Initiation A Algorithmique Cours1
Initiation A Algorithmique Cours1
1. Contexte
Le terme Informatique est un néologisme proposé en 1962 par Philippe Dreyfu 1 s pour
2. Notions élémentaires
Informatique
traite de deux
aspects complémentaires :
- les programmes ou logiciels (software) qui décrivent un traitement à réaliser,
- les machines ou le matériel (hardware) qui exécute ce traitement.
Hardware
ments physiques (microprocesseur, mémoire, disques durs, ...)
utilisés pour traiter les informations.
Software
Algorithme
La notion d'algorithme est à la base de toute la programmation informatique [8]. La
n algorithme est une
suite ordonnée instructions qui indique la démarche à suivre pour résoudre un problème
ou effectuer une tâche. Le mot algorithme vient du nom latinisé du mathématicien perse Al-
Khawarizmi, surnommé « le père de l'algèbre » [11].
Informaticien Français
Chapitre 1 - Introduction aux algorithmes
3. L'algorithmique
3.1. Définition
science des algorithmes.
La figure 1 ci-dessus illustre les deux phases nécessaires pour obtenir un code source :
lgorithmique qui implique la recherche un algorithme ;
Phase de programmation qui consiste à t un
un langage de programmation .
Dans la première phase, on doit d
souhaite atteindre, ainsi que prévoir des réponses à tous les cas possibles.
Chapitre 1 - Introduction aux algorithmes
2
Exemple +bx+c =0
1 et x2
0 et b = ,
3.2. Principe général
Le traitement automati consiste à exécuter des instructions (opérations
élémentaires et complexes) sur des donn afin de générer ations
appelées résultats ou données de sortie.
Exemple :
Donc, on doit :
i. Définir le nombre des matières concernées ainsi que les notes et les coefficients ;
ii. Réaliser les opérations suivantes :
-
- Calculer la somme des résultats des multiplications,
- Diviser la somme obtenue par le total des coefficients,
iii. Afficher le .
Remarque :
L écrit un algorithme, les questions suivantes doivent être considérées :
Quel est le résultat attendu ?
Quelles sont les données nécessaires (informations requises) ?
Comment faire (le traitement à réaliser) ?
: co séquences instructions
faisant appel à des opérations de base à exécuter par
Syntaxe :
Algorithme nom_de_ ;
Partie déclarative (Entête)
< Liste de variables/constantes > ;
Début
< ions > ;
Fin
Dans la programmation, les adresses mémoire sont représentées par des noms. Le
case mais plutôt son nom. Il y a donc deux
façons de voir la mémoire : côté programmeur et côté ordinateur tel
e schéma suivant (figure 3).
Mémoire
Adresses Mots
10000000 6 x
10000001 8 y Variables
10000010 7 moyenne
10000011
Syntaxe :
Var nom_variable : type ;
Const nom_constante = valeur ;
Remarque :
Dans la partie déclarative, les variables et les constantes sont caractérisées essentiellement
par :
Ce type est utilisé dans la logique pour représenter les deux valeurs : vrai et faux.
Les opérations prises en charge sont : NON, ET, OU.
Le mot clé est : booléen.
Ce type représente les mots et les phrases tels que "Algorithmique", "Cours", etc. Le mot clé
utilisé est : chaîne
Exemple :
Var x, y : entier ;
z, w : réel ;
lettre : caractère ;
nom : chaîne ;
Etat : booléen ;
Const n = 100 ;
arobase = ;
mot = "bonjour" ;
5. Conclusion
1. Introduction
2. L affectation
Cette instruction est élémentaire en algorithmique, elle ssigner une valeur à une
variable selon la syntaxe suivante :
variable expression ;
une constante ( c 10 )
une variable ( v x)
une expression arithmétique ( e x+y)
une expression logique ( d a ou b )
Remarque :
; ;
x; ;
; ;
; ;
;
termes reliés
par un ou plusieurs opérateurs dont on peut distinguer :
Remarque :
Les expressions logiques peuvent être composées des opérateurs logiques et/ou relationnels.
Par exemple, (A<20) ET (B>=10) est Vrai si A est inférieur à 20 et B est égal ou supérieur
à 10, et faux sinon.
3. L de lecture
Cette instruction est très primordiale dans un algorithme. Elle permet de lire des valeurs en
entrée (input) et les affecter aux variables stockées dans la mémoire. Les valeurs affectées
sont souvent des données introduites tel que le clavier.
Syntaxe :
Lire (var1 );
Chapitre 2 - Les instructions simples
Exemple :
Lire(x) : lit et stocke une valeur donnée dans la case mémoire associée à x.
Lire(x, y) : lit et stocke deux valeurs, la première dans x et la deuxième dans y.
