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Le document présente un profil détaillé du secteur halieutique au Cameroun, incluant la structure de la pêche maritime et artisanale, ainsi que les ressources et les techniques de pêche. Il souligne la diversité des espèces, les défis de la pêche industrielle et artisanale, et les efforts du gouvernement pour améliorer la gestion des ressources halieutiques. Le potentiel de développement de l'aquaculture est également mentionné, avec des recommandations pour une pêche durable et la lutte contre la pêche illicite.

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1.

1
FISHERY COUNTRY Food and Agriculture Organization of FID/CP/CMR
PROFILE the United Nations
PROFIL DE LA PÊCHE Organisation des Nations Unies pour
PAR PAYS l'alimentation et l'agriculture
RESUMEN Organización de las Naciones Unidas Décembr
INFORMATIVO SOBRE para la Agricultura y la Alimentación e 2007
LA PESCA POR
PAISES

LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

I. STRUCTURE DU SECTEUR HALIEUTIQUE

1. Secteur général des pêches

Au Cameroun, la pêche se pratique aussi bien en mer que sur le continent. Les eaux
maritimes se situent dans la poche Ouest du Golf de Guinée. Le front de mer s’étend
sur près de 360 km alors que la largeur moyenne de cette zone ne s’étend que sur
environ 40 km.

La largeur moyenne du plateau continental est d’environ 20 milles couvrant une


superficie d’environ 10 600 Km2.

Les peuplements ichtyologiques montrent une nette prédominance des espèces d’eaux
chaudes. La distribution des différentes espèces exploitées est très côtière. La
productivité de la zone côtière par rapport à la haute mer peut être expliquée par la
richesse phytoplanctonique littorale due aux importantes décharges fluviales, elles-
mêmes dépendantes de la pluviométrie.

Les estimations fait pendant les années quatre vingt concernant la production
potentielle des principales espèces commerciales sont les suivantes:

• petits pélagiques (Ethmalosa fimbriata, Sardinella maderensis): 40 000


tonnes/an minimum (SCET, 1979);
• petites crevettes d’estuaire (Palaemon hastatus): 10 000 tonnes/an
minimum (SCET, 1979);
• poissons démerseaux: 8 000 à 12 000 tonnes/an (Ssentongo et Njock,
1987);
• crevettes (Parapenaeopsis atlantica et P. notialis): 500-1000 tonnes/an
(Ssentongo et Njock, 1987).
1. 1

En outre, le Cameroun présente un réseau hydrographique comprenant plusieurs


systèmes fluviaux. Les embouchures de ces cours d’eau constituent des zones de
pêche très fréquentées pour la capture des crevettes d’estuaire, des poissons
pélagiques côtiers et des espèces démersales.

Par ailleurs, les eaux continentales, à leur niveau annuel moyen, présentent une
surface totale estimée à 35 000 Km2 soit environ 7,4 pourcent du territoire national. La
répartition approximative est la suivante: Plaines d’inondation et marais 86 pourcent;
lacs naturels 4 pourcent; retenues de barrage 7 pourcent; fleuves 3 pourcent. Les
espèces, les plus fréquentes dans les captures sont: Poissons chats (Clarias), Silures
(Hétérobranchus), Heterotis, Clariidae (Alestes, Hydrocynus), Cichlidae (Tilapia,
Hemichromis), Barbus (Labeo), Synodontus, Lates, Mormyrus, Gymnarchus parmis
d’autres dans la grande variété haléutique. Le volume total des captures est estimé à
75 000 tonnes/an.

Le climat, la topographie et la nature du sol et les ressources piscicoles endémiques


sont propices au développement de la pisciculture pour la plupart des petites vallées du
Nord-Ouest et de l’Ouest, des zones forestières du Centre, Sud et Est et enfin du
plateau de l’Adamaoua. De plus, tout au long des 360 Km du littoral atlantique, de
nombreux sites pourraient abriter des aménagements aquacoles. Les études
sectorielles menées en 1992 ont évalué le potentiel piscicole annuel au Cameroun à
plus de 20 000 tonnes en élevage extensif.

Les débuts de la pisciculture au Cameroun remontent en 1948, malgré les efforts du


Gouvernement pour promouvoir son développement à travers un vaste programme de
vulgarisation et de formation des encadreurs et des professionnels, la pisciculture est
restée une activité limitée, donnant une production marginale. Pourtant, grâce à la
variété de ses climats généralement très humides, aux reliefs plus ou moins accidentés
et aux sols profonds, il est possible d’établir des aménagements piscicoles dans une
grande partie du pays, adaptés à chaque type de région. Ainsi le grand nombre de
sites favorables à ce genre d’activité fait que le Cameroun pourrait développer
l’aquaculture et donc réduire considérablement son déficit en poissons.

2. Sous secteur des pêches maritimes

Le sous secteur des pêches maritimes comprend le sous secteur industriel et le sous
secteur artisanal.

• SOUS SECTEUR INDUSTRIEL

I. Profil des captures

La pêche industrielle se pratique sur le plateau continental règlementairement au-delà


des 3 milles marins. Le véritable développement de la pêche industrielle a commencé
au cours des années 1970. Après avoir franchi la barre de 23 000 tonnes en
1981/1982, les débarquements ont progressivement diminué et se situent
actuellement à près de 7 000 tonnes/an. Les principales espèces ichtyologiques sont
généralement composées des Scianidae (Tambour, Bar), des Pseudotolithus elongatus
(Bossu), les Polydactylus quadrifilis et Galeoides decadactylus (Capitaines), des
Cynoglossus canariensis (Sole), des Lutjanus goreensis (Carpe), des Pomadasys
jubelini (Dorade Grise), des Thonidés (Thon) et des Peneidés (Crevettes).
1. 1

Huit (08) sociétés de pêche industrielle ont assuré l’essentiel de la production pour une
flottille totale de 55 bateaux (10 chalutiers et 45 crevettiers) dont la puissance est
comprise entre 50 et 250 TJB (Tonneaux de Jauge Brute). Trois de ces sociétés
exercent avec des bateaux affrétés coque nue (en partenariat) soit au total 31
crevettiers. La plupart des bateaux sont âgés de 0 à 18 ans.

La pêche industrielle emploie plus de 700 personnes.

IV. SITES DE DEBARQUEMENT

Les bateaux de pêche industrielle débarquent leur capture au port de pêche de Douala
qui est le plus grand site de débarquement. Il existe également deux ports de pêche de
petite importance (Tiko et Kribi).

V. LES MOYENS DE PRODUCTION

La flottille de pêche industrielle est composée de 55 bateaux dont 10 chalutiers et 45


crevettiers appartenant à huit sociétés agréées. 31 crevettiers sont affrétés coque nue
(système de partenariat) et appartiennent à 03 sociétés.

VI. PRINCIPALES RESSOURCES

Les principaux stocks et ressources exploités par la pêche industrielle à l’intérieur des
eaux territoriales et au sein de la zone économique exclusive du Cameroun se présente
comme suit.

Famille Espèces

Ariidae Arius heudeloti

Carangidae Caranx Hippos, Caranx lugubris, Selene


dorsalis, Chloroscomrbus chrysurus

Cynoglossidae Cynoglossus monodi, Cynoglossus


senegalensis,

Drepaneidae Drepane africana

Lutjanidae Lutjanus goreensis, Lutjanus agennes,


Lutjanus endecacanthus, Lutjanus
dentatus

Polynemidae Galeodes decadactylus

Pentanemus quinquarius

Sciaenidae Pseudotolithus elongatus, Pseudotolithus


typus; Pseudotolithus senegalensis

Sparidae Pagrus ariga

Panaenidae Penaeus sp.

Portunidae Carcharinus
1. 1

Squalidae Portinus validus

VII. METHODE DE GESTION DES PECHES

L’objectif global de développement du Gouvernement Camerounais est d’améliorer


significativement les conditions de vie des populations et de faire reculer durablement
la pauvreté notamment en milieu rural.

