HAU Analyse Mathématique
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GROUPES C, D, E & F
ANALYSE MATHÉMATIQUES
Février 2025
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Anaclet Hope Africa University
Table des matières
I Rappels 4
I.1 Les nombres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.2 Opérations sur les nombres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3 Intervalles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
III Intégration 26
III.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
III.2 Primitive et intégrale indéfinie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
III.2.1 Primitives de certaines fonctions élémentaires . . . . . . . . . . . 27
III.2.2 Méthodes d’intégration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
III.2.3 Intégration de certains types de fonctions . . . . . . . . . . . . . . 31
III.2.4 Intégration des fonctions rationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . 34
III.2.5 Intégration de fonctions irrationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . 36
2
III.2.6 Intégration de certaines fonctions trigonométriques . . . . . . . . 38
III.3 Intégrale de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
III.3.1 Partition d’un intervalle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
III.3.2 Somme intégrale inférieure et somme intégrale supérieure . . . . . 41
III.3.3 Définition de l’intégrale de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
III.3.4 Propriétés fondementales de l’intégrale définie . . . . . . . . . . . 42
III.3.5 Théorème fondamental du calcul intégral . . . . . . . . . . . . . . 44
III.4 Applications de l’intégrale définie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
III.4.1 Aire entre deux courbes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
III.4.2 Calcul de certains volumes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
III.4.3 Longueur d’un arc de courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
III.4.4 Aire d’une surface de révolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
V Equations différentielles 68
V.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
V.2 Equations différentielles du premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
V.2.1 Equation à variables séparables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
V.2.2 Equations différentielles homogènes . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
V.2.3 Equations différentielles linéaires du premier ordre . . . . . . . . . 75
V.3 Equations différentielles du deuxième ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
V.4 Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants 83
3
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Chapitre I
Rappels
N = {0, 1, 2, 3, ...}.
N0 = {1, 2, 3, ...}.
N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R.
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– L’addition +, la multiplication × et la différence − de deux nombres entiers donnent
un nombre entier.
– Les opérations +, −, × et : entre deux nombres rationnels, avec la restriction qu’on
ne peut pas diviser par zéro, donnent un rationnel.
– Tout comme dans les rationnels, les opérations +, −, × et : entre deux nombres réels
A et B avec la restriction que pour la division A : B, on suppose B 6= 0, donnent
un nombre réel.
L’addition
Avec deux nombres réels x et y, on peut former leur somme x + y.
Les propriétés de l’addition dans R sont :
1. Associativité : (x + y) + z = x + (y + z) (l’ordre des parenthèses n’a pas d’impor-
tance !).
2. commutativité : x + y = y + x.
3. L’élément 0 est l’élément neutre pour l’addition : x + 0 = x = 0 + x.
4. Chaque élément possède son opposé : x + y = 0 = y + x. Il suffit de prendre x = −y.
on note x + (−y) = x − y.
Attention : x − (y − z) 6= (x − y) − z.
Donc, la propriété d’associativité est valable pour l’addition mais pas pour la soustration.
Exemple :
2 − (5 − 4) = 1 et (2 − 5) − 4 = −7.
La multiplication
Avec deux nombres réels x et y, on peut former leur produit x.y.
On peut noter aussi xy.
Les propriétés de la multiplication dans R sont :
1. Associativité : (x.y).z = x.(y.z).
2. Commutativité : x.y = y.x.
3. L’élément neutre pour la multiplication est le nombre 1 : x.1 = x = 1.x.
4. Chaque élément NON-NUL x possède son inverse pour la multiplication : x.y =
1 = y.x, c’est-à-dire que y = x1 .
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I.3 Intervalles
Les intervalles sont des ensembles de nombres réels formant un segment de droite. Si
a < b dans R, les divers intervalles de a à b sont définis comme suit :
– ]a, b[≡ (a, b) = {x ∈ R; a < x < b} : intervalle ouvert de a à b
– [a, b] = {x ∈ R; a ≤ x ≤ b} : intervalle fermé
– [a, b[≡ [a, b) = {x ∈ R; a ≤ x < b} : intervalle semi-ouvert
– ]a, b] ≡ (a, b] = {x ∈ R; a < x ≤ b} : intervalle semi-ouvert
Toutes ces intervalles sont bornés ou finis.
Les intervalles suivants sont non bornés ou infinis :
– [a, +∞[≡ [a, +∞) = {x ∈ R; x ≥ a}
– ]a, +∞[≡ (a, +∞) = {x ∈ R; x > a}
– ] − ∞, a] ≡ (−∞, a] = {x ∈ R; x ≤ a}
– ] − ∞, a[≡ (−∞, a) = {x ∈ R; x < a}
– ] − ∞, +∞[≡ (−∞, +∞) = R
Les symboles +∞ et −∞ ne représentent pas de nombres.
Un point d’un intervalle qui n’est pas une extrémité est appelé point intérieur. Une
partie A de R est bornée supérieurement si l’on peut trouver un a ∈ R tel que ∀x ∈ A,
on ait x ≤ a, c’est-à-dire A ⊂] − ∞, a] pour au moins un a ∈ R.
A est borné inférieurement si A ⊂ [a, +∞[ pour au moins un a ∈ R.
A est borné si A ⊂ [a, b] pour au moins un intervalle fini [a, b].
Si A ⊂ R est une partie bornée supérieurement, chaque a ∈ R tel que ∀x ∈ A, x ≤ a
s’appelle un majorant de A. Si A est borné inférieurement, chaque a ∈ R tel que ∀x ∈
A, a ≤ x s’appelle un minorant de A.
Pour chaque A sous-ensemble de R borné supérieurement, il existe un plus petit
majorant, appelé supremum de A et noté sup A, c’est-à-dire il y a un plus petit intervalle
de la forme ] − ∞, a] tel que A ⊂] − ∞, a].
De manière analogue, pour un sous-ensemble A de R borné inférieurement, on aura un
plus grand minorant, appelé infimum de A et noté inf A. C’est-à-dire il y a un plus petit
intervalle de la forme [a, +∞[ tel que A ⊂ [a, +∞[. Si A est un sous-ensemble borné de
R, alors A ⊂ [inf A, sup A] et cet intervalle fermé est le plus petit de ce type qui contient
A. Si sup A ∈ A, on dit que le supremum est atteint et on l’appelle maximum de A, noté
max A et si inf A ∈ A, l’infimum est atteint et on l’appelle minimum de A.
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Chapitre II
II.1 Généralités
Etant donnés 2 ensembles A et B, une fonction ou une application de A dans B
associcie à chaque élément x de A un seul élément, noté f (x), appelé image de x par f .
A est le domaine de f .
f (A) ≡ {f (x); x ∈ A} est l’image de f .
Etant donné une application f : A → B :
– Le domaine de définition Df de la fonction f est l’ensemble A.
– Le but de la fonction f est l’ensemble B.
– Si x ∈ A, alors la valeur de f en x est le nombre f (x).
– L’image de f est l’ensemble de toutes les valeurs f (x) que peut prendre la fonction
f quand x parcourt A.
– f est surjective si ∀y ∈ B, ∃x ∈ A : y = f (x).
– f est injective si x1 6= x2 dans A donne f (x1 ) 6= f (x2 ) dans B
– f est bijective si f est à la fois injective et surjective.
Si f est bijective, on définit l’application inverse ou réciproque f −1 : B → A par f −1 (y) =
x quand f (x) = y.
Définition II.1.1 Une fonction réelle d’une variable réelle est une fonction f dont le
domaine est contenu dans R et l’image est aussi contenue dans R.
7
y
2 p
x
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
Etant donné
f : A→B
x 7→ y = f (x),
Quelques propriétés
Fonctions bornées
Considérons une fonction f d’un intervalle A de R.
On dit qu’une fonction f est majorée( resp. minorée, bornée) si f (A) est une partie
majorée (resp. minorée, bornée) de R, c’est-à-dire :
1. f est majorée sur A s’il existe M ∈ R, ∀x ∈ A, f (x) ≤ M .
2. f est minorée sur A s’il existe M ∈ R, ∀x ∈ A, f (x) ≥ M .
3. f est bornée sur A si f est majorée et minorée : ∃M ∈ R, ∀x ∈ A, |f (x)| ≤ M.
Quand f est majorée (resp. minorée) sur A, on note :
Exemples. Les fonctions sin et cos sont bornées par 1, la fonction exponentielle est mi-
norée par 0 qui est sa borne inférieure mais non majorée sur R. Par contre, la fonction
logarithmique n’est ni majorée ni minorée sur R+0.
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Fonctions monotones
Soit f : A → R.
On dit que f est :
1. croissante sur A si :
∀x1 , x2 ∈ A, x1 ≤ x2 ⇒ f (x1 ) ≤ f (x2 ).
2. décroissante sur A si :
∀x1 , x2 ∈ A, x1 ≤ x2 ⇒ f (x1 ) ≥ f (x2 ).
3. strictement croissante sur A si :
∀x1 , x2 ∈ A, x1 < x2 ⇒ f (x1 ) < f (x2 ).
4. strictement décroissante sur A si :
∀x1 , x2 ∈ A, x1 < x2 ⇒ f (x1 ) > f (x2 ).
5. monotone (resp. strictement monotone) sur A si f est croissante ou décroissante
sur A (resp. strictement croissante ou strictement décroissante sur A.)
Exemple. La fonction exponentielle et la fonction logarithimique sont croissantes.
Parité
Soit f : A → R.
1. f est dite paire si
∀x ∈ A, (−x) ∈ A et f (x) = f (−x).
Le graphe d’une fonction paire est symétrique par rapport à l’axe y, c’est-à-dire est
invariant par la transformation R2 → R2 : (a, b) 7→ (−a, b).
Exemple :
f : R → R : x 7→ f (x) = x2 .
y
x
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
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2. f est dite impaire si
Le graphe d’une fonction impaire est symétrique par rapport à l’origine, c’est-à-dire
est invariant par la transformation R2 → R2 : (a, b) 7→ (−a, −b).
Exemple :
f : R → R : x 7→ f (x) = x3 .
y
x
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
∀x ∈ A, (x + T ) ∈ A et f (x) = f (x + T ).
T est la plus petite période qui vérifie f (x) = f (x + T ). Si f est de période T , alors
∀n ∈ N : (x + nT ) ∈ A, f (x) = f (x + nT ).
Exemple :
f : R → R : x 7→ f (x) = sin x.
f est périodique et de période 2π.
y
x
−π 0 π
−1
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Opérations sur les fonctions
Soient f : A → R, g : B → R deux fonctions. On suppose que A ∩ B n’est pas vide.
On définit :
– la somme f + g par (f + g)(x) = f (x) + g(x), x ∈ A ∩ B.
– le produit f.g (ou f g) par (f.g)(x) = f (x).g(x), x ∈ A ∩ B.
– le produit par un scalaire cf par (cf )(x) = cf (x), x ∈ A.
– le quotient fg par fg (x) = fg(x)
(x)
, x ∈ A ∩ B et g(x) 6= 0.
Composition des fonctions : Supposons que f soit une fonction de la variable x, qui elle-
même est une fonction de la variable u.
Exemple : Si √
y = f (u) = u2 + u
et
u = g(x) = x2 ,
alors √
y = f (u) = f (g(x)) = x 4 + x2 .
(f ◦ g)(x) = f (g(x)), x ∈ B.
et
(g ◦ f )(x) = g(f (x)) = g(x3 ) = x6 + 1.
Exercices
I. Déterminer le domaine de définition de chacune des fonctions suivantes :
1. x 7→ x3 + x2 + 1;
√
2. x 7→ 1 − x2 ;
√
x−1
3. x 7→ x2 −4
;
2 +1
x√
4. x 7→ 1+ x2 −9
;
II. Parmi les fonctions suivantes, déterminer celles qui sont injectives, surjectives, bijec-
tives.
