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Indications Rédaction Maths

Ce document fournit des indications sur la rédaction en mathématiques, soulignant l'importance de la clarté et de la structure dans la présentation des solutions. Il aborde des principes essentiels tels que la définition des objets mathématiques, l'utilisation correcte des symboles, et l'articulation logique des arguments. Enfin, il propose une mise en forme adéquate pour faciliter la compréhension du lecteur.

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Te spé maths

Indications pour la rédaction en mathématiques


I Généralités
Le but de la rédaction mathématiques est de faire comprendre le problème que l’on
résout. Pour cela il faut articuler les idées afin de mettre en avant les points essentiels à
justifier.
La rédaction mathématique n’est pas une science exacte. Plusieurs rédactions sont
possibles à un même niveau mathématiques. De plus, elle va différer en fonction du niveau.
On ne rédige pas la solution d’un problème de la même façon au collège ou au lycée.
Rédiger toujours un compromis lié à la durée de l’épreuve ou du temps que l’on peut
allouer à la rédaction. C’est pour cela qu’il faut mettre en avant les grandes lignes, certains
détails pouvant être rédigés plus rapidement.
Une bonne façon de savoir si votre rédaction est claire est de la faire lire à un camarade
du même niveau. Si il trouve qu’il comprend le problème et la solution que vous avez rédigé
c’est que vous avez bien mis en avant les arguments essentiels.

II Quelques principes importants


A Définir l’objet que l’on utilise
Lorsque l’on utilise une quantité, typiquement 𝑥 ou 𝑛, il faut toujours préciser sa
nature, c’est-à-dire à quel ensemble il appartient. De même pour une fonction, il faut
toujours préciser son ensemble de définition.
Ainsi, on peut dire :
• Soit 𝑥 un réel …
• On considère l’entier 𝑛 …
• Pour tout réel 𝑥 …
• Pour tout 𝑥 ∈ ℝ …
• ∀𝑥 ∈ ℝ …
Exemple
Soit (𝑢𝑛 ) la suite géométrique de raison 1, 2 et de premier terme 𝑢0 = 4
% On en déduit que 𝑢𝑛 = 4 × 1, 2𝑛 . (Mais qui est ce 𝑛 ?)
" Pour tout entier 𝑛, la forme explicite d’une suite géométrique est 𝑢𝑛 = 𝑢0 × 𝑞 𝑛 . Ainsi
𝑢𝑛 = 4 × 1, 2𝑛 .
Lorsque l’on a une expression un peu longue, on peut décider de la nommer pour ne
pas avoir à la réécrire par la suite.
Par exemple si l’on étudie le polynôme 𝑥2 − 𝑥 − 1 on peut avoir besoin de nommer ses
racines. Dans ce cas, √on écrit : √
1− 5 1+ 5
Posons 𝑥1 = et 𝑥2 =
2 2 √
De même lors des changements de variables. On écrira, « Posons 𝑋 = 𝑥 » ou « Je
pose 𝑋 = 𝑒𝑥 ». Bien sûr cela suppose que l’on ai bien définie 𝑥 auparavant.

B Vérifier que les objets sont biens définies


Dans les résolutions d’équation, d’inéquations ou la manipulation de fonctions il faut
toujours bien vérifier que les expressions sont biens définies. En particulier, il faut vérifier
que :
• On ne divise pas par 0 ;
• L’expression sous la racine est positive ;
• L’expression dont on prend le logarithme est strictement positive.

