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Cours Phys Ingenieur LC

Le document présente les grandeurs et unités physiques selon le système international, définissant sept unités de base telles que la seconde, le mètre, et le kilogramme. Il aborde également l'analyse dimensionnelle, les erreurs de mesure, et les incertitudes associées, en expliquant les différences entre erreurs systématiques et accidentelles. Enfin, il souligne l'importance de comprendre les ordres de grandeur et les préfixes utilisés en physique pour simplifier les calculs.

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Cours Phys Ingenieur LC

Le document présente les grandeurs et unités physiques selon le système international, définissant sept unités de base telles que la seconde, le mètre, et le kilogramme. Il aborde également l'analyse dimensionnelle, les erreurs de mesure, et les incertitudes associées, en expliquant les différences entre erreurs systématiques et accidentelles. Enfin, il souligne l'importance de comprendre les ordres de grandeur et les préfixes utilisés en physique pour simplifier les calculs.

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CALCUL SCIENTIFIQUE

LES GRANDEURS ET UNITES PHYSIQUES ET LE SYSTEME INTERNATIONAL

Définitions

Une grandeur physique est une propriété de la nature qui peut être quantifiée par la
mesure où le calcul
et dont les différentes valeurs possibles s’expriment à l’aide d’un nombre généralement
accompagné
d’une mesure.
Mesurer une grandeur physique x revient à la comparer à une autre, de même nature, 𝐱𝟎
prise
arbitrairement comme unité, en effectuant leur rapport.
On parlera d’unité de base si elle est indépendante de toutes les autres. Ceci exige donc
une convention
préétablie. Toutes les autres unités, dites dérivées, découlent des unités de base à partir
des relations de
définition.

Unités fondamentales

Dans le système international (si), on compte actuellement sept unités de base :


• • • L’unité de durée est la seconde(s)
La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la
transition entre
deux niveaux énergétiques de l’atome de césium 133.

• • • L’unité de longueur est le mètre (m)


Le mètre est la longueur du trajet parcouru dans le vide par la lumière pendant une durée
de 1/299 792
458 secondes.

• • • L’unité de la masse est le kilogramme (kg)


Le kilogramme est la masse du prototype en platine iridiée qui a été sanctionne par la
conférence
générale des poids et mesure, tenue à paris en 1889, et qui est déposé au bureau
international des poids
et mesures

• • • L’unité d’intensité de courant est l’ampère (A)


L’ampère est l’intensité du courant électrique qui, maintenu dans deux conducteurs
parallèles,
rectilignes de longueur infinie, de section circulaire négligeable et placés à une distance
d’un mètre l’un
de l’autre dans le vide, produirait entre ces conducteurs une force de 𝟐. 𝟏𝟎−𝟕 newton par
mètre de
longueur.
Le nom de cette unité est celui du physicien français André-marie AMPERE qui a travaillé
sur les
courants électriques au XIXe siècle.
• • • L’unité de température est le kelvin (K)
Le kelvin est la fraction 1/273,16 de la température thermodynamique du point
triple de l’eau.
En ce point, les trois phases de l’eau coexistent : la température et la pression valent
respectivement
T=273,16K et P=613Pa
Le nom de cette unité a été choisi en hommage au physicien Ecossais William Thomson,
devenu Lord
Kelvin.

• • • L’unité d’intensité lumineuse est le candela (Cd)


La candela est l’intensité lumineuse, dans une direction donnée, d’une source qui émet un

monochromatique, de fréquence 𝟓𝟒𝟎. 𝟏𝟎𝟏𝟐Hz et dont l’intensité énergétique dans cette


rayonnement

direction est
1/683 watt par stéradian.
Cette fréquence correspond à une longueur d’onde dans le vide de 555nm, c'est-à-dire a
la couleur
jaune-vert, pour laquelle l’œil humain est le plus sensible le jour. Indiquons que le
stéradian est l’unité
de mesure d’un angle solide. Notion qui généralise dans l’espace celle de l’angle plan.
• • • L’unité de quantité de matière est la mole (mol)
La mole est la quantité de matière d’un système contenant autant d’entités élémentaires
qu’il y a
d’atomes de carbone dans 12 grammes de carbone 12.
I. ANALYSE DIMENSIONNELLE

Définition et but

On appelle dimension physique la propriété ou la grandeur physique associée à une unité.


C’est une méthode qualitative d’investigation qui consiste à :
Identifier l’ensemble des paramètres pertinents d’un phénomène physique pour en
déduire la
dépendance d’une grandeur en fonction de ces paramètres.
Cette analyse ne permet évidemment pas de déterminer les facteurs numériques qui
s’obtiennent par
l’expérience ou une étude quantitative. Pour des raisons de calcul, on représente les
dimensions des
grandeurs fondamentales suivant les conventions ci-dessous :
T L M I 𝛉 J N

Temps Longueur Masse Intensité Températur Intensité Quantité


de courant e lumineus de matière
e

Equations aux dimensions

On appelle équation aux dimensions une équation reliant la dimension d’une grandeur g à
celles des

On note [𝐆] la dimension de la grandeur G et on écrit alors


grandeurs de base.
[𝐆] = 𝐓𝛂𝐋𝛃𝐌𝛄𝐈𝛅𝛉𝛜𝐉𝛇𝐍𝛈
Etablir la dimension de la grandeur G revient donc à déterminer les valeurs des coefficients

𝛂, 𝛃, 𝛄, 𝛅, 𝛆, 𝛇, 𝛈.

Quelques règles en analyse dimensionnelle


La dimension d’un scalaire est 1.
Pour A, B et C des grandeurs physiques et a, b des

Si C= aA+bB alors [𝐀] = [𝐁] = [𝐂]


scalaires :

Si 𝐂= 𝑨𝐚𝐁𝐛 alors [𝐂] = [𝐀]𝐚[𝐁]𝐛


Par exemple si x=at+b alors [X] = [A][T] = [B]

Ordre de grandeur

10n+1 si a > 5
Ainsi :

Si la distance de la terre à une étoile est 2,34.1𝟎𝟏𝟖 km, l’ordre de grandeur de cette distance est
de
1𝟎𝟏𝟖km
Si la distance de la terre à une étoile est de 8,27.1𝟎𝟐𝟏km, l’ordre de grandeur de cette distance est
de
1𝟎𝟐𝟐km.

Il est intéressant de connaitre l’ordre de grandeur des données, car il permet d’estimer
rapidement le
résultat d’un calcul, à condition de bien utiliser les opérations sur les puissances de 10 qui
sont rappelées
dans le tableau ci-après ;
Formule 1𝟎𝐦×1𝟎𝐧=1𝟎(𝐧+ 1𝟎−𝐧=𝟏 𝟏𝟎𝐦
(1𝟎𝐦)𝐧= 𝟏𝟎𝐦×𝐧
𝐦) 𝟏𝟎𝐧 𝟏𝟎𝐧=1𝟎(𝐦−𝐧)

Exemple 1𝟎𝟐×1𝟎𝟒=1𝟎𝟔 𝟏
1𝟎−𝟑=
𝟏𝟎𝟓 (1𝟎𝟐)𝟒=1𝟎𝟖
𝟏𝟎𝟑 𝟏𝟎𝟕=1𝟎−𝟐

Enfin, pour d’écrire la puissance de 10 dans un résultat numérique, on utilise très souvent
en physique
des préfixes. Par exemple ; 7,2.1𝟎−𝟐 m (mètre) pourra s’écrire 7,2cm (centimètre).

