Cours de SOG
Cours de SOG
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ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION
--------------
Sous la responsabilité de
Dr GUEU TOPE
Université Félix Houphouët Boigny
M. M’BRA Kouamé
M. TANOH Alcide
M.NADO TOHOURI
M. DJE KOFFI Paul
M. KOUADIO Manzan
CONCOURS D’ENTRÉE
À
L’ECOLE NATIONALE
D’ADMINISTRATION
SUPPORT DU COURS DE
SUJET D’ORDRE GENERALE
(SOG)
SOMMAIRE
OBJECTIF GENERAL------------------------------------------------------------------------ii
EXERCICE I---------------------------------------------------------------------------------31
EXERCICE II--------------------------------------------------------------------------------32
EXERCICE III-------------------------------------------------------------------------------33
EXERCICE IV-------------------------------------------------------------------------------35
EXERCICE V--------------------------------------------------------------------------------37
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES--------------------------------------------------40
OBJECTIF GENERAL
A la fin de la formation, le candidat aux concours administratifs doit être capable de :
PREMIERE PARTIE :
PRESENTATION DE L’EXERCICE
Le Sujet d’Ordre Général en abrégé S.O.G, est une technique d’expression écrite qui vise à
évaluer chez le candidat aux concours administratifs sa culture générale, son aptitude verbale
(connaissances d’ensemble de la langue). Il s’agit pour lui de montrer à partir d’un sujet
portant sur un problème de société ou un problème d’intérêt général, qu’il est capable
d’exprimer avec logique et clarté, un sentiment personnel en tirant partie de sa culture.
Le Sujet d’Ordre Général n’est pas une dissertation comme les autres (littéraire,
philosophique, économique, juridique). Il a sa spécificité, ses exigences et sa méthodologie.
Sujet 1 : Etes-vous d’accord avec l’affirmation selon laquelle « En protégeant son milieu,
l’homme se protège lui-même » ?
Sujet 2 : « Le romancier est l’historien du présent ». Partagez-vous ce point de vue de
Georges Duhamel ?
Sujet 3 : « Les changements, même les plus souhaités, ont souvent leur mélancolie ». Que
pensez-vous de ces propos d’Anatole France ?
Sujet 4 : « L’enfer, c’est les autres ». Commentez cette opinion de Jean-Paul SARTRE.
1. La réaction personnelle
Avant tout, il faut exprimer une réaction personnelle face au sujet. Il s’agit de ne pas penser
comme les autres. Quitter “les sentiers battus” 1 en faisant une large place à l’initiative
personnelle.
Les exemples et les citations doivent nécessairement être intégrés au raisonnement sans
qu’ils paraissent comme “un cheveu sur la soupe”. Dans la même perspective, les
affirmations gratuites, l’accumulation de généralités, sont des défauts qui dévalorisent la
dissertation.
3. La clarté et la cohérence
Le sujet d’ordre général peut se définir comme « L’art d’aboutir à une conclusion ». Le
devoir doit donc ressembler à une démonstration mathématique où les maîtres-mots doivent
être “Pourquoi et comment ?” La qualité exigée est la rigueur logique et la cohérence.
Quant à la clarté, elle réside dans la simplicité de la construction syntaxique et du choix des
mots. Il faut donc avoir recours à des phrases simples et de moindre longueur.
« Le monde est en devenir et tout y dépend de tout » a dit Hegel. En d’autres termes, tout
évolue dans une relation d’interdépendance.
La dialectique sera définie comme des points de vue, des positions qui s’affrontent. La
dialectique consiste à passer d’une idée à une autre idée contradictoire. De cette
contradiction naît une synthèse que l’on pourrait appeler la solution dialectique.
1 Expression qui signifie : “Idées que tout le monde admet sans prendre la peine d’y réfléchir”.
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Sujet d’Ordre Général
4.1. La thèse
Phase de l’acceptation, elle se préoccupe d’exposer des arguments favorables au point de vue
contenu dans le sujet. Ce point de vue ici est celui de l’auteur de la citation : GOETHE.