Illustration :
4. criture
Syntaxe :
Ecrire (var1, var2, expr1, expr2, );
Remarque :
Ecrire (x+y) ;
Affiche en sort addition de x et y (soit 12).
Chapitre 2 - Les instructions simples
Illustration :
Figure 5. ture.
E précédentes :
Algorithme Moyenne_deux_réels
Var x, y, z : réel ;
Début
Ecrire ( r la première valeur ) ;
Lire (x) ;
Ecrire ( Donner la deuxième valeur ) ;
Lire (y) ;
(x + y)/2 ;
Ecrire z) ;
// On peut remplacer les deux dernières instructions par une seule :
Ecrire ; // dans ce cas on a pas besoin de z
Fin
our x et 20 pour y
La moyenne est : 15
5. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté les instructions algorithmiques fondamentales à savoir
ables dans
Chapitre 3 - Les instructions conditionnelles (les alternatives)
1. Introduction
2.
Il existe deux formes de test : forme simple (ou réduite) et forme complète.
Dans cette forme, une action qui correspond à une ou plusieurs instructions, est exécuté si
Syntaxe :
Si (condition) Alors
instruction(s) ; // action
Finsi
Remarque :
« Si » est une variable ou une expression booléenne
qui, à un moment donné, est Vraie ou Fausse. par exemple : x=y ; x <= y ; ...
Exemple :
5; 9;
Si (x = y) Alors Ecrire égale à y ;
Dans cet exemple, le message « x est égale à y » ne sera pas affiché puisque la condition (x
=
Chapitre 3 - Les instructions conditionnelles (les alternatives)
Cette forme permet de choisir entre deux action une condition est vérifiée ou non.
Syntaxe :
Si (condition) Alors
instruction(s) 1 ; // action1
Sinon instruction(s) 2 ; // action2
Finsi
Remarque :
Certains problèmes exigent parfois de formuler des conditions qui ne peuvent pas être
ex [0, 1[
par la combinaison de deux conditions x >= 0 et x < 1 qui doivent être vérifiées
en même temps.
Pour combiner ces deux conditions, on utilise les opérateurs logiques. Ainsi, la condition x
) ET (x < 1). Cette dernière est appelée une
condition composée ou complexe.
Exemple
;
Si (x = y) Alors Ecrire ;
Sinon Ecrire ;
Avec cette forme, on peut traiter les deux cas possibles. Si la condition (x=y) est vérifiée, le
3. Tests imbriqués
Sinon instruction(s) N ;
FinSi
FinSi
FinSi
Exemple : Etat de [10]
Dans les conditions normales de température et de pression,
la température est inférieure ou égale à 0° C, sous forme de liquide si la température est
comprise entre 0° C et 100° C et sous forme de vapeur au-delà de 100° C. Ecrivons
Début
Ecrire ("Donner la :") ;
Lire (t) ;
Si (t <= 0) Alors Ecrire ("Etat solide") ;
Sinon Si (t < 100) Alors Ecrire (" Etat liquide") ;
Sinon Ecrire ("Etat gazeux") ;
Finsi
Finsi
Fin
Chapitre 3 - Les instructions conditionnelles (les alternatives)
6.
Figure 6. Organigramme « ».
Remarque :
Nous avons les équivalences suivantes :
NON (A ET B) NON A OU NON B
différentes suivant les différentes valeurs que peut avoir une variable. Cette structure est
décrite comme suit :
Syntaxe :
Selon (variable)
valeur1 : instruction(s) 1 ;
valeur2 : instruction(s) 2 ;
valeurN : instruction(s) N ;
défaut : instruction(s) par défaut;
FinSelon ;
Remarque :
Dans la structure de test à choix multiples :
- ;
- La valeur est une constante de même type que la variable ;
- La partie « défaut » est exécutée si aucun des autres cas ;
- -à-
Chapitre 3 - Les instructions conditionnelles (les alternatives)
Exemple :
Dans ce qui suit, le nom du jour de la semaine correspondant est affiché selon la valeur de
la variable « jour ».
;
Selon jour
1 : Ecrire ("Dimanche") ;
2 : Ecrire ("Lundi") ;
3 : Ecrire ("Mardi") ;
4 : Ecrire ("Mercredi") ;
5 : Ecrire ("Jeudi") ;
6 : Ecrire ("Vendredi") ;
7 : Ecrire ("Samedi") ;
Défaut : Ecrire ("Numéro de jour invalide.") ;
FinSelon
Jeudi » est affichée dans ce cas.
