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4828 These Maud 20131108 V01.02

Cette thèse évalue le comportement des parents et des pharmaciens concernant le traitement de la fièvre chez l'enfant, en comparant l'efficacité du paracétamol et de l'ibuprofène. Elle inclut des études quantitatives et qualitatives pour analyser les connaissances et les pratiques des deux groupes. Les résultats visent à améliorer la prise en charge de la fièvre et à réduire l'anxiété parentale liée à ce symptôme fréquent.

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Cette thèse évalue le comportement des parents et des pharmaciens concernant le traitement de la fièvre chez l'enfant, en comparant l'efficacité du paracétamol et de l'ibuprofène. Elle inclut des études quantitatives et qualitatives pour analyser les connaissances et les pratiques des deux groupes. Les résultats visent à améliorer la prise en charge de la fièvre et à réduire l'anxiété parentale liée à ce symptôme fréquent.

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UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT - PARIS 7

FACULTÉ DE MÉDECINE

Année 2014 n° __________

THÈSE
POUR LE DIPLÔME D’ÉTAT
DE
DOCTEUR EN MÉDECINE

PAR

NOM : D’olivo Prénoms : Maud-Marjorie, Capucine

Date et Lieu de naissance : 13/08/1983 à Ermont

Présentée et soutenue publiquement le : 18 novembre 2014

Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des


parents et des pharmaciens centrée sur le traitement
paracétamol versus ibuprofène

Président de thèse : Professeur MERCIER Jean-Christophe


Directeur de thèse : Docteur AUBIN-AUGER Isabelle

DES de médecine générale


UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT - PARIS 7
FACULTÉ DE MÉDECINE

Année 2014 n° __________

THÈSE
POUR LE DIPLÔME D’ÉTAT
DE
DOCTEUR EN MÉDECINE

PAR

NOM : D’olivo Prénoms : Maud-Marjorie, Capucine

Date et Lieu de naissance : 13/08/1983 à Ermont

Présentée et soutenue publiquement le : 18 novembre 2014

Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des


parents et des pharmaciens centrée sur le traitement
paracétamol versus ibuprofène

Président de thèse : Professeur MERCIER Jean-Christophe


Directeur de thèse : Docteur AUBIN-AUGER Isabelle

DES de médecine générale


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Remerciements 2
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Remerciements
A Florent, mon amour, d’être toujours à mes cotés pour traverser ces étapes de ma vie.

A Méline, mon bébé d’amour qui illumine ma vie.

A toi, petit Quentin qui m’aura tenu compagnie pendant toute cette phase de rédaction bien
au chaud dans mon bidon.

A mes parents et surtout ma maman pour son soutien et son réconfort pendant toutes ces
années d’études.

A Benji, mon petit frère, maintenant devenu un super papa.

A mes grands parents pour leurs encouragements.

A mon tonton, pour m’avoir donné envie de faire médecine.

A ma belle famille et surtout Michèle pour ces longues heures de discussion « médecine ».

A toi, Clémence, pour tous ces délires passés à réviser ensemble notre internat.

A vous les filles, Florence et Chloé, mes copines.

A toi, Juju, pour notre amitié et ta participation.

A toi, Laetitia, pour cette belle rencontre et ton aide précieuse sur ce projet.

Au Dr Isabelle Aubin-Auger, ma directrice de thèse, mais aussi un modèle pour moi de


femme médecin généraliste.

Aux médecins et amis qui ont participé à notre travail.

Au président du jury, Pr Mercier, et aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à
notre travail.

Remerciements 3
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Liste des abréviations


- ANSM : (Anciennement AFSSAPS) Agence Nationale de Sécurité du Médicament

et des produits de santé

- AFSSAPS : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé

Liste des abréviations 4


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Table des matières


REMERCIEMENTS ........................................................................................................... 3

LISTE DES ABREVIATIONS ........................................................................................... 4

TABLE DES MATIERES .................................................................................................. 5

INTRODUCTION ............................................................................................................. 10

METHODE ........................................................................................................................ 14

1 ETUDE QUANTITATIVE ................................................................................................ 14

2 ETUDE QUALITATIVE .................................................................................................. 15

3 RECHERCHE DOCUMENTAIRE ...................................................................................... 17

RESULTATS ..................................................................................................................... 18

1 ANALYSE DES RESULTATS DE L’ETUDE QUANTITATIVE (ANNEXE 1) ........................... 18

1.1 Descriptif des cabinets sollicités ......................................................................... 18

1.2 Données sociodémographiques ........................................................................... 19

1.3 Données concernant l’enfant .............................................................................. 19

1.4 Connaissance des parents en matière de fièvre .................................................. 20

1.5 Démarche thérapeutique des parents en cas de fièvre chez leur enfant ............. 22

1.6 Connaissance des parents ciblée sur les 2 molécules de notre étude :

paracétamol et ibuprofène ................................................................................................ 23

Table des matières 5


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

2 ANALYSE DES RESULTATS DE L’ETUDE QUALITATIVE (INTERVIEWS DES PHARMACIENS

ET PREPARATEURS EN PHARMACIE)........................................................................................ 33

2.1 Données sociodémographiques concernant les interviewés ............................... 33

2.2 Résultats des interviews (Annexe 8) .................................................................... 35

3 CONCORDANCES ET DISCORDANCES ENTRE LES PARENTS ET LES PHARMACIENS ........ 44

3.1 Concordances ...................................................................................................... 44

3.2 Discordances ....................................................................................................... 44

DISCUSSION ..................................................................................................................... 45

4 PRISE EN CHARGE DE LA FIEVRE PAR LES PARENTS ..................................................... 45

4.1 Mesure de la température ................................................................................... 45

4.2 Définition de la fièvre.......................................................................................... 46

4.3 Température conduisant à débuter le traitement ................................................ 46

4.4 Usage des antipyrétiques .................................................................................... 46

4.5 Délai entre chaque prise d’antipyrétique ........................................................... 48

4.6 Provenance de l’information sur la fièvre .......................................................... 49

4.7 Objectif du traitement de la fièvre et attitude thérapeutique .............................. 49

4.8 Inquiétude parentale suscitée par la fièvre ......................................................... 52

4.9 Connaissances des parents sur les effets indésirables du paracétamol et de

l’ibuprofène ....................................................................................................................... 55

Table des matières 6


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

5 PRISE EN CHARGE DE LA FIEVRE PAR LES PHARMACIENS ET PREPARATEURS EN

PHARMACIE ............................................................................................................................ 56

5.1 Age de l’enfant .................................................................................................... 56

5.2 Inquiétude suscitée par la fièvre chez les pharmaciens ...................................... 57

5.3 Usage des antipyrétiques .................................................................................... 59

5.4 Mesures physiques .............................................................................................. 60

6 POINTS FORTS DE L’ETUDE .......................................................................................... 61

6.1 Etude mixte quantitative et qualitative ................................................................ 61

6.2 Deux populations étudiées : les parents et les pharmaciens............................... 62

7 LIMITES ET BIAIS DE L’ETUDE ..................................................................................... 63

7.1 Biais de sélection................................................................................................. 63

7.2 Biais d’influence.................................................................................................. 64

7.3 Biais d’analyses des données .............................................................................. 65

8 SYNTHESE................................................................................................................... 65

8.1 Points positifs ...................................................................................................... 65

8.2 Points négatifs ..................................................................................................... 66

9 PROPOSITIONS POUR L’AVENIR ................................................................................... 67

9.1 Rôle essentiel du médecin généraliste et du pédiatre ......................................... 67

Table des matières 7


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

9.2 Uniformiser l’information ................................................................................... 70

9.3 Projet de plaquette informative ........................................................................... 73

TABLE DES ILLUSTRATIONS ..................................................................................... 75

CONCLUSION .................................................................................................................. 76

ANNEXES .......................................................................................................................... 79

ANNEXE 1. QUESTIONNAIRE DESTINE AUX PARENTS ....................................................... 80

ANNEXE 2. TABLEAU REGROUPANT LES EFFETS INDESIRABLES DU PARACETAMOL......... 84

ANNEXE 3. TABLEAU REGROUPANT LES EFFETS INDESIRABLES DE L’IBUPROFENE .......... 86

ANNEXE 4. TABLEAU REGROUPANT LES AVANTAGES DU PARACETAMOL ........................ 89

ANNEXE 5. TABLEAU REGROUPANT LES INCONVENIENTS DU PARACETAMOL ................. 96

ANNEXE 6. TABLEAU REGROUPANT LES AVANTAGES DE L’IBUPROFENE ....................... 100

ANNEXE 7. TABLEAU REGROUPANT LES INCONVENIENTS DE L’IBUPROFENE ................. 107

ANNEXE 8. TABLEAU CORRESPONDANT AU CODAGE DES QUESTIONNAIRES DES

PHARMACIENS ET PREPARATEURS EN PHARMACIE ............................................................... 111

ANNEXE 9. ECHELLE EVENDOL ................................................................................. 126

ANNEXE 10. FICHE FIEVRE DU CARNET DE SANTE ......................................................... 127

ANNEXE 11. FICHE – CONSEIL DE COURLYGONES ......................................................... 128

ANNEXE 12. AFFICHE POUR LA CAMPAGNE DE COURLYGONES ..................................... 130

Table des matières 8


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

ANNEXE 13. YALE OBSERVATION SCALE (YOS) .......................................................... 131

ANNEXE 14. PLAQUETTE INFORMATIVE SUR LA FIEVRE POUR LES PARENTS ET LES

PHARMACIENS 133

BIBLIOGRAPHIE .......................................................................................................... 134

Table des matières 9


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Introduction
La fièvre est un symptôme extrêmement fréquent chez l’enfant. (1)Avant tout, nous allons

faire un petit rappel sur la définition de la fièvre. La fièvre est définie par l’élévation de la

température centrale au dessus de 38°,en l’absence d’activité physique intense, chez un enfant

normalement couvert, à température ambiante. Première cause de consultation aux urgences

pédiatriques, elle représente également un motif de consultation très courant en médecine

générale (1er symptôme chez les 2-9 ans et 2ème position chez les moins de 1 an d’après

l’observatoire de médecine générale en 2005). La fièvre accompagne le plus souvent des

maladies infectieuses virales bénignes et banales spontanément résolutives à cet âge. (2, 3) Sa

principale conséquence est l’inconfort ce qui ne représente aucun danger pour l’enfant.

(2)Pourtant, ce symptôme tend à saturer les structures de soins pédiatriques ambulatoires.

(4,5) En effet, une angoisse parentale liée aux rares causes graves (infections bactériennes

sévères) dont la fièvre peut être le premier symptôme et les complications spécifiques de

celle-ci (convulsions) entretiennent une phobie de ce symptôme (2) et une pression sur les

médecins (6).

Toute la difficulté est donc d’amener les parents à un niveau de connaissances leur

permettant de gérer au mieux la fièvre de l’enfant ; tout en sachant à quel moment le recours

au médecin est nécessaire et diminuer ainsi leur anxiété, facteur déterminant de leur conduite

(7).

Pour améliorer la prise en charge symptomatique de la fièvre de l’enfant, l’Afssaps a mis

en ligne sur son site internet en janvier 2005 des recommandations pour les professionnels de

santé (8) ainsi qu’un document « questions-réponses » pour le grand public (9), ou sont

notamment précisées les mesures physiques et la stratégie médicamenteuse à mettre en œuvre.

Les mesures physiques recommandées sont les suivantes :

Introduction 10
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

• découvrir l’enfant sans excès

• hydrater l’enfant

• ne pas trop chauffer la chambre.

Actuellement, il existe 4 traitements médicamenteux antipyrétiques qui ont l’AMM en

France : l’acide acétylsalicylique, le paracétamol, l’ibuprofène et le ketoprofène.

L’acide acétylsalicylique, extrait d’écorce de saule, très largement utilisé depuis le début

du vingtième siècle, a été à ce jour relégué au 3ème rang dans cette indication suite au risque

hypothétique de survenue du syndrome de Reye (associant une encéphalopathie et une

hépatite aigue, le plus souvent à la suite d’une infection virale). (10)

L’ibuprofène et le kétoprofène possèdent comme l’acide acétylsalicylique une activité anti-

inflammatoire liée à une inhibition de la synthèse des prostaglandines. Nous n’étudierons pas

le kétoprofène car il n’est pas disponible sans prescription médicale et qu’il n’est

pratiquement pas prescrit en France.

L’ibuprofène est très efficace sur la fièvre de l’enfant. Sous forme de suspension buvable,

la concentration sérique maximale est atteinte 90 minutes environ après administration par

voie orale.

La posologie actuellement recommandée par l’Afssaps est de 20 à 30 mg/kg/jour en 3 ou 4

prises, à partir de 3 mois.

Les principaux effets secondaires sont sa néphrotoxicité (11), exceptionnelle mais qui a

conduit à éviter son usage en cas de diarrhée ou d’autre situation à risque de déshydratation,

sa gastrotoxicité (12) et le risque de surinfections bactériennes graves au cours de la varicelle.

(13)

Introduction 11
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Le paracétamol a des effets antipyrétiques et antalgiques. Il allie efficacité et innocuité aux

doses recommandées par l’ Afssaps : 60mg/kg/jour en 4 ou 6 prises sans dépasser

80mg/kg/jour.

Sa concentration plasmatique maximale est atteinte 30 à 60 minutes après l’ingestion.

L ‘effet antipyrétique est un peu moins rapide qu’avec l’ibuprofène. (14,15)

Les principaux effets secondaires sont sa toxicité hépatique atteinte pour une dose

supérieure à 150mg/kg chez l’enfant. Les principales causes de surdosage sont liées aux

multiplications des prises, aux erreurs d’administration ou encore à l’administration

concomitante de plusieurs molécules contenant du paracétamol.

Des cas exceptionnels de thrombopénie ont été signalés.

Pour la suite de l’étude, nous mettrons de coté l’acide acétylsalicylique, sa prescription

étant devenue rare dans l’indication de la fièvre chez l’enfant.

J’ai constaté au cours de mon internat (stage de niveau 1, urgences pédiatriques, SASPAS)

et encore aujourd’hui en tant que médecin généraliste remplaçante, que les parents qui

consultaient pour leur enfant fébrile, avaient déjà, dans la majorité des cas, donné un

traitement médicamenteux : « paracétamol seul », « ibuprofène seul » ou « alternance

ibuprofène/paracétamol ».

Il existe des données scientifiques validées, notamment celles de l’ANSM (anciennement

l’Afssaps au moment de la rédaction des recommandations) et de la Société Française de

Pédiatrie concernant la prise en charge de la fièvre de l’enfant : prescription d’un seul

antipyrétique, à dose efficace, avec pour objectif principal le confort de l’enfant et avec le

moins d’effets indésirables ce qui place le paracétamol en première intention.

Introduction 12
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

L’objectif principal de notre étude est d’étudier le comportement des parents envers leur

enfant fébrile concernant le traitement : paracétamol versus ibuprofène et celui des

pharmaciens et préparateurs en pharmacie lors de la présentation en officine pour un enfant

fébrile avec comme référentiels les recommandations de l’ANSM de 2005 et celles de la

Société Française de Pédiatrie de 2004.

Les objectifs secondaires sont de comprendre comment les parents se procurent le

paracétamol et l’ibuprofène actuellement en vente libre en pharmacie, de savoir si ils

demandent conseil auprès de leur pharmacien, si ils connaissent les effets indésirables de ces

deux molécules, et de connaître leur ressenti sur l’efficacité de ces deux médicaments sur la

baisse de la température et le confort de l’enfant.

Introduction 13
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Méthode
Il s’agit d’une étude mixte quantitative et qualitative.

1 Etude quantitative

L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances des parents en matière de fièvre

chez leur enfant et d’étudier leur comportement en ce qui concerne le traitement ; centré sur

les deux molécules les plus utilisées : paracétamol versus ibuprofène.

Pour cette partie, les parents devaient remplir un questionnaire fait en majorité de

questions fermées et de quelques questions ouvertes. Nous avons choisi un questionnaire

plutôt quantitatif car il existait déjà beaucoup de données dans la littérature. Le questionnaire

a été construit en autre à partir du document « questions/réponse » concernant les traitements

de la fièvre diffusé par l’ANSM en janvier 2005 et de la lecture d’autres thèses sur un sujet

concordant. Des données sociodémographiques ont été recueillies sur le parent accompagnant

(tranche d’âge, nombre d’enfants à charge), l’enfant (poids, mode habituel de suivi). Le

questionnaire portait également sur les connaissances des parents en matière de fièvre (seuil

de la fièvre et seuil d’administration d’un antipyrétique, méthode de mesure de la

température), et sur leur démarche thérapeutique en cas de fièvre chez leur enfant (traitements

médicamenteux mis en œuvre, mode de découverte et de procuration du médicament). Les

dernières questions visaient à appréhender les connaissances parentales ciblées sur les 2

molécules de notre étude : paracétamol et ibuprofène (effets indésirables, les avantages et

inconvénients de chacun des 2 médicaments, leur efficacité sur la baisse de la fièvre et le

confort de l’enfant).

Un critère de limite d’âge a été fixé arbitrairement à 10 ans.

Méthode 14
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Les questionnaires ont été distribués dans des cabinets de médecine générale, par d’autres

collègues et par moi même. Ils ont été remplis, soit lors de la consultation pendant que le

médecin préparait son ordonnance, soit dans la salle d’attente afin de ne pas surcharger la

consultation et d’éviter de prendre du retard.

Ils ont été distribués dans des cabinets de médecine générale du 95, département du Val

d’Oise car c’est mon lieu d’activité professionnelle et de résidence.

Afin d’élargir mon champ de vision, j’ai sollicité le centre de PMI d’Ermont et Eaubonne,

en particulier le Dr Sylvie Lefebvre après accord du médecin responsable de la PMI du Val

d’Oise, le Dr Florence Fortier.

Les questionnaires ont été distribués sur une période allant de mi novembre 2013 à mi juin

2014. En effet, ils ont été distribués essentiellement par moi même au cours de mes

remplacements (d’abord un jour et demi par semaine puis deux jours et demi), de manière la

plus systématique possible (non distribués en cas de retard de ma part ou compréhension

insuffisante de mon interlocuteur par exemple) aux parents accompagnés d’un enfant quelque

soit le motif de consultation.

Nous avons analysé les réponses aux questions fermées grâce à un tableau Excel et réalisé

un codage thématique pour les réponses aux questions ouvertes.

2 Etude qualitative

Cette deuxième étude servait à évaluer les conseils donnés par le pharmacien et le

préparateur en pharmacie lorsqu’un parent se rendait en officine pour son enfant fébrile.

Cette étude était qualitative car plutôt exploratoire.

Méthode 15
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

En effet, les deux molécules paracétamol et ibuprofène sont actuellement en vente libre en

pharmacie et de ce fait, échappent à la prescription médicale.

On a donc voulu s’intéresser à cet autre intervenant dans la prise en charge de la fièvre qui

n’est autre que le pharmacien et/ou le préparateur en pharmacie.

Cette partie consistait à interroger à l’oral des pharmaciens et préparateurs en pharmacie

sous forme de questions ouvertes, enregistrées au dictaphone. L’objectif était qu’ils nous

fassent part de leur dernière expérience où un parent est venu à la pharmacie leur demander

un traitement pour leur enfant fébrile et à partir de là de savoir les conseils qu’ils donnaient, le

traitement proposé ou non en première intention, s’ils recherchaient des symptômes associés à

la fièvre ou s’ils proposaient d’emblée une consultation médicale.

Il s’agissait donc d’une étude qualitative avec des entretiens semi dirigés.

Chacun a été interrogé séparément et à tour de rôle au sein de l’officine.

Les pharmaciens et préparateurs en pharmacie se sont volontiers prêtés au jeu et ont

participé avec enthousiasme à l’étude.

Les pharmacies interrogées étaient toutes localisées dans le Val d’Oise pour rester

cohérente avec mon lieu d’étude et ont été choisies au hasard dans différentes villes.

Ils ont été interrogés sur leur lieu de travail plutôt en semaine en veillant à ne pas déranger

la clientèle.

