Télévision Par Câble: Distribution en Analogique Et Numérique
Télévision Par Câble: Distribution en Analogique Et Numérique
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1. Structure générale ils sont ensuite traités par filtrage, alignement, modulation, multi-
plexage, pour pouvoir être transmis sur le réseau ;
d’un réseau — ces signaux sont ensuite « transportés » jusqu’aux zones à
desservir au moyen de lignes de transport, ou de transfert. Ces lignes
atteignent couramment plusieurs kilomètres, et peuvent aller
Un réseau de télédistribution est un réseau de diffusion : les jusqu’à 20 km ;
signaux émis depuis un point central, la tête de réseau, sont transmis — le réseau de distribution permet ensuite de répartir les signaux
à tous les usagers de la zone desservie, de façon simultanée et éga- le long de toutes les rues, et il passe devant tous les immeubles et
litaire, et ce sont ces derniers qui choisissent parmi tous les pro- logements susceptibles d’être raccordés.
grammes proposés. Dans ce sens, le terme de câblodiffusion, parfois Ces trois sous-ensembles, constituent le réseau structurant, qui
utilisé en Belgique ou au Canada, est plus proche de la fonction permet de « cercler » les abonnés :
technique d’un réseau. Entre la tête de réseau et les abonnés, les
réseaux de télévision par câbles sont conçus selon une structure hié- — le réseau de branchement, enfin, raccorde les terminaux de
rarchique (figure 1) : l’usager au réseau de distribution : c’est un réseau installé notam-
ment à l’intérieur des immeubles et des logements. Ce réseau peut
— la tête de réseau concentre et met en forme tous les signaux se réduire à une ligne de branchement si l’usager ne désire raccorder
distribués ; ces signaux sont soit reçus, soit produits localement ; qu’un seul récepteur à la fois.
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— ensuite, pendant les années 70, la limite supérieure de la bande bandes allant de 47 à 862 MHz, et les réseaux qui utilisent cette tech-
a été repoussée à 300, puis à 450 MHz, la demande en canaux aug- nique sont dits réseaux VHF + UHF. Ces réseaux sont mieux adaptés
mentant et la technologie des transistors s’améliorant. C’est avec aux récepteurs européens, mais ils ont une portée moindre que celle
cette technique que certains pays se sont câblés, ainsi la Belgique des « réseaux VHF » (cf. § 3.3) ;
ou l’Allemagne ; — tous ces réseaux transmettent des canaux de télévision modu-
— les bandes transmises dans ces réseaux, dits réseaux VHF, lés en MA /BLR ;
atteignent maintenant 550 ou 600 MHz, selon les constructeurs ; — il existe toutefois des réseaux transmettant la BIS (bande inter-
— d’autre part, en Europe, les récepteurs TV étaient également médiaire satellite) comprise entre 950 et 1 750 MHz en modulation
adaptés à la bande UHF (Ultra High Frequency : 470 à 862 MHz) ; de fréquence mais ceux-ci ont une portée très courte, de quelques
ainsi en était-il en France, aux Pays-Bas et en Autriche. Cela a conduit centaines de mètres.
à la mise au point d’équipements permettant la distribution de
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Ce sont plutôt des réseaux type antennes collectives que de véri- Le gain de ces amplificateurs est compris entre 20 et 30 dB, et on
tables réseaux câblés. peut en mettre jusqu’à 10 en cascade en VHF + UHF, et jusqu’à 20
Le multiplexage des canaux analogiques et numériques est obtenu en VHF (Des expériences ont même été menées avec 45 à 50 amplifi-
à l’aide d’une voie de traitement de canal qui enchaîne les cateurs en cascade à 300 MHz dans les années 70, mais cette tech-
opérations : nique de transfert est maintenant dépassée).
[Modulation FI (fréquence intermédiaire)] --> [Transposition en On arrive ainsi à des portées de 3 à 4 km en VHF + UHF, et de 10
fréquence] --> [Filtrage RF (radiofréquences)] (figure 8). à 12 km en VHF.