1. R → R : x 7→ 2x;
2. R → R : x 7→ 2x ;
3. R → R : x 7→ |x|;
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4. R → R : x 7→ x2 ;
5. R → R : x 7→ x3 ;
√
6. R+ → R+ : x 7→ x;
7. R → R : x 7→ sin x;
III. Parmi les fonctions y = y(x) suivantes, indiquer celles qui sont paires, impaires,
périodiques. Pour les fonctions périodiques, quelle est sa période ?
1. y = x5 ;
2. y = x2 + 2;
3. y = cos 2x;
4. y = x3 cos x;
On note
lim f (x) = l
x→x0
Remarques :
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– Une fonction f : A → R admet une limite à droite l en x0 si :
tel que
∀x ∈ A, x0 < x < x0 + δ ⇒ |f (x) − l| < ε.
– Une fonction f : A → R admet une limite à gauche l en x0 si :
tel que
∀x ∈ A, x0 − δ < x < x0 ⇒ |f (x) − l| < ε.
On note
lim f (x) = l ou lim f (x) = l,
x→x+
0 x → x0
x > x0
limite à droite et
lim f (x) = l ou lim f (x) = l,
x→x−
0 x → x0
x < x0
limite à gauche.
Propriété :
Si
lim f (x) = l
x→x+
0
et
lim f (x) = l,
x→x−
0
alors
lim f (x) = l.
x→x0
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Limite et asymptotes
Le graphe de la fonction f possède :
– une asymptote verticale x = a ssi
on a alors
f (x)
a = lim et b = lim (f (x) − ax).
x→±∞ x x→±∞
Formes indéterminées
Dans le calcul des limites, nous rencontrerons des cas où nous ne sommes pas en
mesure de conclure. Nous dirons alors que nous sommes en présence d’une forme indéter-
minée(F.I). Voici les différentes formes indéterminées :
0 ±∞
, , 0 × ∞, +∞ − ∞, 1∞ , 00 , 0∞ , ∞0
0 ±∞
Le résultat de l’étude d’une forme indéterminée dépend des fonctions. Il y a des techniques
de bases pour lever les indéterminations et donc calculer ces limites.
II.3 Continuité
Soit une fonction f : A → R où A ⊂ R.
ou encore
lim f (x0 + h) = f (x0 ).
h→0
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Dans ce cas, on peut écrire aussi
Une fonction f qui n’est pas continue en x0 est dite discontinue en x0 . Une fonction f
est discontinue si elle est discontinue en au moins un point a ∈ A.
Une fonction f est continue sur l’intervale donné si elle est continue en chaque point
de l’intervalle.
6. lim (1 + x1 )x = e.
x→∞
7. lim (1 + xa )x = ea .
x→∞
Exercices
I. Calculer les limites suivantes :
x2 −1
1. lim ;
x→1 x−1
x3 −8
2. lim ;
x→2 x−2
√
3. lim x+4−2
x
;
x→0
√
4. lim 2x+1−3
x−4
;
x→4
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√
3 x−1
5. lim √
4 ;
x→1 x−1
√
3 2 √
−2 3 x+1
6. lim x(x−1) 2 ;
x→1
√
7. lim x+4−2
x
;
x→0
sin x
II. Sachant que lim = 1, calculer les limites :
x→0 x
1. lim sin 3x ;
x→0 x
2. lim 1−cos
x2
x
;
x→0
3. lim x sin x ;
x→0 1−cos x
4. lim sin x−sin
x−a
a
;
x→a
5. lim cos x−cos
x−a
a
;
x→a
6. lim tgπx ;
x→−2 x+2
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Interprétation géométrique
Si m et n sont les points de la courbe C, d’abscisses x0 et x0 + ∆x, le quotient
q(x0 ) = f (x0 +∆x)−f
∆x
(x0 )
est le coefficient angulaire de la droite mn. Lorsque ∆x tend vers
0 le point n se rapproche de m et la droite mn tend vers une position limite qui est celle
de la tangente à la courbe au point m.
Donc, si f est dérivable en x0 , f 0 (x0 ) est le coefficient angulaire de la tangente T
à la courbe C ≡ y = f (x) au point p(x0 , f (x0 )). L’équation de la tangente T est :
T ≡ y − y0 = f 0 (x0 )(x − x0 ) où y0 = f (x0 ).
Fonction dérivée
Définition : Soit f : A → R une fonction d’une variable réelle x et A0 l’ensemble des
points de A où f est dérivable.
La fonction dérivée de f , notée f 0 , est définie par
f 0 : A0 → R
x 7→ f 0 (x).
df dy
La fonction f 0 est encore notée dx
, y0 ou dx
.
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Quelques règles de dérivation
En général, si f et g ont des dérivées f 0 et g 0 sur un intervalle ]a, b[, alors f +g, f −g, c.f,
et f.g ont aussi une dérivée sur ]a, b[ et on a :
1. (f + g)0 = f 0 + g 0 ,
2. (f − g)0 = f 0 − g 0 ,
3. (c.f )0 = c.f 0 ,
4. (f.g)0 = f 0 .g + f.g 0 .
f
Si de plus g(x) 6= 0 en chaque x ∈]a, b[, alors g
a aussi une dérivée sur ]a, b[ et on a
0
f f 0 .g − f.g 0
= .
g g2
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II.4.2 Différentielle
Définition : Soit f une fonction dérivable. La Différentielle de f en x0 associe à tout
accroissement ∆x le produit f 0 (x0 ).∆x. On note
Remarques :
– La différentielle de f en x0 est en fait une application dfx0 : A → R : ∆x 7→
f 0 (x0 ).∆x et cette application est linéraire.
– Comme f (x) = x est dérivable pour tout x, on a df = dx = 1.∆x, on en tire la
notation suivante
dy = f 0 (x).dx.
Donc la différentielle d’une fonction f est égale au produit de sa dérivée par la
différentielle de la variable indépendante.
Les régles de calcul des différentielles se déduisent des règles de calcul des dérivées.
Si f 00 admet une dérivée dans ]a, b[, on l’appelle dérivée troisième et on le note f 000 .
Ainsi, on définit successivement
0
f 0 , f 00 , f 000 , ..., f (n ) .
d2 f = d(df ) = f 00 (x).dx2
et de manière générale :
0
dn f = f (n ) .dxn .
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Exercirces
I. Calculer les dérivées premières des fonctions y = y(x) suivantes.
1. y = x6 − 3x4 + 18x3 − 4x + 2;
x8
2. y = 8(1−x2 )4
;
3. y = (2 − x)(1 − 5x);
2
4. y = x(2x+2x
√ )
2 3
;
3 (1+x )
5. y = sin(x2 + 1);
6. y = arcsin 5x;
sin x+cos x
7. y = sin x−cosx
;
2
8. y = ln(x + 1);
9. y = ln(ln x);
√
x
10. y = 2 ;
11. y = ex arcsin x;
II. Soit la courbe de R2 d’équation y = 31 x3 −x2 +2. Quelles sont les coefficients angulaires
de ses tangentes aux points d’abscisse 1 et 2 ?
III. Former les équations de la tangente et de la normale à la courbe y = (x − 1)(x −
2)(x − 3) aux points d’intersection avec l’axe des abscisses.
IV. Soit la courbe de R2 d’équation y = x2 + px + 5. Déterminer p pour que la tangente
au point a d’abscisse −1 soit parallèle à la première bissectrice. Ecrire l’équation
de la tangente.
Croissance et décroissance
Soit f une fonction continue sur l’intervalle I (borné ou pas) et dérivable en chaque
point intérieur de I.
– Si f 0 (x) ≥ 0, ∀x ⊂ I, alors f est croissante dans I. Si, en plus, f 0 (x) > 0 sauf en
un nombre fini de points, alors f est strictement croissante.
– Si f 0 (x) ≤ 0, ∀x ⊂ I, alors f est décroissante dans I. Si, en plus, f 0 (x) < 0 sauf en
un nombre fini de points, alors f est strictement décroissante.
Extrema
– Soit f définie sur un intervalle fermé [a, b]. Un point c ∈ [a, b] est un maximum local
ou relatif si pour un δ > 0, f (c) ≥ f (x), ∀x ∈ [c − δ, c + δ] ⊂ [a, b], c’est-à-dire
pour un δ > 0,
|x − c| ≤ δ ⇒ f (c) ≥ f (x).
f (c) est une valeur maximale locale ou relative.
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– De manière analogue, on définit c comme un minimum local ou relatif si ∃δ > 0 tel
que
|x − c| ≤ δ ⇒ f (c) ≤ f (x).
f (c) est une valeur minimale locale ou relative.
– Le point c ∈ [a, b] est un extremum local si c est un maximum local ou un minimum
local.
– Si f a un extremum au point c ∈ [a, b] et f est dérivable en ce point, alors f 0 (c) = 0.
Un point c où f 0 (c) = 0 est un point critique et f (c) est une valeur critique.
– Règle pratique pour des max-min. Soit f une fonction continue sur [a, b] et dérivable
dans ]a, b[. On cherche tous les points critiques c ∈]a, b[. On calcule les valeurs
critiques f (c), puis f (a) et f (b). La plus grande de ces valeurs est le maximum de
f sur [a, b], la plus petite est le minimum de f sur [a, b].
– Soit f une fonction continue sur [a, b] et dérivable dans ]a, b[, sauf peut-être en
c ∈]a, b[.
Si pour un δ > 0, on a f 0 (x) < 0 si x ∈]c − δ, c[ et f 0 (x) > 0 si x ∈]c, c + δ[, alors
c est un minimum local de f et si pour un δ > 0, on a f 0 (x) > 0 si x ∈]c − δ, c[ et
f 0 (x) < 0 si x ∈]c, c + δ[, alors c est un maximum local de f .
– Concavité et Convexité. Supposons que f possède une dérivée seconde f 00 en tout
point de ]a, b[.
1. Si f 00 (x) < 0, ∀x ∈]a, b[, le graphe de f est concave (tourné vers le bas) sur
]a, b[.
2. Si f 00 (x) > 0, ∀x ∈]a, b[, le graphe de f est convexe (sa concavité est tournée
vers le haut) sur ]a, b[.
3. Si f 00 change de signe en un point c ∈]a, b[, c est un point d’inflexion.
– Test de le dérivée seconde. Supposons que f est deux fois dérivable dans ]a, b[.
1. Si f 0 (c) = 0 et f 00 (c) > 0 en un point c ∈]a, b[, alors c est un minimum local.
2. Si f 0 (c) = 0 et f 00 (c) < 0 en un point c ∈]a, b[, alors c est un maximum local.
0
Si f 00 (c) = 0 et f est dérivable jusqu’à l’ordre 4, alors f 000 (c) = 0 et f 4 (c) > 0
0
impliquent le cas 1 et, f 000 (c) = 0 et f 4 (c) < 0 impliquent le cas 2.
Théorème de Rolle
Enoncé
Soit f une fonction continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ vérifiant f (a) = f (b). Alors il
existe un nombre c ∈]a, b[ tel que f 0 (c) = 0.
Remarques :
1. Si f 0 (c) = 0, la tangente à la courbe C au point M (c, f (c)) est parallèle à l’axe ox.
2. Le théorème de Rolle exprime qu’il existe au moins un point M (c, f (c)) de la courbe
C distinct des extrémites A(a, f (a)) et B(b, f (b)) en lequel la tangente à la courbe
est parallèle à l’axe ox.
3. La condition f (a) = f (b) est suffisante mais pas nécessaire.
Exemples :
21
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– Soit f : [−1, 1] → R définie par f (x) = x3 . On a f (−1) 6= f (1) mais f 0 (0) = 0
– Soit f : [−1, 1] → R définie par f (x) = |x|. On a f (−1) = f (1) mais la dérivée
de f ne s’annule en aucun point de ] − 1, 1[.
