Coursdemécanique
Coursdemécanique
2018
A. HMAIRROU
Copyright © 2018 Abdellatif Hmairrou
Table des matières
Sommaire
1.1 Notion du point matériel 7
1.2 Espace et Temps 7
1.2.1 Le temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 L’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.3 Notion du Référentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3 Repérage d’un point 9
1.3.1 Vecteur position . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
1.3.2 Abscisse curviligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
1.3.3 Vecteur vitesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3.4 Vecteur vitesse instantané . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.5 Vecteur accélération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4 Systèmes de coordonnées 12
1.4.1 Systèmes de coordonnées cartésiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4.2 Coordonnées polaires (dans un plan) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.3 Coordonnées cylindriques(dans l’espace) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.4.4 Systèmes de coordonnées sphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.4.5 Base de Frenet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.5 Exemples de mouvements 20
1.5.1 Mouvement rectiligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.5.2 Mouvement circulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.5.3 Mouvement hélicoïdal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.1 Notion du point matériel 7
Étudier un mouvement, c’est d’abord le décrire puis en identifier les causes. La cinéma-
tique a pour objet de le décrire ce qui revient à répondre à deux questions : — quelle la
trajectoire du mobile ? pour la définir, il faut être capable de déterminer sa position à chaque
instant — comment le mobile parcourt-il cette trajectoire ? son vecteur vitesse et son vecteur
accélé- ration nous le diront La position, la trajectoire, la vitesse et l’accélération sont des
notions fondamentales que nous allons définir en montrant comment elles sont intimement
liées. Mais il faut prendre conscience que la description d’un mouvement ne vaut que pour
celui qui l’observe. il faudra donc soigneusement préciser de quel observateur on va traduire
le point de vue, ce qui nous conduire à définir la notion de référentiel
1.2.1 Le temps
Nous sommes tous familiers avec cette ”machine” qui réactualise constamment le présent,
qu’on appelle temps et que l’on réduit souvent à ces quelques attributs : chronologie, durée,
flèche du temps,..
La notion du temps mathématique en physique est introduit par Galilée lors de ces travaux
sur la chute libre.
En 1678, Newton formalisa plus rigoureusement l’idée d’un temps absolu, un temps qu’on
peut désigner par la variable scalaire t, qui croît continûment, indépendant de tout ob-
servateur et de tout phénomène. Cette variable permet de produire une chronologie. La
chronologie dans ce contexte, devient absolue puisque le temps s’écoule de la même manière
pour tout observateur.
La course du temps est en général représentée par un axe orienté qui indique le futur,
autrement dit le temps est irréversible. Enfin, cette course du temps produit la durée, la
grandeur qui mesure l’éloignement dans le temps de 2 événements.
∆t = tB − t A (1.1)
1. Un solide est un système matériel dont les points restent à distance constantes les uns des autres.
8 Chapitre 1. Description du mouvement d’un point matériel
L’étalon seconde
La seconde est aujourd’hui réalisée avec une exactitude relative de 10−14 , à l’aide d’une
horloge atomique, matérialisant la période de transition dans l’atome de césium :
La seconde est la durée de 9192631770 périodes de la radiation correspondante à la
transition entre les deux niveaux hyperfins de l’atome 133 Cs.
1.2.2 L’espace
z
zM
M
−−→
OM
→
−
ez →
−
ey yM
→
−
ex O y
xM
2. Mécanique classique
1.3 Repérage d’un point 9
Le repérage du point matériel dans l’espace nécessite la donnée de ses équations horaires 4 .
La description de son mouvement dans le référentiel R est caractérisé par la donnée de trois
grandeurs vectorielles qui sont tous relatives à R, qui sont : les vecteurs position, vitesse, et
accélération.
→
−r (t) = c (t)−
u→1 + c 2 (t)−
u→2 + c 3 (t)−
u→3 (1.3)
1
De sorte que la coordonnée c i s’obtient simplement à l’aide d’un produit scalaire c i = → −r (t).−
→
u i
La base cartésienne (−u→1 , −
u→2 , −
u→3 ) fait parti de cette classe avec pour particularité que les vec-
teurs unitaires sont fixes dans R. Il est alors traditionnel de noter x, y et z les coordonnées
de M .
La trajectoire d’un point M est la courbe décrite par ce dernier durant son mouvement
˘
s(t) = M0M
•M
•
M0
trajectoire
Exemple 1
y +
M(t)
•
R
→
−
ey ωt M0
• →
− x
ex
Le point M décrit un cercle. Si l’on fixe une origine en M0 = (R, 0), alors l’abscisse
curviligne est liée à l’angle θ (t) = ω t :
avec ∆ t = t2 − t1
Cette grandeur désigne le vecteur vitesse moyen entre deux instants. Cependant, cette
quantité possède l’inconvénient de ne pas pouvoir décrire le mouvement entre t1 et t2 c’est
à dire durant ∆ t, c’est pour cela on définit une autre quantité qui est le vecteur vitesse
instantané qui sera l’objet de la section suivante
M2 →
−
v M1 M2
•
M1•
trajectoire
Le vecteur vitesse est donc la dérivée du vecteur position. Il en résulte que le vecteur vitesse
est tangent à la trajectoire. La norme du vecteur vitesse, que nous appellerons vitesse, se
mesure en m.s−1 .
→
−
v M ≡ lim →
−
v M1 M2
∆t→0
M →−
• 2 v M1 M2
•
M1
trajectoire
Insistons sur le fait que la vitesse est une notion relative à un référentiel d’observation.
Une fois le référentiel choisi, la vitesse d’un point ne prend qu’une valeur à un instant t.
Cependant il existe différentes façons d’exprimer le vecteur vitesse puisque l’on peut choisir
différentes bases de projection. Dans tous les cas, la vitesse scalaire 5 ne dépend pas de la
base choisie. Le choix de la base est en général guidé par la symétrie du problème.
Remarques
La norme du vecteur accélération, que nous appellerons accélération et que nous noterons
a, se mesure en m.s−2 .
L’expression de l’accélération s’obtient donc en dérivant le vecteur vitesse. Nous donnerons
l’expression de l’accélération dans différents systèmes de coordonnées, par la suite.
6. (→
−
u ,→
−v , →
−
w) est orthonormée et directe si
→
−
u .→
−v = →
−
u .→
−
w =→
−v .→
−
w =0
k→
−
u k = k→
−v k = k→
−
wk
et
→
−
u ×→
−v = →
−
w
z
1.4 Systèmes de coordonnées 13
−−→ −−−→
d OM = MM 0 = dx−
→
e x + d y−
e→y + dz−
→
ez (1.9)
qui représente le déplacement subit par le point M , lorsque les cordonnées x, y et z, subissent
respectivement les déplacements dx, d y et dz.
Remarque
Ce système de coordonnées est celui auquel on pense le plus souvent mais ce n’est
pas forcement le plus adapté à la symétrie du problème.
−
→
e x, →
θ = ( −
er) avec θ ∈ [0; 2π] (1.12)
y →
−
→
−
eθ er
•M(r(t), θ(t))
)
r(t
→
−
ey θ(t)
• →
− x
ex
On trouve facilement les relations reliant les coordonnées cartèsiennes et polaires, le tableau
ci-dessous resuement ces relations
p
r= x2 + y2 x = r cos θ
y
tan θ = x y = r sin θ
→
−
e r = cos θ −
→
e x + sin θ −
e→y −
→
e x = cos θ→
−
e r − sin θ −
→
eθ
−
→
e θ = − sin θ −
→
e x + cos θ −
e→y −
e→y = sin θ→
−
e r + cos θ −
→
eθ
Insistons sur le fait que la base polaire est une base mobile, c’est à dire que les vecteurs
qui les constituent sont fonctions du temps
1.4 Systèmes de coordonnées 15
−−→
−v (M) = d OM /R
→
/R
dt
d r→
− d→
−
er
= er + r
dt dt
d→
−
er
Cherchons maintenant l’expression de /R
dt
Projetons →−
e r et −
→
e θ dans la base cartésienne 7 liée au référentiel R, puis dérivons ces
expressions par rapport à θ .
→
−
e r = cos θ −
→
e x + sin θ −
e→y
−
→
e = − sin θ − →
e + cos θ − e→
θ x y
d→
−
e r (θ (t)) d
/R = (cos θ −
→
e x + sin θ −
e→y )
d θ (t) dθ
d sin(θ ) −
→ d cos(θ ) −
= ex + e→y
dθ dθ
= − sin(θ )−
→
e x + cos(θ )−
e→y
=−→
e θ
d−
→
e θ (θ (t))
/R = −→
−
er
d θ (t)
Ainsi la dérivation par rapport à l’angle polaire θ est obtenue par rotation de +π/2
À retenir
d→
−
er d→
−
er d θ
/R = × = θ̇ −
→
eθ (1.13)
dt dθ dt
d−
→
eθ d−
→
eθ d θ
/R = × = −θ̇ →
−
er (1.14)
dt dθ dt
→
−v (M)/R = ṙ→
−
e r + r θ̇ −
→
eθ (1.15)
7. Rappelons que c’est une base fixe, dont les vecteurs unitaires sont indépendant du mouvement
16 Chapitre 1. Description du mouvement d’un point matériel
Exemple 2
D’une part, le vecteur vitesse est bien tangent au cercle puisque selon − →
e θ . On
retrouve d’autre part le fait que la vitesse est constante et égale à v = R ω.
−−→
→
− d→
−v d2 OM
a (M)/R = /R = /R (1.16)
dt d2 t
On montre en utilisant les résultats précédents que
→
−
a (M)/R = a r →
− e θ = ( r̈ − r θ̇ 2 )→
e r + aθ −
→ −
e r + (2 ṙ θ̇ + r θ̈ )−
→
eθ (1.17)
Avec :
a r = ( r̈ − r θ̇ 2 ) : composante radiale
a θ = (2 ṙ θ̇ + r θ̈ ) : composante orthoradiale
Exercice
Un point M décrit un mouvement circulaire d’équation polaire r(t) = R et θ = ω t avec
v2
ω = Cte. Montrer que l’accélération vaut .
2
Rép : Les formules (1.15) et (1.17)
°
vr = ṙ(t) = 0
°
→
−v = ° avec ω = Cte
M
°
° vθ = r(t)θ̇ (t) = R ω
°
°
° a r = r̈ − r θ̇ 2 ) = −R ω2
°
→
−
aM =° avec ω = Cte
° a θ = 2 ṙ θ̇ + r θ̈ = 0
°
v2
Soit v = R ω et a = R ω2 . On en déduit que a =
R
1.4 Systèmes de coordonnées 17
z
−
→
ez
M • −
→
eθ
−−→ −
→
er
OM
−
→
ez
O −
→
ey
−
→
ex
θ r
−
→
H• eθ
y
−
→
er
x
projection H du point M dans le plan (O, x, y) est repérée en coordonnées polaires (r, θ ). Le
vecteur position est tel que :
−−→
OM = r→
−
e r + z−
→
ez (1.18)
Les coordonnées cylindriques du point M sont les composantes du vecteur position (r, θ , z)
dans la base cylindrique (→
−
er, −
→
eθ , −
→
e z)
Remarque
Le point M est situé sur un cylindre d’axe (Oz) , de rayon r d’où le terme coordonnées
cylindriques. Pour positionner un point sur le cylindre il suffit de préciser la cote z et
la coordonnée angulaire θ
−−−→0 −−→
MM = d OM = d r→
−
e r + r d θ−
→
e θ + d z−
→
ez (1.19)
→
−v (M)/R = ṙ→
−
e r + r θ̇ −
→
e θ + ż−
→
ez (1.20)
→
−
a (M)/R = a r →
−
e r + aθ −
→
eθ + a z−
→
e z = ( r̈ − r θ̇ 2 )→
−
e r + (2 ṙ θ̇ + r θ̈ )−
→
e θ + z̈−
→
ez (1.21)
18 Chapitre 1. Description du mouvement d’un point matériel
Avec :
a r = ( r̈ − r θ̇ 2 ) : composante radiale
a θ = (2 ṙ θ̇ + r θ̈ ) : composante orthoradiale
a z = z̈ : composante axiale
→
−
er
−
e→
M ϕ
•
θ
→
−
eθ
→
−
ez
→
−
ey
O
→
−
ex ϕ
−
e→ y
H ϕ
•
x →
− →
−
eu
eθ
Les coordonnées sphériques sont (r, θ , ϕ) définissent la position du point M comme les
coordonnées cartésiennes et cylindriques :
−−→
r = kOM k avec r ∈ [0; +∞[
−−→
θ = (−
→
e z ; OM) avec θ ∈ [0, π]
á
−−→
φ = (−
→
e x , OH) avec ϕ ∈ [0, 2π]
á
Les vecteurs → −
er, −
→
e θ et −
e→
ϕ définissent la base sphérique tel que :
−−→
→
− OM
e r = −−→ ; − e→ →
− − →
φ = e r × eθ
kOM k
−−→
OM/R = r→
−
er (1.22)
−−→
d OM = dr→
−
e r + rd θ −
→
e θ + r sin(θ )d ϕ−
e→
ϕ (1.23)
on a donc
−−→
−v = d OM = ṙ→
→ −
e r + r θ̇ −
→
e θ + r sin(θ )ϕ̇−
e→ (1.24)
ϕ
dt
Le calcul de →−v (M)/R permet de savoir comment varie la position du point M observé depuis
le référentiel R (L’observateur).