Il faut argumenter cette opinion qui est certainement celui d’un disciple marqué par
l’enseignement de son maître. Sa thèse est donc la suivante :
Cependant, si cette position se défend bien, il reste qu’elle suscite d’autres interrogations.
C’est alors qu’intervient la contradiction, c'est-à-dire les limites de la thèse qui constitue
l’antithèse.
4.2. L’antithèse
Phase de réfutation, elle devient une nouvelle thèse différente de la première en ce qu’elle
vient porter la contradiction. En réalité, l’antithèse ne doit pas prendre le contre-pied total de
la thèse mais elle doit apporter un certain nombre de restrictions et d’arguments opposés à la
thèse initiale. Par exemple si dans la thèse on démontre que le problème démographique
prend des proportions inquiétantes, on ne peut pas se mettre à affirmer dans l’antithèse que
cette inquiétude est sans fondement. Ce que nous appelons donc antithèse, capitalise de
nouveaux arguments opposés à ceux développés dans la thèse.
Donc l’antithèse proposée au sujet de Goethe : « On peut apprendre aussi de celui qu’on
n’aime pas ».
Cette position se justifie du reste. Les sources de la connaissance étant multiples, il serait
excessif de penser que seuls ceux que nous aimons puissent être nos uniques sources. En
effet, les livres, les sources orales, les sociétés initiatiques, l’internet, etc. sont autant de
sources pour lesquelles nous ne sommes pas tenu d’avoir nécessairement de l’affection pour
leurs auteurs.
4.3. La synthèse
La thèse et l’antithèse se sont affrontées dans une sorte de dialectique. La synthèse apparaît
alors comme la solution dialectique. Elle ne saurait être un simple bilan encore moins un
résumé. Ce que l’on appelle synthèse est encore une nouvelle thèse qui naît de la
confrontation de la thèse et de l’antithèse. Elle est alors un dépassement.
Ensuite, se demander, au regard de ces deux positions, sur quoi porte le débat : On peut dès
lors effectuer le dépassement en ayant à l’esprit de ne plus retrouver ni les arguments de la
thèse, ni ceux de l’antithèse. Il existe au moins trois possibilités de dépassement :
a. La recherche de solution
Elle a lieu quand la confrontation entre la thèse et l’antithèse pose un problème à résoudre.
Dans ce cas, il faut proposer des solutions.
b. La recherche de complémentarité
Cas où les deux thèses précédentes peuvent être conciliées.
c. La recherche d’un troisième point de vue
Différent des deux premiers, mais qui se rapporte au débat.
Le sujet de GOETHE, se prête à une recherche de complémentarité. Le débat tourne autour
de la place de l’amour dans l’apprentissage.
On peut en effet apprendre de celui que nous aimons tout autant que de plusieurs sources, y
compris de celui que nous n’aimons pas. Le dépassement par la complémentarité consiste à
présenter toutes les sources qui contribuent à l’enrichissement du candidat.
La synthèse, comme on vient de le voir est un travail qui nécessite une bonne compréhension
du sujet. Ces différentes possibilités sont exclusives et obligatoires. Exclusive parce qu’on ne
peut choisir qu’une seule ; obligatoire parce qu’aucun dépassement n’est possible en dehors
de ces trois possibilités.
Application
1) Antonin Artaud déclara un jour : « Les œuvres du passé sont bonnes pour le passé.
Elles ne sont pas bonnes pour nous ». Partagez-vous ce point de vue ?
2) « Le civisme fait la puissance d’une nation, car il détermine une autorité durable à
l’Etat et oriente la jeunesse vers des principes supérieurs ». Appréciez cette réflexion.
3) « Les changements, même les plus souhaités ont souvent leur mélancolie ». Que
pensez-vous de ces propos d’Anatole France ?
4) « La compétence sans l’autorité est inutile dans notre administration ; aussi inutile
que l’autorité sans la compétence. » Expliquez et discutez cette réflexion d’un chef de
service.
Travail à Faire :
Pour chacun des sujets, proposez une thèse, une antithèse et une synthèse.
Sujet 3 : « Il faut être assez adapté à sa profession pour être efficace et heureux ».
