Cours
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MILIEU INDUSTRIEL
H. Jakjoud
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1. Introduction aux Vibrations
1. Définition des vibrations et de leurs effets sur les structures.
2. Sources de vibrations industrielles : machines, véhicules, équipements.
Du domaine dit de basses fréquences (BF) où une structure ne présente que quelques “mouvements simples” de
vibrations (modes),
Au domaines dit de moyennes ou hautes fréquences (MF/HF) ou les champs vibratoires peuvent s’avérer
relativement complexes.
Il est important à ce stade de ne pas faire la confusion entre une valeur de fréquence “élevée” et le cadre BF ou
MF/HF des vibrations.
La complexité du champ vibratoire dépend bien entendu de la fréquence utilisée, mais essentiellement des
caractéristiques matérielles et géométriques du système étudié ainsi que des conditions aux limites qui lui sont
appliquées.
Pour une même fréquence de 10 Hz, les comportements dynamiques d’une automobile et d’un bloc de métal risquent
d’être bien différents.
Le cadre des petites perturbations sera admis tout au long de ce cours. Dans ce sens les hypothèses
Les champs mécaniques et cinématiques des systèmes déformés sont étudiés par rapport à leurs
configurations de référence :
En d’autres termes les déplacements sont petits par rapport aux dimensions des systèmes étudiés.
1. Vibrations à un seul degré de liberté
Le modèle le plus simple pour comprendre les vibrations de base est le système masse-ressort.
Avant de plonger dans l’étude de ce système, examinons certains aspects associés aux vibrations :
Système à un degré de liberté : Un système est dit à un seul degré de liberté (SDOF) lorsque la
Exemple :
Vibration libre :
Cet état de vibration de la structure sans force d'excitation externe est appelé
vibration libre.
1. Vibrations à un seul degré de liberté
Vibration forcée :
Si un système vibre sous l'influence d'une force dynamique appliquée (dépendante du temps), on
parle de vibration forcée du système.
Amortissement :
Tout système d'ingénierie, lorsqu'il est perturbé de sa position de repos, montrera des vibrations
qui diminueront progressivement avec le temps.
En d'autres termes, on peut dire que tout système physique possède un amortissement inhérent.
Systèmes de Translation :
La translation peut être linéaire (mouvement en ligne droite) ou curviligne (mouvement le long d'une courbe).
Systèmes de Rotation :
Systèmes de Torsion :
Ce type de mouvement implique une rotation de différentes parties d'un objet autour de son axe longitudinal, mais
dans des directions opposées.
Par exemple, lorsqu'on tord un ressort ou une barre. La torsion résulte des moments de torsion appliqués aux
extrémités de l'objet
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de Translation
Le système a une masse 𝑚 et un ressort unidirectionnel dans la direction 𝑦 avec une raideur 𝑘𝑦 .
Sous cette force, le ressort se déforme d'un montant 𝛿𝑦 dans la direction −𝑌.
Cette position déformée de la masse est appelée position d'équilibre statique (ou position moyenne).
Considérons maintenant l'équilibre des forces au niveau du degré de liberté; nous pouvons écrire :
𝑚𝑔
𝛿𝑦 =
𝑘𝑦
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de Translation
Le système a une masse 𝑚 et un ressort unidirectionnel dans la direction 𝑦 avec une raideur 𝑘𝑦 .
Sous cette force, le ressort se déforme d'un montant 𝛿𝑦 dans la direction −𝑌.
Cette position déformée de la masse est appelée position d'équilibre statique (ou position moyenne).
Considérons maintenant l'équilibre des forces au niveau du degré de liberté; nous pouvons écrire :
𝑚𝑔
𝛿𝑦 =
𝑘𝑦
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de Translation
Considérons qu'à tout instant t, la position de la masse est à une distance y vers le haut par rapport à la
position moyenne.
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de Translation
Par conséquent, ces forces n'apparaissent pas dans l'ensemble des forces considérées pour la condition
d'équilibre dynamique.
