Rapport Walid Stage
Rapport Walid Stage
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Table Des Matières
Partie I : Historique et qpercu generale de la sucrerie et du groupe COAUMAR ............................................ 5
Histoire du sucre au Maroc......................................................................................................................... 6
Présentation de l’entreprise ....................................................................................................................... 7
1. Présentation de la COSUMAR : ............................................................................................................ 7
2. Présentation de la SUTA : .................................................................................................................... 8
Localisation géographique de la Sucrerie Raffinerie du Tadla (SUTA) ............................................................ 9
Fiche technique : ..................................................................................................................................... 10
Organigramme de la SUTA: ....................................................................................................................... 10
Activité : .................................................................................................................................................. 11
Produits : ................................................................................................................................................. 11
Sous-Produits : ........................................................................................................................................ 14
Partie II : Chaine de fabrication ........................................................................................................ 16
Introduction .................................................................................................................................... 17
Procédé de transformation de la betterave sucrière ................................................................................... 17
MATIERE PREMIERE ................................................................................................................................. 18
La betterave sucrière : .......................................................................................................................... 18
PROCESSUS DE FABRICATION ................................................................................................................. 22
Réception - stockage ............................................................................................................................ 22
Extraction par diffusion ......................................................................................................................... 28
Partie III : Controle de la Qualite ....................................................................................................... 38
Introduction .................................................................................................................................... 39
1. L'évaluation initiale des matières premières .......................................................................................... 40
2. Suivi en temps réel des paramètres de production ................................................................................. 40
ANALYSES RELATIVES A LA CHAUDIERE : .............................................................................................. 40
Analyses physico-chimiques : ............................................................................................................... 44
3. Analyse du produit fini : Sucre Blanc..................................................................................................... 47
3
Introduction
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Partie I :
Historique et aperçu général de la sucrerie et
du groupe COSUMAR
5
Histoire du sucre au Maroc
La production de sucre au Maroc plonge ses racines dans une histoire ancienne. Dès le VIIe
siècle, les Arabes, portés par l'expansion de l'islam, ont introduit la culture de la canne à sucre dans le
Maghreb.
Au IXe siècle, des ateliers artisanaux transformaient déjà la canne à sucre dans les régions du Souss et de
Chichaoua, faisant du suc rare et précieux, réservé à une élite.
Cette évolution témoigne de la transition d'une production artisanale vers une industrie structurée, tout
en conservant un héritage historique riche.
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Présentation de l’entreprise
1. Présentation de la COSUMAR :
En 1985, l’actionnariat évolue à nouveau avec l’entrée de l’ONA (Omnium Nord-Africain) comme
actionnaire majoritaire (55%). Le capital se répartit alors entre :
b. Positionnement Actuel
Leader intégré du secteur sucrier marocain, COSUMAR maîtrise l'entière chaîne de valeur :
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c. Ancrage Territorial
Unique opérateur 100% couvert sur le territoire, avec :
2. Présentation de la SUTA :
La Sucrerie Raffinerie du Tadla (SUTA), implantée à Ouled Ayad dans la région de Béni
Mellal-Khénifra, est issue de la fusion de trois anciennes unités sucrières : SUBM, SUTA et SUNAT.
Elle représente la deuxième sucrerie construite dans le cadre du programme sucrier national.
Réalisée en 16 mois par la société allemande BMA-BM-LUCS, elle a été inaugurée le 16 mai 1966.
• Aujourd’hui, la SUTA joue un rôle stratégique dans l’économie nationale en couvrant environ 17 %
des besoins du pays en sucre. Elle contribue également à d’autres secteurs à travers la fourniture
de sous-produits :
Pulpe sèche et humide destinée à l’alimentation animale
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• Mise en place d’une unité de conditionnement
L’activité de production est concentrée sur une campagne sucrière annuelle de trois mois
(généralement de mai à août). Le reste de l’année correspond à la période dite d’intercampagne,
dédiée à la maintenance et à la rénovation des équipements.