On retiendra que la donnée de l’abscisse curviligne s(t) ainsi que la trajectoire permet de
connaître la position du point M , la direction du vecteur tangent ainsi que le vecteur vitesse
via
−v = ds(t) →
→ −
t (1.25)
M
dt
Exemple 3
Reprenons le mouvement circulaire qui nous sert de fil rouge pour ce chapitre. On
peut le décrire à l’aide de l’équation horaire
s(t) = R ω t =⇒ −v = ds(t) = R ω→
→ −
t
M
dt
°
→
− →
−
° dv t v2t
a M = a t t + a n→
−
n avec °a t = et an = (1.29)
°
° dt R
→
−v .→
− dv t 1 dv2
M a M = v t = (1.30)
dt 2 dt
Ainsi, le signe de ce produit scalaire nous renseigne sur le caractère ralenti (v2 diminue au
cours du temps) ou accéléré (v2 augmente) du mouvement. On retiendra la règle suivante :
À savoir
Soit P le produit scalaire →
−v .→
−
M aM
Remarque
→
−
ex
•
M(t)
x(t)
O
x = v 0 t + x0 (1.33)
Avec x0 est une constante d’intégration qui s’interprète comme une coordonnée du point
M à l’instant t = 0.
Entre deux instants, le trajet augmente proportionnellement à la durée : ∆ x = v0 ∆ t.
1
a = ẍ = Cte =⇒ v = ẋ = at + v0 =⇒ x(t) = at2 + v0 t + x0 (1.34)
2
10. Nous revenons à l’étude de ce type de mouvement lors de l’étude de l’oscillateur harmonique
22 Chapitre 1. Description du mouvement d’un point matériel
Le vecteur accélération :
→
−
a = ẍ−
→
ex
= −ω20 X m cos(ω0 t + ϕ0 )−
→
ex
= ω X cos(ω t + ϕ + π)−
2
0 m 0
→
e 0 x
La vitesse est donc en quadrature de phase positive avec la position (avance de phase de
π/2) et l’accélération en opposition de phase (avance de phase de π).
La caractéristique cinématique des mouvements harmoniques et que l’accélération ẍ et la
position x sont reliés par une équation différentielle de second ordre de type :
ẍ + ω20 x = 0 (1.37)
→
−
vM y
−
→
eθ −
→
er
•M(t)
R
→
−
ey θ(t)
• →
− x
ex
Le vecteur vitesse ;
→
−v = R θ̇ −
→
e θ = R ω−
→
eθ
θ̇ = ω : est la vitesse angulaire et s’exprime en rad.s−1 . Ici, le cercle est décrit à vitesse
angulaire constante ce qui est caractéristique du mouvement circulaire uniforme. Ainsi le
point M fait un tour au bout d’une durée constante T appelée période
2π
T≡ (1.39)
ω
1.5 Exemples de mouvements 23
1 ω
ν= = (1.40)
T 2π
La norme de la vitesse est constante est égale à v0 mais le vecteur vitesse n’est pas
constant puisque sa direction tourne au cours du temps. L’accélération n’est pas donc
nulle, elle est radiale, centripète a
a. Un vecteur radial centripète est dirigé vers le centre O , il est selon −−
→
e r . Un vecteur radiale centri-
fuge fuit le centre de rotation O il est selon −
→
er.
Et le vecteur vitesse ;
→
−v = R θ̇ (t)−
→
e θ = R ω(t)−
→
eθ
−−→
OM = R sin(ω t)−
→
e x + R cos(ω t)−
e→y + hω t−
→
ez (1.43)
³ x ´2 ³ y ´2
+ = cos2 (ω t) + sin2 (ω t) = 1 (1.44)
R R
11. Heinrich Hertz est né à Hambourg en Allemagne (1857-1894). Physicien célèbre pour avoir réussi la
première émission et réception d’ondes radio en 1887, sur une distance de 20 mètres donnant du même
coup une preuve de la validité de la théorie électromagnétique de Maxwell. Dans les milieux scientifiques, il
est considéré comme le découvreur de la radio. C’est la raison pour laquelle on a donné le nom d’ “ondes
hertziennes” aux signaux radio et pourquoi l’unité de la fréquence qu’on appelait cycles au départ, a été
remplacée par hertz.
12. Ou le mouvement d’une particule chargé dans un champ magnétique qu’on va voir dans le chapitre 4
24 Chapitre 1. Description du mouvement d’un point matériel
M
•
R
y
x
Les composantes cylindriques peuvent être déduite en utilisant les relation reliant les
composantes cartésiennes et cylindriques
q ³ y´
r= x2 + y2 = R θ = arctan = ωt z = hω t (1.45)
x
−v = ds →
→ −
t (1.46)
M
dt
→
−
t
dα
•M 0
•M
R(t) →
−
C
•
n
Trajectoire
→
−
→
− d2 s →
− ds d t
a= 2 t + × (1.47)
dt dt dt
→
−
dt
Cherchons l’expression de .
dt
→
−
La dérivée, par rapport au temps, de vecteur unitaire t est donc donnée par :
→
−
dt
= α̇→
−
n
dt
De plus avec, R ≡ Rayon de courbure de cercle osculateur
ds = MM 0 = CMd α = Rd α
26 Chapitre 1. Description du mouvement d’un point matériel
Soit :
d α 1 ds
α̇ = =
dt R dt
On obtient donc : →
−
dt 1 ds →
−
= n
dt R dt
Ce qui conduit à une expression de l’accélération :
→
− d2 s →
− ds 1 ds →
−
a= 2 t + × n (1.48)
dt dt R dt
ds
Soit en posant v = ;
dt
→
− d2 s → 2
− v −
a= 2 t + → n (1.49)
dt R
Chapitre 2
Sommaire
2.1 Masse et quantité de mouvement 28
2.1.1 Masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.1.2 Quantité de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.2 Notion de force 29
2.3 Principes fondamentaux : lois de Newton 29
2.3.1 Principe d’inertie : première loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.3.2 Principe fondamentale de la dynamique : deuxième loi de Newton . . . . . . . . . 30
2.3.3 Principe des actions réciproques : troisième loi de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.4 Quelques forces usuelles 30
2.4.1 Interaction gravitationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.4.2 Interaction électromagnétisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
2.4.3 Interaction microscopique : interaction forte et faible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.4.4 Force de rappel élastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.4.5 Tension d’un fil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.4.6 Interactions phénoménologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
2.5 Applications 35
2.5.1 Chute libre sans frottement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
2.5.2 Chute libre avec frottement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
28 Chapitre 2. Dynamique du point matériel dans un référentiel galiléen
La connaissance des lois qui régissent le mouvement d’un point matériel permet de
décrire l’évolution de tout système matériel. La mécanique céleste, la mécanique des solides
et la mécanique des fluides reposent sur cette approche réductionniste.
Définition
La quantité de mouvement par rapport au référentiel R d’un point matériel M , de
masse inerte m est :
→
−p (M/R ) = m→
−v (M/R ) (2.1)
N N −−−→
→
−p = X m → −v = X m d OM i (2.2)
S i i i
i =1 i =1 dt
Si maintenant nous définissons le centre d’inertie G comme étant le barycentre des masses
inertes :
−−→ XN −−−→ N
X
mOG = m i OM i avec m= mi
i =1 i =1
d’inertie G .
N −−−→
−p = X m d OM i = m→
→ −v (2.3)
S i G
i =1 dt
d→
−p X→
−
/R = F ext (2.4)
dt
X→
− d→
−p d →
−
−v ) = m d v /R = m→
F ext = /R = (m→ −
a (2.5)
dt dt dt
Remarque
Énoncé
Soit deux points matériels M1 et M2 en interaction, en mouvement ou immobiles. Les
→
− →
−
forces d’interaction f M1 −→ M2 et f M2 −→ M1 sont opposées et colinéaires à l’axe (M1 M2 ).
Ce principe des actions réciproques, nommé parfois principe de l’action et de réaction,
se traduit par :
→
− →
−
f M1 −→ M2 = f M2 −→ M1
et
→
− −−−−→ →−
f M1 −→ M2 ∧ M1 M2 = 0
→
− m1 m2 →
−e
f M1 −→ M2 = −G 12 (2.6)
r2
2.4 Quelques forces usuelles 31
−→ →
−
(m1 ) e12 f M1 −→M2 (m2 )
•G
→
−
g
→
−
P ' m→ −
g
Sol terrestre
Remarque
→ −g = −
−g est le champ de pesanteur terrestre, supposé uniforme → →
cte en tout point M . Le
poids s’identifie approximativement a à la force d’interaction gravitationnelle exercée
par la terre sur le point M .
Le point d’application du poids d’un corps est son centre de gravité.
a. Une définition exacte du poids est donnée plus loin. Dans le poids entre aussi une contribution
plus faible mais non négligeable due à la rotation de la terre sur elle même
→
− 1 Q1Q2 →−e
f 1−→2 = 12 (2.8)
4π²0 r 2
32 Chapitre 2. Dynamique du point matériel dans un référentiel galiléen
r r
+ −→ +
−→ −→ + -
f21 (q1 ) e12 (q2 ) f12
(q1 )
−
e→
12
−→
f21
−→
f12 (q2 )
1
²0 est la permittivité du vide avec = 9.109 (SI).
4π²0
`0 + x
`0 →
−
F
Considérons le cas du ressort : lorsque l’on étire légèrement un ressort d’une longueur ∆`,
il produit sur l’agent qui le déforme une force, dite force de rappel élastique, proportionnelle
à ∆` dans une direction opposée à l’étirement. De même si l’on comprime un peu le ressort
d’une quantité ∆`, ce dernier produit une force identique mais dans la direction opposée.
Formellement cela donne :
→
−
F = − k(` − `0 )−
→
ex (2.9)
Fil F
O
→
−
T F →M
→
−
df
→
− →
−
T (s) T (s + ds)
→
−
dP
•
→
−
Ta
. Si l’on note →
−
a (s) l’accélération au point de coordonnée s, le principe fondamental de la
dynamique impose
→
− →− →
−
a (s) = T (s) + T (s + ds) + d f + dm→
dm→
− −g (2.11)
Ainsi cette relation associée aux lois sur le frottement et aux lois de l’élasticité permet
d’étudier la dynamique du fil. On peut retenir un résultat particulièrement simple concernant
les fils sans masse glissant sans frottement. En effet dans ce cas
La tension est donc uniforme le long du fil. Par continuité on déduit que T = Ta
À Retenir
Un fil sans masse se déplaçant sans frottement, transmet intégralement la ten-
sion
→
− →− →
−
R =N+T (2.12)
34 Chapitre 2. Dynamique du point matériel dans un référentiel galiléen
→
− →
−
R N
→
−
g
→
−
T
→
−
— une force N normale au support et une force.
→
−
— T tangentielle au support, dite force de frottement solide qui s’oppose au glissement
vérifiant les lois de Coulomb.
m En absence de frottement T = 0.
m En présence de frottement on distingue deux cas de figure :
Remarque
→
−
E En posant N = N →
−
u avec →−u est le vecteur unitaire perpendiculaire à la surface
de contact.