Cet objectif reste la préoccupation majeure des Documents Stratégiques de Réduction


de la Pauvreté (DSRP) et de Stratégie de Développement du Secteur Rural (DSDSR).
La stratégie préconisée pour atteindre cet objectif, qui devra s’intégrer dans le schéma
global du développement rural et dans une perspective significative de réduction de la
pauvreté, tout en assurant le maintien des équilibres macro économiques et
environnementaux du pays, s’articule le long de quatre axes stratégiques. Il s’agit de:

1. La modernisation de l’appareil de production

2. L’amélioration du cadre institutionnel;

3. L’amélioration du cadre incitatif;

4. La gestion durable des ressources naturelles.

Pour ce qui est de la pêche industrielle, la stratégie est orientée vers les principaux
objectifs suivants:

• L’appui au renouvellement de la flottille de pêche industrielle vétuste;


• L’encouragement des opérateurs économiques à mettre en place des flottilles de
pêche halieutique destinées à évoluer en dehors des eaux sous juridiction
nationale;
• L’appui à la mise aux normes des établissements de traitement et conservation des
produits de la pêche ainsi que les bateaux congélateurs;
• La mise aux normes des laboratoires d’analyse de qualité des produits de pêche;
• L’institutionnalisation des rencontres avec les opérateurs comme cadre de
concertation;
• La formalisation de la collaboration institutionnelle intersectorielle;
• Assurer la protection de la biodiversité aquatique par la création d’aires marines
protégées, la promotion des techniques de pêche plus sélectives;
• L’opérationnalisation du repos biologique;
• La rationalisation et le contrôle de l’effort de pêche;
• La lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée;
• La mise en place d’un système efficace de contrôle, suivi et surveillance des
pêches;
• La vulgarisation du (CCPR) Code de Conduite FAO pour une Pêche Responsable et
• L’évaluation régulière des stocks.

Il existe également une loi régissant la pêche au Cameroun et de nombreux textes


réglementaires et administratifs (Pêches et Aquaculture, Défense, Transports et
Recherche) comme mesures et arrangements institutionnels pour gérer le système.

Les textes définissent les types de pêche et les engins de pêche autorisés. En outre, ils
traitent de l’exercice du droit à la pêche notamment l’agrément et les autorisations de
1. 1

pêche, de la gestion et de la conservation ainsi que de la protection des ressources


halieutiques.

A cet égard la zone d’interdiction de la pêche par l’utilisation des engins traînants est
définie. De même la loi prévoit qu’en matière de gestion et de conservation des
ressources halieutiques, des restrictions peuvent être apportées à l’exercice du droit de
pêche suivant des conditions fixées par voie réglementaire en vue:

• De la protection de la faune et des milieux aquatiques ainsi que de la pêche


traditionnelle et

• Du maintien de la production à un niveau acceptable.

De même, dans le cadre le cadre du projet «réduction de l’impact de la pêche


crevettière à travers l’introduction du dispositif de réduction des captures accessoires»
EP/GLO/201/GEF financé par la FAO, l’Administration des pêches est en train de
promouvoir l’utilisation des dispositifs de réduction des captures accessoires de la
pêche crevettière. Ces dispositifs (By Catch Reduction Devise (BRD) and Turtle
Excluder Devise (TED) se logent dans le chalut de pêche et permettent à l’engin de
pêche d’éviter la capture des juvéniles et des tortues marines.

Par ailleurs, le Cameroun avec l’assistance de la FAO est entrain d’élaborer un plan
d’action national visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non
déclarée et non réglementée. De plus, des réunions de concertation regroupant tous
les intervenants à savoir Administrations impliquées et Opérateurs économiques sont
organisées pour résoudre des problèmes ponctuels de gestion de pêche.

SOUS SECTEUR ARTISANAL

VIII. PROFIL DES CAPTURES

La pêche artisanale maritime est pratiquée dans la zone des 3 milles marins, dans les
estuaires et les criques à l’aide des pirogues pouvant être propulsées par des moteurs
hors bord de puissance comprise entre 8 et 30 chevaux. Ces pirogues monoxyles, en
planches ou une combinaison des deux, mesurent généralement entre 7 et 13 mètres
de long. On trouve également des grandes embarcations (14 à 20 m) utilisées pour la
pêche à la senne coulissante ou washa équipées d’un moteur de 40 chevaux.

En général il n’existe pas de différence notable entre les pirogues monoxyles et les
pirogues que en planches, bien que l’on observe un usage plus fréquent des monoxyles
dans certains types de pêche tels la ligne, le filet à crevette, l’épervier et autres. Ceci
s’explique par le fait que les monoxyles sont généralement utilisées pour des
techniques de pêche requérant le niveau d’investissement le plus bas. Il n’existe pas
de relation étroite entre l’embarcation utilisée et les engins de pêche et techniques de
pêche pratiquées. En dehors de la senne tournante (washa) qui est liée à une
embarcation spécifique, les autres engins de pêche identifiés peuvent être utilisés
différemment dans plusieurs types de pirogue.

La distribution des techniques de pêche est fortement influencée sur l’ensemble de la


côte par l’environnement écologique. Par exemple, la pêche à la crevette
(Nematopaleamon hastatus) ne se pratique que dans les estuaires et les embouchures
de certains cours d’eau.
1. 1

Les principaux types de pêche sont:

• La pêche au filet maillant de fond ciblant les espèces démersales en


majorité de la famille des Scianidae, des Aridae, de Polynemidae etc…;
• La pêche au filet maillant encerclant de surface qui cible en général
l’ethmalose (Ethmalosa fimbriata);
• La pêche à la senne tournante débarque principalement l’ethmalose et
accessoirement la sardinelle (Sardinella maderensis) et le bossu
(Pseudotolithus elongatus).
• La pêche au filet maillant de surface spécialisée pour la pêche des espèces
pélagiques: l’ethmalose et la sardinelle (Illisha africana); Ethmalosa
fimribiala et S. madoensii.
• La pêche au filet à crevettes (Nematopalaemon hastatus);
• La pêche à la senne de plage est un peu moins utilisée. Les espèces prises
sont diverses avec une prédominance de Carangidae et de Scombridae;
• Les autres engins comme l’épervier ou la ligne sont utilisés seuls. Il existe
également le Mbara ou parc à poisson, sorte de piège à poissons construit
dans l’eau et qui emprisonne les poissons entrés par marée haute. Il est
rencontré dans les criques.

Captures par principaux groupes d’espèces en tonnes (2005)

Scianidae

Pseudotolithus typus 991

Pseudotolithus elongatus 4173

Sphyraenidae

Sphyraena afra 268

Polynemidae 110

Carangidae 381

Lutjanidae

Lutjanus gorensis 72

Palaemonidae

Palaemon hastatus

Nomatupakemen hastitus

Drepanidae 259

Sparidae 126

Clupeidae 1,5

Ethmalosa fimbriata
1. 1

Ariidae 222

Scombridae 887

Dasyatidae 512

Rasoir 1280

Squalidae

Carcharinus sp. 1021

Clupeidae

Sardinelle maderensis 6497

Cynoglossidae 311

Thonidés (thon) 112

Penaeidae

Penaeus kerathurus 5

IX. SITES DE DÉBARQUEMENT

La côte Camerounaise dispose de plus de trois cents villages et campements de pêche


artisanale. Les débarcadères se trouvent tout au long de la côte dans ces campements.
L’enclavement des campements et villages de pêche, l’absence des moyens de
déplacement au niveau des Institutions locales des pêches (Centres d’alevinage et
Contrôles des Pêches) et la faiblesse du système de suivi statistique rendent difficile
l’estimation des quantités de poisson débarquées par site de débarquement. Toutefois,
les grands sites de débarquement pourraient être ceux situés à proximité des grandes
villes en l’occurrence dans la partie Sud, le Centre Communautaire de Pêche Artisanale
de Kribi avec 313 tonnes, Londji 340 tonnes de poissons débarqués au cours de
l’année 2006, et dans le Littoral, le débarcadère de Youpwé avec environ 315 tonnes
de poisson pour la même année.

X. MOYENS DE PRODUCTION

Le parc piroguier selon l’enquête et les autres de 1995 compte globalement 7 335
pirogues sur la côte Camerounaise dont 4 930 pirogues monoxyles et 1 957 pirogues
en planche. Le taux de motorisation varie fortement d’un campement à l’autre passant
facilement de 0 à 100 pourcent suivant les cas. Il est de 27,07 pourcent pour
l’ensemble de la côte.