Les voies sont ensuite couplées pour former le multiplex
fréquentiel. 3.1.2 Paires symétriques
Conducteur extérieur Constitution Ruban cuivre Ruban cuivre Ruban + tresse cuivre Ruban + tresse cuivre
e = 0,2 mm e = 0,1 mm
Constitution Polyéthylène aéré Polyéthylène aéré Polyéthylène plein Polyéthylène plein
Diélectrique
Diamètre (mm) 16 6,9 6,7 4,7
Constitution Cuivre Cuivre Acier cuivré Cuivre
Conducteur intérieur
Diamètre (mm) 4,1 1,7 1 0,75
10 MHz 0,45 1,1 1 0,75
100 MHz 1,6 3,6 5,6 8,1
200 MHz 2,2 5,1 8,2 11,8
Affaiblissement
linéique 300 MHz 2,8 6,3 10,4 14,6
en dB/100 m à
600 MHz 4 9 15,3 21,4
862 MHz 4,9 11 19 26,2
1 750 MHz 8 16,2 31,5 41
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Le répartiteur répartit le signal, comme son nom l’indique, entre 3.4 Matériels d’extrémité
plusieurs lignes d’importances équivalentes. Il est utilisé dans les
réseaux de transfert et de distribution, et comprend deux, trois, ou
quatre sorties. Sa réalisation est basée sur l’utilisation d’un trans- Dans les matériels d’extrémités placés chez l’usager, on trouve
formateur différentiel (figure 14). les prises de sortie, et les terminaux d’adaptation.
Le dérivateur est principalement utilisé pour les branchements ; (0)
il prélève une faible partie (– 15 à – 30 dB) du signal de la ligne
principale. Il comprend une entrée, une sortie principale, et de une
à huit sorties dérivées, ou couplées. Ses principales qualités
doivent être :
Tableau 3 – Performances obtenues avec des coupleurs
à fibres optiques pour réseaux de TV par câbles
— un affaiblissement de passage aussi faible et régulier que
possible (± 0,5 dB constitue une bonne valeur) : il peut y en avoir Nombre d’accès 1+2 1+4 1+8
plusieurs en cascade, dont les pertes s’additionnent. Cet affaiblis-
sement dépend, bien entendu, du nombre de sorties et de leur Atténuation 4 dB 9 dB 14 dB
degré de couplage, mais également de la qualité de sa réalisation, entrée 1/sorties
et du choix des ferrites ; 2 à n entrée 3,5 dB 7 dB 10,5 dB
— un affaiblissement entre sorties dérivées aussi élevé que pos- 2 à n /sortie 1
sible (on obtient de 30 à 40 dB pour un couplage de – 15 dB) : une
perturbation provenant d’un usager ne doit pas se retrouver chez Directivité
les autres utilisateurs, et encore moins dans le réseau ; entrée 2 à n/
40 dB
— une bonne adaptation d’impédance sur ses accès, les désa- sortie 2 à n
daptations provoquant des distorsions amplitude/fréquence et des (accès 1 adapté)
échos (cf. § 5). L’affaiblissement de réflexion peut varier de – 20 dB
à 47 MHz, jusqu’à – 14 dB à 860 MHz et – 10 dB à 1 750 MHz.
La réalisation des dérivateurs fait appel à des coupleurs directifs
en cascade, eux-mêmes réalisés à partir de deux transformateurs
interconnectés (figure 14). Les deux rapports de transformation
permettent d’ajuster les caractéristiques du coupleur directif, et par
là-même, du dérivateur.
On trouve également des dérivateurs réalisés à partir d’un seul
coupleur directif sur la ligne principale, suivi d’un répartiteur à 2, 4
ou 8 directions, en cascade sur la sortie couplée. De tels dérivateurs
ont un affaiblissement de passage plus faible, mais une isolation
entre sorties dérivées également plus faible.