Le contact se maintient si N > 0
Le contact cesse si N = 0
E En l’absence de frottement (f=0), la réaction du support est toujours normale,
→
− → −
c’est-à-dire que R = N
Cas du repos :
Lorsque le solide est au repos dans le référentiel lié au fluide, les seules forces à considérer
→
−
sont des forces de pression. La poussée d’Archimède Π désigne la résultante de ces forces
dans le cas courant où le fluide est à l’équilibre dans le champs de pesanteur. On retiendra
l’énoncé suivant
2.5 Applications 35
Théorème d’Archimède
Tout corps immergé partiellement ou totalement dans un fluide subit de la part de
celui-ci une poussée verticale, dirigée vers le haut, appelée poussée d’Archimède, dont
l’intensité est égale au poids du fluide déplacé. Le point d’application de cette force est
le centre de poussée ; il est différent, en général, du centre de gravité.
Cas du mouvement :
Lorsqu’un solide se déplace dans un fluide 2 , il est soumis à une force de frottement fluide
→
−
qui s’oppose au mouvement et qui s’écrit dans le cas général f = −λ→ −v n , avec n ∈ N.
Dans le cas des faibles vitesses, on admet l’expression suivant de la force :
→
−
f = −λ→
−v (2.13)
Dans le cas des vitesses plus élevées, on admet l’expression suivant de la force :
→
−
f = −κk→
−v k→
−v (2.14)
κ et λ sont des caractéristiques du fluide et des dimensions de l’objet qui se déplace dans le
fluide
2.5 Applications
Lors d’une étude dynamique d’un système il faut suivre la méthodologie suivante :
Ê préciser le système mis en jeu et le référentiel d‘étude supposé galiléen.
Ë effectuer le bilan des forces agissant sur le système considéré à un instant t sans oublier
les forces de liaison.
Ìprendre en compte les contraintes géométriques imposées au système.
Í Projeter l’équation vectorielle sur un systèmes d’axes orthogonaux judicieusement choisis
(éliminer les forces de liaison inconnues) c’est-à-dire utiliser une base de projection adaptée.
Î Intégrer les équations différentielles du mouvement en faisant intervenir les conditions
initiales (calcul des constantes).
a = m→
m→
− −g 3 (2.15)
soit :
a =→
→
− −g
L’accélération est constante (elle n’est pas fonction du temps), le mouvement ne se fait que
selon une direction, ce mouvement est dit rectiligne uniformément accéléré.
2. liquide ou gaz
3. Principe d’équivalence impose cette écriture
36 Chapitre 2. Dynamique du point matériel dans un référentiel galiléen
1
z̈ = − g =⇒ ż = v0 − gt =⇒ z = − gt2 + v0 t + h
2
q
Il est facile de montrer que le corps atteint le sol avec une vitesse vs = v02 + 2gh. Dans le cas
particulier où le corps est lâché sans vitesse initiale v0 = 0, on obtient la formule fameuse
qu’on trouve aussi dans le cas d’un vidange d’un récipient cylindrique 4 :
p
vs = 2gh (2.16)
Cas 2D :
Considérons maintenant le cas où le corps est lancé avec un vecteur vitesse non colinéaire à
→
−g , la trajectoire n’est plus rectiligne. En revanche elle est nécessairement plane. Plaçons le
point matériel à l’origine d’un système d’axes ( xOz) et lançons le avec une vitesse →
−v formant
0
un angle θ par rapport à l’axe (Ox). L’application du principe fondamental de la dynamique
→
−a =→ −g , nous permet de déterminer les équations de mouvement
ẍ = 0 ẋ = v0 cos θ x= v0 cos θ t
=⇒ =⇒ 1
z̈ = − g
ż = − gt + v0 sin θ z = − gt2 + v0 sin θ t
2
puisque la vitesse à l’instant initial s’écrit :
→
−v = v cos θ→
−e + v sin θ→
−e (2.17)
0 0 x 0 z
et vu que le point matèriel etait initalement au point O l’origine du repère, soit les conditions
initiales sur les coordonnées x et z ;
x0 = 0 z0 = 0
1 g
z(x) = − 2
x2 + x tan θ (2.18)
2 v0 cos2 θ
v02 sin 2θ
xm = (2.19)
g
La valeur de l’angle θ qui permet de lancer le projectile le plus loin possible correspond donc
à
sin 2θ = 1 soit θ = 45◦
Plusieurs paramètres influencent la portée du projectile.
La vitesse initiale modifie la trajectoire donc la portée, plus cette vitesse est importante pour
un angle, plus la portée sera grande. Ainsi l’angle de départ a une influence sur la portée
θ = 45◦
z
Plusieurs vitesses testées
O x
1 2 3 4 5 6 7 8
v = 8 m.s−1
3
Plusieurs angles testés
O y
1 2 3 4 5 6 7 8
d→
−v →
−
m = m g0 − κ→
−v (2.23)
dt
ce qui donne
m d→
−v
+→
−v = →
−v
l im (2.24)
κ dt
κ
On pose le rapport τ = et en remarque qu’il est homogène à un temps soit l’équation
m
différentielle sous une forme canonique :
d→
−v
τ +→
−v = →
−v
l im (2.25)
dt
dont la solution est
t
−
→
−v = →
−v
l im 1 − e τ (2.26)
vlim
69.5
60
|v|(m.s−1 )
40
Cas des frotte-
ments linéaires
20
0
0 10 20 30 40
t(s)
On remarque que la vitesse varie rapidement afin d’atteindre une valeur limite.
Le temps τ représente le temps de relaxation de la vitesse qui caractérise le passage du
2.5 Applications 39
régime transitoire à un régime permanent, Pour une durée de 5τ on fait une erreur inférieure
à 1% en écrivant v w vl im . On pourra donc considérer que 5τ représente la durée du régime
transitoire
Remarque
vlim
69.5
60
|v|(m.s−1 )
40
20
0
0 τ 10 20 30 5τ 40 50
t(s)
→
− 1
F t = −βv→
−v avec β= ρ f SC x (2.27)
2
dv
τ0 + v 2 = τ0 g 0 (2.29)
dt
La résolution de cette équation n’est pas évidente. En revanche, on peut déterminer facile-
dv
ment l’expression de la vitesse limite, qui vérifie = 0, soit :
dt
p
vl im = τ0 g 0 (2.30)
Pour résoudre cette équation différentielle, il existe plusieurs méthodes dont une la méthode
numérique, on va utiliser la méthode d’Euler
40 Chapitre 2. Dynamique du point matériel dans un référentiel galiléen
La méthode d’Euler est une méthode numérique itérative qui permet d’obtenir une
solution approchée d’une équation différentielle à partir des conditions initiales.
60 B
∆v = vB − vA B’
40
A
v(m.s−1 )
∆t = tB − tA
A’ δv
20
δt
0
0 5 10 15 20 25
t(s)
dv δv
µ ¶
= (2.32)
dt t δt
a. le pas du calcul
m Et ainsi de suite
v i+1 = v i + h × (Av2i + B) (2.34)
Le choix du pas de calcul h doit être judicieux, il doit suffisamment petit pour que
l’approximation soit valable, mais pas trop faible afin que les calculs ne soient pas
trop longs
Soit
β
A=− et B = g0
m
En considérant l’objet en chute une bille d’acier de masse volumique ρ = 7800 K g.m−3 , de
volume V = 10− 2 m3 . Le fluide considéré est l’air de masse volumique ρ f = 1, 3 K g.m−3 . On
retient donc pour g0 la valeur g0 = 9, 80 m.s−2 , soit :
β = 9, 80 m.s−2
on peut
s évaluer la valeur de A à partir de la vitesse limite atteinte par la bille soit :
g0
vl im = = 69, 5 m.s−1 On retient donc pour A , la valeur ;
−A
70
60
50
vitesse (m/s)
40
30
20
10
pas de 1s
00 5 10 15 20 25 30
temps (s)
Sommaire
3.1 Puissance et Travail d’une force 43
3.1.1 Travail d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.1.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
3.1.3 Puissance d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.2 Énergie cinétique. Théorème de l’énergie cinétique 46
3.2.1 Énergie cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.2.2 Théorème de l’énergie cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.3 Énergie potentielle 47
3.3.1 Force conserverative et énergie potentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
3.3.2 Les forces non conservatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
3.3.3 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
3.4 Énergie mécanique 50
3.5 Mouvement à un degré de liberté 50
3.5.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.5.2 Intégrale première de l’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.5.3 Équilibre d’un point matériel et condition de stabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.1 Puissance et Travail d’une force 43
M→
• −
d`
→
−
f
•
A
•
B
→
−
où d ` désigne le vecteur déplacement infinitésimal du point M le long du trajet C AB . Le
travail est donc une intégrale curviligne dont le résultat dépend, a priori, de la force et du
trajet. On remarque que si la force fait un angle aigu avec le vecteur déplacement, alors
WA −→B > 0 : On dit que le travail est moteur. Si, au contraire, la force fait constamment
un angle obtus avec le vecteur déplacement, WA −→B < 0 : le travail est résistant. Enfin si la
force est perpendiculaire au déplacement, alors WA −→B = 0 : la force ne fait qu’incurver la
trajectoire sans modifier la norme de la vitesse comme nous le verrons plus loin.
Notez que l’expression du travail se simplifie si la force appliquée au point matériel le long
du trajet reste constante : pour un chemin C AB on obtient :
→
− −−→
WA −→B = f . AB (3.3)
Sinon, on introduit la notion du travail élémentaire δW tel que la force reste constante sur
−→
le déplacement élémentaire d ` de telle façon qu’on puisse écrire :
→
− −→
δW = f . d ` (3.4)
1. James Prescott Joule (1818-1889) : Physicien anglais qui montra l’équivalence entre le transfert ther-
mique et le travail mécanique. Il découvrit avec William Thomson (qui deviendra plus tard Lord Kelvin) l’effet
Joule-Kelvin à l’origine des systèmes frigorifiques
44 Chapitre 3. Puissance et Travail d’une force. Théorème de l’énergie cinétique
Pour obtenir le travail total de la force sur le chemin AB, il suffit d’additionner les travaux
élémentaire quand on passe du point A au point B.
Z B Z B→
− −→
WA −→B = δW= f .d ` (3.5)
A A
Remarques
3.1.2 Exemples
[Link] Travail d’une force constante : poids d’un corps
Dans le cas où le vecteur force reste constant( en norme, sens, direction) au cours du
déplacement de son point d’application le long du chemin (AB)
→
−
Z B−
→ →
−
Z B −−→ →− −−→
WA −→B = F (M). d ` = F (M). d OM = F . AB (3.6)
A A
Remarque
On constate que le travail de cette force ne dépend pas du chemin suivi, mais unique-
ment de la position initiale (A) et finale (B)
→
−
Z B→
− −→ → −
Z B →
− → − −−→
WA −→B ( P ) = P (M). d ` = P (M). d ` = P . AB (3.7)
A A
O
zA
→
−
P
→
−
g
→
− zB
O →
− z
P
F IGURE 3.2 –
3.1 Puissance et Travail d’une force 45
→
− − −−→
→
WA −→B ( P ) = P . AB = mg(zB − z A ) (3.8)
→
−
WA −→B ( P ) > 0
On peut retrouver ce résultat en partant de l’expression du travail élémentaire :
− −−→
→
δ W(P) = P .d OM = mg−
→
e z .(dz−
→
e z + dx−
→
e x ) = mg dz
→
−
Z zB
WA −→B ( P ) = mg dz = mg(zB − z A ) (3.9)
zA
x2
x1
→
−
T
→
−
Z x2 µ
1 2
¶
1
W( T ) = − d kx = k(x12 − x22 ) (3.12)
x1 2 2
Remarque
→
−
Nous remarquons d’après l’expression précédent que le travail de la force T est
indépendant du chemin suivi.
