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Diplomatie Publique - Master Ilms-1

Le document aborde les défis posés par la numérisation à la diplomatie publique, soulignant la nécessité d'une approche éthique face à l'automatisation et à la transparence accrue. Il illustre comment des événements récents, comme les tweets de Donald Trump, ont perturbé les pratiques diplomatiques traditionnelles, tout en explorant la possibilité d'une diplomatie numérique responsable. Enfin, il évoque les régulations européennes comme un cadre potentiel pour garantir l'intégrité et la responsabilité dans les pratiques diplomatiques à l'ère numérique.

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Thèmes abordés

  • réflexion éthique,
  • responsabilité,
  • engagement citoyen,
  • espionnage,
  • réponses éthiques,
  • impact des réseaux,
  • réseaux sociaux,
  • numérisation,
  • diplomatie moderne,
  • acteurs non étatiques
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Diplomatie Publique - Master Ilms-1

Le document aborde les défis posés par la numérisation à la diplomatie publique, soulignant la nécessité d'une approche éthique face à l'automatisation et à la transparence accrue. Il illustre comment des événements récents, comme les tweets de Donald Trump, ont perturbé les pratiques diplomatiques traditionnelles, tout en explorant la possibilité d'une diplomatie numérique responsable. Enfin, il évoque les régulations européennes comme un cadre potentiel pour garantir l'intégrité et la responsabilité dans les pratiques diplomatiques à l'ère numérique.

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Thèmes abordés

  • réflexion éthique,
  • responsabilité,
  • engagement citoyen,
  • espionnage,
  • réponses éthiques,
  • impact des réseaux,
  • réseaux sociaux,
  • numérisation,
  • diplomatie moderne,
  • acteurs non étatiques

JEAN KEVIN MBA / MASTER ILMS

SUJET
« Quels sont les challenges menés par la numérisation pour les pratiques
de la diplomatie publique ? Peut-on envisager les pratiques éthiques de la
diplomatie publique à l’ère numérique et de l’IA ? Pourquoi ? »

Ce sujet invite à s’interroger sur la nature des défis que posent les technologies
numériques à la pratique diplomatique, mais aussi sur la possibilité d’en faire un
usage éthique respectueux des valeurs de transparence et de dignité humaine
qui devraient en constituer la matrice. Je prendrai ici le parti d’apporter des
réponses articulées en deux temps, en convoquant quelques exemples tirés de
cas diplomatiques réels. J’examinerai d’abord les principaux challenges induits
par la numérisation pour les pratiques de la diplomatie publique (I), avant
d’ouvrir une réflexion sur la possibilité d’envisager des pratiques éthiques de la
diplomatie publique à l’ère numérique et de l’intelligence artificielle, en
m’appuyant en (II) sur des initiatives et controverses contemporaines qui
illustrent toute la complexité de cette question.

I.​ Les challenges menés par la numérisation dans la diplomatie publique

Avant tout élément de réponse, éclairer le concept de “diplomatie publique” me


semble indispensable dans le traitement des questions qui nous sont adressées
dans le sujet. Ce terme désigne la manière dont un État essaie d'influencer les

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perceptions des publics étrangers d’un pays pour servir ses propres intérêts
stratégiques, en passant comme l’indique Cull (2019) par la communication, les
échanges culturels ou les actions éducatives. La numérisation, quant à elle,
évoque l'intégration généralisée des technologies numériques à toutes les
dimensions de la vie sociale, économique ou politique (Castells, 2000). À
l'intersection de ces deux réalités, la diplomatie publique numérique surgit
comme une évidence et simultanément comme une zone d'ombre complexe,
traversée de contradictions multiples.

​ La diplomatie américaine porte par exemple aujourd’hui quelque chose


d’imprévisible. On se souvient comment, en quelques mots à peine lâchés sur
Twitter, des équilibres fragiles s'effondrait comme des jeux de cartes.