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Fiche technique :
Nom de l’entreprise : Sucrerie Raffinerie du Tadla (SUTA)
Date de création : 1964
Dénomination sociale : SUTA - Sucrerie Nationale du Tadla
Siège social : Km 6, Route de Marrakech, B.P. 568, Béni Mellal
Statut juridique : Société Anonyme
Capital social : 104 277 800 DH
Direction générale : M. ElHasnaoui
Effectif :
Organigramme de la SUTA:
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Activité :
Au sein de la SUTA, le saccharose est extrait de la betterave sucrière selon un procédé visant
à obtenir, à partir d’une matière première de haute pureté, un sucre final de qualité optimale avec
un rendement élevé. La sucrerie repose essentiellement sur une succession d’opérations de
séparation et de purification permettant d’isoler progressivement le sucre des autres constituants
végétaux.
Produits :
Sucre granules ENMER 25 kg, 50kg, Big bag:
Le granulé est proposé aux professionnels dans des sacs ultra-résistants, de grands formats
qui conviennent à un usage industriel. Idéal pour l'utilisation à table, la cuisson, la conservation, la
mise en conserve et pour sucrer les boissons.
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Pain de sucre :
Le pain de sucre, produit authentique et traditionnel du Maroc, est principalement utilisé dans la
préparation du thé à la menthe. Avec son goût incomparable, il est également une offrande très
prisée, symbole d’une promesse de bonheur et de prospérité pour ceux qui le reçoivent.
Morceaux :
Le sucre en morceaux répond aux standards internationaux de qualité CE n°2. C'est un format qui
peut être facilement manipulé sans s'émietter. Il est destiné à une consommation adaptée à toutes
les boissons chaudes.
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Lingots :
Le lingot est une spécificité marocaine, au format spécialement étudié pour satisfaire
les consommateurs de thé préparé selon la méthode traditionnelle. Il peut aussi être
coupé ou cassé en morceaux pour être utilisé dans la cuisine.
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Sous-Produits :
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Mélasse :
Figure 4 : Mélasse
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Partie II :
Chaine de fabrication
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Introduction
Procédé de transformation de la betterave sucrière
Afin de garantir une qualité optimale du sucre extrait, la betterave sucrière doit être
transformée dans les plus brefs délais suivant son arrachage. En effet, une fois extraite du sol, sa
teneur en saccharose diminue progressivement. Pour limiter cette perte et optimiser le
rendement, les unités industrielles de transformation sont stratégiquement implantées à
proximité immédiate des zones de culture.
La production sucrière repose ainsi sur un amont agricole structuré, mobilisant plusieurs
dizaines de milliers d’agriculteurs partenaires répartis sur les principales régions sucrières du
Royaume. Ces agriculteurs sont accompagnés par des équipes techniques et agronomiques,
depuis les premières phases de culture jusqu’à la livraison de la betterave aux sucreries. Les
étapes clés de ce cycle agricole comprennent : le semis, l’irrigation, l’entretien des plantes,
l’arrachage, la récolte et le transport des plantes sucrières vers les unités industrielles.
• Réception et stockage
• Alimentation et lavage
• Découpage et extraction
• Pressage et séchage des pulpes
• Épuration du jus
• Concentration
• Cristallisation
• Séchage et conditionnement
En parallèle à cette production issue des cultures locales, le groupe COSUMAR assure
également le raffinage de sucre brut importé, afin de répondre aux besoins du marché national non
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couverts par la production intérieure et d’alimenter les marchés d’exportation. Ce sucre brut,
importé par voie maritime, est directement déchargé à la raffinerie portuaire de Casablanca,
Dotée d’une infrastructure moderne capable de transformer ce sucre brut en sucre raffiné,
selon les standards de qualité internationaux.
MATIERE PREMIERE
La betterave sucrière :
La betterave sucrière représente la principale matière première utilisée dans la production
du sucre blanc raffiné au Maroc, notamment dans les sucreries du groupe Cosumar. Cette plante
bisannuelle, appartenant à la famille des Chénopodiacées, est cultivée pour sa forte teneur en
saccharose, pouvant atteindre entre 16 % et 18 % selon les conditions agronomiques.