En d'autres termes, la force de gravité et la force de réaction correspondante du ressort ne contribuent pas
Ainsi, les forces nettes agissant sur la masse sont uniquement la force d'inertie et la force de résistance
Force d'inertie 𝑚 𝑦ሷ
Systèmes de Translation
𝑚𝑦ሷ + 𝑘𝑦 𝑦 = 0
La solution s’écrit
𝑦ሶ 0
𝑦 𝑡 = 𝑒 𝑠𝑡 = 𝑒 ±𝑖𝑝𝑦 𝑡 = 𝑦(0) cos 𝑝𝑦 𝑡 + sin 𝑝𝑦 𝑡
𝑝𝑦
Avec
𝑘𝑦
𝑝𝑦 = est la pulsation naturelle du système [𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 ] : elle ne dépend que des constantes mécaniques du système
𝑚
2
2 𝑦ሶ 0
𝜌𝑦 = 𝑦 0 + est L’amplitude maximale atteinte
𝑝𝑦
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de Translation
a. Vibration Libre
Systèmes de rotation
Soit un bloc de masse 𝑚 et à moment d’inertie 𝑀𝑚𝑧 autour de l'axe Z passant par le centre de gravité C.
Un ressort rotatif ayant une raideur de rotation 𝑘 est attaché au point de support O du bloc.
Le bloc est contraint de telle sorte qu'il ne peut pas se déplacer dans les directions X ou Y, mais il peut seulement tourner
i. Équilibre statique
Considérons d'abord la position de la masse au repos. La force de gravité mg est compensée par la réaction R au point
O.
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de rotation
Perturbons le bloc de manière à le faire tourner légèrement autour du point O, puis relâchons le bloc.
Le bloc commencera à osciller autour de la position moyenne au point O dans le plan X-Y.
Considérons qu'à n'importe quel instant t, la position du bloc est tournée dans le sens antihoraire d'un angle ∅.
En raison de cette rotation, le point central C se déplace vers une nouvelle position C'.
a. Vibration Libre
Systèmes de rotation
Inertie de rotation 𝑀𝑚𝑧 ∅ሷ agissant dans le sens horaire (opposé à la direction du mouvement) au centre de gravité C'
Force d'inertie translationnelle (dans la direction perpendiculaire à la ligne OC') donnée par 𝑚ℎ∅ሷ (opposée à la
direction du mouvement)
Moment de résistance offert par le ressort (dans le sens horaire) au point O exprimé comme : 𝑘∅ ∅
Moment dû au poids propre (dans le sens antihoraire) au point O exprimé par 𝑚𝑔 × ℎ𝑠𝑖𝑛∅ ≈ 𝑚𝑔ℎ∅
Où 𝑀𝑚𝑜𝑧 = 𝑀𝑚𝑧 + 𝑚ℎ2 est le moment d’inertie du bloc autour de l’axe Z passant par le point de support O.
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de rotation
De la même manière que dans le cas du système en translation, la solution s’écrit sous la forme:
∅ = 𝑒 ±𝑖𝑝∅ 𝑡
La fréquence naturelle est donnée par :
𝑘∅ − 𝑚𝑔ℎ 𝑘∅
𝑝∅ = ≈
𝑀𝑚𝑜𝑧 𝑀𝑚𝑜𝑧
D’où
∅ = 𝐴 cos 𝑝∅ 𝑡 + 𝐵 sin 𝑝∅ 𝑡
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Systèmes de torsion
Considérons un bloc ayant une masse m et un moment d'inertie 𝑀𝑚𝑜𝑦 autour de l'axe Y passant par le centre de gravité
Un ressort de torsion ayant une raideur de rotation 𝑘𝜓 est attaché au bloc au CG de la surface de base au point O.
Le bloc est contraint de telle sorte qu'il ne peut ni se déplacer en X ni en Z mais il peut seulement tourner dans le plan
a. Vibration Libre
Systèmes de torsion
𝑀𝑚𝑜𝑦 𝜓ሷ + 𝑘𝜓 𝜓 = 0
𝜓 = 𝐴 cos 𝑝𝜓 𝑡 + 𝐵 sin 𝑝𝜓 𝑡
𝑘𝜓
𝑝𝜓 =
𝑀𝑚𝑜𝑦
1. Vibrations à un seul degré de liberté
a. Vibration Libre
Pour la modélisation mathématique de la vibration d’une machine, cette dernière est généralement considérée comme
un corps rigide ne comportant que de la masse, tandis que la fondation est considérée comme un corps :
Rigide : ne comportant que de la masse, comme dans le cas d'une fondation en bloc,
Élastique : comportant à la fois de la masse et de la raideur dans le cas où la machine est supportée par un système
a. Vibration Libre
Fondation en bloc :
a. Vibration Libre
Dans les cas où la machine est supportée par une colonne, une poutre, un cadre portique ou leur combinaison,
Pour de tels systèmes, la masse structurelle équivalente doit être ajoutée à la masse de la machine pour le calcul de la
fréquence et de la réponse.