Dans chaque pharmacie, j’ai interrogé un pharmacien et un préparateur en pharmacie sauf

dans une seule ou deux pharmaciens ont été interrogés.

Nous avons recherché une diversité afin d’obtenir un échantillonnage fonction du sexe, de

l’âge et des années d’expérience professionnelle.

Méthode 16
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Les interviews ont été retranscrites manuellement puis nous avons réalisé un codage direct

puis une analyse thématique.

Les interviews ont eu lieu entre avril et juillet 2014.

3 Recherche documentaire

Nous avons parcouru le site de ANSM, anciennement appelé Afssaps, de la Société

Française de Pédiatrie, de l’Agence du médicament.

Les moteurs de recherche utilisés ont été pubmed et sudoc. Les mots clés ont été : fever,

children, parents, knowledge, treatment, paracetamol, ibuprofen. La recherche s’est effectuée

entre les années 90 à nos jours.

Nous avons également utilisé plusieurs revues médicales scientifiques pour cette thèse : la

Revue du Praticien, Exercer, les Archives de Pédiatrie, la revue Prescrire, le journal américain

Pediatrics.

Le carnet de santé, destiné aux parents, nous a également servi de support documentaire.

Méthode 17
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Résultats
1 Analyse des résultats de l’étude quantitative (Annexe 1)

Au total, 209 questionnaires ont été recueillis.

1.1 Descriptif des cabinets sollicités

Les questionnaires ont été distribués essentiellement dans des cabinets de groupe de

médecins généralistes :

- le cabinet de médecins généralistes regroupant le Dr Baux Michel (que je remplaçais

un à deux jours et demi par semaine), le Dr Baux Nicolas et le Dr Petit Stéphanie (avec

DU en maternité) situé à Deuil la Barre, dans un quartier populaire ou ont été

distribués 60 questionnaires.

- le cabinet de médecins généralistes regroupant le Dr Leloup Catherine, le Dr Joubert

Marie Caroline (ancien médecin en crèche) et le Dr Nugues Sophie (médecin en

crèche également), situé dans un quartier résidentiel d’Ermont où ont été distribués 50

questionnaires.

- le cabinet de groupe sur Ermont, dans le centre ville, où j’ai distribué pendant mes

remplacements en période de vacances scolaires 30 questionnaires.

- Le cabinet médical également situé dans le centre ville d’Ermont où le Dr Colas

Bernard a distribué 50 questionnaires.

Les 19 questionnaires restants ont été remplis par les parents venant consulter le Dr

Lefebvre Sylvie, médecin de la PMI d’Ermont.

Résultats 18
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

1.2 Données sociodémographiques

Les parents âgés de 26 à 40 ans représentent une grande majorité (82%) dont 39% avaient

entre 31 et 35 ans. Ils avaient entre 1 à 2 enfants à charge (respectivement 40 et 41%).

Age des parents

plus de 40 ans

de 36 à 40 ans

de 31 à 35 ans

de 26 à 30 ans

de 21 à 25 ans

moins de 20 ans

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90

Figure 1 : Age des parents

1.3 Données concernant l’enfant

63% des enfants sont suivis de manière régulière par un médecin généraliste contre 28%

par un pédiatre ou encore 9% par la PMI.

Résultats 19
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Suivi médical habituel


0%

9%
PMI

28% Pédiatre
Généraliste
63%
Urgences

Figure 2 : Suivi médical habituef

Le poids de l’enfant est très bien connu par le parent interrogé dans plus de la moitié des

cas (62%).

1.4 Connaissance des parents en matière de fièvre

La mesure de la température a été réalisée conformément aux recommandations de

l’ANSM dans 87% des cas : prise de température rectale (49%), auriculaire (9%), axillaire

(13%), thermo flash (15%).

thermo-flash

thermomètre oreille

thermomètre aisselle

thermomètre anus

main sur le front

0 20 40 60 80 100 120 140

Figure 3 : Mesures de la température

Résultats 20
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Les parents définissaient le seuil de la fièvre à 38°C, comme dans les recommandations de

l’ANSM dans 58% des cas.

Définition seuil de la fièvre


0%

6%
12% 37,5°C
24%
37,8°C
38°C
38,5°C

58% 39°C

Figure 4 : Définition seuil de la fièvre

Le seuil de 38,5°C définit par l’ANSM pour débuter un traitement médicamenteux était

cité dans 38% des cas, un seuil inférieur étant cité dans 58% des cas.

Seuil de la fièvre induisant un traitement


médicamenteux
0%
4%

9% 37,5°C

39% 37,8°C
38°C
38,5°C
48%
39°C

Figure 5 : Seuil de fièvre induisant un traitement médicamenteux

Résultats 21
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

1.5 Démarche thérapeutique des parents en cas de fièvre chez leur

enfant

100% des parents donnaient le paracétamol à leur enfant fébrile en première intention (1

seul parent administrait de l’ibuprofène comme premier traitement médicamenteux) et 40%

d’entre eux alternaient avec l’ibuprofène.

L ‘intervalle entre 2 prises médicamenteuses de paracétamol était respecté dans 56% des

cas (intervalle de 6 heures entre les prises).

Dans la moitié des cas, les parents respectaient l’ordonnance faite par le professionnel de

santé (pédiatre/médecin généraliste) contre 46% qui avaient déjà à la maison l’un ou l’autre

des médicaments.

Mode d'obtention des médicaments


4%0%
J'en avais déjà à la
maison

46% sur prescription


(ordonnance de mon
pédiatre/médecin
50% généraliste)
en vente libre à la
pharmacie

Figure 6 : Mode d'obtention des médicaments

Ils ont connu le paracétamol et l’ibuprofène suite à une prescription médicale pour une très

grande majorité (88% des cas), les 12% restant étaient surtout informés par l’entourage,

internet ou la presse.

Résultats 22
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Mode de connaissance des médicaments


3%

9%

suite à une prescription


conseils de l'entourage
autre (presse, internet…)
88%

Figure 7 : Mode de connaissance des médicaments

Ces deux médicaments, paracétamol et ibuprofène, sont actuellement en vente libre en

officine et plus d’un parent sur 2 (60%) profitait de cette disponibilité occasionnellement.

Seulement 4% des parents interrogés disaient se procurer ces médicaments en vente libre à la

pharmacie.)

1.6 Connaissance des parents ciblée sur les 2 molécules de notre

étude : paracétamol et ibuprofène

1.6.1 Effets indésirables du paracétamol

Le paracétamol était le médicament consommé dans 100% des cas en première intention et

14% des parents connaissaient ses effets indésirables dont 3% pensaient qu’il n’y en avait

aucun.

Pour les autres, les effets indésirables étaient par ordre décroissant (cf 0) :

- l’hépatotoxicité liée au non respect des doses quotidiennes de paracétamol

« problème hépatique à forte dose et si mal utilisé », « intoxication hépatique »

- les allergies, le plus souvent cutanées « risque allergique, réactions cutanées

allergiques, plaques, œdème de Quincke »

Résultats 23
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

- les troubles digestifs « vomissements », « diarrhée », « troubles digestifs »

Des parents ont évoqués, respectivement à une seule reprise, des risques de somnolence, de

sueurs et de toxicité rénale.

1.6.2 Effets indésirables de l’ibuprofène

L’ibuprofène était quand même donné à l’enfant dans 40% des cas en deuxième intention

et 78% des parents n’en connaissaient pas les effets indésirables.

Les effets indésirables qui ont été cités de nombreuses fois étaient par ordre décroissant :

(cf Annexe 3)

- toxicité gastrique « ulcère gastrique », « douleur d’estomac », « gastralgies »,

« gastrite », « risque d’ulcère »

- les allergies « risque d’allergie », « allergie »

- la varicelle « danger avec la varicelle », « contre indiqué en cas de varicelle », « ne

pas donner si varicelle »

- les troubles digestifs « diarrhée, vomissement », « maux de ventre », « problèmes

intestinaux »

- les infections « risque infectieux », « peut augmenter les infections »

- toxicité rénale « insuffisance rénale », « mauvais pour les reins »

- les interactions médicamenteuses « attention association avec Aspégic »

Certains parents estimaient que l’ibuprofène pouvait être responsable de convulsions,

somnolence ou encore bouffées de chaleur (cité de manière exceptionnelle).

Résultats 24
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

1.6.3 Médicament agissant le plus rapidement sur la température et sur le

confort de l’enfant

Le paracétamol était considéré par les parents comme le médicament qui agissait le plus

rapidement pour faire baisser la température de leur enfant et comme le plus efficace sur le

confort de l’enfant (jeu, appétit conservé, sourire, sommeil correct) respectivement dans 77%

et 81 % des cas.

Par rapport à ces chiffres plaçant le paracétamol comme le traitement médicamenteux de

choix par les autorités sanitaires et par les parents, nous allons analyser leurs réponses aux

questions ouvertes concernant les avantages et les inconvénients du paracétamol et de

l’ibuprofène.

1.6.4 Avantages du paracétamol

Les deux principaux avantages du paracétamol (cf Annexe 4) cités par une très grande

majorité de parents étaient ses capacités antipyrétique et antalgique « efficace pour faire

baisser la fièvre », « agit bien contre la fièvre », « antipyrétique », « efficace pour calmer les

douleurs », « calme bien la douleur », « antalgique efficace ».

Toutefois, certains parents ont précisé à plusieurs reprises que l’effet antipyrétique était

variable en fonction du degré de la température, et que le paracétamol était surtout efficace

sur « les petites fièvres », « bien pour les petites fièvres en dessous de 38,5° », « très efficace

pour les petites fièvres ».

De même, quelques parents ont souligné que la douleur devait être faible à modérée pour

que le paracétamol puisse agir « pour les petites douleurs », « s’adapte bien aux petits

bobos », « bien pour les douleurs dentaires chez les bébés ».

Résultats 25
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Comparativement, d’autres estimaient que le paracétamol était suffisant dans la majorité

des situations fébriles de l’enfant « suffisamment efficace dans la plupart des cas », « cela a

toujours suffi jusqu’à présent ».

Souvent, les parents trouvaient que le paracétamol agissait rapidement sur la baisse de la

température et pour calmer la douleur de leur enfant « se sent rapidement mieux », « action

rapide », « environ 30 minutes », « baisse rapide de la fièvre ».

Par contre, très peu de parents ont insisté sur le coté bénéfique du paracétamol concernant

son action sur le confort de l’enfant « améliore le confort de l’enfant », « redonne de l’énergie

et meilleur appétit ».

Sa très bonne tolérance et son peu d’effets indésirables ont été rapportés par un grand

nombre de parents ce qui contribue probablement à sa place de choix de premier médicament

prescrit. « peu d’effets secondaires », « peu de risque », « très bonne tolérance », « moins

nocif que ibuprofène », « pas de danger si respect des doses et intervalle entre les prises ».

Quelques parents ont même précisé qu’il pouvait être donné à tous les enfants quelque soit

leur âge « adapté à tous les âges », « peut être donné à un jeune enfant ».

Les autres avantages du paracétamol concernaient son conditionnement :

- sa facilité de prise nommée très souvent « simple d’utilisation », « facile à

donner », « facile d’utilisation »

- son acceptation par l’enfant du fait de son bon gout a également été cité à de

nombreuses reprises « bon gout », « gout fraise pour les enfants », « bien accepté

par l’enfant »

- sa diversité de présentation a été appréciée par plusieurs parents « choix : sirop ou

suppo », « bien car disponible en sirop ou suppo », « pratique car existe en sirop,

suppo ou sachet ».

Résultats 26
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

De rares parents ont souligné sa disponibilité en vente libre en officine « possibilité de

l’avoir sans ordonnance ».

Une minorité ne s‘est pas prononcé sur la question.

Index des avantages du paracétamol

Baisse la fièvre .................................................................................................................... 89

Efficacité fonction de la température .................................................................................. 90

Calme la douleur.................................................................................................................. 90

rapide ................................................................................................................................... 92

facile .................................................................................................................................... 92

Peu ou pas de risques ........................................................................................................... 93

Bon gout .............................................................................................................................. 94

Tous les âges........................................................................................................................ 94

Suffisant dans la majorité des cas ........................................................................................ 94

Douleur faible à modérée .................................................................................................... 95

Sirop ou suppositoire ........................................................................................................... 95

Confort de l’enfant .............................................................................................................. 95

Vente libre ........................................................................................................................... 95

Je ne sais pas ........................................................................................................................ 95

Résultats 27
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

1.6.5 Inconvénients du paracétamol

Concernant les inconvénients du paracétamol (cf Annexe 5), celui qui revient chez

beaucoup de parents était un intervalle long entre deux prises médicamenteuses quand la

fièvre ne baissait pas « intervalle long, 6 heures entre les prises », « intervalle long entre 2

prises quand la fièvre ne baisse pas », « intervalle long entre 2 prises quand forte fièvre et que

ça ne baisse pas », « intervalle long entre les prises, souvent efficace pendant 4 heures ».

Du coup, plusieurs parents ont précisé que pour eux le paracétamol était inefficace sur les

fortes fièvres « pas assez fort pour les grosses fièvres », « insuffisant quand forte fièvre »,

« peu efficace sur fortes fièvres » et quelques uns trouvaient que le délai d’action du

paracétamol était trop long quand la fièvre était élevée initialement « ne fait pas descendre

rapidement la température », « la fièvre met du temps à baisser quand elle est élevée au

départ ».

A contrario, un parent estimait que le paracétamol pouvait faire baisser trop rapidement la

température et de ce fait être responsable de convulsion.

Parallèlement à son activité antipyrétique, son activité antalgique était considérée comme

limitée concernant les douleurs intenses par quelques parents « pas assez fort pour les grosses

douleurs », « pas toujours efficace sur la douleur comme les otites par exemple ou la grippe ».

Parmi les inconvénients du paracétamol, quelques parents ont reparlé de ses effets

indésirables en autre sa toxicité hépatique si non respect des doses et ses troubles digestifs.

Certains ont évoqué le risque d’accoutumance « le corps peut vite s’y habituer », « moins

efficace au fur et à mesure des prises » et de dépendance « addiction ».

Résultats 28
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Alors que pour plusieurs parents, son gout était un avantage, pour une petite quantité de

parents, cela en fait un produit trop sucré « trop sucré en sirop », « bonbon ».

Peu de parents considéraient le paracétamol comme un médicament sans aucun

inconvénient alors que d’autres n’avaient pas d’avis sur la question.

Index des inconvénients du paracétamol

Intervalle long entre 2 prises ............................................................................................... 96

Manque d’efficacité sur les fortes fièvres ........................................................................... 97

Manque d’efficacité sur la douleur intense ......................................................................... 98

Délai d’action trop long ....................................................................................................... 98

Gout ..................................................................................................................................... 98

Aucun .................................................................................................................................. 98

Hépatotoxicité...................................................................................................................... 98

Accoutumance ..................................................................................................................... 99

Effets indésirables (somnolence, diarrhée).......................................................................... 99

Dépendance ......................................................................................................................... 99

Je ne sais pas ........................................................................................................................ 99

Action trop rapide ................................................................................................................ 99

Résultats 29
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

1.6.6 Avantages de l’ibuprofène

L ‘ avantage majeur de l’ibuprofène (cf Annexe 6) pour une très grande majorité des

parents utilisant ce médicament était de pouvoir alterner avec le paracétamol sans attendre le

délai de 6 heures quand la température ne baissait pas « permet d’alterner avec le doliprane

quand la fièvre ne baisse pas », « complémentaire si fièvre a du mal à diminuer »,

« l’avantage pour moi, c’est de pouvoir en cas de très forte fièvre, d’intercaler une dose

d’ibuprofène et non pas attendre 6 heures pour redonner du paracétamol », « permet d’alterner

avec le doliprane si forte fièvre », « si la fièvre persiste avec le doliprane, on peut alterner

avec l’ibuprofène ».

Les parents soulignaient aussi de manière unanime qu’il agissait plus rapidement pour faire

baisser la fièvre quand elle était élevée au départ « action rapide sur les fortes fièvres », « fait

baisser plus vite les fortes fièvres », « diminution plus rapide de la température que

paracétamol », « baisse plus rapide de la fièvre quand doliprane insuffisant ».

A souligner, que l’ibuprofène était toujours proposé à l’enfant en deuxième intention, après

le paracétamol « quand doliprane insuffisant », « quand le doliprane ne suffit pas », « que le

doliprane n’a pas suffit à faire baisser la température ».

Seulement quelques uns insistaient sur son effet bénéfique concernant le confort de

l’enfant « action plus rapide sur confort », « soulage rapidement ».

Deux superlatifs ont été employés à plusieurs reprises par les parents « plus fort, plus

efficace » pour décrire l’action de l’ibuprofène surtout concernant la baisse de la température

« plus efficace sur mon fils quand fièvre supérieure à 39° », « plus fort que paracétamol »,

« plus efficace sur fortes fièvres », « plus puissant ». Un troisième très peu cité, rapportait une

durée d’action plus longue « dans la durée », « plus longtemps ».

Résultats 30
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Un grand nombre de parents a noté son activité antalgique considérée comme supérieure

par rapport au paracétamol sur les fortes douleurs, entre autres ORL et dentaire, probablement

due à son activité anti inflammatoire « plus efficace sur les douleurs surtout ORL », « quand

douleur intense surtout les oreilles », « efficace contre les douleurs : otite, douleur dentaire »,

« plus efficace que le paracétamol pour les maux de dents », « action anti inflammatoire »,

« anti inflammatoire ».

Une part assez importante des parents n’utilisant pas ou très peu l’ibuprofène n’avaient pas

d’avis sur la question « je ne sais pas car je ne l’ai jamais utilisé », « utilisé très rarement »,

« très peu utilisé », « jamais administré à ma fille ».

Index des avantages de l’ibuprofène

Alternance avec le paracétamol, en deuxième intention ................................................... 100

Action rapide ..................................................................................................................... 102

Confort de l’enfant ............................................................................................................ 103

Plus fort , plus efficace ...................................................................................................... 103

Durée d’action plus longue ................................................................................................ 104

Antalgique efficace ............................................................................................................ 104

Anti inflammatoire ............................................................................................................ 105

Peu voire jamais utilisé ...................................................................................................... 105

Résultats 31
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

1.6.7 Inconvénients de l’ibuprofène

Dans l’esprit d’une grande majorité des parents, l’ibuprofène avait deux inconvénients

majeurs (cf Annexe 7) qui étaient son manque de compatibilité avec l’ensemble des maladies

fébriles chez l’enfant (en autre varicelle et angine) et ses nombreux effets indésirables

potentiellement graves, respectivement « on ne peut pas le donner dans n’importe quelle

situation », « contre indiqué dans certaines maladies fébriles : varicelle, angine », « on ne peut

pas le donner devant n’importe quelle fièvre », « risque avec certaines maladies »,

incompatible avec les infections », « peut masquer les microbes et aggraver la maladie » et

« effets secondaires parfois graves », « risque important pour l’estomac », « beaucoup d’effets

secondaires » , « trop d’effets indésirables ».

Certains parents ont également mentionné son incompatibilité avec la prise d’autres

médicaments « on ne sait pas toujours quels médicaments il ne faut pas donner avec

l’ibuprofène », « pas compatible avec d’autres médicaments comme le célestène ».

Un qualificatif est revenu à plusieurs reprises dans la bouche des parents concernant

l’ibuprofène, c’est dangereux: « nocif », « plus dangereux », « plus d’effets néfastes »,

« risque trop important », « danger ».

L’ibuprofène est considéré par quelques parents comme trop fort pour être donné à des

bébés ou pour une simple fièvre « trop fort pour un bébé », « médicament trop fort pour une

simple fièvre », « trop fort ». Il est donc relégué à la deuxième place derrière le paracétamol

du fait de ces précautions d’emploi « à utiliser en seconde intention et après diagnostic posé ».

Les parents n’utilisant pas ce médicament se sont abstenus de donner leur avis sur les

inconvénients de l’ibuprofène « je n ‘en utilise pas car ce médicament ne m’a encore jamais

été prescrit par mon médecin ».