Image 1 : Tweet du Président Trump, 22 Nov. 2016

Plus de trois cent cinquante fois après sa victoire électorale, entre novembre et
janvier 2017, Le Président Trump diffusa ses pensées brutes à travers le média
social “X” où vingt millions d’individus suivaient ses mouvements d’humeur à la
lettre près, stipule (Conesa, 2017). Ce ne fut pas certes une diplomatie au sens
traditionnel terme mais plutôt une sorte de mise en scène continue du pouvoir
via un smartphone. Pourtant, on a pu constater les marchés financiers secoués,
des crises diplomatiques soudaines, des responsables politiques poussés vers la
sortie…. Voilà ce que pouvait provoquer un tweet du Président Trump
impromptu, envoyé sans égard particulier. Quand il s’est entretenu avec la

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présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, malgré les décennies d'une politique
américaine subtilement équilibrée envers la Chine, le monde entier retint son
souffle, abasourdi par tant d'audace ou d'insouciance. L’appel téléphonique
semblait anodin aux yeux de Trump qui déclara simplement qu’il ne faisait que
répondre à une politesse élémentaire. Pourtant, ce geste renversa d’un seul coup
presque quarante années d'une prudente diplomatie américaine avec Pékin,
provoquant une colère immense et immédiate du côté chinois. Cet événement
traduisait cette nouvelle forme diplomatique totalement incontrôlée où chaque
décision prise remet en question des décennies entières de construction
stratégique complexe.

​ Puis surgit la question épineuse de la “concurrence narrative”. Autrefois,


seuls les diplomates professionnels façonnaient l'image d'un pays à l’étranger,
désormais, la parole d'un État cohabite avec celle d'acteurs multiples comme les
citoyens engagés, groupes de pression, activistes numériques, voire groupes
terroristes capables d'inonder les réseaux sociaux de contre-discours percutants
et viraux (Zayani, 2018). Un cas éloquent pour exemple. Lors de la crise
diplomatique du Golfe en 2017, le Qatar fut confronté à une vague massive de
désinformation sur Twitter pilotée par des comptes saoudiens et émiratis,
illustrant parfaitement cette fragilité nouvelle des stratégies de communication
officielle (Haila Al-Mekaimi, 2024). Ajoutez à cela la transparence imposée par le
numérique installe désormais les diplomates dans une situation presque irréelle,
où absolument tout, peut être soudainement exposé au regard public. Ce n'est
pas seulement une fuite occasionnelle ou une maladresse passagère, mais une
véritable fragilité systémique à laquelle les diplomates font désormais face.

​ On se souvient il y a quelques années, selon Spiegel (2011), Wikileaks avait


brutalement révélé des milliers de câbles diplomatiques jusque-là
soigneusement tenus secrets. Une avalanche inattendue d'informations
confidentielles se déversa alors sans contrôle sur la scène publique mondiale
(Dartois, 2020). Depuis ce moment-là, la sécurité et la confidentialité des

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échanges diplomatiques sont devenues une bataille permanente, imprévisible,
jamais totalement gagnée.

Image 2 : Article web de l’INA, 23 Juil. 2016

Donc, on voit bien qu’un simple email échangé dans la précipitation, un message
officiel envoyé sans précaution particulière ou même une remarque anodine
peuvent aujourd'hui déclencher une tempête médiatique imprévisible ou devenir
la source d'une mauvaise interprétation diplomatique grave. Ce climat de
vulnérabilité permanente oblige désormais la diplomatie contemporaine actuelle
à se réinventer entièrement. D’où les interrogations suivantes : “ Comment
préserver la discrétion nécessaire à une négociation complexe tout en répondant
aux attentes nouvelles d'une transparence imposée par les réseaux ? “ Voilà une
tension quotidienne que vit le diplomate d’aujourd’hui. Et puis, s'ajoute encore
une complication plus profonde, plus dérangeante aussi, c’est l’arrivée des
technologies d’intelligence artificielle dans les pratiques diplomatiques
officielles.