Le calcul de la fréquence basé sur des ressorts sans masse serait erroné.
Il est donc souhaitable de développer des systèmes équivalents qui incluent l'influence de la masse du système de
support.
1. Vibrations à un seul degré de liberté
b. Systèmes amortis
Les forces internes agissant sur la masse à n’importe quel instant 𝑡 sont :
𝑚ÿ + 𝑐𝑦 𝑦ሶ + 𝑘𝑦 𝑦 = 0
𝑦 = 𝐴1 𝑒 𝑠1 𝑡 + 𝐴2 𝑒 𝑠2 𝑡
Avec
𝑐𝑦 𝑐𝑦 2 𝑘𝑦
𝑠1,2 =− ± −
2𝑚 2𝑚 𝑚
1. Vibrations à un seul degré de liberté
b. Systèmes amortis
Amortissement critique
𝑐𝑦 2 𝑘𝑦
− =0
2𝑚 𝑚
Donc
𝑐𝑦𝑐𝑟
𝑠1,2 = − = 𝑝𝑦
2𝑚
Le coefficient d’amortissement est donné comme:
𝑐𝑦 𝑐𝑦
𝜁𝑦 = =
𝑐𝑦𝑐𝑟 2𝑚𝑝𝑦
1. Vibrations à un seul degré de liberté
b. Systèmes amortis
Sur-amortissement
Et
𝜁𝑦 > 1
Donc
−𝑝𝑦 𝜁𝑦 −𝑝𝑦 𝜁𝑦2 −1 𝑡 −𝑝𝑦 𝜁𝑦 +𝑝𝑦 𝜁𝑦2 −1 𝑡
𝑦 = 𝐴1 𝑒 + 𝐴2 𝑒
1. Vibrations à un seul degré de liberté
b. Systèmes amortis
Sous-amortissement
Et
𝜁𝑦 < 1
Donc
𝑦 = 𝑒 −𝑝𝑦𝜁𝑦 𝑡 𝐴1 𝑒 −𝑝𝑑𝑦𝑡 + 𝐴2 𝑒 +𝑝𝑑𝑦𝑡
2. Sources de vibrations
Les vibrations sont omniprésentes dans les environnements industriels et peuvent avoir des origines diverses.
Il est essentiel de comprendre ces sources pour mettre en place des mesures de prévention et de contrôle efficaces.
Les rotors de moteurs, turbines, pompes, ventilateurs et autres machines tournantes peuvent présenter des
déséquilibres dus à des défauts de fabrication, à l'usure ou à l'accumulation de dépôts.
Ces déséquilibres génèrent des forces centrifuges qui provoquent des vibrations.
Défauts d'alignement :
Un mauvais alignement des arbres de transmission entre les machines tournantes entraîne des forces radiales et axiales
qui se traduisent par des vibrations.
Engrenages et roulements :
L'usure, les défauts de fabrication ou un mauvais graissage des engrenages et des roulements peuvent générer des
vibrations dues aux chocs et aux frottements.
2. Sources de vibrations
Les vibrations sont omniprésentes dans les environnements industriels et peuvent avoir des origines diverses.
Il est essentiel de comprendre ces sources pour mettre en place des mesures de prévention et de contrôle efficaces.
Moteurs alternatifs :
Les moteurs à combustion interne, les compresseurs alternatifs et autres machines alternatives produisent des
Les vibrations sont omniprésentes dans les environnements industriels et peuvent avoir des origines diverses.
Il est essentiel de comprendre ces sources pour mettre en place des mesures de prévention et de contrôle efficaces.
b. Machines à impact
Ces machines génèrent des vibrations importantes lors des opérations d'impact, en raison des forces de choc
élevées.
Les outils de forage et de perçage produisent des vibrations dues aux forces de coupe et aux chocs.
2. Sources de vibrations
Les vibrations sont omniprésentes dans les environnements industriels et peuvent avoir des origines diverses.