Résultats 32
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Index des inconvénients de l’ibuprofène

Pas compatible avec toutes les maladies fébriles (en autre : varicelle, angine) ................ 107

Effets indésirables nombreux et parfois graves ................................................................. 108

Interactions médicamenteuses ........................................................................................... 109

dangereux .......................................................................................................................... 109

Fort .................................................................................................................................... 110

Je ne sais pas ...................................................................................................................... 110

Précautions d’emploi ......................................................................................................... 110

2 Analyse des résultats de l’étude qualitative (interviews

des pharmaciens et préparateurs en pharmacie)

18 interviews réalisées

2.1 Données sociodémographiques concernant les interviewés

Age (années) Sexe Pharmaciens ou Nombre

Préparateurs en d’années

pharmacie d’expérience

53 Féminin pharmacien 28

22 Féminin préparatrice en 5

pharmacie

Résultats 33
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

55 Féminin Pharmacien 34

45 Féminin préparatrice en 25

pharmacie

49 Féminin Pharmacien 24

38 Féminin préparatrice en 13

pharmacie

25 Féminin préparatrice en 4

pharmacie

41 Féminin Pharmacien 18

57 Féminin Pharmacien 36

57 Féminin préparatrice en 38

pharmacie

32 Masculin préparateur en 10

pharmacie

55 Féminin Pharmacien 27

40 Féminin préparatrice en 18

pharmacie

61 Féminin Pharmacien 40

59 Masculin Pharmacien 36

56 Féminin préparatrice en 34

pharmacie

55 Masculin Pharmacien 32

42 Masculin Pharmacien 11

Résultats 34
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Les interviewés avaient entre 22 et 61 ans, incluant 14 femmes pour 4 hommes dont 7

pharmaciens femme et 3 pharmaciens homme, 1 préparateur en pharmacie et 7 préparatrices

en pharmacie.

Parmi eux, 11 ont eu leur diplôme respectif dans les années 70-80 contre 7 dans les années

90-2000. La majorité (15 d’entre eux sur les 18 interviewés) a plus de 10 ans d’expérience

professionnelle.

L’âge médian de l’ensemble est de 51 ans (Age médian chez les femmes 51 ans, Age

médian chez les hommes : 48,5 ans).

L’âge moyen de l’ensemble est 46,8 ans (Age moyen chez les femmes : 46,7 ans, Age

moyen chez les hommes : 47 ans).

2.2 Résultats des interviews (Annexe 8)

2.2.1 Critères d’orientation pour le conseil

2.2.1.1 Age de l’enfant

La connaissance de l’enfant impliquait la connaissance de son âge et influençait les

pharmaciens interviewés pour le conseil « en règle général, on connaît les enfants, on connaît

leur âge ». En effet quand l’enfant n’était pas connu, la première question posée par la plupart

des pharmaciens et préparateurs en pharmacie était la question de l’âge « l’âge de l’enfant est

très important », « je me renseigne sur l’âge ».

Pour certains pharmaciens, un enfant en très bas âge, soit inférieur à 3 mois, était un

indicateur de consultation médicale d’emblée sans la distribution de traitement

médicamenteux « jusqu’à 3 mois, c’est le médecin en première intention sans délivrance de

médicament ». D’autres un peu plus nombreux, aussi bien pharmaciens que préparateurs en

Résultats 35
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

pharmacie repoussaient cette limite d’âge jusqu’à un an pour orienter vers le médecin

systématiquement « si moins de 1 an, je préfère orienter vers une consultation médicale »,

« souvent moins d’1 an, on laisse ça au coté médical ».

La crainte suscitée par l’âge chez un préparateur en pharmacie était peut être liée au risque

de mort subite plus fréquente chez le jeune nourrisson « c’est en dessous de cet âge (1an) que

le risque de mort subite est le plus important ».

2.2.1.2 Niveau de température de l’enfant

La deuxième question récurrente était celle concernant la température de l’enfant fébrile

« la deuxième question, c’est la température », « ça va dépendre de la fièvre aussi », « à

combien elle est ». Sa durée dans le temps « depuis combien de temps l’enfant a de la

fièvre », « on demande si la fièvre est présente depuis longtemps ou pas » ainsi que

l’existence d’un traitement médicamenteux déjà introduit « on leur demande si ils ont déjà

donné un traitement », « si il y a déjà un traitement instauré » aidaient l’ensemble des

interviewés pour conseiller au mieux le parent.

2.2.2 Critères amenant le professionnel à orienter vers un médecin

Une température au delà de 39°C était un signe de gravité pour de nombreux

pharmaciens et préparateurs en pharmacie et les amenaient à orienter l’enfant vers une

consultation médicale sans tarder « fièvre supérieure à 39° », « si fièvre atteint 39°C c’est

médecin direct », « oui si ça dépasse 39°C ». Pour d’autres, moins nombreux, ce seuil était

abaissé à 38,5°C. Pour une minorité des interviewés (autant les pharmaciens que les

préparateurs en pharmacie), l’état général de l’enfant entrait en ligne de compte et était tout

aussi important voire plus que le degré de fièvre « ça dépend aussi de l’état général de

l’enfant », « le degré de température et comment il supporte car il y a des enfants qui ont

38°C et qui continuent à jouer comme d’habitude alors que d’autres ont 38°C et sont couchés.

Résultats 36
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Pour ça, je me fie à mes petites filles, il y en a une qui va être en forme avec de la fièvre à

39°C alors que l’autre est KO pour la moindre fièvre ».

Une fièvre persistante depuis plus de 48 heures ainsi qu’une absence d’amélioration de

la fièvre de l’enfant avec le traitement médicamenteux instauré par le parent étaient deux

motifs amenant la plupart des personnes interrogées à orienter l’enfant vers une consultation

médicale « si ça ne passe pas au bout de 48 heures, il faut consulter le médecin », « si pas

d’amélioration de la température, voir le médecin », « si la fièvre dure depuis plus de 2 jours,

on adresse directement au médecin », « paracétamol pendant 2 jours et après si ça persiste de

voir le médecin ».

Le degré de température semblait inquiéter quant aux risques de convulsions fébriles le

personnel interrogé d’une pharmacie « oui, si ça dépasse 39°, on prêtera attention surtout par

rapport aux risques de convulsions », « on cherche toujours à combien est la fièvre car on

craint toujours le risque de convulsions fébriles ».

Des signes de gravité étaient également recherchés à l’interrogatoire tant chez les

pharmaciens et les préparateurs en pharmacie comme des signes de déshydratation, de

détresse respiratoire, des répercussions neurologiques, un mauvais état général , des

antécédents médicaux avec pathologie chronique sous jacente « signes de détresse

respiratoire, signes d’asthme, de bronchite », « des signes de déshydratation chez les touts

petits », « l’état général avec des répercussions neurologiques : somnolence », « si il a l’air

confus ».

Plusieurs individus considéraient le degré de fièvre 39°C et plus comme un critère de

gravité « fièvre supérieure à 39°C ».

Résultats 37
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

2.2.3 Recherche de symptômes associés

Aussi bien les pharmaciens que les préparateurs en pharmacie recherchaient l’existence de

symptômes associés à la fièvre de la sphère ORL, digestive, cutanée ou encore poussée

dentaire « je demande si il y a que la fièvre ou autre chose comme douleur au niveau des

dents, nez qui coule, toux, éruption cutanée, des douleurs autre part, tout ce qui peut être

anormal », « est ce qu’il a le nez qui coule ou des boutons ou une douleur dentaire, des

diarrhées, ou vomissements ».

L’absence de ces derniers pouvait laisser craindre une infection urinaire et donc orienter

vers une consultation médicale « si pas de symptômes associés à la fièvre, attention à

l’infection urinaire qui peut être une cause de fièvre chez l’enfant ».

2.2.4 Poids de l’enfant

La question du poids de l’enfant se révélait être indispensable pour le personnel de la

pharmacie afin de définir la dose de médicament à délivrer au parent « on s’intéresse au poids

de l’enfant pour savoir quel traitement donné et à quelle dose ».

2.2.5 Paracétamol en première intention

L’ensemble des interviewés sans exception respectait les recommandations de l’ANMS et

la Société française de Pédiatrie en prescrivant en première intention le paracétamol

« paracétamol, toujours en première intention », « notre conseil, c’est paracétamol

uniquement », « réponse : doliprane, enfin paracétamol ». Il était prescrit de préférence en

sirop car c’était la forme la plus demandée et appréciée des parents la plupart du temps mais

le suppositoire gardait une bonne seconde place surtout en cas de vomissements et chez les

touts petits « plutôt en sirop, c’est plus simple à prendre pour les enfants, le gout passe bien,

dose poids avec la pipette de doliprane », « je le propose toujours en sirop car dans 80% des

Résultats 38
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

cas, c’est ce que les parents demandent, dose poids », « il y a des parents très suppo donc ça

dépend si il y a des nausées avec, bien sur ce sera suppo », « il y a aussi les suppos, leur dire

de le mettre dans le bon sens ».

Chacun y allait de son petit conseil avisé quant à la forme buvable ou suppositoire « dans

la nuit, si il a toujours de la fièvre, c’est plus pratique de donner un petit peu d’eau, ça le fait

boire en même temps et la dose de sirop de doliprane », « plutôt suppo, c’est sur, ça va agir,

ça agit plus vite mais seulement jusqu’ à un certain âge car après les enfants n’aiment plus

trop », « j’aime mieux les suppos, de leur dire de le prendre le soir, parce qu’on met la

couche, on met un suppo , c’est plus pratique ».

Ils précisaient le nombre de prise de paracétamol quotidienne en respectant un intervalle

entre les prises allant de 4 à 6 heures « 3 à 4 fois par jour, intervalle de 6 heures entre les

prise », « 4 fois par jours », « au moins 4-5 heures entre les prises », « une prise toutes les 6

heures ».

Seuls deux préparatrices en pharmacie insistaient sur le fait qu’elles délivraient le

paracétamol seulement en dépannage car c’était un jour de garde ou le weekend et que c’était

en attendant de voir le médecin car elles n’étaient pas censées pouvoir donner un diagnostic

« je propose très rarement un traitement médicamenteux directement pour un enfant fébrile, je

dis aux parents d’aller voir le médecin car nous ne pouvons pas poser de diagnostic, Le seul

cas ou je le fais c’est quand c’est le weekend et qu’il s’agit apparemment d’une poussée

dentaire « bébé qui bave, joues rouges, température 38-38,5°, je propose du doliprane »,

« c’est vraiment en dépannage car je leur dis qu’il faudra aller voir le médecin après », « je

préfère qu’ils aillent voir le docteur car on ne sait jamais ce qui se cache derrière », « si c’est

le weekend et qu’ils ne peuvent pas voir de médecin, on conseille quand même doliprane en

priorité. Mais si ils peuvent, il vaut mieux qu’ils aillent voir le docteur car on n’est pas censé

donner un diagnostic à la pharmacie ».

Résultats 39
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

2.2.6 Ibuprofène, en second choix

L’ibuprofène était proposé par quelques pharmaciens, plutôt d’âge mur (la cinquantaine),

avec une trentaine d’années d’expérience professionnelle, toujours en seconde intention et

plutôt rarement ou si otalgie intense « à la première délivrance du doliprane, ça ne marche pas

trop, après seulement je donne l’ibuprofène mais c’est rare quand même que je donne

ibuprofène », « si la fièvre est très importante, on leur dit dans certains cas, mais c’est

vraiment très rare qu’ils peuvent alterner avec de l’ibuprofène », « si il se plaint des oreilles,

on peut donner ibuprofène ». Cette prescription d’ibuprofène était toujours accompagnée de la

recherche de contre indication à sa prescription : signes de varicelle ou pathologie infectieuse

sous jacente « je vérifie qu’il n’y a pas de varicelle car c’est contre indiqué », « si éruption de

boutons ou qu’on ne sait pas, paracétamol à cause des problèmes avec la varicelle et les

maladies virales ».

Ces deux contres indications majeures ont d’ailleurs amené les pharmaciens et

préparateurs en pharmacie à s’en méfier et à ne plus le prescrire « l’advil est déconseillé pour

certaines maladies infantiles », « pas d’ibuprofène car quand c’est un virus, il ne vaut mieux

pas », « paracétamol à cause des problèmes avec la varicelle et les maladies virales ». Il

semblerait qu’il y ait une petite confusion entre les pathologies virales et bactériennes chez les

interviewés…

2.2.7 Mesures physiques

Associée à cette prise médicamenteuse, le personnel des pharmacies avait tendance à

donner des conseils d’hygiène aux parents comme le recommande l’Afssaps en cas de fièvre

chez un enfant « hydratation, enfant qu’on découvre, température de la pièce, gant de toilette

porté sur le corps de l’enfant « , « bien hydrater l’enfant, ne pas trop le couvrir », « si bain,

max 2 degrés de moins que la température corporelle », « ne pas partager le lit de l’enfant car

Résultats 40
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

sinon ça augmente la chaleur donc si on veut rester à coté de lui, c’est sur un matelas à coté de

lui ».

Ils pensaient également à demander aux parents de contrôler la température de l’enfant

même si ce dernier dormait « on leur dit de réveiller l’enfant pour contrôler sa température »,

« réveiller l’enfant la nuit pour contrôler sa température ».

2.2.8 Fréquence de présentation en officine pour le motif « enfant fébrile »

A la question, pourriez vous évaluer la fréquence de présentation à la pharmacie pour ce

motif « enfant fébrile », les réponses ont été assez variables d’un pharmacie à une autre allant

de « rarement », en passant par « surtout le weekend et les jours de garde », à « souvent quand

même aussi bien en semaine que les weekend ». Le plus fréquent était quand même le

weekend et les jours de garde.

Certains d’entre eux le justifiaient par le fait que les parents étaient assez bien informés sur

la fièvre et que du coup, ils demandaient directement un flacon de doliprane ou alors ils

arrivaient à voir leur médecin directement et venaient à la pharmacie avec l’ordonnance de

celui ci « soit ils demandent directement un flacon de doliprane, soit ils viennent avec

l’ordonnance du médecin », « c’est rare que les parents viennent demander car déjà souvent

ils savent doliprane ».

2.2.9 Comparatif pharmaciens et préparateurs en pharmacie

Pour conclure, on peut dire que les pharmaciens et les préparateurs en pharmacie avaient

une façon similaire de prendre en charge un enfant fébrile dans notre enquête.

Deux points essentiels différaient tout de même :

Résultats 41
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

- les préparateurs en pharmacie semblaient un petit plus prudents quant à la

délivrance d’un traitement médicamenteux avant une visite médicale.

- seuls des pharmaciens proposaient en seconde intention de l’ibuprofène.

Index des interviews des pharmaciens et préparateurs en pharmacie

Connaissance du patient ou « enfant » = connaissance de l’âge ....................................... 111

Question de l’âge ............................................................................................................... 111

Age très petit inférieur à 3 mois ........................................................................................ 112

Question température......................................................................................................... 112

Durée de la fièvre .............................................................................................................. 112

Traitement en cours ........................................................................................................... 113

Antécédents de l’enfant ..................................................................................................... 113

Signes associés (rhino, toux, poussée dentaire, douleur, diarrhée, vomissement, éruption

cutanée, infection urinaire, otalgie) ........................................................................................ 113

Signes de gravité................................................................................................................ 115

Age petit inférieur à 1 an ................................................................................................... 116

Question poids ................................................................................................................... 116

Conseils d’hygiène (hydratation, bain, ne pas trop couvrir l’enfant, aérer sa chambre) ... 116

Paracétamol ....................................................................................................................... 117

Ibuprofène (prescription secondaire) ................................................................................ 117

Résultats 42
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Ibuprofène et varicelle ....................................................................................................... 118

Ibuprofène et maladies infectieuses................................................................................... 118

Paracétamol suspension buvable ....................................................................................... 118

Paracétamol suppositoire ................................................................................................... 120

Intervalle de temps entre 2 prises de paracétamol ............................................................. 120

Contrôle de la température de l’enfant .............................................................................. 121

Consultation médicale d’emblée fonction de l’âge ........................................................... 121

Consultation médicale fonction évolution de la fièvre ou secondaire à la délivrance du

médicament ............................................................................................................................ 122

Week end et jours de garde ............................................................................................... 123

Rôle du pharmacien ........................................................................................................... 124

Connaissance des parents sur la fièvre et les médicaments ............................................... 124

Crainte suscitée par l’âge : mort subite du nourrisson ...................................................... 124

Crainte suscitée par la fièvre : convulsions fébriles .......................................................... 125

Résultats 43
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

3 Concordances et discordances entre les parents et les

pharmaciens

3.1 Concordances

Les parents et les pharmaciens plaçaient le paracétamol comme médicament de choix dans

la prise en charge de la fièvre chez l'enfant.

De même, aussi bien les parents que les professionnels en officine considéraient une fièvre

élevée à 39°C ou plus comme un signe de gravité.

Ils étaient plus attachés au degré de température qu'au confort de l'enfant en cas d'épisode

fébrile de ce dernier.

La limitation de l'utilisation de l'ibuprofène était liée surtout à ses contre indications citées

des deux cotés : la varicelle et risque potentiel avec une maladie infectieuse sous jacente.

3.2 Discordances

Les parents semblaient utiliser plus fréquemment l'ibuprofène en alternance avec le

paracétamol en cas d'échec de ce dernier sur la baisse de la température alors que peu de

pharmaciens le recommandaient même en seconde intention.

Résultats 44
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Discussion
Le but de notre étude quantitative était d’évaluer le comportement des parents face à leur

enfant fébrile et leurs connaissances en matière de thérapeutique : paracétamol versus

ibuprofène et de vérifier la conformité avec les recommandations de l’ANSM et de la Société

Française de Pédiatrie.

Notre étude qualitative s’est intéressée au troisième intervenant dans la prise en charge

d’un enfant fébrile (après le médecin et le parent) : le pharmacien et préparateur en

pharmacie, d’autant plus que les deux molécules de l’étude paracétamol et ibuprofène sont

actuellement en vente libre en pharmacie.

4 Prise en charge de la fièvre par les parents

4.1 Mesure de la température

Dans notre étude, le respect du mode de mesure de la fièvre (dans 87% des cas) représente

un haut niveau (supérieur à 75%) de concordance avec les recommandations de l’ANSM.

Pour 49% des parents, la mesure de la température par voie rectale, restait conformément aux

recommandations, la méthode de référence comme cela était constaté dans des études

antérieures (16-17).

Toutefois, le thermomètre frontal occupe la seconde place avec 15% alors qu’il est cité

dans les recommandations destinées aux professionnels de santé mais pas dans celles

destinées aux parents. Cet engouement est probablement du à sa facilité d’utilisation (hygiène,

sécurité et rapidité) et à une forte imprégnation marketing. Sa fiabilité est acceptable et ses

qualités amèneront probablement à une révision des recommandations de 2005. (18)

Discussion 45
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

A noter également que la méthode manuelle (prise de la température avec une main sur le

front) est citée par 13% des parents (26). Elle est le plus souvent associée à un autre mode de

prise de température, du fait de son manque de fiabilité.

4.2 Définition de la fièvre

58% des parents connaissaient le seuil exact de la fièvre à 38°C ce qui était comparable

aux études antérieures (7-17-19-20).

Ils étaient 17% à définir le seuil de la fièvre comme une température corporelle strictement

inférieure à 38°C.

4.3 Température conduisant à débuter le traitement

Dans notre étude, le seuil de 38,5° recommandé par l’ANSM pour débuter un traitement

médicamenteux était cité dans 38% des cas.

Des efforts d’éducation restaient à réaliser puisqu’une majorité instaurait un traitement

pour des températures inférieures ou égales à 38°C (58% dont 46% correspondant au seuil de

définition de la fièvre à 38°C).

Ces données sont comparables à une étude nationale française réalisée entre 2007 et 2008.

(17)

4.4 Usage des antipyrétiques

En cas d’épisode fébrile, notre étude a montré que 100% des parents utilisaient en priorité

le paracétamol. Seulement 1 parent utilisait d’abord l’ibuprofène. Par contre, encore 40% des

parents pratiquaient une bithérapie en faisant une alternance paracétamol/ibuprofène.