Les engins de pêche couramment rencontrés sont: le filet maillant de fond, le filet
maillant de surface, le filet maillant dérivant, le filet à crevettes, la senne tournante, la
senne de plage, l’épervier et la ligne. Ces différents engins correspondent aux types de
pêche.
1. 1

Il a été recensé 2 294 filets maillants de fond, 7 071 filets maillants de surface, 888
filets maillants dérivants, 59 sennes tournantes, 215 sennes de plage et 24 475 pièges
à crevettes utilisés par 24 136 pêcheurs.

XI. PRINCIPALES RESSOURCES

Les stocks et ressources exploités sont les mêmes que ceux de la pêche industrielle. Ils
sont composés des espèces démersales, pélagiques et des petites crevettes d’estuaire
et sont cités ci-dessus. Dans la liste de PI l'ethmalese n'est pas mentionnée (plus tôt
pêché par PA) aussi la crevette d'estuaire. Des plus importantes en terme de captures
sont l'ethaloge et le crevette d'estuaire.

XII. METHODES DE GESTION DES PRINCIPALES PECHES

Les grands défis du secteur de la pêche en général sont:

• La sécurité alimentaire;

• La réduction de la pauvreté;

• La compétitivité des produits;

• La gestion des ressources halieutiques.

Les stratégies à mettre en œuvre dans le sous secteur de la pêche artisanale et qui
s’articulent au tour des principaux axes évoqués dans les DSRP et DSDSR portent sur:

• L’élaboration d’une politique de mise à la disposition des pêcheurs artisans et


autres opérateurs économiques du matériel de pêche de qualité et en quantité
suffisantes;

• La formation en technologies de pêche, en fabrication de pirogues de pêche,


de caisses isothermes et autres services connexes à la pêche;

• La promotion et la vulgarisation de l’utilisation d’embarcations améliorées


équipées de caisses isothermes permettant d’effectuer des sorties plus longues
et de conserver les captures en mer;

• Le développement et la vulgarisation des méthodes de captures spécifiques


d’espèces sous-exploitées et peu valorisées;

• La formation de masse des camerounais aux industries de la pêche;

• L’amélioration de l’accès aux marchés par l’aménagement des débarcadères et


le désenclavement des campements de pêche;

• Le développement d’une fiscalité adaptée au secteur de la pêche; il s’agit de


défiscaliser le carburant pour la pêche artisanale et de poursuivre les efforts en
vue de la détaxation du matériel de pêche;

• La réduction des pertes après capture par notamment la formation des


opérateurs aux techniques de conservation des produits de pêche et la
vulgarisation des méthodes de fumage améliorées;

• Le développement des circuits de commercialisation des produits de la pêche;


10

• L’appui à la structuration socioprofessionnelle;

• Assurer le respect des tailles et poids minima des espèces cibles, la protection
de la biodiversité aquatique par la création d’aires protégées, la promotion de
techniques de pêche plus sélectives;

• Le renforcement de la lutte contre les méthodes de pêche destructives de


l’environnement et la destruction des mangroves;

• La Vulgarisation du Code de Conduite FAO pour une Pêche Responsable.

La pêche artisanale maritime est gérée par les mêmes textes que la pêche industrielle.
Ces textes définissent entre autres les engins et méthodes de pêche autorisés. Ils
traitent également des établissements de traitement et d’exploitation des produits de
pêche, de l’inspection sanitaire et du contrôle des produits de la pêche et du
conditionnement et du transport des produits de la pêche.

XIII. LES COMMUNAUTES DE PECHEURS

L’enquête-cadre et l’étude socio-économique réalisée sur le littoral camerounais en


1995, ont dénombré 24 136 pêcheurs de différentes nationalités. Ces pêcheurs
comprennent 6 847 patrons de pêche et 17 289 aide-pêcheurs. Ainsi, 83 pourcent de
pêcheurs recensés sont de nationalité nigériane, béninoise, ghanéenne et autres
(togolaise, malienne…).

Nigérians 77,89 pourcent

Camerounais 17,19 pourcent

Ghanéens 2, 63 pourcent

Béninois 2,16 pourcent

Autres 0,09 pourcent

La commercialisation du poisson se fait généralement par les femmes des pêcheurs


dans sa grande majorité. Plus de 90 pourcent de femmes de pêcheurs interviennent
dans ce sous-secteur qui compte environ 6 752 femmes. Dans les Centres de pêche
situés près des grandes agglomérations, d’autres femmes interviennent. Cette
situation rend difficilement quantifiable le nombre exact de femmes mareyeuses qui
interviennent dans le secteur de la pêche artisanale maritime.

La transformation artisanale constitue une importante activité dans le secteur avec


près de 80 pourcent de capture vendue à l’état fumé. Les fumeuses le sont à plein
temps et le taux d’activité de la profession est fonction des captures des pêcheurs.

Depuis plusieurs décennies, on observe des migrations importantes d’étrangers en


provenance de la côte ouest-africaine, en majorité du Nigeria. L’arrivée de ces derniers
a provoqué d’importantes transformations dans le système d’exploitation des pêches
au Cameroun, avec la motorisation des embarcations et l’adoption de nouveaux engins
et de nouvelles pratiques de pêche (senne tournante par exemple).
11

En matière de migrations, les pêcheurs suivent trois types à savoir les migrations
saisonnières qui sont fonction des migrations de poissons, les migrations agricoles et
les migrations commerciales.

De plus en plus de pêcheurs commencent à comprendre la nécessité de se regrouper


en vue de financer par eux-mêmes leurs activités.

• Sous-secteur des pêches continentales

La pêche continentale se pratique dans les plaines d’inondation et marais, les lacs
naturels, les retenues de barrage et les fleuves. Elle peut être répartie en trois zones :
la zone forestière qui comprend trois bassins fluviaux importants, la zone centrale
essentiellement constituée de rivières et ses affluents et la région nord qui abrite les
plus grandes pêcheries continentales du Cameroun et totalisent plus de 70 pourcent de
la production nationale en eaux intérieures.

Le nombre de pêcheurs dans ce sous-secteur est estimé à 100 000. Le parc piroguier
compte environ 9 500 pirogues de type monoxyle. Le taux de motorisation est très
faible et ne concerne que le transport des hommes et des biens. La production est
évaluée à 75 000 tonnes/an et les espèces débarquées sont très variées. On dénombre
542 espèces provenant de 53 familles dont les principales sont:

• Gymnarchus niloticus (Gymnarchidae)

• Tilapia niloticus (Cichlidae)

• Clarotes sp (Claroteidae)

• Mormyrus sp (Mormyridae)

• Malapteureus electricus (Malapteruridae)

• Distichodus sp (Citharinidae)

• Labeo sp (Cyprinidae)

• Citharinus sp (Citharinidae)

• Clarias sp (Clariidae)

• Heterotis niloticus (Osteoglossidae)

• Alestes sp (Alestidae)

• Polypterus bichir (Polypteridae)

• Protopterus annectens (Protopteridae)

Les engins de pêche utilisés comprennent: le filet maillant, la palangre, les nasses, les
éperviers, les lignes les épuisettes, les barrages. Des signes de surexploitation des
ressources halieutiques sont observés autour des grandes retenues artificielles d’eau.

Dans le sous-secteur des pêches continentales, les pêcheurs sont à près de 90


pourcent des nationaux. Les pêcheurs étrangers sont de nationalité nigériane,
tchadienne, malienne.
12

Il n’existe pas de données relatives aux captures par principaux groupes d’espèces ou
types de pêches. Cependant, elles peuvent être estimées par zones de pêche.