​ En 2019, le ministère des affaires étrangères israëlien lança un chatbot


chargé de répondre automatiquement à diverses interrogations internationales.
Imaginer confier le discours diplomatique fait d’allusions, de nuances, de
non-dits, à une intelligence artificielle froide et mécanique semble presque
impensable. Ce choix pose une série de problèmes éthiques majeurs. Les risques
sont concrets, il peut y avoir des erreurs d'interprétation graves, une diffusion

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involontaire de messages biaisés ou avoir une partialité algorithmique
insoupçonnée. Ces préoccupations touchent au cœur même les principes de
responsabilité et d’éthique qui doivent animer toute représentation diplomatique
internationale. La diplomatie numérique se heurte aussi aux questions de la
surveillance et de la protection des données. L’affaire Pegasus en est une
illustration frappante. Selon Leloup et Untersinger (202), l’espionnage généralisé
de journalistes, d’activistes et même de diplomates par des logiciels espions pose
frontalement le problème éthique de la diplomatie numérique.

Image 3 : Article web de Le Monde, 18 Juil. 2021

Chacun de ces défis, qu'il s'agisse de temporalité, de perte de contrôle, de


transparence radicale, d'automatisation algorithmique ou d'intrusion numérique,
bouleverse profondément les pratiques diplomatiques traditionnelles. Ils
obligent les États à repenser intégralement leur stratégie et leur éthique de
communication internationale. Pourtant, malgré toutes ces perturbations, la

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diplomatie publique numérique reste un levier précieux, à condition qu’elle se
dote d’un cadre normatif clair et transparent, fondé sur des principes éthiques
solides, ce que l’Union européenne commence à entreprendre avec ses nouvelles
réglementations sur l’IA (European Commission, 2021). Cette numérisation, loin
d'être seulement technique, s'inscrit dans une dynamique sociétale profonde,
engageant notre rapport à l'information et à la vérité. Et c’est précisément parce
qu'elle interroge ces dimensions fondamentales que sa maîtrise devient
aujourd'hui un enjeu central pour l'avenir de la diplomatie.

II.​ La diplomatie publique à l’heure numérique : une éthique possible ou une


utopie fragile ?

Traditionnellement, la diplomatie publique cherchait à gagner le cœur des


populations étrangères, non par la force, mais par la persuasion douce, le
dialogue culturel, l’écoute attentive (Cull, 2019). Aujourd'hui, pourtant, cette
notion s'est complexifiée sous l'effet brutal des réseaux sociaux, des flux
d'informations incontrôlables, des algorithmes capables de biaiser subtilement
les perceptions collectives.

​ Le numérique a bouleversé les modalités de cette diplomatie douce, avec


Twitter par exemple, la frontière entre déclaration officielle et pensée spontanée
est devenue incroyablement floue. Manor (2019) dans “The Digitalization of
Public Diplomacy“ explique bien comment l'ère numérique a fait de la diplomatie
une pratique presque instantanée, imprévisible et émotionnelle. Son travail
éclaire remarquablement comment un simple message diffusé sans précaution
sur une plateforme sociale peut en quelques minutes déclencher une crise
diplomatique. Il nous rappelle que cette immédiateté fragilise considérablement
les fondements traditionnels de la diplomatie : le dialogue discret, la négociation
lente et prudente, la préservation subtile des intérêts stratégiques. A ce moment
précis, on voit bien que la diplomatie publique doit impérativement réinventer

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ses propres règles éthiques pour survivre au numérique. Pour autant, envisager
une éthique diplomatique à l’ère numérique n’est pas impossible. Au contraire,
c’est même une urgence évidente. Mais pour qu’elle devienne réalité, il faut
d'abord une prise de conscience forte des États et des acteurs diplomatiques
eux-mêmes.