Discussion 46
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Le paracétamol est désormais le traitement de référence parmi les spécialités

antipyrétiques disponibles. Les parents sont donc globalement bien informés sur l’utilisation

en premier recours du paracétamol.

Ce résultat était concordant avec de nombreuses autres études menées aussi bien en ville

qu’aux urgences. (7-16-19-21).

Depuis plusieurs années, la tendance évolue avec une diminution importante de

l’utilisation des AINS. En 2004, l’enquête messine (7), réalisée auprès de 1038 parents, a

montré que 75% des parents pratiquaient une alternance entre 2 spécialités.

Les données de la littérature semblaient mettre en évidence un impact des

recommandations de l’ANSM de 2005 (8) car les études postérieures révélaient plutôt des

chiffres aux alentours de 20% concernant l’alternance thérapeutique (17-20-22).

On rappelle que l’ANSM recommande de n’utiliser qu’un seul médicament antipyrétique,

aucune étude n’ayant montré l’intérêt d’une alternance ou d’une association systématique de

plusieurs antipyrétiques (8).

L’essai PITCH (35) de 2008 montre que l’ibuprofène, utilisé seul ou en association avec le

paracétamol, permet bien de gagner quelques minutes d’état fébrile en début de traitement,

mais cela n’a pas de conséquences objectives sur la symptomatologie associée à la fièvre,

notamment sur les symptômes d’inconfort. Le paracétamol est donc le médicament

antipyrétique de choix car sa balance bénéfice-risque est nettement favorable.

Dans notre étude, plusieurs parents avaient également défini l’ibuprofène comme ayant

une action plus rapide « diminution plus rapide de la température que le paracétamol » et plus

longue que le paracétamol « plus longtemps ».

Discussion 47
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Cette balance bénéfice-risque en faveur du paracétamol a très bien été décrite dans notre

étude par les parents « peu d’effets secondaires », « peu de risque », « très bonne tolérance »,

« moins nocif que l’ibuprofène », « adapté à tous les âges » en opposition aux qualificatifs

utilisés décrivant l’ibuprofène comme « fort », « beaucoup d’effets secondaires », « effets

secondaires parfois graves », « pas compatible avec d’autres médicaments ».

4.5 Délai entre chaque prise d’antipyrétique

Le respect de l’intervalle de 6 heures entre les prises de paracétamol était respecté par plus

de la moitié des participants au questionnaire (56%). La tendance était plutôt au surdosage

avec des prises toutes les 3 ou 4 heures (44%) probablement dans un but de recherche

systématique de l’apyrexie.

Dans d’autre études, la tendance était plutôt au sous dosage avec un nombre insuffisant de

prises journalières (20-21) ce qui peut constituer un facteur d’échec important de la prise en

charge parentale, favoriser l’alternance et augmenter le nombre de consultations médicales

injustifiées. Ce résultat absent chez nous était peut être lié au fait que « 6 heures » était

l’intervalle le plus long cité entre 2 prises de paracétamol.

On pouvait penser que la méthode du calcul de la dose de médicament à administrer était

bonne car 62% des parents connaissaient très bien le poids de leur enfant (ce qui était

indispensable pour l’utilisation de la pipette de paracétamol ou ibuprofène en dose/poids). Il

semblait que cette forme de suspension buvable du paracétamol était plutôt appréciée des

parents quant à sa simplicité d’utilisation « facile à donner » et des enfants quant à son bon

gout « bon gout ».

Discussion 48
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

4.6 Provenance de l’information sur la fièvre

Le choix du médicament restait influencé par les médecins (88% des parents connaissaient

ces molécules paracétamol et ibuprofène suite à une prescription médicale) en concordance

avec les données de la littérature(27-45). Le rôle du médecin (généraliste ou pédiatre) va donc

être primordial pour l’information et l’éducation à la santé.

Bien que la plupart des spécialités antipyrétiques soient en accès libre, les parents se

procuraient les médicaments grâce à leur ordonnance (50% des cas). Cependant, dans 46%

des cas, ils disaient avoir le médicament à la maison mais celui ci venait-il d’une ancienne

prescription médicale ou d’un achat en vente libre à la pharmacie. Plus d’un parent sur 2

(61%) se rendait en officine pour acheter sans ordonnance un traitement antipyrétique.

Les proches sont la deuxième source d’information citée dans notre étude(dans 9% des

cas). D’autres études ont également mis en évidence ce rôle joué par l’entourage dans la

connaissance de la fièvre chez l’enfant (17-24-25-45). Ils représentent une source

d’informations accessible, expérimentée mais ont l’inconvénient d’avoir une fiabilité

incertaine et de pouvoir véhiculer des idées fausses.

Les informations relayées par les médias (presse écrite ou informatique) influençaient

également leur choix dans une moindre mesure aussi bien dans notre étude (3%) que dans les

données de la littérature (17-24-25).

4.7 Objectif du traitement de la fièvre et attitude thérapeutique

D’après les réponses des parents, le paracétamol semblait être le médicament le plus

efficace à la fois pour faire baisser la température et agir sur le confort de l’enfant

(respectivement 77% et 81%).

Discussion 49
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Toutefois, ces très bons résultats étaient probablement à nuancer comme en témoignaient

les réponses aux questions ouvertes concernant les avantages et les inconvénients du

paracétamol et de l’ibuprofène.

En effet, tous les parents reconnaissaient l’action antipyrétique et antalgique du

paracétamol mais pour bon nombre d’entre eux, celle ci était limitée à « des petites fièvres »

le plus souvent ne dépassant pas 39° et à « des petites douleurs ». Cette idée était ressentie

également dans la liste des inconvénients cités par les parents puisqu’une majorité soulignait

l’intervalle long entre les prises de paracétamol quand la fièvre ne baissait pas et le jugeaient

donc insuffisant pour les « fortes fièvres ».

Pour cette notion de « petite douleur », il serait intéressant de proposer aux parents une

évaluation précise de celle ci avec une échelle reconnue et adaptée à l’âge de l’enfant. Par

exemple, il existe l’échelle EVENDOL (cf Annexe 9) qui sert à évaluer la douleur à l’arrivée

aux urgences essentiellement, en dehors de tout soin afin de déterminer la nécessité d’un

antalgique d’emblée. On peut l’utiliser pour les enfants de la naissance à l’âge de 7 ans.

D’autres échelles sont aussi reconnues et adaptées à l’évaluation de la douleur chez

l’enfant :

• Echelle verticale valable chez les enfants âgés de 5 à 10 ans : l’enfant doit placer

son doigt sur la flèche rouge (pointe vers le bas) « aussi haut que sa douleur est

grande », avec cotation chiffrée de sa douleur au verso.

• Echelle des visages valable chez les enfants âgés de 4 ans à 10 ans : l’enfant doit

montrer le visage qui a mal autant que lui, avec cotation chiffrée au verso.

Contrairement aux recommandations faites depuis 2005 par l’ANSM, les parents

semblaient se fier plus au degré de température plutôt qu’au confort de l’enfant comme en

Discussion 50
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

témoignait ce terme de « petite fièvre ». A noter que dans la littérature, il n’existait aucun

seuil de température distinguant une petite fièvre d’une grosse fièvre.

On retrouvait cette même notion dans la thèse de M. Joder datant de 2013 (27). A la

question « quel est le but principal de ce traitement ? » avec une seule réponse possible

parmi :

- faire baisser la température de votre enfant

- améliorer son confort

- éviter les complications de la fièvre

Les réponses attribuées ont été respectivement 67,8%, 22,7% et 9,5% donc en majorité les

parents répondaient : « faire baisser la température ».

Dans notre étude, peu de parents citaient le coté bénéfique du paracétamol concernant son

efficacité sur le confort de l’enfant alors que c’est ce terme de « confort » qui est primordial

pour juger de l’efficacité d’un antipyrétique comme le souligne l’ANSM (8) et la Société

Française de Pédiatrie(10).

L’ANSM (8) a tenté de définir l’ « inconfort » de l’enfant comme une diminution de son

activité, de sa vigilance, de son appétit, des rapports sociaux, par la présence de céphalées, un

changement de son humeur. Mais ce terme peut être mal compris par certains parents qui ne

considèrent pas une fièvre sans inconfort et ont donc tendance à traiter la température de

façon systématique.

Toujours dans l’esprit d’obtenir l’apyrexie, cela conduit à des thérapeutiques non

conformes aux recommandations de l’ANSM (8), utilisées par les parents. En effet, comme le

montre notre étude, ils avaient recours à l’utilisation de l’alternance paracétamol/ibuprofène

dans 40% des cas. L’ibuprofène apparaissait comme le médicament sauvetage, à utiliser

Discussion 51
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

toujours en seconde intention et il permettait l’alternance avec le paracétamol quand ce

dernier n’était pas suffisant pour faire baisser la fièvre dans l’intervalle des 6 heures.

Toutefois, ce chiffre élevé de 40% était peut être surestimé car dans leurs commentaires,

les parents insistaient bien sur une utilisation limitée, non systématique, surtout dans des cas

de fortes fièvres supérieures à 39°. Ceci s’expliquait probablement par le fait que l’utilisation

de l’ibuprofène n’était pas compatible avec tous les états fébriles chez l’enfant et pouvait

avoir des effets indésirables nombreux et parfois dangereux.

D’ailleurs dans l’étude de M. Joder, 30% des parents avaient recours à une bithérapie

paracétamol/AINS dont 6% seulement de façon systématique lors de tout épisode fébrile.

4.8 Inquiétude parentale suscitée par la fièvre

Cette volonté encrée dans l’esprit parental de faire baisser à tout prix la température de leur

enfant comme en témoigne les commentaires des parents pouvait être liée à l’inquiétude

générée par la fièvre comme cela était rapporté dans de nombreux travaux (2-19-28) et à ses

potentielles complications.

En effet, l’inquiétude parentale semblait d’autant plus grande que la fièvre était élevée.

Dans l’étude de M. Joder (27), plus de 4 parents sur 5 citaient une température élevée comme

premier signe de gravité (supérieure ou égale à 40°C). Il en était de même dans l’étude de J.

Siffrine (32) et de F. Raymond (45) qui montraient que l’importance de la fièvre et l’absence

de réponse au traitement antipyrétique étaient sources d’inquiétude, pas forcément justifiée

pour les parents.

Pourtant, le degré de température n’a pas de valeur prédictive quant à la gravité de

l’étiologie.

Discussion 52
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Pour 81% des parents interrogés dans une étude anglaise de Blumenthal, une fièvre non

traitée pouvait être responsable de lésions cérébrales et même entrainer la mort (7%) (30)

La principale complication redoutée par les parents semblait être les convulsions

hyperthermiques (32,34). Hors à ce jour, aucun des médicaments qui ont pu être étudiés

contre placebo (notamment ibuprofène, paracétamol, diazépam, seuls ou en association),

n’ont pu démontrer une efficacité préventive lors de l’administration au moment des poussées

fébriles (31).Il faudrait insister sur ce point auprès des parents.

L’inquiétude parentale suscitée par le niveau de la fièvre était majeure et pourtant d’après

plusieurs travaux, ils connaissaient très mal les signes de gravité.

En effet, d’après l’étude de F. Raymond (45), ils semblaient plus inquiets par ordre

décroissant :

- niveau de la température : 66,5%

- le fait qu’elle ne passe pas : 60%

- un comportement inhabituel : 55%

- le risque de convulsion : 53%

- vomissements : 34,5%

- risque de méningite : 22%

- frissons : 13%

- diarrhée : 11%

- éruption de boutons : 10%

- mal de ventre : 9%

- mal de tète : 6,2%

Discussion 53
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Dans l’étude de J. Siffrine,(32) s’intéressant exclusivement à la connaissance par les

parents des critères de gravité d’une fièvre, la méningite était l’infection la plus connue et la

plus redoutée par les parents mais par contre peu de parents en citaient les signes cliniques :

douleur de nuque (9% des parents), céphalées (5% des parents), anomalies du teint (11% des

parents). Ils étaient 46% à citer les vomissements alors qu’ils sont peu spécifiques. Ils

reconnaissaient assez bien les infections respiratoires et les signes d’alerte mais par contre les

autres affections graves notamment les septicémies et le purpura fulminans étaient quasiment

méconnues.

Une autre conséquence de l’inquiétude parentale suscitée par la fièvre est la rapidité de

consultation vers un médecin.

Ceci a été retrouvé dans de nombreux travaux comme celui de J. Siffrine (32)où 80% des

parents estimaient que leur enfant fébrile depuis moins de 24 heures non inquiétant par

ailleurs nécessitait une consultation médicale dans les moins de 24 heures.

Dans celui de F. Raymond, réalisé en 2009, 73% des parents consultaient un médecin

avant 48 heures en cas de fièvre bien tolérée.

Une étude danoise a été menée en salle de consultation aux urgences de l’hôpital aux

heures de garde chez les parents d’enfants de moins de 12 ans : 46% des parents consultant

aux heures de garde ne pensaient pas que leur enfant soit très malade, 50% d’entre eux

avaient le sentiment de ne pas contrôler la situation, seuls 12% des parents consultaient le

service de garde par peur d’une maladie grave (33).

Discussion 54
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

4.9 Connaissances des parents sur les effets indésirables du

paracétamol et de l’ibuprofène

Etant donné la forte consommation de ces deux molécules, paracétamol et ibuprofène,

nous avons voulu savoir l’état des connaissances des parents sur leurs effets secondaires.

14% des parents connaissaient les effets indésirables du paracétamol dont les principaux

cités étaient ceux retrouvés dans la littérature : hépatotoxicité et le risque allergique.

Quant à l’ibuprofène, il était utilisé dans 40% des cas en deuxième intention et seulement

12% des parents l’utilisant pensaient connaître ses effets indésirables.

Les 3 principaux effets indésirables cités étaient sa toxicité gastrique, le risque allergique,

et son utilisation contre indiquée en cas de varicelle sans savoir exactement pourquoi.

Seuls quelques parents citaient le risque de toxicité rénale et une majoration du risque

infectieux avec l’utilisation de l’ibuprofène.

Pourtant les effets indésirables de l’ibuprofène ont largement été décrits dans la littérature :

revue Prescrire (36), des études nationales et internationales (35, 37, 38,39).

A noter également, que certains parents avaient des connaissances erronées en attribuant

au paracétamol des troubles digestifs variés, une toxicité rénale, des sueurs.

De même, pour l’ibuprofène, certains lui attribuaient la responsabilité de convulsions, de

somnolence et de bouffées de chaleur. Ceux ci n’étaient pas retrouvés dans le dictionnaire

Vidal.

Discussion 55
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

5 Prise en charge de la fièvre par les pharmaciens et

préparateurs en pharmacie

5.1 Age de l’enfant

Les professionnels de la santé en officine s’intéressaient tous à l’âge de l’enfant pour

différentes raisons.

Dans un premier temps, cela traduisait la connaissance de l’enfant.

Dans un second temps, cela permettait d’orienter le pharmacien ou le préparateur en

pharmacie sur les conseils avisés à donner.

En effet, un âge inférieur à 3 mois était synonyme de signe de gravité et donc de

consultation médicale d’emblée sans la délivrance d’un traitement médicamenteux.

Cette limite d’âge n’a pas été étudiée dans notre étude quantitative auprès des parents mais

d’autres travaux soulignaient l’importance de cette limite d’âge de 3 mois.

Les scores de Boston, de Rochester et de Philadelphie permettent de repérer les enfants à

risque d’infections bactériennes et ils retiennent l’âge de 3 mois et de 2 mois comme

charnière (40). En effet, en dessous de l’âge de 3 mois, les infections sévères sont plus

fréquentes, leur évolution et parfois fulminante et leurs signes sont peu spécifiques.

Dans l’étude de J. Siffrrine (32) sur l’évaluation des connaissances par les parents des

critères de gravité d’une fièvre, seulement 8% des parents citait cette limite d’âge de 3 mois

spontanément et après suggestion 90% des parents consultaient si l’enfant était âgé de moins

de 3 mois. Ceci semblait relever du bon sens.

Discussion 56
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Dans son étude (32) également, l’âge le plus fréquemment cité pour une consultation

systématique était moins de 12 mois : 33% des réponses, 17% ayant répondu 12 mois comme

limite d’âge.

Les interviewés de notre étude semblait avoir la même opinion que les parents quant à

l’âge limite orientant vers une consultation médicale car bon nombre d’entre eux ont fixé cette

limite à 1 an et non à 3 mois comme le recommandait la littérature médicale.

Le personnel d’une pharmacie ayant cité cette limite d’âge d’un an, le justifiait par la

crainte de la mort subite du nourrisson plus fréquente chez les enfants de moins d’un an selon

elle.

D’après l’institut national de veille sanitaire, 90% des morts subites du nourrisson

surviennent avant 6 mois avec un pic entre 2 et 4 mois.

5.2 Inquiétude suscitée par la fièvre chez les pharmaciens

Le degré de température, sa durée dans le temps, sa réponse positive ou négative à un

traitement déjà instauré étaient des informations recherchées par les pharmaciens et

préparateurs en pharmacie pour orienter au mieux le parent venu pour son enfant fébrile.

Ils ont bien insisté sur le degré de température comme pouvant être un signe de gravité

surtout si celui ci dépassait 38,5°C pour certains et 39°C pour d’autres « si fièvre à 39°, c’est

médecin direct ».

Les pharmaciens étaient donc comme les parents, ils se fiaient plus à l’intensité de la fièvre

plutôt qu’au confort de l’enfant ce qui était retrouvé dans de nombreuses autres études (2-19-

27-32-34). Cependant, cela restait contraire aux recommandations de l’ANSM (8).

Discussion 57
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Seuls quelques uns des pharmaciens soulignaient cette notion de confort plutôt que de

température.

L’inquiétude concernant le degré de température semblait gagner également le personnel

en officine.

La thèse de P. Mendez-Gonzalez concernant l’étude réalisée entre octobre 1998 et 2001

(42), qui avait pour but d’évaluer dans la population générale (parents, médecins généralistes

et pédiatres, pharmaciens et infirmiers) la perception de la fièvre, les craintes qu’elle suscite et

l’attitude adoptée lorsqu’elle se déclare rapportait les éléments suivants :

-30% des pharmaciens traitaient la fièvre dans un but de confort de l’enfant contre 7,5%

dans un but de limiter son ascension, 0% pour abaisser la température corporelle, 8,7% pour

éviter le risque de convulsion fébrile et 44% de réponses multiples (confort et éviter les

convulsions fébriles).

Cette idée erronée concernant l’association degré de température et risque de convulsions

fébriles a aussi été retrouvée dans notre étude.

Or, il a été clairement démontré que l’utilisation d’un antipyrétique en préventif ne

diminuait pas le risque de convulsion fébrile (31-41).

Toutefois, malgré ces bons chiffres « dans quel but traitez vous la fièvre ? » avec comme

réponse associée dans une majorité des cas « le confort de l’enfant », la fièvre restait dans

cette étude (42), considérée comme dangereuse par 98% des pharmaciens interrogés en autre

à cause des risques d’atteinte du système nerveux central (19%), les convulsions fébriles

(65%), le risque de décès (13%) et la déshydratation (23%).

Discussion 58
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Ceci était d’ailleurs retrouvé dans notre étude car à l’interrogatoire, les pharmaciens

recherchaient des signes de gravité en autre des répercussions neurologiques de la fièvre, des

signes de déshydratation.

Le personnel en officine recherchait également à l’interrogatoire des symptômes associés à

la fièvre, les plus fréquemment rencontrés dans les pathologies fébriles bénignes de l’enfant

afin de se rassurer (contexte de rhinopharyngite, de gastroentérite, signes en faveur d’une

otite, contexte de vaccination, poussée dentaire). L’absence de ces symptômes pouvait laisser

suspecter une infection urinaire et par conséquent une orientation vers un médecin.

De plus, aussi bien les pharmaciens que les préparateurs en pharmacie insistaient auprès

des parents sur la nécessité d’un contrôle régulier de la température chez leur enfant en autre

en le réveillant la nuit si nécessaire pour lui donner une nouvelle dose d’antipyrétique.