Captures annuelles de poissons estimées par zones de pêche (2003)

Zones de pêche Captures annuelles

Zone forestière 5 000 t

Zone centrale 10 000 t

Région Nord 30 000 t

Zone camerounaise du lac Tchad 30 000 t


(moins de 9 pourcent de la
superficie totale du lac)

Pour ce qui concerne les méthodes de gestion, en plus des textes législatifs et
règlementaires relatifs aux pêches en vigueur, l’Administration des Pêches avec l’appui
du Programme pour des Moyens d’Existence Durable dans Pêche (PMEDP) en Afrique
de l’Ouest a conduit des processus de gestion participative (cogestion) autour de deux
importantes retenues d’eau (Mapé et Maga). À cet égard, des Accords locaux de
gestion des retenues ont été élaborés, des structures d’accompagnement de la
cogestion ont été créées à savoir le Comité de Gestion, les Comités de Vigilance et les
Comités Villageois de Développement pour chacune des retenues. Les Accords locaux
de gestion des retenues en harmonie avec la législation en vigueur sur les pêches au
niveau national, prennent en compte des mesures liées entre autres à l’accès à la
retenue, les types d’outils/matériels appropriés pour la pêche dans la retenue, la
période de repos biologique, la délimitation des zones de frayères, les infractions,
sanctions et procédures, la gestion du niveau d’eau avec les partenaires. Sur la base
de l’Accord de gestion, les zones de frayères ont été créées le long du Lac de Maga.
Les Comités de gestion des retenues sont chargés du contrôle et du suivi de la mise en
œuvre des dispositions des Accords de gestion. Ils coordonnent également les activités
des Comités de Vigilance et rendent compte de ses activités à l’Administration. Les
Comités de vigilance composés uniquement des pêcheurs (5 à 12) sont chargés de
veiller au respect des dispositions des Accords locaux de gestion au niveau des
campements de pêche. En collaboration avec les Services Locaux des Pêches, ils
surveillent les activités de pêche, conseillent les autres pêcheurs et dénoncent les
contrevenants.

• Sous-secteur de la pêche récréative

La pêche récréative est pratiquée par deux clubs de pêche récréative composés
généralement des expatriés (Européens). On dénombre une dizaine de bateaux de
pêche récréative. Les captures sont destinées à l’autoconsommation et ne font l’objet
d’aucune attention de la part de l’Administration des Pêches. Toutefois, la pêche
récréative est régie par la loi et les textes d’application en vigueur. Les engins de
pêche utilisés sont généralement les lignes.

• Sous-secteur de l’aquaculture
13

Les potentialités de développement de l‘aquaculture au Cameroun sont énormes.


Malgré tous les efforts faits depuis plus de quarante ans, la pisciculture est toujours
une activité marginale. Les études sectorielles menées en 1992 ont estimé sur la base
des rapports de la Direction des Pêches et de l’Aquaculture, le potentiel de production
des Stations et Centres d’alevinage à 1 800 000 alevins de Oreochromis niloticus,
200 000 carpes, 40 000 Clarias. En 2005, la production annuelle du sous-secteur
aquaculture a été estimée à 5 000 t.

En ce qui concerne l’aquaculture marine, le potentiel sur les 360 km de côtes est
difficile à estimer car il n’existe à ce jour aucun aménagement aquacole.

Sur le terrain, un engouement réel des populations pour la pratique piscicole est
observé, la pisciculture étant perçue comme une source alternative de revenus. Plus de
40 000 pisciculteurs ont été recensés dans le pays et on dénombre près de 500
groupements de pisciculteurs. Les espèces élevées sont: Clarias goriepimis, Tilapia
nilotica, (Oreochromis niloticus) carpe commune (Cyprinus carpio), Heterotis niloticus.

Des projets et programmes de développement de l’aquaculture sont en cours. Le


document final du cadre stratégique pour un développement durable de l’aquaculture
au Cameroun vient d’être adopté. Ce cadre stratégique a défini les rôles respectifs du
Gouvernement, du secteur privé et des producteurs qui constituent les pré-requis pour
un développement durable de l’aquaculture. Les éléments de base sont entre autres les
systèmes de production, la disponibilité et l’accessibilité des intrants, la vulgarisation,
la recherche, la formation, la commercialisation et le contrôle, suivi et évaluation.

XIV. UTILISATION POST-RECOLTE

1. Utilisation du poisson

Le poisson capturé dans les eaux nationales aussi bien que le poisson importé est
destiné à la consommation humaine à l’état frais ou à l’état fumé ou séché. Une
quantité de production nationale assez négligeable est transformée en farine de
poisson destinée aux provenderies. La transformation du poisson donne lieu à une
industrie importante au niveau artisanal et fournit du travail à un nombre élevé de
personnes.

Le fumage et le séchage sont les techniques les plus répandues. La majeure partie des
captures de la pêche artisanale maritime et continentale (environ 90 pourcent selon les
estimations) est transformée. Cette activité est entièrement contrôlée par les femmes
et plus particulièrement les femmes des pêcheurs dans le sous-secteur artisanal
maritime. Les systèmes de transformation restent rudimentaires. Le poisson est fumé
sur un feu de bois ouvert sous une claie à environ un mètre du sol ou dans du matériel
de récupération (fûts) ou bandas complètement enfermés dans les hangars. Le
système entraîne une forte utilisation de bois qui favorise le déboisement, une forte
dispersion de la fumée, d’où les conditions de travail difficiles, et empêche le contrôle
de la chaleur. La durée de fumage dépend des espèces, mais en général, elle est de 2-
3 jours. À cause du système rudimentaire du traitement, la durée de conservation ne
dépasse guère 3-5 jours en saison des pluies et 1-2 semaines en saison sèche. Les
fours traditionnels améliorés de type Chorkor ou Altona sont en train d’être vulgarisés
et sont très appréciés dans le sous-secteur artisanal continental. Des possibilités
d’amélioration de fumoirs pour les espèces pélagiques existent; elles sont en train
d’être développées par la Station de Recherches Halieutiques et Océanographiques.
14

2. Marchés de poissons

La commercialisation du poisson au Cameroun repose sur l’initiative privée aussi bien


au niveau industriel qu’artisanal. L’Administration n’intervient que pour garantir la
qualité du produit aux consommateurs.

Marché national

Dans la région du sud-ouest du pays, la distribution de poissons s’effectue de manière


satisfaisante. Pour le poisson frais, la disponibilité de glace, de chambres froides et de
moyens de transport privés assurent une bonne commercialisation. En outre, presque
toutes les provinces sont approvisionnées en produits congelés même si on observe
une présence moindre de ces produits sur le marché du Nord.

La distribution du poisson dans le secteur industriel est bien organisée. La qualité est
assurée à tous les niveaux. Le poisson est emballé correctement dans des cartons et
transporté par camion isotherme le long de la chaîne du froid.

Pour le secteur artisanal, le système de distribution du frais est très complexe avec
beaucoup d’intermédiaires entre le pêcheur et le consommateur dont le nombre peut
atteindre cinq voire plus; les moyens de transport sont divers: pirogue, bicyclette,
camionnette, camion, taxi-brousse…

Au niveau de la pêche continentale, l’autoconsommation en zone forestière est


considérable, soit environ 25 à 35 pourcent des volumes capturés. Une partie de cette
autoconsommation passe au niveau du village, à d’autres familles, vendue, troquée ou
partagée.

Dans la région nord du pays, la transformation et le commerce du poisson constituent


une activité traditionnelle importante. La vente de poissons au détail est assurée
généralement par les femmes, alors que les hommes assurent la vente en gros.

Les principaux marchés peuvent être classés en quatre catégories en fonction du type
et du volume de l’activité:

• Les marchés de collecte;

• Les marchés de ravitaillement ou de détail;

• Les marchés de distribution ou de transit;

• Les marchés régionaux.

Marché international

Le sous-secteur de la pêche artisanale maritime est caractérisé par des exportations


informelles estimées à 50 000 tonnes/an dirigées vers le Nigeria. Les facteurs qui
expliquent cette situation sont nombreux notamment une forte demande en protéines
animales dans ce pays, une présence considérable des pêcheurs nigérians dans les
zones limitrophes et des infrastructures routières en meilleur état qu’à l’intérieur du
Cameroun. On note aussi l’existence d’un flux commercial très important par voie
maritime à partir des zones enclavées du Littoral.
15

L’on n’a pas enregistré des exportations formelles au niveau de la pêche industrielle
depuis près de cinq ans, le Cameroun s’étant auto suspendu, le temps de se conformer
aux règles internationales sur la qualité de produits de pêche destinés à l’exportation.
En 2005, les exportations enregistrées concernent le poisson fumé et séché de la
pêche maritime artisanale et la pêche continentale.