Interprétation géométrique
Soit A(a, f (a)) et B(b, f (b)) deux points du plan. L’expression f 0 (c) = f (b)−f
b−a
(a)
est la
pente de AB. Le théorème des accroissements finis exprime qu’il existe au moins un point
M (c, f (c)) de la courbe C distinct de A(a, f (a)) et de B(b, f (b)) en lequel la tangente à
la courbe C est parallèle à la pente AB.
Régle de l’Hospital
Supposons que f et g soient dérivables et que leurs dérivées soient continues sur un
intervalle ouvert de la forme ]a, a + δ0 [ et que g et g 0 ne s’annulent en aucun point de
]a, a + δ0 [. Si
lim+ f (x) = 0, lim+ g(x) = 0
x→a x→a
et si
f 0 (x)
lim+ = L ou + ∞ ou − ∞,
x→a g 0 (x)
alors
f (x)
lim+ existe
x→a g(x)
22
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et
f (x) f 0 (x)
lim+ = L = lim+ 0 .
x→a g(x) x→a g (x)
Propriétés
n
dn
Pn
= ni=1 ci ddxfi (x)
P
1. dx
( i=1 ci fi (x)) (ci = constante)
dn
Pn n di f dn−i g n n!
2. dx [f (x).g(x)] = i=0 dx
(x). dx (x), où = Cni = i!(n−i)! est la com-
i i
binaison de n éléments pris i à i. Cette deuxième propriété est dite formule de
Leibniz.
Formule de Taylor
Si f est (n + 1)−fois continument dérivables dans l’intervalle I =]a − δ0 , a + δ0 [, alors
pour chaque x ∈ I,
0 0
f 0 (a) f 00 (a) 2 f (n ) (a) n f (n+1 ) (ξ)
f (x) = f (a) + (x − a) + (x − a) + ... + (x − a) + (x − a)n+1
1! 2! n! (n + 1)!
où a < ξ < x.
Cette relation est appelée formule de Taylor et elle est couramment écrite sous la
forme
f (x) = Pn (x) + Rn (x)
où
0
f 0 (a) f 00 (a) f (n ) (a)
Pn (x) = f (a) + (x − a) + (x − a)2 + ... + (x − a)n
1! 2! n!
n 0
X f (i ) (a)
= (x − a)i
i=0
i!
est appelé polynôme de Taylor (de degré n) de f au point a et
0
f (n+1 ) (ξ)
Rn (x) =
(n + 1)!
23
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est le reste d’ordre n de f au point a.
Exercices
1. Etudier la croissance et la décroissance de la fonction
y = x2 − 2x + 5.
b) lim ( sin12 x − 1
x2
);
x→0
x+sin 2x
c) lim ;
x→0 x−sin 2x
24
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8. f 0 (x) = 0? Donner les points critiques et les intervalles de croissance ou de décrois-
sance et les extrema locaux.
9. f 00 (x) = 0? Donner les intervalles de concavité ou de convexité et les points éventuels
d’inflexion.
Dessiner le graphe approximatif.
Exercices
Faire le graphe des fonctions y = y(x) suivantes :
1. y = x3 − 3x2 ;
x2
2. y = x−1
;
x
3. y = 1+x2
;
25
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Chapitre III
Intégration
III.1 Introduction
Dans la section 2.4 du chapitre précédent, nous avons étudié le problème suivant :
étant donnée une fonction F (x), trouver sa dérivée, c’est-à-dire la fonction f (x) = F 0 (x).
Dans ce chapitre, nous considérerons le problème inverse : étant donnée une fonction f (x),
trouver une fonction F (x) telle que sa dérivée soit égale à f (x), c’est-à-dire F 0 (x) = f (x).
La notion d’intégrale répond à deux problèmes de nature différente, l’une algébrique,
l’autre géométrique.
1. Une fonction étant donnée, existe-t-il une fonction dont elle soit la dérivée et, dans
ce cas, comment la calculer ? Une telle fonction s’appelle primitive de la fonction
donnée. L’ensembe des primitives de cette fonction est appelée intégrale indéfinie.
2. Etant donné une fonction f définie sur un intervalle [a, b] et positive sur cette
intervalle, comment évaluer l’aire comprise entre le graphe de f ; l’axe des x et les
droites d’équation x = a et x = b ?
Nous verrons que pour résoudre le deuxième problème, il suffira de trouver une primitive
F quelconque de la fonction donnée f . L’aire sera alors donnée par F (b) − F (a).
Si la fonction f (x) admet une primitive, cette dernière n’est pas unique. Ainsi, dans le
cas précédent, nous aurions pu prendre pour primitives les fonctions suivantes : F (x) =
x3 3 3 3
3
− 4; F (x) = x3 + 10; F (x) = x3 − 2 ou d’une façon générale, F (x) = x3 + C (où C est
une constante arbitraire).
26
Si F1 (x) et F2 (x) sont deux primitives de la fonction f (x) sur le segment [a, b], alors
leur différence est une constante. R
Définition : On appelle intégrale indéfinie de la fonction f (x) et on note f (x)dx toute
expression de la forme F (x) + C, où F (x) est une primitive de f (x). Ainsi, par définition,
Z
f (x)dx = F (x) + C,
si
F 0 (x) = f (x).
L’opération qui consiste à trouver une primitive F de f est appelée intégration et cette
opération est réciproque à celle de dérivation. De cette dernière définition, il vient que :
– La dérivée d’une intégrale indéfinie est égale à la fonction à intégrer, c’est-à-dire si
F 0 (x) = f (x), alors
Z 0
f (x)dx = (F (x) + C)0 = f (x).
Cette égalité exprime que la dérivée d’une primitive quelconque est égale à la fonc-
tion à intégrer.
– La différentielle d’une intégrale indéfinie est égale à l’expression sous le signe d’in-
tégration Z
d f (x)dx = f (x)dx.
Il est facile de vérifier cette égalité par dérivation. La différentielle de chaque membre
de l’égalité est égale à dF (x).
27
Anaclet Hope Africa University
R
10. ex dx = ex + C.
x
11. ax dx = lna a + C, a > 0, a 6= 1.
R
R dx
12. 1+x 2 = arctg x + C.
Par Linéarité
Si f et g sont primitivables, alors
Z Z Z
[af (x) + bg(x)] dx = a f (x)dx + b g(x)dx;
Exemple 1
Si Pn (x) est un polynôme de degré n dans R, on a
Pn (x) = a0 + a1 x + a2 x2 + ... + an xn .
En supposant que les coefficients an 6= 0, on a
Z Z
Pn (x)dx = (a0 + a1 x + a2 x2 + ... + an xn )dx
Z Z Z Z
= a0 1dx + a1 xdx + a2 x dx + ... + an xn dx
2
a1 2 a2 3 an n+1
= a0 x + x + x + ... + x + C.
2 3 n+1
28
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Exemple 2
Z Z Z Z
x 1 x dx
e − + 1 dx = e dx − + 1dx = ex − ln |x| + x + C.
x x
Exemple 1
Calculer Z √
x2 1 + x3 dx.
Posons
t = 1 + x3 ,
nous avons
dt = 3x2 dx.
Donc
Z
2
√ 1 √
Z
x 1+ x2 dx = tdt
3
1 2 3
= . t2 + C
3 3
2 3
= (1 + x3 ) 2 + C
9
2p
= (1 + x3 )3 + C.
9
Exemple 2
Calculer Z
sin4 x cos xdx.
29
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Intégration par parties
Si on a une fonction de la forme f 0 g, où g est dérivable et f 0 et g 0 sont continues, alors
Z Z
f (x)g(x)dx = f (x)g(x) − f (x)g 0 (x)dx.
0
(f g)0 = f 0 g + f g 0 ,
donc
Z Z Z
0
f (x)g(x)dx = (f g) (x)dx − f (x)g 0 (x)dx
0
Z
= f (x)g(x) − f (x)g 0 (x)dx.
Exemple 1
Soit à calculer Z
x sin xdx.
Exemple 2
Soit à calculer Z
arctg x dx.
Exemple 3
Soit à calculer Z
x2 ex dx.
30
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Appliquons de nouveau à cette dernière intégrale la méthode d’intégration par parties,
en posant g1 (x) = x, f 0 (x) = ex , alors g10 (x) = 1 et f (x) = ex ; et
Z Z
xe dx = xe − ex dx = xex − ex + C.
x x
31
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Exemple
Calculons Z
dx
I= .
x2 + 4x + 10
Solution :
Z Z
dx dx
I= =
x2 + 4x + 10 x2 + 4x + 4 + 10 − 4
Z
dx
=
(x + 2)2 + 6
En faisant le changement de variable x + 2 = t, dx = dt. Donc, on a
Z
dt 1 t
I= = √ arctg √ +C
t2 + 6 6 6
1 x+2
= √ arctg √ + C.
6 6
2. Considérons une intégrale d’un type plus général
Z
Ax + B
I2 = dx.
ax2 + bx + c
En mettant d’abord la fonction à intégrer sous la forme suivante
Z A Ab
(2ax + b) + B −
Z
Ax + B 2a 2a
I2 = dx = dx,
ax2 + bx + c ax2 + bx + c
on peut mettre ensuite cette intégrale sous la forme d’une somme de 2 intégrales.
Nous avons donc,
Z Z
A 2ax + b Ab dx
I2 = 2
dx + B − 2
.
2a ax + bx + c 2a ax + bx + c
Nous constatons que la seconde intégrale est I1 que nous avons déjà calculer. Nous
utiliser maintenant la méthode de changement de variable dans la première intégrale
en posant
ax2 + bx + c = u
(2ax + b)dx = du.
Par conséquent,
Z Z
(2ax + b) du
dx =
ax2 + bx + c t
= ln |u| + C
= ln |ax2 + bx + c| + C.
En définitif, nous avons
Z
Ax + B A 2 Ab
I2 = dx = ln |ax + bx + c| + B − I1 .
ax2 + bx + c 2a 2a
32
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Exemple
Soit Z
x+3
I= dx.
x2 − 2x − 5
Solution :
1
− 2) + (3 + 12 2)
(2x
Z Z
x+3 2
I= 2
dx = dx
x − 2x − 5 x2 − 2x − 5
(2x − 2)dx
Z Z
1 dx
= + 4
2 x2 − 2x − 5 x2 − 2x − 5
Z
1 dx
= ln |x2 − 2x − 5| + 4
2 (x − 1)2 − 6
√
1 2 1 6 − (x − 1)
= ln |x − 2x − 5| + 2 √ ln | √ | + C.
2 6 6 + (x + 1)
3. Soit l’intégrale Z
dx
I3 = √ .
ax2 + bx + c
Par le changement de variable indiqué dans 1, on peut ramener cette intégrale
suivant le signe de a à une intégrale du type soit
Z
dt
√ ,
t ± k2
2
33
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Exemple
Z Z Z
x+3 1 2x + 2 dx
√ dx = √ dx + 2 p
x2 + 2x + 2 2 x2 + 2x + 2 (x + 1)2 − 1
√ √
= x2 + 2x + 2 + 2 ln(x + 1 + x2 + 2x + 2) + C.
Exemple 1
Calculer Z
xdx
I= .
(x − 1)(x + 1)2
Solution : On a
x A B C
2
= + + .
(x − 1)(x + 1) x − 1 x + 1 (x + 1)2
Donc,
x ≡ A(x + 1)2 + B(x − 1)(x + 1) + C(x − 1).(∗)
– Prémier méthode :
34
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Par identification des coefficients des mêmes puissances de x, on a
A+B =0
2A + C = 1
A − B − C = 0.
D’où
1 −1 1
A= ; B= ; C= .
4 4 2
– Deuxième méthode : En faisant x = 1 dans (∗), on a
1
1 = A.4 ⇒ A = .
4
En faisant x = −1, on a
1
−1 = −C.2 ⇒ C =
2
En faisant x = 0, on a
1
0=A−B−C ⇒B =− .