Figure 5 : Bettrav
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a. Le programme Attaissir chez Cosumar : Modernisation de la filière
betteravière :
Face aux défis agronomiques et climatiques que connaît la filière sucrière marocaine, le
groupe Cosumar a initié, à partir de la fin de l’année 2018, un projet ambitieux de transformation
numérique de l’amont agricole. Ce projet a pris forme à travers le programme intégré Attaissir,
véritable levier d’optimisation de la culture de la betterave sucrière.
La cartographie proposée par Attaissir distingue clairement les statuts des parcelles :
Cette visualisation est rendue possible grâce à un système de géolocalisation via GPS, couplé à un
lecteur de carte agricole fourni par Cosumar.
Chaque parcelle est rattachée à une zone géographique, elle-même intégrée dans un périmètre plus
large appelé CDA (Centre de Développement Agricole). Cette organisation hiérarchique (CDA → Zone
→ Parcelle) permet une gestion fine et structurée des opérations agricoles sur l’ensemble du
territoire concerné.
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Figure 6 : Visualisation en temps réel des opérations culturales dans les
parcelles via ATTAISSIR
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f. Une approche intégrée pour un accompagnement de proximité
Chaque agriculteur est identifié par un matricule unique, lié à son contrat individuel avec
Cosumar, et référencé dans la plateforme Attaissir.
Par ailleurs, les équipements spécialisés pour le semis et l’arrachage sont fournis par
Cosumar, garantissant un suivi précis, sécurisé et standardisé des opérations sur le terrain. Ce
dispositif assure une traçabilité complète des activités agricoles, depuis le semis jusqu’à l’arrachage,
tout en facilitant la communication entre les différents intervenants.
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PROCESSUS DE FABRICATION
Afin de mieux comprendre le processus global de fabrication du sucre à partir des betteraves
sucrières, le schéma ci-dessous illustre les différentes étapes de la chaîne de production, depuis la
réception des betteraves jusqu’à l’obtention du sucre blanc. Ce diagramme met également en
évidence le traitement des sous-produits tels que les pulpes, la mélasse et les écumes, permettant
une valorisation optimale de l’ensemble des matières premières utilisées.
Réception - stockage
a. Service agronomique :
Lors de la phase de récolte, l’agriculteur est informé à temps afin d’organiser l’arrachage et le
transport dans des conditions idéales, évitant ainsi toute dégradation de la qualité. Le suivi est
renforcé par l’utilisation d’une carte d’identification agricole, que l’agriculteur scanne lors des
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opérations d’arrachage et de chargement. Cette carte permet le suivi du transport via un système
GPS intégré, garantissant la traçabilité et le bon déroulement des opérations jusqu’au centre de
réception.
À l’arrivée du camion au centre, le transporteur présente une carte de chargement fournie par la
sucrerie. Le service agronomique enregistre les informations contenues dans cette carte ainsi que le
numéro du transporteur sur un poste informatique de réception, et attribue à ce dernier un
numéro d’ordre d’entrée.
Le centre de réception est équipé d’un système informatique interconnecté par un réseau
local, incluant des ordinateurs situés aux points d’entrée et de sortie des camions. Lors de
l’arrivée du camion chargé de betteraves, celui-ci passe sur un pont bascule. Le poids brut
est alors mesuré à l’aide d’une balance électronique et affiché sur un écran relié au
système informatique. Le transporteur valide ensuite son numéro d’ordre et confirme le
poids brut enregistré.
• Pesés,
• Lavés à une température ne dépassant pas 37°C, sous une pression comprise entre 3 et 15
bars,
• Décolletés,
• Puis repesés afin de déterminer le taux d’impuretés.
Ensuite, l’échantillon est acheminé vers la scie à purée pour être transformé en râpure.
Cette râpure, accompagnée d’un ticket à code-barres, est transmise au laboratoire de
réception pour l’analyse de la polarisation (teneur en sucre).
Enfin, après déchargement, le camion passe sur le pont bascule de sortie pour mesurer la
tare. Cette dernière, soustraite du poids brut, permet de déterminer le poids net de
betteraves réceptionnées.