Puissance 𝟏𝟎−𝟏𝟐 𝟏𝟎−𝟗 𝟏𝟎−𝟔 𝟏𝟎−𝟑 𝟏𝟎𝟑 𝟏𝟎𝟔 𝟏𝟎𝟗 𝟏𝟎𝟏𝟐


Préfixe Pico Nano Micro Milli Kilo Méga Giga Téra

Symbole p n µ m k M G T

II. CALCULS D’INCERTITUDES

Introduction

Soit à mesurer une certaine grandeur a… si l’on recommence plusieurs fois la mesure,
avec le même
soin, les nombres trouvés sont en général légèrement différents : on n’a aucune raison
d’affirmer que
l’un plutôt que l’autre de ces nombres exprime la valeur exacte de a. C’est-à-dire que le
nombre « a »,
résultat de la mesure de la grandeur a, n’est qu’une valeur approchée de a.
Si 𝐚𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐱𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐚, 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞∶ 𝛅𝐚= 𝐚−𝐚𝐞 est appelée erreur
absolue de la
mesure. C’est un nombre concret ; de plus, bien qu’elle soit quantifiée d’« absolue », cette
erreur est un
nombre algébrique puisqu’elle peut être positive ou négative.
[Link] ABSOLUE-ERREUR RELATIVE

On appelle erreur absolue (notée 𝚫𝐠) la différence entre la valeur mesurée (𝐠𝐦) et la
valeur exacte (𝐠𝐞)
de la grandeur g.
L’erreur relative est l’expression de l’erreur absolue en termes de pourcentage.
• • • Erreur absolue 𝚫𝐆= 𝐆𝐌−𝐆𝐄
𝚫𝐆 𝐆𝐌−
rreurreave 𝐆𝐄= 𝐆𝐆
•••Elti
𝐄
𝐄

Les erreurs ont un signe : { δg > 0 on parle d′erreur par


excès
δg < 0 on parle d′erreur par
defaut
Mais le plus souvent, on ne connait pas la valeur exacte de la grandeur qu’on mesure. On
estime alors la
précision de la mesure en donnant non pas une erreur mais une incertitude.

Causes et types d’erreurs

Les erreurs peuvent avoir trois causes : l’expérimentateur, l’appareil de mesure ou la méthode
employée.
Elles peuvent être de deux types
• • • Les erreurs systématiques :
Ce sont celles qu’entraîne l’emploi des méthodes ou d’instruments imparfaits : elles se
reproduisent
identiques à elles-mêmes à chaque mesure. Dans toutes les mesures précises, les erreurs
systématiques
sont autant que possible éliminées par un contrôle soigneux des appareils de mesure et,
souvent aussi,
par l’emploi successif de méthodes différentes. L’incertitude associée est une incertitude
de répétabilité
dite de type A.
Une incertitude de type A est évaluée par des méthodes statistiques qui mettent en jeu la
moyenne et
l’écart-type. Elle est issue de l’exploitation d’un nombre important de valeurs mesurées.
∆𝒂= 𝒏 𝟏
𝒏
avec 𝝈𝒏−𝟏= √𝟏𝒏−𝟏∑(𝒎𝒊−𝒎̅ )²𝟏 𝒏∑𝒎𝒊𝟏
n est le nombre de mesurage et mi
√𝒏 et les
valeurs mesurée
Dans la pratique, on ne peut réaliser qu’un nombre limité de mesurages. Pour
prendre en compte
ce nombre limité, on multiplie l’incertitude-type par un facteur k appelé facteur
d’élargissement.
Ondéfinitainsiuneincertitudeélarie∆𝒂=𝒌 𝝈𝒏−𝟏
g, √𝒏.
Pour un intervalle de confiance de 95%, k vaut environ 2 lorsque n est de l’ordre de 20.
Exemple :
Mauvais réglage du zéro d’un appareil a aiguille, erreur dans la méthode
employée
Les divisions de la règle utilisée pour mesurer les longueurs sont toutes un peu
trop courtes
Les nombres trouvés seront tous un peu trop grands
• • • Les erreurs accidentelles :
Ces erreurs sont surtout imputables à l’imperfection des sens de l’opérateur ;
contrairement aux
précédentes, elles sont commises tantôt « en plus », tantôt « en moins » de sorte que,
dans une suite de
mesures de la même grandeur, les nombres obtenus sont tantôt approchés par excès
tantôt approchés par
défaut.
On diminue les erreurs accidentelles, d’une part en choisissant des méthodes de mesure
bien étudiées et
des instruments perfectionnés qui minimisent l’importance des imperfections sensorielles,
d’autre part,
en s’exerçant à la pratique des mesures ; mais jamais l’expérimentateur le mieux outillé et
le plus habile
ne put être sûr d’atteindre la valeur exacte de la grandeur qu’il mesure : aussi doit-on
toujours considérer
que le résultat de toute mesure comporte une erreur.
L’incertitude associé est dite de type B. L’évaluation de celle-ci nécessite de rechercher
toutes les
sources d’erreur et d’évaluer l’incertitude associée à chaque source. Pour les incertitudes
de type B, on
considère que l’incertitude de mesure à prendre en compte est l’incertitude élargie, pour
un niveau de
confiance de 95%.
1 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
g𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒
Lecturesuruneéchelleraduée:∆=
√2
Double lecture : ∆𝑑𝑜𝑢𝑏𝑙𝑒 𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒=∆𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒× √2

∆𝑡𝑜𝑙é𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒=
Utilisation d’un appareil de tolérance donnée (voir notices des appareils) :
𝑡
√3
Aareilnumériue(voirnoticesdesaareils):∆=
où t est la tolérance de l’appareil (x% de la valeur lue)
𝑡+𝑛𝑑𝑖𝑔𝑖𝑡
𝑠
ppqpp𝑡𝑜𝑙é𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 √3

Les incertitudes

L’erreur absolue 𝛅𝐚 n’étant pas connue, on doit se contenter d’en rechercher une limite
• • • Incertitude absolue

appelée incertitude absolue 𝛅𝐚, telle que δa ≤∆a. Cela veut dire que l’incertitude absolue
supérieure,

est une valeur


maximale que l’erreur absolue n’atteint probablement pas, mais qu’elle pourrait atteindre
dans le cas le
plus défavorable, sans toutefois la dépasser. Comme la valeur approchée a d’une

absolue δa est un nombre essentiellement positif et concret : il doit toujours être suivi du
grandeur, l’incertitude

symbole ou du
nom de l’unité de mesure.
• • • Incertitude relative ; la précision d’une mesure
On se rend mieux compte de l’approximation d’une mesure en comparant l’erreur à la
grandeur
δa
mesurée : on appelle erreur relative, le ae de l’erreur absolue à la valeur exacte. Les valeurs
δa, ae étant inconnues, on doit là encore
rapport
de se contenter d’une limite supérieure, appelée
incertitude
relative, que l’on calcule en remplaçant l’erreur absolue par l’incertitude absolue et en
prenant pour
valeur exacte la valeur approchée de a. L’incertitude relative est un nombre dépourvu
d’unité qu’on
exprime souvent en termes de pourcentage. Une mesure est d’autant précise que
l’incertitude du résultat
δa
est plus petit, comparée à ce résultat : c’est pourquoi l’on se sert de l’incertitude apour
relative
caractériser la précision d’une mesure.

Calcul d’incertitudes
Soit g la valeur approchée d’une grandeur physique g, pour obtenir l’incertitude absolue 𝛅𝐠 et
𝛅𝐠
𝐠, il faut alors procéder à un calcul d’incertitudes à partir des incertitudes
l’incertitude
relative
comporte les valeurs approchées des grandeurs A,B,C dont dépend la grandeur G.