4
Par conséquent,
x 1 1 1 1 1 1
2
= − +
(x − 1)(x + 1) 4 x − 1 4 x + 1 2 (x + 1)2
et
Z Z Z
1 dx 1 dx 1 dx
I = − +
4 x−1 4 x+1 2 (x + 1)2
1 1 1
= ln |x − 1| − ln |x + 1| − +C
4 4 2(x + 1)
1 1 x−1
= − + ln | | + C.
2(x + 1) 4 x+1
NB : On peut combiner les deux méthodes pour déterminer les coefficients.
Exemple 2
Calculer Z
dx
I= .
x3 − 2x2 + x
Solution :
1 1 A B C
= = + +
x3 2
− 2x + x x(x − 1)2 x x − 1 (x − 1)2
1 = A(x − 1)2 + Bx(x − 1) + Cx.(∗)
35
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égalons dans (∗) les coefficients de x2 , on a A + B = 0 ⇒ B = −1.
Par conséquent,
Z Z Z
dx dx dx
I = − +
x x−1 (x − 1)2
1
= ln |x| − ln |x − 1| − +C
x−1
x 1
= ln | |− + C.
x−1 x−1
Exemple
Soit à calculer Z
dx
I= √ √ .
2x − 1 − 4 2x − 1
Solution : En posant
2x − 1 = z 4 ⇒ 2dx = 4z 3 dz,
on a
2z 3 dz
Z Z
dx
I= √ √ =
2x − 1 − 4 2x − 1 z2 − z
Z 2
z dz
= 2
z−1
Z
1
= 2 (z + 1 + )dx
z−1
= (z + 1)2 + 2 ln |z − 1| + C
√ √
= (1 + 4 2x − 1)2 + ln( 4 2x − 1 − 1)2 + C.
2. Intégrales du type Z √
R(x, ax2 + bx + c)dx,
36
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– Première substitution d’Euler. Si a > 0, on pose
√ √
ax2 + bx + c = − ax + t
et on tire √
ax2 + bx + c = ax2 − 2 axt + t2
soit
t2 − c
x= √ .
2 at + b
dx est aussi une fonction rationnelle de t, par conséquent,
√ √ √ t2 − c
ax2 + bx + c = − ax + t = − a √ + t.
2t a + b
Exemple
Calculer Z
dx
√
x2 + c
√
Puisque a = 1 > 0, nous posons x2 + c = −x + t; alors
x2 + c = x2 − 2xt + t2 ,
t2 − c
x= .
2t
Par conséquent,
t2 + c
dx = dt
2t2
√ t2 − c t2 + c
x2 + c = −x + t = − +t= .
2t 2t
D’où,
Z Z t2 +c
dx 2t2
√ = t2 +c
dt
x2 + c 2t
Z
dt
=
t
= ln |t| + C
√
= ln |x + x2 + c| + C.
– Deuxième substitution d’Euler. Si c > 0, nous posons
√ √
ax2 + bx + c = xt ± c;
alors √
ax2 + bx + c = x2 t2 + 2xt c + c.
(nous avons pris le signe plus devant la racine pour fixer les idées)
Donc, on a √
2 ct − b
x= .
a − t2
37
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III.2.6 Intégration de certaines fonctions trigonométriques
1. Soit à intégrer Z
R(sin x, cos x)dx.
2 sin x2 cos x2
sin x =
sin2 x2 + cos2 x2
2tg x2
=
1 + tg 2 x2
2t
=
1 + t2
et
cos2 x2 − sin2 x
2
cos x =
sin2 x2 + cos2 x
2
1 − tg 2 x2
=
1 + tg 2 x2
1 − t2
= .
1 + t2
En outre,
2dt
x = 2arctg t, dx = .
1 + t2
R
2. Si l’intégrale est de la formeR(sin x) cos xdx, nous posons sin x = t, dt = cos xdx.
R
3. Si l’intégrale est de la forme R(cos x) sin xdx, nous posons cos x = t; dt =
− sin xdx.
4. si la fonction à intégrer ne dépend que de tgx, en effectuant le changement de
variable
dt
tgx = t, x = arctg t, dx = .
1 + t2
Exercices
I. Calculer les intégrales indéfinies suivantes :
R
1. x5 dx;
R √
2. (x + x)dx;
R 3 √
x x
3. √ − dx;
x 4
38
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R
1. sin axdx;
R
2. tg2xdx;
sin2 x cos xdx;
R
3.
R√
4. x2 + 1xdx;
R arcsin xdx
5. √
1−x2
;
R xdx
6. 1+x2 ;
7. (1+x2dx
R
)arctgx
;
R x−arctgx
8. 1+x2
dx.
III. Calculer par parties les intégrales suivantes :
R
1. xex dx;
R
2. x sin xdx;
R
3. lnxdx;
R
4. arcsin xdx;
IV. Calculer les intégrales du type axAx+B
R R Ax+B
2 +bx+c dx et du type dx.
√
ax2 +bx+c
dx
R
1. x2 +2x+5 ;
R 7x+1
2. 6x2 +x+1 dx;
dx
R
3. √1+x+x 2;
x+3
R
4. √4x2 +4x+3 dx;
V. Calculer les intégrales des fonctions rationnelles suivantes :
R 2x−1
1. (x−1)(x−2) dx;
dx
R
2. (x2 −1)(x+2) ;
R dx
3. x3 +1 .
VI. Intégrer les fonctions irrationnelles suivantes :
R √ x3 − √3x
1. √
64x
dx;
√
R 6 x+1
2. √
6 7 √ 4
x + x5
dx.
R √
VII. Calculer les intégrales du type R(x, ax2 + bx + c)dx :
1. x√x2dx
R
+4x−4
;
2. x−√dxx2 −1 ;
R
R √1+x+x2
3. 1− √
x 1+x+x2
dx.
VIII. Calculer les intégrales des fonctions trigonométriques suivantes :
1. sin3 xdx;
R
3. 5−3dxcos x ;
R
R sin xdx
4. 1+sin ;
R cos xdxx
5. 1+cos x ;
39
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III.3 Intégrale de Riemann
Soit f : [a, b] → R continue et telle que
f (x) ≥ 0, x ∈ [a, b].
Nous souhaitons calculer l’aire de la surface délimitée par le graphe de y = f (x), l’axe des
x et les droites d’équation x = a et x = b. Les deux points suivants donnent la méthode
pour "calculer" cette aire par des approximations.
où
∆xk = xk − xk−1 = longueur de [xk−1 , xk ].
x
a x1 x2 xn−1 b
Exemple
b−a
Fixons n ≥ 2 dans N et on subdivise [a, b] en n morceaux de même longueur n
,
c’est-à-dire
b−a b−a b−a
Pn = {x0 = a, x1 = a + , x2 = a + 2 , ..., xn = a + n = b}.
n n n
b−a
L’épaisseur de Pn vaut n
.
40
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III.3.2 Somme intégrale inférieure et somme intégrale supérieure
Soit f : [a, b] → R une fonction bornée, c’est-à-dire |f (x)| ≤ M, M indépendant de
x ∈ [a, b]. Si P = {x0 , x1 , x2 , ..., xn ; a = x0 < x1 < x2 < ... < xn = b} est une partition de
[a, b], on note
mk = inf f
[xk−1 ,xk ]
et
Mk = sup f.
[xk−1 ,xk ]
Le nombre n
X
S(f, P ) = m1 ∆x1 + m2 ∆x2 + ... + mn ∆xn = mk ∆xk
k=1
s’appelle somme intégrale inférieure de f associée à la partition P. De même,
n
X
S(f, P ) = M1 ∆x1 + M2 ∆x2 + ... + Mn ∆xn = Mk ∆xk
k=1
S(f, P ) ≤ S(f, P ),
∀ partition P .
Intruitivement, si on choisit une partition Q de [a, b] de plus en plus fine qu’une
partition P , la somme intégrale inférieure augmentera et fournira une approximation par
défaut "aussi bonne que l’on veut" de l’aire cherchée. Dans ce cas, la somme intégrale
inférieure ne peut qu’augmenter et la somme intégrale supérieure ne peut que diminuer.
On a donc,
S(f, P ) ≤ S(f, Q) ≤ S(f, Q) ≤ S(f, P ).
alors le nombre
I=S=S
est défini comme l’intégrale de Riemann de f sur [a, b].
On dit "f est intégrable sur [a, b]" et on note
Z b Z b Z
I= f (x)dx = f dx = f.
a a [a,b]
41
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Rb
On dit aussi que a
f (x)dx est l’intégrale définie de f entre a et b.
Le nombre réel a est appelé borne inférieure de l’intégrale tandis que b est appelé
borne supérieure de l’intégrale. D’autre part, l’intervalle fermé et borné [a, b] est appelé
l’intervalle d’intégration et x la variable d’intégration.
Lorsqu’on définit la notion d’intégrale, nous avons supposé que a < b. Dans le cas
contraire où b < a, on posera, par définition, que
Z b Z a
f (x)dx = − f (x)dx.
a b
Linéarité
Soient f, g : [a, b] → R intégrables, k ∈ R.
Z b Z b Z b
(f (x) + g(x))dx = f (x)dx + g(x)dx,
a a a
Z b Z b
k.f (x)dx = k. f (x)dx.
a a
Additivité
Si f est intégrable sur [a, b] et si c ∈]a, b[, alors f est intégrable sur [a, c] et sur [c, b] et
Z b Z c Z b
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx.
a a c
Le cas où f ≥ 0, x ∈ [a, b] avec f continu sur [a, b] est géométriquement clair. L’aire sous
le graphe de f sur [a, b] est égale à la somme de l’aire sur [a, c] plus celle sur [c, b]. Cette
Rb
propriété est utile pour calculer des intégrales du type a |g(x)|dx.
Monotonie
Soient f et g deux fonctions bornées et intégrables sur [a, b]. Si ∀x ∈ [a, b], on a
f (x) ≤ g(x), alors
Z b Z b
f (x)dx ≤ g(x)dx.
a a
Conséquence : Si m ≤ f (x) ≤ M, x ∈ [a, b], alors
Z b
m(b − a) ≤ f (x)dx ≤ M (b − a).(∗)
a
42
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Propriété de la moyenne
Théorème III.3.1 Si f est continue sur [a, b], alors il existe un élément c de [a, b] tel
que Z b
f (x)dx = f (c)(b − a),
a
1
Rb
c’est-à-dire la moyenne de f sur [a, b], b−a a
f (x)dx, est dans l’image de f ([a, b]).
Exemple
Soit
f (x) = x2
Z 2 3 2
2 x 8
x dx = =
0 3 0 3
Sa moyenne est Z 2
1 4
x2 dx =
2 0 3
Pour un c ∈ [0, 2], on a
4
f (c) = c2 = ,
3
43
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donc
2
c = √ = 1, 1547005...
3
Exemple
Z 1
ex dx = [ex ]10 = e1 − e0 = e − 1
0
3
e
2
x
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
Exercices
I. Calculer les intégrales suivantes
Rr √
1. r2 − x2 dx;
0
44
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R1
2. √xdx ;
1+x2
0
R1
3. x4 dx;
0
π
R2
4. sin xdx;
0
Re dx
5. x
;
1
π
R2
6. cos2 xdx;
0
π
R2
7. sin x cos2 xdx;
0
π
R2 cos ϕ
8. 6−5 sin ϕ+sin2 ϕ
dx;
0
A1
x
a b
0 A2
45
Anaclet Hope Africa University
III.4.1 Aire entre deux courbes
S’il faut calculer l’aire délimitée par les courbes y = f1 (x), y = f2 (x) et les droites
x = a, x = b avec la condition f1 (x) ≥ f2 (x), on aura évidemment
Z b Z b Z b
A= (f1 (x) − f2 (x))dx = f1 (x)dx − f2 (x)dx.
a a a
Exemple
Calculer l’aire délimitée par les courbes
√
y= x
et
y = x2
y
y = x2
4
3 √
y= x
2
x
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
D’où
x1 = 0 et x2 = 1.
