1.
Trouvez des jugements ou arrêts exécutés en :
• matière OHADA
• matière pénale
Et donnez le Numéro du jugement (vérifiable), et son dispositif.
Dans le cadre de notre travail, nous allons donner des arrêts ou jugements
rendus en matière pénale, précisément il nous a été demandé de donner le numéro
du jugement et son dispositif, ce qui fera l’objet de des lignes qui suivent.
AFFAIRE MPUTU MUTEBA ET CONSORTS DITE AFFAIRE DES
KIMBANGUISTES TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE KINSHASA/
KALAMU- RP 11.154/
11.155/ 11.156.1
QUALIFICATION : GENOCIDE
JUGEMENT DU 17 DECEMBRE 2011
PAR CES MOTIFS:
Le tribunal statuant publiquement et contradictoirement à l'endroit de toutes les parties
en procédure de flagrance;
Le Ministère public entendu dans ses réquisitions ;
Vu le Statut de Rome du 17/07/1998, spécialement à ses; articles 1er, 5, 6 et 77 :
Vu la Constitution de la République, spécialement en ses articles 153, alinéa 4ième et
215;
Vu le code de l'organisation et de la compétence judiciaires :
Vu le code de procédure pénale ;
Vu le code penal, IMe 2 spetalement 8 ses artces 45-45, 103 : 110-112, 156-158
Vu le code civil congolais livre III, spécialement à son article 258 ;
-En ce qui concerne le R. P. 11.154.
Dit non établies les infractions de meurtre, d'association des malfaiteurs, de pillage et
d'incendie volontaire mise à charge des prévenus MPUTU MUTEBA Israël,
LUZAYISU NZUZI alias Nodo, SOLWA Pierre, LUZOLO MVUMBI,
MBAKIFUNGA Constant, ASANGA KATENDE Trésor, BINGONDA MAWETE,
1
RECUEIL DE JURISPRUDENCE CONGOLAISE EN MATIERE DE CRIMES INTERNATIONAUX, disponible sur
https://www.asf.be/wp-content/uploads/2013/12/ASF_RDC_JurisprudenceCrimesInternat_201312.pdf
(consulté le 12 janvier à 07h 51’)
BENGANI Pascal, KIZAYAKO Blaise, KABASELE MUKONGA et LUSANGA
NGUMBI Junior;
Par conséquent, les acquitte et les renvoie de toute fin des poursuites judiciaires ;
-En ce qui concerne le R.P, 11.156,
Dit non établies les infractions de meurtre, de pillage et de génocide mises à change
des prévenus MAYUKULU Vincent et KALANGANGU Trésor ;
Par conséquent, les acquitte et les renvoie de toute fin des poursuites judiciaires :
Par contre, dit établies le crime de génocide par meurtre et le pillage mise à charge des
KALE alls Mie espis, SUNCU KNAKA alls Entawu, LUFUNDU NOLAMES0
Migue),
MAKELE ZONO Gauthier et NSEKA Merdi alias Pululu Cibor ;
Par conséquent, les condamne chacun pour le génocide à la peine de servitude pénale à
perpétuité et pour le pillage, avec admission de larges circonstances atténuantes, à la
servitude pénale à perpétuité ;
Dit pour droit que ces deux infractions sont en concours matériel par conséquent, les
condamne chacun au cumul des peines portées à la seule peine de servitude pénale à
perpétuité ;
En ce qui concerne le R.P. 11.155,
Dit non établies les infractions de pillage, de destruction méchante, de génocide par
meurtre mises à charge du prévenu Jonathan KUMONA ;
Par conséquent, l'en acquitte et le renvoie de toute fin des poursuites judiciaires ;
Dit aussi non établie l'infraction de pillage à charge du prévenu ITEMBILA-LESSA.