Commentez et discutez cette affirmation de Gaston BERGER
Sujet 6 : La mort
En relevant les consignes accompagnant chacun des sujets ci-dessus, on remarque qu’il en
existe une variété.
On peut regrouper les différents sujets des concours administratifs en cinq (05)
catégories en fonction de la consigne ou de la formulation.
Ainsi, les consignes telles : Que pensez-vous ? Etes-vous d’accord... ? Que suggérez-vous ?
Etes-vous pour ou contre... ? Partagez-vous l’avis de… ? Que vous vous inspire… ?
Approuvez-vous ? Analysez ; Appréciez ; etc. Induisent également un plan Dialectique.
1. La thèse
Pour rappel, la thèse fait l’inventaire des arguments qui soutiennent la pensée exprimée dans
le sujet :
Les arguments de la synthèse ne répètent pas la thèse et l’antithèse mais les dépassent. Tout
argument doit convaincre sur la base des preuves palpables. Tous les points de vue sont
acceptables à la seule condition qu’ils soient bien argumentés et bien présentés.
Chaque partie correspond à une proposition à démontrer, il faudra chercher des arguments qui
valident, c’est-à-dire qui justifient la proposition ; bref des arguments qui soutiennent chacune
des trois thèses.
1ère Partie : Comment l’homme protège son milieu / la protection de la nature par l’homme.
2ème Partie : Les conséquences de cette protection sur l’homme / Comment tire-t-il profit de la
protection de son milieu. / La protection de la nature par l’homme lui est bénéfique.
Exemple : « On parle de plus en plus de retour aux sources et valeurs africaines ». Quels
plaisirs et quels profits pensez-vous que l’on puisse en tirer ?
Néanmoins, dans chaque partie, il faut respecter les prescriptions méthodologiques, c'est-à-
dire faire des paragraphes qui correspondent à des idées différentes.
1. Premier type
« Commentez et Discutez ; Expliquez et Discutez ; Analysez et Discutez ; Qu’en pensez-
vous ? ; Discutez ; Partagez-vous cette opinion ? Argumentez puis discutez ; etc. ».
S’il n’y a que deux idées (c’est généralement le cas), le travail se trouve alors simplifié, la
phase du commentaire se charge d’expliquer l’une après l’autre chacune de ces idées. Ainsi,
on obtient :
1- Commentaire de la 1ère idée : Il faut être assez adapté à sa profession pour être
efficace / La maîtrise de sa profession permet d’être efficace.
2- Commentaire de la 2ème idée : Il faut être assez adapté à sa profession pour être
heureux.
Par souci de la dialectique, il nous faut dépasser ces deux 1 res propositions puisque de toute
façon, le sujet nous y oblige. Cela aboutit à une phase de discussion.
Exemple : En vous appuyant le plus largement possible sur votre expérience personnelle,
vous commenterez ces propos de Voltaire : « Le travail éloigne de nous trois grands maux :
l’ennui, le vice, le besoin ».
Ce sujet, ainsi qu’on peut le constater, n’invite nullement à la discussion. Il faut donc s’en
tenir uniquement au commentaire. On retrouve ici le plan inventaire.
C’est une étude de notion. Il s’agit ici d’étudier une seule notion. En général, il comporte un
seul mot accompagné de son article.
Exemple : la liberté ; la mort ; la paix.
Toutefois, ce groupe nominal peut s’accompagner d’un complément du nom.
Exemples : la paix en Côte d’Ivoire ; la démocratie en Afrique.
Le groupe nominal peut être accompagné d’un adjectif.
Exemples : la démocratie ivoirienne.
Ce type de sujet implique un plan spécifique qui se déroule à travers un plan dialectique. Il a
deux grands volets.
Dans le 1er volet, il est question d’une analyse de la notion. Cette analyse est objective et se
fait en une seule partie, puisqu’il s’agit de déterminer objectivement la notion. On trouve ici
les éléments de définition, de caractéristique, de manifestation, d’identification etc.
Quant au 2ème volet, il fait intervenir des notions comme les conceptions idéologiques, les
valeurs. Bref, tout ce qui est en rapport avec le sujet, c'est-à-dire l’aspect subjectif. Il s’agit
ici d’étudier la valeur idéologique de la notion.