Par conséquent,
Z 1 √ 2 2 h 3 i1 1 3 1 2 1 1
A= ( x − x )dx = x2 − x 0 = − = .
0 3 0 3 3 3 3
46
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III.4.2 Calcul de certains volumes
Si pour chaque x ∈ [a, b], on sait calculer l’aire A(x) de la section déterminée par x,
il est naturel de définir le volume V de ce corps par
Z b
A(x)dx.
a
On retrouve facilement de cas connus par cette méthode.
1. Volume d’un parallélepipède (ou boîte)
V = Llh
2. Volume d’un cylindre circulaire
A(x) = πR2 ,
Z h
V = πR2 dx = πR2 h.
0
3. Volume d’un solide de révolution.
Soit f : [a, b] → R continue telle que f (x) ≥ 0, x ∈ [a, b]. Le volume du solide de
révolution déterminé par la surface de révolution obtenue en tournant dans l’espace
R3 , le graphe de f autour de l’axe des x se définit par
Z b
V =π (f (x))2 dx
a
Soit 0 ≤ f (x) ≤ g(x), x ∈ [a, b], f et g continues. Le volume du solide entre les
deux surfaces de révolution déterminées par f et g vaut
Z b
(g(x))2 − (f (x))2 dx.
V =π
a
√
y= R 2 − x2
47
Anaclet Hope Africa University
D’une manière explicite
√
y = f (x) = R2 − x2 , x ∈ [−R, R].
Cette fonction est continue sur [−R, R] et a comme graphe le demi-cercle situé dans
le demi-plan supérieur {(x, y); y ≥ 0}. La surface de révolution obtenue en faisant
tourner dans l’espace R3 ce demi-cercle autour de l’axe x est la sphère de centre
(0, 0, 0) et de rayon R. La boule solide dont cette sphère est le bord à un volume
donné par la formule
Z R
V = π (f (x))2 dx
−R
Z R
= π (R2 − x2 )dx
−R
Z R Z R
2
= πR dx − π x2 dx
−R −R
3
R
x
= πR2 (2R) − π
3 −R
R3
= π(2R3 − 2 )
3
4 3
= πR .
3
x2 y 2 z 2
+ 2 + 2 = 1.
a2 b b
48
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y
−a a x
−b
z
Exemple 1
y
(b, d)
(a, c)
a b x
49
Anaclet Hope Africa University
L’équation de la droite donnée par (a, c) et (b, d) est
d−c
y−c= (x − a)
b−a
et le segment (a, c)(b, d) est la courbe de
d−c
f (x) = c + (x − a), x ∈ [a, b].
b−a
D’après la formule Z bp
L= 1 + [f 0 (x)]2 dx,
a
nous avons
s 2
b
d−c
Z
L = 1+ dx
a b−a
Z bs
(b − a)2 + (d − c)2
= dx
a (b − a)2
Z b
p
2 2
1
= (b − a) + (d − c) dx
b−a a
p 1
= (b − a)2 + (d − c)2 (b − a)
p b−a
= (b − a)2 + (d − c)2 .
Nous venons de trouver un énoncé bien connu : La distance entre 2 points (p, q) et
(n, m) de R2 est la longueur du segment les reliant, c’est-à-dire
p
d[(p, q); (n, m)] = (n − p)2 + (q − m)2
Exemple 2
Calculer la longueur de
√ 4
f (x) = x3 + 1, x ∈ [0, ].
3
4 2 ! 12
3√
Z
3
L = 1+ x dx
0 2
Z 4 1
3 9 2
= 1 + x dx
0 4
Par changement de variable, posons u = 1 + 94 x, du = 94 dx ou dx = 49 du et
Z Z 3 3
9 4 1 4 u2 8 9 2
1 + x dx = u 2 du = 3 = 1+ x
4 9 9 2 27 4
50
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Par conséquent,
" 32 # 34
8 9
L = 1+ x
27 4
0
" 32 #
8 9 4 3
= 1+ . −1 2
27 4 3
8 h 3
i
= (1 + 3) 2 − 1
27
8 3
= (2 − 1)
27
56
= .
27
Exemple 1
Calculer la longueur d’un arc du cercle de centre (0, 0) et de rayon R paramétrisée
par x(t) = R cos t et y(t) = R sin t, t ∈ [0, 2π]
Solution : Sa longueur vaut
Z 2π p
L = (x0 (t))2 + (y 0 (t))2 dt
Z0 2π p
= (R(− sin t))2 + (R cos t)2 dt
0
Z 2π
= R dt
0
= 2πR.
Exemple 2
Calculer la longueur d’un arc de cycloïde
x = R(t − sin t)
γ(t) = t ∈ [0, 2π].
y = R(1 − cos t),
51
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Solution : On a x0 (t) = R(1 − cos t) et y 0 (t) = R sin t. Par conséquent,
Z 2π p
L(γ) = (R(1 − cos t))2 + (R sin t)2 dt
0
Z 2π p
= R 1 − 2 cos t + cos2 t + sin2 tdt
Z0 2π p
= R 2(1 − cos t)dt
0
√ Z 2π
r
t
= R 2 2 sin2 dt
0 2
√ √ Z 2π
t
= R 2 2 sin dt
0 2
2π
− cos 2t
= 2R 1
2 0
= 4R(− cos π + cos 0)
= 4R(1 + 1)
= 8R.
f étant une fonction continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ et f (x) ≥ 0, x ∈ [a, b].
Exemple
Si on fait tourner la courbe de
√
f (x) = R2 − x2 , x ∈ [−R, R]
52
Anaclet Hope Africa University
L’aire A de la sphère SR est
Z R p
A = 2π f (x) 1 + (f 0 (x))2 dx
−R
Z R√ r
x2
= 2π R 2 − x2 1 + 2 dx
−R R − x2
Z R√ r
R 2 − x2 + x2
= 2π R 2 − x2 dx
−R R 2 − x2
Z R
= 2π Rdx
−R
= 2πR [x]R
−R
= 2πR(R + R)
= 4πR2 .
53
Anaclet Hope Africa University
Chapitre IV
IV.1 Définitions
Définition IV.1.1 On désigne par Rn l’ensemble constitué de tous les n-uplets ordon-
nés (x1 , x2 , ..., xn ) de nombres réels. Les éléments de Rn sont notés différemment x ou
(x1 , x2 , ..., xn ).
Définition IV.1.2 Une fonction réelle de n variables réelles est une application d’une
partie A de Rn à valeurs dans R. On note
f: A −→ R
,
(x1 , x2 , ..., xn ) 7−→ f (x1 , x2 , ..., xn )
où A est un sous-ensemble de Rn .
Dans suite, nous traiterons le cas d’une fonction réelle à deux variables réelles et on pourra
étendre à n variables au cas de besoin.
54
On désigne une fonction de deux variables par la notation
Le domaine d’existence d’une fonction de deux variables peut être interprété comme suit :
Si on représente chaque couple de valeurs x et y par un point M (x, y) du plan oxy, le
domaine de définition de la fonction sera représenté par un ensemble de points de ce
plan. Nous appellerons cet ensemble de points domaine de définition de la fonction. En
particulier, ce domaine peut occuper le plan oxy tout entier. Les domaines de définition
sont contitués par des parties du plan délimitées par certaines courbes. La courbe qui
délimite le domaine de définition est appelée frontière du domaine. Les points du domaine
qui n’appartiennent pas à la frontière sont appelés points intérieurs du domaine. Tout
domaine constitué de points intérieurs s’appelle domaine ouvert. Un domaine complété
de sa frontière est dit domaine fermé. Le domaine est dit borné s’il existe une constante
C telle que la distance M de tout point de ce domaine à l’origine des coordonnées O est
inférieure à C, autrement dit, |OM | < C.
On peut étendre aisément la définition d’une fonction de deux variables réelles in-
dépendantes au cas de trois et plus variables indépendantes.
Exemple
Déterminer le domaine d’existence de la fonction
1
z=p .
4 − x2 − y 2
55
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Nous obtenons alors un point P de l’espace dont les coordonnées sont (x, y, z =
f (x, y)). Le lien géométrique de tous les points P , dont les coordonnées vérifient z =
f (x, y) est appelé le graphique de la fonction de deux variables. Le graphique d’une
fonction de deux variables est une surface dont la projection dans le plan oxy est le
domaine de définition de cette fonction.
Figure
...
Exemple
56
Anaclet Hope Africa University
Définition IV.4.1 On dit que le nombre A est la limite de la fonction z = f (x, y) quand
le point M (x, y) tend
p vers le point M0 (x0 , y0 ) si pour tout > 0, il existe un nombre r > 0
tel que pour 0 < (x − x0 )2 + (y − y0 )2 < r, l’inégalité
|f (x, y) − A| <
est vérifiée.
∂f
Notation : zx0 ; fx0 (x, y); ∂z
∂x
; ∂x
.
∂z ∆x z f (x + ∆x, y) − f (x, y)
= lim = lim .
∂x ∆x→0 ∆x ∆x→0 ∆x
57
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∂f
Notation :zy0 ; fy0 (x, y); ∂z
∂y
; ∂y
.
Ainsi,
∂z ∆y z f (x, y + ∆y) − f (x, y)
= lim = lim .
∂y ∆y→0 ∆y ∆y→0 ∆y
NB : En calculant la dérivée partielle de z par rapport à x, on suppose y constant et en
calculant la dérivée partielle de z par rapport à y, on suppose x constant.
On définit d’une manière analogue, les dérivées partielles d’une fonction d’un nombre
quelconque de variables.
Exemple 1
z = 3x2 + xy − 2y 2 .
Exemple 2
58
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IV.6 Différentielle totale
Rappelons que l’accroissement total d’une fonction z = f (x, y) est la différence
∂f (x, y) ∂f (x, y)
∆z = ∆x + ∆y + γ1 ∆x + γ2 ∆y
∂x ∂y
où γ1 et
pγ2 tendent vers zéro quand ∆x et ∆y tendent vers zéro (c’est-à-dire lorsque
∆ρ = ∆x2 + ∆y 2 → 0). L’expression
p γ1 ∆x + γ2 ∆y est un infiniment petit d’ordre
supérieur par rapport à ∆ρ = ∆x + ∆y 2 .
2
La différentielle totale d’une fonction z = f (x, y) est, par définition, la partie princi-
pale de l’accroissement total ∆z linéaire par rapport aux accroissements ∆x et ∆y des
variables.
La différence entre l’accroissement total et la différentielle
p totale d’une fonction est
un infiniment petit d’ordre supérieur par rapport à ∆ρ = ∆x2 + ∆y 2 . A priori, une
fonction possède une différentielle totale dans le cas où ses dérivées partielles sont con-
tinues. Si une fonction possède une différentielle totale, elle est dite différentiable. Les
différentielles des variables indépendantes coïncident avec leur accroissement, c’est-à-dire
dx = ∆x et dy = ∆y. La différentielle totale de la fonction z = f (x, y) se calcule d’après
la formule
∂z ∂z
dz = dx + dy.
∂x ∂y
De même, la différentielle totale d’une fonction de n variables f (x1 , x2 , x3 , ..., xn ) se
calcule d’après la formule
∂f ∂f ∂f ∂f
df = dx1 + dx2 + dx3 + ... + dxn .
∂x1 ∂x2 ∂x3 ∂xn
Exemple
x y xdx + ydy
dz = p dx + p dy = p .
2
x +y 2 2
x +y 2 x2 + y 2
59
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IV.7 Dérivée d’une fonction composée et différentielle
totale d’une fonction composée
Si z = f (x, y) est une fonction dérivable des variables x et y qui, à leur tour, sont
des fonctions dérivables d’une variable indépendante t, c’est-à-dire x = ϕ(t), y = ψ(t),
la dérivée de la fonction composée z = f [ϕ(t), ψ(t)] se calcule d’après la formule :
dz ∂z dx ∂z dy
= + .
dt ∂x dt ∂y dt
En particulier, si t coïncide avec une des variables, par exemple avec x, alors la dérivée
totale de la fonction z par rapport à x est
dz ∂z ∂z dy
= +
dx ∂x ∂y dx
dx
car dx
= 1.