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Figure 9 : Échantillonnage
c. Laboratoire de réception :
La râpure issue de l’échantillon de betterave est traitée par addition d’une solution de
sous-acétate de plomb (II), utilisée pour précipiter les impuretés non sucrées, notamment les
matières colloïdales et certaines protéines. Cette réaction facilite la clarification de l’échantillon :
Après un temps de digestion et une filtration, la solution clarifiée est analysée à l’aide d’un
saccharimètre polarisimétrique, qui permet de déterminer la teneur en saccharose (C₁₂H₂₂O₁₁)
par mesure de la rotation optique spécifique.
Ces paramètres sont essentiels pour la détermination du prix d’achat de la betterave, qui est
calculé en fonction du poids net livré et de la teneur en sucre effective de chaque lot.
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Figure 10 : Transfert des betteraves vers l’unité d’analyse en laboratoire
d. Déchargement :
Sous les culbuteurs, une bande transporteuse collectrice est installée pour recueillir les
betteraves déversées, en provenance de deux extracteurs indépendants. Cette bande alimente
ensuite une bande principale de transfert, qui achemine les betteraves vers les silos de stockage, où
elles sont conservées en attendant leur passage en fabrication.
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Figure 11 : Déchargement mécanique
Les silos sont munis de quatre ventilateurs puissants, assurant une ventilation constante
indispensable au maintien de conditions optimales de conservation. Cette aération permet de
limiter l’élévation de la température et l’accumulation d’humidité, deux facteurs qui accélèrent la
dégradation de la betterave.
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Figure 12 : Silos des betteraves
f. Alimentation :
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Figure 13 : Épierreur Figure 14 : Désherbeur
Après le lavage, les betteraves sont découpées en fines lamelles appelées cossettes, afin
de faciliter la diffusion du sucre de manière rapide et efficace. Ce découpage est effectué à l’aide
de coupe-racines équipés de couteaux qui donnent aux cossettes une forme faîtière. Cette forme
particulière permet d’éviter que les morceaux ne se collent entre eux dans le diffuseur, assurant
ainsi une bonne circulation de l’eau et un meilleur rendement d’extraction.
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Figure 15 : Couteau à bord ondulant et tranchant
b. Diffusion :
Après leur passage dans l’échaudoir, les cossettes sont acheminées vers deux tours de
diffusion : l’une d’une capacité de 4 000 tonnes par jour et l’autre de 6 000 tonnes par jour. Ces
installations ont pour objectif principal d’extraire un maximum de saccharose.
Les cossettes sont introduites dans les diffuseurs, où elles circulent à contre-courant d’une
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eau chaude maintenue entre 68 et 75 °C. Pour favoriser le phénomène d’osmose et améliorer
l’extraction du sucre, de l’acide sulfurique est ajouté afin d’abaisser le pH à 5,8, créant ainsi un
gradient de concentration favorable.
Ce procédé permet d’obtenir, en sortie, le jus de diffusion ainsi que les cossettes appauvries en
sucre, appelées pulpes, qui contiennent encore environ 92 % d’eau. Ces pulpes sont ensuite
fortement pressées ; une partie est dirigée vers l’ensilage, tandis que l’autre est envoyée vers le
séchage en vue de leur utilisation comme aliment pour le bétail.
c. Epuration :
L’épuration a pour objectif d’éliminer la fraction des impuretés contenues dans le jus de diffusion,
en séparant les composants non sucrés du jus sucré. Cette séparation s’effectue par un procédé
de précipitation chimique, suivi d’une étape de sédimentation ou de filtration permettant de
clarifier le jus. L’agent d’épuration utilisé est la chaux, qui est obtenue par calcination de pierres
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calcaires dans un four à chaux, puis transformée en lait de chaux avant son utilisation dans le
processus
CaO+HO→Ca(OH)2 +chaleur
Processus de l’épuration :
Pré-chaulage :
Le jus filtré est dirigé vers un réservoir de pré-chaulage d’une capacité de 20 m³, où l’on procède à
son alcalinisation à l’aide de lait de chaux afin d’obtenir un pH compris entre 6,2 et 6,4.