Si G=A+B-C… alors 𝚫𝐆= 𝚫𝐀+ 𝚫𝐁−𝚫𝐂…


• • • La somme algébrique

Comme on ignore les valeurs et les signes des erreurs absolues 𝛅𝐚, 𝛅𝐛, 𝛅𝐜…, on passe à

supérieure en écrivant δg = δa + δb + δc …
la limite

L’incertitude absolue d’une somme algébrique de nombres incertains est égale à la


somme arithmétique
des incertitudes absolues de ces nombres.

= + 𝐎𝐔 𝚫𝐆= 𝚫𝐂 𝚫
𝚫𝐆 𝚫𝐀 𝚫𝐁
• • • Produit ou quotient
𝐆= 𝐂 − 𝐃
𝐃
=.ou=aors 𝐆=
SiGABGC/Dl
𝐀 𝐁
Pour passer à la limite supérieure, deux cas sont à considérer :
Les facteurs du produit ou du quotient sont indépendants (cas le plus fréquent) ; on
remplace alors les
erreurs par les incertitudes correspondantes et pour le quotient on passe transforme tous

+: = 𝐚 + 𝐛𝐨𝐮 𝐠=
𝚫𝐠= 𝚫𝐜 𝚫
+𝐝
les signes – en
𝚫𝐠 𝚫𝐚 𝚫𝐛
𝐝
𝐠=
𝐜
L’incertitude relative du produit ou d’un quotient de nombres incertains est égale à la somme des
incertitudes relatives de ces nombres.
On en déduit que sig = an avec 𝐧∈ℝ g= |N| Δa a

g = anBmCp… g= |N| Δa a+ |M| Δb b+ |P| Δc c


alors
En général si alors
M
OUVEMENTS ET
INTERACTIONS
ACTIONS MECANIQUES ET INTERACTIONS

Introduction
En physique, un champ est la représentation d’un ensemble de valeurs prises par une
grandeur
physique en différents points d’une région de l’espace.
Une force est une action mécanique capable de mettre un corps en mouvement, de
modifier le
mouvement d’un corps, de le maintenir au repos ou de le déformer. Les forces peuvent
être
dynamiques ou statiques, à action repartie ou localisée et de contact ou à distance.
Parmi les forces et champs, nous nous intéresserons à ceux du type : gravitationnel,
électrique et
magnétique.

[Link] ET CHAMP GRAVITATIONNEL

a)Forces gravitationnelles

⃗⃗⃗⃗ = −𝐹𝐵⃗⃗⃗⃗ = − 𝐺𝑚𝐴𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗  Énon


𝐵 2
𝑟
avec
𝐵 𝐴
céde
UAB
𝑟= 𝐴𝐵
FA/ la loi
FB/A de

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑙𝑒 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑖𝑟𝑖𝑔é 𝑠𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡 (𝐴𝐵)


B(m l’attr
A(m actio
n
unive
rselle
:
« Deux corps ponctuels A et B de masses respectives mA et mB exercent l’un sur l’autre, des
forces
d’attractions directement opposées dirigées suivant la droite (AB), d’intensité proportionnelle à
leur masse
et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare ».
G est la constante de gravitation universelle et elle vaut G = 6,67x10-11 [Link]-1.s-2 ou [Link]-2
mA , mB en (kg), r en (m), FA/B et FB/A en (N).
Remarques
 Dans le cas où les solides A et B ne sont plus ponctuelles, la loi de Newton reste valable, mais
on
considèrera que la distance séparent les deux objets est celle qui sépare leur centre de
gravité.
 Un point matériel est une petite portion de matière ayant une masse et des dimensions
suffisamment
petites pour qu’on puisse l’assimiler à un point (on parlera aussi de masse ponctuelle)
 Un corps peut être considéré comme ponctuel s’il agit à une distance très grande devant ses propres
dimensions.
 Les forces de gravitation s’exercent aussi bien à des distances astronomiques qu’à des
distances
microscopiques et quelque soit la nature du milieu qui sépare les deux corps.
 Un corps est dit à répartition de masse sphérique lorsque la masse est uniformément répartie
autour d’un
point. Pour de tels corps, on suppose que la masse est concentrée dans son centre de masse.

b)Champ gravitationnel

On appelle champ de gravitation, toute région de l’espace ou tout corps de masse non nulle, est
soumis à une
force de gravitation exercée sur lui.

Ce champ est caractérisé en chacun de ses points par un vecteur 𝒢 appelé vecteur champ de gravitation

Une masse ponctuelle m placée dans ce champ est soumise à une force de gravitation définie par 𝐹= 𝑚𝒢

M m
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
O P
𝑢𝑂𝑃 𝐹 𝒢(𝑃)

Considérons deux objets ponctuels de masses respectives M et m placés respectivement en O et en P


𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Le champ gravitationnel crée en P par la masse située en O est tel qu’on peut écrire ici 𝑂𝑃2 𝑢𝑂𝑃
𝒢(𝑃) = −𝐺
avec 𝒢 𝑒𝑛 𝑚. 𝑠−2, 𝑀 𝑒𝑛 𝐾𝑔 𝑒𝑡 𝑂𝑃 𝑒𝑛 𝑚
- Au regard de cette relation, 𝒢(𝑃) dépend de la masse source placée au point O. il est toujours
radial et
centripète.
on appelle ligne de champ de gravitation, toute ligne qui est tangente en chacun de ses point au
vecteur
champ de gravitation.
Champ de gravitation terrestre

Considérons la terre comme un corps de forme sphérique de centre O, de rayon 𝑅𝑇 et de masse


𝑀𝑇. Elle crée
en tout point P situé à une distance 𝑑≥𝑅𝑇 un champ de gravitation terrestre caractérisé par le

𝑀𝑇 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
vecteur
𝒢(𝑃) = 𝑂𝑃2 𝑢𝑂𝑃
−𝐺
Si le point P est situé sur la terre, le vecteur champ de gravitation terrestre au point P est alors
𝒢0 =
𝑀𝑇 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
−𝐺
𝑅𝑇2 𝑢𝑂𝑃
𝑅𝑇2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃2 𝑢𝑂𝑃
𝒢(𝑃) = −𝒢0
On peut donc écrire pour P situé à une distance quelconque

Le poids d’un corps de masse m est définie comme étant la force d’attraction que la terre exerce

corps, dans le référentiel terrestre. Il s’écrit 𝑃⃗ = 𝑚𝑔 où 𝑔 représente le vecteur champ de


sur ce

pesanteur au lieu
considéré.

c)Champ de pesanteur

On appelle champ de pesanteur toute région de l’espace dans laquelle tout corps de masse
m est soumis à la
force de pesanteur.
Si nous négligeons, l’effet de la rotation de la terre autour de l’axe des pôles, on peut confondre
le poids
d’un corps à la force d’attraction gravitationnelle terrestre.
A
h

Ainsi, 𝒢 sera confondu à 𝑔 de même, 𝒢0 à 𝑔 0 à la surface de la terre. 𝒢0 = 𝑔0 ≈9,8 𝑚. 𝑠−2

𝑅𝑇2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
La variation de g en fonction de l’altitude permet d’établir que pour une altitude h au dessus du sol
terrestre, on a 𝑔 ℎ= (𝑅𝑇+ℎ)2 𝑢𝑂𝑃
−𝑔0

[Link] ET CHAMP ÉLECTRIQUE

L’électrostatique est l’étude de l’équilibre des charges électriques.