−→ −v ∧ →
−
F m = q→ B (3.13)
−→ − −→
−v ∧ → −v ∧ →
− →
δ W(F m ) = q(→ B ). d ` = q(→ B ).−v dt = 0 (3.14)
→
− −→
→
− δW f .d ` →
− −
P ( F /R ) = lim = lim = f .→
v (M/R ) (3.15)
δ t−→0 δ t δ t−→0 δ t
où →
−v (M/R ) est la vitesse du point d’application de la force. La puissance est donc une
grandeur instantanée. Finalement, le travail d’une force sur un trajet C AB peut se calculer à
partir de la puissance :
Z tB
WA −→B = P .dt (3.16)
tA
1 W = 1 J.s−1
Énoncé
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un point matériel sou-
mis à un ensemble de forces extérieures entre une position A et une position B est
égale à la somme des travaux de ces forces entre ces deux positions
→
−
∆E C =
X
WA −→B ( F ext ) (3.18)
En effet :
La relation fondamentale de la dynamique appliquée au point (m, M)
X→
− d→
−v
F ext = m
dt
2. James Watt (1736-1819) : Ingénieur écossais qui apporta de nombreuses innovations à la machine à va-
peur. On lui doit également l’unité de “cheval-vapeur” encore utilisée dans le domaine automobile : 1 ch = 736 W
3.3 Énergie potentielle 47
−→
Au cours d’un déplacement élémentaire d `, la somme des travaux élémentaires est donnée
par :
X→
− −→ d→
−v −→ d→
−v
F ext . d ` = m .d ` = m .→
−v dt = m d→
−v .→
−v
dt dt
par intégration de cette relation sur le trajet (AB)
vB B→
−v .−
→ X −→ X
Z Z
→ − →
−
m dv = F ext . d ` = WA −→B ( F ext )
vA A
1 2 →
−
− v2A ) = WA −→B ( F ext )
X
m(vB
2
→−
∆E C = E C (B) − E C (A) = WA −→B ( F ext )
X
−∂E p /∂ x
→
− −−−→
−∂E p /∂ y
f = − gradE p (x, y, z) = (3.19)
−∂E p /∂ z
∂E p ∂E p ∂E p
Z Z
WA −→B = − dx + dy+ dz = − dE p = E p (A) − E p (B) (3.22)
C AB ∂x ∂y ∂z C AB
Autrement dit, une force conservative produit un travail qui ne dépend pas de la forme
du trajet mais uniquement de la position des points A et B. En conséquence, si le trajet
se referme sur lui même, le travail est nul. La réciproque est vraie, c’est-à-dire qu’une
48 Chapitre 3. Puissance et Travail d’une force. Théorème de l’énergie cinétique
force dont le travail dépensé est nul quel que soit le circuit fermé parcouru par le point
d’application est forcément conservative. Pour résumer,
→
− − → →
− −−−→
I
f . d` = 0 ∀ C ⇔ f = −gradE p (3.23)
C
Un autre propriété de la force conservative est qu’elle est toujours dirigée vers les valeurs
décroissantes de l’énergie potentielle. La force aura donc tendance à amener le point
matériel dans la zone d’énergie potentielle minimale.
→
−
I
→
− −→
Z t2
f = −α(v)→
−v =⇒ f .d` = − α(v)v2 dt < 0 (3.24)
C t1
Exemple 4
Une lugeuse glisse sur une piste de forme quelconque et l’on suppose que la force
de frottement qu’exerce la neige sur la luge est constante et vaut T
→
−
N
A
• →
−
T →
−
g
B
•
Calculons le travail produit par les forces de contact après avoir parcouru une
distance AB. Tout d’abord, l’action normale à la surface ne travaille pas puisqu’elle
est perpendiculaire à la vitesse de glissement. Le travail des forces de contact
s’identifie donc avec le travail de la force de frottement :
Z B
WA −→B = −T d ` = −K Ù
AB (3.25)
A
3.3.3 Exemples
[Link] Énergie potentielle de pesanteur
→
−
d E p = −δ W( P ) = − m→
−g .dz−
→
ez (3.26)
Z B Z ZB
d E p = − mg dz (3.27)
A zA
3.3 Énergie potentielle 49
Cette fonction est définie à une constante C près qu’il convient de fixer.
En général l’énergie potentielle de pesanteur est prise nulle en z = 0, ce qui impose C = 0
Remarque
1 2
µ ¶
→
− →
− −→ −→
d E p ( T ) = −δ W( T ) = kx e x .dx e x = kxdx = d kx (3.32)
2
→
− 1
E p ( T ) = kx2 + C (3.33)
2
Il est logique de choisir l’énergie potentielle nulle pour une déformation nulle ⇒ C = 0
→
− 1 1
E p ( T ) = kx2 = k(` − `0 )2 (3.34)
2 2
avec x = ` − `0
Á la force coulombienne
→
− 1 Q1Q2 →−
f g= u (3.37)
4πε0 r 2
→
− →
−
avec WA →B ( F cext ) travail des forces conservatives et WA →B ( F nc
ext ) travail des forces non
P P
conservatives.
Et puisque :
→
−
∆ E p = −WA −→B ( F cext ) (3.40)
On aura donc :
→
− →
−
∆ Ec = WA →B ( F ext ) = −∆ E p + WA →B ( F nc
X X
ext ) (3.41)
→
−
∆ Ec + ∆ Ep = WA →B ( F nc
X
ext ) (3.42)
On introduit donc une nouvelle fonction d’état appelée énergie mécanique du système, notée
E m tel que :
→
−
∆ Em = ∆ Ec + ∆ E p = WA →B ( F nc
X
ext ) (3.43)
La relation 3.43 s’appelle théorème de l’énergie mécanique qu’on peut énoncer comme suit :
Énoncé
La variation d’énergie mécanique d’un système entre deux points A et B est égale à la
somme des travaux des forces extérieures non conservatives appliquées à ce système
→
−
∆ Em = WA −→B ( F nc
X
ext ) (3.44)
Pour un système mécaniquement isolé (c’est à dire un système qui ne subit aucune force
extérieure non conservative), l’énergie mécanique se conserve :
E m = E c + E p = cte (3.45)
Si le point materiel est soumis à des forces non conservatives dissipatives qui s’opposent à
son mouvement
dE m < 0 (3.46)
Cette équation est une équation différentielle du premier ordre, qui constitue l’intégrale
première de l’énergie. Il suffit de dériver cette équation par rapport au temps pour accéder à
l’équation du mouvement.
dE p (xé q )
f x (xé q ) = 0 = − (3.50)
dx
Stabilité :
Plaçons un point M sur une position d’équilibre et écartons le légèrement de cette
position :
m si les actions qui apparaissent tendent à ramener le point M vers la position
d’équilibre, on dit que l’équilibre est stable ;
m si les actions qui apparaissent tendent à l’en éloigner, on dit que l’équilibre est
instable.
Les figures ci-dessous représentent les positions d’équilibres stables et instables qu’on
peut rencontrées
52 Chapitre 3. Puissance et Travail d’une force. Théorème de l’énergie cinétique
Ep
→
− →
−
f f
xeq x
F IGURE 3.4 – Position d’équilibre stable : Lorsqu’on écarte la bille de sa position d’équilibre,
les effets qui apparaissent tendent à la ramener de nouveau à sa position d’équilibre
Ep Ep
→
− →
− →
− →
−
f f f f
xeq x xeq x
F IGURE 3.5 – positions d’équilibre instables : Lorsque la bille est écartée, elle part indéfini-
ment de sa position d’équilibre
D’un point de vue formel, supposons qu’une perturbation vient déplacer le point M de
sa position d’équilibre d’une quantité δ x = xé q arbitrairement petite. La force que ressent le
point M peut s’approcher par le développement de Taylor
df d2 E p
f (x) = f (xé q + δ x) ' f (xé q ) + (xé q )δ x = −δ x (xé q ) (3.51)
dx dx2
d2 E p
(xé q ) > 0 (3.52)
dx2
E p (x) ≤ 0
Il est judicieux de porter sur un même graphe y1 = E m et y2 = E p (x) pour déterminer les
domaines permis. Plusieurs cas peuvent se produire
Ep
x1 x2 x3 x
La barrière de potentiel : Considérons la situation décrite sur la figure 3.6. Supposons que
M se trouve initialement en x0 > x3 avec une « vitesse » ẋ < 0. Au cours du temps, x diminue
et le point M se rapproche de l’état x3 . Il atteint ce point avec une « vitesse » nulle d’après
dE p (x)
l’équation E m = E p (x) + 1/2m ẋ2 et subit une force f x (x) = − > 0 de sorte que le M part
dx
dans l’autre sens. La position x = x3 agit ainsi comme une barrière infranchissable.
États liés et non liés : Sur l’exemple précédent on constate que selon l’état initial, les
états accessibles par M sont soit bornés (x ∈ [x1 , x2 ]), soit non bornés (x ∈ [x3 , ∞[). On parle
d’états liés (bornés) ou non liés (non bornés).
dont la solution est unique si les conditions initiales x0 et ẋ0 sont connues. Par ailleurs, on
peut obtenir l’équation horaire t = f (x) par simple intégration puisque d’après 1/2m ẋ2 + E p (x) =
E m on a s
2(E m − E p (x))
± ẋ = (3.54)
m
54 Chapitre 3. Puissance et Travail d’une force. Théorème de l’énergie cinétique
Em2 Ep
mg`
→
−
g θ(t)
`
→
− −θmax θmax θ
T −
→
uθ −π π
M(`,θ) Em1
→
− −mg`
ur
→
−
P = m→
−
g
Le profil de l’énergie potentielle montre une position d’équilibre stable (θ = 0) et une position
d’équilibre instable (θ = π). Deux cas de figures sont à envisager.
1. L’énergie mécanique est telle que E m > mg` : θ̇ conserve alors le même signe et le
pendule tourne alors indéfiniment (mouvement révolutif).
2. E m < mg`, le pendule oscille entre deux valeurs symétriques ±θmax , vérifiant E m =
E p (θmax ).
Dans tous les cas, la relation de conservation de l’énergie mécanique donne une équation
différentielle non linéaire du premier ordre :
1 1
Em = m(`θ̇ )2 − mg` cos θ = m(`θ˙0 )2 − mg` cos θ0
2 2
avec θ0 et θ˙0 les conditions initiales. En dérivant la relation obtenue par rapport au temps,
on retrouve l’équation du mouvement auquel aboutit l’application directe de la relation
fondamentale de la dynamique :
g
θ̈ + sin θ = 0 (3.57)
`
Portrait de phase :
L’étude précédente, ce n’est qu’une étude qualitative, ainsi, il est judicieux d’utiliser repré-
sentation graphique qui permet de décrire l’état du point matériel M à chaque instant. Ce
graphique s’appelle trajectoire de phase, qui consiste à représenter le couple (θ̇ (t); θ (t)) pour
des conditions initiales bien définies. L’ensemble de trajectoires de phases associées aux
diverses conditions initiales s’appelle portrait de phase
Chapitre 4
Sommaire
4.1 Régime libre de l’oscillateur harmonique 56
4.1.1 Définition de l’oscillateur harmonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
4.1.2 Étude énergétique de l’oscillateur harmonique mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . 57
4.2 Régime libre de l’oscillateur mécanique amorti 58
4.2.1 Étude énergétique – Équation du mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
4.2.2 Différentes formes du régime libre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
4.3 Réponse d’un oscillateur mécanique linéaire à une excitation – Régime sinusoïdal
forcé (RSF) 64
4.3.1 Régime sinusoïdal forcé de l’oscillateur mécanique amorti . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
4.4 Analogies électro-mécaniques 69
56 Chapitre 4. Oscillateur mécanique linéaire à un degré de liberté
Dans ce chapitre nous étudions les divers mouvements (libre, transitoire et sinusoï-
dal forcé) d’un oscillateur mécanique linéaire à un degré de liberté. Nous commençons
tout d’abord par le régime libre d’un oscillateur harmonique, puis nous introduisons des
frottements fluides linéaires pour en analyser l’influence sur la nature du mouvement.
Propriétés :
Avant de trouver les solutions de cette équation différentielle, il est intéressant d’en dégager
quelques propriétés :
où X a > 0 est l’amplitude des oscillations et ϕ la phase à l’origine (de signe quelconque), A et
B sont des constantes de signes quelconques, dont les expressions dépendent des conditions
initiales (sur X (t) et Ẋ (t)).
X(t) 2π
T0 = ω0
Xa
−Xa
2π
On notera que la pulsation propre ω0 = dépend des caractéristiques du système
T0
physique :
Dans le cas d’un pendule élastique la pulsation dépend de (k et m).