5. Conclusion
1. Introduction
Considérons le même exemple calcul de la moyenne
se faire, on doit :
2. Définition
Une boucle (ou itération) est une instruction de contrôle qui permet de répéter plusieurs fois
un ensemble instructions. Généralement, deux cas sont distingués :
- Le nombre de répétitions est connu.
- Le nombre des répétitions est inconnu ou variable.
3. « Pour »
« Pour »
est privilégiée. Une structure de boucle Pour » une fois que le
nombre de répétitions est atteint. Cette structure possède un indice (compteur) de contrôle
:
- une valeur initiale,
- une valeur finale,
- un pas de variation.
Chapitre 4 - Les instructions itératives (les boucles)
Syntaxe :
4. « »
Cette instruction permet de tester une condition et répéter le traitement associé tant que cette
condition est vérifiée.
Syntaxe:
Tant que condition faire
instruction(s) ;
FinTq
Var i : entier ;
Début
;
Tant que (i<=100) faire
Ecrire (i) ; ;
FinTq
Fin
6. « »
Dans cette instruction, un traitement est exécuté au moins une fois puis sa répétition se
Syntaxe:
Répéter
instruction(s) ;
(condition) ;
Exemple : :
Var n, p : entier ;
Début
Répéter
Ecrire ("Donner un nombre :") ; Lire (n) ;
p ; Ecrire (p);
(n=0)
Ecrire ( );
Fin
Chapitre 4 - Les instructions itératives (les boucles)
Les instructions encadrées par les mots répéter et constituent le bloc de la boucle
(n=0) soit vérifiée. Donc le nombre de
répétitio
Question ?
R précédent avec « » puis avec « Pour ».
Remarque :
Dans la boucle « R », la condition -dessus,
constitue une de la boucle ; mais réellement, cela diffère selon le langage
de programmation utilisé. Par exemple, en Pascal, la condition de cette boucle est une
ta
condition de continuation.
7. La notion du compteur
Un compteur est une variable associée à la boucle dont la valeur est incrémentée de un à
chaque itération. Elle sert donc à compter le nombre (répétitions) de la boucle.
La notion du compteur est associée particulièrement aux deux
boucles : « R » et « Tant que ». Par contre, dans la boucle
« Pour », joue le rôle du compteur.
L du compteur dans les deux premières boucles est exprimée ainsi :
; ;
Répéter Tant que (condition) faire
instruction(s) ; instruction(s) ;
Bloc de la boucle
; ;
condition) ; FinTant que ;
Remarque :
Exemple :
; i ;
Répéter Tant que (i<5) faire
Ecrire (i); Ecrire (i);
; i +1 ;
i=5) ; FinTant que ;
: 0, 1, 2, 3, 4 : 0, 1, 2, 3, 4
8. La n
Cette notion est fondamentale en programmation. Elle est utilisée notamment pour calculer
valeurs. instruction correspondante se présente ainsi :
;
Cette instruction consiste à ajouter une valeur à une variable numérique, puis affecter le
résultat dans la variable elle- e
[4].
Exemple :
Pour i de 1 à 2
Écrire ("i = ", i) ;
Pour j de 1 à 3 boucle 1
Écrire ("j = ", j) ; boucle 2
Finpour
Finpour
Dans exemple ci-dessus, chaque itération de la boucle extérieure (boucle 1) exécute la
boucle intérieure (boucle 2 itération suivante, et ainsi de
Chapitre 4 - Les instructions itératives (les boucles)
Des boucles peuvent être imbriquées ou successives. Cependant, elles ne peuvent jamais être
croisées :
Var i, j : entier ;
Début
; ;
Répéter
Écrire i ;
Répéter
Écrire j ;
;
i>2
;
j>3
Fin
10. Conclusion
Ce chapitre a été consacré aux structures itératives ou boucles qui permettent de répéter
certains
critères Ainsi, ces instructions
1. Introduction
Supposons que l
par conséquent, déclarer 100 variables
un peu lourd de manipuler
Imaginons maintenant le cas pour une promotion de 1000 étudiants, alors là devient notre
cas un vrai problème.
En algorithmique (et en programmation), on peut regrouper toutes ces variables en une seule
appelle tableau.
Un tableau est un ensemble de variables de même type ayant toutes le même nom.
Suite à cette définition, la question suivante se pose :
- Comment peut-on différencier entre des variables ayant le même nom ?
La réponse est dans la notion du tableau lui-même où chaque élément est repéré par un
indice. Ce dernier est un numéro (généralement un entier) qui permet de différencier chaque
élément du tableau des autres. Ainsi, les éléments du tableau ont tous le même nom, mais
pas le même indice. Pour accéder à un élément d un tableau, on utilise le nom du tableau
crochets [4].
