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4 - CND 1

Le cours sur les contrôles non destructifs (CND) vise à enseigner les principes fondamentaux et les méthodes de détection des défauts dans les matériaux sans les endommager. Les CND sont essentiels pour assurer la qualité et la sécurité dans divers secteurs industriels, notamment l'aéronautique et le nucléaire, et incluent des techniques telles que les ultrasons, la radiographie et la magnétoscopie. Une bonne connaissance des matériaux et des défauts recherchés est cruciale pour choisir la méthode de contrôle appropriée et interpréter les résultats.

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4 - CND 1

Le cours sur les contrôles non destructifs (CND) vise à enseigner les principes fondamentaux et les méthodes de détection des défauts dans les matériaux sans les endommager. Les CND sont essentiels pour assurer la qualité et la sécurité dans divers secteurs industriels, notamment l'aéronautique et le nucléaire, et incluent des techniques telles que les ultrasons, la radiographie et la magnétoscopie. Une bonne connaissance des matériaux et des défauts recherchés est cruciale pour choisir la méthode de contrôle appropriée et interpréter les résultats.

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Cours contrôles non destructifs

CONTRÔLES NON DESTRUCTIFS

Objectifs du cours :
Le but de ce cours est :
- De donner les principes communs à tous les procédés,
- De dresser un panorama des principaux contrôles non destructif
Les contrôles non destructifs permettent, en respectant l'intégrité des objets :
- L’examen direct des pièces et la détection des défauts internes,
- Le suivi de l'évolution en service des défauts détectés.
La mise en œuvre d'un contrôle non destructif demande la connaissance :
- Des possibilités et limites des procédés utilisables,
- De l'histoire de la pièce (forme et mode de fabrication),
- Des défauts recherchés (nature, position, dimensions,...)
- Des propriétés physiques du matériau contrôlé.

Razafy A. Robert
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Cours contrôles non destructifs

1. INTRODUCTION
Le contrôle Non Destructif (C.N.D.) est un ensemble de méthodes qui permettent de
caractériser l'état d'intégrité de structures ou de matériaux, sans les dégrader, soit au cours de
la production, soit en cours d'utilisation, soit dans le cadre de maintenances. On parle aussi
d'« Essais Non Destructifs »

2. GENERALITES
 Des méthodes connues et utilisées depuis longtemps…
- Ultrasons (découverts en 1883 par Galton)
- Radiographie (premières applications de contrôle RX dés 1900)
- Magnétoscopie (principe attribué au major W H Hoke en 1922)
- Ressuage (pratiqué en 1930)
 … mais des méthodes toujours en évolution
- Radiographiques : tomographie, radio numérique
- Ultrasonores : multi-éléments, imagerie, Time Of Flight Diffraction (TOFD),
ondes guidées…
 Emergence d’autres techniques
- Thermographie
- Emission acoustique
Une pièce industrielle contient des défauts et des anomalies d`es sa phase de fabrication
(retassures, inclusions, fissures,...). Comment alors assurer la sécurité et évaluer l’impact
d’une anomalie ou d’un défaut? Les Contrôles Non Destructifs (CND) apportent un moyen de
répondre à cette question. Ils constituent un outil essentiel pour le contrôle de la qualité.
Ces contrôles mettent en œuvre des techniques d’´evaluation permettant d’apprécier sans
destruction l’´etat de santé des pièces et ainsi de formuler un avis sur leur aptitude à remplir la
fonction à laquelle elles sont destinées. Ainsi, le CND vise des aspects d’assurance qualité,
d’aptitude au bon fonctionnement et de sécurité. Ces derniers nécessitent une bonne
connaissance de tous les phénomènes mis en jeux, en particulier de la nocivité des défauts et
de leur évolution dans le temps. Sous cet angle, l’absence de contrôle peut conduire à des
conséquences catastrophiques dans certains secteurs industriels.
Schématiquement, on distingue deux types de secteurs industriels. Le premier type est
concerné par la production de grandes séries en continue (produits alimentaires, verriers,
textiles, papetiers, électroniques,...) dont il faut assurer la qualité par des contrôles en temps
réel sur la ligne de production. Le second type est celui des produits et des installations
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lourdes et/ou complexes (aéronautique, nucléaire, ...) dont il faut assurer le bon
fonctionnement et la sécurité. Ici les contrôles sont ponctuels. Souvent ces contrôles sont
répétés dans le temps sur une même pièce à des fins de surveillance. Le terme de CND est
surtout réservé au second alors que pour le premier on parle plutôt de contrôle de qualité.

