2003
Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


Colloïdes
Effets néfastes
Hémostase
• tous les solutés de remplissage sont responsables d’une
hypocoagulabilité pour des hémodilutions supérieures à 50 %

• hémodilutions comprises entre 10 et 30 % une hypercoagulabilité


modérée est notée avec les cristalloïdes

• L’acidose hyperchlorémique secondaire à l’utilisation du SSI


perturbe les paramètres mesurés au thrombo-élastogramme (TEG)
Blanloeil et al. Ann Fr Anesth Réanim 2002

• Dextrans :
– Induction d’un Sd de Willebrand de type 1
– Augmentation du temps de saignement
 Fragilisation du caillot
 CONTRE-INDIQUE si trouble de hémostase, ttt anticoagulant,
thrombopénie
Hémostase
Gélatines
• Études volontaires sains
– Diminution de agréabilité plaquettaire (activité
vWF)
– Diminution de synthèse thrombine

• Études in vitro
– Diminution de la formation du caillot

• En pratique clinique
– Effets très modérés
Mortelmans et al. Anesth Analg 1995
Hémostase
HEA
• Qd hémodilution < 20% = effets modestes
• Qd hémodilution > 30% :
– altération du fibrinogène et des fonctions plaquettaires (>> gélatines)
– Diminue formation caillot
– Syndrome de Willebrand de type 1 acquis
Kozek-Langenecker et Anesthesiology 2005

• l’effet sur l’hémostase


– peu conditionné par le PM
– mais plus par le TSM et le rapport C2/C6 [14]
– quantité des molécules d’HEA circulantes est plus importante que les
caractéristiques physico-chimiques
Van Roten et al. BJA 2006

 faible différence des effets entre les HEA 130/0,4 et 200/0,5


Hémostase et HEA

• Méta-analyse (2008) :
– compare HEA 130/0,4 et 200/0,5

significativité en pratique clinique ???


Hémostase
HEA
• Méta-analyse (2008) :
– réduction du saignement et de la transfusion avec HEA 130/0,4,
– sans signification en pratique clinique
Kozek-Langenecker et al. Anesth Analg 2008

 prudence chez les patients présentant une anomalie


de l’hémostase
– constitutionnelle (maladie de Willebrand,
hémophilie,thrombopathie…)
– ou acquise (thrombopénie importante, anémie < 9 g/dl)
– en présence d’un saignement chirurgical actif ou d’une
hypothermie
Allergies
• Exceptionnelle mais existe

• Albumine = x 1
• HEA = x 4,5
• Gélatines = 12.4
Barron et al. Arch Surg 2004

• Dextrans +++
– Haptène systématique (Promit® - Dextran 1KDa)
Tolérance rénale
• HEA >> Gélatines
Tolérance rénale
• Tous les HEA ??
Tolérance rénale
• HEA >> Gélatines
• Valable pour tous les HEA
• Méta analyse sur HEA et toxicité rénale
(2006)
– Il existe un stockage tissulaire rénal
– Valable pour tous les HEA
– Pas de lien de causalité avec altération de la
fonction rénale
Davidson et al. Europ J Anaesthesiol 2006
Toxicité rénale des HEA
• « néphrose osmotique » : diminution de la réabsorption
tubulaire proximale
– Cas d’IRA décrits avec HEA, les gélatines, l’albumine à 20 %
– Aucun cas avec l’albumine 4%

• Atteintes chez le transplanté rénal :


– modifications histologiques des reins transplantés après
utilisation du HEA 200/0,6 lors de la réanimation des donneurs
– Retard de reprise de fonction greffon avec HEA 200/0.5
– Bonne tolérance des gélatines
Giral et al. Transplantation 2007

– « Pour la réanimation des donneurs d’organes et des


transplantés rénaux, l’utilisation des HEA (y compris
130/0,4) doit être discutée »
Roquilly et al. Conf Actualisation SFAR 2009
Insuffisance rénale en réanimation et HEA…