Exemple
Soit le tableau T contenant les valeurs suivantes : 5, 10, 29, 3, 18 et 14 :
organisation du tableau T dans la mémoire peut être représentée comme suit :
Remarque :
tableau, peut être exprimé comme un nombre, mais aussi il
peut être exprimé comme une variable ou une expression calculée [10].
La valeur d indice doit être toujours :
Supérieur ou égal à 0
porte (comme en Pascal). Mais
langage C, la numérotation des indices commence à zéro. Par exemple Notes[1] est
le deuxième élément du tableau Notes.
de type entier Notes[ ]n
Inférieur ou égal au nombre des éléments du tableau
à zéro): En langage C, si un tableau T est déclaré comme ayant 10 éléments, la
T[10] déclenchera
automatiquement une erreur.
2.2. Manipulation
Une fois déclaré, un tableau peut être manipulé comme un ensemble de variables simples.
[4].
2.2.1.
affect une valeur v à un élément i T de type numérique, se fait par :
T[i] ;
: T[0] 5 ; affecte la valeur 5 au premier élément du tableau T.
Illustration :
indices : i=0 i=1 i=2 i=3 i=4 i=5
T
valeurs : 5
2.2.2. La lecture
Dans cet exemple, la valeur saisie est affectée au premier (1er) élément du tableau T.
Illustration :
2.2.3.
De même que du :
Ecrire T[i] ;
Remarque :
manipulés de la même façon que les variables simples
Exemple :
Soit Notes un tableau de valeurs réelles
Illustration :
Est :x= = 11
2.3. Application 1
Algorithme :
Var i : entier ;
Tableau Tab [20] : réel ;
Début
Pour i de 0 à 19
Ecrire ("Donner une valeur :") ;
Lire (Tab[i]) ;
FinPour
Pour i de 0 à 19
Ecrire ("Valeur ", i, "=", Tab[i]) ;
FinPour
Fin
Valeur 0 = 5
Valeur 1 = 34
Valeur 18 = 14,5
Valeur 19 = 60
i=0
i=1
i=2 x
3.1.
Syntaxe :
Tableau nom_tableau [taille1][taille2] : type ;
Le tableau Notes est composé de 10 lignes et 20 colonnes. Ce tableau pourra contenir donc
10*20 soit 200 valeurs réelles.
Remarque :
s réside dans la possibilité de déclarer un seul tableau
au lieu de déclarer plusieurs tableaux identiques. En effet, le tableau
est équivalant à 10 tableaux simples de 2
déclaration :
Tableau Notes [10][20] : réel ;
remplace celle-ci :
Tableau Notes1 [20], Notes2 [20], Notes10 [20] : réel ;
3.2.
3.3. Application 2
Var i, j : Entier ;
Tableau Tab [5][20] : réel ;
Chapitre 5 - Les tableaux
Début
Pour i de 0 à 4
Pour j de 0 à 19
Ecrire ("Donner une valeur :") ; Lire (Tab [i][j]) ;
Finpour
Finpour
Pour i de 0 à 4
Pour j de 0 à 19
Ecrire (Tab [i][j]) ;
Finpour
Finpour
Fin
4. Tableaux à n dimensions
Les tableaux à n dimensions (n>2), peuvent être utilisés pour diverses raisons telles que la
création et le traitement des objets 3D par exemple qui nécessitent des tableaux de 3
dimensions au minimum. La déclaration de ce type de tableaux est comme suit :
Syntaxe :
Tableau nom_tableau tailleN] : type ;
ce nombre dans le tableau. La première étape consiste à écrire les instructions de lecture du
nombre N et de parcours du tableau :
Tableau Tab[N] : Entier ;
Var val, i : Entier ;
Début
Ecrire ("Entrer la valeur à rechercher :") ; Lire (val) ;
Pour i de 0 à N-1
Finpour
Fin
Illustration :
On suppose que N=6 et les valeurs saisies sont celles figurant dans le schéma suivant :
indices : i=0 i=1 i=2 i=3 i=4 i=5
Tab
valeurs : 10 22 31 46 5 7
Début
Ecrire ("Entrez la valeur à rechercher ") ; Lire (val) ;
Pour i de 0 à N-1
Si (val = Tab[i]) Alors
Ecrire (val, "figure") ;
Sinon ?
Ecrire (val, "ne figure pas") ;
Finsi
Finpour
Fin
Chapitre 5 - Les tableaux
Illustration :
On suppose que la valeur à rechercher (val) est égale à 31 :
O :
- ou bien la valeur « val » figure dans le tableau,
- ou bien elle n'y figure pas.
Mais dans tous les cas, l'algorithme ne doit produire qu'une seule réponse, quel que soit le
nombre d'éléments du tableau. Or, l'algorithme ci-dessus affiche autant de messages qu'il y
a de valeurs dans le tableau. Il y a donc une erreur quelque part.