5.3 Usage des antipyrétiques

Le paracétamol était le médicament délivré en première intention pour tous les interviewés

conformément aux recommandations de l’ANSM. Il était délivré surtout en suspension

buvable ce qui semblait être préférable pour éviter les risques d’erreur grâce à l’utilisation de

la pipette en dose poids excepté en cas de vomissements.

En effet, Bilenko et al ont recherché les facteurs de risques de mésusages des

antipyrétiques et ont retrouvé une relation significative et indépendante entre la galénique et

le surdosage en antipyrétique : le suppositoire est 4,9 fois plus relié à un surdosage que les

autres formes galéniques (suppositoire non adapté au poids de l’enfant, suppositoire coupé en

deux, absorption aléatoire) (42).

Ils conseillaient correctement les parents en leur expliquant que le paracétamol était limité

à 4 prises par jour, avec un intervalle de 4 à 6 heures entre les prises.

Discussion 59
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Seulement quelques uns des pharmaciens, plutôt d’âge mur, proposaient l’ibuprofène en

alternance avec le paracétamol si ce dernier n’était pas suffisant pour faire baisser la fièvre.

Cela relevait d’une double erreur puisque l’alternance n’était pas recommandée (8) et que le

plus important n’était pas la baisse de la température mais le confort de l’enfant (8).

La majorité des pharmaciens et préparateurs en pharmacie n’utilisaient plus l’ibuprofène à

cause des risques associés avec la varicelle et les maladies infectieuses ce qui était conforme

aux données littéraires (36-37-38).

Dans l’étude de P. Mendez-Gonzalez, les pharmaciens étaient encore nombreux à proposer

l’ibuprofène comme antipyrétique (38,7%). L’étude a eu lieu entre 1998 et 2001 (donc avant

les recommandations de l’ANSM et de la Société Française de Pédiatrie). L’âge médian des

pharmaciens était de 35 ans (étendue entre 20 et 67 ans). Le paracétamol restait quand même

largement en tète avec 98,7% (42)

5.4 Mesures physiques

Une bonne partie des interviewés proposaient des mesures physiques comme conseils

associés au traitement médicamenteux et adaptés aux recommandations de l’ANSM :

- hydratation

- aérer la chambre

- ne pas trop couvrir l’enfant

Cette question n’avait pas été mentionnée dans notre étude quantitative destinée aux

parents.

Ces mesures physiques étaient bien connues des parents comme en témoignait les résultats

d’autres études :

Discussion 60
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

- celle de M. Joder (27): déshabiller l’enfant (86%), le faire boire (35%), le bain

(32%) et le linge humide (29%)

- celle de C. Sellier-Joliot (44) : découvrir l’enfant (72%), hydratation appropriée

(28%), bain (73%), abaissement de la température ambiante (7%), applications

rafraichissantes (30%)

- celle de F. Raymond (45) : déshabillage (85%), bain (73,5%), hydratation (48%),

diminution de la température de la chambre (19%).

Toutefois, l’efficacité de ces mesures physiques reste contestée (8-10) d’autant plus

qu’elles peuvent majorer l’inconfort de l’enfant, ce qui va à l’encontre de l’objectif premier et

ceci pour un effet transitoire et modeste.

En particulier le bain, qui était encore cité par de nombreux parents mais très rarement

chez les pharmaciens (1 seule fois en précisant d’abaisser la température de 2 degrés en

dessous de la température corporelle), n’est plus recommandé en raison de l’inconfort qu’il

peut apporter à l’enfant (46). Cette pratique semble malgré tout très ancrée dans l’esprit des

familles.

6 Points forts de l’étude

6.1 Etude mixte quantitative et qualitative

L’association des deux études, quantitative et qualitative, permet un enrichissement

mutuel.

Le but des méthodes quantitatives de collecte de données est de quantifier et de mesurer un

phénomène grâce à l’utilisation de questionnaires et au traitement statistique des informations

Discussion 61
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

collectées. Les enquêtes par questionnaire sont la principale méthode quantitative de collecte

de données.

Elles consistent à interroger, à l’aide d’un questionnaire, un échantillon d’individus le plus

représentatif possible de l’ensemble de la population étudiée. Un des avantages de ce type

d’enquête est de recueillir un grand nombre de données qui feront l’objet d’analyses

statistiques (ce que ne permet pas une étude qualitative).

La recherche qualitative quant à elle ne cherche pas à quantifier ou à mesurer, elle consiste

le plus souvent à recueillir des données verbales.

Elle est particulièrement adaptée à certains types de questions de recherche en soins

primaires. Dans notre cas, elle a permis d’étudier le comportement des pharmaciens et

préparateurs en pharmacie au sein de leur environnement de travail : la pharmacie.

La recherche qualitative a parfois été définie en référence ou en opposition à la recherche

quantitative. En réalité, il n’y a pas opposition mais complémentarité entre les deux, car elles

n’explorent pas les mêmes champs de la connaissance (47).

6.2 Deux populations étudiées : les parents et les pharmaciens

Plusieurs études ont déjà cherché à évaluer les connaissances des parents en cas de fièvre

chez leur enfant mais le plus souvent les études avaient lieu lors d’une consultation aux

urgences générant un stress important.

Pour notre part, les parents n’ont pas été interrogés spécifiquement au moment d’un

épisode fébrile de leur enfant, ce qui évitait ce facteur de stress et un biais de sélection.

De plus dans notre étude, en plus d’évaluer les connaissances globales des parents sur la

fièvre, nous nous sommes intéressés à leurs connaissances et leur ressenti en terme d’action

Discussion 62
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

sur la baisse de la température et le confort de l’enfant sur les principales molécules utilisées

en cas de fièvre chez l’enfant soit le paracétamol et l’ibuprofène afin de comprendre au mieux

leur façon de gérer cette fièvre source d’angoisse. C’est pourquoi, nous avons préféré utiliser

pour cette partie des questions ouvertes.

Le fait d’interroger le personnel des pharmacies comprenant les pharmaciens et les

préparateurs en pharmacie avait un double intérêt.

Peu d’études ont été réalisées concernant la prise en charge de la fièvre chez l’enfant

interrogeant les pharmaciens. En effet, le plus souvent, on s’est intéressé aux médecins et aux

parents.

Hors ils jouent un rôle non négligeable dans la chaine d’informations des parents quand

leur enfant a de la fièvre comme le montre plusieurs études (27-44-45).

Nous en avons également profité pour essayer de comparer les conseils donnés aux parents

pour leur enfant fébrile en interrogeant séparément les pharmaciens et les préparateurs en

pharmacie sachant qu’ils n’ont pas le même diplôme et donc pas la même formation.

7 Limites et biais de l’étude

7.1 Biais de sélection

Le recueil des données a été fait uniquement dans le département du Val d’Oise, et surtout

dans des communes urbaines. On peut supposer que l’accès à l’information médicale est plus

facile en milieu urbain qu’en milieu rural.

De plus, le recueil des données a été fait de manière non systématique.

Discussion 63
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Seules les personnes capables de comprendre les questions étaient interrogées, ce qui

exclut des populations généralement moins bien informées et donc moins susceptibles de

maitriser les pratiques recommandées.

D’ailleurs, une étude réalisée en 2007 sur 1138 auto-questionnaires (7), a conclu que les

lacunes dans les connaissances élémentaires et les pratiques usuelles de lutte contre la fièvre

étaient toujours significativement accentuées parmi les populations aux conditions socio

économiques défavorables.

D’après cette même étude, l’inquiétude des parents face à la fièvre était directement liée à

leurs conditions socio-économiques : plus le niveau socio-économique était faible, plus la

fièvre était anxiogène et plus le recours au médecin revêtait un caractère d’urgence.

Dans notre questionnaire destiné aux parents, nous avons fait le choix de laisser quelques

questions ouvertes même s’il s’avère qu’elles sont plus difficiles à analyser que les questions

fermées. Le fait de ne pas contraindre le répondant à s’en tenir à quelques réponses déjà

catégorisées lui laisse une plus grande liberté et permet de ne pas orienter les réponses.

L’interprétation est bien sur plus fastidieuse puisqu’il s’agit ensuite de regrouper ces réponses

en sous groupes au risque de « déformer » certaines intentions de réponses.

7.2 Biais d’influence

Ce biais concerne essentiellement notre étude qualitative avec des entretiens semi dirigés

individuels avec les pharmaciens et les préparateurs en pharmacie.

Les réponses des pharmaciens correspondent elles vraiment à leur pratique ou sont-elles

influencées par ma présence ou celle de l’enregistreur ?

Discussion 64
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

7.3 Biais d’analyses des données

Une seule personne a analysé les entretiens, c’est l’interviewer. Une double lecture aurait

augmenté la validité de l’étude. C’est le principe de la triangulation des données. L’analyse

des entretiens faite par deux chercheurs permettent d’augmenter la fiabilité des données

8 Synthèse

8.1 Points positifs

8.1.1 Chez les parents

Les points positifs concernant les connaissances des parents sont les suivants :

- définition de la fièvre (38°C) et prise de la température par voie rectale

- paracétamol en première intention

- respect de l’intervalle de temps entre deux prises de paracétamol

- reconnaissance par les parents de l’activité antipyrétique et antalgique du

paracétamol, de sa rapidité d’action, de sa bonne tolérance chez tous les enfants, de

son conditionnement (suspension buvable, suppositoire, sachet, comprimés)

- reconnaissance par les parents du potentiel caractère dangereux de l’ibuprofène de

part ses effets secondaires et son absence de compatibilité avec l’ensemble des

maladies infantiles fébriles

8.1.2 Chez les pharmaciens et préparateurs en pharmacie

Les points positifs concernant les connaissances des pharmaciens et préparateurs en

pharmacie sont les suivants :

- reconnaissance de l’âge comme critère de gravité, inférieur à 3 mois

Discussion 65
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

- contact avec un médecin dans les 48 heures après le début de la fièvre si

persistance de celle ci

- utilisation du thermomètre

- paracétamol en première intention avec des conseils adaptés quant à sa prise

- mesures physiques adaptées

- abandon de l’ibuprofène en autre à cause de la varicelle et des maladies

infectieuses sous jacentes

8.2 Points négatifs

8.2.1 Chez les parents

Les points négatifs concernant les connaissances des parents sont les suivants :

- traitement médicamenteux entrepris trop tôt

- alternance thérapeutique paracétamol/ibuprofène encore trop souvent utilisée

- connaissances insuffisantes sur les médicaments et leurs effets indésirables

- objectif principal du traitement médicamenteux = baisse de la température de

l’enfant et non son confort

- inquiétude parentale face à la fièvre induisant des comportements inadaptés

8.2.2 Chez les pharmaciens et préparateurs en pharmacie

Les points négatifs concernant les connaissances des pharmaciens et préparateurs en

pharmacie sont les suivants :

- inquiétude quant au degré de température

- pas assez d’intérêt pour le confort de l’enfant en cas de fièvre

- signes de gravité partiellement connus et/ou recherchés

Discussion 66
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

9 Propositions pour l’avenir

9.1 Rôle essentiel du médecin généraliste et du pédiatre

9.1.1 Préambule

Comme nous l’avons vu précédemment dans notre étude et d’autres travaux, la principale

source d’informations pour la fièvre de leur enfant est le médecin (généraliste, pédiatre).

Ils se doivent donc de transmettre des messages clairs en accord avec les recommandations

du moment. Le médecin doit corriger avec tact et pédagogie les idées fausses des parents en

évitant de remettre en cause de façon brutale et définitive les acquis d’un parent en une seule

consultation.

C’est en répétant l’information à plusieurs reprises qu’elle sera assimilée au mieux par les

parents. Un effort d’information sous la forme d’un conseil minimal doit être fait

régulièrement (48-49).

Très souvent, l’information est donnée aux parents lors d’un état fébrile chez leur enfant

(48). D’autres travaux (50) montrent qu’il est beaucoup plus productif d’envisager une

éducation des parents en dehors de ces périodes de crise. Les examens systématiques des

nourrissons sont des occasions opportunistes idéales pour diffuser ces conseils.

9.1.2 Transmettre des messages clairs en maitrisant quelques aspects

éducationnels

- -rendre la température de l’enfant avec les parents : une démarche pratique et

éducative qui pourrait servir de préambule à l’acte médical de diagnostic et de

prescription.

Cet outil considéré comme primordial devrait avoir sa place au sein des cabinets.

Discussion 67
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Pourtant il n’est pas toujours présent ou en état de marche et il est souvent trop peu

utilisé faute de temps.

- reconnaître l’angoisse des parents et avoir un discours déculpabilisant

- rôle du carnet de santé

Le carnet de santé peut également jouer un rôle important (cf Annexe 10).

Malheureusement, il est trop souvent peu exploité par les parents comme en

témoigne le travail de F. Raymond (45). Il est conseillé de le feuilleter avec les

parents et d’insister sur la présence des différentes informations présentes,

notamment sur la gestion de la fièvre. Ceci pourrait avoir lieu lors du premier

examen systématique du nourrisson par exemple.

Le médecin devrait également laisser une trace écrite dans le carnet de santé lors de chaque

consultation « fièvre » afin de ne pas banaliser la demande des parents.

9.1.3 Education des parents : les responsabiliser en leur donnant les éléments

d’une surveillance adaptée

- utiliser le thermomètre pour mesurer de façon objective la fièvre

- expliquer la notion de fièvre pour limiter le « traitement par excès »

La fièvre est un des moyens de réponse de l’organisme aux infections. On ne traite

pas un chiffre mais un enfant qui se plaint de mal de tète ou qui semble abattu.

Normaliser un paramètre ne devrait plus être un but en soi aux yeux des parents.

- traiter par la monothérapie au paracétamol

Les doses efficaces de paracétamol doivent être rappelées à chaque fois aux parents

ainsi que les limites du traitement et son intérêt en insistant sur la notion de confort

de l’enfant.

Discussion 68
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

- mesures physiques : oui mais sans excès

L’hydratation abondante et l’aération de la pièce sont à privilégier.

Il faut oublier le bain, qui semble générer plus d’inconfort à l’enfant qu’avoir un

effet bénéfique.

Et bien sur, il faut dévêtir l’enfant sans le dénuder, au risque de majorer son mal

être lors de la phase d’ascension fébrile.

- savoir rassurer sur les complications de la fièvre

Bien avant de parler du confort de l’enfant, le traitement de la fièvre a longtemps

été justifié dans le but de prévenir des complications. Beaucoup de parents se sont

levés la nuit, ont réveillé leur enfant même en situation de sommeil paisible (51) en

pensant éviter des complications majeures, convulsions fébriles au premier plan.

Il faut leur rappeler que ces complications sont rares et que les convulsions fébriles

n’entrainent dans la plupart des cas, aucune conséquence sur le développement

neurologique de leur enfant.

- favoriser l’auto apprentissage du parent

Le médecin doit saisir des occasions pour faire raconter au parent qui consulte la

façon de prendre en charge la fièvre de son enfant. C’est au cours de ce récit, que le

médecin doit essayer de percevoir le moment ou le versant affectif et émotionnel a

pris le pas sur l’attitude raisonnée.

- relayer l’information par des outils simples

C’est ce qu’à essayer de faire l’ANSM avec sa fiche questions/réponses intitulée

« mon enfant a de la fièvre : ce qu’il faut savoir des médicaments antipyrétiques »

(9) diffusée en Janvier 2005. Ce message semble avoir eu une portée limitée

comme en témoigne le travail de C. sellier-Joliot qui a intitulé sa thèse : « les

recommandations Afssaps de 2005 n’ont pas modifié la prise en charge de la fièvre

de l’enfant par les parents » (44). Elle en a conclu que le message était trop long et

Discussion 69
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

trop complexe.

Un groupe de travail du CHU de Lyon propose également un document plus

synthétique avec un message simple à mémoriser : « Mesurez-Agissez-Observez »

(cf Annexe 11).

- personnaliser le message transmis aux parents

Chaque parent est différent et a des connaissances qui lui sont propres.

Dans la pratique quotidienne, un support écrit pourrait servir de base mais il

présenterait aussi certaines limites comme en témoignent les travaux cités

auparavant (27-44-45). Les recommandations du guide méthodologique de la HAS

(52) vont dans ce sens en précisant que les documents écrits ne doivent pas se

substituer à l’information orale. Ils doivent la compléter en permettant au patient ou

à l’usager de s’y reporter.

Il est également primordial de s’assurer que l’information aussi bien écrite qu’oral

soit comprise par les parents.

- savoir réévaluer

Il faut toujours rester à la disposition d’un parent pour revoir son enfant si cela

semble nécessaire au parent.

9.2 Uniformiser l’information

9.2.1 Préambule

Il est primordial que l’ensemble des intervenants (médecins généralistes, pédiatres,

urgentistes, pharmaciens, infirmières, personnel des collectivités type crèche, écoles,

assistantes maternelles) dans la prise en charge de la fièvre chez l’enfant ait un discours

unique et cohérent pour que les parents s’y retrouvent.

Discussion 70
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

9.2.2 Un exemple de campagne d’information

L’association Courlygones regroupant pédiatres, généralistes et médecins hospitaliers s’est

lancée dans une campagne de communication sur la fièvre à destination des parents.

En effet, au cours d’enquêtes préalables en 2001 (5), ils ont constaté qu’un nombre

considérable de consultations non programmées (CPN c’est à dire non prévues 24 heures à

l’avance), tendait à augmenter chaque année et la fièvre est apparu comme le premier motif de

CPN. Il est alors apparu nécessaire de travailler à une information sur ce symptôme fréquent

chez l’enfant, et de mettre en place une campagne d’information-éducation.

Le groupe Action Enfant Fébrile (AEF) constitué au sein de Courlygones, réunit des

médecins généralistes, pédiatres, urgentistes, pharmaciens, infirmières et usagers des soins.

Après plusieurs enquêtes (53), il a été conclu à une médicalisation importante des épisodes

fébriles. Le groupe a décidé de lancer une campagne d’information pour éviter un recours trop

précoce au médecin et apprendre aux parents à gérer la fièvre.

En 2004, le groupe AEF a réalisé une grande action de sensibilisation basée sur des

plaquettes et affiches (cf Annexe 12) adressées aux généralistes, pédiatres et pharmaciens de

l’agglomération lyonnaise. Les plaquettes devaient être remises par le professionnel aux

parents et/ou glissées dans le carnet de santé de l’enfant.

Au final (54):

- appréciation très positive de la part des professionnels de santé quant à l’intérêt et

l’impact potentiel de l’action « enfant fièvre », à nuancer tout de même chez mes

généralistes er les pharmaciens

Discussion 71
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

- cette campagne a pu être relayée auprès d’une proportion non négligeable de

parents, qui pour certains en gardent un réel souvenir (ce qui se confirmera dans le

travail de M Joder fait en 2012 (27))

- petite évolution favorable avec une diminution des consultations pédiatriques non

programmées et une moindre médicalisation des épisodes fébriles.

De telles campagnes d’informations ne peuvent être conçues de façon ponctuelle et doivent

être répétées à intervalle régulier afin d’augmenter la probabilité de toucher le public

concerné.

9.2.3 Actions nécessaires auprès des collectivités (crèches, écoles, haltes

garderie,…) et des assistantes maternelles

Les collectivités d’enfants ou les assistantes maternelles exercent une pression non

négligeable auprès des parents quand leur enfant a de la fièvre, en leur conseillant de

consulter un médecin rapidement afin d’autoriser son retour dans la collectivité.

Un guide destiné à l’usage des professionnels en charge de l’accueil des jeunes enfants a

été diffusé en novembre 2006 par l’Assurance maladie (55) afin de rappeler certaines valeurs

comme :

- « la fièvre est une réaction naturelle de l’organisme pour lutter contre les

infections »

- « il n’est pas nécessaire de traiter systématiquement la fièvre, surtout si elle est bien

supportée par l’enfant »

- « L’intensité de la fièvre ne doit pas à elle seule déterminer l’accueil ou non d’un

enfant. C’est l’état général de l’enfant qui doit vous permettre de décider de son

accueil ou non dans votre structure. »

Discussion 72
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Une des craintes majeures des collectivités est la diffusion d’un agent pathogène en cas de

maladies fébriles chez l’enfant ce qui entraine probablement cette inquiétude autour de la

fièvre.