L’électrisation est un procédé permettant de créer un déficit ou un excédent de charge en
certains points d’un
corps c’est-à-dire à lui faire gagner ou perdre des électrons.

a) Les forces électriques


 Énoncé de la loi de Coulomb :
« La force d’attraction ou de répulsion qui s’exerce entre deux charges qA et qB placées
respectivement en A et en B est :
-- Dirigée suivant
Proportionnel à (AB)
qA etqB et
- Inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare qA et qB.
- D’intensité
𝑲|𝒒𝑨||𝒒𝑩|
𝑨𝑩²
F = FA/B = FB/A =
Avec F en
(N), AB en (m), K = 1/4πε0 9x109 USI qA et qB en (C).
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝐴𝐵

FB/A qA>0 qB>0 FA/B

⃗⃗⃗⃗⃗
Avec 𝑢𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =
𝐴𝐵
𝐴𝐵 le vecteur unitaire de la droite (AB)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝐹𝐵⃗⃗⃗⃗ = 𝐾. 𝑞𝐴𝑞2𝐵𝑢𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ où = 9.109 𝑁. 𝑚2. 𝐶−2 où 𝜀0 est la permittivité du vide.
𝐴 𝐴𝐵 4𝜋𝜀0

b)Champ électrique

On appelle champ électrostatique toute région de l’espace par laquelle une charge placée dans cette

vecteur champ électrostatique 𝐸⃗ ; une charge q placée dans ce champ est soumise à la force
région est soumise à la force électrostatique. Ce champ est caractérisé en chacun de ses points par le

électrostatique 𝐹 tel que 𝐹= 𝑞𝐸⃗


Le champ électrique créé en un point M par une charge ponctuelle q placée en un point O est 𝐸𝑀⃗⃗⃗⃗⃗ =
𝐾 𝑂𝑀
𝑞
2 𝑢𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . Ce dernier est :
- Centrifuge si la charge q est négative
- Centripète si la charge q est positive

Une ligne de champ est toute courbe tangente au vecteur champ en chaque point de ce champ.
L’ensemble deligne de champ constitue un spectre. La ligne de champ est orientée dans le même
sens que le vecteur champ :

Remarque:
- Le champ électrique créé en un point M par plusieurs charges est la somme vectorielle de différents

𝐸⃗ (𝑃) = ∑𝑛 𝐸⃗ 𝑘(𝑃)
champs crées par chaque charge.

𝑘=1

Un champ électrique est uniforme dans un domaine. Si le vecteur 𝐸⃗ y conserve la même direction, le
Champ uniforme

même sens et la même valeur. Pour un champ électrique uniforme, les lignes de champ sont des
droites parallèles.

c)Champ électrique uniforme


Exemple : le champ électrique entre les armatures d’un condensateur plan
chargé.
A B Considérons une particule chargée q qui se déplace de A à B dans un

uniforme. La particule est soumise à la force électrostatique 𝐹. Le travail


champ

cette force est : 𝑊= 𝐹. 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑞𝐸⃗ . 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ . le produit scalaire 𝐸⃗ . 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗


de
E
représente la
d.d.p entre A et B, c’est-à-dire 𝑈
la différence d’état électrique entre A et B
Forces et champ gravitationnel

• • • Enonce de la loi de l’attraction universelle.


« Deux corps ponctuels a et b de masses respectives ma et mb exercent l’un sur
l’autre, des
forces d’attractions directement opposées dirigées suivant la droite (ab),
d’intensité
proportionnelle à leur masse et inversement proportionnelle au carré de la
distance qui les
sépare ».
• • • Forces et champs
électriques
Énoncé de la loi de
Coulomb :
« La force d’attraction ou de répulsion qui s’exerce entre deux charges qA et qB placées
respectivement en A et en B est :
-- Dirigée suivant
Proportionnel à (AB)
qA etqB et
- Inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare qA et qB.
- D’intensité
𝑲|𝒒𝑨||𝒒𝑩|
𝑨𝑩²
F = FA/B = FB/A =

1
Avec F en (N), AB en (m), K = 4𝜋𝜀0 = 9x109 USI qA et qB en (C).

Une ligne de champ est toute courbe tangente au vecteur champ en chaque point
de ce champ.
L’ensemble de ligne de champ constitue un spectre. Champ et forces
magnétiques
• • • Le champ magnétique
Approchons un barreau aimanté d’une aiguille aimanté. On constate qu’ils
interagissent
suivant les pôles en regard. Les forces magnétiques qui s’exercent sur deux pôles
en présence
ont :
Même droite d’action (la droite qui joint les pôles)
Des sens contraires
Même intensité.
On appelle champ magnétique toute région de l’espace ou une aiguille aimantée
est soumise à
une force magnétique.
Sud
S

N
Nord

Le vecteur champ magnétique a pour


caractéristique :
• • • • • • Origine : tout point de l’espace
champ.
• • • • • • Direction : celle de l’aiguille aimantée. Ex la droite
oblique(ns)
• • • • • • Sens : du pôle sud vers le pôle nord.
• • • • • • Intensité : c’est une grandeur mesurable, elle s’exprime en tesla (t)
On appelle ligne de champ d’un champ magnétique une courbe en chaque point
de laquelle le
vecteur champ magnétique fournit la direction de la tangente à la courbe.

• • • Action d’un champ magnétique sur un courant : loi de Laplace.


Considérons le circuit ci-dessous :

A Tige métallique
A
k α

B l F

M
Mercure

Si l’on ferme k, AM dévie de la gauche vers la droite. Si k est ouvert, AM revient à


sa
position initiale. Et si on change le sens de i, ou celui de b, le conducteur AM dévie

gauche. Am placé dans le champ magnétique 𝑩⃗⃗ uniforme et parcouru par i est
vers la

force dite électromagnétique dont le sens dépend de celui de 𝑩⃗⃗ et i.


soumis à la

« Une portion de conducteur de longueur 𝒍 parcourue par un courant d’intensité i


• • • Enoncé de la loi de Laplace :

un champ magnétique 𝑩⃗⃗ est soumise à une force dite de Laplace notée 𝑭⃗⃗ tel
et placé dans

qu’appliqué au
milieu de la portion tel que
𝑭⃗⃗ =𝒊𝒍⃗⃗ ⋀𝑩⃗⃗ . »

Les caractéristiques de la force de Laplace sont :

Direction : 𝐅 est perpendiculaire au plan formé par i𝒍 et 𝑩⃗⃗ .


Point d’application : milieu de la portion soumise au champ magnétique.
Sens : le sens est tel que 𝒊𝒍⃗⃗ , 𝑩⃗⃗ , et 𝑭⃗⃗ , forment un trièdre direct. Il est donné par

trois doigts de la main droite tel que le pouce indique le sens de 𝒊𝒍⃗⃗ , l’index celui
la règle des

𝑩⃗⃗
majeur celui de 𝑭⃗⃗ .
de et le

Intensité : 𝑭 = 𝑰. 𝒍. 𝑩 ‫׀𝜶𝒏𝒊𝒔׀‬, α l’angle entre i𝒍 et 𝑩⃗⃗ . F en (n), i en (a), l en (m) b en (t).


• • • Action d’un champ magnétique sur une charge : loi de Lorentz.
Une particule de charge q en mouvement à la vitesse v dans un champ
magnétique b est
soumise à la force électrique dite de Lorenz.

𝑭⃗⃗ = 𝒒𝑽⃗⃗ ∧𝑩⃗⃗ .

Or ( = 𝒕et 𝒒 = 𝑰𝒕) ↔ 𝒕𝑭⃗⃗ = 𝑰𝒕𝒍 ∧𝑩⃗⃗ 𝑭⃗⃗ = 𝑰𝒍 ∧𝑩⃗⃗ .