Dans le cas d’un circuit L, C série, ω0 dépend de (L et C). Donc ω0 ne dépend pas de
l’amplitude des oscillations : on parle d’isochronisme des oscillations.
1 1
Em = m Ẋ + E p (0) + kX 2 (4.3)
2 2
k
Ẍ + X =0 (4.4)
m
On déduit des relations précédentes que ω20 = k/m. Ceci nous permet de ré-écrire encore
l’énergie mécanique de l’oscillateur harmonique sous la forme :
1 1
Em = m Ẋ + mω20 X 2 + E p (0) (4.5)
2 2
1 1
E m = E p (0) + mω20 X a2 = E p (0) + kX a2 (4.6)
2 2
Nous pouvons également calculer la valeur moyenne temporelle des énergies potentielle et
1 R t 0 +T
cinétique de l’oscillateur harmonique (on rappelle que cos2 (ω0 t + ϕ) t = cos2 (ω0 t + ϕ)dt =
®
T t0
1 1
, on obtient le même résultat pour sin2 (ω0 t + ϕ) t = :
®
2 2
¯
¯ 〈E c 〉 t = 1 mω2 X 2 = 1 (E m − E p (0))
¯
0 a
¯
¯ 4 2 (4.7)
¯ ® 1 2 1 2 2
¯ p t = kX a = mω0 X a = 〈E c 〉 t
¯ E
4 4
On voit donc que l’énergie E m − E p (0) se répartit de manière égale sur l’énergie cinétique
moyenne et sur l’énergie potentielle moyenne de l’oscillateur harmonique. On parle d’équi-
partition de l’énergie moyenne de l’oscillateur harmonique.
Remarque
E(J)
Ep
0 T0 T0 3T0 T0 t(s)
Ec
4 2 4
Em
α k α
m ẍ + α ẋ + kx = 0 =⇒ ẍ + ẋ + x = 0 =⇒ ẍ + ẋ + ω20 x = 0 (4.9)
m m m
1
ẍ + ẋ + ω20 x = 0 (4.10)
τ
4.2 Régime libre de l’oscillateur mécanique amorti 59
α 1
E 2λ = = le facteur d’amortissement (et λ le facteur d’amortissement réduit) de
m τ
l’oscillateur amorti :
ẍ + 2λ ẋ + ω20 x = 0 (4.11)
ω0
ẍ + ẋ + ω20 x = 0 (4.12)
Q
¸ − ω0 t
1 ω0 x i
· µ ¶
x(t) = x i cosh Ω t + vi + sinh Ω t e 2Q (4.14)
Ω 2Q
En dérivant cette expression par rapport au temps, on obtient après calculs l’expression de
la composante v x de la vitesse de l’oscillateur amorti :
# ω0
2Q ω0 v i + ω20 x i
" Ã !
1 − t
v(t) = v i cosh Ω t + Ωxi − sinh Ω t e 2Q (4.15)
Ω 4Q Ω 2
60 Chapitre 4. Oscillateur mécanique linéaire à un degré de liberté
Nous avons représenté ci-dessous les évolutions temporelles de x(t) et de v(t) pour le régime
libre apériodique, et pour les conditions initiales x i > 0 et v i = 0 et différentes valeurs du
facteur de qualité Q (donc pour différentes intensités du frottement fluide).
x(t)
v(t)
xi
: Q = 0.45
: Q = 0.22 t
: Q = 0.15
: Q = 0.15
0 : Q = 0.22
t : Q = 0.45
Pour finir cette étude du régime libre apériodique, nous avons tracé le portrait de phase
de l’oscillateur harmonique pour différentes valeurs de Q , x i > 0 et v i = 0.
v(t)
xi
0
x
: Q = 0.15
: Q = 0.22
: Q = 0.45
En dérivant (4.17) par rapport au temps, on trouve l’expression de la vitesse en régime libre
critique :
v(t) = [v i − ω0 (v i + ω0 x i )t]e−ω0 t (4.18)
4.2 Régime libre de l’oscillateur mécanique amorti 61
Les représentations graphiques de x(t), v(t) et du portrait de phase du régime libre critique
de l’oscillateur mécanique amorti sont reproduites ci-après pour différentes valeurs de la
vitesse initiale. de v i .
v(t)
: vi = −2 m/s
x(t)
: vi = 0 m/s
xi : vi = 2 m/s
: vi = −2 m/s
: vi = 0 m/s
: vi = 2 m/s
0
t
0
t
v(t)
: vi = −2 m/s
: vi = 0 m/s
: vi = 2 m/s
0 x
Le portrait de phase n’est pas fermé, ce qui traduit un régime non périodique. Tous les
portraits de phase aboutissent à l’origine (0, 0) qui est un point attracteur du portrait de
phase, ceci est caractéristique de l’amortissement.
¸ − ω0 t
1 ω0 x i
· µ ¶
x(t) = x i cos Ω t + vi + sin Ω t e 2Q (4.19)
Ω 2Q
En dérivant cette expression par rapport au temps, on obtient après calculs l’expression de
la composante v x de la vitesse de l’oscillateur amorti :
# ω0
2Q ω0 v i + ω20 x i
" Ã !
1 − t
v(t) = v i cos Ω t − Ωxi + sin Ω t e 2Q (4.20)
Ω 4Q Ω 2
ω0
− t
On remarquera que l’on peut encore écrire x(t) sous la forme x(t) = A cos(Ω t + ϕ)e 2Q , où A
et ϕ s’expriment en fonction de x i et v i . La même remarque s’applique à v x (t). Nous avons
représenté sur la figure suivante les évolutions typiques de x(t) et de v x (t) pour un régime
libre pseudo-périodique avec x i > 0 et v i = 0.
On constate sur ces graphes que la position x(t) atteint sa valeur maximale quand la vitesse
x(t)
xi
x0m T
x1m
x2m
-xi
Décrément logarithmique δ : Dans le cas du régime libre (c’est à dire si lim x(t) = 0, le
t→+∞
décrément logarithmique peut être défini de la manière suivante :
x(t m )
· ¸
δ = ln (4.22)
x(t m + T)
4.2 Régime libre de l’oscillateur mécanique amorti 63
v(t)
vi
-vi
v(t) v(t)
t x(t)
x(t)
avec t m un instant pour lequel la position x(t) atteint une valeur extrémale (maximale ou
minimale) et t m + T l’instant de la position extrémale suivante de même nature. Ainsi d’après
la figure précédente, on a :
x(t0m ) x0m
· ¸ µ ¶
δ = ln = ln >0
x(t0m + T) x1m
Dans la mesure où les maxima du régime pseudo-périodique sont portés par une courbe de
ω0
− t
la forme Ae 2Q , avec A une constante qui dépend des conditions initiales et que nous ne
chercherons pas à calculer ici, le décrément logarithmique devient :
ω0
− tm
·
x(t m )
¸ e 2Q ω T 2π
0
δ = ln = ln ω = =p (4.23)
x(t m + T) − 0 ( t +T ) 2Q 4Q 2 − 1
m
e 2Q
∆ Em
= e−2δ − 1 ≤ 0 (4.25)
E m (t0m )
Le facteur de qualité permet donc de chiffrer les pertes relatives d’énergie mécanique par
pseudo-période. Plus le facteur de qualité est important, plus les pertes énergétiques sont
faibles.
A
•
0 0
A
xA (t) •
→
−
g
xe
m x(t)
m
x x
équilibre Mouvment
→
− → − →
− →
−
m→−a = P + F A + F el + F v
→
− −g , la poussée d’Archimède → −
avec les forces suivantes : le poids P = m→ F A = − m0 →
−g (avec
0
m la masse de fluide déplacée par la masse ponctuelle), la force de frottement fluide :
→
− →− −−→
F v = −α→
−v = −α ẋ−
→
e x et la force de rappel élastique F el = − k( AM − `0 − →
e x ), que l’on peut encore
→
− −−→ −−→ −→ →
− −→
écrire F el = −k( AO + OM − `0 e x ). Soit F el = −k(x(t) − x A (t) − `0 ) e x . La deuxième loi de Newton
s’écrit donc en projection sur l’axe Ox :
m ẍ(t) = −α ẋ(t) + (m − m0 )g − kx(t) + kx A (t) + k`0 (4.27)
Nous exploitons pour finir la condition d’équilibre du ressort avant mise en mouvement de
son extrémité A :
→− → − →− →
−
P + F el (x e ) + F A = 0 (4.28)
soit en projection sur l’axe Ox :
(m − m0 )g = k(x e − `0 ) =⇒ (m − m0 )g + k`0 = kx e (4.29)
en reportant ce résultat dans l’équation différentielle vérifiée par x(t), on obtient :
m ẍ(t) = −α ẋ(t) − k[x(t) − x e ] + kx A (t) (4.30)
Pour finir nous posons X (t) = x(t)x e , on obtient donc l’équation différentielle de l’oscillateur
amorti, excité par x A (t) :
α k k
Ẍ + Ẋ + X = x A (t) (4.31)
m m m
p
en introduisant la pulsation propre de l’oscillateur harmnique ω0 = k/m et le facteur de
qualité Q = mω0 /α, on écrit encore l’équation différentielle (4.31) sous la forme canonique
suivante :
ω0
Ẍ + Ẋ + ω20 X = ω20 x A (t) (4.32)
Q
X(t) T =
ω
2π
Q = 0.75
R.T R.S.F
X(t) T =
ω
2π
Q=2
R.T R.S.F
s
p 1
pour Q > 1/ 2, il y a résonance d’élongation pour la fréquence particulière νr = ν0 1− .
2Q 2
À la fréquence de résonance d’élongation, l’amplitude X p,a de X(t) est maximale et vaut :
max Qxa
X p,a =s (4.36)
1
1−
4Q 2
Xp,a
xa
ϕX − ϕa
Q = 4, 00 1 ν
Q=4
Q = 2, 00 0 ν0
Q = 1, 00 Q=2
Q = 0.71 −π/2 Q=1
Q = 0.10 Q = 0.71
1 −π
0
ν(Hz)
On remarquera pour finir, que la réponse X (t) de l’oscillateur amorti et l’excitation x A (t) sont
déphasées de −π/2 pour la fréquence propre ν0 (et non pas pour la fréquence de résonance
νr !), et ce quelle que soit la valeur du facteur de qualité Q .
j ωω20 Q ω0 va j ωω20 Q ω0
va = ω x = x ⇒ H( j ω ) = = ω =
a ω ω a
+ ω20 1 + jQ ω − ω0
µ ¶ µ ¶
( j ω)2 + j ω
0
+ ω20 0 xa ( j ω)2 + j ω 0
Q 1 + jQ − Q
ω0 ω ω0 ω
On voit d’après ces expressions que l’amplitude va de la vitesse v(t) de l’oscillateur amorti
peut présenter une résonance (dite de vitesse) pour une valeur particulière non nulle de la
fréquence d’excitation ν. Comme en électrocinétique (résonance d’intensité), cette fréquence
de résonance rend le dénominateur de va minimum. Contrairement au cas de la résonance
d’élongation, la fréquence de résonance de la vitesse existe toujours et elle est donnée
simplement par νr = ν0 :
4.4 Analogies électro-mécaniques 69
Remarque
Nous avons représenté sur la figure suivante, diverses courbes de réponse de l’amplitude
va (à gauche) et de l’argument ϕv de la vitesse v(t) pour une excitation harmonique x A (t) de
pulsation ω et les valeurs suivantes du facteur de qualité Q = 0, 6 ; 1 ; 1.5 et 4.
va /xa
ϕv − ϕa Q = 15
π/2 Q = 1.5
Q=3
Q = 0.6
0 Q = 0.6
Q=1 1 ν
Q = 1.5
Q=4 ν0
−π/2
0 1 ν/ν0
Sommaire
6.1 Force Centrale 72
6.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
6.1.2 Propriétés-Conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
6.2 Forces centrales conservatives 74
6.2.1 Rappels-propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
6.2.2 Conservation de l’énergie mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
6.3 Problème de Kepler : Cas de Champ newtonien 76
6.3.1 Champ de force Newtonien attractif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
6.3.2 Champ de force Newtonien répulsif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
Chapitre 6. Mouvements dans un champ de forces centrales conservatives, mouvement
72 newtonien
On appelle force centrale de centre O , toute force dont la droite d’action (ou support)
passe à chaque instant par un même point fixe O . Une force centrale peut donc s’écrire
à chaque instant sous la forme suivante :
→
−
F = Fr →
−
er (6.1)
−−→
OM
Avec →
−
er =
kOM k
6.1.2 Propriétés-Conséquences
[Link] a. Conservation du moment cinétique
Mouvement plan
La première conséquence de cette propriété de conservation du moment cinétique d’une
force centrale est que le mouvement du point (m,M) est plan.