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Considérons la cascade d’amplificateurs de la figure 9 : pour toute Système 1 MHz L/SECAM B-G/PAL M/NTSC D2MAC
fréquence comprise à l’intérieur de la bande transmise, l’amplifica-
B th (dBµV/75 Ω) (1) – 5,25 2,22 1,52 – 0,03 4,30
teur compense exactement l’affaiblissement de la section de câble
qui le précède. Soit G le gain de cet amplificateur ; le gain de la sec- (1) 0 dB µV/75 Ω = – 108,75 dBm
tion de câble est donc égal à 1/G.
Mais chaque amplificateur, en restaurant le niveau du signal, lui Le rapport signal à bruit, quant à lui, est donc égal à :
ajoute également du bruit ; il est donc nécessaire de calculer l’aug-
mentation du bruit le long de la cascade, et la diminution du rapport S
10 lg ---------------- = S – B th – F – G – 10 lg n
signal à bruit (S /B ). ( Bs )n
Soit F le facteur de bruit de l’amplificateur, défini comme le sup-
plément de bruit par rapport au bruit amplifié, quand il n’y a qu’une Or, pour conserver une qualité satisfaisante au signal, il faut res-
source de bruit thermique à l’entrée. pecter, notamment, une certaine valeur minimale du rapport signal
à bruit (45 dB pour les systèmes L et B, G ; 42 dB pour le M et le
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n
Ft = 8 dB = 6,3
et yn ( t ) = … k n ( θ 1 , …, θ n ) ∏ x ( t – θ i ) d θ (2)
Raisonnons dans le cas d’un canal L / SECAM (B th = 2,22 dBµ V i=1
= 1,67) :
— à la sortie de la ligne de transfert, on a : avec K n (θ 1 , ..., θn ) pour 1 n ∞ noyaux de Volterra d’ordre n.
Pour obtenir la réponse y (t ) d’un élément non linéaire à une
Bst = 1,67 + 20 × 7,9 × 158,5 × 1,67 = 41 822,8 attaque x (t ), il faut tout d’abord calculer les réponses impulsion-
— à l’entrée de la ligne de distribution : nelles d’ordre 1 à n de ce quadripôle puis revenir aux expressions (2)
et (1) pour calculer par intégration les yn (t ) et enfin y (t ).
Gd 631
B ed = 4 B st × ------- = 41 822,8 × ---------------
158,5
≈ 166 500 En pratique, il est souvent plus simple de suivre le même raison-
nement dans le domaine fréquentiel.
Gt
La transformée de Fourier de la réponse impulsionnelle d’ordre
et à sa sortie : n se calcule suivant :
Bsd = 166 500 + 5 × 6,3 × 631 × 1,67 = 199 693 = 53 dBµV
Pour respecter un rapport signal sur bruit de 45 dB, le niveau du K n ( f 1 , …f n ) = … k n ( θ 1 , …, θ n )e –2 π j ( f1 θ1 + … + fn θn ) d θ 1 , … , d θ n
signal à la sortie des amplificateurs de distribution doit donc être au
moins égal à : 53 + 45 = 98 dBµV ; il est donc égal à 92 dBµV pour les
La transformation de Fourier transforme les noyaux k n (θ 1 , ... θn ),
amplificateurs de transfert, et le rapport signal à bruit à la sortie de ces
exprimés dans le domaine temporel, en noyaux K n (f 1 , ... fn ), expri-
derniers est égal à :
més dans le domaine fréquentiel, clairement dépendants des fré-
----
S quences composant le signal d’attaque.
= 92 – 10 lg 41 822,8 = 45,8 dB
B t Remarque : si les noyaux de Volterra K n (f 1 , ... fn ) exprimés dans le domaine fréquen-
tiel, sont indépendants de la fréquence, on a alors :
yn (t ) = kn x n (t )
∞
4.2 Accumulation des distorsions d’où : y ( t ) = ∑ kn x n ( t )
n=1
4.2.1 Distorsion à large bande On retrouve alors le développement classique suivant les séries de Taylor.
dans un amplificateur (ou diode laser) ■ Dénombrement des battements non linéaires
Classiquement, on modélise la réponse d’un élément non linéaire Usuellement, dans le domaine des vidéocom, les non linéarités
par un développement en série de Taylor du type : d’ordre supérieur à 3 sont négligées si l’élément considéré travaille
dans une plage de fonctionnement normal.