Rappel sur les interactions fondamentales

On distingue 4 interactions fondamentales :


L’interaction faible, l’interaction gravitationnelle, l’interaction électromagnétique et
l’interaction forte.
L’interaction gravitationnelle de longue portée à l’origine de la cohésion des
édifices
macroscopiques. C’est à l’échelle astronomique que cette interaction devient
prépondérante.
L’interaction électromagnétique dont la force électrostatique est une de ses
manifestations.
Elle opère de l’échelle atomique à l’échelle humaine : d’elle dépendent non
seulement le
maintien des électrons dans l’atome mais également la plupart des phénomènes
observés à
l’échelle humaine.
L’interaction forte, de courte portée, permet le confinement des protons dans le
noyau en
dépit de leur charge de même signe qui provoque leur répulsion électrostatique.
L’interaction
forte est beaucoup plus intense que l’interaction électrostatique mais sa portée
est aussi
beaucoup plus courte.
L’interaction faible est celle qui permet le passage des états d’énergie, de masse
et de charge.
Elle est donc responsable de la radioactivité.
IV. LA POUSSEE D’ARCHIMEDE.

Définition.

On appelle poussée d’Archimède la force qu’un fluide (liquide ou gaz) exerce sur
un corps
qui y est partiellement ou totalement immergé.
Lorsqu’un corps est complètement immergé dans un liquide ou dans un gaz, il est
soumis à
une force appelée poussée d’Archimède de direction
verticale et de sens ascendant, la poussée d’Archimède
dépend :
De la nature du liquide dans lequel le corps est
immergé.
Du volume du corps immergé.
Remarque : la poussée d’Archimède est une
force de
contact répartie.

• • • Théorème de la poussée d’Archimède.


Tout corps solide entièrement immergé dans un liquide au repos subit de la part
de ce liquide
une force appelé Pa dont les caractéristiques sont les suivantes :
Point d’application : le centre de poussée situé sur la verticale contenant le
centre de gravité
du liquide déplacé.
Dire
ction : verticale.
Sens : ascendant ou du bas vers le haut.
Intensité : égale à celle du liquide déplacé.

• • • Principe de flottaison.
Lorsqu’on plonge et on abandonne un corps dans un liquide, il est soumis à l’action de deux
forces :

Son 𝒑𝒐𝒊𝒅𝒔 (𝑷⃗⃗ )


La 𝒑𝒐𝒖𝒔𝒔é𝒆 𝒅’𝒂𝒓𝒄𝒉𝒊𝒎è𝒅𝒆
(𝑭⃗⃗ ).
Note
• • • Si p<f alors le corps immergé monte en surface, le volume v d’eau diminue,
l’intensité du
poids devient alors égale à celle de la poussée, on dit que le corps flotte.
• • • Si p>f alors le corps immergé descend au fond du récipient : on dit qu’il coule.

Notion de pression

• • • Définition
La pression traduit l’effet de déformation d’une force d’intensité f agissant
uniformément sur
une surface s donnée. Elle est inversement proportionnelle à l’aire de la surface.
La pression est le quotient de l’intensité de la force pressante par l’aire de la surface pressée.
Elle est notée

𝒑tona𝒑=
Et= �



Avec f(n), s (m2), p(Pa) pascal ou n/m2. Il existe des multiples du pascal
notamment
l’hectopascal (1hpa = 100pa), le kilo pascal (1kpa =1000pa).
• • • La pression atmosphérique
La pression atmosphérique est celle exercée par l’air sur les objets. Au niveau de
la mer elle
est voisine de

𝟏. 𝟎𝟏𝟑 𝒙 𝟏𝟎𝟓𝑷𝒂 = 𝟏𝒂𝒕𝒎.

La pression atmosphérique diminue avec l’altitude.


En industrie, la pression s’exprime en bar et 1bar = 105pa.
La pression atmosphérique se mesure par un baromètre. La différence de
pression entre l’air
contenue dans une enceinte (pneu de voiture par exemple) et l’air
atmosphérique, on utilise un
manomètre et p = ppneu – patm = pression indiquée par le manomètre.
V. CHUTE D’UN SOLIDE DANS UN FLUIDE

Présentation du mouvement

La courbe représentant l’évolution de la vitesse d’une bille


lors de
sa chute dans de l’eau sucrée est donnée ci-contre ; Cette
courbe
montre l’existence de deux phases :
La
première, pendant laquelle la vitesse de la bille augmente rapidement puis de plus
en plus
lentement : il s’agit du régime transitoire.
La deuxième, pendant laquelle la vitesse de la bille est constante et égale à la
vitesse limite :
il s’agit du régime permanent ou régime asymptotique.
Le temps caractéristique de la chute est le temps qui correspond au passage d’un régime à
l’autre, il est noté τ. On le définit comme l’abscisse du point d’intersection entre la tangente à
l’origine et l’asymptote à la courbe.

Bilan des forces

La bille est soumise aux trois forces suivantes :

Le poids 𝐩⃗⃗ vertical vers le bas


La poussée d’Archimède 𝐩𝐚⃗⃗⃗⃗ : verticale vers le haut
La force de frottements fluide 𝐟: la vitesse de chute étant faible, on peut considérer

force est du type : 𝐟= −𝐤𝐯⃗


que cette

On choisit un axe vertical (oz) orienté vers le bas (dans le sens du mouvement).

Equation différentielle du mouvement

Le mouvement est étudié dans le référentiel terrestre, supposé galiléen.


⃗⃗⃗⃗
Appliquons la 2ème loi de newton à la bille : 𝐩⃗⃗ + 𝐏𝐚⃗⃗⃗⃗ + 𝐅 =
𝐦𝐚 𝐠⃗⃗⃗⃗ = 𝐦
𝐃𝐭Suivant l’axe (oz),
cette relation s’écrit :

𝒎𝒅𝒗𝒅𝒕= 𝒎𝒈−𝝆𝒇𝒍𝒖𝒊𝒅𝒆 𝑽𝒈−𝒌𝒗

Vitesse limite

𝐝𝐯
𝐝𝐭= 𝟎. L’équation
précédente devient 𝐦𝐠−𝛒𝐟𝐥𝐮𝐢𝐝𝐞𝐯𝐠−𝐤𝐯𝐥𝐢𝐦= 𝟎
Lorsque la vitesse limite est atteinte, la vitesse de la bille est
constante et
𝐆
𝐤(𝐦−𝛒𝐟𝐥𝐮𝐢𝐝𝐞𝐯)
𝐯𝐥𝐢𝐦=
Il vient que
GENERALITES SUR
LES SYSTEMES
OSCILLANTS
INTRODUCTION :

Les systèmes oscillants sont d’une utilité indéniable dans le monde de la


Physiques. A
présent, nous ferions un arrêt majeur pour d’abord planter le décor avec les définitions
et
l’explication de quelques concepts et notions puis nous étudierons dans le prochain
chapitre
plus en détail quelques oscillateurs mécaniques.

NOTIONS
Un phénomène est dit périodique ou oscillatoire lorsqu’il se répète identique à
lui-
même pendant des intervalles de temps successifs et égaux appelés période.

1
Si le phénomène est rapide, on l’appelle mouvement vibratoire et il est caractérisé
par sa fréquence 𝑇= 𝑁 , f en Hertz (Hz) et T en (s)
=
f représente le nombre de période ^par unité de temps.
Un mouvement vibratoire est dit sinusoïdal lorsque l’élongation du solide en
mouvement ou d’un point vibrant est une fonction sinusoïdale de temps.