−−→
Comme les vecteurs OM et → −v (M/R ) doivent être constamment perpendiculaire à −
→
L O , La
−
→
trajectoire du point M est contenue dans le plan perpendiculaire à L O passant par O .
Ainsi, le mouvement d’un point matériel soumis à une force centrale est plan. Appelons-ce
−
→
plan z = 0 et utilisons les coordonnées cylindriques (voir figure ci-après), dans ce cas L O est
−
→
porté par le vecteur − →
e z qui est un vecteur constant. Puisque L O est un vecteur constant, il
doit rester en permanence porté par − →
e z , ce qui interdit toute composante de la vitesse selon
Oz : v z = 0
On rappelle que le vecteur vitesse de la trajectoire s’écrit en coordonnées cylindriques
→
−v = v →− −
→ −
→
r e r + vθ e θ + v z e z , avec ici v z = 0, alors le moment cinétique s’écrit dans ce cas, dans la
base cylindrique, sous la forme :
¯ ¯
¯ r ¯¯ v 0
¯
¯ r ¯ 0 ¯
¯
−
→ ¯ ¯
L O = m ¯0 ∧ ¯ v θ = ¯
¯ ¯
0 =¯ 0 (6.3)
¯ ¯ ¯ ¯
¯ ¯ ¯ 2
mrvθ ¯ mr θ̇
¯
¯0 ¯ 0 ¯
6.1 Force Centrale 73
−
→
Or nous avons démontré que L O était un vecteur constant, cela impose que le terme mr 2 θ̇
soit constant. On pose C = r 2 θ̇ le moment cinétique en O s’écrit :
−
→
L O = mC −
→
ez (6.4)
La constante C est appelée constante des aires, sa valeur est déterminée par les conditions
initiales (r 0 et v0 ) du mouvement à force centrale.
Remarque :
1°°−−→ −−→°
°
A = °O A ∧ OB° (6.5)
2
M0 • v dt
A B
dA •
M
r
O
θ
O x
−−→
d A représente également l’aire élémentaire balayée par le rayon vecteur OM pendant la
durée infinitésimale dt.
En divisant cette grandeur par dt, on obtient la vitesse de balayage de l’aire délimitée par la
trajectoire de la masse ponctuelle (m, M), dont l’unité est le m2 /s. Cette vitesse de balayage
est également appelée vitesse aérolaire :
°−
°→ °
°
° −−→ ° L
dA 1 °−−→ d OM ° 1
° ° ° O ° |C |
= °OM ∧ °= = = cste (6.7)
dt 2° dt ° 2 m 2
On voit donc que dans le cas des forces centrales, la vitesse aérolaire est une constante d’où
on peut énoncer la loi des aires.
Loi des aires
Dans un mouvement à force centrale le rayon vecteur balaye des aires égales dans
des intervalles de temps égaux
Chapitre 6. Mouvements dans un champ de forces centrales conservatives, mouvement
74 newtonien
Si la force centrale est de plus conservative, alors on peut d’une part écrire cette force sous
→
− −−−→
la forme F = − gradE p , ce qui se traduit par l’égalité vectorielle suivante en coordonnées
sphériques (ou en cynlindrique puisque le mouvement à force centrale est plan) :
∂E p
¯
¯
¯ Fr = −
¯
¯ ∂r
¯ 1 ∂E p
¯ Fθ = − =0
¯
¯ r ∂θ
∂E p
¯
¯ Fϕ = − 1
¯
=0
¯ r sin θ ∂ϕ
∂E p ∂E p
Les deux dernières égalités ( = 0 et = 0) traduisent le fait que l’énergie potentielle
∂θ ∂ϕ
d’une force centrale conservative ne dépend ni de θ ni de ϕ (respectivement en coordonnées
cylindriques), donc cette énergie potentielle ne dépend que de la distance r du point matériel
au centre O de la force centrale :
E p = E p (r) (6.9)
Exemples
→
−
1. Considérons une force centrale de la forme F = −αr n → −
e r . Cette force centrale est conser-
α n+1
vative et son énergie potentielle se met sous la forme E p (r) = r + cste. On remarquera
n+1
que cette énergie potentielle est finie pour r → ∞ (ce qui est souhaitable) à condition que
n + 1 É 0 soit n É −1.
→
− α−
2. Considérons un champ de force newtonien, c’est à dire de la forme F = − 2 → e r , avec α
r
une constante positive ou négative dont la valeur dépend de la nature physique du champ de
force newtonien considéré. C’est un champ de force centrale conservative, dont l’énergie
potentielle se met sous la forme E p (r) = −r α + cste. En général on choisit la référence des
énergies potentielles du champ newtonien en r → ∞, d’où cste = 0.
C2
r 2 θ̇ 2 = (6.13)
r2
Ce qui nous permet de réécrire l’énergie mécanique en ne faisant plus apparaître qu’une
seule variable r :
1 1 C2 1 1 C2
· ¸
E m = m ṙ 2 + m 2 + E p (r) ⇒ 2
m ṙ = E m − m 2 + E p (r) Ê 0 (6.14)
2 2 r 2 2 r
Les seuls mouvements possibles sont donc ceux qui vérifient la condition suivante :
1 C2
E m Ê E p,e f f = m + E p (r) (6.15)
2 r2
Avec E p,e f f c’est l’énergie potentielle effective.
Formellement, le problème est analogue à l’étude d’un point matériel à un seul degré de
liberté (r ) plongé dans un champ de force d’énergie potentielle effective. E p,e f f .
Remarques :
1
E Le terme m ṙ 2 ne représente pas l’énergie cinétique de la masse ponctuelle, mais
2
en revanche il est positif ou nul, ce qui impose à E m d’être supérieure ou égal
au terme E p,e f f (r) qui ne dépend que de r . Il devient donc possible d’étudier
graphiquement la nature du mouvement, à condition donc d’utiliser l’énergie
potentielle effective.
E Dans la mesure où E m et C sont des constantes, il est possible de déterminer
l’équation horaire r(t) en écrivant que :
¶2 · 2
dr 2E m C 2E p (r) dr
µ ¸
dt
=
m
− 2 +
r m
⇒s ¸ = ± dt
2E m C 2 2E p (r)
·
− 2 +
m r m
→
− α−
F =− 2→
er (6.17)
r
L’énergie potentielle associée à un champ de force newtonien est donc donnée par la relation
suivante :
−α
E p (r) = + cste (6.18)
r2
où on rappelle que la constante est souvent choisie égale à zéro, ce qui fixe la référence
de l’énergie potentielle en r −→ ∞. Nous examinerons en détails deux cas particulièrement
importants de champs de force newtoniens : le champ de force coulombien et le champ de
force gravitationnelle.
Dans le cas présent d’un champ de force newtonien attractif, la constante α est positive,
l’énergie potentielle effective prend la forme suivante :
α 1 C2
E p,e f f = − + m 2 (6.19)
r 2 r
dE p,e f f
Cette énergie potentielle effective admet un extremum lorsque = 0, soit :
dr
α C2 mC 2
−m = 0 soit r e =
r2 r3 α
d 2 E p,e f f α mC 2
La dérivée seconde de E p,e f f est = −2 +3 . En reportant la valeur obtenue pour
dr 2 r 3 r4
r e dans l’expression de la dérivée seconde de E p,e f f on obtient :
d 2 E p,e f f α
= >0 (6.20)
dr 2 r 3e
cette extremum s’agit donc d’un minimum de l’énergie potentielle effective (et donc d’une
position d’équilibre stable de la masse ponctuelle). Cette valeur minimale de l’énergie
potentielle effective est obtenue en reportant r e dans l’expression de E p,e f f , on obtient alors :
1 α2
E min
p,e f f = − (6.21)
2 mC 2
Nous avons représenté sur la figure suivante l’allure de l’énergie potentielle effective de la
masse ponctuelle plongée dans un champ de force newtonien attractif. On remarquera que
l’énergie potentielle effective tend vers zéro par défaut (elle reste négative) quand r −→ ∞.
6.3 Problème de Kepler : Cas de Champ newtonien 77
Ep, eff
C2
re = m
α r
1 α2 •
−
2 mC 2
F IGURE 6.1 – Profil de l’énergie potentielle effective dans le cas d’un champ attractif
→
−
A = −α→
−e ∧ −
→
ez (6.27)
Chapitre 6. Mouvements dans un champ de forces centrales conservatives, mouvement
78 newtonien
1 dr 2 C 2 1 C 2 α
µ ¶
Em = m + m −
2 d θ r4 2 r2 r
1
faisons un changement de variable en posant r(θ ) =
u(θ )
dr d 1 du d 1 1 du
µ ¶ µ ¶
= = =− 2
dθ dθ u d θ du u u dθ
En remplaçant dans l’expression de l’énergie mécanique, nous obtenons :
¶2
1 4 1 du 1
µ
E m = mu 4 C 2 + mC 2 u2 − α u
2 u dθ 2
¶2
1 du
·µ ¸
2 2
E m = mC + u − αu
2 dθ
dE m
Et puisque l’énergie mécanique est une constante du mouvement, on aura = 0,soit :
dθ
1 du d 2 u du du
· µ ¶ ¸
2
mC 2 + 2u −α =0
2 dθ dθ 2 dθ dθ
d2 u
mC 2 + mC 2 u − α = 0
d θ2
Soit donc :
d2 u α
+u= (6.29)
d θ2 mC 2
Nous obtenons donc une équation différentielle du second ordre avec second membre dont
la solution s’écrit :
α
u= + A cos(θ − θ0 )
mC 2
A et θ0 sont des constantes déterminés par les conditions initiales. On en déduit que :
1 α
= + A cos(θ − θ0 )
r mC 2
Soit :
mC 2
α
r(θ ) = 2
AmC
1+ cos(θ − θ0 )
α
6.3 Problème de Kepler : Cas de Champ newtonien 79
p
r(θ ) = (6.30)
1 + e cos(θ − θ0 )
mC 2
On obtient donc une équation d’une conique dont p = est le paramètre de la conique
α
AmC 2
et e = est l’excentricité de la conique.
α
y
→
−
er
→
−
e •
M
θ0 r
θ
• x
LO →
−
µ ¶
→
−e .−
→
eθ = − →
−
v + e θ .−
−
→ →
eθ
α
LO LO C mC 2
e cos(θ − θ0 ) = 1 − vθ = 1 − = 1− (6.31)
α α r αr
Soit donc :
mC 2
α
r(θ ) = (6.32)
1 − e cos(θ − θ0 )
α −
µ ¶
→
− − → −−→ →− → −−→
A = W ∧ LO = v − e θ ∧ LO
LO
→
− α −−−→
A = (vr →
−
e r + vθ − e − θ ) ∧ LO −
→
e z = − v r LO −
→
e θ + v θ LO →
−
e r − α→
−
er
LO
Multiplions ce vecteur par le vecteur unitaire →
−
e r . Soit θ − θ0 l’angle que fait ce vecteur avec le
→
−
vecteur e r
→
− → mC 2
A .−
e r = A cos(θ − θ0 ) = −α
r
On obtient finalement
mC 2
α
r(θ ) = (6.33)
A
1 + cos(θ − θ0 )
α
Chapitre 6. Mouvements dans un champ de forces centrales conservatives, mouvement
80 newtonien
qui représente bien la première formule de Binet relative au carré du module de la vitesse.