Supposons maintenant que z est une fonction composée de deux variables indépen-
dantes u et v, c’est-à-dire
z = f (x, y) où x = ϕ(u, v); y = ψ(u, v).
On peut évidemment exprimer z directement en fonction de u et v :
z = f [ϕ(u, v), ψ(u, v)].
60
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Or
∂x ∂x
du + dv = dx
∂u ∂v
et
∂y ∂y
du + dv = dy.
∂u ∂v
D’où,
∂z ∂z
dz = dx + dy.
∂x ∂y
F (x, y) = 0 , (1)
où F (x, y), Fx0 (x, y), Fy0 (x, y) sont des fonctions dans un certain domaine D contenant le
point (x, y), dont les coordonnées vérifient l’équation (1) ; en outre supposons qu’en ce
point Fy0 (x, y) 6= 0. La dérivée de la fonction y de x est alors égale à
dy F 0 (x, y)
= − x0 (2)
dx Fy (x, y)
F (x, y) = 0.
61
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∆y
Divisons cette égalité par ∆x et calculons ∆x
. Nous obtenons
∂F
∆y ∂x
+ γ1
= − ∂F .
∆x ∂y
+ γ2
Faisons tendre ∆x vers zéro. Vu que γ1 et γ2 tendent également vers zéro et que
∂F
∂y
6= 0, nous avons
∂F
yx0 = − ∂F
∂x
.
∂y
Considérons maintenant le cas de trois variables. Si l’équation F (x, y, z) = 0, où
F (x, y, z) est une fonction différentiable par rapport aux variables x, y et z, définit z
comme fonction des variables indépendantes x et y et si Fz0 (x, y, z) 6= 0, alors les dérivées
partielles de cette fonction donnée sous forme implicite peuvent être calculées d’après les
formules
∂z Fx0 (x, y, z) ∂z Fy0 (x, y, z)
=− 0 , =− 0 .
∂x Fz (x, y, z) ∂y Fz (x, y, z)
62
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∂2z 00
4. ∂y 2
= fyy (x, y); on dérive successivement la fonction f deux fois par rapport à y.
On peut ensuite dériver les dérivées partielles du second ordre par rapport à x ou à
y. On obtient alors les dérivées partielles du troisième ordre. Ces dérivées partielles sont
au nombre de huit :
∂ 3z ∂ 3z ∂ 3z ∂ 3z ∂ 3z ∂ 3z ∂ 3z ∂ 3z
; ; ; ; ; ; ; .
∂x3 ∂x2 ∂y ∂x∂y∂x ∂x∂y 2 ∂y∂x2 ∂y∂x∂y ∂y 2 ∂x ∂y 3
D’une manière générale, on appelle dérivée partielle du nième ordre (ou d’ordre n) la
dérivée première du (n − 1)ième ordre.
Si on a à calculer des dérivées partielles continues, alors le résultat de la dérivation
successive ne dépend pas de l’ordre de dérivation.
Théorème IV.9.1 . Si la fonction z = f (x, y) et ses dérivées partielles fx0 , fy0 , fxy
00 00
, fyx
sont définies et continues au point M (x, y) et dans un voisinage de ce point, alors en ce
point
∂ 2f ∂ 2f
=
∂x∂y ∂y∂x
ou
00 00
fxy = fyx .
d2 z = d(dz).
De même, on définit les différentielles d’ordres supérieurs à deux de la fonction z = f (x, y),
par exemple :
d3 z = d(d2 z),
et, en général,
dn z = d(dn− z).
Si z = f (x, y), où x et y sont des variables indépendantes, la différentielle du second ordre
de la fonction z se calcule suivant la formule
∂ 2z 2 ∂ 2z ∂ 2z 2
d2 z = dx + 2 dxdy + dy .
∂x2 ∂x∂y ∂y 2
63
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IV.10 Maximum et Minimum d’une fonction de plusieurs
variables
Définition IV.10.1 On dit que la fonction z = f (x, y) admet un maximum au point
M0 (x0 , y0 ) (c’est-à-dire quand x = x0 et y = y0 ) si
f (x0 , y0 ) > f (x, y)
pour touts les points (x, y) suffisamment voisins du point (x0 , y0 ), mais différents de ce
point.
Le maximum et le minimum d’une fonction sont appelés les extremums de cette fonction ;
en d’autres termes, on dit qu’une fonction admet un extremum en un point donné si elle
a en ce point soit un maximum, soit un minimum.
64
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2. f a un minimum, si
2
∂ 2 f (x0 , y0 ) ∂ 2 f (x0 , y0 ) ∂ 2 f (x0 , y0 ) ∂ 2 f (x0 , y0 )
. − > 0 et > 0;
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y ∂x2
3. f n’a ni maximum ni minimum, si
2
∂ 2 f (x0 , y0 ) ∂ 2 f (x0 , y0 ) ∂ 2 f (x0 , y0 )
. − < 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
Exemples
Etudions les maximums et les minimums de la fonction z = x2 − xy + y 2 + 3x − 2y + 1.
1. Touvons les points critiques de z :
∂z ∂z
= 2x − y + 3; = −x + 2y − 2.
∂x ∂y
Résolvons le système d’équations
2x − y + 3 = 0
−x + 2y − 2 = 0
Nous trouvons :
4 1
x=− ; y= .
3 3
2. Calculons les valeurs des dérivées partielles du deuxième ordre au point critique
− 34 ; 31 et établissons la nature de ce point critique :
∂ 2z ∂ 2z ∂ 2z
= 2; = −1; = 2;
∂x2 ∂x∂y ∂y 2
on a
2.2 − (−1)2 = 3 > 0.
Par conséquent, la fonction a un minimum au point − 34 ; 1
et en ce point z = − 34 .
3
IV.11 Exercices
Exercice 1
Déterminer et représenter le domaine de définition pour les fonctions suivantes
√
xy
1. f (x, y) = x2 +y 2 ,
√
2. f (x, y) = x+y+1
x−1
,
3. f (x, y) = ln(xy),
4. f (x, y) = xln(y 2 − x),
p
5. f (x, y) = 4x − x2 + 4y − y 2 .
65
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Exercice 2
∂f 2 2 ∂2f
Pour chacune des fonctions suivantes, calculer ∂x
(x, y), ∂f
∂y
(x, y), ∂∂xf2 (x, y), ∂∂yf2 (x, y), ∂x∂x (x, y).
1. f (x, y) = x2 − 6xy − 6y 2 + 2x + 24y,
2. f (x, y) = x2 + 2y 2 − x3 y,
2 2
3. f (x, y) = e2x +xy+7x+y ,
4. f (x, y) = sin(xy),
5. f (x, y) = ln(x + y)
6. f (x, y) = arctan xy
q
2 2
7. f (x, y) = arctan xx2 −y+y 2
.
Exercice 3
√
On considère la fonction f (x, y) = x + 5y.
1. Calculer ∂f
∂x
(x, y) et ∂f
∂y
(x, y).
∂f ∂f
2. Donner le domaine de définition pour f, ∂x
(x, y) et ∂y
(x, y).
Exercice 4
Calculer la différentielle de
2
1. f (x, y) = x y+xy
2
p 1
2. f (x, y) = x2 + y 2 pour x = 1, y = 0, dx = 2
et dy = 14 .
Exercice 5
Soit f (x, y) = 16 − x2 − y 2 . Calculer
∂f ∂f
(1, 2), puis (1, 2).
∂x ∂y
Exercice 6
1. Calculer les dérivées des fonctions implicites de x données pour les équations :
2 2
(a) xa2 + yb2 − 1 = 0
x2 y2
(b) a2
−b2
=1
∂z ∂z 2 y2 z2
2. Calculer ∂x
et ∂y pour xa2 + b2
+ c2
= 1.
∂w
3. Calculer ∂u
et ∂w
∂v
pour u − v tan aw = 0.
66
Anaclet Hope Africa University
Exercice 7
∂z ∂z z y
1. Montrer que x ∂x + y ∂y = z si x
=F x
quelle que soit la fonction dérivable F.
∂2z ∂2z
2. Montrer que si z = ln(x2 + y 2 ), alors ∂x2
+ ∂y 2
= 0.
x2 y 2 ∂ z2 ∂ z 2 ∂z
3. Montrer que si z = x+y
alors x ∂x2 + y ∂x∂y = 2 ∂x .
Exercice 8 Déterminer les extrema des fonctions suivantes ainsi que les points selles :
1. f (x, y) = 2x2 + 2xy + y 2 + 2x − 3,
2. f (x, y) = −5x2 + 4xy − y 2 + 16x + 10,
3. f (x, y) = x2 − y 2 + 4x − 4y − 8,
2 −y 2
4. f (x, y) = x.e−x ,
5. f (x, y) = x2 + y 4 .
Exercice 10 Afin de traiter une infection bactérienne, il est nécessaire d’utiliser con-
jointement deux composées chimiques. Des études ont montré qu’en laboratoire la durée
de l’infection pouvait être modélisée par
67
Anaclet Hope Africa University
Chapitre V
Equations différentielles
V.1 Introduction
Dans le présent chapitre, nous allons apprendre à résoudre quelques équations dif-
férentielles ordinaires. En général, ces équations sont utilisées dans la construction des
modéles mathématiques de nombreux phénomènes (par exemple phyisiques, biologique,
chimique, économiques,...).
Une équation différentielle ordinaire est une expression de la forme
F (x, y, y 0 , y 00 , ..., y n0 ) = 0,
68
Exemple
Un cas très classique d’équation différentielle du deuxième ordre est
y 00 + y = 0.
F (x, y, y 0 ) = 0.
dy
y0 =
dx
et de séparer d’abord les variables dans
dy
g(x) + f (y) =0
dx
et puis intégrer chaque membre
Z Z
g(x)dx = − f (y)dy.
69
Anaclet Hope Africa University
Soit G(x) une primitive de g(x) dans un intervalle et F (y) une primitive de f (y) dans un
autre intervalle. Chaque fois que, pour une constante C, l’expression
G(x) + F (y) = C
définit une fonction y(x) dérivable dans un intervalle ouvert ]a, b[, c’est-à-dire si
Exemple
Considérons l’équation différentielle suivante
1
y 0 − (y 2 − 1) = 0. (V.1)
2
dy
Comme y 0 = dx
, on peut écrire
dy 1 2
− (y − 1) = 0.
dx 2
On sépare les variables et on intégre
dy 1 2
= (y − 1)
dx 2
dy 1
= dx, y 2 6= 1
y2 − 1 2
Z Z
dy 1
2
= dx
y −1 2
1 y−1 x
ln = +C
2 y+1 2
En effet, la fonction
1 1 1 1
q(y) = 2 = −
y −1 2 y−1 y+1
a pour primitive
1
Q(y) = [ln |y − 1| − ln |y + 1|] .
2
70
Anaclet Hope Africa University
La solution générale de(4.1) sous la forme est donc
1 y−1 x
ln − = C.
2 y+1 2
Si on pose C1 = e2C , on a
y−1
= ex+2c
y+1
y−1
= C1 ex
y+1
y−1 = C1 yex + C1 ex
(1 − C1 ex )y= 1 + C1 ex
1 + C1 e x
y = .
1 − C1 e x
qui est une solution de (4.1) sous la forme explicite sur chaque intervalle ]a, b[ où cette
expression est dérivable.
Exercices
I. Résoudre les équations différentielles à variables séparables suivantes
1. y 0 = x.y
2. yy 0 + x = 0
√
3. y 0 1 − x2 + xy = 0
4. (1 − y 2 )dy − ydx = 0
5. (1 + y 2 )x + (1 + x2 )y 0 = 0.