{𝑥=
𝑦= 𝑥
𝑦𝑚 cos (𝜔𝑡+ 𝜑)
𝑚cos (𝜔𝑡+ 𝜑)

𝑥, 𝑦 représente l’élongation
𝑥𝑚 , 𝑦𝑚 représente l’amplitude ou l’élongation maximale
𝜔 (𝑟𝑎𝑑/𝑠) : est la pulsation ; 𝜔𝑡+ 𝜑 la phase du mouvement ;
𝜑 (𝑟𝑎𝑑): la phase initiale

équivalente à un mouvement vibratoire par un vecteur tournant 𝑂𝐴⃗⃗⃗⃗⃗ , vecteur de Fresnel


Pour des commodités de travail, on représentera une fonction sinusoïdale de temps

dont
les caractéristiques sont les suivantes :
̂ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Soit
𝑢= 𝑈𝑚cos (𝜔𝑡+ 𝜑), on posera 𝑢⃗ = 𝑂𝐴⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑈𝑚= 𝑂𝐴 ; 𝜑= (𝑂𝑥 )
D’après notre schéma, nous pouvons écrire :

cos(𝛼+ 𝜑) = (𝑂𝐴) →𝑥𝐴= 𝑂𝐴𝑐𝑜𝑠(𝛼+ 𝜑) ; et sachant que 𝛼= 𝜔𝑡, on


peut écrire𝑥𝐴= 𝑥𝑚cos (𝜔𝑡+ 𝜑) ou encore 𝑦𝐴= 𝑦𝑚cos (𝜔𝑡+ 𝜑)

Le tracé de la deuxième expression nous donne :

CONSTRUCTION DE FRESNEL

Le vecteur de FRESNEL
Toute fonction sinusoidale de la forme 𝑦= 𝑎cos (𝜔𝑡+ 𝜑) ou encore 𝑦=
𝑎𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡+ 𝜑), peut être représentée au moyen d’un vecteur 𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ tourant dans le sens
trigonométrique avec uine vitesse angulaire 𝜔 appelé vecteur de FRESNEL. Sa norme
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ est égale à l’amplitude de la fonction sinusoidale et l’angle que fait 𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ avec l’axe des
abcisses correspond à la phase 𝜑.
Exemple : Faire la construction de FRESNEL des deux fonctions
suivantes :
𝜋
𝑦1 = 3 sin(100𝜋𝑡) ; 𝑦2 = 4sin 2)
(100𝜋𝑡+
Somme de deux fonctions sinusoidales
Soient les fonctions 𝑦1 = 𝑎1cos (𝜔𝑡+ 𝜑1) et 𝑦2 = 𝑎2cos (𝜔𝑡+ 𝜑2). d’après le

𝑦= 𝑦1 + 𝑦2. la fonction 𝑦 s’écrit sous la forme 𝑦= 𝑎cos (𝜔𝑡+ 𝜑) ou 𝑎 et 𝜑 sont à déterminer.


théorème de FOURRIER, il existe toujours une fonction somme de deux fonctions telle que
Exe
mple : faire la construction de FRESNEL et déterminer la fonction somme des deux
fonctions suivantes :

𝑦1 = 4 sin(100𝜋𝑡) ; 𝑦2 = 6sin (100𝜋𝑡+ 𝜋2)


𝑦1 = 4 cos(100𝜋𝑡) ; 𝑦2 = 3𝑐𝑜𝑠 (100𝜋𝑡−𝜋2)

𝑎= 𝑂𝐴

𝑂𝐴2= 𝑂𝐴1 2 + 𝑂𝐴2 2 →𝑂𝐴= 2√13

𝑡𝑎𝑛𝜑= ) = 3 2 → 𝜑= 56,30° =
(𝑂𝐴2 0,98𝑟𝑎𝑑
D’où

𝑦= 2√13sin (100𝜋𝑡+ 0,98)

La question b) sera résolu par l’apprenant.

REMARQUE 1 : De manière générale, lorsqu’on effectue la somme de deux fonctions le


déphasage et l’amplitude sont respectivement :

𝑡𝑎𝑛𝜑= 𝑎1𝑠𝑖𝑛𝜑1 𝑒𝑡 𝑦= √𝑦1 2 + 𝑦2 ̂)


+ 𝑎2𝑠𝑖𝑛𝜑2
REMARQUE 2 : si les amplitudes des deux fonctions sont identiques, l’on peut utiliser
l’expression mathématiques :

+=2(𝑝+ 𝑞 (𝑝−𝑞)
𝑐𝑜𝑠𝑝𝑐𝑜𝑠𝑞cos 2
2
𝑖+𝑖2i𝑝+ 𝑞 (𝑝−𝑞)
𝑠𝑛𝑝+𝑠𝑛𝑞sn 2
2
Comparaison des deux fonctions
On appelle déphasage ou déphasage angulaire entre deux fonctions 𝑦1𝑒𝑡 𝑦2 de

respectives 𝜑1𝑒𝑡 𝜑2 la grandeur ∆𝜑 tel que ∆𝜑= |𝜑2 −𝜑1|.


phases

Ce déphasage équivaut au décalage horaire 𝜃, c’est-à-dire le temps mis par l’onde pour
êit𝜃 ∆𝜑
repasseraummepon,avec= 𝜔.

Si ∆𝜑= |𝜑2 −𝜑1| > 0, 𝜑2 est en avance sur 𝜑1


Si ∆𝜑= |𝜑2 −𝜑1| < 0, 𝜑2 est en retard sur 𝜑1
Si ∆𝝋= 𝟎 ou ∆𝝋= 𝟐𝒌𝝅
Les deux fonctions sont dites en phase.
Si ∆𝝋= 𝝅+ 𝟐𝒌𝝅
Les deux fonctions sont dites en opposition de phase.

Si ∆𝝋= 𝟐+ 𝟐𝒌𝝅
𝝅

Les deux fonctions sont dites en quadrature de phase.


ETUDE EXPERIMENTALE D’UN MOUVEMENT VIBRATOIRE : LA
STROBOSCOPIE
La stroboscopie est le procédé original pour l’étude des mouvements vibratoires.
Elle
consiste à ralentir voire immobiliser de façon apparente le phénomène.

Principe
Pour observer un phénomène périodique de période T, on éclaire le dispositif par

suite d’illumination très claire de période 𝑇𝑒 ou 𝑇′ (période des éclaires). On substitue


une

ainsi

𝑇𝑒 ou
aux phénomènes réels un mouvement apparent dont les caractéristiques dépendent de

𝑇′.
Cette source d’illumination peut être obtenue soit en perforant une plaque à l’aide
des
trous régulièrement espacé ou encore en utilisant une source de lumière intermittente.

alors la fréquence 𝑁𝑒 des éclairs est de : 𝑁𝑒= 𝑁. 𝑛


Si N est la vitesse de rotation du disque comportant des trous et n le nombre de trou,

Et la période des éclairs est :


𝑇𝑒= 1
𝑁𝑒
La fréquence des éclairs doit être au moins égale à 20Hz et leur durée assez
brève
(environ le centième de la période du mouvement à étudier). Du fait de la persistance
des
impressions rétiniennes, l’expérimentateur a l’illusion d’une observation continue.

L’immobilité apparente

Aspect unique d’un système


Supposons 𝑇𝑒= 𝑇
Chaque éclair surprend le rayon blanc OA du disque (D) à la même position. Le rayon

immobile, il en est de même si la période 𝑇𝑒 des éclairs est un multiple entier de la


semble

période 𝑇
des éclairs, c’est-à-dire 𝑇𝑒= 𝑘𝑇 avec 𝑘∈ℕ∗
Citd’éi 1
= 𝑘
→𝑁=
𝑁𝑒

𝑘

𝑁𝑒
ecnouspermecre

En effet, le rayon est éclairé tous les k tours et sur le fond noir du disque il y’a immobilité
apparente de l’unique rayon.
De manière générale, pour un disque possédant plusieurs rayons peints ou encore un
système
possédant plusieurs fois le même motif, on applique plutôt la formule :
𝑘𝑇
𝑇𝑒= 𝑝 , 𝑘∈ℕ∗ et où p désigne le nombre de répétition de motif.
Immobilité apparente avec k motif
Si la période T du disque est un multiple entier de la période 𝑇𝑒 des éclairs c-à-d 𝑇=
𝑘𝑇𝑒 →𝑁=
𝑁𝑒
𝑘, alors le rayon est éclairé k fois par tour sur le fond noir du disque, il apparait
donc une immobilité apparente avec k rayons.