Comme il est question de conception, on peut en déduire que ce deuxième volet porte sur le
domaine polémique. Exemple : La mort.
1. Explication-illustration de la notion
1.1. Aspect objectif
a. Signes biologiques : arrêt de la vie, mort des cellules
b. Signes sociaux :
Affectifs : douleurs, pleurs, chagrin
Matériels : dépenses, problèmes, héritages, etc.
c. Causes objectives : maladies, accidents, guerres.
d. Conséquences : diminution démographique, dislocation de la famille ; pertes de bras
valides (acteurs du développement).
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Sujet d’Ordre Général
2. Commentaire de la notion
2.1. Conceptions religieuses
La mort n’est pas une fin. C’est le début d’une vie dans l’au-delà (philosophie de
l’incarnation)
Il est facile de reconnaître le sujet de type 5 dans la mesure où deux thèmes sont rassemblés
dans la formulation. Ce sujet ne contient pas de libellé explicite qui pourrait orienter la
recherche et le raisonnement. Il s’agit pour le candidat lui-même de trouver la problématique
la plus intéressante. Ce type de sujet implique un plan spécifique qui se déroule encore dans le
raisonnement dialectique.
Comme il s’agit de confronter des notions, il faut éviter toute séparation ou juxtaposition. En
fait, il s’agit de voir les rapports qui relient les deux termes. Dans une 1 ère partie, on analyse
tout ce qui rapproche ces deux termes. C’est leur domaine de conjonction, de similitude, de
ressemblance, de points communs, influences positives de l’un des termes sur l’autre etc.
Dans la 2ème partie, on étudie tout ce qui sépare ces deux termes. C’est leur domaine de
disjonction, de dissemblances, de points différents, de divergences, de mauvaises influences.
Comme ces volets sont dans un rapport antithétique, la 3 ème partie doit trancher le débat. Elle
intervient comme une synthèse c'est-à-dire un dépassement des propositions.
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Sujet d’Ordre Général
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Sujet d’Ordre Général
I. L'ANALYSE DU SUJET
L’analyse permet d'éviter le hors-sujet ; pour cela lire plusieurs fois le sujet et procéder
selon les étapes suivantes :
a. Les composantes du sujet
Il faut, ici, dissocier l’information de la consigne.
Il faut s’aider de la consigne pour dégager les axes d’analyse du devoir avant de passer
à la recherche des idées.
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Sujet d’Ordre Général
Il faut avoir une conception dynamique et non statique du plan : ce n’est pas une
juxtaposition de paragraphes, mais un mouvement qui oriente l’ensemble de
L’argumentation, de l'hypothèse initiale vers la conclusion.
Le plan doit ménager une progression du raisonnement, qui part d’un point de départ
(la problématique initiale) pour aller vers un point d’arrivée (le bilan final) en suivant
une démarche logique et organisée.
Lorsqu’on classe les arguments à l’intérieur du plan, il faut suivre un principe
d’approfondissement progressif de la réflexion : on place d’abord les arguments qui
tombent sous le sens, qui se présentent tout de suite à l’esprit, et on garde ses
arguments les plus forts, les plus convaincants ou originaux, pour la fin. On va de ce
qui est évident vers ce qui est caché ; de ce qui est simple à ce qui est complexe.
Les parties du plan doivent être équilibrées et comporter un nombre à peu près égal de
paragraphes. (La longueur d'un paragraphe est à peu près celle de l'introduction ou
celle de la conclusion, soit une dizaine à une quinzaine de lignes).
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Sujet d’Ordre Général
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Elle doit être brève, soit égale à la longueur d’un paragraphe. Elle comporte quatre éléments
qui sont :
la perspective générale ;
l’énoncé (ou rappel) du sujet ;
la problématique ;
l’annonce du plan.
1. La perspective générale
La perspective générale doit rester très proche du sujet sans chercher à remontrer le cours de
l’histoire ou encore à toucher à des problèmes annexes.