Par conséquent, l'en acquitte et le renvoie de toute fin des poursuites judiciaires ;
Par contre, dit établis le génocide par meurtre et la destruction méchante mis à charge
du prévenu ITEMBILA LESSA;
Par conséquent, le condamne pour le génocide par meurtre à la peine
d'emprisonnement à perpétuité et pour la destruction méchante à cinq ans de servitude
pénale principale
Dit pour droit que ces deux infractions sont en concours matériel ;
Par conséquent, le condamne au cumul des peines portée à la peine de servitude pénale
à perpétuité ;
Statuant sur les intérêts civils :
Reçoit les actions de la dame (...) et du sieur (...) mais les déclare non fondées, par
conséquent, les en déboute :
Par contre, reçoit l'action civile de l'église Kimbanguiste et la déclare fondée, par
conséquent, condamne les prévenus NSIMBA KATUZAYAKO alias Jeantilie,
MWADI KAPELE Fabrice, KUMBA Ado alias Shakazulu, BUNGU KINYAKA alias
Eniawu, LUFUNDU NZOLAMESO Miguel, MAKELE ZONO Gauthier, NSEKA
Merdi, ITEMBILA LESSA à lui payer in solidum la somme équivalent en franc
congolais à huit mille dollars américains fixés ex aequo et bono à titre de dommages
intérêts ;
Reçoit également l'action civile de I...] et la déclare fondée, par conséquent, condamne
les mêmes prévenus ci-avant nommés à lui payer in solidum la somme de quinze mille
dollars américains ou l'équivalant en franc congolais fixés ex aequo et bono à titre des
dommages et intérêts.
Statuant sur les frais :
Condamne les huit-prévenus ci-haut cités à payer la moitié des frais de la présente
instance en raison d'un seizième chacun, à défaut de payer dans le délai légal, chacun
subira dix jours de contrainte par corps ;
Ordonne l'arrestation immédiate de ces huit prévenus condamnés ;
Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kalamu siégeant en matière répressive au
premier degré a ainsi jugé et prononcé à son audience publique du 17/12/2011, à
laquelle ont siégé les magistrats Aimé ZANGISI MOPELE, Président, Marc OMARI
MUTOMBO et Bernard DZOGOLO PANDA MOYA, Juges, avec le concours du
magistrat ABEDI SIKOFO Deo Gratias, Officier du ministère public et l'assistance de
Mr LIKONGO LIYOKO, Greffier du siège.
AFFAIRE WAKA LIFUMBA A CHARGE DES PREVENUS BOTULI IKOFO
ET CONSORTS TRIBUNAL MILITAIRE DE GARNISON DE MBANDAKA-
RP 134/2007 / RMP 5752
2
Ibidem.
Qualification retenue : Crimes contre l'humanité
JUGEMENT DU 18 FÉVRIER 2007
PAR CES MOTIFS
Statuant contradictoirement et publiquement à l'égard de toutes les parties au procès :
- Vu le statut de la Cour Pénale Internationale tel que ratifié par la RDC, en ses articles
7, 9, 21, 25, 30, 31, 32 et 71 ;
- Vu le Code pénal ordinaire livre deuxième en ses articles 46, 47, 67 et 84 ;
- Vu la loi n•023/2002 du 18 novembre 2002 portât code pénal militaire en son article
63 ;
- Vu le décret-loi n•0013/2002 du 30 mars 2002 portât autorisation du Statut de la
Cour Pénale Internationale ;
- Vu le code civil congolais L III en ses articles 258 et 260 ;
- Vu le décret loi n•04/079 du 21 août portant nomination des magistrats du Siège
FAISANT DROIT
Le tribunal dit le prévenu BOTULI IKOFO coupable de l'infraction des coups et
blessures volontaires simples et les condamne à 06 mois de SPP
- Déclare le prévenu BAENDE LONGILIMA coupable des infractions : d'arrestation
arbitraire, extorsion, pillage et crime contre l'humanité et le condamne comme suit :
• À 5 ans SPP pour l'infraction d'arrestation arbitraire et détention illégale ;
• À 5 ans SPP pour l'infraction d'extorsion ;
• À 10 ans SPP pour l'infraction de pillage ;
• À 20 ans SPP pour l'infraction de crime contre l'humanité.
Faisant application de l'article 7 du CPM, prononce l'unique peine, celle la plus forte
soit VINGT ANS SPP.
• Le condamné en outre au payement de 20.000Fc d'amende quant au prévenu
BOTULI LIKOFO
• À titre subsidiaire, prononce la dégradation de la PNC du policier BAENDE
LONGILIMA
• Laisse les frais d'instace fixés à 20.000fc par chacun en ce qui le concerne ; payables
dans les 08 jours sous peines d'une contrainte par corps dont la durée ne pouvant
excéder 03 mois.