En fait, on ne peut savoir si la valeur recherchée existe dans le tableau ou non que lorsque le
parcours du tableau est entièrement accompli.
Pour pallier à cette erreur, on doit réécrire algorithme en plaçant le test après la boucle et
en utilisant cette fois-ci une Existe ».
Cette variable doit être gérée comme suit :
- La valeur de départ de « Existe » doit être évidemment Faux (drapeau baissé).
- La valeur de la variable « Existe » doit devenir Vrai (drapeau levé), si un test dans
la boucle est vérifié (lorsque la valeur de « val » est rencontrée dans le tableau). mais
Illustration :
En utilisant un drapeau (la variable « Existe ») :
Question ?
Réécrire le même algorithme mais cette fois-ci, la boucle de recherche doit être arrêtée dès
que la valeur du drapeau change.
6.
est-ce qu tri ?
Cette technique est parmi les plus simples, elle consiste à sélectionner, pour une place
donnée, l Par exemple pour trier un tableau en ordre
croissant, on met en première position le plus petit élément du tableau et on passe à la
position suivante pour mettre le plus petit élément parmi les éléments restants et ainsi de
dernier [2].
Chapitre 5 - Les tableaux
Exemple :
Soit à trier, en ordre croissant, le tableau suivant :
25 10 13 31 22 4 2 18
Nous commençons par la recherche de la plus petite valeur et sa position. Une fois identifiée
7ème position), nous ons avec le 1er élément (le
nombre 25). Le tableau devient ainsi :
2 10 13 31 22 4 25 18
Nous recommençons la recherche, mais cette fois, à partir du 2ème élément (puisque le 1er
est à sa position correcte). Le plus petit élément se trouve en 6ème position (le nombre 4).
Nous échangeons donc le 2ème élément avec le 6ème élément :
2 4 13 31 22 10 25 18
Nous recommençons la recherche à partir du 3ème élément (puisque les deux premiers sont
maintenant bien placés), Le plus petit élément se trouve aussi en 6ème position (10), en
3ème, ça donnera:
2 4 10 31 22 13 25 18
2 4 10 13 22 31 25 18
2 4 10 13 18 31 25 22
2 4 10 13 18 22 25 31
2 4 10 13 18 22 25 31
Boucle principale : prenant comme point de départ le premier élément, puis le second,
Donc, :
Finpour
/* on sait maintenant où est le plus petit élément. Il ne reste plus qu'à effectuer la permutation
*/
T(posmin) ;
T(posmin T(i) ;
T ;
/* On a placé correctement l'élément numéro i, on passe à présent au suivant */
FinPour
Exemple :
Soit à trier, en ordre croissant, le même tableau précédent en appliquant le tri par insertion :
i=1 25 10 13 31 22 4 2 18
On décale le 1er élément de la partie triée vers la droite puisque sa valeur est supérieure à la
clé. Cette dernière est déplacée à la 1ère position :
i=2 10 25 13 31 22 4 2 18
On recommence le processus avec une nouvelle clé. Le 1er élément à droite de la partie triée
(25) est décalé vers la droite puisque sa valeur est supérieure à la clé. Le 2 ème élément ne sera
Par conséquent, la clé est insérée dans la 2ème
position du tableau :
i=3 10 13 25 31 22 4 2 18
On ne déplace pas cette clé (31) puisque sa valeur est supérieure à celles des éléments qui la
précèdent.
i=4 10 13 25 31 22 4 2 18
On décale les deux premiers éléments (31 et 25) vers la droite et la clé est insérée à la 3 ème
position :
i=5 10 13 22 25 31 4 2 18
On décale tous les éléments de la partie triée vers la droite puisque leurs valeurs sont
supérieures à celle de la clé. Cette dernière est déplacée à la 1 ère position :
i=6 4 10 13 22 25 31 2 18
La même opération est répétée pour cette clé (2) :
i=7 2 4 10 13 22 25 31 18
Les trois éléments (22,25 et 31) sont décalés vers la droite et la clé est déplacée vers la 5ème
position :
2 4 10 13 18 22 25 31
Algorithme Tri_Insertion ;
Var i, j, n, clé : Entier; // n est la taille du tableauT
T: ;
Début
Pour i de 1 à n-1 // on commence par le 2ème élément (début de la partie non triée)
clé T[i] ;
j i - 1 ; // indice du 1er élément à droite de la partie triée
Tant que ((j >= 0) ET (clé < T[j])) Faire
T[j +1] T[j]; // Décalage
j j - 1;
FinTant que
T[j +1] clé; // Insertion de la clé
FinPour
Fin
6.3. Comparaison
Dans l tri par sélection, nous avons dans tous les cas, la boucle interne est
exécuté pour i=1, 2, 3 -1) par conséquent, nous avons (n-1) + (n-2) + (n-
+ 1 étant n (n-1) / 2 exécutions. Par exemple, pour un tableau de 100 éléments, la boucle est
exécutée 4950 fois dans tous les cas.
