0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues12 pages

Cours 4

Le document retrace l'évolution de l'école genevoise de la fin du 19e siècle à la seconde moitié du 20e siècle, mettant en lumière la diversification des offres éducatives et les débats autour de l'instruction publique. Il souligne les tensions entre les besoins des classes populaires et les aspirations des élites, ainsi que les tentatives de réforme pour une école plus démocratique. La création du Cycle d'orientation dans les années 1960 marque une étape vers une éducation plus accessible, bien que les inégalités persistent.

Transféré par

qv49mmr7d6
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues12 pages

Cours 4

Le document retrace l'évolution de l'école genevoise de la fin du 19e siècle à la seconde moitié du 20e siècle, mettant en lumière la diversification des offres éducatives et les débats autour de l'instruction publique. Il souligne les tensions entre les besoins des classes populaires et les aspirations des élites, ainsi que les tentatives de réforme pour une école plus démocratique. La création du Cycle d'orientation dans les années 1960 marque une étape vers une éducation plus accessible, bien que les inégalités persistent.

Transféré par

qv49mmr7d6
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Vers une democratisation de l'ecole genevoise de la fin

du 19e siecle a la seconde moitie du 20e siecle

1. Dirsité des offres dans un système scolaire


durablement hiérarchisé

· La diversification démarre dès la loi de 1872 qui instaure l’école obligatoire jusqu’à 13 ans
= Se pose la question de quoi faire des enfants qui terminent l’école avant 13 ans et

qui ne peuvent pas aller dans un établissement du secondaire vu que les écoles
secondaires sont payantes
= Solution : prolonger l’école primaire (instituions post primaires gratuites)

- Types d’écoles post primaires


= École rurale : accueillait filles et garçons de la campagne (enseignement qui

révisait les connaissances apprises durant l’école primaire


= École complémentaire : destinée aux filles de la ville (idée de réviser les connaissances

apprises durant l’école primaire et de les approfondir


= École industrielle et commerciale : destinée aux garçons de la ville
(formation générale tournée vers l’industrie et le commerce)
↑ Pas vraiment de système scolaire mais plutôt un emboîtement d’institutions qui
se chevauchent, distinctes (des institutions gratuites et d’autres payantes)

I Pour entrer au collège ou à l’école secondaire de jeunes filles, nécessité de fréquenter


des écoles privées et non pas l’école primaire (qui ne permet pas d’aller au collège)
= Le collège commence déjà à 9 ans (en plein milieu de l’école primaire)

* Idée d’emboîtement, chevauchement entre différents types d’institutions


· L’école primaire est plutôt fréquentée par les classes populaires et pas forcément par
les classes privilégiées

Contexte du dernier quart du 19e siècle


Crise économique avec Grande Dépression
1

&Car on réfléchit à réviser l'instruction publique


à tous appropriée
formation
pour que l'école garantisse une

· En 1886 : nouvelle loi sur l’instruction publique


= Le Grand Conseil de Genève décide de prolonger l’obligation de l’instruction de 6 à

15 ans (à temps partiel si souhaité de 13 à 15 ans -> possibilité de combiner emploi


et formation)
& En vue de l’élaboration de cee nouvelle loi, des débats s’engagent autour de la
question de quelle formation (programmes, contenus scolaires, finalités éducatives/
professionnelles) est jugée la plus pertinente pour les enfants des classes populaires,
ouvrières, rurales mais aussi pour les privilégiés
Positions de députés

& Richard et Favon :


= Instruction primaire pas compatible avec les masses qui vont être amenées à travailler

dans l’agriculture, le commerce, etc.


= Sont pour une réorientation utilitaire des programmes pour que les contenus soient plus

pratiques et plus en lien avec les besoins des futures vies professionnelles des masses

- Carteret :
= Considèrent que les connaissances à l’école primaire sont trop usuelles

Garder tout le prestige de l’enseignement secondaire


= Intéressé par les carrières libérales avec l’intelligence qui doit être au premier plan

Défend le classicisme
= Maintien d’une culture classique : étude du latin-grec qui permet de distinguer les

élites genevoises des classes populaires

* Deux visions antagonistes sur la forme que devrait prendre l’instruction publique à
Genève -> la vision de Richard et Favon va l’emporter
I Le collège commence plus tard qu’en 1872 (presque à la fin de l’école primaire alors
qu’avant, milieu de l’école primaire)
↑ Nouvelle institution : école professionnelle
Collège (seulement pour garçons) et école secondaire de jeunes filles : le summum
· École secondaire rurale et école complémentaire : possibilité aux enfants des classes
populaires de faire toute leur scolarité obligatoire gratuitement (avant de se lancer
dans un emploi/apprentissage)

= Différents parcours possibles après le primaire mais on reste dans une logique
qui va se baser sur les origines sociales des familles et qui veille à ce que les
connaissances soient distribuées de manière à répondre aux besoins de telle ou
telle catégorie
Bilan du 19e siècle

m
I

I
Une structuration du système scolaire qui se maintiendra sans grands changements
majeurs jusqu’à la création du Cycle d’orientation dans les années 1960, malgré
quelques tentatives de réforme dont l’École unique...