Quant à l'action mue par les parties civiles
- Déclare pour certaines leurs constitutions régulières en la forme et findées quant à
leur motif, par conséquent, condamne l'État congolais en sa qualité de commettant à
payer à chaque partie civile le montant de dommages et intérêts selon la classification
suivante :
• 200 USD pour le victime des coups et blessures simples,
• 500 USD pour les victimes d'extorsion,
• 600 USD pour les victimes de pillage
• 2.000 USD pour les victimes de vol,
- 30.000 USD pour la victime de viol décédée.
Déclare pour d'autres leurs constitutions régulières en la forme non fondées, par
conséquent les déboute. Il s'agit de 22 personnes [...] :
Ainsi rendu et prononcé à l'audience publique du 18 février 2007 à la quelle ont siégé :
- Le Capitaine Magistrat ILUNGA KASONGO : Président
- Le Lieutenant Magistrat NKOLE MUKENGESHAYI : Juge TMG
- Le Capitaine IFOMA EKOBI Michel : membre
- Le Capitaine EKOFO IFOMA : Membre
- Le Capitaine MWELWA MARCEL : Membre… »
2. Retrouvez si possible les dossiers en rapport avec les kuluna à Kinshasa :
critiquez positivement ou négativement les jugements y afférents et donnez vos
avis.
A. Dossiers en rapport avec les kuluna à Kinshasa
JUGEMENT DU 25 JUIN 2011
R.P. 19.483 Feuillet 1
«Sous R.P. 19.483, le prévenu T.B , déféré par devant le Tribunal de céans par le
Ministère public suivant sa requête aux fins de fixation d'audience du 15/04/2010 est
poursuivi pour association des malfaiteurs et coups et blessures volontaires sur pied
respectivement des articles 156 et158 et 43 et 46 du code pénal livre II».
« Il est reproché au dudit prévenu d'avoir en dates des 09 et 10janvier 2010 à
Kinshasa , dans la commune du même nom fait partie d'une association dénommée
"Écurie Nzoyi" formée dans le but d'attenter aux personnes et aux biens d'une part , et
d'avoir dans les mêmes circonstances de lieu et de temps que dessus volontairement
porté des coups de poing et fait des blessures à l'aide des pierres , machette et brique
sur les personnes de X, Y, Z , d'autre part».
« A l'audience publique du 28/03/2011 à laquelle la cause a été appelée, instruite et
prise en délibérée, le prévenu a sur remise contradictoire, comparu en personnes
assisté de son conseil Maître Fambe Avocat au barreau de Bandundu».
La procédure ainsi suivie est régulière.
« Pour le ministère public qui a requis la condamnation du prévenu à la peine capitale,
au paiement d'une amende de 800.000FC ainsi qu'aux frais d'instance, le prévenu
précité fait partie d'une bande d'inciviques appelée »
RP 19.483 Deuxième Feuillet
"Écurie Nzoyi " communément appelés "KULUNA" et c'est à ce titre qu'aux dates
précitées, il a participé avec sept autres personnes non encore identifiées qui avaient
agressé les nommés K.N.D.M, N.I.C et E.M e sur qui ils avaient porté des coups de
poing et fait les blessures à l'aide des armes blanches».
Ils étaient munis, à savoir machettes, briques.
« Entendu sur les faits lui reprochés, le prévenu a nié faire partie d'une bande organisée
qui a posé les actes ci-dessus relatés. Il a plutôt soutenu qu'il se trouvait dans un bar où
il prenait son verre, mais que s'étant déplacé il trouvera sa place occupée par un
certain D.J d'où une discussion qui va se changer en bagarre rangée. C'est dans ces
entre faits qu'il blessera à l'aide des coups de poing le précité. Aussi, il a soutenu qu'il
est membre de l'Écurie `Nzoyi', mais qu'à la date des faits, il n'était avec personne de
ladite bande, mais qu'il était seulement accompagné de son oncle avec qui il partageait
un verre de bière».