La perspective générale peut être une définition, une citation, un fait actuel ou historique, un
constat général, en rapport avec le thème du sujet. Elle peut marquer une linéarité par rapport
au sujet. Par exemple une perspective présentée sous forme définitionnelle peut bien marquer
un paradoxe et être en rapport avec l’actualité.
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Sujet d’Ordre Général
3. La problématique
La problématique est exprimée soit sous forme de question, c’est la forme explicite de la
problématique ; soit elle se matérialise par des expressions qui fournissent une explication
("En d’autres termes ; Ceci veut dire ; Cela signifie" ; etc.) et la traduction simplifiée du sujet.
4. L’annonce du plan
C’est le dernier élément constitutif de l’introduction. Elle se présente de deux manières :
1. La phrase-chapeau
C’est l’idée générale de la partie dont elle présente le plan. Elle est brève et ne donne pas lieu
à un développement. Elle consiste à présenter la proposition à soutenir et les arguments
favorables à celle-ci.
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Sujet d’Ordre Général
2. Le paragraphe
Le paragraphe est l’unité, la cellule de base organisée dans le langage écrit - exception faite
des textes narratifs et en général des textes littéraires - Il marque une étape dans un
raisonnement, développe un aspect dans une description, expose un point dans une
argumentation. On peut retenir la règle : « un paragraphe pour chaque idée et une idée pour
chaque paragraphe ».
Pour ce qui est de son utilité, le paragraphe est un guide pour celui qui écrit : il oblige à
l’élaboration complète de l’idée. La succession des paragraphes permet de penser et de
communiquer avec ordre, suivant une progression. Pour celui qui lit, le paragraphe facilite le
déchiffrage. L’appréhension visuelle du paragraphe renforce et soutient le travail de
l’intelligence. Le retour à la ligne, qui est la marque du changement de paragraphe, signale à
l’œil et à l’esprit qu’une nouvelle idée est abordée.
Bref, le paragraphe est un ensemble signifiant composé d’une suite de phrases qui dégagent
une certaine cohérence. Il présente une double structure, syntaxique et sémantique.
3. Structure Syntaxique
Il s’agit, ici, de présenter les modalités selon lesquelles les idées sont agencées dans un
paragraphe. Ainsi, on distingue :
Tout cela est logique : le paragraphe correspond à ce qu’on peut appeler un argument, lui-
même composé d’une affirmation, d’une phase d’explication et d’une phase d’illustration.
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4. Structure Sémantique
Les idées agencées donneraient un ensemble disparate si aucune relation sémantique ne
gouverne leur cohérence. En effet, toutes les unités de signification sont nécessairement en
rapport sémantique les unes avec les autres.
Les combinaisons entre les unités de signification peuvent être de différents types :
Dans tous les cas, sur le plan sémantique, il y’a une cohérence qui règlemente l’union et le
rassemblement des idées.
III. LA CONCLUSION
La conclusion est l’aboutissement de toute la démonstration effectuée dans le corps du sujet.
C’est le lieu de répondre de façon claire et précise à la question posée dans l’introduction. La
conclusion doit être brève. Elle ne constitue l’occasion d’un nouveau développement. On
distingue deux types de conclusion :
la conclusion bilan
la conclusion analytique.
1. La conclusion bilan
C’est la réponse à la problématique. Il s’agit de faire :
un bilan récapitulatif
une ouverture.
1.2. L’ouverture
L’ouverture revêt un double intérêt. D’un côté, elle témoigne de l’humilité du candidat dès
lors qu’elle montre que celui-ci n’a eu la prétention d’avoir cerné tout le contour du sujet. De
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Sujet d’Ordre Général
l’autre côté, elle révèle la grandeur du champ d’investigation de l’auditeur qui n’ignore pas
l’existence de concepts voisins de celui traité plus haut.
2. La conclusion analytique
La conclusion comporte un jugement avant l’ouverture.
A- Thèse : Oui, la propriété peut paraître comme un vol. (Point de vue des socialistes
anarchistes)
(On citera les domaines où l’on constate que la propriété c’est le vol).