Le projet de l’École unique

Émerge en France, après la Première Guerre mondiale


Projet porté par un collectif d’enseignants
Proposition d’une école unique gratuite, qui réunit tout le monde depuis la petite
enfance jusqu’à l’Université pour que chacun puisse participer au fonctionnement de la
société en fonction de ses aptitudes et non plus de ses origines sociales
L’élite du pays doit pouvoir être établie à partir de l’ensemble de la population
scolaire et plus seulement à partir des enfants de la bourgeoisie
À Genève aussi …

Le projet de l’École unique fait son entrée au Parlement en 1927, promu par le

:
socialiste André Oltramare, chef du Département de l’instruction publique
Problème selon Oltramare
La composition sociale des élites ne convient pas (trop de gens issus des classes

:
privilégiées et les autres classes sociales sous-représentées)
Responsabilité du système scolaire qui facilite l’accès aux études secondaires à
certains et en détourne les autres

Proposition de créer une « École moyenne » après le 6e degré de l’école primaire (seule
la filière du Collège subsiste à côté) pour orienter les élèves sur la base de leurs
capacités/aptitudes, de les aider au choix d’une future profession ou d’un établissement
d’études secondaires
Un projet soutenu par la gauche et les syndicats
Et combau par la droite (réforme trop coûteuse, risque de surpeuplement des écoles
secondaires et de l’université, crainte de l’émergence d’un prolétariat intellectuel

Le projet est donc largement refusé par le Parlement dominé par la droite et le
centre
Loi sur l’instruction publique de 1940 : de nouveaux jalons pour un
Secondaire plus démocratique

Dans les années 1950, l’écolage payant au secondaire de plus en plus


contesté, remis en cause

- Perçu comme un obstacle pour nombre de familles car les empêchant de permere
à leurs enfants de faire des longues études
· Suppression de cet écolage à partir de cee période dans les cantons romands, à Genève
en 1957
2. Le pari d’un système primaire-secondaire unifié ac le CO

Le système scolaire genevois à la veille du CO

Prégymnasiale -> université

"
Écoles médianes -> écoles polytechniques ou études pédagogiques (enseignement) ou
écoles de commerce
Filière de fin de scolarité -> 8e et 9e primaire puis apprentissage

1950-1960 : un contexte favorable à une réforme de l’enseignement secondaire


Une « explosion scolaire » : massification du secondaire (gratuité du
secondaire inférieur et forte demande de scolarité post obligatoire)
Affût d’élèves viennent tenter leur chance au secondaire
En raison d’évolutions de nature économique, politique, sociale et
scientifique
= Exigences accrues du monde du travail (formation de cadres plus nombreux et

plus instruits)
= Consolidation des régimes démocratiques en cee période d’après-
guerre -> suppose une réforme de l’enseignement
= Demande sociale croissante de la part des familles d’instruction secondaire

(espoir d’ascension sociale à travers l’éducation)


↑ L’éducation
= Un moyen d’élever la dignité de la personne humaine et un facteur
de développement culturel, scientifique, technique, économique et
social des peuples
= Un investissement des plus précieux : les coûts et budgets dédiés à l’éducation
augmentent sensiblement
& Publication d’apports psychologiques, sociologiques et pédagogiques (l’intelligence n’est
pas un don mais le résultat d’une évolution interne) ; exigence de justice sociale en
éducation
= Montre la nécessité d’une réforme de l’enseignement
= D’une conception de la démocratie du secondaire par la sélection au principe
d’orientation continue des élèves dans l’optique de déterminer le plus justement
possible les aptitudes de chacun
- Passer d’une instruction destinée à former « une élite » à une instruction destinée à
former « diverses élites » dans différents domaines dans tous les degrés de la vie
professionnelle

Les fondements du CO

- Les fondements du CO vont reposer sur deux exigences principales :


= Une école de culture générale : dispenser à tous une forme de culture et non plus

seulement pour les élèves se destinant à des professions libérales


= Se baser tout le long du cursus sur l’orientation scolaire
Orientation scolaire

↓ Le parcours d’un élève n’est pas défini d’avance, n’est pas figé et peut se modifier
en cours de route

Des disciplines au service de la culture générale pour former une


pluralité d’élites Illustre bien l’idée générale
du CO : transmere à tous
une culture générale en vue
de former une diversité
d’élites qui vont étudier un
socle commun de disciplines
mais dont le poids va être
différent en fonction de la
section
Conclusion

Volonté d’une diffusion plus large de l’instruction (au-delà de l’école primaire),

:
améliorer la formation professionnelle à l’égard des masses

MAIS : Il n’était pas question d’une promotion scolaire ni d’une ascension sociale
de l’ensemble des élèves

Loi visait surtout à s’adapter à de nouvelles exigences économiques et donc pas du


tout à une uniformisation des savoirs et des niveaux de formation et donc encore
moins à une égalité des chances réelle entre tous les élèves

La démocratisation de l’école genevoise du 19e siècle jusqu’à la fin du 20e siècle : de


la prise en compte des besoins supposés de l’ensemble de la population vers la
transmission d’une culture générale à tout un chacun
D’abord une massification avant d’être une réelle démocratisation

Et aujourd’hui : nouvel allongement de la scolarité obligatoire à Genève (18 ans)


pour garantir l’égalité des chances et luer contre le décrochage scolaire

Vous aimerez peut-être aussi