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Inflation en Anglais

L'émission 'Économie & Société' aborde la question de l'inflation en Côte d'Ivoire, avec des invités représentant différents points de vue, notamment un économiste, un jeune travailleur, une commerçante et le Premier ministre. Les intervenants soulignent les difficultés rencontrées par les Ivoiriens face à la hausse des prix et discutent des causes, tant mondiales que nationales, de cette inflation. Le débat met en lumière la nécessité d'une action collective, impliquant l'État, les entreprises et les citoyens, pour améliorer la situation économique du pays.

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Inflation en Anglais

L'émission 'Économie & Société' aborde la question de l'inflation en Côte d'Ivoire, avec des invités représentant différents points de vue, notamment un économiste, un jeune travailleur, une commerçante et le Premier ministre. Les intervenants soulignent les difficultés rencontrées par les Ivoiriens face à la hausse des prix et discutent des causes, tant mondiales que nationales, de cette inflation. Le débat met en lumière la nécessité d'une action collective, impliquant l'État, les entreprises et les citoyens, pour améliorer la situation économique du pays.

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Animateur :

Bonsoir à toutes et à tous ici votre animateur préféré Joseph Ariel KOUAME,
et bienvenue dans votre émission de tout les jours "Économie & Société", le
rendez-vous des débats qui comptent pour notre pays. Ici sur la chaîne L2 SEG

Ce soir, nous abordons un sujet brûlant : "Inflation en Côte d’Ivoire : peut-


on encore vivre dignement ?"

Hausse des prix des denrées, loyers de plus en plus chers, salaires stagnants…
Les Ivoiriens tirent la sonnette d’alarme. Mais que se passe-t-il réellement ?

Pour en discuter, j’ai le plaisir d’accueillir quatre invités aux opinions


différentes.

**(regarde caméra ou se tourne vers les invités)**

À ma gauche, le Professeur lehi chrys, économiste et spécialiste des politiques


monétaires. Bonsoir professeur.

🎓Économiste ( lehi Chrys ) :

Bonsoir, merci pour l’invitation.

Animateur :

En face de lui, M.Konan Dylan, jeune diplômée, salariée dans une entreprise
à Abobo. Il représente ce soir la voix de la jeunesse active. Bonsoir M.konan.

Travailleur ( Konan Dylan ) :

Bonsoir, merci de me donner la parole.

Animateur :

Nous avons la chance d’accueillir également, Monsieur le premier ministre,


M. atsé atsé Evrard Christophe, Il nous expliquera les actions du
gouvernement face à cette crise. Bonsoir monsieur le premier ministre..

💼Gouvernement ( atsé atsé ) :

Bonsoir, Joseph je suis ravi d’être avec vous.

Animateur :

Et enfin, Madame barry Fatouma, commerçante de vivriers au grand marché de Yopougon.


Elle partagera avec nous la réalité du terrain. Bonsoir Madame barry.
Barry fatouma (commerçante)

Bonsoir mon fils, merci de penser à nous les vendeuses.

Animateur :

Quatre voix, quatre points de vue. Ce soir, nous allons confronter les idées, partager les
réalités et surtout poser cette question simple mais urgente : peut-on encore vivre dignement
dans notre pays face à cette inflation ?

Animateur (Joseph Ariel KOUAME) :

Alors, sans plus tarder, nous allons entrer dans le vif du sujet.

Monsieur Konan Dylan, vous êtes jeune diplômé, salarié, vous vivez à
Abobo. Dites-nous :
Comment vivez-vous cette inflation au quotidien ?
Et selon vous, quelles en sont les causes ?

Konan Dylan (Jeune travailleur) :

Merci Joseph !.

Franchement, c’est devenu très difficile. Le mois commence et on pense déjà à


comment il va finir. Le salaire ne suit pas, les loyers montent, les transports
aussi, et même pour manger, ça devient un combat. Avant, avec 5 000 francs,
on faisait un bon petit marché. Aujourd’hui, c’est à peine si on rentre chez soi
avec deux sachets.