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Sujet d’Ordre Général
Le constat donc au niveau de la conclusion : « Comme indiqué plus haut, le sujet pose un
problème qui, s’il était simple nécessiterait une seule réponse. Or, chacune des parties
développées dans le corps du sujet constitue une réponse à une question soulevée par le sujet.
Ce qui atteste en réalité de la complexité du problème posé par le sujet ». C’est ce constat
qu’il faut faire.
Exemples de constat :
Constat n°1 : C’est un débat subjectivisé par la trop forte radicalisation des positions.
Il y a trop d’absolus dans les positions qui apparaissent ainsi inconciliables.
Constat n°2 : En définitive, on peut le dire, ce débat reste complexe et indissoluble.
Tout est en effet rempli de subjectivité car les positions sont surtout idéologiques.
2.1. Le jugement
Le jugement qui découle du constat, consiste à « inviter » l’auteur de la pensée à faire
abstraction de tout absolutisme en respectant l’esprit de la dialectique.
3. Conclusion à éviter
3.1. La conclusion artificielle
Brillamment formulée, elle n’est malheureusement pas la conséquence logique du
développement. Cas des conclusions toutes faites et gardées en mémoire.
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Il y a un certain nombre de termes et d’expressions qui servent à éviter de passer d’une idée à
une autre de façon brutale :
1. La transition entre les idées
Expression d’une continuité logique entre deux propositions :
Pour marquer l’identité, l’équivalence
En d’autres termes ; d’une manière approchante ; de même que… etc.
Pour marquer le but
A cette fin ; dans cette perspective ; dans cette optique etc.
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Ou encore
« Privilégions à présent tel autre aspect du problème ; des lors l’affirmation selon
laquelle…/… doit être nuancée ».
« Ayant montré dans la thèse que …, nous allons à présent aborder l’antithèse et montrer
que… ».
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Sujet d’Ordre Général
Dans un devoir ou dans une conversation courante, la citation reflète un niveau d’érudition,
parce qu’elle a une certaine autorité sur le discours ordinaire. Aussi, un devoir sans citation
s’apparente-t-il à un squelette ; il est simplement ennuyeux.
Traditionnellement, la façon dont la citation intervient dans le discours oral ou écrit peut
se faire de trois façons : comme introduction à une démonstration, comme illustration
d’une démonstration ou comme conclusion d’une démonstration. Le choix de la position
relève de la seule volonté de celui qui cite. Seulement voilà :
En situation introductive, la citation, dans son fonctionnement est génitrice de l’idée-
nervure. Elle capitalise l’essentiel de ce qui va suivre qu’elle annonce de façon très
solennelle.
Ex : « Le monde est vieux, mais l’avenir sort du passé », dit le griot Mamadou Kouyaté
dans Soundjata ou L’Epopée Mandingue de Djibril Tamsir NIANE.
Cette citation liminaire dans une démonstration vise à montrer que :
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Sujet d’Ordre Général
Par exemple, ayant démontré que le travail de mémoire prend tout son sens en Afrique où
toutes les générations ont été montées dans le modèle occidental, on peut recourir en
guise d’illustration à la citation lancée en 1960 depuis la tribune de l’UNESCO par le
sage Amadou Hampâté Bâ : « En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque
qui brûle ».
En situation conclusive par contre, la citation prend l’allure d’enseignement à tirer, de
leçon à méditer. C’est pourquoi le grand fabuliste français du 17 e siècle, Jean de
Lafontaine aimait terminer la plupart de ses fables par des citations à valeur de leçon. «
Selon que vous serez petit ou grand, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir
» termine-t-il la fable intitulée “Les animaux malades de la peste”.
Comme on vient de le voir, la place de la citation dépend de celui qui cite, car lui seul sait à
quel moment son implication est plus féconde pour son discours.
Eviter également les citations trop longues ; elles risquent de casser le rythme de votre
démonstration.
3. Méthodologie de la citation
D’abord citer correctement, c'est-à-dire en reprenant le texte exact précédé ou suivi des
références. Les références, ce sont le nom de l’auteur de la citation, l’ouvrage d’où elle est
extraite éventuellement ou l’occasion qui lui a donné naissance. Ici, on emploie le discours
direct parce que nous sommes censés connaître l’origine et la citation en intégralité.