​ Bjola et Zaiotti (2020) ont souligné que, paradoxalement, la numérisation


pourrait aussi pousser la diplomatie vers plus de transparence responsable et
d'intégrité. Les auteurs montrent concrètement qu’une éthique diplomatique
claire, encadrée par des normes reconnues, permettrait d'utiliser les outils
numériques non plus comme une menace, mais comme une opportunité pour
renforcer l’authenticité et la crédibilité des messages officiels. L'étude insiste sur
l’importance d’une diplomatie numérique fondée sur l’intégrité et la
responsabilité, à rebours de l’opacité, des manipulations algorithmiques ou des
intrusions numériques abusives. Cette possibilité d’une éthique en diplomatie
publique numérique trouve aussi un exemple particulièrement parlant dans les
récentes régulations européennes.

​ Le projet de régulation sur l'intelligence artificielle proposé par l'Union


européenne en 2021 vise explicitement à garantir que les outils numériques
utilisés par les gouvernements respectent strictement les droits fondamentaux
des citoyens (European Commission, 2021). La raison profonde de citer cette
réglementation est précisément parce qu’elle matérialise cette vision d’une
diplomatie numérique capable d’éthique et de responsabilité concrètes. Cette
législation, en interdisant certaines pratiques jugées dangereuses ou
manipulatrices, propose des garde-fous précis pour que les États n'abusent pas
des technologies au détriment des libertés individuelles. Elle offre ainsi une base
solide pour que les pratiques diplomatiques puissent se moderniser sans trahir
leurs valeurs éthiques fondamentales.

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CONCLUSION
Finalement, ce que révèle ce sujet, c’est que la diplomatie publique numérique
n’est plus seulement une évolution technologique anodine, mais une véritable
mutation profonde qui bouleverse toutes les pratiques traditionnelles. Comme
on l’a vu, les défis imposés par cette numérisation sont réels et multiples. On
pense notamment à la rapidité de communication imposée par les réseaux
sociaux comme Twitter, capables de transformer un simple message en crise
internationale majeure (confère les tweets du Président Trump), ainsi qu'au défi
posé par la concurrence des narratifs issus d’acteurs non étatiques, difficilement
contrôlables par les gouvernements. Ajoutons à cela la vulnérabilité nouvelle à
laquelle les diplomates sont exposés, la confidentialité traditionnelle des
échanges étant radicalement remise en cause par la transparence numérique
forcée, comme l’a tragiquement illustré l’affaire Wikileaks.

​ Pourtant, en dépit de ces bouleversements significatifs, il reste tout à fait


envisageable de construire une diplomatie publique numérique profondément
éthique, transparente et responsable. C’est précisément cette prise de
conscience, initiée par des auteurs tels que Bjola et Zaiotti (2020), qui permet de
repenser positivement cette transition numérique. Le cadre normatif proposé
récemment par l’Union européenne (European Commission, 2021) constitue une
étape importante dans cette direction, en établissant des limites précises pour
préserver les droits fondamentaux des citoyens et éviter les abus
algorithmiques. Mais la réflexion ne s'arrête pas là. À l'avenir, une question reste
à explorer plus profondément :

“ Comment préserver l’humanité intrinsèque de la diplomatie face à une


automatisation croissante des échanges et des pratiques ? Autrement dit, dans
quelle mesure les technologies numériques et l'intelligence artificielle
pourraient-elles paradoxalement renforcer les qualités humaines et authentiques
de la diplomatie, au lieu de les affaiblir ? ”

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Cette interrogation, encore insuffisamment traitée, mériterait de futures
recherches et pourrait donner lieu à des expérimentations diplomatiques
originales. Car il ne s’agit plus simplement de limiter les dégâts, mais plutôt de
saisir cette transition technologique comme une opportunité de renouveler en
profondeur la diplomatie publique. Peut-être alors pourrait-elle enfin répondre
aux attentes d’un monde globalisé, numérique et pourtant profondément en
quête d’éthique, de sens et de responsabilité humaine.