« L'association des malfaiteurs prévue et puni par les articles 156 et 158 du code pénal
s'étend de toute organisation formée dans le but d'attenter aux personnes et aux
propriétés. C'est dans ce sens qu'il a été jugé qu'il y a association des malfaiteurs toutes
les fois que les individus, quel que soit leur nombre, dans un but de préparer ou de
commettre des crimes contre des personnes ou des propriétés. Contribuent en commun
des coups à faire partie, en s'entendant sur les moyens à employer er sur le partage des
bénéfices ».3
3
L'shi, 26/03/1970, RJC. 1970, n° 2, p 165 cité par Kasuala Kaba Kashala,
le code pénal zaïrois annoté, éd. Asyst Sprl, Kinshasa ,1995 p. 108.
« Dans le cas d'espèce, le Tribunal note que le prévenu a reconnu certes qu'il fait partie
de" l'Écurie Nzoyi " mais il n'a pas été démontré par le Ministère public que l'Écurie
dite "Nzoyi" est une bande organisée n'ayant pour objectif que d'attenter aux personnes
et aux propriétés. De plus rien a été apporté comme preuve attestant que c'est ladite
bande qui avait posé des actes d'agression sur les victimes précitées et que les faits de
coups et blessures volontaires reconnus par le prévenu l'ont été au nom de cette Écurie
avec les membres de laquelle il aurait agi ».
«Il se dégage donc que le tribunal ne saurait dire établie la prévention d'association des
malfaiteurs à charge de x...x au profit duquel bénéficiera également le doute».
« En revanche, le même prévenu a reconnu que de manière isolée, il a -RP 19.483
Troisième FEUILLET- porté des coups de poing sur la personne de K.N qui en fût
blessé. Ces faits sont constitutifs de l'infraction de coups et blessures volontaires
simples prévue et punie par les articles 43 et 46 alinéa 1er du CPL II.
Trois éléments réalisent cette infraction , à savoir un élément matériel doublement
caractérisé par un acte positif et matériel tel qu'un coup porté avec la main, les
pieds ,une arme ou tout autre objet ou l'instrument ,ensuite la personnalité humaine de
la victime , enfin L'élément intentionnel consistant en ce fin , l'agent doit avoir agi
avec L'intention de d'attenter à la personne physique d'autrui c'est à dire qu'il doit avoir
eu la volonté de causer la blessure ou de porter le coups ,peu importe le mobile , le
consentement de la victime et l'erreur sur la victime.4
Tous les éléments constitutifs de cette infraction étant réunis, le tribunal la dira établie
en fait comme en droit dans les chefs du prévenu. Ce faisant le condamnera à six mois
de servitude pénale principale.
Statuant d'office sur l'action civile conformément à l'article 108 du code de
l'organisation et de la compétente judiciaire, le tribunal condamne le prévenu à payer à
la victime la somme de 50.000 FC à sorte de dommages-intérêts.
Enfin, le prévenu sera condamné à la moitié des frais d'instance payable dans le délai
de la loi, faute de quoi il subira sept jours de contrainte par corps, l'autre moitié étant
en charge du Trésor public.
Par ces motifs,
Le Tribunal, statuant publiquement et contradictoirement à l'égard du prévenu;
4
Général LIKULIA BOLONGO ,Droit pénal spécial zaïrois, tome I , 2ème
édition ,paris,.LGDJ,1985, p. 89,90 et 91.
Vu le code de l'organisation et de la compétence judiciaire ;
Vu le code pénal livre II, dans ses articles. 43 et 46 alinéa 1er, 156 et 158;
Le Ministère public entendu en ses réquisitions;
Dit non établie en fait comme en droit l'infraction d'association des malfaiteurs mise à
charge du prévenu x....x ».
En conséquence, l'en acquitte et le renvoie des fins des poursuites judiciaires quant à
ce;
Dit par contre établie en fait et en droit l'infraction de coups et blessures volontaires
simples à charge du même prévenu ; le condamne prévenu de ce chef à six mois de
servitude pénale principale;
Statuant sur les intérêts civils, le condamne au paiement de la somme de 50.000 FC à
titre de dommages-intérêts au profit de la victime x...x
Condamne le prévenu au paiement de la moitié des frais d'instance payable
RP 19.483 Quatrième Feuillet
dans le délai de la loi à défaut de subir à cinq jours de contrainte par corps, l'autre
moitié dédits frais étant à charge du Trésor public.