Et le plus dur, c’est que ça touche tout le monde autour de moi : mes collègues,
mes voisins, même mes parents. On parle de croissance économique, mais
nous, on ne sent rien. Honnêtement, on a l’impression de travailler juste pour
survivre, pas pour vivre.

_Quant aux causes, pour moi, c’est D’abord, notre trop forte dépendance
aux importations, Ensuite, le silence des grandes entreprises qui continuent
d’augmenter leurs marges pendant que nous, on s’appauvrit.

Animateur :

Merci beaucoup Monsieur Konan.


Madame Barry Fatouma, vous êtes commerçante au marché de Yopougon.
Dites-nous à votre tour :
Comment vivez-vous cette inflation, et quelles en sont les causes selon vous
?
Barry Fatouma (Commerçante) :

Mon fils, c’est dur. Très dur même.


Moi, je vends des produits alimentaires, donc je suis au cœur du problème.
Chaque semaine, les prix changent. On achète cher, on vend cher, et pourtant
les clients pensent qu’on les vole.

Le riz, l’huile, les tomates… tout a triplé. Et nous, on ne peut pas dire non aux
fournisseurs, sinon on ne vend rien.

Et tout ça, Moi je vais parler comme je le vis : Y a trop de taxes sur nos
marchandises. Le transport aussi est trop cher. Tu quittes adjamé pour
Yopougon avec tes marchandises arrivé à Yopougon c’est 10 000 francs que tu
a dépensé rien que dans le transport. C’est tout cela qu’on regarde et on
augmente les prix a notre guise .

Animateur :

Merci beaucoup Madame Barry.

Professeur Lehi Chrys, vous avez entendu ces deux témoignages. En tant qu’économiste,
comment expliquez-vous cette inflation persistante en Côte d’Ivoire ? Est-ce un phénomène
local ou mondial ?

Lehi Chrys (Économiste) :

Merci Joseph. Les témoignages de Madame Barry et de Monsieur Konan sont


le reflet d’une réalité incontestable.

Mais pour bien comprendre, il faut distinguer les causes mondiales et les
causes nationales.

_Au niveau mondial :

• On a La guerre en Ukraine qui a bouleversé les marchés.


• Le prix du pétrole a explosé.
• Et la chaîne d’approvisionnement mondiale est encore fragile
depuis la COVID._

_Mais en Côte d’Ivoire, les problèmes sont aussi structurels :

• On importe trop, même ce qu’on pourrait produire.


• Le secteur informel est mal encadré, donc les prix flambent sans
contrôle.
• Et les politiques de régulation des prix sont trop faibles ou mal
appliquées._

Le Résultat de tout cela est que les plus vulnérables paient le prix fort.

Animateur :

Merci professeur pour cette analyse détaillée.


Enfin, Monsieur le Premier Ministre Atsé Atsé Evrard Christophe,
Vous avez entendu le terrain, vous avez entendu l’analyse.
Dites-nous sincèrement :
Comment le gouvernement explique cette inflation ?
Et quelles en sont, selon vous, les véritables causes ?

Atsé Atsé (Premier ministre) :

Merci Joseph.

Je tiens d’abord à saluer la franchise de nos citoyens et à rappeler que le


gouvernement est à l’écoute.

Nous ne nions pas la difficulté actuelle. Elle est bien réelle.


Mais il faut comprendre que l’inflation est un phénomène global.

Nos importations nous exposent directement aux hausses mondiales.


Par exemple, comme monsieur lehi l’a insinuer tout à l’heure, le prix du blé ou
du carburant, nous ne le contrôlons pas entièrement.

_Cela dit, nous ne restons pas les bras croisés :

• Nous avons plafonné certains prix.


• Nous avons subventionné des produits essentiels.
• Et nous travaillons à renforcer la production locale pour réduire
notre dépendance._

C’est un combat difficile, mais c’est un combat que nous menons.

Animateur (Joseph) :

Merci Monsieur le Premier Ministre.


Les témoignages sont poignants, les analyses solides, et les promesses
encourageantes.
Mais une question divise désormais l’opinion :
Qui doit agir le plus pour sortir de cette crise ?
L’État, les entreprises, ou les citoyens ?

🎬 DÉBAT – Deuxième partie : Qui doit agir ? Et peut-on espérer un


changement ?