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C Mettre en évidence les articulations logique


Il existe plein d’autres mots que « donc » pour enchainer les arguments. Vous pouvez
utiliser :
• donc, alors, il vient que , d’où,dès lors, par conséquent, ainsi,
• or, on sait que, de plus, en outre, ensuite, enfin, par ailleurs
• mais, cependant, toutefois, puisque, comme, car, etc.
Attention à bien en comprendre leur sens logique pour les utiliser a bon escient.
Remarque :
Éviter les termes « forcément » et « obligatoirement » et remplacer-les par « nécessai-
rement » plus mathématique.
Exemple √
Montrer que pour tout 𝑥 ∈ [0; 1], 0 ⩽ 𝑥2 − 1 ⩽ 1
Soit 𝑥, un réel tel que 0 ⩽ 𝑥 ⩽ 1.
Par croissance de la fonction carré sur ℝ+ :
0 ⩽ 𝑥2 ⩽ 1.
Il vient : −1 ⩽ −𝑥2 ⩽ 0
Puis : 0 ⩽ 1 − 𝑥2 ⩽ 1. √
Par croissance de la fonction racine
√ carrée sur ℝ + , il vient : 0 ⩽ 1 − 𝑥2 ⩽ 1
Ainsi pour tout 𝑥 ∈ [0; 1], 0 ⩽ 𝑥2 − 1 ⩽ 1

D Utiliser correctement les symboles =, ⟹ et ⟺


Ces trois symboles ont des sens différents.
• = désigne l’égalité entre deux expressions.
• ⟹ désigne la relation d’implication entre deux expressions ou propriétés. On peut
la remplacer par une phrase de la forme « si …alors … ».
• ⟺ désigne une équivalence entre deux expressions ou propriétés. On peut la
remplacer par une phrase du type « …si et seulement si … ».
Beaucoup d’équations ou d’inéquations sont résolus par un enchaînement d’équiva-
lences. Il faut faire attention, si au cours du raisonnement on perd l’équivalence pour une
simple implication « ⟹ » alors il faudra vérifier à la fin que les ”potentielles solutions”
en sont bien effectivement.
Exemples
1) Résoudre dans ℝ, l’inéquation : 2𝑥 + 3 ⩽ 𝑥 + 7. Soit 𝑥 ∈ ℝ

2𝑥 + 3 ⩽ 𝑥 + 7
⟺ 𝑥+3⩽7
⟺ 𝑥⩽4

Ainsi l’ensemble des solutions est ] − ∞; 4].



2) Résoudre dans ℝ l’équation 𝑥2 + 1 = 𝑥 − 2 Les deux membres de l’équation sont
bien définies.

Soit 𝑥 ∈ ℝ. Par croissance de la fonction carré sur ℝ+ : 𝑥2 + 1 = −𝑥 + 2 ⟹
𝑥2 + 1 = (𝑥 − 2)2 Ainsi il n’y a pas équivalence, il faudra vérifier à la fin que le
résultat est bien une solution. En développant le membre de droite, on obtient :
𝑥2 + 1 = (−𝑥 + 2)2 ⟺ 𝑥2 + 1 = 𝑥2 − 4𝑥 + 4 ⟺ 4𝑥 = 3 ⟺ 𝑥 = 34 .
Si cette équation a une solution, c’est nécessairement 34 .
Or une racine carrée est positive et 34 − 2 = − 54 est négatif. 34 n’est pas une solution,
l’ensemble des solutions est donc ∅.

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E pas de mélange des genres


On écrit soit en Français soit en mathématiques, mais pas les deux à la fois.
En particulier on ne remplace par « il existe » par le symbole ∃ et « pour tout » par le
symbole ∀.
% ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑒𝑥 est strictement positif.
" ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑒𝑥 > 0.
" Pour tout réel 𝑥, 𝑒𝑥 est strictement positif.
Le seul mélange usuel est le symbole d’appartenance. Ainsi on peut écrire « Pour tout
𝑥∈ℝ»

F Faire la différence entre 𝑓 et 𝑓(𝑥)