Mouvement ralenti apparent


Le rayon est éclairé cette fois-ci dans une position choisie pour laquelle le prochain

éclair de produit après un temps « légèrement supérieur ou inférieur à T ».


𝑻tléètéiàT𝑻≈𝒌𝑻𝑻>𝒌𝑻≈
>
𝒇 �
𝒆esgremensupreur.𝒆avec𝒆ou𝒇𝒆 𝒌avec𝒇𝒆 ��

Dans ces conditions, entre deux éclairs successifs, le disque effectue k tours plus
une
fraction de tour : l’on observe dans ce cas un mouvement apparent ralenti de même

sens que le sens réel de rotation. Ci-dessous l’illustration du mouvement apparent


direct.

𝑻léèiféiàT𝑻𝒌𝑻𝑻𝒌𝑻 𝒇 �
𝒆estgrementnreur.𝒆≈avec𝒆<ou𝒇𝒆≈ 𝒌avec𝒇𝒆< ��

Dans ces conditions, entre deux éclairs, le disque effectue k tours moins une
fraction
de tour : l’on observe dans ce cas un mouvement apparent ralenti de sens
contraire
au sens réel de rotation. Ci-dessous illustration du mouvement apparent rétrograde.
C
ALCUL DE LA FREQUENCE DU MOUVEMENT APPRENT RALENTI
La valeur algébrique de la fréquence du mouvement est donnée par :
𝑓𝑎= 𝑓−𝑘𝑓𝑒
Si 𝑓𝑎> 0 le mouvement apprenti est direct
Si 𝑓𝑎< 0 le mouvement apprenti est rétrograde.

Exercice d’application
Un disque blanc sur lequel sont peints en noir 4 rayons régulièrement espacés, tournant à
une vitesse constante parait immobile lorsqu’il est éclairé par un stroboscope dont la
plus grande fréquence des éclairs est 80 Hz.
Déterminer la vitesse de rotation du disque
On éclaire le disque avec un stroboscope dont la fréquence des éclairs est de 20 Hz.
Qu’observe t-on ?
Même question pour une fréquence des éclairs égale à 19 Hz
Solution

𝑁= 𝑓𝑒𝐾= 80 4 = 20 𝑡𝑟𝑠/𝑠

On observe une immobilité apparente


Mouvement ralenti dans le sens réel du mouvement
O
SCILLATEURS
MECANIQUES
INTRODUCTION :
Dans le dernier chapitre intitulé GENRALITES SUR LES SYSTEMESOSCILLANTS,
nous avons défini et expliqué dans une approche holistique le concept
d’oscillateur. A présent
nous effectuons une étude approfondie de quelques oscillateurs ditsmécaniques.

NOTION D’OSCILLATEUR MECANIQUE

I.1. Définition
On appelle oscillateurmécanique est un système pouvant évoluer, du fait de
ses
caractéristiques propres, de façon périodique et alternative autour d’une position
d’équilibre.
Exemple : suspension de voiture, balançoire.

I.2. Caractérisation des oscillateurs mécaniques


La grandeur oscillante intervenant dans les équations est ici l’écart à l’équilibre. C’est une
grandeur algébrique. Cet écart est en général repéré :
– soit par l’abscisse rectiligne x(t) dans le cas d’une oscillation rectiligne, système solide-
ressort.
– soit par l’abscisse angulaire θ(t) dans le cas d’une oscillation circulaire, système
pendulaire.
La valeur positive extrême (ou maximale) prise par x(t) et θ(t) définit l’amplitude
de
l’oscillation.

LES OSCILLATEURS EN TRANSLATION RECTILIGNE

II.1 Le pendule élastique


Ce sont des systèmes constitués d’un ressort à spires non jointives pouvant
travailler en
extension et en compression. L’une des extrémités est fixe et l’autre solidaire
d’un solide. Ce
ressort peut être vertical; horizontal ou oblique. Dans la suite, il sera question de
montrer que
tout oscillateur non amorti ( les forces de frottements négligeables) est
harmonique et le
système conservatif.
II.1.
1 Le pendule élastique horizontal
- Dispositif expérimental

Un solide (S) de masse m pouvant coulisser sur un rail horizontal, On repère la


position de (S)
par l’abscisse x(t) de son centre de gravité choisie nulle lorsque le système est au
repos. Ainsi
x(t) est directement l’écart à l’équilibre.
-Etude

dynamique
Le solide n’est pas soumis aux forces de frottements: on dit qu’il est non amorti.

D’après le TCI : 𝑃⃗ + 𝑇⃗ + 𝑅⃗ = 𝑎𝐺⃗⃗⃗⃗ soit:


Le système étudié est le solide S et le référentiel terrestre supposé galiléen.

𝟎 𝟎) = 𝒎𝒂𝑮⃗⃗⃗⃗ (𝒎𝒙̈
𝑷⃗⃗ ( 𝟎)
−𝒎𝒈) 𝑹) + 𝑻⃗⃗
+ 𝑹⃗⃗ (𝟎 (−𝒌𝒙

𝒙̈ + 𝒎𝒙= 𝟎
𝒌
Suivant l’axe Ox, (1)
C’est une équation différentielle faisant intervenir la dérivée seconde de l’équation
horaire. La
solution générale est de la forme
𝒙(𝒕) = 𝒙𝒎𝒔𝒊𝒏(𝝎𝟎𝒕+ 𝝋)(2)
Avec pour dérivée seconde :
𝒙(𝒕) = −𝒙𝒎𝝎𝟎𝟐𝒔𝒊𝒏(𝝎𝟎𝒕+ 𝝋) (3)
Les relations (2) et (3) dans (1) conduit à:

𝝎𝟎 𝟐= 𝒌


qui est la pulsation propre de l’oscillateur harmonique.
L’équation (1) est celle d’un oscillateur harmonique de période propre

𝑻𝟎= 𝟐𝝅 =
𝝎𝟎
𝟐𝝅√𝒎
et d’équation horaire:
𝒙(𝒕) = 𝒙𝒎𝒔𝒊𝒏(√𝒌𝒎𝒕+ 𝝋)

avec OA=xm son amplitude maximale et φ sa phase à l’instant initial. Elle


dépend des
conditions initiales de l’expérience.
- Étude énergétique
Lorsqu’on écarte le pendule de sa position d’équilibre de OA, on lui fournit
une énergie
potentielle élastique:

𝑬𝒎= 𝑬𝑷𝒆= 𝟏𝟐𝒌. 𝒙𝒎 𝟐

lâché sans vitesse initiale, le solide acquiert à une énergie cinétique de translation

𝑬𝑪= 𝟏𝟐𝒎𝒗𝟐= 𝟏𝟐𝒎. 𝒙̇ 𝟐

L’énergie mécanique du système en un instant donné vaut:

𝐸𝑚= 2𝑚. 𝑥̇ 2 2𝑘. 𝑥2 soit


+
𝐸𝑚= 1 2 𝑚. (𝑥𝑚𝜔0 cos(𝜔0𝑡+ 𝜑))2 + 1 2 𝑘. (𝑥𝑚sin (𝜔0𝑡+ 𝜑))2

= 𝑘. 2(𝑐𝑜𝑠2(𝜔0𝑡+ 𝜑) + 𝑠𝑖𝑛2(𝜔0𝑡+ 𝜑)
𝑥𝑚
𝑬𝒎= 𝟏𝟐𝒌. 𝒙𝒎 𝟐
L’énergie mécanique du système se conserve au cours du mouvement de S.