Ainsi jugé et prononcé par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe à son
audience publique en matière pénale au premier degré de ce25/06/2011 à laquelle
siégeaient les magistrats Claude MASUDI DUMBO, Président de chambre , Azor
DIMBI TUSIA et Lewis LUMBU KABEYA, Juges avec les concours du Ministère
public représenté par MASUDIK Substitut du Procureur de la république et avec
l'assistance de LIZIEVE greffier du siège.
JUGEMENT DU 29 AOUT 2O11
R.P. 20.046 Feuillet 1
«Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de
Kinshasa/Gombe poursuit devant le tribunal de céans les prévenus A.M et T.L.A , des
chefs d'infraction d'association des malfaiteurs et d'extorsion ,sur pied des articles 21 et
23 du code pénal L I et 84 et 156 du code pénal L II » ;
« A l'audience publique du 09/05/2011, au cours de laquelle la présente cause a été
appelée, instruite et plaidée, les prévenus ont comparu en personne, sans assistance de
conseil, » ;
Faisant état de la procédure, le tribunal est régulièrement saisi, sur comparution
volontaire des prévenus.
« Il ressort de la requête aux fins de fixation d'audience que les prévenus sont
poursuivis pour s'être à Kinshasa ville et capitale de la République Démocratique du
Congo , sans préjudice de date certaine ,mais en janvier 2011,période non encore
couverte par le délai de prescription de l'action publique 09, affiliés à une association
des malfaiteurs qu'ils avaient formée dans le but d'attenter aux personnes et aux
biens »;
« Ils sont poursuivis pour, dans les mêmes circonstances de lieu que ci-dessus, mais le
24/01/2011, en tant que co-auteurs par coopération directe extorqué monsieur M à
l'aide de violence 250$ US et 5.000FC » ;
« En effet, il se dégage des procès-verbaux d'audition que, les prévenus se seraient
rendus à la boutique de monsieur H.T créer des troubles et à l'occasion, ils ont volé
plusieurs biens et ont cassé le pare-brise de la voiture de celui-ci » ;
« La victime soutient qu'elle aurait donné un prêt de 15.000 FC à l'un des amis des
prévenus seraient, et que le bénéficiaire dudit prêt aurait remis en gage son téléphone
de marque NOKIA, ne voulant pas rembourser le prêt en question ; les prévenus ont
choisi la voie de la violence pour récupérer le téléphone » ;
« Interrogés quant à ce, tour à tour devant l'officier de police judiciaire
RP 20.046 Deuxième Feuillet
verbalisant , que devant l'officier du ministère public , les deux prévenus ont nié de ne
s'être jamais rendus sur le lieu où il y a eu les troubles; et lors de l'instruction à
l'audience ils sont restés constants dans leurs déclarations faites devant les deux
instances précités » ;
« Le tribunal estime que face à ces dénégations des prévenus et en l'absence de toute
preuve contraire apportée par l'officier du ministère public, organe des poursuites, il
est dès lors superfétatoire de faire une discussion en droit »;
« Par ailleurs, la requête aux fins de fixation d'audience est en contradiction avec les
procès-verbaux d'audition des prévenus, tant au niveau de l'officier de police judiciaire
verbalisant que de l'officier du ministère public.
« En effet, la requête aux fins de fixation d'audience, renseigne que les prévenus en
tant que co-auteurs ont extorqué à monsieur M à l'aide des violences 250 $ et 5000
FC ; cependant les procès-verbaux d'audition parlent des faits ci haut décrits. »
Eu égard à ce qui précède le tribunal dira tout simplement non établies en fait comme
en droit les préventions d'association des malfaiteurs et d'extorsion mises à charge des
prévenus A.M et T.L.A., par conséquent les en acquittera en les renvoyant des fins des
poursuites exercées contre eux, sans frais, ceux-ci à charge du trésor public.
Par ces motifs
Le tribunal statuant publiquement et contradictoirement à l'égard des prévenus A.M et
T.L.A, le ministère public entendu;
Vu le code de l'organisation et de la compétence judiciaires;
Vu le code de procédure pénale ;
Vu le code pénal L I et L II (articles 21,23 et 84 et 156).
Dit non établies en fait comme en droit les préventions d'association des malfaiteurs et
d'extorsion mises à charge des prévenus A.M et T.L.A, par conséquent les en acquitte
en les renvoyant des fins des poursuites exercés contre eux, sans frais, ceux-ci à charge
du trésor public.