Exemple : l’écrivain français Etienne Senancour écrit : « Les livres ne remuent pas le
monde ; ils le conduisent secrètement » ou « Les livres, écrit l’écrivain français Etienne
Senancour, ne remuent pas le monde ; ils le conduisent secrètement » ou « les livres ne
remuent pas le monde ; ils le conduisent secrètement », écrit par ailleurs l’écrivain français
Etienne Senancour.
Il faut toujours éviter l’ambigüité. On emploiera le discours indirect quand une partie de la
citation nous échappe. On peut dans ce cas citer non le texte, mais la substance. Ce peut être
certaines idées ; certains éléments ; certains arguments etc.
Exemple : La sociologue française Evelyne Sullerot disait en substance que dans nos sociétés
l’identité d’une personne se définissait par sa profession.
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INTRODUCTION
Elle est en un seul bloc typographique, avec un seul alinéa au départ sans retour à la ligne.
Elle comprend :
Perspective générale + Sujet + problématique + Plan
(Il faut sauter deux lignes)
………………………………………...…………………………………………………….….
…………….………………………….………………………………………………………..
I. THESE
Phrase(s) chapeau
Pas de saut de ligne, on marque l’alinéa (on va à ligne)
Paragraphe 1
Idée principale (je formule)
Idée secondaire 1
Idée secondaire 2 J’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
Idée secondaire 3 d’exemples et éventuellement des citations.
Transition vers le paragraphe 2
(Je marque un alinéa)
Paragraphe 2
Idée principale (je formule)
Idée secondaire 1
Idée secondaire 2 J’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
Idée secondaire 3 d’exemples et éventuellement des citations.
Transition vers le paragraphe 3
(Je respecte un alinéa)
Paragraphe 3
Idée principale (je formule)
Idée secondaire 1
J’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
Idée secondaire 2
Idée secondaire 3 d’exemples et éventuellement des citations.
Paragraphe 1
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Paragraphe 1
Idée principale (j’affirme)
Idée secondaire 1
Idée secondaire 2 J’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
Idée secondaire 3 d’exemples et éventuellement des citations.
Transition vers le paragraphe 2
(Je respecte un alinéa)
Paragraphe 2
Idée principale (je formule)
Idée secondaire 1
Idée secondaire 2 J’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
Idée secondaire 3 d’exemples et éventuellement des citations.
Transition vers le paragraphe 3
(Je respecte un alinéa)
Paragraphe 3
Idée principale (je formule)
Idée secondaire 1
J’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
Idée secondaire 2
d’exemples et éventuellement des citations.
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Idée secondaire 3
(Je respecte l’alinéa)
En un seul bloc typographique avec un alinéa au départ sans retour à la ligne. Elle comprend :
Bilan = CP1 + CP2 + CP3
Jugement (facultatif)
Ouverture.
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Afin d’éviter d’être pris de court, il est important de bien gérer les quatre (04) heures
imparties au devoir. Nous proposons, à titre indicatif une organisation du travail en six (06)
tableaux.
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TROISIEME PARTIE :
EXERCICES
D’APPLICATIONS
EXERCICE I
« Dans la vie, sans travail, il n’y a point de bonheur ». Que vous suggère cette réflexion
de Florien ?
Le sujet pose le problème du rapport entre travail et bonheur. / le sujet pose le problème du
travail comme moyen d’accès au bonheur.
Sur la base du plan ci-dessous, élaborez :
1) Deux introductions :
La première présentant une problématique et une annonce de plan explicite ;
La deuxième présentant une problématique et une annonce de plan implicite.
2) Des phrases chapeau des premières, deuxièmes et troisièmes parties.
3) Deux conclusions :
une conclusion bilan ;
une conclusion analytique.
Thèse : Le travail fait le bonheur
a) Salaire
• Rémunération
• Loisir ;
• Sites touristiques ;
• Financement des investissements ;
• Satisfaction des besoins (se nourrir, se soigner, se vêtir, se loger)
b) Rang social viable
• Centre de décision ;
• Honneur, considération ;
• Haut fonctionnaire.
c) La liberté
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Sujet d’Ordre Général
EXERCICE II
« La grandeur d’une nation repose sur la force de ses institutions et sur la qualité de ses
administrateurs ». Qu’en pensez-vous ?