XV. RENDEMENT DU SECTEUR DES PECHES

1. Rôle des Pêches dans l’économie nationale

La pêche est très active dans le pays et représente un secteur important tant du point
de vue socio-économique qu’alimentaire.

Les besoins annuels de la population se situent autour de 298 000 tonnes pour une
consommation moyenne par tête de 17,9 kg dont 49,7 pourcent proviennent de la
pêche artisanale. Pour résorber le déficit, le pays importe chaque année près de
126 000 tonnes de poissons. En 2003, la pêche a contribué à 1,7 pourcent à la création
de la richesse nationale soit 119,4 milliards de FCFA (238,8 millions de dollars EU) de
valeur ajoutée. La pêche artisanale maritime et continentale a produit 52,4 milliards
(104,8 millions de dollars EU) de valeur ajoutée, les activités de transformation et les
services connexes ont généré respectivement 16,8 milliards de FCFA (33,6 millions de
dollars EU) et 41,4 milliards de FCFA (82,8 millions de dollars EU) de richesse. La
pêche industrielle a quant à elle, produit 6,6 milliards de FCFA (13,2 millions de dollars
EU) de valeur ajoutée. Pour toutes ces différentes activités, la valeur ajoutée est
positive indiquant ainsi que l’activité de pêche produit un solde positif pour l’économie
nationale. Cette situation explique les résistances des pêcheurs à se maintenir dans
l’activité malgré les rendements parfois en dessous d’une moyenne économique à long
terme. Théoriquement si l’on mobilise plus de capital, on pourrait rendre l’activité plus
rentable.

L’exploitation du potentiel halieutique permet de fournir près de 180 647 tonnes de


produits (93 218 tonnes pour la pêche maritime artisanale, 7 428 tonnes pour la pêche
industrielle, 75 000 tonnes pour la pêche continentale et 5 000 t pour l’aquaculture).
Cette offre améliore la sécurité alimentaire, mais elle reste insuffisante face à la
demande toujours croissante. Les ménages de la pêche artisanale consacrent plus de
38 pourcent de leurs dépenses à l’achat des produits du primaire (alimentation); ceci
confirme la loi d’Engel.

L’activité de pêche est pourvoyeuse d’emplois directs et indirects. Le maintien social


d’une partie de l’emploi dépend fortement de la disponibilité des ressources
halieutiques, ce qui rend les emplois précaires.

La pêche artisanale maritime et la pêche continentale sont exclusivement du ressort


des populations rurales et emploient près de 200 000 en emplois directs (pêcheurs) et
indirects (transformateurs, commerçant, fabricants et réparateurs d’embarcations et
d’engins). Le sous secteur de pêche industrielle emploie plus de 700 personnes.
L’insertion des populations dans le circuit économique est très importante dans la
mesure où elles y réalisent des activités de création de richesse. Le taux d’activité au
sens du bureau international du travail (BIT) est d’environ 79 pourcent et le chômage
est presque inexistant en milieu rural.
16

La balance commerciale des produits de la pêche reste fortement déficitaire (-


124 000 tonnes et -24,4 milliards de FCFA soit -48,8 millions de dollars EU) en 2005 à
cause des grandes quantités de poisson que le pays importe afin de maintenir son taux
de consommation. Les exportations d’un volume de 95 tonnes concernent les produits
de la pêche artisanale maritime et continentale. Le volume des importations en 2006
est de 95 665 tonnes; 53 pourcent de ces importations proviennent de la Mauritanie
suivie du Chili avec 12 pourcent. Le reste à savoir 35 pourcent provient des 22 pays à
travers le monde (Argentine, Brésil, chine, Côte d’ivoire, Espagne, France, Gambie,
Namibie, Norvège, Sénégal).

XVI. MISE EN VALEUR DU SECTEUR DES PECHES

1. Obstacles

Les données générales de la pêche au Cameroun montrent qu’il est un importateur net
des produits de la pêche. Pourtant il dispose des atouts compétitifs non négligeables.
En effet, les besoins alimentaires des populations de la sous - région et les besoins de
l’agroalimentaire offrent des perspectives de croissance de la demande des produits de
la pêche et les côtes camerounaises sont propices au développement de la pêche des
espèces à hautes valeur marchande. Cependant plusieurs facteurs freinent l’éclosion du
secteur notamment:

Pour la pêche industrielle

• la pauvreté relative des eaux maritimes accentuée par l’exploitation intensive des
ressources démersales;

• le libre accès aux ressources aggravé par des affrètements dans le cadre des
partenariats divers communément appelés «affrètement coque nue»;

• la surcapacité de pêche entraînant la surexploitation des principaux stocks;

• le non débarquement des captures des bateaux de pêche affrétés coque-nue;

• la recrudescence des activités de pêche illégale pratiquée dans les eaux sous
juridiction camerounaise, phénomène difficile à juguler faute d’un système
efficace et permanent de suivi, contrôlé et surveillance des eaux;

• la méconnaissance des ressources effectivement disponibles;

• la difficulté d’accès des armements camerounais aux eaux plus poissonneuses des
pays voisins voire lointains, faute d’accord de pêche conclus entre ces pays et le
Cameroun.

En pêche artisanale maritime et continentale

• la faible professionnalisation da la filière artisanale;

• l’enclavement et l’éloignement des zones de production entraînant des pertes


énormes après capture estimées à 15 pourcent et le sous développement de
certaines pêcheries ainsi que des exportations informelles;

• les difficultés de transport et de conservation des produits de pêche;


17

• l’absence d’un réseau structuré de distribution de poisson frais à l’intérieur du


pays;

• l’insuffisance des mécanismes de contrôle, de suivi et de surveillance des pêches;

• la prédominance des pêcheurs étrangers et le faible intérêt des jeunes nationaux


à la profession;

• la difficulté d’accès au crédit institutionnel;

• la rareté et la cherté des intrants;

• le manque d’organisation des acteurs;

• la prédominance des pêcheurs étrangers (difficulté de faire respecter la


réglementation en vigueur).

En aquaculture

• la mauvaise construction des étangs (normes techniques de construction des


digues et assiettes non respectées, systèmes de vidange inappropriés, assiettes
des étangs pleines de souches et de troncs, études pédologiques préliminaires
négligées…);

• la mauvaise gestion des étangs piscicoles (mauvais choix des souches des espèces
cultivées, densités et techniques de mise en charge inappropriées, techniques de
vidange inappropriées…);

• le manque de provendéries spécialisées dans la fabrication des aliments


piscicoles;

• l’indisponibilité des semences aquacoles en quantité et en qualité (les pisciculteurs


se ravitaillent couramment en semences aquacoles auprès des autres producteurs
et parfois en milieu naturel);

• l’encadrement technique insuffisant et inefficace;

• les difficultés d’accès au crédit et

• le manque de données statistiques.

Des améliorations sont possibles dans les domaines suivants:

En pêche industrielle, au niveau de l’effort de pêche en le diminuant, en matière de


législation des pêches pour la compléter, dans le suivi, contrôle et surveillance des
activités de pêche en mettant en œuvre un système efficace de SCS et la
connaissance des ressources disponibles.

En pêche artisanale continentale et maritime, dans la gestion participative des


ressources halieutiques, la structuration des acteurs en organisations
socioprofessionnelles et structures communautaires, la formation des nationaux au
métier de la pêche et la réduction des pertes post- capture.