Chaulage :
Enfin, le jus ainsi chauffé est transféré vers un second bac pour subir une nouvelle adjonction de
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lait de chaux, afin d’élever son pH à un niveau situé entre 7,5 et 7,8 pour destruction des sucres
réducteurs.
Carbonatation :
1ère Carbonatation – Décantation :
L’objectif principal de cette étape est de provoquer la précipitation de l’excès de chaux sous forme
de carbonate de calcium (CaCO₃), tout en augmentant l’alcalinité du jus. Cette réaction s’effectue
dans les bacs de carbonatation, où le jus chauffé est mélangé avec du dioxyde de carbone (CO₂).
Le CO₂ réagit avec la chaux (Ca(OH)₂) présente dans le jus selon la réaction suivante :
Ca(OH)2 +CO2 →CaCO3 ↓+H2 O
Cette réaction produit du carbonate de calcium insoluble qui précipite, facilitant ainsi l’élimination
des matières solides en suspension et stabilisant le pH du jus.
Après cette première carbonatation, le jus trouble est envoyé vers un réchauffeur pour augmenter
sa température à environ 95 °C. Il est ensuite dirigé vers un décanteur à quatre compartiments, où
la décantation permet la séparation des solides en suspension. La boue ainsi formée descend sous
l’effet de la gravité, permettant d’obtenir un jus clarifié.
Le jus clarifié est ensuite chauffé à une température comprise entre 90 et 94 °C avant d’être
soumis à une seconde carbonatation. À cette étape, le dioxyde de carbone (CO₂) est à nouveau
injecté afin de réagir avec la chaux résiduelle (CaO) selon une réaction similaire, favorisant la
précipitation des derniers composés indésirables :
CaO+CO2 +H2 O→CaCO3 ↓
Les précipités formés sont éliminés par filtration sous pression à l’aide de huit filtres DIA
STAR. Ce procédé assure la séparation fine des particules solides, permettant ainsi d’obtenir un jus
parfaitement purifié, prêt pour la phase d’évaporation.
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d. Evaporation :
La concentration du jus clair par évaporation repose sur un procédé thermique à basse
température. Ce mécanisme permet d'extraire l'eau contenue dans le jus, dont la concentration
initiale se situe entre 17 et 19°Brix, pour obtenir un sirop saturé atteignant environ 71°Brix.
L'opération s'effectue au travers de quatre étages d'évaporation en série, le jus étant préchauffé
avant son introduction dans le premier évaporateur.
Bien que l'ensemble comporte six corps, seulement quatre fonctionnent simultanément en
configuration à quadruple effet. Une unité est systématiquement mise hors service pour un
nettoyage quotidien de 24 heures, utilisant soit une solution de soude caustique soit un
détartrage mécanique haute pression (350 bars). Cette opération permet d'éliminer les dépôts
calcaires et d'améliorer les performances thermiques. L'unité nettoyée est ensuite réutilisée
comme premier étage d'évaporation le jour suivant. Une autre unité sert spécifiquement à
concentrer le sirop provenant de la raffinerie avant son acheminement vers la cristallisation.
Dans une optique d'optimisation énergétique, la vapeur générée n'est pas intégralement
transférée entre les étages d'évaporation. Une partie est détournée pour d'autres applications
thermiques exploitant sa température élevée :
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• La vapeur du quatrième étage est condensé pour produire de l'eau chaude utilisée dans le
Les condensats des deux premiers étages, exempts d'ions calcium et magnésium (TH=0),
sont recyclés vers la chaudière, tandis que les eaux de condensation basse pression sont
e. Cristallisation :
La cristallisation représente une étape clé comparable à la cuisson, caractérisée par la transition
d'un état liquide vers une structure solide organisée en cristaux. Ce mécanisme s'effectue en
trois étapes distinctes.
Principes de la Cristallisation
Le phénomène repose sur deux phases principales : la nucléation (germination des cristaux) et
leur croissance ultérieure. Pour déclencher ce processus, deux méthodes sont couramment
employées :
• L'introduction de germes cristallins dans une solution sursaturée (obtenue par évaporation).