II. Déterminer les solutions particulières des équations différentielles suivantes satis-
faisant y0 = y(x0 )
1. (x − 4)xy 0 + y = 0, x0 = 5, y0 = −1
2. (1 + y)dx − (1 + x)dy = 0, x0 = 1, y0 = 2
3. (1 + ex )yy 0 = ex , x0 = 0, y = 1
71
Anaclet Hope Africa University
y
Méthode de résolution : Nous posons t = x
et nous cherchons une solution de la forme
y(x) = xt(x)
qui est une équation à variales séparables en l’inconnue t et la variable x. Nous écrivons
d’abord t0 = dx
dt
, et nous séparons les variables dans
dt
t − f (t) + x = 0.
dx
On intègre ensuite Z Z
dt dx
=− .
t − f (t) x
1
Soit H(t) une primitive de t−f (t)
. Si l’expression
H(t) + ln |x| = C
définit une fonction t = t(x) dérivable sur un intervalle ]a, b[, la fonction
Exemple 1
y2
y0 =
x2 + xy
Divisons le numérateur et le dénominateur du second membre par x2 . Nous avons
y 2
y0 = x
y .
1+ x
Posons
y
= t.
x
Nous avons
y = xt,
y 0 = t + xt0 .
L’équation devient
t2
t + xt0 = ,
1+t
72
Anaclet Hope Africa University
t2 − t − t2
xt0 = ,
1+t
dt t
x =− .
dx 1+t
Donc, Z Z
1+t dx
dt = − ,
t x
Z Z
1
dt + dt = − ln |x| + C,
t
C∗
ln |t| + t = ln , où C = ln C ∗ ,
|x|
C∗
t.et = .
x
D’où
y y C∗
ex = ,
x x
y
ye x = C ∗ .
Exemple 2
Touver la solution générale de l’équation
y y
y0 = e x + .
x
Posons
y = xt,
alors
t + xt0 = et + t,
dt
x = et ,
dx
dx
e−t dt = .
x
En intégrant, on trouve
−e−t = ln |x| + C,
C∗
e−t = ln , où C = − ln C ∗
|x|
C∗
t = − ln ln .
|x|
D’où
C∗
y
= − ln ln ,
x |x|
C∗
y = −x ln ln .
|x|
73
Anaclet Hope Africa University
Exercices
I. Résoudre les équations différentielles du premier ordre à fonction homogène :
x+2y
1. y 0 = 2x−y
.
2. (x3 + y ) − 3xy 2 y 0 = 0.
3
Equation de la forme
0 ax + by + c a b
y =f , 6= 0 .
a0 x + b 0 y + c 0 a 0 b
En posant
Y = ax + by + c, X = a0 x + b0 y + c0 ,
on revient au type précédent (équation homogène). En dérivant par rapport à x, on a
dY dX
= a + by 0 , = a0 + b 0 y 0
dx dx
de sorte qu’en dérivant membre en membre ces deux relations, on obtient l’équation
homogène
Y
dY a + by 0 a + bf X
= 0 = 0 Y
.
dX a + b0 y 0 a + b0 f X
En particulier, si aa0 = bb0 , alors, en posant u = ax + by, on se ramène à l’équation à
variables séparables.
Exercice
Intégrer les équations différentielles suivantes :
1−3x−3y
1. y 0 = 1+x+y
.
2. (2x − y − 4)dy + (x − 2y + 5)dx = 0.
x+2y−1
3. y 0 = 2x+4y+3
.
74
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V.2.3 Equations différentielles linéaires du premier ordre
Il s’agit d’une équation dont le second membre est linéaire en y, c’est-à-dire de la
forme
y 0 + p(x)y = q(x) (V.3)
où p et q sont continues dans un intervalle I. L’équation linéaire homogène associée
y 0 + p(x)y = 0 (V.4)
satisfait aux propriétés de linéarité :
– Si y1 (x) et y2 (x) sont deux solutions de (4.4) dans I, alors (y1 +y2 )(x) = y1 (x)+y2 (x)
est aussi une solution de(4.4) dans I.
– Si y(x) est une solution de (4.4) dans I, alors pour λ ∈ R, (λy)(x) = λy(x) est
aussi solution de (4.4) dans I.
Remarque :
L’équation linéaire homogène est une équation à variables séparables. Toute solution
notée yh est de la forme
yh = Ce−P (x)
où C est une constante réelle arbitraire. L’expression, notée yp ,
Z
−P (x)
yp = e eP (x) q(x)dx
75
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• Deuxième méthode de résolution : L’équation (4.3) peut être aussi s’écrire sous la forme
soit
u0 .v + u(v 0 − p(x).v) = q(x) (∗)
Considérons le coefficient de u dans cette équation, à savoir v 0 − p(x).v et cherchons
une fonction particulière v qui annule ce coefficient. Supposons donc
v 0 − p(x)v = 0
ou
v 0 = p(x).v
qui est une équation à variables séparées dont une solution particulière est donnée
par R
v = e p(x)dx .
En tenant compte de cette valeur de v dans la relation y = u.v et dans la relation
(∗), la relation (∗) se réduit à
R
u0 .e p(x)dx
= q(x)
R
u0 = q(x).e− p(x)dx
D’où Z R
u= q(x).e− p(x)dx
dx + C
Exemple
y
y 0 = − + x2
x
La solution est donnée par
Z
dx dx
R R
− 2
y=e x xe x dx + C ,
soit Z
1
ln 2 ln |x|
y=e |x| xe dx + C ,
76
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Z
1 3
y= x dx + C ,
x
1 x4
y= +C ,
x 4
x3 C
y= + .
4 x
Equation de Bernoulli
Il s’agit d’une équation de la forme
y 0 = a(x).y + b(x).y n
où n est un entier strictement supérieur à 1. Si n = 1, le second membre est séparé et si
n = 0, le second membre est linéaire en y. On revient à l’équation linéaire, en divisant
les deux membres par y n ,
y0 y
n
= a(x). n + b(x) ⇐⇒ y 0 y −n = a(x).y 1−n + b(x).
y y
Cette dernier relation peut s’écrire sous la forme
1−n
d y
= a(x).y 1−n + b(x)
dx 1 − n
dont le second membre est linéaire par rapport à l’inconnue y 1−n .
Exemple
y ln x 2
y0 = − + .y .
x x
Divisons les deux membres par y 2 , on a
y0 1 ln x
2
= − .y −1 + ,
y x x
c’est-à-dire
d −1 1 ln x
(y ) = .y −1 − .
dx x x
D’où
Z
−1
R dx ln x − R dx
y = e x − .e x dx + C ,
x
Z
ln |x| ln x ln |x|
1
= e − .e dx + C ,
x
Z
ln x
= x − dx + C ,
x2
1 1
= x[ ln x + + C],
x x
= 1 + Cx + ln x.
77
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Finalement,
1
y= .
1 + Cx + ln x
Exercices
I. Résoudre les équations différentielles linéaires du premier ordre :
1. y 0 = −x.y + x.
2. y 0 + 2xy = 4x.
3. (x − 2)y 0 = y + 2(x − 2)3 .
4. xdy − 2ydx = (x − 2)ex dx.
5. y 0 + y cos x = sin 2x + cos x.
6. y 0 + ytgx = sin 2x.
7. y 0 = ytgx + cos x.
2y
8. y 0 + x
= x3 .
II. Résoudre les équations différentielles linéaires suivantes et donner les solutions satis-
faisant aux conditions initiales données :
1. y 0 + ycotgx = 5ecos x , x0 = π2 , y0 = −4.
2. xy 0 + y − ex = 0, x0 = a, y0 = b.
y
3. y 0 − 1−x2
− 1 − x = 0, x0 = 0, y0 = 0.
4. y 0 − ytgx = 1
cos x
, x0 = 0, y0 = 0.
y 00 = f (x, y, y 0 ).
78
Anaclet Hope Africa University
Exemple
Intégrer l’équation différentielles
1
y 00 = .
x
Solution :
Z
0 dx
y =
x
= ln |x| + C1
et
Z
y = ln xdx + C1 x + C2
= x ln |x| − x + C1 x + C2
= x ln |x| + (C1 − 1)x + C2
= x ln |x| + C10 x + C2
= x(ln |x| + C10 ) + C2 .
y 0 = u.
Exemple
x.y 00 + y 0 + x = 0
Solution :
1
y 00 = − .y 0 − 1.
x
En posant y 0 = u, il vient
1
u0 = − .u − 1
x
79
Anaclet Hope Africa University
qui est une équation différentielle du premier ordre à second membre homogène de
la forme y 0 = p(x).y + q(x). Donc,
Z
− dx
R R dx
u = e x −1e x dx + C1
Z
1
ln |x| ln |x|
= e − e dx + C1
Z
1
= − xdx + C1
x
1 x2
= (− + C1 )
x 2
x C1
= − + .
2 x
En remplaçant u par sa valeur, on a
x C1
y0 = − + .
2 x
En intégrant cette dernière équation, on a
Z Z
1 1
y=− xdx + C1 dx.
2 x
x2
y=− + C1 ln |x| + C2 .
4
Exercices
Intégrer les équations différentielles suivantes :
1. xy 00 + y 0 = 0.
2. x2 y 00 + xy 0 = 1.
3. y 00 = − yx0 .
III. y 00 = f (y, y 0 ), équation différentielle ne contenant pas x explicitement.
Nous posons y 0 = u comme précédemment et on pourra écrire
du du dy du
y 00 = = . = u.
dx dy dx dy
de sorte que l’équation donnée devient
du
u = f (y, u)
dy
qui est une équation différentielle du premier ordre où u et y sont des variables. Si
nous pouvons tirer u de cette équation, nous pourrons exprimer y à partir de la
relation
y0 = u
80
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Exemples
1 + y 02
y 00 = .
y
Posons y 0 = u, de sorte que
du
y 00 = u .
dy
L’équation donnée devient
du 1 + u2
u =
dy y
qui est une équation à variables séparables. Nous avons donc
Z Z
udu dy
=
1 + u2 y
1
ln(1 + u2 ) = ln y + C1
√ 2
ln 1 + u2 = ln y + C1
1 + u2 = C12 y 2
u2 = C12 y 2 − 1
et q
y0 = u = C12 y 2 − 1
Nous intégrons maintenant une équation à variables séparées pour trouver la valeur
de y. Z Z
dy
p = dx
C12 y 2 − 1
Z
dy
p
2 2
= x + C2 .
C1 y − 1
L’intégration du premier membre de cette dernière équation conduit à
1
q
ln |C1 y + C12 y 2 − 1| = x + C2
C1
ou
1
arch(cy) = x + C2 .
C1
Finalement, on a
1
y= ch(C1 x + C20 ).
C1
81
Anaclet Hope Africa University
Exercice
Intégrer les équations différentielles suivantes :
yy 00 = y 02 .
Exemple
1
y 00 = −
y3
Solution : Ecrivons
1 d 02 1
(y ) = − 3 .
2 dy y
Nous avons
d 02 2
(y ) = − 3 .
dy y
D’où
Z
02 dy
y = −2 +C
y3
1
= +C
y2
soit
r
1
y0 = +C
y2
1p
= 1 + Cy 2 ,
y
une équation à second membre séparé. Nous avons
Z Z
ydy
p = dx,
1 + Cy 2
82
Anaclet Hope Africa University
soit
1p
1 + Cy 2 = x + C 0
C
p
1 + Cy 2 = C(x + C 0 )
1 + Cy 2 = C 2 (x + C 0 )2
1
y 2 = C(x + C 0 )2 −
C
p 1
y = ± C(x + C 0 )2 + C ∗ , C ∗ = − .
C
Ay 00 + By 0 + Cy = f (x) (V.6)
Ay 00 + By 0 + Cy = 0. (V.7)
y = eλx ,
(Aλ2 + Bλ + C)eλx = 0.