∞
S (t) = ∑ Kn e n ( t ) 3
n=1
y (t ) = ∑ yn ( t ) = y1 ( t ) + y2 ( t ) + y3 ( t )
n=1
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y2 ( t ) = k 2 ( θ 1 , θ 2 ) x ( t – θ 1 ) x ( t – θ 2 ) d θ 1 dθ 2
• à la fréquence f i + f j :
K2 (f i , f j ) = K2 (f i + f j )
• à la fréquence f i – f j :
y3 ( t ) = k3 ( θ1 , θ2 , θ3 ) x ( t – θ1 ) K 2 (f i , f j ) = K 2 (f i – f j )
x ( t – θ 2 ) x ( t – θ 3 ) dθ 1 d θ 2 dθ 3 — pour l’ordre 3 :
• à la fréquence f i ± f j ± f k :
Le premier terme y1 (t ) est la réponse linéaire de l’élément consi- K3 (f i , f j , f k ) = K 3 (f i ± f j ± f k )
déré. Le deuxième et le troisième terme sont les réponses non
linéaires respectivement de deuxième et troisième ordre. • à la fréquence 2f i ± f j :
On va simuler, ce qui est expérimentalement justifié, le multiplex K 3 (2 f i , f j ) = K 3 (2 f i ± f j )
de canaux TV par un ensemble de porteuses sinusoïdales de
fréquence f 1 , f 2 , ... fN ayant une tension A 1 , A 2 , ..., A N en valeur ■ La connaissance des fonctions K 1 (f i ), K 2 (f i , f j ) et K 3 (f i , f j , f k )
efficace, soit : permet de définir ainsi de manière précise la réponse de notre
élément non linéaire.
n
x (t ) = ∑ 2 A i cos ( 2 π f i t + α i ) ■ Cette modélisation beaucoup plus précise que le développement
i=1 en série de Taylor nécessite toutefois des calculs beaucoup plus
complexes et impose en pratique l’utilisation d’un logiciel de calcul
avec n nombre total de porteuses, couplé à un banc de mesures. Pour plus d’informations, on se repor-
fi fréquence de la porteuse, tera aux articles techniques référencés [6] [7].
Ai amplitude efficace, ■ L’approche simplifiée (K 1 , K 2 et K 3 constants) permet d’effectuer
ai référence de phase de la porteuse. Afin de rendre des calculs rapides avec des valeurs garanties (ou typiques) four-
compte de l’indépendance des phases des différentes porteuses, nies par le constructeur du matériel.