• Une stimulation mécanique (choc).
Une solution sucrée atteint son point de saturation lorsque le sucre ne peut plus se dissoudre ni
former de nouveaux cristaux. Au-delà de cette limite, elle devient sursaturée, favorisant ainsi la
cristallisation spontanée.
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• Les cristaux sont lavés à l’eau chaude (80–95 °C) pour éliminer les impuretés.
• Le sucre A obtenu est envoyé en raffinerie pour épuration.
• L’égout A résiduel est recyclé pour produire la masse cuite B (MCB).
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Figure 20 : Schema de cristallisation
f. Séchage
Le sucre blanc cristallisé est extrait à la base de la centrifugeuse et acheminé via un
convoyeur vibrant. Il subit ensuite un séchage par circulation d’air chaud dans des séchoirs
rotatifs, puis un refroidissement pour stabiliser son taux d’humidité, qui doit se situer
entre 0,03 % et 0,06 % en final.
g. Stockage et conditionnement
Après séchage, le sucre subit plusieurs étapes de préparation finale :
1. Tri et calibrage : Il passe par un tamisage pour éliminer les impérfections et est classé selon sa
granulométrie
2. Contrôle pondéral : Chaque lot est précisément pesé avant conditionnement
3. Conditionnement : Deux options principales :
a. Ensachage automatique en emballages de différentes tailles
b. Transformation en sucre moulé (pains de sucre) après humidification contrôlée et passage en
moule
Le produit fini bénéficie d'une stabilité exceptionnelle, avec une durée de conservation pouvant
atteindre 5 ans dans des conditions optimales de stockage.
Figure 21 : Atelier
d’ensachage
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Partie III :
Contrôle de la Qualité
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Introduction
La qualité est au cœur des préoccupations de SUTA Groupe Cosumar, où chaque
étape de production fait l'objet d'un contrôle rigoureux. Notre analyse portera sur le
système qualité mis en place par le groupe, depuis l'examen minutieux des betteraves
sucrières à leur réception jusqu'aux vérifications finales avant expédition des produits.
1. L'évaluation initiale des matières premières qui garantit leur conformité aux
standards exigeants du groupe
2. Le suivi permanent des paramètres de fabrication tout au long du processus
industriel
3. Les tests approfondis sur les produits finis avant leur mise sur le marché
Nous examinerons dans ce chapitre les dispositifs concrets mis en œuvre, les
résultats obtenus et les perspectives d'amélioration continue de ce système qualité.
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1. L'évaluation initiale des matières premières
L’évaluation des bettraves débute dès leur réception au laboratoire, où une première analyse est
réalisée pour vérifier leur conformité aux standards qualité du groupe. Le laboratoire de réception
détermine notamment le taux d’impuretés en comparant le poids avant et après lavage, puis mesure la
polarité afin d’évaluer la pureté du produit. Ces données sont ensuite transmises, via un système
informatique local, au laboratoire d’analyse pour accélérer le processus de contrôle qualité tout au long
du circuit. Cette étape cruciale s’inscrit dans la phase d’échantillonnage, située dans la deuxième partie
du processus, permettant ainsi une traçabilité optimale et une réactivité accrue en cas de non-
conformité.
Procédure d’analyse :
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4. Agiter soigneusement pour homogénéiser le mélange.
5. Incliner légèrement le tube, puis ajouter délicatement 5 mL d’acide sulfurique concentré le long de la
paroi, de manière à obtenir une superposition des liquides sans agitation (par différence de densité).
6. En présence de sucre, un anneau coloré allant du rose pâle au violet foncé apparaît à l’interface des deux
liquides, l’intensité de la couleur étant proportionnelle à la concentration en sucre.
7. La coloration devient généralement visible après quelques minutes d’attente.
Procédure d’analyse :
– Amener l’échantillon à une température stabilisée d’environ 20 °C.
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– Verser 100 mL de l’eau à analyser dans un erlenmeyer propre.