En aquaculture dans la construction des étangs, la gestion des élevages piscicoles, le


relevé statistique et la production des semences aquacoles de qualité et en quantité.
18

2. Perspectives/stratégies de mise en valeur

Les stratégies de mise en valeur du secteur de la pêche définies dans la Stratégies


Sectorielle du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des industries animales (2003)
s’articulent autour de quatre principaux axes définies dans le Document de Stratégie
de Réduction de la Pauvreté. Dans ce cadre, les pouvoirs publics envisage en matière
de:

Modernisation du système de production entre autres de:

• élaborer une politique de mise à la disposition des pêcheurs artisans et autres


opérateurs économiques du matériel de pêche de qualité et en quantité suffisante
sur toute l’étendue du territoire;

• assurer une formation adéquate en technologies de pêche, fabrication des


pirogues de pêche des caisses isothermes et autres services connexes à la pêche;

• encourager les opérateurs économiques à mettre en place des flottilles de pêche


hauturière destinées à évoluer en dehors des eaux sous juridiction nationale;

• ré-empoissonner les barrages et autres lacs;

• former les camerounais au métier de la pêche;

• aménager des débarcadères et désenclaver les campements de pêche;

• améliorer la chaîne de froid;

• promouvoir la pêche fluviale;

• vulgariser les méthodes de fumage efficientes;

• développer les circuits de commercialisation des produits de pêche;

1. Amélioration du cadre institutionnel

• appuyer la structuration socio - professionnelle;

• renforcer les capacités de formulation, de suivi et d’évaluation des politiques de


pêche;

• appuyer la mise en place d’un meilleur système de suivi, contrôle et surveillance


des pêches;

2. Amélioration du cadre incitatif

• finaliser les textes sur la surveillance et l’observation des pêches;

• adapter la réglementation nationale aux conventions internationales pertinentes


sur les pêches;

• favoriser l’investissement privé par une fiscalité incitative;

3. Gestion durable des ressources halieutiques


19

• assurer le respect des zones de pêche, des tailles et poids minima des espèces
cibles;

• assurer la protection de la biodiversité aquatique par la création d’aires marines


protégées, la promotion des techniques de pêche plus sélectives;

• renforcer la lutte contre des méthodes de pêche destructrices de l’environnement;

• associer les acteurs à la gestion des ressources halieutiques,

• renforcer la lutte contre la destruction des mangroves;

• mettre en place un système de collecte et de traitement des données statistiques;

• vulgariser le Code de Conduite FAO pour une Pêche Responsable;

• évaluer régulièrement les stocks.

Pour ce qui concerne l’aquaculture, la principale orientation consistera à développer la


pisciculture commerciale en milieu rural en vue de satisfaire la forte demande des
marchés locaux et créer une source de revenus pérenne et économiquement viable
pour les petits producteurs.

Les stratégies suivantes seront mises en œuvre; Il s’agira de:

• élaborer un schéma directeur de la pisciculture;

• promouvoir l’émergence et la consolidation d’organisations professionnelles au


sein de la filière;

• mettre au point un système d’alimentation adapté aux conditions locales;

• encourager l’aquaculture complètement intégrée aux activités rurales.

4. Recherche

L’institut le plus important en matière de pêche halieutique au Cameroun est l’Institut


National de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) à travers:

• la Station Spécialisée de Recherches Halieutiques et Océanographiques de Limbé


avec une antenne à Kribi chargée d’exécuter les programmes de recherche
halieutique en milieu marin et côtier;

• la Station de Recherche de Foumban chargée de mener les activités de recherche


en pisciculture et pêche continentale;

• le Centre Spécialisé de Recherche sur les Ecosystèmes Marins.

Les principaux objectifs de cet institut sont:

• la connaissance des potentialités halieutiques des eaux camerounaises;

• l’étude de l’amélioration des méthodes de pêche traditionnelles;

• la maîtrise du cycle biologique des principales espèces et


20

• l’exploitation rationnelle des ressources;

Globalement les programmes de recherche en matière de pêche portent sur quatre


sous –programmes à savoir Pêche maritime, Pêche continentale, Technologie et
Ecosystèmes marins.

Principaux projets de recherche

• Projet portant sur la réduction de l’impact environnemental dans la pêche


chalutière et crevettière par l’introduction des dispositifs de réduction des captures
accessoires exécuté conjointement par l’Administration des pêches et la Recherche;

• Projet de détermination des zones à hautes potentiel pour le développement de


l’aquaculture et Impact en Afrique et Asie financé par le GTZ et ICLARM; L’objectif
de ce projet est de déterminer et de caractériser les domaines de recommandations
pour promouvoir l’aquaculture en vue d’aider à améliorer la sécurité alimentaire et les
moyens d’existence des aquaculteurs à petite échelle;

• Projet de Maintenance des semences de pré-base et Multiplication des semences


de base financé par les fonds de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).

5. Formation

La formation dans le domaine de la pêche maritime est quasi - inexistante. Ce


pendant dans le cadre de la réforme universitaire intervenue en 1993, il a été créé un
Institut de Sciences Halieutiques au sein d’une des Universités d’Etat du pays. Cette
structure non encore opérationnelle est chargée de la formation des étudiants en
pêche.

La formation des cadres moyens en pêche continentale et en aquaculture pendant une


durée de deux ans est assurée par le Centre National de Formation Zootechnique et
Vétérinaire de Foumban. En outre, la Faculté d’Agronomie et de Sciences Agricoles
(FASA) du Cameroun forme les Cadres Supérieurs en aquaculture.

Par ailleurs, la Direction des Pêches et de l’Aquaculture organise tous les ans les cours
de formation d’une durée d’un mois en pêche et en aquaculture sur financement de la
Caisse de Développement de la pêche Maritime, organisme d’appui à la pêche.
Certaines structures telles l’Office national de l’Emploi et ONGss organisent des séances
ponctuelles de formation.

De plus, des ateliers de recyclage des personnels d’aquaculture et des pêches sont
également organisés avec l’aide des pays amis et des fonds d’aide au développement
notamment le Fond Arabe d’Assistance aux Pays Africains.

Les Cadres moyens et supérieurs sont également formés à l’extérieur avec l’assistance
des pays amis et des organisations régionales et sous régionales.

6. Aide extérieure

Projets en cours d’exécution


Titre du projet Objectifs Calendrier Institutions Résultats attendus
impliquées
21

Titre du projet Objectifs Calendrier Institutions Résultats attendus


impliquées

• Formation de 1000
camerounais au métier
de la pêche;

• Structuration des
bénéficiaires en Groupe
d’Initiative Commune et
Groupe d’Intérêt
Economique;
Contribuer à
Financement
l’accroissement • Mise en place des
pays pauvres
de la production structures fédératives;
Projet d’appui au très endettés
des produits de
Développement (PPTE)
la pêche • Appui des
de la Pêche bénéficiaires en matériel
artisanale Exécution:
Artisanale 2004 -2007
maritime et Administration et équipements de
Maritime
créer des des Pêches pêche;
(ADPAM) emplois directs
et indirects • Augmentation de
(activités la production débarquée
connexes) d’environ 4 tonnes par
an;

• Création de plus
de 2500 emplois
connexes;

• Exportation
informelle des produits
de la pêche réduite

Pérenniser et • Une série de


améliorer les recommandations sur les
moyens Financement: politiques de
d’existences des développement et de
Projet "Food
populations BMZ (Ministère gouvernance des pêches
Security and
rurales pauvres Allemand de la à l’intention des
Poverty
dépendant des coopération Gouvernements et
Alleviation
pêches pour Technique et Institutions Régionales,
through
leurs emplois, 2006-2008 Economique et Agences d’Appui au
Improved
leurs revenus et World Fish Développement, ONG et
Valuation and
leur sécurité Center Communautés. visant à
Governance of
alimentaire le améliorer la contribution
River Fisheries in Exécution:
long des des pêcheries de rivière à
Africa” Administration
rivières des la réduction de la
bassins du lac des Pêches pauvreté et à la sécurité
Tchad et alimentaire élaborée;
Zambèze
• Une revue des
22

Titre du projet Objectifs Calendrier Institutions Résultats attendus


impliquées

dispositions sur la
gouvernance et les
processus politiques sur
les pêches fluviales au
niveau national et
régional disponible;

• Une évaluation
exhaustive de la
contribution de la pêche
fluviale aux moyens
d’existence de la
population rurale et
urbaine réalisée;

• Environ 16
professionnels africains
seront formés en
techniques d’évaluation
économique, de
gouvernance et d’analyse
des processus politiques.