on considère que l’ensemble des ai forme une famille de variables Les coefficients K2 et K 3 sont déterminés, en module à partir des
aléatoires indépendantes de loi uniforme sur [0,2π]. rapports signal à intermodulation d’ordre 2 et 3, S/IM 2 et S/IM 3 :
D’après les formules précédentes, on obtient alors les dénom- S S
brements donnés dans le tableau 4. (0) ---------- = -----------------------------
IM 2 2 K2 Ai Aj
Tableau 4 – Dénombrement des battements Le niveau des porteuses étant supposé identique,
d’intermodulations
S
A i = A j = ------
Nombre K1
Intermodulations Fréquence Amplitude efficace
de raies S S
d’où ---------- = --------------------------
1er ordre IM 2 S2
2 K 2 ------2-
Amplification K1
linéaire fi K1 (f i ) Ai n
2
K1
2e ordre et K 2 = -------------------------------------
2 S ( S ⁄ IM 2 )
Composantes 2 2
continues 0 -------- K 2 ( 0 ) A i n ou, en dB :
2
20 lg (K2) = 2 K1(dB) – (S/IM2)dB – (SdBµV – 120) – 10 lg2
Harmoniques 2 2
d’ordre 2 2 fi -------- K 2 ( 2 f i ) A i n De même pour l’ordre 3 à partir des formules du tableau 4 on a :
2
3
Battements K1
d’ordre 2 fi ± fj 2 K2 ( fi ± fj ) Ai , Aj n(n – 1) S S
---------- = ------------------------------- = -------------------
-
IM 3 3 K3 Ai Aj Ak 3 K3 S 2
3e ordre 3
K1
Harmoniques 1 3 d’où : K 3 = ------------------------------------
-
3 fi ---- K 3 ( f i ) A i n 3 S ( S ⁄ IM 3 )
2
d’ordre 3 2
3 3 ou, en dB :
Automodulation fi ---- K 3 ( f i ) A i n
2 20 lg (K3) = 3 K1(dB) – (S/IM3)dB – 2 (SdBµV – 120) – 20 lg3
n Dans un plan de fréquences où les porteuses sont régulièrement
∑
2
3 Ai K 3 ( f i – 2f i ) A j espacées, les battements produits par les distorsions s’accumulent
Transmodulation fi n
j = 1 donc à certains endroits du spectre. En fait, comme la fréquence des
j≠i porteuses est définie et stable à environ ± 10 kHz près, les battements
s’accumulent par petits « tas », larges de ± 30 kHz (figure 16) ; leur
Composantes 3 2
2 fi ± fj ---- K 3 ( 2f i ± f j ) A i A j 2n(n – 1) effet sur le canal TV est le même que celui produit par un bruit à
d’intermodulation 2 bande étroite, et la grandeur pertinente pour évaluer cet effet est
le rapport signal à intermodulation, défini comme le rapport entre
2/3
Battements triples fi ± fj ± fk 3 K3 (fi ± fj ± f k ) Ai Aj AK n(n – 1) la puissance du signal en crête de modulation à la puissance du
(n – 2)
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1
cos ---- ( j 1 + j 2 – j 3 + j 1 + 2 – 3 )
2
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N nombre d’amplificateurs en cascade Les distorsions d’ordre 3 s’additionnent en tension, le CTB total sera
n nombre de porteuses alors égal à :
A amplitude des porteuses
(1) On utilise le résultat de la somme vectorielle de vecteurs tous égaux CTB = – 20 lg [10–0,05 × 70 + 10 –0,05 × 65] = 61,1 dB
en module, et déphasés de ϕ
Et la distorsion d’ordre 2 s’additionnant en puissance :
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P
O
U
Télévision par câble R
Distribution en analogique et numérique E
par Pierre-Yves JÉZÉQUEL N
Ingénieur ENSEEIHT
Responsable du laboratoire Introduction des canaux numériques dans les réseaux câblés
au Centre commun d’études de télédiffusion et télécommunications (CCETT)
et Mireille MATHIEU
Ingénieur de l’École supérieure d’électricité (ESE)
S
Ingénieur de recherche au sein du laboratoire Introduction des canaux numériques
dans les réseaux câblés au CCETT
A
V
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O
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nov. 1970. L
U
Normalisation S
Commission Électronique Internationale (CEI) UTE C 90 124 07-91 Matériel électronique et de télécommunications.
CEI 728-1 Antennes individuelles ou collectives pour la réception
de la radiodiffusion.
Union technique de l’électricité (UTE)
UTE C 90 125 04-96 Spécifications techniques d’ensemble applicables aux
UTE C 90 122 07-91 Réception et distribution des programmes radiodif- réseaux distribuant par câbles des services de radiodif-
fusés ou transmis par satellite. fusion sonore et de télévision.
UTE C 90 123 05-96 Recommandations pour les systèmes de distribution
par câble, y compris la voie de retour, à l’intérieur des
locaux de l’usager.
8 - 1997
Doc. E 5 865