Ainsi jugé et prononcé par le tribunal de grande instance de Kinshasa /Gombe siégeant
en matière pénale au premier degré à l'audience publique du 29/08/2011 à laquelle
siégeaient les magistrats MASUDI-IDUMBO Claude, Azor DIMBI TUSIA et
LUMBU KABEYA Lewis respectivement président de chambre et juges en présence
de NGANDU Crispin Officier du Ministère Public et l'assistance du greffier de
MANZEZA greffier du siège.
JUGEMENT DU 29 AVRIL 2014
R.P. 22 394 Feuillet 1
« Attendu que par sa requête aux fins de fixation d'audience no :0450/ RMP :
103.472/PR. 021 /TFA, du 06.02.2014, le ministère public près le tribunal de grande
instance de Kinshasa / Gombe , poursuit devant le tribunal de céans , les
prévenus K.R.et L.C. , E. F. , K. A. , N.K. , du chef d'association des malfaiteurs , faits
prévus et punis par les articles 21, 22 et 23 du CPL I et 156,157,158 du CPLII ;
« Attendu qu'à l'audience publique du 10/03/2013, au cours de laquelle les débats ont
été clos et la cause prise en délibéré, les prévenus susnommés ont comparu en
personnes, assistés »de leurs conseils Me Lundie Mutezina, avocat au barreau de
Bandundu conjointement avec Me Olomo André avocat au barreau de
Kinshasa/Gombe et Me Balayi Tshikobo au barreau de Kinshasa Matete ;
« Attendu c'est sur remise contradictoire, que le tribunal s'est déclaré saisi à l'égard de
tous les prévenus ;
Que partant, la procédure ainsi suivie est régulière ;
« Attendu qu'il est reproché aux prévenus d'avoir à Kinshasa, ville province et capitale
de la République Démocratique du Congo , sans préjudice de date certaine mais au
courant de l'année 2013, période non encore couverte par le délai légal de prescription
de l'action publique, en tant qu'auteurs ou Co auteurs selon l'un des modes de
participation criminelle prévus par les articles 21,22 et 23 , fait partie d'une
association, bande organisée dénommé « ECURIE » formée dans le but d'attenter aux
personnes et aux biens. Faits prévus et punis par les articles 21, 22,23 du CPL I et 156,
157 et 158 du CPL II ;
« Attendu qu'interrogé à ce propos, tous les prévenus ont rejeté toutes les accusations
formulées contre eux, arguant n'être de près ni de loin liés à une association ou bande
organisée dénommée « ECURIE » formée dans le but d'attenter aux personnes et aux
biens.
Qu'en outre, chacun des prévenus a soutenu avoir été seul pour des faits
invraisemblables ;
RP 22.394 Deuxième Feuillet
Que par ailleurs, les prévenus ont déclaré qu'ils ne se connaissent pas et habitent des
quartiers et communes différents ;
Qu'ils concluent, que de ce qui précède, le tribunal constatera leur innocence et les en
acquittera par conséquent ;
« Attendu que le ministère public, dans ses réquisitions, a sollicité qu'il soit dit établie
en fait comme en droit l'infraction d'association des malfaiteurs, mise à charge de tous
les prévenus et les condamner par conséquent à la peine capitale, ainsi qu'aux frais
d'instance ;
« Attendu que pour le tribunal , aux termes des articles 21, 22, 23 du CPL I et 156, 157
et 158 du CPL II, qui disposent respectivement que il y a participation criminelle,
lorsque plusieurs personnes prennent part plus ou moins active et plus ou moins
directe à la perpétration d'une infraction » ; par ailleurs , »toute association formée
dans le but d'attenter aux personnes ou aux propriétés est une infraction qui existe par
le seul fait de l'organisation de la bande ; les provocateurs de cette association, les
chefs de cette bande et ceux qui auront exercé un commandement quelconque, seront
punis d'une servitude pénale de deux à cinq ans et d'une amende de cent à deux mille
francs ou d'une de ces peines seulement. -Tous autres individus faisant partie de
l'association et ceux qui auront sciemment et volontairement fourni à la bande des
armes, munitions, instruments d'infraction seront punis d'une servitude pénale d'un
mois à deux ans, et d'une amende de cinquante à deux cents francs, ou d'une de ces