- relation statistique entre


solutés hyperoncotiques en
réanimation et IRA

- surmortalité dans le groupe de


patient recevant de l’albumine
20%
Insuffisance rénale en réanimation et HEA…

• Étude VISEP :
– remplissage exclusif par HEA
200/0,5 (vs RL)
– augmentation insuffisance rénale
et EER
– Augmentation tbl de hémostase et
des transfusions
– Augmentation nb jours ventilés

Résultats à tempérer car conditions d’utilisations >> recommandations


Insuffisance rénale en réanimation
et HEA…
• Effet dose dépendant démontré:
– En transplantation rénale
Giral et al. Transplantation 2007
– En chirurgie cardiaque :
• HEA 200/0,5 est un facteur indépendant d’altération de la fonction rénale
• dose-dépendant avec volume-seuil de 14 ml/kg
Rioux et al. Crit Care Med 2009
– En réanimation :
• Étude CRYCO
• altération de fonction rénale plus grande chez les patients qui ont
reçu des HEA (vs albumine diluée ou gélatine)
• Effet dose-dépendant uniquement avec les HEA
• Aucune différence entre les HEA 130/0,4 et les HEA de plus haut
PM
Schortgen et al. Intensive Care Med 2008.
Insuffisance rénale en réanimation et HEA…

- relation statistique entre


solutés hyperoncotiques en
réanimation et IRA

- surmortalité dans le groupe de


patient recevant de l’albumine
20%
Insuffisance rénale en réanimation
et HEA…
• Effet dose dépendant démontré:
– En transplantation rénale
Giral et al. Transplantation 2007
– En chirurgie cardiaque :
• HEA 200/0,5 est un facteur indépendant d’altération de la fonction rénale
• dose-dépendant avec volume-seuil de 14 ml/kg
Rioux et al. Crit Care Med 2009
– En réanimation :
• Étude CRYCO
• altération de fonction rénale plus grande chez les patients qui ont
reçu des HEA (vs albumine diluée ou gélatine)
• Effet dose-dépendant uniquement avec les HEA
• Aucune différence entre les HEA 130/0,4 et les HEA de plus haut
PM
Schortgen et al. Intensive Care Med 2008.
– En périopératoire :
• absence de retentissement sur la fonction rénale des HEA
• en particulier pour des volumes faibles (500 à 1500 ml) d’HEA
130/0,4
Davidson et al. Europ J Anaesthesiol 2006
Insuffisance rénale
et HEA
• Au total :
– pas d’effets sur la fonction rénale à doses
faibles à modérées de HEA à 6 % (jusqu’à
1500 ml)

– Prudence +++
• à plus forte dose
• altération préalable de la fonction rénale

– éviter les formes concentrées à 10 %.


Toxicité hépatique des HEA
• Accumulation dans le système macrophagique hépatique
– responsable d’une HTP sévère et/ou une insuffisance hépatique
– Notamment si atteinte hépatique chronique.
• Risque majoré en présence d’insuffisance rénale.

• Une utilisation ponctuelle est sans conséquence sur la


fonction hépatique d’un cirrhotique
• mais les HEA doivent être évités sur ce terrain
Roquilly et al. Conf Actualisation SFAR 2009
Risque infectieux
• Nul avec les HEA
• Albumine :
– Idem PSL
– Contrôles +++
– Risque théorique (virus, prions)

• Gélatines :
– Risque théorique notamment encéphalopathie
spongiforme bovine
– processus d’extraction chimique
 considérée sans danger
Solutés de remplissage

CRISTALLOIDES COLLOIDES

• Isotoniques • Naturel
– Ringer Lactate – Albumine
– Sérum salé
Isotonique • Synthèse
– Dextrans
• Hypertoniques – Gélatines
– Hydroxyéthylamidons
Solutés de remplissage