Il est essentiel de comprendre ces sources pour mettre en place des mesures de prévention et de contrôle efficaces.
c. Écoulement de fluides
Turbulences :
L'écoulement turbulent de liquides ou de gaz dans les tuyauteries, les vannes et les échangeurs de chaleur
peut générer des vibrations dues aux fluctuations de pression et aux forces d'excitation.
Cavitation :
La formation et l'effondrement de bulles de vapeur dans les liquides (cavitation) peuvent provoquer des
Une mesure consiste à détecter un signal physique, le traduire en signal électrique puis lui faire subir un nombre de
transformations
Nous montrons dans ce qui suit que ce système a son analogue dans un circuit RLC
Le système mécanique (𝑆𝑚 ) est excité par une force externe 𝐹 𝑡 qui lui permet d’osciller
Le système électrique (𝑆𝑒 ) doit avoir un signal d’excitation (une tension) 𝑣𝑒 (𝑡) qui fera office de cette force
Dans un circuit électrique la loi des mailles décrit une FEM comme étant la somme des chutes de tension dues aux
éléments récepteurs du circuits (impédances)
𝑘𝑥 𝑡 + 𝛾𝑥ሶ 𝑡 + 𝑚𝑥 𝑡 = 𝐹(𝑡)
Condensateur :
1 1
𝑣𝑐 = න 𝑖 𝑑𝑡 = 𝑞
𝐶 𝑐
Résistance
𝑣𝑅 = 𝑅𝑖 = 𝑅 𝑞ሶ
Bobine
𝑑𝑖
𝑣𝐿 = 𝐿 = 𝐿𝑞ሷ
𝑑𝑡
2. Conversion mécanique électrique
𝑘𝑥 𝑡 + 𝛾𝑥ሶ 𝑡 + 𝑚𝑥 𝑡 = 𝐹(𝑡)
Ce qui parait homogène puisque la charge oscille et se déplace sous l’effet d’une excitation électrique.
1
𝑞 + 𝑅 𝑞ሶ + 𝐿𝑞ሷ = 𝑣𝑒 𝑡 ≡ 𝑘𝑥 𝑡 + 𝛾𝑥ሶ 𝑡 + 𝑚𝑥ሷ 𝑡 = 𝐹(𝑡)
𝐶
2. Conversion mécanique électrique
1
𝑞 + 𝑅𝑞ሶ + 𝐿𝑞ሷ = 𝑣𝑒 𝑡 ≡ 𝑘𝑥 𝑡 + 𝛾 𝑥ሶ 𝑡 + 𝑚𝑥ሷ 𝑡 = 𝐹(𝑡)
𝐶
L’inductance 𝐿 joue le rôle de la masse, c’est l’inertie du système. Plus L est grande, plus il est difficile de mettre en mouvement les
charges (ou de les arrêter). C’est le phénomène d’induction qui fait qu’une variation de courant (une accélération de la charge q) est
freinée par effet de l’inductance.
La résistance 𝑅 est l’´élément dissipatif du circuit. C’est là que l’énergie est dissipée en chaleur par effet Joule. De manière semblable
à la dissipation mécanique dans un gaz, ce sont les collisions des charges sur les atomes du conducteur qui conduisent à cette
dissipation.
1
L’inverse de la capacité joue le rôle de la force de rappel. Plus la capacité est élevée, plus on peut accumuler de charges sur les
𝐶
Capteur piézorésistif
…
Les microphones
Les audiomètres
…
4. Analyser les vibrations
Signaux déterministes
La transformée de Fourier
La transformée de Laplace
…
Signaux Aléatoires
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
Toute l’analyse se base sur le fait que l’équation différentielle du système est analogue à une fonction dite de transfert
Ainsi, si le système linéaire est excité par une sollicitation harmonique 𝑒 𝑡 = 𝐸 cos 𝜔𝑡 + 𝜙 , la sortie serait une fonction
sinusoïdale
s t = a 𝑇(𝜔) cos 𝜔𝑡 + 𝜙 + 𝜃𝑇 𝜔
Considérons le système RC de la figure, si l’on excite par une combinaison linéaire de deux fonctions 𝑒 𝑡 = 𝛼𝑒1 𝑡 +
𝛽𝑒2 (𝑡)
La sortie serait également une combinaison linéaire des deux réponse (principe de superposition) : 𝑠 𝑡 = 𝛼𝑠1 𝑡 + 𝛽𝑠2 𝑡
1
Ou encore: 𝑇 𝜔 =
1+𝑖𝜔𝑅𝐶
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
1 𝜋 1 𝜋
𝑠 𝑡 = cos 𝑡 + + cos 6𝑡 − + 0.44𝜋
2 4 37 2
Remarquons que la sorties présente deux composantes spectrales, dont la plus haute est plus atténuée.