peines seulement » ;
« Attendu que pour sa constitution, la prévention d'association des malfaiteurs,
suppose la réunion de éléments suivants :
· Caractères de l'association de malfaiteurs ;
· Objectifs de l'association de malfaiteurs ;
· L'élément moral ;
«Attendu que s'agissant des caractères de l'association des malfaiteurs, le tribunal
relève que `'cette incrimination existe dès l'instant où la bande est organisée ou est
constituée, même si les sociétaires n'ont commis dans la suite aucune des infractions
dirigées contre les personnes ou les propriétés » Bony Cizungu Nyangezi ; les
infractions de A à Z ;
RP 22.394 Troisième Feuillet
Qu'en l'espèce, le tribunal note que l'existence de la bande organisée dénommé
« ECURIE » ne pas évidente, en ce que qu'aucun élément de preuve n'a été produit
quant à ce ;
« Qu'en outre le tribunal relève, que de toutes les personnes entendues dans cette
affaire, aucune d'elles n'a reconnu avoir fait partie à une bande organisée dénommé
« ECURIE », pour attenter aux personnes ou aux propriétés ;
« Attendu que, c'est dans ce sens qu'il a été décidé « Il est de principe que celui qui
allègue un fait, doit en apporter la preuve (C.A L'shi RTA 402/403/404 et CRTS C/
TOBACONGO, inédit jurisprudence citée par Ruffin Luko Musubao in la
jurisprudence congolaise en procédure civile Tome 1 Ed. On s'en sortira Kin 2010 p.
286) ;
Qu'ainsi, faute d'éléments de preuve, attestant l'existence de la bande organisée ci-haut
citée, le tribunal ne retiendra pas cet élément dans le chef de tous les prévenus ;
« Attendu que pour le tribunal, l'examen des autres éléments constitutifs de cette
incrimination, ainsi que ceux relatifs à la participation criminelle, devient
superfétatoire ;
Que c'est pourquoi, le tribunal, au regard de ce qui précède, dira non établie en fait
comme en droit l'infraction d'association des malfaiteurs, mise à charge de tous les
prévenus cités ci-dessus ;
PAR CES MOTIFS ;
Le tribunal ;
Vu la loi organique no 13/011-B de la 11/04/2013 portante organisation,
fonctionnement et compétence des juridictions de l'ordre judicaire ;
Vu le code de procédure pénale ;
Vu le code pénal livre premier et deuxième respectivement, en ses articles 21, 22 ,23 et
156,157 et 158
Statuant publiquement et contradictoirement à l'égard de tous les prévenus ;
Le ministère public entendu, en ses réquisitions ;
Dit non établie en fait comme en droit l'infraction d'association des malfaiteurs, mise à
charge de tous les prévenus, par conséquent les en acquitte et les renvoie de toutes
poursuites sans frais ;
Laisse les frais à charge du trésor public ;
Ainsi jugé et prononcé par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, siégeant
en matière pénale au 1erdegré à son audience publique du 29/04/2014, à laquelle ont
siégé les magistrats AMADI MUNINGO, MANDJA KIPESI et SHIMBA NGOY
respectivement président de chambre et juges en présence de monsieur LOMAMI
TAMBASHE officier du ministère public, avec l'assistance de monsieur BULEWU du
greffier du siège ».
B. Critiques et avis
DU JUGEMENT DU 25 JUIN 2011
Il convient de souligner que le tribunal a dû rendre son jugement dans le cadre
de l'infraction d'association de malfaiteurs, en appliquant le principe fondamental selon
lequel, en matière pénale, la charge de la preuve incombe à l'accusation. Celle-ci doit
démontrer, de manière irréfutable, l'existence de tous les éléments constitutifs de
l'infraction ainsi que l'absence de causes d'exonération.
Ainsi, le simple fait qu'une personne soit membre d'une association ou d'un
groupe, quel que soit le nom de ce dernier (tel que l'exemple de l'Écurie Nzoyi), ne
suffit pas à qualifier cette association de « bande organisée » ayant pour objectif de
porter atteinte à la vie et aux biens d'autrui. En effet, cette qualification doit être établie
par la voie légale, c'est-à-dire par une démonstration probante devant la juridiction
compétente.