par insertion, nous avons dans le pire des cas un tableau trié à
), et la boucle interne est exécuté (n-1) + (n-2) +
(n- , étant n (n-1) / 2 exécutions au maximum. Au meilleur des cas, le tableau
est trié en ordre voulu (croissant dans ce cas) et ra jamais. En
moyenne, n (n-1) / 4. Par exemple, pour un tableau de 100
éléments, la boucle est exécutée 4950 fois au maximum et 2475 en moyenne.
7. Conclusion
donné. Le p
suite à travers deux algorithmes parmi les plus simples, à savoir le tri par sélection et le tri
par insertion. Une comparaison entre les deux algorithmes a été donnée à la fin de ce
chapitre.
Chapitre 6 - Les enregistrements (structures)
1. Introduction
Nous avons vu dans le chapitre précédent, que les tableaux nous permettent de stocker
plusieurs éléments de même type, tel que stocker les notes des étudiants dans un tableau de
autre structure qui permet de stocker des données de différents types. Donc, une nouvelle
structure appelée enregistrement est plus adaptée dans ce cas.
2. Définition
Un enregistrement (ou structure) permet de regrouper un ensemble de données de différents
types sous le même nom (un seul objet). léments appelés
champs. Ces derniers sont des données élémentaires ou composées qui peuvent être de types
différents.
3. Déclaration et manipulation
La syntaxe de est la suivante :
Structure nom_structure
champ1 : type1 ;
champ2 : type2 ;
...
champN : typeN ;
FinStructure ;
4. Tableau de structures
Il est possible de déclarer un tableau dont les éléments sont des structures avec la syntaxe
suivante :
Tableau nom_tableau [taille] : Structure nom_structure ;
nom_tableau [i].champ
5.
Une structure peut figurer parmi les champs d'une autre structure. Dans ce cas, elle doit être
déclarée avant la structure qui la contient [6].
Exemple :
Structure Date
jour, mois, annee : entier ;
Finstructure ;
Structure Compte
Ncpt: entier;
nom: chaine ;
DtOuverture : Date ;
Finstructure ;
Où « DtOuverture » est une variable structure de type « Date », champ de la structure «
Compte ». Donc, la structure « Date » est déclarée obligatoirement avant la structure «
Compte ».
Lorsqu'un champ d'une structure est lui-même une structure, ccès à ce champ se fait
comme suit :
variable_structure.variable_sous_structure.champ
nom_tableau[indice].variable_sous_structure.champ
6. Conclusion
Nous avons vu dans le cinquième chapitre que les tableaux sont très pratiques, cependant ils
ne permettent pas de répondre à tous les besoins de stockage tels que le regroupement de
plusieurs données de types différents en un seul objet. A cet effet, la notion de structure (ou
abordée dans le présent chapitre permet de pallier ce problème en créant
un nouveau type permettant le stockage des données de types différents ou non. Un
enregistrement qui est composé de plusieurs champs où chaque champ correspond à une
donnée, constitue la brique de base pour les structures de données telles que les listes, les
piles et les files qui ne font pas l objet d étude dans ce polycopié.
Chapitre 7 - Les fonctions et les procédures
1. Introduction
Un entier positif en base b est représenté par une suite de chiffres (c n c . . . c1c0)b où les ci
sont des chiffres de la base b (0 ci < b).
cnbn + cn-1bn-1 1b
1
+ c0b0 =
On suppose que le nombre x est représenté par un tableau de chiffres (code) en base b ; par
exemple si b = 2 et code = [1,0,1], alors en base 10 le nombre entier x correspondant vaudra
1×22 + 0×21 + 1×20 = 4+0+1 = 5 qui permet de calculer
x en base 10 est le suivant :
;
Pour i de 0 à L-1 // L est la longueur du code
+ code[i]*b^(L-1-i);
23)5
et (123)8, on devra donc recopier deux -dessus.
; ;
2,3] ; c 2,3] ;
; ;
Pour i de 0 à L-1 Pour i de 0 à L-1
+ code[i]*b^(l-1-i); + code[i]*b^(l-1-i);
Chapitre 7 - Les fonctions et les procédures
2. La notion de sous-programme
Il existe deux types de sous-programmes : les fonctions et les procédures. Cependant, avant
de détailler ces deux concepts, il sera utile de définir quelques notions utiles.