1
Ce qui est homogène avec l’expression de 𝑇 𝜔 = = 1 + 𝜔2 −1/2 −𝑖𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝜔
𝑒
1+𝑖𝜔
4. Analyser les vibrations
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
Les séries de Fourier répondent à la question inversée : serions nous capables d’écrire une fonction quelconque
(mais périodique) comme la somme d’un certain nombre de fonctions harmoniques ?
Prenons un exemple simple pour comprendre: soit un signal 𝑋(𝑡) en créneau de période 𝑇 = 2𝜋/𝜔.
Essayons maintenant de rapprocher ce signal avec une somme de fonctions sinusoïdales dont les fréquences sont
des multiple de 𝜔/2𝜋
Une assez bonne approximation peut être obtenu pour des valeurs appropriées de 𝑎0 , 𝑏1 , 𝑏3
4. Analyser les vibrations
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
Si 𝑥(𝑡) est une fonction paire, les coefficients 𝑏𝑛 sont tous nuls.
Si 𝑥(𝑡) est une fonction impaire, les coefficients 𝑎𝑛 sont tous nul.
1 𝑇 2 𝑇 2 𝑇
𝑎0 = න 𝑥 𝑡 𝑑𝑡 , 𝑎𝑛 = න 𝑥 𝑡 sin 𝑛𝜔𝑡 𝑑𝑡 , 𝑏𝑛 = න 𝑥 𝑡 cos 𝑛𝜔𝑡 𝑑𝑡
𝑇 0 𝑇 0 𝑇 0
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
𝑥 𝑡 = 𝑐𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝜔𝑡 = 𝑐𝑛 𝑓𝑛 (𝑡)
𝑛=−∞ 𝑛=−∞
Avec
𝑎𝑛 − 𝑖𝑏𝑛 𝑎𝑛 + 𝑖𝑏𝑛
𝑐0 = 𝑎0 , 𝑐𝑛 = , 𝑐−𝑛 = = 𝑐𝑛∗ ∀𝑛 = 1 … + ∞
2 2
Ou encore
1 𝑇
𝑐𝑛 = න 𝑥 𝑡 𝑒 −𝑖𝑛𝜔𝑡 𝑑𝑡
𝑇 0
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
𝑇
Considérons le signal complexe et périodique 𝑥 𝑡 = 1 + 𝑖 entre 0 et .
2
La décomposition en séries de Fourier présente des coefficients 𝑐𝑛 comportant une partie réelle et une partie
imaginaire ou encore un module et une phase
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
𝑇
Considérons le signal complexe et périodique 𝑥 𝑡 = 1 + 𝑖 entre 0 et .
2
Les coefficients des 𝑛 positifs et négatifs ont les mêmes amplitudes mais à
phase opposées
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
Dans certaines mesures, le capteur ne permet pas la détection de la phase: c’est le cas d’un capteur qui s’intéresse à
l’énergie de l’onde.
Or l’énergie est homogène au module au carré, la phase est donc complétement ignorée.
1
L’énergie d’un oscillateur mécanique est donnée par 𝐸 = 𝐾𝜌2 où 𝜌 désigne le déplacement
2
Etant donné que le système est linéaire, l’énergie du système est égale à la somme des énergie des différentes
harmoniques.
Ce qui signifie que la connaissance des 𝑐𝑛 est suffisante pour déterminer l’énergie de notre système
a. Signaux déterministes
La série de Fourier
1 𝑇 2
𝑃 𝑥 = න 𝑥 𝑡 𝑑𝑡
𝑇 0
+∞
1 Δ𝑡 2 2
𝑃 𝑥 = න 𝑥 𝑡 𝑑𝑡 = 𝑐𝑛
Δ𝑡 0
𝑛=−∞
4. Analyser les vibrations
a. Signaux déterministes
La transformée de Fourier
Dans la théorie du signal, les signaux périodiques ne constituent qu’un petit ensemble
des signaux
En effet, il suffit de prendre le cas d’un signal périodique sur une durée limitée.