– Ajouter 2 gouttes de phénolphtaléine ; une teinte rosée doit apparaître en présence d’alcalinité.
– Effectuer le titrage à l’aide d’une solution d’acide sulfurique N/50, en versant goutte à goutte
jusqu’à décoloration totale (virage de l’indicateur).
– Le volume d’acide utilisé correspond à la valeur du TA exprimée en °f.
– Il est également possible de vérifier la correspondance sur une table de conversion.
– Noter le résultat final dans le registre de suivi du laboratoire.
Figure 24 : TITRAGE
Objectif de l’analyse :
– Vérifier la qualité de l’eau alimentant les chaudières.
– S’assurer que son alcalinité est suffisante pour éviter les phénomènes de corrosion ou de dépôts
calcaires dans les circuits thermiques.
Mode opératoire :
– Reprendre l’échantillon déjà utilisé pour la mesure du TA.
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– Ajouter 2 gouttes d’un indicateur coloré, tel que l’hélianthine ou le méthyle orange.
– Observer la teinte initiale de la solution, qui doit être jaune.
– Réaliser un titrage en ajoutant progressivement une solution d’acide sulfurique 0,02 N à l’aide
d’une burette graduée, sans réinitialiser la lecture précédente.
– Arrêter le titrage dès l’apparition d’une coloration rose orangée, indiquant le point d’équivalence.
– Le volume total d’acide versé correspond au TAC, exprimé en degrés français.
– Si la solution vire directement au rouge dès l’ajout de l’indicateur, cela signifie que le TA est nul
(TA = 0), traduisant une absence d’alcalinité dans l’échantillon.
d. Contrôle Chlorures :
La mesure de la teneur en ions chlorure dans l’eau de chaudière est essentielle pour le bon
fonctionnement des installations thermiques. Une concentration excessive, dépassant 1000 mg/L,
peut provoquer une instabilité du niveau d’eau, favoriser la corrosion en raison de l’augmentation
de la conductivité, et générer de la mousse, ce qui nuit à l’efficacité globale de la chaudière.
Objectif de l’analyse :
– Surveiller la concentration en chlorures afin de prévenir les dégradations internes du système.
– Maintenir des conditions d’exploitation optimales et protéger les équipements contre les effets
néfastes des sels dissous.
Mode opératoire :
– Prélever un volume de 10 mL de l’échantillon utilisé précédemment pour la détermination du
TAC.
– Ajouter 2 gouttes de chromate de potassium servant d’indicateur.
– Agiter légèrement pour homogénéiser le mélange.
– Procéder au titrage avec une solution de nitrate d’argent, versée goutte à goutte à l’aide d’une
burette, jusqu’à l’obtention d’une coloration rouge brique caractéristique du point d’équivalence.
– Le volume d’argent nitraté utilisé (en mL) correspond directement à la teneur en chlorures,
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exprimée en degrés français.
– Une table de conversion peut être consultée pour confirmer ou affiner la valeur obtenue.
Analyses physico-chimiques :
a. Brix
Le degré Brix quantifie la concentration des solides solubles présents dans une solution,
principalement constitués de saccharose. Il est exprimé en pourcentage massique de saccharose
par rapport à la masse totale de la solution, constituant ainsi un indicateur précis de la teneur en
sucres dissous.
b. Polarisation
Figure 25 : SACCHARIMETRE
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c. Pureté
La pureté désigne la proportion de saccharose par rapport à l’ensemble des solides solubles
présents dans le jus de canne à sucre. Elle est déterminée en rapportant la valeur de polarisation au
coefficient de dilution, qui tient compte de la présence d’autres substances dissoutes, telles que les
sels minéraux et diverses impuretés. Cet indicateur constitue un critère essentiel de qualité du jus,
car il reflète la concentration relative de saccharose et influe directement sur le rendement
d’extraction ainsi que sur la qualité du sucre obtenu.
d. Coloration
La coloration constitue un indicateur de la pureté du sucre et est déterminée à l’aide d’un
spectrophotomètre, qui mesure l’absorbance d’une solution sucrée à une longueur d’onde
spécifique. L’ICUMSA (International Commission for Uniform Methods of Sugar Analysis) établit
une méthode normalisée pour cette évaluation, avec les résultats exprimés en unités ICUMSA
(IU). Un indice ICUMSA élevé traduit une coloration plus marquée, signalant une teneur plus
importante en impuretés et donc une pureté réduite.