2.1.
Remarque :
Si d'une variable locale est identique à une variable globale,
cette dernière est localement masquée. Autrement dit, la variable globale devient
inaccessible dans le sous-programme contenant la variable locale de même nom.
Chapitre 7 - Les fonctions et les procédures
Exemple :
le sous-programme suivant :
Algorithme Secondaire ;
Var x : entier ; // variable locale
Début
x 3;
Ecrire (x, y) ;
Fin
Supposons maintenant que nous appelons ce sous-programme « Secondaire » depuis une
autre partie du programme « Principal » qui utilise également deux variables globales :
Algorithme Principal ;
Var x, y : entier ; // variables globales
Début
x ;y ;
; // Appel au sous-programme Secondaire
Ecrire (x, y) ;
Fin
e comme suit :
-Principal
Début
5,8
Fin
-Secondaire
Début 3,8
Fin
Dans cet exemple, la variable « x », ayant la valeur 5 dans le programme principal, est une
variable globale. Une autre variable qui porte le même nom « x » est utilisée au niveau du
programme secondaire ayant comme valeur 3. Cet variable locale a masqué la variable
globale « x » au niveau du programme secondaire x » au
niveau de ce sous-programme correspond à la valeur 3. Par contre, la variable globale y est
quant à elle accessible, ce qui justi age de la valeur 8 au niveau du sous-
programme.
Chapitre 7 - Les fonctions et les procédures
Remarque :
Par exemple, si le sous-programme Racine permet de calculer la racine carrée d'un réel :
- Ce sous-programme admet un seul paramètre de type réel positif.
- Le programme appelant Racine doit fournir le réel positif dont il veut calculer la
racine carrée, cela peut être une variable (Racine (y)) ou une constante (Racine (9)).
L'association entre les paramètres effectifs et les paramètres formels est appelé passage de
paramètres. Il existe deux types de passage de paramètres :
- Le passage par valeur.
- Le passage par référence (ou adresse).
Dans le premier type, la valeur du paramètre effectif est affectée (copiée) au paramètre
formel correspondant. Sachant que les paramètres formels ne sont que des variables locales
de la fonction. Ce type de passage sera illustré dans la section qui suit.
Remarque :
3. Les fonctions
Une fonction est un sous-programme qui admet un nom, un type et des paramètres. Une
fonction admet un type et retourne toujours un résultat.
Chapitre 7 - Les fonctions et les procédures
3.1. Dé
3.2.
Remarque :
jours présentes même
lorsqu'il n'y a pas de paramètres.
Exemple 1 :
Soit algorithme A fonction :
Algorithme A ;
Var a, b : entier ;
Fonction Abs (n : entier) : entier /* Définition de la fonction */
Var valabs : entier
Début
Si (n >= 0) alors valabs ;
Sinon valabs -n ;
FinSi
Retourner valabs ;
Fin
Début /* Algorithme principal */
Ecrire (" Donner une valeur ") ;
Lire (a) ;
Abs(a) ;
Ecrire (b) ;
Fin
Chapitre 7 - Les fonctions et les procédures
4. Les procédures
Une procédure est un sous-programme qui admet également un nom et des paramètres mais
ne retournant aucun résultat.
4.1. Définition
On définit une procédure comme suit :
Procédure nom_procédure (paramètres : types)
Var
Début
instructions de la procédure ;
Fin
4.2. ne procédure
appel une procédure se fait comme suit :
nom_procédure (paramètres) ;
Exemple 2 :
mais cette fois-ci en utilisant une
procédure :
Algorithme B ;
Var a : entier ;
Procédure Abs (n : entier) /* Définition de la procédure */
Début
Si (n >= 0) alors
Ecrire n ;
Sinon
Ecrire -n ;
FinSi
Fin
Exemple 3 :
Soit un algorithme utilisant une procédure comme suit :
Algorithme C ;
Var x : entier ;
Procédure Modif (x : entier)
Début
x x + 1 ; /* le x local est modifié, pas le x du programme principal */
Fin
Algorithme C x 1
Début
:1
x ;
;
Valeur de x après :1
Modif (x) ;
Ecr ;
Fin
Procédure Modif()
x 12
Début
x ;
Fin
Lorsqu on passe un paramètre à une fonction (ou à une procédure), cette dernière ne peut
pas modifier la variable. La variable est automatiquement recopiée et la fonction travaille
sur une copie de la variable. La modification de la copie n entraîne pas une modification de
la variable originale. C est ce qu on appelle le passage de paramètre par valeur [3].