2.1. Contrôle de qualité en ligne


Le contrôle consiste à décider si le produit respecte certaines spécifications relatives
par exemple à l’état de sa surface (chapitre 3) ou à l’intégrité de l’assemblage (chapitre
4).
Traditionnellement, l’examen est réalisé par un contrôleur humain sur un échantillon
de pièces prélevées sur la ligne de production. Deux types de risques sont associés à la
méthode par échantillonnage, appelés risque du fabriquant et risque du client.
Celui du fabriquant est le risque de décider à tord que la production est mauvaise
alors qu’elle ne l’est pas. Ceci survient quand l’échantillon contient par malchance une
proportion trop importante de pièces défectueuses.
Le risque du client est celui d’accepter `a tord une production comme bonne alors
qu’elle est mauvaise. Ceci survient quand l’´echantillon contient par malchance une
proportion trop faible de pièces défectueuses. Ces risques sont clairement formalisés
dans la théorie de la décision statistique.
Un contrôle par vision matricielle consiste à acquérir une image de la pièce qui est
alors analysée informatiquement et ceci à la fréquence de production. La lumière
visible et le rayonnement X sont les deux moyens les plus répandus d’obtention des
images.

2.2. Contrôle Non-Destructif


Le monde du CND se distingue très nettement du précédent. Dans le secteur du
contrôle de qualité en ligne, le contrôle automatique n’est pas toujours perçu comme
une nécessité pour différentes raisons: gain de qualité insuffisant, difficulté de mise en
œuvre, coût trop important. Dans le secteur du CND, il en va tout autrement car il
s’agit d’assurer le bon fonctionnement d’une installation et donc la sécurité, en
réalisant des contrôles ponctuels de certaines pièces de cette installation. Le CND
intervient en laboratoires, en ateliers, sur chantiers et sur sites de production, et ce, en
phase de conception, de fabrication et de surveillance de l’installation. Les principaux

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domaines d’activité concernés sont le nucléaire et l’aéronautique, mais aussi les


industries chimiques, pétrochimiques, sidérurgiques et de l’automobile.
Contrairement au secteur du contrôle de qualité en ligne, le CND est très règlementé.
Les techniques de CND sont nombreuses, les plus répandues étant la radiographie X
et Gamma, les ultrasons et les courants de Foucault, mais aussi le ressuage et la
magnétoscopie.

3. LES PRINCIPAUX CONTROLES NON DESTRUCTIFS


Les contrôles non destructifs permettent, en respectant l'intégrité des objets :
- L’examen direct des pièces et la détection des défauts internes,
- Le suivi de l'évolution en service des défauts détectés.
La mise en œuvre d'un contrôle non destructif demande la connaissance :
- Des possibilités et limites des procédés utilisables,
- De l'histoire de la pièce (forme et mode de fabrication),
- Des défauts recherchés (nature, position, dimensions,...),
- Des propriétés physiques du matériau contrôlé.
Ces connaissances permettent de choisir :
- La méthode de contrôle la mieux adaptée,
- La procédure permettant : d’observer les défauts recherchés avec le maximum de
chances de détection, et de quantifier de façon la plus fidèle ces défauts.