CRISTALLOIDES

• Isotoniques
– Ringer Lactate
– Sérum salé
Isotonique

• Hypertoniques
Cristalloïdes hypertoniques

• Définition :
– solution hyperosmolaire dont l’osmolalité
est supérieure à celle du plasma (300
mOsm/kg)
– dont l’espace de diffusion est limité au
compartiment extracellulaire
– ≠ soluté hyperoncotique (hyperosmotique
mais diffusion dans secteur plasmatique)
Cristalloïdes hypertoniques
Soluté
Soluté Contenu en Osmolalité
Osmolalité
Sodium (mmol/L)
mmol/L) (mmOsm/L)
mmOsm/L)
Ringer Lactate 130 275
Sérum salé
salé 0,9% 154 308
Mannitol 20% 1100
SSH 3% 513 1026
SSH 7,5% 1283 2565
SSH 23,4% 4004 8008
Sérum salé hypertonique (NaCl
7,5%)
• Composition:
– Na 1283 mmol/L
– Cl 1283 mmol/L
• Osmolarité: 2566 mOsmol/L

• Deux formes :
– Solution commerciale (mélange SSH+colloïde)
– Solution « artisanale » (65 mL NaCl 9 ‰ + 35 mL NaCl
20%)
Sérum salé hypertonique (NaCl
7,5%)
• Hyperosmolarité = « pompe » l’interstitium  diminue
l’oedeme
– Augmente debits regionaux (par vasodilatation precapillaire)
– Augmente le retour veineux par vasoconstriction des micro-vaisseaux
musculocutanes
– Augmente la contractilite myocardique

• Expansion forte: 800 %


• Duree: 1-2 heures (6-8 heures avec colloides)

• indications :
– Hypertension intracrânienne
– Choc hémorragique
• E2 :
– Hypernatrémie (si DIC associée)
– Acidose hyperchlorémique
– Hyperosmolarité plasmatique excessive et prolongée (4ml/Kg maxi = 250ml)
Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


Pouvoir et durée d’expansion
des principaux solutés
Kramer G, J trauma 2003; 54, S89-S99.

Modèle de choc hémorragie chez l’animal


Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


CONCLUSIONS
Conclusions
•Il n’y a pas de soluté de remplissage miracle. Tous ont
leurs avantages et leurs inconvénients

• Cristalloïdes :
•Innocuité moindre (œdèmes, œdème viscéral, acidose
hyperchlorémique)
•Efficacité faible (25% du volume sur 30-60min)
•Intérêt +++ des solutions balancées (Isofundine)

•Colloïdes :
•Efficacité forte (150% jusqu’à 6h)
•Effets secondaires certains (hemostase, reins)

•Albumine humaine :
•L’albumine ne tue pas
•Intérêt +++ chez patient hypoalbuminémique
•Sepsis ???
•Mécanisme ??? anti-inflammatoire >>> remplissage ???
Conclusions
 Aucune étude ne permet de recommander l’utilisation d’un
soluté plutôt qu’un autre en termes de mortalité et ce quelle
que soit la pathologie :

- Pas d’attitude extrême (tout colloide ou tout cristalloide)


 Prescription raisonnée :
Conclusions
- Prescription raisonnée

- L’utilisation unique des colloïdes est illogique (expose à des effets


secondaires inhérents aux fortes doses)
- les HEA de bas PM (130 KDa) semblent réunir le meilleur rapport
efficacité / effets secondaires.
- La limitation des volumes de cristalloïdes per et post opératoires
par l’administration de doses modérées de colloïdes pour traiter
les épisodes d’hypovolémie aigue limite les complications post
opératoires et raccourcit la durée d’hospitalisation
- La bonne prescription :
- Connaître la cinétique
- Connaitre les E2
- Connaître les coûts
- Connaître son patient
Expansion (en ml)
Expansion volémique pour 100ml perfusés

NaCl 0,9%

Durée de l’expansion (en heures)


Pour le même prix…

• 0,5 L Albumine 4%
• 4L d’HEA
• 9L de gélatine
• 79L de cristalloïdes

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