Dans le cas des signaux apériodiques, la transformée de Fourier est plutôt utilisée.
Construisons un autre signal 𝑦(𝑡) qui n’est que la périodisation de 𝑥(𝑡) sur une
période 𝑇 > Δ𝑡
Si 𝑇 → ∞ alors 𝑦 𝑡 → 𝑥 𝑡 .
𝑥 𝑡 = lim 𝑦(𝑡)
𝑇→∞
En effet: plus la période augmente, plus les contributions non nulles s’éloignent les
une des autres, et, il ne reste plus que la contribution central
4. Analyser les vibrations
a. Signaux déterministes
La transformée de Fourier
Puisque 𝑦(𝑡) est périodique, alors sa décomposition en séries de Fourier est possible
+∞
𝑦 𝑡 = 𝑐𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝜔𝑡
𝑛=−∞
Tendons maintenant la période 𝑇 à l’infinie (les pulsations 𝜔𝑛 se rapprochent pour donner une fonction continue)
𝑇/2
lim 𝑇𝑐𝑛 = lim න 𝑦 𝑡 𝑒 −𝑖𝜔𝑛 𝑡 𝑑𝑡
𝑇→∞ 𝑇→∞ −𝑇/2
Ou encore:
𝑇/2
lim 𝑇𝑐𝑛 = න 𝑥 𝑡 𝑒 −𝑖𝜔𝑛 𝑡 𝑑𝑡
𝑇→∞ −𝑇/2
Ce qui constitue une généralisation des séries de Fourier à des fonction non périodiques
4. Analyser les vibrations
a. Signaux déterministes
La transformée de Fourier
a. Signaux déterministes
La transformée de Laplace
En effet, la transformée de Fourier n’est définie que pour des fonction à carré sommable.
Si 𝑥(𝑡) n’est pas à carré sommable, l’intégrale de la transformée de Fourier n’est plus définie pour 𝑡 → ±∞
+∞
𝑇ℱ 𝑥 𝑡 =න 𝑥 𝑡 𝑒 −𝑖𝜔𝑡 𝑑𝑡
−∞
L’idée de la Transformée de Laplace (𝑇ℒ) est de rendre la fonction à carré sommable en lui « privant » de la partie
𝑡 → ±∞ par une exponentielle décroissante.
+∞
−𝛼𝑡
𝑇ℱ 𝑥 𝑡 𝑒 =න 𝑥 𝑡 𝑒 −𝛼𝑡 𝑒 −𝑖𝜔𝑡 𝑑𝑡
−∞
+∞
න 𝑥 𝑡 𝑒 −𝛼𝑡 𝑑𝑡 < ∞ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝛼 > 𝛼0
−∞
4. Analyser les vibrations
a. Signaux déterministes
La transformée de Laplace
+∞
𝑋𝐿 𝑝 = 𝑇ℒ 𝑥 𝑡 =න 𝑥 𝑡 𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡
−∞
Avec 𝑝 = 𝛼 + 𝑖𝜔 𝜖 ℂ
Il suffit donc de trouver par la suite des 𝛼 pour lesquels l’intégrale est convergeant
4. Analyse modale
C’est une méthode qui consiste à étudier les vibrations d’un système pour comprendre comment il se comporte
sous l'effet de différentes forces ou sollicitations.
On cherche à déterminer les "modes propres" du système, c’est-à-dire ses fréquences naturelles et les formes de
vibration associées.
L’idée est de déterminer les modes de vibration ou les fréquences propres d’un système mécanique
Si une force extérieure agit à l'une de ces fréquences (par exemple, une machine tournante ou un vent), cela peut
provoquer une résonance, qui amplifie les vibrations et peut causer des dommages ou des défaillances.
4. Analyse modale
Modélisation : Représenter le système sous forme mathématique ou informatique (souvent avec des masses, des
ressorts et des amortisseurs).
Identification des fréquences propres : Trouver les fréquences naturelles où le système vibre le plus.
Analyse des formes modales : Étudier comment le système se déforme ou bouge pour chaque fréquence.