Animateur (Joseph) :

Merci à tous pour vos interventions.


Maintenant, allons droit au but :

Qui doit porter la plus grande responsabilité dans cette crise ?


Est-ce à l’État d’agir plus fort ? Aux entreprises de faire des sacrifices ? Ou
aux citoyens de s’adapter ?

Je commence avec vous, Madame Barry Fatouma.

Barry Fatouma (Commerçante) :

Moi je vais être claire : c’est l’État qui doit agir !


Nous, on ne fabrique rien. On achète pour vendre, et on subit tous les jours.

L’État doit mettre de l’ordre, baisser les charges, et protéger les petits
commerçants._

Animateur :

Merci Madame Barry.


Monsieur Konan Dylan, vous représentez la jeunesse active.
Pensez-vous que les jeunes doivent s’adapter, ou exiger plus ?

Konan Dylan (Jeune travailleur) :

S’adapter ? On s’adapte depuis trop longtemps !

Moi je dis que les entreprises doivent augmenter les salaires, l’État doit
contrôler les prix, et nous, on doit continuer à parler.
Parce que le silence, lui, n’a jamais rien changé.

Animateur :
Okay, Professeur Lehi, qui doit faire l’effort principal selon vous ? Et y a-t-il une issue
proche à cette crise ?

Lehi Chrys (Économiste) :

L’effort doit être collectif, mais la direction doit venir de l’État.


C’est lui qui peut réguler, légiférer, investir dans l’agriculture et la
transformation locale.

Les entreprises doivent arrêter la spéculation. Et les citoyens doivent


consommer local, soutenir les circuits courts.

Mais soyons lucides : sans une politique économique plus audacieuse,


l’inflation ne va pas disparaître comme par magie.

Animateur :

Merci Professeur.
Monsieur le Premier Ministre, vous avez entendu les critiques, les attentes et
les propositions.

Pensez-vous sincèrement que le problème de l’inflation pourra être réglé


dans les 2 à 3 prochaines années ?
Et si oui, comment comptez-vous y parvenir ?

Atsé Atsé (Premier ministre) :

Joseph, la question est légitime, et je comprends l’impatience.

La réponse est : oui, mais à une condition : que chacun fasse sa part.
Le gouvernement a déjà pris des engagements forts :

• Subventionner les produits essentiels,


• Investir massivement dans l’agriculture locale,
• Et surtout, renforcer les contrôles pour lutter contre la
spéculation._

Mais soyons honnêtes : régler l’inflation ne se fait pas en appuyant


sur un bouton.
C’est un travail de fond. Et je peux vous assurer que dans 2 à 3 ans,
avec les efforts actuels,
nous verrons des résultats concrets.

Animateur (Joseph) :
Merci Monsieur le Premier Ministre.
Chers téléspectateurs, ce débat nous montre que les responsabilités
sont partagées, mais que l’action ne peut plus attendre.

Merci à nos invités pour leurs prises de position franches et engagées.


Mais maintenant, la parole est à vous chers téléspectateurs — ou plutôt, à vous chers
camarades de L2 SEG !
Avez-vous une question pour nos invités ?

Une remarque ? Une réaction ? Une contradiction même ?


Vous pouvez poser vos questions à notre économiste, au représentant du gouvernement, au
jeune travailleur, ou à la commerçante.
Nous vous écoutons.

Merci à vous chers téléspectateurs – et ici, chers camarades – pour vos questions pertinentes.
Ce soir, nous avons vu que l’inflation n’est pas qu’un chiffre, c’est une réalité vécue,
douloureuse, parfois insoutenable.

Mais nous avons aussi entendu des pistes, des engagements, et surtout, un message clair :
Le combat contre la vie chère ne se gagnera qu’avec des actes.

L’État, les entreprises, les commerçants, les travailleurs, chacun a sa part.


Et c’est ensemble, avec courage et responsabilité, que nous pourrons espérer vivre dignement
dans notre propre pays.

Merci d’avoir suivi “Économie & Société”.


Restez informés, restez engagés. Et surtout… n’arrêtez jamais de poser les bonnes questions.

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