3.1. Principe du contrôle


Le but principal d'un contrôle non destructif est de déterminer la qualité ou l'état de la
soudure, avec l'intention de l'accepter ou de la rejeter en fonction de normes ou cahiers
des charges.
EXCITATION
Onde électromagnétique, vibration, champ magnétique, liquide pénétrant, …

PERTURBATION
L’anomalie contenue dans la pièce

REVELATION
Œil, capteur, système d’imagerie, …

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Les principaux défauts que les contrôles non destructifs doivent déceler appartiennent à
l'une des classes suivantes :
- Défauts d'étanchéité,
- Défauts de continuité (fissures, soufflures,...),
- Défauts de résistance mécanique.
Dans tout contrôle non destructif, on peut détecter les cinq étapes suivantes :
- La mise en œuvre d'un processus physique,
- L’altération de ce processus par le défaut,
- La révélation de cette variation par un détecteur approprié,
- La conversion de cette variation en une forme adaptée au traitement de
l'information,
- L'interprétation de l'information obtenue.
Un contrôle non destructif comprend donc (figure 1) :
- Un émetteur de flux,
- Un récepteur ou détecteur.

ur Ré
e tte ce
p
E m teu
r

Perturbateur

Pièce

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Figure 1 : Contrôle non destructif

Dans certains cas, émetteur et détecteur sont inclus dans le même dispositif. Le tableau
suivant montre l'adaptation de ce principe aux principaux contrôles non destructifs.

Tableau 1 : Principe des contrôles non destructifs

3.2. Principaux contrôles non destructifs


Les contrôles non destructifs peuvent se classer en trois catégories :
- Les méthodes dites de surface pour lesquelles l'anomalie est localisée, soit en
surface, soit dans une zone proche de la surface (Examen visuel, le ressuage, la
magnétoscopie, les courants induits),
- Les méthodes dites volumiques pour lesquelles l'anomalie est localisée dans le
volume de la pièce (Ultrasons, rayonnements ionisants),

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- Les méthodes complémentaires (Etanchéité, thermographie, émission


acoustique).
Nous donnons ci-dessous le principe des principaux contrôles non destructifs.

3.2.1. Les méthodes de surface


 Examen visuel
Le contrôle visuel est la méthode la plus utilisée en CND. En effet des
défauts grossiers de surface peuvent être directement relevés par l’opérateur.
De plus, cet examen donne des informations sur la méthode de contrôle
complémentaire à utiliser. Suivant le type de matériau et l’accessibilité de la
zone à contrôler, une méthode sera préférée à une autre pour obtenir les
meilleurs résultats possibles.

 Ressuage
Le ressuage comprend trois étapes :
- Après un nettoyage soigné, la pièce est soumise à l'action d'un pénétrant
qui diffuse dans le défaut.
- On procède au rinçage de l'excès du pénétrant à la surface de la pièce.
- Le pénétrant contenu dans le défaut diffuse sur le révélateur appliqué à la
surface de la pièce. On observe la tache résultante sous un éclairage adapté.

 Magnétoscopie
Le principe de la magnétoscopie est le suivant :
- La pièce est aimantée partiellement ou totalement. Les particules
magnétiques contenues dans le révélateur s'accumulent au droit du défaut
par suite de la perturbation locale des lignes d'induction.
- On observe le spectre résultant sous un éclairage adapté.

 Courants induits
Le principe du contrôle par courants induits est le suivant :
- Des courants en opposition de phase sont induits dans deux sections
voisines du produit à contrôler. En l'absence de défaut, en regard des
bobines d'excitation le système est en équilibre.

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- La présence d'un défaut en regard d'une des bobines modifie la répartition


des courants induits et provoque un déséquilibre du système.
- On observe sur l'écran de visualisation une signature caractéristique du
signal déséquilibré.

3.2.2. Les méthodes volumiques


 Contrôle par ultrasons
Le contrôle par ultrasons comprend trois étapes :
- La vibration mécanique engendrée par le palpeur émetteur se propage dans
la pièce en se réfléchissant sur les faces.
- Une partie du faisceau est interceptée par le défaut et renvoyée vers le
palpeur récepteur (Eventuellement le même que l'émetteur) qui convertit la
vibration en signal électrique.
- On observe sur l'écran de visualisation un écho caractéristique apparaissant
à une distance donnée sur la base de temps.

 Rayonnements ionisants
Le contrôle par rayonnements ionisants est le suivant :
- La pièce est soumise à l'action d'une source de rayonnement. Le
rayonnement sortant de la pièce est fonction de l'épaisseur traversée. Au
droit d'un défaut l'intensité transmise sera plus élevée ou plus faible.
- Une image se forme sur le film après exposition pendant un temps donné
fonction du matériau, de l'épaisseur et de la puissance de la source, de la
qualité du rayonnement.
- Le film est développé et interprété sous un éclairage adapté.