Le conseil supérieur d’hygiène publique de France a établi une fiche pour chaque maladie

transmissible visant à spécifier pour chacune d’entre elles, l’intérêt et la durée nécessaire de

l’éviction et les mesures préventives (56).

D’après ce guide, la plupart des maladies infantiles fébriles (angine virale, bronchiolite,

bronchite, gastroentérite non documentée, otite moyenne aigue, rhinopharyngite, roséole,

varicelle…) ne nécessitent pas d’éviction des collectivités mais engendrent des mesures

préventives. Toutefois, ce guide reconnaît comme non souhaitable la fréquentation de la

collectivité à la phase aigue de la maladie infectieuse.

Il semble donc important de rappeler aux collectivités et aux assistantes maternelles que

lorsqu’un enfant a de la fièvre sans signe de gravité (âge de plus de 3 mois, comportement

habituel et absence de modification de l’aspect de sa peau), la consultation médicale peut

attendre 48 heures. Par contre, la prise en charge par les parents à la phase aigue de la maladie

est souhaitable.

9.3 Projet de plaquette informative

Notre travail nous a conduit à la réalisation d’un projet de plaquette informative destinée

aux parents et aux pharmaciens. Ce document se veut synthétique et vise à renforcer les points

faibles mis en évidence au cours de notre enquête.

A ce titre, il apparaît comme un support d’information, mais aussi comme un relais dans

notre démarche d ‘éducation parentale.

Cette plaquette contient 6 messages clés :

Discussion 73
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

- Mesurez la température avec de préférence un thermomètre par voie rectale

- Fièvre = température supérieure ou égale à 38°

- Agissez : 2 gestes simples : eau à volonté et déshabillez l’enfant (pas tout nu pour

qu’il n’ait pas froid non plus) et 1 seul médicament : PARACETAMOL

- Confort de l’enfant = objectif principal, le degré de la fièvre n’est pas le plus

important

- Surveillez l’apparition de signes de gravité : consultation médicale sans tarder

- 1 exception : bébé moins de 3 mois et fièvre supérieure ou égale à 38°C :

consultation médicale en urgence

Pour définir les signes de gravité, nous nous sommes inspirés de la Yale Observation Scale

(Annexe 13 d’après Mc Carthy en 1982 (57)).

Discussion 74
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Table des illustrations


Figure 1 : Age des parents ................................................................................................... 19

Figure 2 : Suivi médical habituef ........................................................................................ 20

Figure 3 : Mesures de la température .................................................................................. 20

Figure 4 : Définition seuil de la fièvre................................................................................. 21

Figure 5 : Seuil de fièvre induisant un traitement médicamenteux ..................................... 21

Figure 6 : Mode d'obtention des médicaments .................................................................... 22

Figure 7 : Mode de connaissance des médicaments ............................................................ 23

Table des illustrations 75


Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Conclusion
La prise en charge de la fièvre chez l’enfant est un problème de santé publique soulevé

depuis longtemps par le milieu médical. Elle est source d’angoisse parentale importante et de

recours médicaux fréquents et précoces. Ceci conduit à une saturation des services d’urgences

hospitalières et des consultations en médecine de ville.

Notre étude a permis de montrer que la conformité des pratiques des parents et des

professionnels en officine avec les recommandations de l’ANSM et de la Société Française de

Pédiatrie pour la prise en charge symptomatique des fièvres du nourrisson et de l’enfant était

variable.

Si le mode de prise de la température, le seuil de définition de la fièvre, l’utilisation en

première intention du paracétamol avec un nombre de prises adéquates sont dans leur grande

majorité conformes, notre étude quantitative destiné aux parents a permis d’identifier un

certain nombre de cibles pour combler les écarts qui existent entre les recommandations et les

pratiques : retarder le recours au traitement médicamenteux à 38,5°, déconseiller le recours à

la bithérapie paracétamol/ibuprofène, s’intéresser au confort de l’enfant en priorité plutôt

qu’au degré de fièvre.

En effet, grâce aux questions ouvertes, les parents ont pu s’exprimer sur leur ressenti face

aux avantages et aux inconvénients du paracétamol et de l’ibuprofène. C’est ainsi que l’on

apprend que le paracétamol est très efficace pour les « petites fièvres et les petites douleurs »,

qu’il agit « rapidement », qu’il est « suffisant » dans la majorité des maladies infantiles

fébriles, qu’il est « simple d’utilisation » et qu’il est très bien « toléré » par les enfants ce qui

en fait le médicament de choix en première intention. Par contre, en cas de fièvre élevée

(supérieure à 39°C), les parents s’inquiètent et trouvent que l’intervalle est trop long entre

deux prises de paracétamol et dans un but de recherche de l’apyrexie à tout prix, ils ont

Conclusion 76
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

tendance à proposer une alternance avec l’ibuprofène. Selon eux, il est « plus efficace » et

« plus fort » sur les « fortes fièvres ». Toutefois, ils reconnaissent son utilisation

exceptionnelle en raison de ses « nombreux effets indésirables et ses contres indications »

avec certaines maladies fébriles infantiles.

Ceci va nous aider dans le message que nous devons leur délivrer pour corriger ses idées

fausses.

Quant aux professionnels de santé en officine, on se rend compte également qu’ils sont

assez bien formés en ce qui concerne la prise en charge de la fièvre chez les enfants surtout

par rapport aux mesures physiques à prendre, la recherche de symptômes associés orientant

vers une pathologie bénigne, la façon de délivrer le paracétamol, molécule de choix et quasi la

seule pour l’ensemble des interviewés (quantité fonction du poids de l’enfant,

conditionnement fonction des symptômes associés, nombre de prises par jour, intervalle de

temps entre les prises), la surveillance de l’enfant et l’évolution de la fièvre.

Par contre, on se rend compte que chez les pharmaciens également, la prise en charge de la

fièvre fait peur et qu’ils ont une forte tendance à la prudence (consultation médicale

recommandée en cas de fièvre chez tous les enfants de moins de 1 an au lieu de 3 mois dans

les recommandations par exemple). Ils sont également inquiets face au degré de température

de l’enfant et ne s’intéressent pas assez au confort de celui ci comme les recommandations

(ANSM, Société Française de Pédiatrie, carnet de santé) le préconisent. Ils ont été assez peu

nombreux à citer de manière spontanée lors de l’interrogatoire des signes de gravité à

rechercher en cas de fièvre chez un enfant.

La majorité de l’information selon les parents est délivrée par le médecin généraliste et/ou

le pédiatre donc notre rôle est primordial. II semble indispensable d’uniformiser nos messages

en tenant compte des recommandations de l’ANSM et de la Société Française de Pédiatrie.

Conclusion 77
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Pour cela, nous avons décidé de faire une plaquette informative destinée aux parents, et

aux pharmaciens contenant 6 messages clés.

Cette information écrite doit être renforcée par une information orale à chaque consultation

pédiatrique dès le plus jeune âge avant même que le nourrisson ait eu de la fièvre. Cette

information doit être simple, claire et adaptée au niveau de compréhension des familles.

Il faut dédramatiser le symptôme fièvre aussi bien auprès des parents que des

professionnels de santé , tout en insistant sur les signes de gravité, afin d’améliorer la prise en

charge de la fièvre à domicile et l’autonomie familiale.

Conclusion 78
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexes

Annexes 79
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 1. Questionnaire destiné aux parents

Annexes 80
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sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexes 81
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexes 82
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sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexes 83
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 2. Tableau regroupant les effets indésirables du

paracétamol

Code Définition Verbatim

étiquette

hépatotoxicité Risque toxique lié à « hépatotoxicité », « intoxication hépatique »

la consommation « toxicité hépatique »

excessive de « hépatotoxicité »

paracétamol « risque de cytolyse hépatique »

« hépatotoxicité »

« toxique pour le foie »

« hépatotoxicité en cas de surdosage »

« problème hépatique à forte dose et si mal

utilisé »

« problème au foie »

« sur le foie »

« hépatotoxicité à haute dose »

« foie »

allergies Effet indésirable lié « allergie ou intolérance possible »

au paracétamol « allergie »

« allergie : plaques, œdème de Quincke »

« allergie cutanée »

« réactions cutanées allergiques »

« allergie »

Annexes 84
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« risque allergique »

Troubles Effets indésirables « vomissements »

digestifs provoqués par la « brulures d’estomac »

consommation de « diarrhée »

paracétamol « vomissement »

« troubles digestifs »

« nausées, diarrhée »

Somnolence Effet indésirable lié à « somnolence »

la prise de

paracétamol

Sueurs Effet indésirable lié à « sueurs »

la prise de

paracétamol

Toxicité Risque toxique lié au « toxicité rénale »

rénale non respect de

l’intervalle entre les

prises

Annexes 85
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 3. Tableau regroupant les effets indésirables de

l’ibuprofène

Code étiquette Définition Verbatim

Douleur Toxicité gastrique « ulcère gastrique »

d’estomac liée à l’ibuprofène « douleurs d’estomac »

« douleurs estomac »

« douleur estomac »

« ulcère gastrique »

« douleur à l’estomac »

« ulcère gastrique (hémorragie digestive) »

« gastralgies »

« maux d’estomac », « risque de saignement

estomac »

« gastrite »

« problème gastrique »

« gastrite »

« gastrite »

« estomac »

« risque d’ulcère »

allergie Effet indésirable lié « allergie », « allergie « , « allergie », « risque

à la prise allergique », « œdème », « problème allergie »,

d’ibuprofène « allergie », « risque d’allergie plus important

qu’avec le paracétamol »

Annexes 86
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« allergie », « allergie », « allergie »

varicelle Toxicité de « risque grave si varicelle », « danger avec la

l’ibuprofène si varicelle », « ne pas donner pendant la

donné en cas de varicelle », « dangereux avec la varicelle »,

varicelle « contre indiqué en cas de varicelle », « ne pas

donner si varicelle », « ne pas donner si

varicelle »

Troubles Effets indésirables « diarrhées, vomissements », « maux de

digestifs liés à la prise ventre », « troubles digestifs », « vomissements,

d’ibuprofène diarrhée », « problèmes intestinaux », « mal au

ventre », « diarrhée », « diarrhée »,

« vomissement »

Insuffisance Toxicité rénale liée « atteinte rénale », « insuffisance rénale »,

rénale à l’ibuprofène « attention association Aspégic et insuffisance

rénale », « mauvais pour les reins »,

« insuffisance rénale aigue »

Infections Risque majoré lié à « risque infectieux », « peut masquer certains

la consommation symptômes », « peut cacher les infections »,

d’ibuprofène « masque les infections », « masque les

symptômes », peut augmenter les infections

(otites) »

Convulsion Effet indésirable lié « convulsion », « crise d ‘épilepsie »,

à la prise « convulsion »

d’ibuprofène

Somnolence, Effet indésirable lié « somnolence », « somnolence », « vertiges »

Annexes 87
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

vertiges à la prise

d’ibuprofène

Bouffées de Effet indésirable lié « bouffées de chaleur »

chaleur à la prise

d’ibuprofène

Association Association « attention association avec Aspégic »,

médicamenteuse médicamenteuse « incompatible avec certains autres médicaments

incompatible dangereuse type maxilase »

Toxicité Risque toxique lié à « toxique pour le foie »

hépatique la prise

d’ibuprofène

Annexes 88
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 4. Tableau regroupant les avantages du

paracétamol

Code Définition Verbatim

étiquette

Action antipyrétique « faire baisser la fièvre », « baisse la fièvre », « fait


Baisse la
baisser la fièvre », « fait baisser la fièvre », « faire
fièvre
baisser la fièvre », « action rapide sur la fièvre »,

« pour toutes les fièvres », « antipyrétique »,

« diminue efficacement la fièvre », « efficace

contre la fièvre », « efficace sur la fièvre », « fait

baisser la fièvre », « baisse rapide de la fièvre »,

« diminue la fièvre », « fait baisser la fièvre de

manière efficace », « baisse la fièvre », « efficace

sur la fièvre », « efficace sur la fièvre », « efficace

pour petites fièvres », « baisse la température »,

« baisse rapide de la fièvre », « baisse la fièvre »,

« fait baisser la fièvre », « agit sur la fièvre »,

« agit sur la fièvre », « fièvre baisse rapidement »,

« diminue de manière efficace la fièvre »,

« efficace pour faire baisser la fièvre », « efficace

pour faire baisser la fièvre », « efficace pour faire

baisser la fièvre », « faire baisser la fièvre »,

« antipyrétique », « fait baisser la fièvre », « calme

Annexes 89
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

la fièvre », « agit bien contre la fièvre »,

« antipyrétique », « fait tomber la fièvre », « baisse

la température », « efficace sur la fièvre », « baisse

fièvre », « baisse de la température », « soulage

l ‘enfant quand il a de la fièvre », « fait baisser la

fièvre », « baisse la fièvre », « diminue

efficacement la fièvre », « efficace pour diminuer

la fièvre », « premier médicament contre la

fièvre », « baisse la fièvre », « baisse de la

température », « baisse la fièvre », « soulage

efficacement la fièvre », « diminution de la

fièvre », « fait tomber la fièvre », « antipyrétique »,

« efficace contre la fièvre », « baisse efficace de la

fièvre »

Action limitée du « les petites fièvres », « bien si température


Efficacité
paracétamol fonction inférieure à 39° », « très bien sur petites fièvres »,
fonction de
du degré de fièvre « bien efficace pour les petites fièvres », « efficace
la
sur les petites fièvres », « très efficace pour les
température
petites fièvres », « efficace pour faire baisser les

petites fièvres », « fait baisser les petites fièvres

rapidement », « bien pour les petites fièvres en

dessous de 38,5° », « suffit si fièvre légère »,

« efficace sur les petites fièvres », « bien pour les

petites fièvres »

Action antalgique « efficace pour calmer les douleurs dentaires »,


Calme la

Annexes 90
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

douleur « soulage la douleur chez l’enfant », « diminue la

douleur », « efficace pour la douleur », « action

rapide sur la douleur », « pour toutes les

douleurs », « calme l’enfant », « antalgique »,

« efficace contre la douleur », « soulage la

douleur », « calme les douleurs en autre dentaires

chez les bébés », « action sur la douleur », « calme

la douleur », « calme efficacement les douleurs »,

« calme la douleur », « efficace sur la douleur »,

« action antalgique », « efficace pour les petites

douleurs », « diminue la douleur », « calme la

douleur », « bon effet sur la douleur », « soulage la

douleur », « anti douleur », « agit sur la douleur »,

« soulage les douleurs », « agit sur la douleur »,

« soulager l’enfant », « diminue de manière

efficace la douleur », « efficace pour soulager

l’enfant », « calmer les douleurs », « calme bien la

douleur », « antalgique », « calme les douleurs »,

« calme la douleur », « antalgique », « calme la

douleur », « efficace sur la douleur », « calme les

douleurs », « calme la douleur », « soulage l’enfant

quand il a mal », « calme la douleur », « calme les

douleurs dentaires », « calme les douleurs surtout

lors des poussées dentaires », « calme les douleurs

surtout lors des poussées dentaires », « apaise la

Annexes 91
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

douleur », « soulage l’enfant », « calme la

douleur », « antalgique efficace », « soulage

efficacement la douleur », « diminution douleur »,

« calme la douleur », « calme bien les douleurs »

Agit rapidement « se sent rapidement mieux », « action rapide »,


rapide
« rapidement », « action rapide », « action rapide »,

« efficace rapidement », « action rapide surtout

doliprane en suppo », « baisse rapide », « action

antalgique rapide », « baisse rapide »,

« rapidement », « soulage rapidement l’enfant »,

« rapidement », « calme la douleur », « agit assez

vite », « rapidement », « rapidement », « action

rapide », « agit rapidement », « en 30 minutes »,

« environ 30 minutes », « effet rapide », « agit

vite », rapidement », « calme les douleurs

dentaires », « rapidement», « agit très vite »,

« efficace rapidement », « rapidement », « rapide »,

« agit rapidement », « rapidement », « agit

rapidement », « diminue la fièvre rapidement »,

« baisse rapide de la fièvre »

Utilisation simple pour « facile à donner », « pratique à donner », « simple


facile
les parents d’utilisation », « facile à donner », « prise facile »,

« facilité de prise », « facile à donner », « bien

accepté par les enfants », « facile à donner »,

« bien pris par l’enfant », « facile à donner »,

Annexes 92
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« facile d’utilisation », « facile à donner », « facile

à donner », « facile à donner », « facile à donner »,

« facile à donner », « facile d’utilisation »,

« facilité des prises avec sa pipette dose poids »,

« facile à donner », « facile à donner », « facile à

donner avec la pipette », « action plutôt rapide »,

« simple d’utilisation », « facile à donner », « facile

à donner », « facile à donner », « facile à donner

avec la pipette »

Médicament avec une « moins dangereux que ibuprofène », « pas d’effets


Peu ou pas
bonne tolérance, peu secondaires », « très peu de risque », « peu de
de risques
de contre indication risque », « peu d’effets secondaires », « peut être

administré sans danger et sans avis médical »,

« bien toléré », « peu d’effets secondaires », « sans

danger », « pas d’effets secondaires », « pour

toutes les maladies avec fièvre », « pas d ‘effets

indésirables », « pas de risque pour l’enfant »,

« très bonne tolérance », « peu d’effets

secondaires », « très bonne tolérance », « peu

d’effets indésirables », « bien supporté », « aucun

risque », « moins d’effets secondaires

indésirables », « pas de risque », « moins nocif que

ibuprofène », « pas de risque », « peu d ‘effets

secondaires », « bonne tolérance chez l’enfant »,

« bien supporté », « habitude du produit », « moins

Annexes 93
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

nocif que ibuprofène », « pas d ‘effets

secondaires », « pas de danger si on respecte les

doses et l’intervalle entre les prises », « pas de

risque », « pas d ‘effets indésirables », « pas de

risque », « bonne tolérance », « moins fort que

ibuprofène », « moins d’effets indésirables et

moins importants », « meilleur tolérance chez

l’enfant »

Médicament bien « bon gout », « gout fraise », « bon gout », « bon


Bon gout
accepté par les enfants gout », « bon gout », « gout facile à donner »,

« facile à prendre », « bon gout », « bien assimilé

par l’enfant », « bon gout », « bien accepté par

l’enfant (bon gout) », « gout fraise pour les

enfants », « les enfants prennent facilement le

sirop », « très bien pris par les enfants », « bien

accepté en sirop », « facile à prendre en sirop »,

« bon gout et couleur appétissante pour les

enfants », « bon gout », « bien accepté par

l ‘enfant »

Très bonne tolérance « adapté à tous les âges », « convient à tous les
Tous les
quelque soit l’âge âges », « pour n’importe quel enfant », « peut être
âges
donné à un jeune enfant »

Efficace dans la « cela a toujours suffit jusqu’à présent », « suffit


Suffisant
majorité des cas de dans la majorité des cas », « suffisant »,
dans la
fièvre chez l’enfant « suffisamment efficace dans la plupart des cas »
majorité des

Annexes 94
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

cas

Action du paracétamol « pour les petites douleurs », « soulage les douleurs


Douleur
sur les douleurs faibles modérées », « calme assez bien la douleur »,
faible à
et modérées « s’adapte bien aux petits bobos », « soulage les
modérée
petites douleurs », « soulage la douleur peu

intense », « bien pour les petites douleurs »

Paracétamol « sirop, suppo », « bien car dispo en sirop, suppo »,


Sirop ou
disponible sous « pipette ou suppo », « plusieurs formes : sirop ou
suppositoire
plusieurs formes suppo, sublingual », « pipette ou suppo »,

« pratique car existe en sirop, suppo et sachet pour

les enfants », « sirop ou suppo », « facile à donner

en sirop ou suppo », « choix : suppo ou sirop »

Action positive du « améliore le confort de l’enfant », « redonne de


Confort de
paracétamol sur le l’énergie et meilleur appétit »
l’enfant
confort de l’enfant