Quant à au carré de l’accélération, nous rappelons tout d’abord l’expression de l’accélération
en coordonnées polaires
→
−
a = ( r̈ − r θ̇ 2 )→
−
er
d2 r d d 1 d 1 du
µ µ ¶¶ µ ¶
r̈ = = = θ̇ − θ̇
dt2 dt dt u dθ u2 d θ
d2 u
r̈ = −C 2 u2
d θ2
d’où :
µ 2
d u
¶
→
−
a = −C 2 u 2 + u →
−
er (6.35)
d θ2
Remarque
Il faut noter que les formules de Binet ne sont valables que pour un mouvement à
force centrale conservative
d2 u
µ ¶
2 2
− mC u + u = −α u2
d θ2
d2 u α
+u= (6.36)
dθ 2 mC 2
α
dont la solution est u(θ ) = + A cos(θ − θ0 ). Nous retenons donc l’équation de la trajectoire :
mC 2
mC 2
α
r(θ ) = 2
(6.37)
AmC
1+ cos(θ − θ0 )
α
6.3 Problème de Kepler : Cas de Champ newtonien 81
p
r(θ ) = (6.38)
1 + e cos(θ − θ0 )
On reconnaît l’équation polaire r(θ ) d’une conique de paramètres p et e dont l’origine O est
l’un des foyers et dont l’axe focal est la droite θ = θ0 . La trajectoire est donc une conique de
foyer le centre d’attraction et dont la forme dépend des conditions initiales puisque p et e en
dépendent. Suivant la valeur de e, on aura des états liés (le cercle pour e = 0,l’ellipse pour
e < 1) ou des états de diffusion (la parabole pour e = 1 ou l’hyperbole pour e > 1). Les planètes,
confinées autour du Soleil, décrivent ainsi une ellipse de foyer le centre du Soleil.
e>1
e=1
M(r, θ)
r θ
θ0
e<1 • x
Foyer
e
ym étri
x e de s
a
F IGURE 6.2 – Les différentes trajectoires en fonction de l’excentricité e. On peut noter que
les trajectoires se coupent lorsque θ − θ0 = π/2 ; dans ce cas r = p.
d 1 d 1 dr 1 dr
µ ¶ µ ¶
= =− 2
dt r dr r dt r dt
D’autre part :
d 1 d 1 dθ e dθ
µ ¶ µ ¶
= = − sin θ
dt r d θ r dt p dt
1 dr e dθ
Ainsi : 2
= sin θ et C = r 2 θ̇
r dt p dt
dr eC
= sin θ
dt p
L’expression de l’énergie devient :
¶2 ¶2
1 eC 1 1 α
µ µ
Em = sin θ + (1 + e cos θ )
2 p 2 p r
Chapitre 6. Mouvements dans un champ de forces centrales conservatives, mouvement
82 newtonien
mC 2
Ainsi p = et en développant l’expression nous obtenons finalement :
α
α 2
Em = (e − 1) (6.39)
2p
Si E m > 0 alors e > 1 la trajectoire est une hyperbole de foyer O (État de diffusion)
Si E m < 0 alors e < 1 la trajectoire est une ellipse de foyer O (État lié)
Pour récapituler Nous avons donc les résultats suivants
Trajectoire elliptique
Nous avons donc les résultats suivants pour la trajectoire elliptique
¯
¯ α2
¯− < Em < 0
¯
¯ 2mC 2
¯
¯0 < e < 1
¯
¯r = p É r É r = p
¯
¯ p a
¯ 1+ e d1 − e
¯
¯Etat l ié
Ces résultats sont également traduits graphiquement sur les figures suivantes :
EP,eff (r)
y
M
•
r(θ) θ
→
−
e x
• • •
A O P
p p
rA = rP =
1−e 1+e
rP rA
r
O
Em
Trajectoire circulaire
2
¯E m = − α
¯
¯
¯
¯ 2mC 2
¯e = 0
¯
¯
¯r = r = r = p
¯ p A
¯
¯Etat l ié
Ces résultats sont également traduits graphiquement sur les figures suivantes :
6.3 Problème de Kepler : Cas de Champ newtonien 83
EP,eff (r)
M
•
r=p θ
→
−
e x
• • •
A O P
rA = p rP = p
r0
r
O
−α2
Em =
2mC 2
Trajectoire parabolique
Nous avons donc les résultats suivants pour la trajectoire parabolique :
¯
¯E = 0
¯ m
¯
¯e = 1
¯
¯ r = p É r É +∞
¯
¯ p
¯ 2
¯
¯Etat de di f f usion
Ces résultats sont également traduits graphiquement sur les figures suivantes :
e=1
EP,eff (r) M
y
r(θ)
θ
•− •
−∞ ←− rA O →
e rp = p x
2
Em = 0 rp
r
O
Trajectoire hyperbolique
Nous avons donc les résultats suivants pour la trajectoire hyperbolique :
¯
¯E > 0
¯ m
¯
¯e > 1
¯
¯r Ê r = p
¯
p
1+ e
¯
¯
¯
¯Etat de di f f usion
Ces résultats sont également traduits graphiquement sur les figures suivantes :
Chapitre 6. Mouvements dans un champ de forces centrales conservatives, mouvement
84 newtonien
e>1
EP,eff (r) M
y
r(θ)
Em > 0
θ
•→
− • p x
−∞ ←− rA O e r =
p
1+e
r
O rp
|α| 1 C 2
E p,e f f = + m 2 Ê0 (6.40)
r 2 r
Cette énergie potentielle effective est toujours positive, il n’y a donc que les états de diffusion
qui sont possibles ici, ce qui offre beaucoup moins de possibilités en terme de nature des
trajectoires
e>1
y
EP,eff (r) M
r(θ)
Em > 0 θ
• • →
−
|p| O e x
rS =
1+e
r
O rS
lourds restent immobiles pendant le bombardement. Rutherford a pu montré que les par-
ticules α sont principalement sensibles à l’interaction coulombienne répulsive due aux
protons du noyau cible. L’interaction attractive due au nuage électronique de l’atome peut
cible peut donc généralement être négligée en première approximation. Il s’agit donc de la
répulsion coulombienne d’une charge qα = 2qe par un noyau cible de charge Z q e > 0, où q e est
la charge du proton (nous ne la notons pas e pour éviter toute confusion avec l’excentricité).
Nous supposons qu’un noyau cible immobile est placé à l’orgine O du système de coor-
données (O ; x, y) et nous représentons ci-dessous la trajectoire de la particule α (figure
de gauche, ligne continue bleue) et les différents paramètres importants du mouvement.
Nous avons également représenté en tirets le système d’axes (O ; X , Y ) dans lequel l’équation
p
polaire de la trajectoire s’écrit sous la forme r(θ ) = , donc les coordonnées de la
1 + e cos θ
particule dans ce système d’axe sont données par :
p cos θ p sin θ
X (θ ) = et Y (θ ) =
1 + e cos θ 1 + e cos θ
Chapitre 7
Sommaire
7.1 Changement du référentiel 87
7.1.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
7.1.2 Cas d’une translation pure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
7.1.3 Cas d’une rotation pure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
7.1.4 Composition des vitesses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
7.1.5 Composition des accélérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
7.2 Principe de la relativité galiléenne 91
7.3 Dynamique en référentiel non galiléen 93
7.3.1 Relation fondamentale de la dynamique dans un référentiel non galiléen . . . . . 93
7.3.2 Force centrifuge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
7.3.3 Force d’inertie de Coriolis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
7.4 Energetique en réferentiel non galiléen 96
7.4.1 Travail de force d’inertie de Coriolis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
7.4.2 Travail de force d’inertie d’entrainement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
7.4.3 Théorème du moment cinétique en référentiel galiléen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
7.4.4 Théorème de l’énergie cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
7.4.5 Théorème de l’énergie mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
7.1 Changement du référentiel 87
d−
e→
x0 d−
e→
y0 d−
e→
z0 →
−
/R = /R = /R = 0 (7.1)
dt dt dt
où l’indice R indique que la dérivée est calculée par rapport à un observateur lié à R.
On distingue deux types de translation
E Lorsque le point O 0 décrit une droite, on parle d’un mouvement de translation rectiligne
E Lorsque le point O 0 décrit un cercle, on parle d’un mouvement de translation circulaire
R0
R0
R0
O’
O’
R0 O’
O’ R R
O O
(∆)
C R0
Ω
O’ B
A
R
O
de →
−v 0 (M/R 0 )
→
− −−→0 →
−0
−v (M/R ) = d r |R = d OO |R + d r |R
→
dt dt dt
→
−0 →
− →
−
→− d x −→ d y0 −→ d z0 −→ d−
e→
x0 d−
e→
y0 d−
e→
z0
= v (O /R ) +
0
e x0 + e y0 + e z 0 + x0 + y0 + z0
dt |R dt |R dt |R dt |R dt |R dt |R
Et puisque R 0 est en translation par rapport à R alors :
d−
e→
x0 d−
e→
y0 d−
e→
z0 →
−
/R = /R = /R = 0
dt dt dt
On aura donc →
− →
−
d r0 d r0
|R = |R 0 (7.2)
dt dt
Finalement on aura la loi de composition des vitesses suivante dans le cas d’une transla-
tion pure :
→
−v (M/R ) = →
−v (O 0 /R ) + →
−v (M/R 0 ) (7.3)
et
−
e→ −→ −→
y0 = − sin ϕ e x + cos ϕ e y
Exprimons maintenant la dérivée des ces deux vecteurs dans le référentiel R, soit :
d−
e→
x0
= −ϕ̇ sin ϕ−→
e x + ϕ̇ cos ϕ−e→y
dt |R
= ϕ̇(− sin ϕ−→
e x + cos ϕ−e→y )
= ϕ̇−
e→0 y
De même on a :
d−
e→
y0
= −ϕ̇−
e→
x0
dt |R
Et puisque ϕ̇ ce n’est que la vitesse angulaire Ω, alors les deux dérivées deviennent :
d−
e→
x0 −→ → − −→
= ϕ̇−
e→
y0 = Ω e y0 = Ω ∧ e x0
dt |R
d−
e→
y0 −→ → − −→
= −ϕ̇−e→x0 = −Ω e x0 = Ω ∧ e y0
dt |R
d−
e→
z0 →
− →
= Ω ∧− e z0
dt |R
→
−
Considérons maintenant un vecteur V qui s’exprime dans le référentiel R par :
→
−
V = Vx −
→
e x + Vy −
e→y + Vz −
→
ez
→
−
On note que Ω (R 0 /R ) le vecteur rotation de R 0 par rapport à R. Nous avons donc :
→
− →
−
dV dV →
−
= + Ω (R 0 /R ) ∧ (Vx0 −
e→ −→ −→
x0 + Vy0 e y0 + Vz0 e z0 )
dt |R dt |R 0
On montre finalement la formule de Varignon (mathématicien français du 17ème siècle)
permet de relier la variation dans le temps d’un vecteur dans un référentiel R avec celle de
ce même vecteur dans un référentiel R 0 , en mouvement quelconque par rapport à R
→
− →
−
dV dV →
− →
−
= + Ω (R 0 /R ) ∧ V (7.6)
dt |R dt |R 0
Cette formule de dérivation vectorielle traduit le fait que, par exemple, si un vecteur est fixe
dans R alors il ne l’est plus dans R 0 dès lors que le référentiel tourne autour d’un axe non
colinéaire à ce vecteur. Finalement, c’est précisément parce que la direction d’un vecteur
dépend du référentiel que sa variation temporelle est relative à un référentiel.