Donc, y = eλx est une solution si λ est une racine de l’équation caractéristique
Aλ2 + Bλ + C = 0. (V.8)
83
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Premier Cas : B 2 − 4AC > 0.
On a 2 racines réelles distinctes de (4.9)
λ1 6= λ2
et
y1 = eλ1 x , y2 = eλ2 x , x ∈ R
sont deux solutions de (4.8) linéairement indépendantes, c’est-à-dire
y = C1 eλ1 x + C2 eλ2 x
y = C1 eλx + C2 xeλx ,
84
Anaclet Hope Africa University
Troisième Cas : B 2 − 4AC < 0.
On a deux racines complexes conjuguées
√
−B + i 4AC − B 2
λ1 =
2A
et √
−B − i 4AC − B 2
λ1 = .
2A
Alors eλ1 x et eλ1 x sont deux solutions à valeurs complexes linéairement indépen-
dantes. Notons
B 1 √
γ=− et ω = 4AC − B 2 .
2A 2A
Alors,
y1 = eγx cos ωx = Re(eλ1 x ) et y2 = eγx sin ωx = Im(eλ1 x )
sont deux solutions réelles de (4.8) linéairement indépendantes.
La solution générale de (4.8) est donc
Proposition
Soit yp une solution particulière de (4.7). Alors, toute solution y de (4.7) est de la
forme
y = yh + yp (V.9)
où yh est une solution de l’équation homogène associée(4.8).
Réciproquement, pour chaque yh solution de (4.8), y donné par (4.10) est une so-
lution de (4.7).
Nous avons deux méthodes de résolution pour la recherche d’une solution particulière :
1. Méthode de variation des constantes.
Si on connaît les solutions y1 et y2 de l’équation homogène (4.8), la solution générale
de l’équation non homogène (4.7) peut être cherchée sous la forme
y = C1 (x)y1 + C2 (x)y2
85
Anaclet Hope Africa University
Nous résolvons ce système de deux équations à deux inconnues C10 (x) et C20 (x). Ce
système admet toujours une solution car son déterminant est toujours différent de
zéro. Alors la solution particulière de l’équation (4.7) est donnée par la formule
Z Z
y(x) = e . C1 (x)dx + e . C20 (x)dx.
λ1 x 0 λ2 x
Z Z
0
y (x) = C10 (x)eλ1 x + C20 (x)eλ2 x + λ1 e λ1 x
C20 (x)dx.
. C10 (x)dx + λ2 e λ2 x
.
Z Z
y (x) = C1 (x).λ1 e + C2 (x).λ2 e + λ1 e . C1 (x)dx + λ2 e . C20 (x)dx.
00 0 λ1 x 0 λ2 x 2 λ1 x 0 2 λ2 x
et
f (x)
C10 (x).λ1 eλ1 x + C20 (x).λ2 eλ2 x = ,
A
on a
Z Z
00 0
Ay +By +Cy = f (x)+(Aλ21 +Bλ1 +C)eλ1 x . C10 (x)dx+(Aλ22 +Bλ2 +C)eλ2 x . C20 (x)dx
D’où
Ay 00 + By 0 + Cy = f (x)
car les expressions entre parenthèses sont nulles puisque λ1 et λ2 sont les racines de
l’équation caractéristique (4.9).
Exemple
Résoudre l’équation différentielle suivante
y 00 + 2y 0 + y = x
y 00 + 2y 0 + y = 0
λ2 + 2λ + 1 = 0.
λ = −1.
86
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Cette racine est double. Dans ce cas, la solution générale de l’équation homogène
est donnée par
yh = C1 e−x + C2 x.e−x .
Cherchons maintenant la solution particulière de l’équation y 00 + 2y 0 + y = x. Pour
cela, nous construisons le système suivant :
0
C1 (x).e−x + C20 (x).x.e−x = 0
−C10 (x).e−x + C20 (x)(e−x − xe−x ) = x
= (−x2 + 2x − 2 + x2 − x)
= x−2
y(x) = yh + yp
soit
y(x) = (C1 + C2 x)e−x + x − 2.
2. Méthode des exponentielles polynômes.
Cette méthode s’emploie lorsque le second membre est de la forme
87
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(c) Si B = C = 0 et Pn (x) = a0 + a1 x + ... + an xn , une solution particulière est
donc
x2 x3 x4 xn+2
y p = a0 + a1 + a2 + ... + an ,
2 2.3 3.4 (n + 1)(n + 2)
c’est-à-dire yp est une primitive de xPn (x).
D’une façon générale, si dans f (x) = eγx .Pn (x) :
(i). γ n’est pas racine de l’équation caractéristique (4.9), on essaie
avec n = 0, 1, 2, 3, ...
(ii). γ est une racine simple de l’équation caractéristique (4.9), on essaie
avec n = 0, 1, 2, 3, ...
(iii). γ est une racine double de l’équation caractéristique (4.9), on essaie
avec n = 0, 1, 2, 3, ...
(d) Si f (x) = eγx [Pn (x) cos kx + Qm (x) sin kx], où Pn et Qm sont des polynômes
et k est une constante, k 6= 0, alors :
(i). on essaie
yp = eγx [SN (x) cos kx + TN (x) sin kx]
si γ ± ki n’est pas une racine complexe de l’équation caractéristique (4.9)
avec SN (x) et TN (x) des polynômes de degré N = max{n, m}.
(ii). on essaie
yp = eγx .xr [SN (x) cos kx + TN (x) sin kx]
si γ ± ki est une racine de l’équation caractéristique (4.9) avec r l’ordre
de la racine γ ± ki (pour les équations du second ordre r = 1).
Problème de Cauchy pour une équation linéaire du second ordre : chercher une solution
de
Ay 00 + By 0 + Cy = f (x)
satisfaisant les conditions initiales
y(x0 ) = y0
y 0 (x0 ) = y1 .
88
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Exemple 1
Trouver la solution générale de l’équation
2y 00 − y 0 − y = 4xe2x .
2λ2 − λ − 1 = 0
f (x) = 4xe2x .
4 28
yp = ( x − )e2x .
5 25
La solution générale de l’équation donnée est donc
x 4 28
y = C1 e2x + C2 e− 2 + ( x − )e2x .
5 25
89
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Exemple 2
Trouver la solution générale de l’équation
y 00 − 2y 0 + y = xex .
y 00 − 2y 0 + y = 0
λ2 − 2λ + 1 = 0.
yp0 = Ax2 ex + 2(Ax + B)xex + (Ax + B)x2 ex = (Ax3 + 3Ax2 + Bx2 + 2Bx)ex .
yp00 = (3Ax2 + 6Ax + 2Bx + 2B)ex + (Ax3 + 3Ax2 + Bx2 + 2Bx)ex
= (Ax3 + 6Ax2 + 6Ax + Bx2 + 2Bx + 2B)ex .
(Ax3 +6Ax2 +6Ax+Bx2 +2Bx+2B)ex −2(Ax3 +3Ax2 +Bx2 +2Bx)ex +(Ax+B).x2 .ex = xex ,
Ax3 + 6Ax2 + 6Ax + Bx2 + 2Bx + 2B − 2Ax3 − 6Ax2 − 2Bx2 − 4Bx + Ax3 + Bx2 = x,
6Ax + 2B = x.
En égalisant les coefficients de mêmes puissances de x et les termes constants du premier
et du second membre de l’égalité, on a 6A = 1 et 2B = 0. D’où A = 61 et B = 0. La
solution particulière est donc
1 1
yp = ( x).x2 .ex = x3 ex .
6 6
Par conséquent, la solution générale de l’équation donnée est
1
y = (C1 + C2 x)ex + x3 ex .
6
90
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Exemple 3
Trouver la solution générale de l’équation
y 00 + y = x sin x.
Solution : L’équation caractéristique est
λ2 + 1 = 0
et elle a pour racine
λ1 = i et λ2 = λ1 = −i.
La solution générale de l’équation homogène associée est
yh = C1 cos x + C2 sin x, où γ = 0 et ω = 1.
Le second membre est de la forme
f (x) = eγx [Pn (x) cos kx + Qm (x) sin kx]
où γ = 0, k = 1, Pn (x) = 0, Qm (x) = x. Nous cherchons donc la solution particulière
yp sous la forme
yp = x[(Ax + B) cos x + (Cx + D) sin x]
= (Ax2 + Bx) cos x + (Cx2 + Dx) sin x.
Dérivons yp deux fois :
yp0 = (2Ax + B + Cx2 + Dx) cos x + (2Cx + D − Ax2 − Bx) sin x.
yp00 = (2A + 4Cx + 2D − Ax2 − Bx) cos x + (2C − 4Ax − 2B − Dx) sin x.
(2A + 4Cx + 2D) cos x + (2C − 4Ax − 2B) sin x + Cx2 sin x = x sin x.
Identifions maintenant les termes en cos x , en x cos x, en sin x, en x sin x et en x2 sin x
dans les deux membres de l’égalité, nous avons
2A + 2D = 0
4C = 0
2C − 2B = 0
−4A = 1.
D’où
1 1
A = − , B = 0, C = 0, D = .
4 4
Donc,
1 1
yp = − x2 cos x + x sin x.
4 4
La solution générale est
x2 x
y = C1 cos x + C2 sin x − cos x + sin x.
4 4
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Exercices
I. Trouver les solutions générales des équations différentielles suivantes :
1. y 00 − 5y 0 + 6y = 0,
2. y 00 − 9y = 0,
3. y 00 − y 0 = 0,
4. y 00 + y = 0,
5. y 00 − 2y 0 + 2y = 0,
6. y 00 + 4y 0 + 13y = 0,
7. y 00 + 2y 0 − y = 0,
y 0 −y
8. y 00
= 3,
9. y − 4y 0 + 13y = 0,
00
10. y 00 + 4y = 0,
11. y 00 − 7y 0 + 10y = 0,
12. y 00 + y 0 + y = 0.
II. Trouver les solutions particulières des équations différentielles suivantes répondant
aux conditions initiales indiquées :
1. y 00 − 5y 0 + 4y = 0; x0 = 0, y0 = 5, y00 = 8,
2. y 00 + 3y 0 + 2y = 0; x0 = 0, y0 = 1, y00 = −1,
y
3. y 00 = a2
; x0 = 0, y0 = a, y00 = 0,
4. y 00 + 10y 0 + 16y = 0; x0 = 0, y0 = 1, y00 = 12,
5. y 00 + 9y = 0, x0 = π3 , y0 = 1, y00 = 1.
III. Trouver les solutions générales des équations différentielles suivantes :
1. y 00 − 4y 0 + 4y = x2 ,
2. y 00 + 2y 0 + y = e2x ,
3. y 00 − y = ex ,
4. y 00 + y = cos x,
5. y 00 − 2y 0 − 3y = 2x + 1,
6. y 00 + 2y 0 + 8y = 4x2 − 6x − 3,
7. y 00 − 5y 0 + 6y = −3 sin x,
8. y 00 − 5y 0 + 4y = −2 cos x + 8 sin x,
9. y 00 + 2y 0 + 4y = ex sin 2x,
10. y 00 + 4y = sin 2x − cos 2x.
IV. Trouver la solution particulière des équations différentielles suivantes répondant aux
conditions initiales indiquées :
1. y 00 + 4y = sin x, x0 = 0, y0 = 1, y00 = 1;
2. y 00 + 3y 0 + 2y = x2 + 4x + 8, x0 = 0, y0 = 1, y00 = 2;
3. y 00 − 2y 0 − 3y = 2x + 1, x0 = 0, y0 = 13 , y00 = − 49 .
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V. Soit l’équation différentielle
y 00 + 2y 0 + my = 12x2 e−x .
Trouver la constante réelle m de manière que y = x4 e−x soit une solution particulière
de cette équation et trouver ensuite pour cette valeur de m la solution de cette
équation.
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Bibliographie
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