Dans cette affaire, il incombe à l'organe de la poursuite (OMP) de prouver,
conformément aux critères juridiques applicables, que l'Écurie Nzoyi constitue bel et
bien une bande organisée ayant pour but de commettre des agressions contre les
personnes et leurs biens. Cela nécessite de démontrer les conditions préalables et les
éléments constitutifs de l'infraction en question.
En l'absence de tout élément probatoire fourni par le ministère public, attestant
que cette organisation spécifique ait effectivement commis des actes d'agression à
l'encontre des victimes concernées, le tribunal, conformément au principe du doute, a
prononcé l'acquittement de l'accusé, celui-ci bénéficiant ainsi du doute en sa faveur.
DU JUGEMENT DU 29 AOUT 2O11
Dans le cadre du jugement en question, il convient de souligner une
incohérence manifeste entre les faits tels qu’exposés dans la requête en vue de la
fixation de l’audience et ceux relatés dans les procès-verbaux d’audition des parties
impliquées. Cette divergence crée une ambiguïté quant à la nature exacte des faits pour
lesquels les prévenus sont poursuivis, rendant l’accusation difficile à cerner.
En conséquence, nous soutenons fermement la décision rendue par le tribunal,
laquelle se justifie par l’incertitude qui plane sur la qualification des faits reprochés
aux prévenus. En effet, en l’absence de clarification quant aux faits précis qui auraient
conduit à l’engagement des poursuites, il apparaît que la base légale de la procédure
est insuffisamment fondée. Il est impératif de rappeler qu'une condamnation ne saurait
intervenir en l’absence de faits clairement établis et correctement relatés, comme
l'exige le droit pénal.
De plus, il convient de noter que le Ministère public, en charge de la charge de
la preuve, n’a pas été en mesure de fournir les éléments probants nécessaires pour
étayer les infractions reprochées aux prévenus, et notamment la qualification d'«
association de malfaiteurs ». En l’absence de preuves tangibles et suffisantes, il est
impossible de maintenir les poursuites et d’envisager une quelconque condamnation.
Il résulte ainsi clairement de l’analyse de la procédure que, compte tenu de la
divergence des faits présentés et de l’insuffisance des éléments de preuve, la décision
du tribunal d’absoudre les prévenus est parfaitement justifiée. Il est donc impératif que
toute condamnation soit fondée sur des éléments de preuve clairs, cohérents et
irréfutables, conformément aux principes du droit pénal et à la présomption
d'innocence.
DU JUGEMENT/ 29/04/2014
Au cours de l'année 2013, bien que la date précise reste indéterminée, à
Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, les prévenus
KABAMBA et autres ont été poursuivis par le ministère public, près du Tribunal de
Grande Instance de Gombe, pour l'infraction d'association de malfaiteurs. L'enjeu est
de savoir si les faits, tant en termes de réalité que de droit, établissent clairement cette
infraction à l'encontre des prévenus susmentionnés.
Interrogés à ce sujet, les prévenus ont catégoriquement rejeté toutes les
accusations portées contre eux.
Comme nous le savons, au cours de l'instruction préparatoire, le magistrat
instructeur est chargé de recueillir les indices à charge de l'inculpé. Il est habilité à
évaluer, sous le contrôle de ses supérieurs hiérarchiques, si ces éléments justifient la
poursuite de l'instruction et, le cas échéant, la continuation des poursuites. Lorsque
l'instruction est terminée, il revient à l'instruction d'apprécier l'opportunité des
poursuites.
Devant la juridiction compétente, il incombe à la partie poursuivante d'apporter
la preuve des faits qu'elle impute au prévenu, ainsi que des circonstances qui
déterminent la gravité de ces faits. En aucun cas, le prévenu n'est tenu de prouver son
innocence. Toutefois, il peut être dans son intérêt de démontrer l'existence de faits qui
viennent rompre l'unité des présomptions, réduisant ainsi leur force probante.
Le juge, dans la limite des faits qui lui sont soumis, a le devoir et l'autorité de
prendre toutes les initiatives nécessaires pour faire émerger la vérité sur les faits et
leurs circonstances. Il en va de même pour le ministère public, qui a l'obligation de
fournir au tribunal un éclairage complet sur l’ensemble des éléments de contexte de
l’affaire.