SOURCES
1.​ Bjola, C., & Zaiotti, R. (s. d.). (PDF) Digital Diplomacy and International
Organisations : Autonomy, Legitimacy and Contestation. ResearchGate. Consulté
02 juillet 2025, à l’adresse
https://www.researchgate.net/publication/343895827_Digital_Diplomacy_an
d_International_Organisations_Autonomy_Legitimacy_and_Contestation

2.​ Castells, M. (2000). The rise of the network society (2nd ed). Blackwell
Publishers.

3.​ Conesa, E. (2017, janvier 18). Comment Trump a pris le pouvoir en dix
tweets. Les Echos.
https://www.lesechos.fr/2017/01/comment-trump-a-pris-le-pouvoir-en-dix-t
weets-159359

4.​ Cull, N. J. (2019). Public diplomacy : Foundations for global engagement in


the digital age. Polity.

5.​ Dartois, F. (2020). 27 juillet 2010 : WikiLeaks dévoile des données secrètes
américaines | INA. ina.fr.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/27-juillet-2010-wikileaks-devoile-des-do
nnees-secretes-americaines

6.​ Digital Diplomacy in Kuwait’s New Foreign Policy (2020-2024) :


Opportunities and Challenges. (2024). In H. Al-Mekaimi, Advances in Public
Policy and Administration (p. 225‑252). IGI Global.
https://doi.org/10.4018/979-8-3693-6074-3.ch010

9
7.​ Leloup, D., & Untersinger, M. (2021, juillet 18). « Projet Pegasus » :
Révélations sur un système mondial d’espionnage de téléphones.
https://www.lemonde.fr/projet-pegasus/article/2021/07/18/projet-pegasus-r
evelations-sur-un-systeme-mondial-d-espionnage-de-telephones_6088652_6
088648.html

8.​ Manor, I. (2019). The Digitalization of Public Diplomacy. Palgrave


Macmillan US. Proposal for a REGULATION OF THE EUROPEAN PARLIAMENT
AND OF THE COUNCIL LAYING DOWN HARMONISED RULES ON ARTIFICIAL
INTELLIGENCE (ARTIFICIAL INTELLIGENCE ACT) AND AMENDING CERTAIN
UNION LEGISLATIVE ACTS (2021).
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A52021PC02
06

9.​ Saanouni, M. (2019). Israël lance une ambassade virtuelle sur Twitter pour
le dialogue avec le Golfe.
https://www.aa.com.tr/fr/monde/israël-lance-une-ambassade-virtuelle-sur-t
witter-pour-le-dialogue-avec-le-golfe/1384948

10.​ Spiegel, D. (2011, septembre 2). Wikileaks publie 250.000 câbles


diplomatiques non expurgés. Slate.fr.
https://www.slate.fr/lien/43103/wikileaks-250000-documents-non-censures
-fuite

11.​ Zayani, M. (2018). Digital Middle East : State and Society in the Information
Age. Oxford University Press, Incorporated.

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Common questions

Alimenté par l’IA

Transparency in digital public diplomacy can enhance trust and accountability but also poses risks to security and confidentiality. On the positive side, transparency can promote responsible diplomacy and public trust, as Bjola and Zaiotti suggest that public demand for transparent practices can push diplomacy toward more integrity . However, risks involve the potential exposure of sensitive information, as demonstrated by Wikileaks' leak of diplomatic documents, which compromised international relations and highlighted vulnerabilities in maintaining confidential communications .

Diplomats face the challenge of maintaining necessary confidentiality while meeting the public's expectations for transparency in the digital age. The constant risk of data breaches and leaks, exemplified by incidents like Wikileaks, pressures diplomats to reconsider how sensitive information is handled . Additionally, the immediacy and reach of social media mean any communication can quickly become public, necessitating careful consideration of what is shared . Balancing these factors requires new protocols and strategies to protect sensitive information while still engaging in open dialogue where appropriate .