Validation : Comparer les résultats à des essais expérimentaux pour vérifier la précision.
Plusieurs méthodes existent pour déterminer les fréquences naturelles et les formes modales des systèmes à
plusieurs degrés de liberté.
4. Analyse modale
Dans la plupart des cas industriels, les systèmes mécaniques sont continus et possèdent un nombre très grand ( ou
infini) de degré de liberté.
Afin de pallier à cela, chaque degré de liberté est considéré comme une solution d’une équation de mouvement.
Les formes modales présentent une propriété appelée orthogonalité, qui peut être utilisée d’une manière plus
simple pour résoudre les problèmes de vibrations.
4. Analyse modale
Pour simplifier l'analyse, un système continu (avec masse et inertie réparties) peut être modélisé par un système à
On remplace la masse répartie par un nombre fini de masses ponctuelles, reliées par des éléments élastiques et
Les déplacements de ces masses sont décrits par des coordonnées linéaires ou angulaires.
Plus le nombre de masses ponctuelles est élevé, plus l'analyse est précise.
4. Analyse modale
Par exemple, un bâtiment de trois étages peut être modélisé avec trois
De même, une perceuse radiale peut être approximée avec quatre masses
et quatre ressorts.
Définir les coordonnées : Choisir des coordonnées pour décrire les positions des masses et corps rigides, et établir des
Équilibre statique : Déterminer la configuration d'équilibre statique et mesurer les déplacements à partir de ces
positions.
Diagrammes de corps libre : Dessiner les diagrammes de corps libre pour chaque masse ou corps rigide, en indiquant
les forces (ressorts, amortissement, externes) pour des déplacements et vitesses positifs.
Appliquer la loi de Newton : Utiliser la deuxième loi de Newton (𝐹 = 𝑚𝑎) pour chaque corps libre afin d'obtenir les
équations de mouvement.
4. Analyse modale
Définir les coordonnées : Choisir des coordonnées pour décrire les positions des masses et corps rigides, et établir des
Équilibre statique : Déterminer la configuration d'équilibre statique et mesurer les déplacements à partir de ces
positions.
Diagrammes de corps libre : Dessiner les diagrammes de corps libre pour chaque masse ou corps rigide, en indiquant
les forces (ressorts, amortissement, externes) pour des déplacements et vitesses positifs.
Appliquer la loi de Newton : Utiliser la deuxième loi de Newton (𝐹 = 𝑚𝑎) pour chaque corps libre afin d'obtenir les
équations de mouvement:
𝑚𝑖 𝑥ሷ 𝑖 = σ𝑗 𝐹𝑖𝑗 pour des masse 𝑚𝑖
Ou encore
𝐽𝑖 𝜃ሷ𝑖 = σ𝑗 𝑀𝑖𝑗 pour des moments d’inertie 𝐽𝑖
4. Analyse modale
Définir les coordonnées : Choisir des coordonnées pour décrire les positions des masses et corps rigides, et établir des
Équilibre statique : Déterminer la configuration d'équilibre statique et mesurer les déplacements à partir de ces positions.
Diagrammes de corps libre : Dessiner les diagrammes de corps libre pour chaque masse ou corps rigide, en indiquant les
Appliquer la loi de Newton : Utiliser la deuxième loi de Newton (𝐹 = 𝑚𝑎) pour chaque corps libre afin d'obtenir les
équations de mouvement:
𝑚𝑖 𝑥ሷ 𝑖 = σ𝑗 𝐹𝑖𝑗 pour des masse 𝑚𝑖
Ou encore
𝐽𝑖 𝜃ሷ 𝑖 = σ𝑗 𝑀𝑖𝑗 pour des moments d’inertie 𝐽𝑖
𝐹𝑖𝑗 est toutes les forces appliquées à la masse 𝑚𝑖 et 𝑀𝑖𝑗 sont les moments de toutes les forces appliquées au corps rigide au
moment d’inertie 𝐽𝑖
4. Analyse modale
Exemple d’application
Dessiner les diagrammes de corps libre des masses, en mesurant les coordonnées à partir de leurs positions d'équilibre
statique.
Appliquer la deuxième loi de Newton (F=ma) à chaque masse, en tenant compte des forces (ressorts, amortissement, etc.) et
Cet exemple est un cas particulier, ayant abouti à des matrices diagonales.