→
−v (M/R ) = → −v (M/R 0 ) + →
−v (O 0 /R ) + → − −−−→
Ω (R 0 /R ) ∧ O 0 M (7.9)
La loi de composition des vitesses fait apparaître deux termes : la vitesse relative et la vitesse
d’entraînement. Le mouvement relatif, représente le mouvement de M vu par un observateur
lié à R 0 . La vitesse relative s’écrit donc
→
−v = →
−v (M/R 0 ) (7.10)
r
→ −v (O 0 /R ) + →
−v = → − −−−→
e Ω (R 0 /R ) ∧ O 0 M (7.11)
Dans tous les cas, la loi de composition des vitesses prend la forme simple suivante :
→
−v (M/R ) = →
−v + →
−v (7.12)
r e
7.2 Principe de la relativité galiléenne 91
→
− −v (M/R 0 ) + d →
³− −−−→
=→−
a (O 0 /R ) + →
−
a (M/R 0 ) + 2 Ω (R 0 /R ) ∧ →
´
Ω (R 0 /R ) |R ∧ O 0 M
dt
→
− ³→− −−0−→´
+ Ω (R /R ) ∧ Ω (R /R ) ∧ O M
0 0
→
− d ³→
− −−−→ → − ³→
− −−−→´
a (M/R ) = →
−
a (M/R 0 ) + →−
´
a (O 0 /R ) + Ω (R 0 /R ) |R ∧ O 0 M + Ω (R 0 /R ) ∧ Ω (R 0 /R ) ∧ O 0 M
dt (7.13)
→
−
+ 2 Ω (R 0 /R ) ∧ →
−v (M/R 0 )
→
−
a (M/R ) = →
−
a r +→
−
a e +→
−
ac (7.14)
Remarque
→
− →
−
a (M/R ) = →
−
a r +→
−
a e + 2 Ω (R 0 /R ) ∧ →
−v (M/R 0 ) (7.15)
92 Chapitre 7. Dynamique dans un référentiel non galiléen
→
−
Or, le point M étant isolé, il vient →−a (M/R ) = 0 , puisqu’il ne soumet à aucun interaction
→
−
extérieure . Si l’on veut que le référentiel R 0 soit également galiléen, il faut →
−
a (M/R 0 ) = 0 en
vertu du principe d’inertie, soit
→
− →
−
2 Ω (R 0 /R ) ∧ →
−v (M/R 0 ) + →
−
ae= 0 (7.16)
Tout référentiel en translation uniforme par rapport à un référentiel galiléen est gali-
léen. Les lois de la mécanique dans ces référentiels sont les mêmes et il est impossible
de les distinguer par une expérience de mécanique. Il n’existe donc pas de référentiel
absolu qui permettrait de faire la différence entre un référentiel au repos et un réfé-
rentiel en translation uniforme.
Notez que le caractère galiléen d’un référentiel est lié à la validité du principe d’inertie. Le
critère de validité dépend donc de la précision que l’on exige. C’est pourquoi, les référentiels
considérés galiléens le sont dans un cadre approximatif à préciser. Citons-en quelques uns
couramment utilisés.
référentiel géocentrique Rg
Terre
•Équinoxe de Printemps
Solstice d’Été•
référentiel de Copernic Rc
•Périgé (4 Janvier)
Soleil •Solstice d’Hiver
•Équinoxe d’Automne
F IGURE 7.3 – Le référentiel géocentrique est en translation elliptique par rapport au référen-
tiel de Copernic. L’excentricité de l’orbite terrestre a été exagérée sur le schéma.
Référentiel géocentrique : référentiel lié au centre de la Terre et dont les axes conservent
la même orientation par rapport au référentiel de Copernic. Il est donc en translation quasi-
circulaire par rapport au référentiel de Copernic. On peut le considérer comme galiléen sur
des expériences terrestres « peu longues » (une journée maximum), car, dans ce cas, le mou-
vement du centre de la Terre est alors assimilable à une trajectoire quasi-rectiligne uniforme.
Référentiel terrestre : référentiel lié à la surface de la Terre et dont les axes pointent
traditionnellement vers le Sud, l’Est et le Zénith. Par rapport au référentiel géocentrique, ce
référentiel est en rotation (ω = 2π/T0 = 7, 3.10−5 rad.s−1 avec T0 = 23 h 56 min 04 s) autour de
l’axe des pôles. Bien que rigoureusement non galiléen, ce référentiel est souvent traité comme
tel car les effets de la rotation terrestre sont souvent négligeables dans les expériences
courantes.
→
− → − −→
m→
−
a (M/R 0 ) = F + F ie + F ic (7.17)
−→
Avec : F ie = −m→−a e (M) : Force d’inertie d’entrainement
−→ →
−
et F ic = − m a c (M) : Force d’inertie de Coriolis
Remarque
Ces forces d’inerties dépendent du référentiel R 0 . Elles ne résultent pas d’une interac-
tion, mais elles résultent du caractère non galiléen du R 0 . On les appelle parfois des
pseudo-forces, mais à effets bien réels c’est à dire que l’observateur lié à un référentiel
non galiléen doit prendre en comptes ces forces dans l’étude
Nous allons voir l’expression de ces forces dans des cas bien particuliers des mouvent.
→
−v (M/R ) = → −v (O 0 /R 0 ) + Ω(R 0 /R ) ∧ −
−v (M/R ) + → −−→
O0 M
−−−→
Le dérnier terme Ω(R 0 /R ) ∧ O 0 M , dépend de la distance entre M et l’axe de rotation. En effet,
94 Chapitre 7. Dynamique dans un référentiel non galiléen
→
−
Ω
0
r⊥
M
− −−0−→
→
axe (Oz)
→
−0 Ω ∧OM
r
rk0
O’
F IGURE 7.4 –
−−−→
on peut décomposer O 0 M = →
−r 0 en composantes parallèles et perpendiculaires à l’axe soit :
−−0−→ →
O M = −r 0⊥ + →
−r 0
∥
←
→ −−−→ → − −r 0 ) = →
− → →
− −0 → − −0
Ω (R 0 /R ) ∧ O 0 M = Ω ∧ (→
−r 0 + →
⊥ ∥ Ω ∧ −r 0⊥ + Ω ∧ →
r ∥ = Ω ∧→
r⊥
→
−
Puisque Ω et →
−r 0 sont parallèles. D’où :
∥
→
−v (M/R ) = →
−v (M/R ) + Ω(R 0 /R ) ∧ →
−r 0 (7.18)
⊥
−v (O 0 /R 0 ) = →
→ −
0 puisque le point O 0 est fixe dans R Quant à l’expression de l’accélération
mesurée dans R
→
− →
− − −−−→
→ →
− −
a (M/R ) = →−
a (M/R 0 ) + Ω ∧ ( Ω ∧ O 0 M) + 2 Ω ∧ →v (M/R 0 )
→
−
→
− →− dΩ → −
Puisque a (O /R ) = 0 et
0
= 0 , car le point O 0 est fixe et le mouvement de rotation est
dt
→
− − −−−→ →
→ − →
− −0
uniforme. De plus 1 Ω ∧ ( Ω ∧ O 0 M) = Ω ∧ ( Ω ∧ →r ⊥ ) = −Ω2→ −r 0 . L’expression de l’accélération est :
⊥
→
−
a (M/R ) = →
− −r 0 + 2→
a (M/R 0 ) − Ω2→
− →
Ω ∧ −v (M/R 0 ) (7.19)
⊥
Force centrifuge :
→
−
Soit F , la résultante de forces à laquelle est soumit le point matérièl M de masse m dans R
→
−
F = m→
−
a (M/R ) = m→
− −r 0 + 2m→
a (M/R 0 ) − mΩ2→
− →
Ω ∧ −v (M/R 0 ) (7.20)
⊥
Soit dans R 0
m→
− →
− −r 0 − 2m→
a (M/R 0 ) = F + mΩ2→
− →
Ω ∧ −v (M/R 0 )
⊥
→
−
Tout se passe comme , si vu de R 0 , le point M subissait, en plus de F , une force d’inertie .
→
− −r 0 − 2m→
F i = m Ω2 →
− →
Ω ∧ −v (M/R 0 )
⊥
→
−
F i = m Ω2 →
−r 0
⊥ (7.21)
→
− − −c )→
− →
− −
1. →
−
a ∧( b ∧→
c ) = (→
−
a .→ b − (→
−
a . b )→
c
7.3 Dynamique en référentiel non galiléen 95
parce qu’elle tend à écarter la matière de l’axe de rotation. Elle est dite centrifuge (et plutot
axi-fuge). Notez que son intensité varie comme le carré de la fréquence de rotation.
Exemple : Véhicule dans un virage
0
r⊥
−
→ →
−
Fie centre du virage Ω
R
→
−
v
→
− →
− −
f ic = −2m Ω ∧ →
v (m/R 0 )
cette force est liée au mouvement relatif du point M et à la rotation du référentiel tournant.
96 Chapitre 7. Dynamique dans un référentiel non galiléen
→
−
Ω
−
→
Fic
−
→
Fic
IL faut noter que dans le cas de la force de Coriolis. Cette force est perpendiculaire
à la vitesse, donc elle ne travaille pas, puisque sa puissance est nulle. Elle ne peut pas
varier l’énergie cinétique, seulement elle peut courber la trajectoire comme la composante
magnétique de la force de Lorentz.
La force d’inertie d’entrainement travaille, mais elle n’est pas généralement conservative.
→
−
le cas d’une force d’entrainement conservative est celui de la force centrifuge F ie = mΩ2→
−r 0
⊥
−r 0 = d 1 mΩ2→
µ ¶
→
− →
−
δW = F ie .d ` = mΩ2→
−r 0 .d→
⊥ ⊥
−r 02 = − dE
⊥ p
2
1
Ep = m Ω2 →
−r 02 + C
⊥ (7.23)
2
7.4 Energetique en réferentiel non galiléen 97
−
→
d L O0 (M/R 0 ) −→ → − −→ → − −→ → −
|R 0 = M O0 ( F ) + M O0 ( F ie ) + M O0 ( F ic ) (7.24)
dt
→
− →
−
dE c (M/R 0 ) = δW( F ) + δW( F ie ) (7.25)
→
−
dE m (M/R 0 ) = δW( F ng ) (7.26)
98 Chapitre 7. Dynamique dans un référentiel non galiléen
Ep, eff
C2
re = m
α r
1 α2 •
−
2 mC 2
F IGURE 7.6 – Profil de l’énergie poten"tielle effective dans le cas d’un champ attractif
e>1
e=1
M(r, θ)
r θ
θ0
e<1 • x
Foyer
trie
ymé
de s
axe
F IGURE 7.7 – Les différentes trajectoires en fonction de l’excentricité e. On peut noter que
les trajectoires se coupent lorsque θ − θ0 = π/2 ; dans ce cas r = p.
EP,eff (r)
y
M
•
r(θ) θ
→
−
e x
• • •
A O P
p p
rA = rP =
1−e 1+e
rP rA
r
O
Em
7.4 Energetique en réferentiel non galiléen 99
EP,eff (r)
M
•
r=p θ
→
−
e x
• • •
A O P
rA = p rP = p
r0
r
O
−α2
Em =
2mC 2
e=1
EP,eff (r) M
y
r(θ)
θ
•− •
−∞ ←− rA O →
e rp = p x
2
Em = 0 rp
r
O
e>1
EP,eff (r) M
y
r(θ)
Em > 0
θ
•−•
−∞ ←− rA O →
e rp = p x
1+e
r
O rp
100 Chapitre 7. Dynamique dans un référentiel non galiléen
e>1
y
EP,eff (r) M
r(θ)
Em > 0 θ
• • →
−
|p| O e x
rS =
1+e
r
O rS
7.4 Energetique en réferentiel non galiléen 101
E(J)
Ep
0 T0 T0 3T0 T0 t(s)
Ec
4 2 4
Em
x(t)
v(t)
xi
: Q = 0.45
: Q = 0.22 t
: Q = 0.15
: Q = 0.15
0 : Q = 0.22
t : Q = 0.45
v(t)
xi
0
x
: Q = 0.15
: Q = 0.22
: Q = 0.45
102 Chapitre 7. Dynamique dans un référentiel non galiléen
v(t)
: vi = −2 m/s
x(t)
: vi = 0 m/s
xi : vi = 2 m/s
: vi = −2 m/s
: vi = 0 m/s
: vi = 2 m/s
0
t
0
t
v(t)
: vi = −2 m/s
: vi = 0 m/s
: vi = 2 m/s
0 x
x(t)
xi
x0m T
x1m
x2m
-xi
v(t)
vi
-vi
v(t) v(t)
t x(t)
x(t)
A
•
0 0
A
xA (t) •
→
−
g
xe
m x(t)
m
x x
équilibre Mouvment
X(t) T =
ω
2π
Q = 0.75
R.T R.S.F
X(t) T =
ω
2π
Q=2
R.T R.S.F
Xp,a
xa
ϕX − ϕa
Q = 4, 00 1 ν
Q=4
Q = 2, 00 0 ν0
Q = 1, 00 Q=2
Q = 0.71 −π/2 Q=1
Q = 0.10 Q = 0.71
1 −π
0
ν(Hz)
7.4 Energetique en réferentiel non galiléen 105
va /xa
ϕv − ϕa Q = 15
π/2 Q = 1.5
Q=3
Q = 0.6
0 Q = 0.6
Q=1 1 ν
Q = 1.5
Q=4 ν0
−π/2
0 1 ν/ν0