• Plan de
surveillance et de
contrôle des
contaminants en milieu
aquatique, en haute
mer, criques et estuaires
Projet Financement:
mis en place;
N°21/07/04/FWA
Améliorer les 8ème Fonds
d’amélioration de • Formation du
conditions Européen de
l’état sanitaire personnel sur
sanitaires des 2005-2008 Développement
des produits de l’inspection et les bonnes
produits de la
pêche au Benin, Exécution: pratiques d’hygiène
pêche
Cameroun et au Administration assurée;
Togo des Pêches
• Laboratoire
d’analyses et d’expertise
du Ministère de
l’Elevage, des pêches et
des Industries Animales
équipé

Development of Réduire la Financement: • Une meilleure


integrated pauvreté et ICLARM compréhension par les
2001-2007
aquaculture améliorer la chercheurs et les
WorldFish Center
system for small qualité de vie planificateurs du
23

Titre du projet Objectifs Calendrier Institutions Résultats attendus


impliquées

scale farmers in de la population Exécution: développement de


the forest en zone l’impact de l’accessibilité
margins of périforestière IITA, IRAD, du marché/
Cameroon en Afrique MINEPIA infrastructures de base;
centrale et de
l’Ouest • Identification des
contraintes qui entravent
le système Intégration
Aquaculture Agriculture
(IAA);

• Un ensemble de
données détaillées sur la
productivité, l’impact
socio-économique du
système IAA en zone
péri-forestière en Afrique
de l’Ouest et du Centre
disponible.

Disposer d’un • Compléter la


code des législation en matière de
pêches et de Financement: pêche et aquaculture;
Projet d’appui à l’aquaculture
FAO • Mettre en œuvre
la révision du qui intègrerait
cadre juridique les aspects Depuis 2004 certaines dispositions du
Exécution:
des pêches et de pertinents du Code de Conduite pour
l’aquaculture Code de Administration une Pêche Responsable;
Conduite pour des Pêches
une Pêche • Mieux gérer les
Responsable. ressources halieutiques.
24

Titre du projet Objectifs Calendrier Institutions Résultats attendus


impliquées

Créer un cadre
institutionnel et
Financement
opérationnel au
niveau Contrat
provincial et Désendettement
national /Développement
permettant aux
professionnels Exécution
• Capacités des
agricoles de
Ministère de Organisations
Projet de participer à la
l’agriculture et socioprofessionnelles
Profession- politique du
du renforcées
nalisation secteur rural et En cours
agricole et à la cogestion depuis 2004 Développement
• Organisations
Renforcement des filières; Rural
paysannes présentes
institutionnel (MINADER),
dans les instances de
Assurer la
Ministère de prise de décision
mise en place
des ressources l’Elevage des
humaines Pêches et des
capables de Industries
jouer un rôle Animales
actif dans le
(MINEPIA)
dispositif
institutionnel

Inscrit dans la
stratégie
intégrée de
développement Financement • Capacités des
rural et dans le Banque Mondiale collectivités territoriales
cadre du et Coopération décentralisées
processus Française renforcées;
Programme progressif de
décentralisation Exécution • Infrastructures de
national de
2004-2009 base (Centres de santé,
développement , il a pour but
Ministère de écoles etc.…) construites;
participatif de développer l’économie, de la
une synergie planification et • Plan de
fonctionnelle de développement local
de
partenariats disponible et mis en
l’aménagement
entre les œuvre.
du territoire
communautés
de la base,
l’Etat, la société
civile les ONGS
25

Titre du projet Objectifs Calendrier Institutions Résultats attendus


impliquées

et les bailleurs
de fonds

‐ Ministère de
Contribuer à l’agriculture et
lutter contre du Développe-
l’insécurité ment Rural
alimentaire afin (MINADER),
Programme de réduire la
Réduire de moitié les
national de faim et la mal ‐ Ministère de
2008-2015 populations vulnérables
sécurité nutrition l’Elevage des
d’ici 2015
alimentaire notamment au Pêches et des
niveau des Industries
ménages Animales;
vulnérables des
zones rurales ‐ Ministère de la
santé

Financement:
Commission
Européenne • Des ONG locales
capables de promouvoir
Exécution: le développement d’une
Enrichir
Administration pisciculture rentable et
l’alimentation
des Pêches et adaptée au contexte
des populations
de
rurales des • Dans les villages
l’Aquaculture
régions Centre
Projet pour une touchés par le projet,
Pisciculture et Ouest en ONGs nationales: des pisciculteurs
Villageoise protéines Service produisent des poissons
rentable dans les animales; 2006-2011 d’Etudes et de grande taille,
régions Centre et d’Appui aux commercialisables sur le
Augmenter et
Ouest du populations à marché local
sécuriser les
Cameroun la base
revenus des • Dans les villages
producteurs Centre touchés par le projet,
agricoles des d’Information toutes les conditions
régions Centre de Formation sont réunies pour un
et Ouest et de développement
Recherche autonome et durable de
pour le l’activité piscicole
Développe-
ment
26

Projet Prévus

Programme de Augmenter la Le projet Financement: Pays • Production de poissons


Développement quantité de sera exécuté Pauvres Très de pisciculture,
de la Pisciculture poisson produit sur 4 ans Endettés (PPTE) augmentée de 7 700
au Cameroun par la tonnes en 4 années;
pisciculture au
Cameroun; • 2 000 organisations
professionnelles piscicoles
Renforcer la promues et consolidées;
sécurité
alimentaire; • productivité et
production de 20 000
Améliorer les étangs améliorées;
revenus des
pisciculteurs. 10 000 pisciculteurs
formés.

Projet Réduire la La durée du Financement: Pays • Les ressources sont de


d’Amélioration pauvreté dans projet est de Pauvres Très mieux en mieux
des Moyens les 4 ans Endettés (PPTE) protégées et gérées de
d’Existence des communautés manière participative;
communautés de de pêche en
pêche au apportant des • Les casques à fumées,
Cameroun améliorations les caisses isothermes,
dans leurs les glacières, les pirogues
moyens et moteurs hors bord, le
d’existence par matériel de sécurité sont
la acquis;
diversification
• Les bâtiments de
des activités et
nettoyage, les hangars de
l’augment-
vente de poissons, les
ation des
latrines, les points d’eaux
revenus
potables sont construits;

• les fumoirs sont


améliorés;

• les capacités des


associations sont
renforcées;

les sources de revenu des


membres de la
communauté de pêche
sont diversifiées.

XVII. INSTITUTIONS OEUVRANT DANS LE SECTEUR DES PECHES


27

La principale autorité responsable de la pêche à l’échelon national est le Ministère


de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales à travers la Direction des Pêches et
de l’Aquaculture.

Cette Direction comprend au niveau central quatre Sous-directions à savoir:

‐ la Sous-Direction de la Pêche Artisanale et Maritime avec trois services:

• le Service de la Pêche Industrielle,

• le Service de la Pêche Artisanale Maritime et Continentale,

• le Service des Evaluations des Ressources Halieutiques et des


Aménagements;

‐ la Sous-Direction de l’Aquaculture comprend deux services à savoir:

• le Service de la Vulgarisation Aquacole,

• le Service de l’Aquaculture;

‐ la Sous –Direction des Technologies de pêche et des Industries


Halieutiques avec deux Services:

• le Service des Technologies de pêche et

• le Service des Industries Halieutiques;

‐ la Brigade de Contrôle et Surveillance des activités de pêche.

Au niveau décentralisé, il existe un Service Provincial des Pêches, un Service


Départemental des Pêches comprenant la Section de Développement des Pêches et de
l’Aquaculture et une Délégation d’Arrondissement ayant en son sein un Centre
d’alevinage et de Contrôle des pêches. Ces Services déconcentrés sont chargés de la
mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de développement de la
Pêche et de l’Aquaculture.

Les services rattachés au Ministère de l’Elevage des Pêches et des Industries animales,
Organismes d’appui au secteur sont:

‐ la Mission de Développement de la Pêche Artisanale Maritime (MIDEPECAM);

‐ la Caisse de Développement de la Pêche Artisanale Maritime (CDPM).