To leverage digital tools effectively in public diplomacy while avoiding misuse, states should develop comprehensive frameworks that emphasize ethical usage, transparency, and accountability. This involves adopting regulations such as the European Union's AI framework, which sets boundaries on how these tools can be used without infringing on rights . Furthermore, diplomats should be trained to effectively communicate through digital channels, ensuring they use these tools to authentically engage with global audiences and counter misinformation, as highlighted in the discourse on narrative competition .

Digitalization challenges traditional diplomatic practices primarily through the increased speed and unpredictability of information dissemination, the emergence of multiple non-state actors, and transparency issues. One example is the use of social media by figures like President Trump, whose tweets could rapidly cause international incidents or market fluctuations, illustrating a form of diplomacy that bypasses traditional channels . Additionally, digital platforms allow various actors, including citizens and groups, to present counter-narratives that challenge official diplomatic messages, as seen during the 2017 Gulf diplomatic crisis with misinformation campaigns against Qatar . The transparency enforced by digital leaks, such as those by Wikileaks, further complicates confidentiality in diplomatic exchanges .

Integrating ethical practices into digital public diplomacy is possible, primarily through clear normative frameworks that regulate digital diplomatic actions. The European Union's proposal for regulations on artificial intelligence is an example of such a framework, aiming to ensure that digital tools used by governments respect fundamental rights and are free from manipulative practices . Such regulations can help govern the ethical use of digital tools in diplomacy by establishing criteria that prevent abuses, such as algorithmic manipulations or intrusive surveillance . Initiatives that emphasize transparency and responsibility, as advocated by Bjola and Zaiotti, further support the integration of ethical practices in digital diplomacy .

To maintain the human element in diplomacy amidst increasing digitalization, strategies must focus on integrating ethical technologies with human oversight and fostering personal connections. Emphasizing diplomatic training that combines technological proficiency with cultural and emotional intelligence can ensure diplomats sustain authentic human interactions . Additionally, building frameworks that enhance responsible AI application, such as the ones suggested by the EU’s AI regulations, can safeguard against depersonalization in diplomatic processes . Emphasizing dialogue, empathy, and nuanced communication in digital interactions also helps preserve essential human elements in diplomacy.

Digital and AI technologies transform global public diplomacy by rapidly expanding the reach and immediacy of diplomatic actions and information dissemination. Tools such as AI chatbots and social media platforms enable states to engage with broader audiences swiftly but also introduce new risks, such as the spread of misinformation and algorithmic biases . This transformation necessitates a reevaluation of diplomatic strategies to leverage these technologies for positive engagement while guarding against potential pitfalls. As noted, embracing transparency and ethical standards is crucial to navigate this new landscape effectively .

Narrative competition implies that governmental diplomatic messages must now contend with a plethora of alternative narratives from various sources, including activists and non-state actors. This can dilute or disrupt official messaging, making it harder for states to control their international image. The 2017 Gulf crisis exemplifies this, where Qatar faced coordinated misinformation efforts from neighboring countries, highlighting a new challenge to maintaining narrative control . This competition necessitates that public diplomacy strategies adapt to effectively manage and counter alternative narratives in digital spaces .

The digital age significantly undermines the confidentiality traditionally associated with diplomatic communications due to heightened transparency and the potential for leaks. The Wikileaks incident, where numerous diplomatic cables were exposed, exemplifies this threat, showcasing how digital vulnerabilities can lead to large-scale breaches of confidentiality . With information more accessible and shareable than ever, maintaining confidentiality demands new strategies and heightened security measures in digital platforms .

Artificial Intelligence can alter diplomatic exchanges by automating responses, analyzing large datasets rapidly, and potentially biasing communication. The use of AI in diplomacy, such as chatbots for answering inquiries, introduces risks such as misinterpretation, biased messaging, and erosion of nuanced human communication . Ethical considerations include ensuring the responsibility and accuracy of communications, avoiding algorithmic biases, and respecting the complexity of diplomatic discourse which often relies on subtleties and non-verbal cues .

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