Une fonction est une relation qui a une expression 𝑥 associe une quantité 𝑓(𝑥). On
note 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥).
Si 𝑓 est une fonction définie en 𝑥, 𝑓(𝑥) est la valeur correspondant à l’image de 𝑥 par
la fonction 𝑓.
Lorsqu’une fonction est nommée, on peut dire :
• 𝑓 est croissante sur 𝐼.
• La fonction exponentielle est convexe sur ℝ.
• La fonction sin est croissante sur [0; 𝜋
2]
Exemples
% 𝑓(𝑥) est croissante sur ….
𝑥
% La fonction 2 est dérivable sur ℝ
𝑥 +1
𝑥
" La fonction 𝑥 ↦ 2 est dérivable sur ℝ
𝑥 +1

G Mise en forme
Pour le confort du lecteur, il faut faire attention à l’orthographe et à l’espacement.
Mieux vaut une rédaction aérée qui prend plus de pages qu’une rédaction tassée ou il est
difficile de suivre les enchainement d’idées.
Généralement une question se rédige en trois parties :
• Introduction : on annonce ce que l’on fait, c’est à dire le type de raisonnement
(s’il est particulier) et l’objectif que l’on cherche à atteindre. Par exemple : « Je
vais démontrer que … » ou « Montrons que … » ou « J’effectue un raisonnement par
l’absurde, en supposant que … ».
• La phase de raisonnement à proprement parler. Introduire les objets que l’on ma-
nipule, mettre des connecteurs logiques pour articuler son raisonnement, dans un
enchaînement de calcul ne pas mélanger =, ⟹ et ⟺ . Mieux vaut faire des
phrases que d’utiliser abusivement ces symboles.
• Conclusion : expliciter ce qui a été démontré. Souligner ou encadrer le résultat obtenu
pour le mettre en valeur
Exemple Donner l’équation de la tangente à une fonction en l’abscisse d’un point.
% L’équation est 𝑦 = 𝑓 ′ (𝑎)(𝑥 − 𝑎) + 𝑓(𝑎)
On ne sait pas ce qu’est 𝑓, pas plus que 𝑎. 𝑓 est-elle dérivable ?
" Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝐼 et 𝑎 ∈ 𝐼. L’équation réduite de la
tangente à 𝑓 au point d’abscisse 𝑎 est de la forme 𝑦 = 𝑓 ′ (𝑎)(𝑥 − 𝑎) + 𝑓(𝑎)

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Lorsqu’on utilise un théorème ou une proposition il faut en donner toutes les conditions
nécessaires pour pouvoir s’en servir.
Exemple
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par 𝑓(𝑥) = 𝑥3 + 𝑥 − 1. Montrer que l’équation 𝑓(𝑥) = 0
admet une unique solution sur [0; 1]
% 0 est compris entre 𝑓(0) = −1 et 𝑓(1) = 1, d’après le théorème des valeurs intermé-
diaires, il existe un unique 𝛼 ∈ [0; 1] tel que 𝑓(𝛼) = 0
𝑓 est-elle continue ? Pourquoi aurait-on l’unicité ?
" 𝑓 est un polynôme donc est dérivable sur ℝ. Pour tout réel 𝑥, 𝑓 ′ (𝑥) = 3𝑥2 + 1. Un
carré étant positif, 𝑓 ′ est positive sur ℝ, donc 𝑓 est strictement croissante sur ℝ.
𝑓 est dérivable donc continue sur ℝ
0 est compris entre 𝑓(0) = −1 et 𝑓(1) = 1
D’après le corollaire au TVI, il existe un unique 𝛼 ∈ [0; 1] tel que 𝑓(𝛼) = 0.
Sources et liens utiles :
• Un document plus complet que celui-ci : [Link]
documents/math/mathTermS/00_Referentiel/00_principes_de_la_redacttion_
[Link]
• Pour aller plus loin, un document de référence en classe préparatoire https://
[Link]/documents/coursetexercices/Petit%20manuel%20de%20bonne%
[Link]
• Un document donnant des conseils de méthodologie pour les lycéens : https://
[Link]/sitepedagogique/documents/math/mathTermS/00_Referentiel/
conseils_pour_etudier_mathematiques.pdf

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