Autres institutions chargées de la gestion des pêches

‐ le Ministère des Transports à travers la Direction des Affaires Maritimes et des


Voies Navigables chargée de l’immatriculation des embarcations des pêches;

‐ le Ministère de la Recherche Scientifiques et de l’Innovation à travers la Station


Spécialisée de Recherches Halieutiques et Océanographiques placée sous la tutelle
de l’institut de Recherche Agricole pour le Développement;

‐ le Ministère de la Défense par le biais de la Direction de la Marine Nationale


chargée de la surveillance des eaux nationales;
28

‐ les Organismes Non Gouvernementales collaborent avec l’avec l’Administration


des Pêches et de l’Aquaculture dans l’encadrement des communautés des pêches
notamment la structuration des communautés et leur formation;

‐ les Organisations des pêcheurs (Coopératives, Syndicats, Groupes d’initiative


commune …);

‐ les Comités de gestion des retenues (Mapé, Maga);

‐ les Comités de vigilance (Mapé, Maga);

‐ les Comités de surveillance de pêche (Mbakaou, liboum II, Wandjock)

‐ les Comités Villageois de Développement (Mapé, Maga, Wandjock, Mbakaou,


Liboum II)

Principales parties prenantes du secteur

‐ les Administrations (Administration Territoriale et Décentralisation, Agriculture et


Développement Rural, Forces de maintien de l’ordre)

‐ les Organes d’Appui au secteur (MIDEPECAM, CDPM);

‐ Autorités Traditionnelles;

‐ Collectivités Territoriales Décentralisées;

‐ Communautés de pêche (pêcheurs commerçants, transporteurs, transformateurs,


fabricants d’embarcations, vendeurs de matériel);

‐ Gestionnaires des plans d’eau artificiels (Société Nationale d’Electricité, Société


d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua);

L’Administration des Pêches et de l’Aquaculture n’a pas de site internet. Toutefois, le


Gouvernement du Cameroun au niveau des Services du Premier Ministre dispose d’un
lien internet [Link].
2

Paysage institutionnel du secteur de la pêche au Cameroun

Ministère de l’Elevage des Pêches et des Industries Animales


National

Direction des Pêches et de l’Aquaculture


MIDEPECAM CDPM

Provincial
Délégation Provinciale de l’Elevage des Pêches et des Industries Animales

Service Provincial des Pêches

Départemental
Délégation Départementale de l’Elevage des Pêches et des Industries Animales

Arrondissement

Délégation d’Arrondissement l’Elevage des Pêches et des Industries


Communal
Centre de Pêche
Base

Subordination Poste de Contrôle de Pêche


Ministère de la Ministère de
Ministère des Ministère
Organ isation des pêcheurs, de la
groupements fémi nins,
Partenariat, collaboration
Recherche l’Elevage des
Transports syndicatsDéfense
Scientifique et de Pêches et des
L’Innovation Industries
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Direction des Pêches et Direction des Affaires Direction Marine


Station Spécialisée de Nationale
de l’Aquaculture Maritimes et des voies
Recherches Halieutiques
et Océanographique Navigables

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Partenariat, collaboration
XVIII. ADRES JURIDIQUES GENERAUX

Brève description des principaux règlements régissant les pêches.

La pêche est régie au Cameroun par une loi et des textes d’application (Décrets, Arrêtés,
Décisions, Notes…)

La loi N°94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche.
Cette loi définit entre autres les moyens mis en œuvre pour l’obtention des ressources
halietiques, les établissements de traitement des produits de la pêche, les établissements
de stockage et de vente de produits de pêche, les moyens de transport. En outre, elle
traite de l’exercice de droit de la pêche, de la gestion et de la conservation des
ressources halieutiques, de la mariculture et pisciculture, de l’inspection sanitaire et du
contrôle des produits de la pêche, du conditionnement et du transport des produits de la
pêche et de la répression des infractions.

S’agissant des textes d’application l’on peut citer:

• Décrets

1. Décret N° 95/413/Pm du 20 juin 1995 portant certaines modalités


d’application du régime de la pêche. Au niveau de dispositions générales, ce
décret précise les types de pêche et les engins de pêche. il traite également de
l’exercice du droit de pêche (Autorisations de pêche, permis de pêche…) de la
pêche sous marine, des établissements d’exploitation des produits de la pêche,
de la protection des ressources halieutiques, des autres établissements
d’exploitation des produits de la pêche (établissement de traitement, de
stockage et de vente des produits de la pêche), des dispositions diverses,
transitoires et finales;

2. Décret N° 75/528 du 16 juillet 1975 déterminant les modalités d’exploitation


des bateaux de pêche à moteur donne des précisions sur la délivrance et le
renouvellement des autorisations de pêche;

3. Décret N°2001/162/PM du 08 mai 2001 fixant les modalités de désignation


des agents pour la surveillance et le contrôle de la qualité de l’eau;

4. Décret N° 2002/071/PM du 17 janvier 2002 fixant les normes de


conditionnement et de transport des produits de la pêche. Ce décret traite du
conditionnement des produits de la pêche à l’état frais et congelé et du
transport de ces produits.

• Arrêtés

1- Arrêté N° 09/MTPT du 08 juin 1968 réglementant l’immatriculation des


pirogues et embarcations similaires non motorisées;

2- Arrêté N°030/MINEL/CBM du 10 octobre 1975 portant définition des normes


exigibles pour les établissements d’exploitation des produits de la pêche
maritime;
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3- Arrêté N°0021//MINEPIA du 11 avril 2002 fixant les modalités d’inspection


des navires de pêche industrielle, d’observation scientifique, de la
surveillance des activités de pêche. Ce texte traite des questions liées au
recrutement et à l’emploi des observateurs scientifiques. il donne également
des précisions sur les tâches des agents de surveillance;

4- Arrêté N° 0002/MINEPIA du 01 août 2001 fixant les modalités de protection


des ressources halieutiques. Il s’agit ici de la protection des habitats
sensibles, du repos biologique dans les eaux sous juridiction camerounaise,
de l’interdiction de certains engins et méthodes de pêche, des
caractéristiques de certains engins de pêche et des tailles et poids minima
des espèces cibles;

5- Arrêté N° 0010/MINEPIA du 24 avril 1998 fixant les modalités de contrôle


sanitaire et de surveillance des conditions de production des produits de la
pêche. Cet arrêté vise à établir un système de contrôle notamment des
bateaux de pêche, des conditions de débarquement, des établissements, des
marchés, des conditions de stockage et de transport, d’exportation et
d’importation;

6- Arrêté N° 0012/MINEPIA du 24 avril 1998 fixant les conditions techniques


applicables aux navires de pêche ; ce texte traite de l’installation et de
l’équipement des navires – usines et navires – congélateurs, de
l’entreposage et de la conservation des produits, des conditions d’hygiène
applicables aux personnels ainsi que de l’entretien des locaux et leur
équipement;

7- Arrêté N° 0026/MINEPIA du 11 avril 2000 portant interdiction de certains


engins de pêche;

8- Arrêté N° 003/MINEPIA du 1er août 2001 fixant les modalités de classement


des établissements de traitement des produits de la pêche et d’exploitation
des espèces ornementales;

9- Arrêté N°0019/MINEL du 19 mai 1979 modifiant l’Arrêté N°0013/MINEL du


13 octobre 1979 fixant les modalités d’ouverture des établissements de
fabrication ou de commercialisation des produits destinés à l’alimentation
des animaux domestiques.

• Décisions

1. Décision N° 098/MINEPIA du 13 novembre 2003 portant fixation des


limites maximales de certains contaminants minéraux dans les denrées
alimentaires. cette décision fixe les limites maximales acceptables pour les
contaminants minéraux tels que le plomb, le cadmium et le mercure;

2. Décision N° 100/MINEPIA du 13 novembre 2003 portant définition des


critères de qualité des eaux utilisées dans le traitement des produits de la
pêche et de l’aquaculture; Elle prend en compte les paramètres
microbiologiques, chimiques, les paramètres indicateurs et la radioactivité;

3. Décision N° 099/MINEPIA du 13 novembre 2003 portant fixation des


normes de sulfites utilisées comme additifs dans les denrées alimentaires.
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Par ailleurs, il existe d’autres textes liés au secteur de la pêche tels que:

• la loi N° 2000/017 du 19 décembre 2000 portant réglementation de


l’inspection sanitaire vétérinaire;

• la loi N° 98/0065 du 14 avril 1998 portant régime de l’eau;

• la loi 2004/026 du 30 décembre 2004 portant loi des finances de la


République du Cameroun pour l’exercice 2005 et

• le décret N° 86/711 du 14 juin 1986 fixant les modalités d’inspection


sanitaire vétérinaire.

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