Où :
45
Figure 26 : SPECTROPHOTOMETRE
e. Sucres Réducteurs
Les sucres réducteurs sont des glucides simples, tels que le glucose et le fructose, qui se
distinguent par la présence d’un groupement carbonyle libre, soit de type aldéhyde (comme dans
le glucose), soit de type cétone (comme dans le fructose). Cette propriété chimique leur permet
de réagir avec des agents oxydants doux, comme la liqueur de Fehling ou le réactif de Benedict,
ce qui constitue la base de leur détection en laboratoire.
f. Cendres
Les cendres d’un produit représentent le résidu inorganique obtenu après incinération
complète de la matière organique à haute température. Ce résidu minéral reflète la fraction non
sucrée d’origine minérale contenue dans l’échantillon analysé. Il est constitué d’éléments
minéraux, tels que les carbonates, sulfates, chlorures et oxydes, qui peuvent être soit solubles,
soit insolubles dans l’eau. Dans le cadre de l’analyse du sucre, la teneur en cendres permet
d’évaluer le niveau d’impuretés minérales résiduelles, et constitue ainsi un indicateur de pureté
ou de qualité du produit final.
• Granulométrie
La granulométrie du sucre blanc désigne la répartition des dimensions des cristaux présents
dans un échantillon donné. Ce paramètre joue un rôle crucial dans plusieurs aspects du produit
final, notamment la vitesse de dissolution, la facilité de manipulation lors des procédés
industriels ou domestiques, ainsi que l’aspect visuel du sucre. Une granulométrie maîtrisée
permet ainsi d’optimiser les performances technologiques du sucre en fonction de son usage
spécifique, qu’il s’agisse d’applications culinaires, de conditionnement ou de transformation
industrielle .
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Objectif de l’analyse granulométrique :
• Vérifier la conformité des dimensions des cristaux de sucre par rapport aux spécifications
techniques.
• Contrôler l’uniformité de la répartition granulométrique afin d’assurer la qualité du produit fini.
• Évaluer l’efficacité du système de tamisage intégré aux centrifugeuses.
• Détecter d’éventuelles anomalies dans le processus de cristallisation ou de séparation.
• Adapter la taille des cristaux aux exigences spécifiques des différentes utilisations (industrielles
ou domestiques).
Figure 27 : GRANULOMETRE
Mode opératoire :
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Paramètres d'évaluation granulométrique
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être comprise entre 0,5 et 0,65 mm pour garantir la conformité du produit aux standards de qualité
requis.
Relations mathématiques
• Pourcentage de rétention : f (%) = (Masse de sucre retenue par tamis / Masse totale de
l'échantillon) × 100
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CONCLUSION
Ce stage de formation au sein du Groupe Cosumar a constitué une expérience
professionnelle exceptionnelle qui m'a permis d'approfondir mes connaissances dans le
domaine agroalimentaire, particulièrement dans le secteur sucrier marocain. Cette
immersion professionnelle s'est révélée être une opportunité unique d'apprentissage et de
développement personnel.
Au-delà des aspects techniques, ce stage a été enrichissant sur le plan humain et relationnel.
J'ai pu développer mes compétences en communication, en travail d'équipe et en adaptation
à un environnement professionnel exigeant.
Perspectives professionnelles
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Ce stage a été déterminant pour mon développement professionnel et personnel. Il a consolidé mon
intérêt pour le secteur agroalimentaire et m'a donné une vision claire des opportunités de carrière
dans ce domaine. L'expérience acquise au sein du Groupe Cosumar constitue un atout précieux pour
mon insertion professionnelle future.
riche et fructueuse constitue un tremplin solide pour la poursuite de ma carrière dans le secteur
agroalimentaire.
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