Disponible sans « sans avis médical », « vente libre », « possibilité


Vente libre
ordonnance de l’avoir sans ordonnance »

Pas d’avis sur les « je ne sais pas », « je ne sais pas », « je ne sais


Je ne sais
avantages du pas »
pas
paracétamol

Annexes 95
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 5. Tableau regroupant les inconvénients du

paracétamol

Code étiquette Définition Verbatim

Temps estimé trop « intervalle long entre les prises quand la fièvre
Intervalle long
long entre 2 prises de ne baisse pas», « intervalle long entre 2
entre 2 prises
paracétamol quand la prises quand la fièvre ne baisse pas», « intervalle

fièvre ne baisse pas long entre les prises », « doit être renouvelé pour

ou quand la douleur être efficace », « intervalle long entre les prises »,

est toujours présente « intervalle long entre les prises, souvent efficace

pendant 4 heures », « intervalle long »,

« intervalle long, 6 heures entre les prises »,

« intervalle long entre les prises, 6 heures »,

« intervalle long entre les prises quand la fièvre

ne baisse pas», « temps long entre les prises »,

« parfois, intervalle long entre les prises quand

fièvre élevée », « intervalle long entre les

prises », « intervalle long entre les prises »,

« intervalle long entre les prises quand la fièvre

ne baisse pas», « intervalle long entre les prises »,

« intervalle long entre les prises », « intervalles

longs entre les prises », « intervalle long entre 2

prises », « devoir attendre 4 heures si la douleur

revient trop vite ou est trop intense », « pouvoir

Annexes 96
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

donner que toutes les 6 heures », « intervalle de

prise longue », « temps entre 2 prises »,

« intervalle long entre les prises », « attente entre

les prises si douleur toujours présente »,

« intervalle long entre les prises quand forte

fièvre », « parfois intervalle long entre les prises

quand forte fièvre et que ça ne baisse pas »,

« parfois, intervalle long entre les prises quand

forte fièvre », « intervalle long entre les prises (6

heures), « intervalle long quand forte fièvre »,

« temps long entre 2 prises », « intervalle de 6

heures entre les prises : long »

Effet considéré « pas toujours très efficace », « pas efficace sur


Manque
comme insuffisant grosses fièvres », « pas assez fort pour les grosses
d’efficacité sur
par les parents sur la fièvres », « insuffisant pour les fortes fièvres »,
les fortes
baisse de la « en cas de forte fièvre, il ne suffit pas « ,
fièvres
température quand « insuffisant quand forte fièvre », « parfois ne

forte fièvre suffit pas pour faire baisser la fièvre », « peu

initialement efficace sur fortes fièvres », « peu efficace sur

fortes fièvres », « pas toujours actif sur forte

fièvre », « parfois insuffisant pour diminuer la

fièvre », « pas toujours efficace sur la fièvre »,

« moins efficace que ibuprofène », « pas assez

efficace si symptômes persistants », « ne

fonctionne pas toujours »

Annexes 97
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Effet considéré « agit peu sur la douleur », « pas assez fort pour
Manque
comme insuffisant les grosses douleurs », « moins efficace pour forte
d’efficacité sur
par les parents en cas douleur », « pas assez fort pour certaines
la douleur
de forte douleur douleurs », « moins puissant », « pas toujours
intense
efficace sur la douleur comme les otites par

exemple », « moins efficace sur forte douleur »,

« pas d’action anti inflammatoire si douleur

forte », « moins efficace que ibuprofène surtout

sur les douleurs musculaires comme la grippe »

Temps trop long « parfois baisse trop lente de la température »,


Délai d’action
avant une baisse de « ne fait pas descendre rapidement la
trop long
la température température », « la fièvre met du temps à baisser

quand elle est élevée au départ », « n’agit pas

assez rapidement sur les fortes fièvres », « n’agit

pas toujours rapidement », « fait effet moins vite

que l’ibuprofène », « agit lentement »

« trop sucré », « trop sucré en sirop », « les


Gout
enfants peuvent le prendre pour un bonbon »,

« mauvais gout », « beaucoup de sirop à donner

en pipette en fonction du poids »

Aucun inconvénient « aucun », « aucun », « aucune », « aucun »,


Aucun
« aucun », « aucun inconvénient », « aucun »

Risque toxique « Si non respect de l’intervalle entre les prises,


Hépatotoxicité
hépatique si non hépatotoxicité », « hépatotoxicité à forte dose »,

respect des doses « si non respect de la dose quotidienne, risque

Annexes 98
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

journalières hépatique »

Le corps s’habitue et « le corps peut vite s’y habituer »,


Accoutumance
le paracétamol est « accoutumance », « une prise régulière peut

moins actif entrainer son inefficacité », « moins efficace au

fur et à mesure des prises », « trop de prises,

moins d’effet »

« diarrhée », « diarrhée », « somnolence »,


Effets
« somnolence », « brulures d’estomac »
indésirables

(somnolence,

diarrhée)

Sensation de ne plus « addiction », « dépendance »


Dépendance
pouvoir se passer du

paracétamol

Sans avis « aucune idée », « je ne sais pas », « je ne sais


Je ne sais pas
pas », « ne les connaît pas », « aucune idée »

Fait baisser trop « diminution brutale de la température avec


Action trop
rapidement la risque de convulsion »
rapide
température

Annexes 99
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 6. Tableau regroupant les avantages de

l’ibuprofène

Code Définition Verbatim

étiquette

Quand la fièvre ne « peut être donner en alternance avec le


Alternance
baisse pas paracétamol », « peut aider à faire chuter la
avec le
suffisamment, température lorsque le paracétamol est
paracétamol,
l’ibuprofène est donné inefficace », « permet d’alterner avec doliprane
en deuxième
en alternance avec le quand la fièvre ne baisse pas », « quand le
intention
paracétamol, toujours paracétamol ne suffit pas pour faire baisser la

en deuxième intention fièvre », « complémentaire si la fièvre a du mal à

diminuer », plus fort que le paracétamol si fièvre

persistante », « calme les grosses fièvres, peut être

donné en deuxième intention », « permet

d’alterner avec le paracétamol quand il ne

fonctionne pas », « utile quand doliprane n’a pas

eu d’action sur la fièvre dans l’intervalle de 6

heures », « en complément avec le paracétamol »,

« quand le paracétamol ne suffit pas, l’advil

complète bien pour un meilleur résultat sur la

fièvre de l’enfant », « l’avantage pour moi, c’est

de pouvoir en cas de très forte fièvre, intercaler

une dose et non pas attendre 6 heures pour

Annexes 100
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

redonner du paracétamol », « bonne alternative si

paracétamol inefficace », « peut être couplé au

paracétamol », « relais du paracétamol », « quand

forte fièvre et que ça ne baissait pas avec le

paracétamol », « permet d’alterner avec le

doliprane et donc de raccourcir le temps entre 2

prises », « efficace sur les fortes fièvres

supérieures à 39° quand doliprane insuffisant »,

« quand le doliprane ne suffit pas pour faire

baisser la fièvre, je donne ibuprofène car atcd de

convulsion fébrile chez mon enfant » , « permet

d’alterner avec le paracétamol quand forte

fièvre », « permet d’alterner avec doliprane si

fièvre très importante », « complète le paracétamol

dans les très fortes fièvres », « permet d’alterner

avec le doliprane quand forte fièvre », « permet

d’alterner avec le paracétamol quand forte

fièvre », « si la fièvre persiste avec le doliprane,

on peut alterner avec l ‘ibuprofène », « permet

d’alterner avec le paracétamol quand la fièvre ne

baisse pas », « on peut le donner entre 2 prises de

paracétamol si besoin », « permet d’alterner avec

le paracétamol quand forte fièvre », « permet

d’alterner avec le paracétamol quand insuffisant

avec prise toutes les 3 heures », « permet

Annexes 101
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

d’alterner avec doliprane quand toujours beaucoup

de fièvre », « pratique pour alterner avec le

paracétamol », « permet d’alterner avec le

paracétamol », « quand très forte fièvre et que le

doliprane n’ a pas suffit à faire baisser la

température », « permet d’alterner avec le

paracétamol quand insuffisant »

Agit rapidement pour « agit rapidement », « action rapide sur fortes


Action rapide
faire baisser la fièvre fièvres », « action plus rapide sur fièvre et

(plus vite que le douleur », « agit rapidement sur la fièvre »,

paracétamol) « action plus rapide », « diminue rapidement la

température si celle ci est forte », « baisse plus

rapide de la température que le doliprane », « fait

baisser plus vite la fièvre », « fait baisser plus vite

les fortes fièvres », « agit vite pour faire baisser la

fièvre », « agit plus vite que doliprane », « agit

plus rapidement que le paracétamol », « si

température élevée, baisse rapide », « baisse

rapide de la fièvre », « agit plus rapidement sur la

fièvre », « action plus rapide sur la fièvre que

paracétamol », « la fièvre tombe plus vite », « plus

rapide que le paracétamol pour faire baisser la

fièvre », « fait baisser plus rapidement la fièvre »,

« agit plus rapidement pour faire baisser la

température », « agit vite », « action plus rapide »,

Annexes 102
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« action plus rapide sur la fièvre », « diminution

plus rapide de la température que paracétamol »,

« agit plus rapidement que le paracétamol », « agit

rapidement », « plus rapide », « baisse rapidement

la fièvre », « baisse la fièvre de l’enfant très

rapidement quand doliprane insuffisant », « fait

baisser la fièvre plus vite », « agit plus rapidement

sur la baisse de la température », « fait baisser plus

rapidement la fièvre que le paracétamol », « action

plus rapide sur la baisse de la température de

l’enfant », « baisse plus rapide de la fièvre quand

doliprane insuffisant », « agit plus rapidement »,

« fait effet plus vite que le paracétamol », « action

rapide »

Amélioration de l’état « efficace quand l’enfant ne va pas bien après


Confort de
général de l’enfant prise de paracétamol », « plus rapide pour
l’enfant
soulager l’enfant », « action plus rapide sur

confort », « action plus rapide pour soulager

l’enfant », « soulage rapidement »

Ibuprofène considéré « plus fort », « plus efficace si forte fièvre »,


Plus fort ,
comme plus fort que « plus fort », « plus fort et plus efficace sur fortes
plus efficace
le paracétamol fièvres », « action plus forte », « plus fort que

doliprane », « plus fort que le paracétamol »,

« plus efficace sur fortes fièvres », « plus fort »,

« plus efficace sur fortes fièvres », « plus

Annexes 103
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

puissant », « plus fort que doliprane », « action

plus efficace », « plus fort que paracétamol »,

« plus fort que doliprane », « plus efficace sur

mon fils quand fièvre supérieure à 39° », « plus

efficace pour faire baisser la fièvre »

Efficacité plus longue « dans la durée », « plus longtemps que le


Durée
dans le temps que le paracétamol »
d’action plus
paracétamol
longue

Agit efficacement sur « soulage les douleurs intenses », « plus efficace


Antalgique
les douleurs sur les douleurs comme otite », « bien sur douleur
efficace
résistantes au dentaire», « plus fort et plus efficace sur

paracétamol douleur », « calme bien la douleur », « plus

efficace quand forte douleur », « plus efficace

contre la douleur », « plus efficace sur les douleurs

surtout ORL », « cible plus facilement la douleur,

par exemple les oreilles », « anti douleur

efficace » , « plus efficace que le paracétamol pour

les maux de dents », « agit sur les douleurs

(dentaire, musculaire) », « action sur la douleur »,

« efficace sur la douleur », « diminue les douleurs

intenses », « mieux sur les fortes douleurs »,

« plus efficace sur les douleurs », « plus efficace

sur la douleur », « plus efficace sur les douleurs

aigues comme otite », « plus efficace sur fortes

Annexes 104
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

douleurs », « quand douleur intense surtout les

oreilles », « agit sur douleurs dentaires »,

« efficace contre les douleurs : otite, douleur

dentaire », « calme la douleur »

Propriété anti « efficace sur douleur inflammatoire : dentaire,


Anti
inflammatoire otite », « bon anti inflammatoire », « anti
inflammatoire
inflammatoire », « action anti inflammatoire »,

« anti inflammatoire », « action anti

inflammatoire », « ralentit l’inflammation »,

« efficace en cas d’inflammation », « anti

inflammatoire », « anti inflammatoire », « anti

inflammatoire », « action anti inflammatoire » ,

« présence d’un anti inflammatoire », « action anti

inflammatoire », « action anti inflammatoire »

Ibuprofène non donné « je ne sais pas car je ne l’ai jamais utilisé », « non
Peu voire
à son enfant utilisé », « peu donné », « non utilisé », « je ne
jamais utilisé
l’utilise pas », « je ne sais pas car j ‘en donne

pas », « je ne sais pas, mon pédiatre ne m’en a pas

parlé », « jamais utilisé », « je ne le donne pas »,

« utilisé très rarement », « je ne sais pas, jamais

donné », « jamais utilisé », « je ne l’utilise pas »,

« jamais pris », « je le donne rarement »,

« utilisation très rare », « je ne sais pas, très peu

utilisé », « je ne le connais pas », « aucune idée »,

« je ne sais pas car je n’en ai jamais donné », « je

Annexes 105
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

ne connais pas ce médicament pour les enfants »,

« très rarement utilisé », « jamais utilisé »,

« jamais donné », « ne connaît pas trop : jamais

utilisé chez mes enfants », « je ne l’utilise pas »,

« jamais administré à ma fille », « je ne sais pas,

non utilisé », « jamais utilisé »

Annexes 106
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 7. Tableau regroupant les inconvénients de

l’ibuprofène

Code étiquette Définition Verbatim

Ne peut pas être « on ne peut pas donner dans toutes les


Pas compatible
donné dans circonstances », « pas conseillé en cas de
avec toutes les
n’importe quelle varicelle », « dangereux dans certaines
maladies fébriles
maladie fébrile maladies (varicelle) », « on ne peut pas le
(en autre :
donner dans n’importe quelle situation », « ne
varicelle, angine)
peut pas le donner pour toutes les fièvres »,

« on ne peut pas le donner pour n’importe

quelle fièvre », « contre indiqué dans certaines

maladies fébriles : varicelle, angine »,

« incompatible avec les infections », « ne peut

pas être donné à chaque fièvre (exemple : si

varicelle), « contre indiqué dans certaines

maladies », « ne peut pas être donné dans toutes

les fièvres », « ne peut pas être donné en toutes

circonstances », « ne peut pas être donné pour

n’importe quelle fièvre », « on ne peut pas le

donner devant n’importe quelle fièvre », « ne

pas donner en cas de varicelle », « ne convient

pas pour toutes les fièvres », « on ne peut pas le

donner dans toutes les maladies », « peut

Annexes 107
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

masquer les microbes et aggraver la maladie »,

« il ne peut être pris dans certaines maladies »,

« ne peut pas être donné dans n’importe quelles

circonstances », « ne donner qu’après avis

médical car contre indiqué dans certains cas de

fièvre », « risques avec certaines maladies »,

« on ne peut pas le donner pour toutes les

fièvres », « risque d’aggravation d’une

angine », « ne pas donner dans tous les cas de

fièvres », « dangereux dans certaines maladies

avec de la fièvre »

Effets secondaires « allergie », « plus de contre indication »,


Effets
potentiellement « effets secondaires parfois graves », « effet
indésirables
graves par rapport indésirable sur estomac », « ses effets
nombreux et
au bénéfice apporté indésirables », « plus d’effets secondaires car
parfois graves
anti inflammatoire », « allergie aux anti

inflammatoires », « beaucoup d’effets

secondaires », « les effets indésirables »,

« hémorragie digestive », « risque de maux

d’estomac », « douleur d’estomac »,

« somnolence », « trop d’effets indésirables »,

« effets secondaires peuvent être graves »,

« problèmes aux reins », « plus d’effets

indésirables donc plus de contre indications »,

« les effets secondaires », « effets indésirables

Annexes 108
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

graves », « effets secondaires importants »,

« effets secondaires », « effets indésirables au

niveau digestif », « allergie », « atteinte rénale

donc utilisation à limiter au maximum »,

« effets indésirables », « risque important pour

l’estomac », « effets indésirables importants »,

« effets secondaires », « vomissements », « plus

d’effets indésirables », « effets secondaires »,

« effets secondaires », « effets secondaires

++ », « intolérance digestive »

Association « effets secondaires en association avec certains


Interactions
incompatible avec médicaments », « on ne sait pas toujours quels
médicamenteuses
certains autres médicaments il ne faut pas donner avec de

médicaments l’ibuprofène », « pas compatible avec d’autres

traitements comme le célestène »,

« incompatible avec d’autres médicaments »

Potentiellement « peut être dangereux », « nocif »,


dangereux
nocif « dangereux », « plus nocif », « peut être

dangereux », « danger », « plus de risques »,

« mauvaise réputation », « risque trop

important », « potentiellement dangereux »,

« dangereux dans certains cas de fièvre », « plus

dangereux », « plus de risques », « peut être

dangereux », « plus dangereux », « plus d’effet

néfaste »

Annexes 109
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Médicament « fort », « trop fort pour les bébés », « plus


Fort
considéré comme fort », « trop fort », « fort », « plus nocif »,

trop fort surtout « médicament fort », « plus fort », « trop fort

chez les bébés pour une simple fièvre », « plus fort », « fort »,

« trop fort pour un bébé »

Sans avis car « je ne sais pas, non utilisé », « « je n’en utilise


Je ne sais pas
jamais ou très peu pas car ce médicament ne m’a encore jamais été

utilisé prescrit par mon médecin », « ne connaît pas

trop, jamais utilisé chez mes enfants », « jamais

utilisé », « jamais donné », « je ne connais pas

ce médicaments pour les enfants », « jamais

donné », « je ne connais pas », « je ne sais pas

(très peu utilisé) », « je ne sais pas, jamais

pris », « je ne l’utilise pas », « jamais donné »,

« jamais utilisé », « jamais donné », « jamais

utilisé », « je ne sais pas car je n’en donne

pas », « « je ne l’utilise pas », « non utilisé »,

« je ne sais pas car je ne l’ai jamais donné »

Utilisation « à utiliser en seconde intention et après


Précautions
secondaire diagnostic posé », « qu’en deuxième
d’emploi
intention », « ne peut être utilisé sur du long

terme »

Annexes 110
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 8. Tableau correspondant au codage des

questionnaires des pharmaciens et préparateurs en

pharmacie

Code Définition Verbatim

étiquette

Notion de « en règle général, on connaît les enfants, on connaît leur


Connaissance
patient connu âge »
du patient ou
par le « c’est sur que je connais un peu ma clientèle quand
« enfant » =
pharmacien même »
connaissance

de l’âge

Importance « si on ne connaît pas l’âge, on va poser la question de


Question de
connaissance de l’âge »
l’âge
l’âge pour le « l’âge de l’enfant est très important »

conseil je me renseigne sur l’âge »

on demande l’âge du bébé »

« on demande l’âge de l’enfant »

« on demande l’âge pour savoir quel traitement donné et

quelle dose »

ah ça oui bien sur l’âge pour savoir quel médicament

donné et à quelle posologie, oui c’est évident »

« bien sur l’âge », « c’est obligatoire, l’âge de l’enfant »,

« oui, son âge »

Annexes 111
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Notion d’âge « si très petit, on retourne chez le médecin », « pour des


Age très petit
petits de moins d’un mois, c’est médecin
inférieur à 3
obligatoirement »,« jusqu’à 3 mois, c’est médecin en
mois
première intention sans délivrance de médicament»

Importance «la deuxième question, c’est la température »


Question
connaissance de « si elle est importante »
température
la température « si la fièvre ne dépasse pas 38,5-39° »

pour le conseil « à combien elle est »

« ça va dépendre de la fièvre aussi »

« oui, la température de l’enfant »

« oui, si ça dépasse 39° »

« le degré de température et comment il supporte »

« en posant la question car tout le monde n’a pas de

thermomètre »

« si fièvre à 39° », « on demande la température de

l’enfant »

« si fièvre supérieure à 38,5-39°, orientation chez le

médecin », « plus de 38,5-39° »