Défaut
Emetteur RX

Source gamma

Récepteur film Observation film


Pièce
Figure 2 : Contrôle par rayonnements ionisants

Les types de contrôle par rayonnements ionisants sont :

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a) Rayons X
Les rayons X en contrôle non destructif sont principalement utilisés pour réaliser des
radiographies X. L'avantage de cette technique est de fournir des informations
directement exploitables sur l'intérieur des objets ou des matériaux. L'étape d'inversion
peut être assez réduite et la résolution spatiale suffisamment bonne.
Toutefois, l'interprétation des images demande de l'expertise et la réalisation des
clichés nécessite des conditions de sécurité pour l'opérateur et l'environnement.
Dans l'industrie lourde, le contrôle à l'aide des rayons X est utilisé notamment pour les
soudures dans les centrales nucléaires et les chantiers navals et pétroliers, la corrosion
des tuyaux, la structure des matériaux composites ou les fissures dans les pièces
mécaniques complexes ainsi que pour les pièces de fonderie.
b) Rayons 
Cette technique de radiographie industrielle utilise une source de rayonnements
gamma. Elle se rapproche de la radiographie par rayons-X mais nécessite plus de
précautions. La qualité d'image est également moins bonne. L'avantage principal
réside dans l'énergie du rayonnement qui permet une meilleure pénétration que par les
rayons-X et la plus grande compacité des projecteurs et des sources. Les appareils de
gammagraphie appelés gammagraphes fonctionnent à l'aide d'isotope radioactif stable
(principalement iridium 192, cobalt 60 et sélénium 75). Ce sont des sources autonomes
qui ne nécessitent aucune prise de courant contrairement au poste à rayon X.
La technique consiste à placer la pièce à radiographier entre la source de rayonnements
et un film photographique contenu dans une cassette souple ou rigide. Après un temps
d’exposition dépendant de la qualité du film, de l'isotope, de l'activité de la source
radioactive, la nature et l’épaisseur du matériau radiographié, le film est développé.
L'interprétation du film permet de mettre en évidence certain défauts de compacités de
la pièce. Les domaines d’utilisation sont nombreux (chaudronnerie, fonderie, industrie
du pétrole-chimique, construction navale et aéronautique).

c) Neutronographie
Le principe de la neutronographie est similaire à celui de la radiographie X et lui est
complémentaire. Elle peut être effectuée grâce à un faisceau neutronique issu d’un
252
réacteur, d'un accélérateur d'ions ou d’une source de Cf (émetteur de neutrons). Elle
est notamment utilisée pour le contrôle de matériaux hydrogénés situés à l'intérieur
d'enceintes métalliques.
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d) Tomographie
Très utilisée dans le domaine médical, la tomographie est une technique d’imagerie
qui permet de reconstruire le volume 3D d’un objet à partir d’une succession de
coupes en 2D (réalisées grâce aux platines de rotation et de translation).
Basée sur le principe de la radiographie (même source de rayonnement X ou γ),
cette méthode permet de mesurer des densités ou des dimensions, de rechercher des
anomalies à l’intérieur des objets.

e) Jauges
Le principe des jauges est basé sur la loi de l’atténuation des rayonnements (loi de
Beer-Lambert). On distingue :
- jauges de niveau : elles indiquent la présence ou l’absence de matériau sur
le trajet horizontal du faisceau (source et détecteur placé de part et d’autre
du matériau). Les sources utilisées sont des émetteurs bêta ou gamma selon
l’épaisseur et la densité du matériau à mesurer. Elles sont utilisées pour le
contrôle des réservoirs de liquides, des silos (sable, grains, ciment, etc.)
- jauges d’épaisseur : si le matériau est de densité constante, l’intensité du
signal reçu par le détecteur sera fonction de l’épaisseur de celui-ci. Elles
sont utilisées pour la mesure en continu de produits en feuilles : papiers,
tissus ou caoutchouc par exemple.

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