Dans le cas général, les matrice de masse, de raideur et d’amortissement auront la forme suivante:
m11 m12 m13 … 𝑚1𝑛 k11 𝑘12 k13 … 𝑘1𝑛 c11 c12 c13 … 𝑐1𝑛
m21 m22 m23 … 𝑚2𝑛 k 21 k 22 k 23 … 𝑘2𝑛 c21 c22 c23 … 𝑐2𝑛
𝑚 = m31 m32 m33 … 𝑚3𝑛 𝑘 = k 31 k 32 k 33 … 𝑘3𝑛 𝑐 = c31 c32 c33 … 𝑐3𝑛
⋮ ⋮ ⋮ … ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ … ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ … ⋮
mn1 mn2 mn3 … 𝑚𝑛𝑛 k n1 k n2 k n3 … 𝑘𝑛𝑛 cn1 cn2 cn3 … 𝑐𝑛𝑛
Si la matrice de masse n'est pas diagonale, on dit que le système présente un couplage de masse ou d'inertie.
Si la matrice d'amortissement n'est pas diagonale, on dit que le système présente un couplage d'amortissement ou de
vitesse.
Si la matrice de raideur n'est pas diagonale, on dit que le système présente un couplage élastique ou statique.
Les couplages de masse et d'amortissement sont tous deux connus sous le nom de couplage dynamique.
4. Analyse modale
Dans le cas où le système est conservatif, les forces non conservatives (𝑭𝒊 ) seront nulles
𝑚 𝒙ሷ + 𝑘 𝒙 = 𝟎
Si le système reçoit de l'énergie sous forme de déplacements initiaux, de vitesses initiales, ou des deux, il vibre indéfiniment,
Nous pouvons trouver la solution de l'équation de mouvement en supposant une solution de la forme:
𝑥𝑖 = 𝑋𝑖 𝑇
Physiquement, cela signifie que toutes les coordonnées ont des mouvements synchrones.
La configuration du système ne change pas de forme pendant le mouvement, mais son amplitude varie.
La configuration du système, donnée par le vecteur X, est connue comme la forme modale du système :
𝑥1
𝑋= ⋮
𝑥𝑛
En remplaçant dans l’équation de mouvement, nous obtenons:
𝑚 𝑿𝑇ሷ + 𝑘 𝑿𝑇 = 𝟎
Ou sous la forme scalaire:
𝑛 𝑛
𝑚𝑖𝑗 𝑋𝑗 𝑇ሷ 𝑡 + 𝑘𝑖𝑗 𝑋𝑗 𝑇 𝑡 = 0
𝑗=1 𝑗=1
Ce qui donne
𝑇ሷ 𝑡 σ𝑛𝑗=1 𝑘𝑖𝑗 𝑋𝑗
− = 𝑛
𝑇 𝑡 σ𝑗=1 𝑚𝑖𝑗 𝑋𝑗
4. Analyse modale
𝑇ሷ 𝑡 σ𝑛𝑗=1 𝑘𝑖𝑗 𝑋𝑗
− = 𝑛
𝑇 𝑡 σ𝑗=1 𝑚𝑖𝑗 𝑋𝑗
Le terme de droite est indépendant du temps alors que le terme en gauche est indépendant de 𝑖.
Donc les deux sont égaux à une constante.
Ce qui nous permet d’écrire:
𝑇ሷ 𝑡 + 𝜔2 𝑇 𝑡 = 0 (1)
𝑛
La solution de la première équation s’écrit, avec l’amplitude 𝐶1 et le déphasage 𝜑 sont des constantes:
𝑇 𝑡 = 𝐶1 cos(𝜔𝑡 + 𝜑)
Cependant la pulsation 𝜔 ne peut prendre des valeurs arbitraires puisqu’elle vérifie la deuxième équation
La solution triviale de l’équation (3) est 𝑋𝑖 = 0. La solution non triviale vérifie:
Δ = 𝑘𝑖𝑗 − 𝜔2 𝑚𝑖𝑗 = 0
Δ = 𝑘𝑖𝑗 − 𝜔2 𝑚𝑖𝑗 = 0
Cette équation est l'équation caractéristique du problème des valeurs propres ou des valeurs caractéristiques (Equation (3))
4. Analyse modale
Exemple d’application
Soit le système de la figure