Considérant que le sujet pose le problème de critères ou de déterminants d’une nation
puissante, et sur les bases du plan ci-dessous élaborer :
1) Deux introductions
La première présentant une problématique et une annonce de plan explicites ;
La deuxième présentant une problématique et une annonce de plan implicites.
2) Des phases chapeaux des première, deuxième, et troisième partie.
3) Deux conclusions :
une conclusion bilan
une conclusion analytique
4) Les deux premiers paragraphes
a) (Commentaire de la 1ère idée) : la grandeur de la nation repose sur la force de ses
institutions
i Institutions politiques
ii Institutions économiques
iii Institutions sociales
b) (Commentaire de la 2ème idée) : la grandeur de la nation repose sur la qualité de ses
administrateurs
i Qualités intellectuelles
ii Qualité morale
c) (Synthèse) : il existe d’autres déterminants d’une grande nation
i Données économiques
ii Données militaires
iii Données démographiques
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Sujet d’Ordre Général
EXERCICE III
A partir du plan détaillé ci-dessous, vous rédigerez entièrement ce sujet : « Les changements
même les plus souhaités ont souvent leur mélancolie ». Que pensez-vous de cette
affirmation d’Anatole France ?
I. Compréhension du sujet
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Sujet d’Ordre Général
Cf. : Les philosophes du 18e siècle ont parlé des Lumières pour amorcer la sortie des ténèbres
du Moyen-âge.
c) Synthèse
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Sujet d’Ordre Général
EXERCICE IV
Proposez une introduction et une conclusion à ce sujet à partir du plan détaillé ci- dessous :
Sujet : Pratiquement absente dans le monde qui s’achève, peut-on espérer que l’Afrique
ait une place dans celui qui se prépare sous nos yeux ?
Compréhension du sujet
Le libellé « Peut-on espérer que » ? Invite le candidat à donner son avis et donc
nécessairement à discuter. Il s’agit d’un sujet type I (Plan ternaire dialectique).
Plan détaillé
I. Thèse
a) Le fossé actuel est trop grand, le retard est réel et donc presque impossible à
combler.
On peut choisir des exemples dans tous les domaines :
Développement économique et social
Développement politique avec les coups d’Etat
Développement technologique etc.
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Sujet d’Ordre Général
II. Antithèse
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Sujet d’Ordre Général
EXERCICE V
Sujet : « Le civisme fait la puissance d’une nation car il détermine une autorité durable à
l’Etat et oriente la jeunesse vers des principes supérieures ».
1. Compréhension
Une seule phrase. « Le civisme … nation ». Le reste de la phrase a la valeur d’un ajusteur de
sens, quantificateur de sens.
2. Identification du type de sujet
Le libellé : « Apprécier cette réflexion » invite seulement à donner son avis, son jugement.
Plan détaillé
I. Thèse
Point de vue d’un patriote : Selon lui, le civisme est la valeur fondamentale pour une nation.
Titre : Le civisme fait la puissance d’une nation.
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Sujet d’Ordre Général
Point de vue opposé aux tenants du nationalisme. Il est favorable à l’ouverture sur l’extérieur.
Opinion : Le civisme peut conduire à des sentiments étroits pouvant orienter vers un
nationalisme primaire.
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Sujet d’Ordre Général
Ex. : Le Japon affiche sa différence parce qu’il exploite à fond ce qui fait sa particularité
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Sujet d’Ordre Général
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
COCULA(Bernard) et PEYROUTET(Claude), Didactique de l’expression : de la théorie
à la pratique, librairie DELAGRAVE, 1983
BELLOC(Gabriel) et NEGRE (Gaston), Le Monde Moderne au Baccalauréat, collection G.
BELLOC, Librairie DELAGRAVE, 1985
BOURSIN (Jean- Louis), Guide des concours administratifs catégorie B, Belin Paris Vie,
1996
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