Chapitre 7 - Les fonctions et les procédures
Définition récursive : N ! = N * (N 1) ! et 0 ! = 1
a) Solution itérative :
b) Solution récursive :
5.2. Interprétation
FACT(4) = 24
6. Conclusion
6. Conclusion
1. Introduction
une variable est déclarée et ce, quel que soit le langage de programmation, le
compilateur réserve, à une adresse donnée en mémoire,
cette variable. Donc, toute variable possède :
- Un identificateur (nom),
- Une valeur (donnée),
- Une adresse en mémoire.
exemple 2 octets pour un entier, 4 ou 8 octets pour un réel, plus encore pour une chaîne).
Exemple :
Var n : entier ; //
; // affectation de la valeur 5 à n
dans la mémoire.
2. Notion de pointeur
2.1. Définition
Un pointeur est une variable qui contient l adresse d une autre variable.
Le pointeur pointe sur une autre va
étant dite variable pointée. Si on obtient une adresse
qui est celle de la variable pointée, tandis que si le contenu de la variable pointée,
on obtient la valeur associée à cette dernière.
Un pointeur est une variable. De ce fait, elle doit être déclarée, dispose elle-même de sa
propre adresse en mémoire,
adresse, donc en principe
variable de type
réel devrait donc être déclaré avec un type réel [10].
Dans ce qui suit, nous décrivons comment déclarer et manipuler un pointeur avec quelques
Par exemple :
p : *entier ; // p est un pointeur vers un ent
2.2.2. Initialisation
Début
x ;
p1 ; // p1
p2 ; // p2 ne contient aucune adresse
Ecrire ("Le contenu de la variable pointé par p1 est :", *p1) ;
*p1 ; // modification de x à travers p1
Ecrire ("x=", x, "*p1=", *p1) ;
p2 ; // aff
Ecrire ("Le contenu de la variable pointé par p2 est :", *p2) ;
Fin
:
Le contenu de la variable pointé par p1 est : 3
x=5 , *p1=5
Le contenu de la variable pointé par p2 est : 5
Chapitre 8 - Les pointeurs
Remarque :
3. Allocation dynamique
existe déjà par affectation. Il est aussi possible de réserver un emplacement mémoire pour
une donnée pointée directement. Dans ce cas, on peut créer un pointeur sur un entier par
exemple, et réserver un espace mémoire (qui contiendra cet entier) sur lequel la variable
du programme. Il est aussi facile de libérer un espace alloué de la mémoire dès que le ou les
pointeurs ne sont plus utiles. Pour ceci on applique la syntaxe suivante :
Libérer pointeur ;
Chapitre 8 - Les pointeurs
Exemple :
p » sur un entier est déclaré. Pour placer une valeur
et on y place un entier.
Algorithme libérer ;
Var p : *entier
Début
;
;
Ecrire ("Le contenu de p est :", *p) ;
Libérer p ;
NIL ; // réinitialiser p
Fin
Quand on libère un pointeur, on libère la zone mémoire sur laquelle il pointait, cette zone
redevient disponible pour toute autre utilisation. Après chaque libération, il est préférable de
utiliser.
faut faire attention au fait que ce pointeur pointe sur une zone éventuellement réaffectée à
autre chose. Y accéder risque de fournir une valeur arbitrai
des problèmes, voire des plantages [10].
-
de faire des calculs
de suite.
-
complexes telles que listes chainées, les arbres, etc.
- ossible aussi
pointeurs où un sous-
Chapitre 8 - Les pointeurs
Exemple :
Nous reprenons dans ce qui suit le même exemple vu dans le chapitre précédent concernant
le passage de paramètres en utilisant le deuxième mode : passage par adresse.
Algorithme D ;
Var x : entier ;
Procédure Modif (px : *entier) // Procédure utilisant un pointeur comme paramètre local
Début
*px *px + 1 ; // le contenu pointé par px est modifié
Fin
Algorithme D
Début x 12
x ; :1
;
Modif (&x) ; :2
;
Fin
Procédure Modif()
Début px (&x)
*px *px + 1 ;
Fin
Lorsqu on passe l adresse d une variable à une fonction (ou à une procédure), cette dernière
peut modifier directement cette variable à travers le pointeur contenant son adresse. Donc
l accès au contenu pointé (*px) est équivalent à l accès à la variable (x) dans ce cas. La
modification se fait directement sur la variable originale. C est le passage de paramètre par
adresse.
Chapitre 8 - Les pointeurs
5. Conclusion
Dans ce dernier chapitre de la partie « cours », nous avons présenté la notion des pointeurs
avec des exemples sur leur utilisation. Le lecteur est initié aussi au mécanisme de gestion
chapitre, un survol sur les principales applications des pointeurs notamment en langage C a
été présenté dans lequel le mode de passage de paramètres par adresse a été pris comme