Depuis combien « depuis combien de temps dure la fièvre »


Durée de la
de temps dure la « on demande si la fièvre est présente depuis longtemps
fièvre
fièvre ou pas »

« depuis combien de temps il a de la fièvre »

« depuis combien de temps l’enfant a de la fièvre »

« on demande depuis combien de temps dure la fièvre

Annexes 112
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

mais c’est vrai que les gens viennent surtout au début

donc on n’a jamais trop d’inquiétude »

« depuis combien de temps dure la fièvre car chez un

bébé il ne faut pas rester comme ça pendant 1 semaine

avec du doliprane », « depuis combien de temps il a de

la fièvre »

Médicament « si il y a déjà un traitement d’instaurer »


Traitement en
déjà donné par « si il a déjà pris un médicament »
cours
le parent à « on leur demande si ils ont déjà donné un traitement »

l’enfant avant de « si ils disent déjà qu’à la première délivrance du

voir le doliprane, ça ne marche pas trop, seulement après je

pharmacien donne l’ibuprofène », « si il a déjà pris un traitement et

son efficacité », « on demande si il a déjà pris du

doliprane et si oui, si ça a fait baisser la fièvre et

combien de temps »

Pathologies « quand ce sont des enfants qui ont déjà des pathologies,
Antécédents
chroniques on prend aucun risque »
de l’enfant
connus de

l’enfant

Recherche de « on va demander si il tousse, contexte de rhino, si il met


Signes
symptômes la main à l’oreille et tout un tas de choses comme ça»
associés
accompagnant la « je demande si il y a que de la fièvre ou autre chose
(rhino, toux,
fièvre comme douleur au niveau des dents, nez qui coule, toux,
poussée
éruption cutanée, des douleurs, autre part, enfin tout ce
dentaire,
qui peut être anormal»
douleur,

Annexes 113
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

diarrhée, « non on demande rarement plus d’informations »

vomissement, « on demande si il y a d’autres symptômes associés, ou

éruption juste de la fièvre »

cutanée, « on demande si il y a d’autres symptômes, euh la perte

infection d’appétit, est ce qu’il s’hydrate, symptômes ORL,

urinaire, éruption cutanée »

otalgie) « qu’il n’y ait pas de diarrhée »

« je demande en gros ce qu’à l’enfant, si il se plaint des

oreilles, si éruption de boutons »

« est ce qu’il a le nez qui coule, ou des boutons ou une

douleur dentaire, des vomissements ou diarrhées »

« poussée dentaire avec bébé qui bave, joues rouges,

température à 38, 38,5° »

« on recherche des symptômes associés comme des

boutons, une toux, le nez qui coule, douleur d’oreille, si

il y a des signes de déshydratation avec des nausées et

des vomissements »

« on recherche si il y a autre chose, si il a du mal à

respirer, si il a le nez bouché ou qui coule, si il tousse,

tout ça quoi », « contexte de vaccin, si il a l’air d’avoir

mal quelque part ou pas »

« contexte de vaccin ou poussée dentaire »

« bah déjà les classiques chez les enfants, la rhino donc

si nez qui coule ou tousse, des signes de gastro, une

poussée dentaire », « si pas de symptômes associés à la

Annexes 114
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

fièvre, attention à l’infection urinaire qui peut être une

cause de fièvre chez l’enfant »

« un contexte de rhino ou poussée dentaire ou si pas de

symptômes associés, toujours se méfier de l’infection

urinaire »

« si c’est associé à des problèmes rhinopharyngés, à des

problèmes intestinaux »

« les symptômes qu’il peut avoir, si il a le nez qui coule,

si il a mal aux oreilles, si c’est plutôt la gorge »

« symptômes digestifs (nausées, vomissements,

diarrhée), si mal au ventre, symptômes ORL comme

douleur d’oreille, nez qui coule »

« si il respire bien, si il n’a pas le nez qui coule ou

bouché ou ce genre de choses »

Signes amenant « signes de déshydratation chez les touts petits »,


Signes de
à une « fièvre supérieure à 39° », « signes de détresse
gravité
consultation respiratoire, signes d’asthme, de bronchite »

médicale en « signes de déshydratation », « si l’enfant a plus de 39-

urgence 39,5° »

« au delà de 38,5-39°, on préfèrera qu’il voit le

médecin »

« plus de 38,5-39° »

« si fièvre atteint 39° ou plus, c’est médecin direct »

« ça dépend aussi de l’état général de l’enfant »

Annexes 115
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« si il continue à jouer ou si il est complètement KO »

« l’état général avec des répercussions neurologiques :

somnolence »

« l’état général de l’enfant »

« tolérance de la fièvre »

« son état général, si il a l’air confus », « comment il

tolère la fièvre »

Notion d’âge « si moins de 1 an »


Age petit
« âge trop bas de l’enfant, souvent moins de 1 an »
inférieur à 1
« en dessous d’un an »
an
« avant 1 an »

« nourrisson de moins d’un an »

Importance de la « on s’intéresse au poids de l’enfant pour évaluer la


Question
connaissance du quantité de paracétamol »
poids
poids pour le « on demande le poids de l’enfant pour savoir quel

conseil traitement donné et à quelle dose », « oui le poids pour

connaître la dose de doliprane », « oui le poids pour

calculer la dose de doliprane »

Conseils donnés « hydratation, enfant qu’on découvre, température de la


Conseils
par les pièce, gant de toilette porté sur le corps de l’enfant »,
d’hygiène
pharmaciens « ne pas partager le lit de l’enfant car sinon augmente la
(hydratation,
comme mesures chaleur donc si on veut rester avec lui, c’est sur un
bain, ne pas
physiques matelas à coté de lui »
trop couvrir
« on conseille de déshabiller l’enfant »
l’enfant, aérer
« pas trop couvrir l’enfant »

Annexes 116
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

sa chambre) « bien hydrater l’enfant, pas trop le couvrir »

« lui donner à boire »

« jamais torse nu, un petit débardeur, si bain, max 2

degrés de moins que la température corporelle »

Médicament « paracétamol toujours en première intention »


Paracétamol
délivré par le « notre conseil, c’est paracétamol uniquement »

pharmacien en « on conseille doliprane en priorité »

première « en général, au niveau du conseil, c’est surtout

intention en cas doliprane surtout quand c’est pour une poussée

de fièvre dentaire »

« en général, c’est paracétamol »

« le plus souvent c’est doliprane en première intention »

« je propose doliprane »

« toujours doliprane en première intention »

« on va dire de prendre paracétamol pendant 2 jours »

« je donne doliprane, peu importe l’âge si contexte de

vaccin ou poussée dentaire »

« réponse : doliprane, voilà enfin paracétamol »

« on conseille plutôt paracétamol, pas d’effets

secondaires possibles »

« c’est le paracétamol »

« on donne du doliprane »

« on donne un traitement standard, en général plutôt le

doliprane »

Médicament « si il se plaint des oreilles, on peut donner ibuprofène »


Ibuprofène

Annexes 117
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

(prescription délivré par les « si la fièvre est très importante, on leur dit qu’ils

secondaire) pharmaciens en peuvent alterner avec ibuprofène »

cas de fièvre « si à la première délivrance du doliprane, ça ne marche

pas trop, après seulement je donne l’ibuprofène, mais

c’est rare quand même que je donne ibuprofène »

« c’est rare qu’on propose nous l’ibuprofène »,

« l’ibuprofène, pas en conseil, que sur demande ou sur

prescription » « on donne plus advil maintenant avec les

contre indications dans certaines maladies fébriles chez

les enfants »

Pathologie « je vérifie qu’il n’y a pas de varicelle car c’est contre


Ibuprofène et
contre indiquant indiqué »
varicelle
l’utilisation de « si éruption de boutons ou qu’on ne sait pas,

l’ibuprofène paracétamol à cause des problèmes avec la varicelle »,

« on ne sait pas si il y a une varicelle sous jacente »

« on ne sais jamais si une varicelle va se déclarer »

Médicament à « l’advil est déconseillé pour certaines maladies


Ibuprofène et
éviter en cas de infantiles »
maladies
maladies « faire attention aux pathologies virales en même temps
infectieuses
infectieuses car il ne faut pas le donner »

associées « quand on ne sait pas, paracétamol à cause des

problèmes avec les maladies virales »

Façon de « en général si ce sont des très petits, on va rester en


Paracétamol
délivrer le doliprane, sirop pédiatrique »
suspension

Annexes 118
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

buvable paracétamol et « comme c’est pour les enfants, le plus souvent c’est en

les conseils sirop donc bien garder la pipette du flacon de doliprane

associés à la et pas d’un autre médicament »

prise « préférentiellement en sirop, dose poids »

« plutôt en sirop, c’est plus simple à prendre pour les

enfants, le gout passe bien, dose poids avec pipette de

doliprane »

« on le propose plus en sirop car ça passe mieux et une

dose poids »

« le plus simple, c’est le sirop quand même, plutôt avant

le repas sinon quand il a fini de manger, il n’avale pas

forcément le sirop » »pour le doliprane, c’est facile, des

doses poids »

« dans la nuit, si il a toujours de la fièvre, c’est plus

pratique de donner un petit peu d’eau, ça le fait boire en

même temps et la dose de sirop de doliprane »

« je le propose toujours en sirop car dans 80% des cas

c’est ce que les parents demandent, dose poids »

« sous forme de sirop, c’est ce qui se vend le plus »

« si c’est un jeune enfant, c’est plutôt la solution parce

qu’il n’y a pas de risque d’erreur avec la dose poids »

« en sirop si problèmes intestinaux »

« plutôt en sirop »

« plutôt en sirop avec la pipette dose poids, c’est

pratique »

Annexes 119
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« en sirop »

Façon de « il y a aussi les suppos, leur dire de mettre dans le bon


Paracétamol
délivrer le sens »
suppositoire
paracétamol « sinon il y a les parents qui préfèrent en suppositoire »

« parfois en suppo fonction du poids de l’enfant »

« il y a des parents très suppo donc ça dépend si il y a

des nausées avec, bien sur ce sera suppo »

« plutôt suppo, c’est sur, ça va agir, ça agit souvent plus

vite mais seulement jusqu’à un certain âge car après les

enfants n’aiment plus trop »

« et en suppo aussi »

« parfois, les parents préfèrent les suppos »

« j’aime mieux les suppos, de leur dire de le prendre le

soir, parce qu’on met la couche, on met un suppo, c’est

plus pratique »

« chez le jeune enfant, c’est plutôt en suppo sauf si

problèmes intestinaux »

« ou en suppo », «si parents demandent en suppo ou si

vomissements », « doliprane en suppo»

Délai entre 2 «3 à 4 fois par jour, intervalle de 6 heures entre les


Intervalle de
prises ou prises »
temps entre 2
nombre de « toutes les 6 heures »
prises de
prises par jour « au moins 4-5 heures entre les prises »
paracétamol
« toutes les 6 heures »

« 4 fois par jour »

Annexes 120
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« intervalle de 6 heures entre les prises »

« toutes les 6 heures »

« l’intervalle de temps entre les prises de 6 heures »

« une prise toutes les 6 heures »

« maximum 4 prises par jour, avec intervalle de 6 heures

entre les prises »

Surveillance de « réveiller l’enfant la nuit pour contrôler sa


Contrôle de la
la température température »
température
de l’enfant post « prendre régulièrement la température »
de l’enfant
traitement « on leur dit la nuit de réveiller l’enfant pour contrôler la

température »

« contrôler régulièrement la température »

« réveiller l’enfant même si il dort pour contrôler sa

température »

« on va proposer le paracétamol en disant de contrôler la

température »

orientation vers Jusqu’à 3 mois, c’est médecin en première intention »,


Consultation
le médecin en « pour les petits de moins d’un mois, c’est médecin
médicale
première obligatoirement », « moins de 3 mois, consultation
d’emblée
intention médicale d’abord »
fonction de
« souvent moins d’un an, on laisse ça au coté médical »
l’âge
« en dessous d’un an, je ne me prononce pas, c’est du

ressort du médecin »

« si moins d’un an, je préfère orienter vers une

consultation médicale »

Annexes 121
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« je propose très rarement un traitement médicamenteux

directement pour un enfant fébrile, je dis aux parents

d ‘aller voir le médecin »

« pathologies chroniques, on vous les envoie tout de

suite »,

« chez les nourrissons, c’est délicat, on donne doliprane

mais on préfère qu’ils voient leur médecin »

« jusqu’ à 3-4 ans, comme c’est plus dur pour

s’exprimer, c’est mieux qu’il voit un médecin »

Orientation vers « je préfère qu’ils aillent voir le docteur car on ne sait


Consultation
un médecin si jamais ce qui se cache derrière » « si ils peuvent, il vaut
médicale
pas mieux qu’ils aillent voir le docteur »
fonction
d ‘amélioration « si la fièvre ne passe pas, on vous les envoie »
évolution de
de la fièvre chez « « on leur dit de voir comment ça évolue » « si ça ne
la fièvre ou
l’enfant au bout passe pas au bout de 48 heures, il faut consulter le
secondaire à
de 48 heures ou médecin » « si la fièvre augmente malgré le traitement,
la délivrance
dans un second il faut aller voir le médecin sans attendre 48 heures »
du
temps « c’est vraiment en dépannage car je leur dit qu’il faudra
médicament
aller voir le médecin après »

« si pas d’amélioration de la température, voir le

médecin »

« paracétamol pendant 2 jours, et après si ça persiste de

voir le médecin »

« si la fièvre dure plus de 2 jours, alors on adresse au

médecin directement »

Annexes 122
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« jusqu'à 3 ans, je donne mais je dis quand même

d’appeler SOS médecin ou d’aller aux urgences »

« surtout si il n’y a pas d’amélioration, automatiquement

chez le médecin »

« on donne du doliprane mais on conseille quand même

le papa ou la maman d’aller voir le médecin surtout en

dessous d’un certain âge, on va dire les nourrissons de

moins d’un an et si il n’y pas de symptômes associés »

« si la fièvre dur plus de 3 jours, il faut consulter »

« si la fièvre remonte après 2 ou prises de doliprane, il

faut consulter »

Fréquence de « peu fréquent en semaine mais souvent le samedi et les


Week end et
présentation des jours de garde »
jours de
parents en « le samedi, il y a beaucoup de demande comme ça car
garde
officine pour peu d’accès à SOS et pas beaucoup de généralistes le

leur enfant samedi »

fébrile « ça arrive occasionnellement, plus souvent le samedi »

« ça arrive occasionnellement »

« le dernier souvenir, c’était quand j’étais de garde »

« ça arrive assez fréquemment, encore plus le samedi et

les jours de garde »

« c’est quand même récurrent comme motif »

« ça arrive rarement, sauf les jours de garde ou pendant

les vacances »

« c’est souvent quand même »

Annexes 123
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

« c’est assez régulier quand même », « c’est régulier

aussi bien dans la semaine que le weekend ou les jours

de garde », « c’est régulier »

Estimation par « on n’est pas censé donner un diagnostic à la


Rôle du
les pharmaciens pharmacie »
pharmacien
du rôle à jouer « notre rôle est assez limité »

dans la prise en « nous ne pouvons pas poser de diagnostic »

charge de la « maintenant les parents passent souvent par nous sans

fièvre des aller voir le médecin surtout dans un contexte de

enfants rhinopharyngite »

Vision des « les parents sont assez bien formés sur la fièvre »
Connaissance
pharmaciens « ça arrive surtout chez les mamans dont c’est le premier
des parents
concernant la enfant car les autres demandent directement un flacon de
sur la fièvre et
connaissance de doliprane »
les
la fièvre chez « bah non en fait, en général, ils arrivent à soigner eux
médicaments
leur enfant et la mêmes »

délivrance du « soit ils demandent directement un flacon de doliprane

médicament soit ils viennent avec l’ordonnance du médecin »

« c’est rare que les parents viennent demander car déjà

souvent ils savent doliprane »

Risque majoré « c’est en dessous de cet âge (1 an) que le risque de mort
Crainte
chez les subite est le plus important »
suscitée par
nourrissons de
l’âge : mort
mort subite
subite du
fonction de l’âge

Annexes 124
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

nourrisson

Effet secondaire « oui, si ça dépasse 39°, on prêtera attention surtout par


Crainte
potentiel en cas rapport aux risques de convulsions »
suscitée par
de fièvre redouté « on cherche toujours à combien est la fièvre car on
la fièvre :
par les craint toujours le risque de convulsions fébriles »
convulsions
pharmaciens
fébriles

Annexes 125
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 9. Echelle EVENDOL

(Source : http://www.pediadol.org)

Annexes 126
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 10. Fiche fièvre du carnet de santé

(Source : http://www.sante.gouv.fr)

Annexes 127
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 11. Fiche – conseil de Courlygones

Annexes 128
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexes 129
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 12. Affiche pour la campagne de Courlygones

Annexes 130
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 13. Yale Observation Scale (YOS)

Scores 1 point 3 points 5 points

normal altération altération sévère

modérée de l’état de l’état général

général

Qualité du cri Fort et rigoureux ou Geignements, Gémissements ou cri

enfant calme ne sanglots faible ou cri aigu

pleurant pas

Réactions aux Pleurs brefs qui Accès de pleurs Pleurs permanents ou

stimulations s’arrêtent ou enfant absence de réponse

parentales heureux ne pleurant

pas

Eveil Eveil permanent, si Eveil si stimulation Apathique,

endormi se réveille prolongée somnolent

vite

Couleur rose Extrémités pâles ou Pâle ou cyanosé ou

cyanosées marbré ou gris

Hydratation Normale Bouche sèche, peau Pli cutané, yeux

et yeux normaux enfoncés, muqueuses

sèches

Contact avec Sourires, sens en Sourire bref, peu Pas de sourire,

l’entourage éveil intéressé indifférent ou

anxieux

Annexes 131
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

A chaque élément d’observation correspond un score (de 1, 3 ou 5): un score global < 10

est associé à une infection bénigne dans 97% des cas; un score global > 16 est associé à une

infection sévère dans 92% des cas.

Annexes 132
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Annexe 14. Plaquette informative sur la fièvre pour les

parents et les pharmaciens

Annexes 133
Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des pharmaciens centrée
sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Bibliographie
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Fièvre chez l’enfant : évaluation du comportement des parents et des
pharmaciens centrée sur le traitement paracétamol versus ibuprofène

Résumé
La fièvre, symptôme fréquent chez l’enfant représente le premier motif de consultation
en médecine générale. Elle accompagne souvent des maladies virales bénignes. Pourtant elle
reste inquiétante et amène à des comportements inadaptés.

L’objectif principal est d’étudier le comportement des parents envers leur enfant fébrile
concernant le traitement paracétamol versus ibuprofène et celui des pharmaciens lors de la
présentation en officine pour un enfant fébrile (selon les recommandations de L’ANSM de
2005 et de la Société Française de Pédiatrie de 2004).

Une étude mixte a été réalisée :

- quantitative, avec des questionnaires destinés aux parents venant consulter pour
leur enfant fébrile ou non.
- qualitative auprès de pharmaciens sous forme d’entretiens semi-dirigés.

Les parents sont relativement bien informés sur la fièvre et utilisent le paracétamol en
première intention pour traiter la fièvre de leur enfant. Toutefois, ils sont encore nombreux
à utiliser l’alternance thérapeutique paracétamol/ibuprofène dans un but d’apyrexie à tout
prix au lieu de se fier au confort de l’enfant.

On retrouve un comportement similaire chez les pharmaciens qui s’intéressent plus au


degré de température qu’au confort de l’enfant.

La fièvre, est toujours source d’angoisse chez les parents et les professionnels de santé en
officine. Il convient avant tout de dédramatiser le symptôme fièvre et d’insister sur le fait que
le plus important n’est pas le degré de la température mais le confort de l’enfant.

Une plaquette informative écrite est actuellement à l’étude afin d’améliorer la prise en
charge de la fièvre chez l’enfant par les parents et les professionnels de santé.

Mots-clés
Fièvre, enfant, connaissances, parents, pharmaciens, traitement, paracétamol, ibuprofène

UFR de Médecine Paris Diderot - Paris 7

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