II.1.2 Pendule élastique vertical.

Utilisons le même pendule que précédemment avec le ressort disposé


verticalement :
- Dispositif expérimental
-
Étude dynamique
Le référentiel d’étude est terrestre et supposé galiléen.

À l’équilibre, point I 𝑃⃗ + 𝑇0⃗⃗⃗ = 0⃗ ⇒


𝑷⃗⃗ (𝒎𝒈𝟎) + 𝑻⃗⃗ (−𝒌(𝒙𝟎)𝟎 ) = 𝟎⃗⃗ ( 𝟎
𝟎)

𝑚𝑔−𝑘𝑥0 = 0
⃗⃗⃗⃗
Soit: (1)

𝑃⃗ (𝑚𝑔0 ) + 𝑇⃗ (−𝑘(𝑙0 + 𝑥0 + 𝑥−𝑙0) 0


⃗⃗⃗⃗ ( 𝑥̈) = 𝑚. 𝑎𝐺
0)

𝑷⃗⃗ (𝒎𝒈𝟎) + 𝑻⃗⃗ (−𝒌(𝒙𝟎+ 𝒙)𝟎


⃗⃗⃗⃗ ( 𝒙̈) = 𝒎. 𝒂𝑮
𝟎)

Suivant Ox, 𝒎𝒈−𝒌(𝒙𝟎+ 𝒙) = 𝒎. 𝒙̈ (2)


(1) dans (2) conduit à:

𝒙̈ + 𝒌𝒎𝒙= 𝟎

C’est l’équation d’un oscillateur harmonique de période propre

𝑻𝟎= 𝟐𝝅√𝒎
𝒌
- Étude énergétique
Il est question de montrer que l’énergie mécanique d’un pendule élastique
verticale se
conserve, i.e. par exemple que, l’énergie de système au point d’amplitude
maximale A(xm,0)
est égale à l’énergie mécanique du système en un point M(x,0) quelconque.
L’origine des énergies potentielles de pesanteur étant le point O, origine de l’axe x’x.
L’origine des énergies potentielles élastiques étant le point I, point d’équilibre du solide.

𝐸𝑚(𝐴) = 𝐸𝑝𝑒+ 𝐸𝑃𝑃= 1 2 𝑘Δ𝑙2 −𝑚𝑔ℎ

= 1 2 𝑘(𝑙0 + 𝑥0 + 𝑥𝑚−𝑙0)2 −𝑚𝑔. 𝑥𝑚

= 1 2 𝑘(𝑥0 + 𝑥𝑚)2 −𝑚𝑔. 𝑥𝑚

= 1 2 𝑘. 𝑥0 2 + 1 2 𝑘. 2 + 𝑥𝑚(𝑘. 𝑥0 −𝑚𝑔)
𝑥𝑚
Soit:
𝑬𝒎(𝑨) = 𝟏𝟐𝒌. 𝒙𝟎 𝟐+ 𝟐

𝟏𝟐𝒌. 𝒙𝒎

Au point M, on a: 𝐸𝑚(𝑀) = 𝐸𝐶+ 𝐸𝑃𝑃+ 𝐸𝑃𝑒

Soit: 𝐸𝑚(𝑀) =
1
2𝑚. 𝑣2 2𝑘. (𝑥0 + 𝑥)2 −𝑚𝑔. 2𝑚. 𝑥̇ 2 2𝑘. 2𝑘. 𝑥2
2
+
+ 𝑥= + 𝑥0
Nous avons montré que pour un oscillateur harmonique,

(𝑡)=𝑘𝑡+= 𝑑𝑥(𝑡)
𝑡+
𝑘
𝑥 𝑥𝑚sin (√𝑚𝜑), 𝑣 𝑑𝑡 𝑚.𝑥𝑚cos (√𝑚𝜑)

Soit 𝐸𝑚(𝑀) = 2𝑘(𝑐𝑜𝑠2(𝜔0𝑡+ 𝜑) + 𝑠𝑖𝑛2(𝜔0𝑡+


1 2
2𝑘𝑥0
2
+
𝜑))𝑥𝑚
𝑬𝒎(𝑴) = 𝟏𝟐𝒌. 𝒙𝒎 𝟐+ 𝟐

𝟏𝟐𝒌.
L’énergie mécanique du pendule élastique vertical 𝒙𝟎amorti reste constante au cours des
non
oscillations.

LES OSCILLATEURS EN ROTATION

III.1. Le pendule de torsion


On prendra comme exemple de pendule de torsion, un système constitué d’une
tige ( T)
suspendue par son centre d’inertie G à un fil de torsion de constante C .
- Dispositif expérimental

Si la tige tourne d’un angle 𝜃, alors le moment du couple de torsion est donné
par : 𝔐= −𝐶𝜃
- Etude dynamique
Les forces appliquées à la tige sont: le poids, la tension du fil et le couple de

D’après TCI : 𝔐(𝑇⃗ ) + 𝔐(𝑃⃗ ) + 𝔐𝑐𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒= 𝐽Δ𝜃̈ on a alors 𝔐(𝑇⃗ ) = 0, et 𝔐(𝑃⃗ )


torsion.

= 0 soit
−𝐶𝜃= 𝐽Δ𝜃̈

𝜽̈ + 𝑪 𝜽= 𝟎
𝑱𝚫
l’équation d’un oscillateur harmonique en rotation, la solution est de la forme 𝜃(𝑡) =
C’est

𝜃𝑚𝑎𝑥𝑠𝑖𝑛(𝜔0𝑡+ 𝜑) avec 2 = 𝐽Δ et 𝑇=
𝐶 𝐶

𝜔0
2𝜋√
La période propre des oscillations 𝐽Δdépend que des caractéristiques du solide
ne
et non de son
amplitude.
-Étude énergétique
Il est question de montrer que l’énergie mécanique d’un pendule de torsion se
conserve entre
A, point d’amplitude maximale et un point quelconque M d’élongation θ.
1
En effet, en A 𝐸𝑚(𝐴)
2
2𝐶𝜃𝑚𝑎
= 𝐸𝑝𝑇=
2𝜔 2𝑐𝑜𝑠2(𝜔0𝑡+ 𝜑) 2𝑐𝑜𝑠2(𝜔0𝑡+ 𝜑)
1 1
Au point M 𝐸𝑚(𝑀) 𝑥
2𝐽Δ𝜃𝑚𝑎 2𝐶𝜃𝑚𝑎
= 𝐸𝐶+ 𝐸𝑝𝑇= 0 +
𝑥 𝑥
𝑬𝒎(𝑴) = 𝟏𝟐𝑪𝜽𝒎𝒂𝒙 𝟐

III.2. Le pendule pesant ou pendule de gravité

C’est un système oscillant en rotation autour d’un axe Δ ne passant pas par son centre
d’inertie G.
On se propose de déterminer la condition pour laquelle un pendule pesant
non amorti est
considéré comme oscillateur harmonique.
- Etude dynamique
Si on écarte le pendule de sa position d’équilibre stable, sous l’action de son
poids, il effectue
des oscillations autour de cette position. Les forces appliquées à ce solide sont:
son poids et la
réaction appliquée en O.
Le repère d’étude est terrestre et supposé galiléen: d’après le TCI. Le poids étant
une force de
rappel, nous avons, avec d=OG,

𝔐(𝑃⃗ ) + 𝔐(𝑅⃗ ) = 𝐽Δ𝜃 ̈ ⇒−𝑑𝑚𝑔𝑠𝑖𝑛(𝜃) + 0 = 𝐽Δ𝜃̈

𝜽̈ + 𝒅. 𝒎𝒈 𝐬𝐢𝐧(𝜽) = 𝟎
𝑱𝚫
Un

Pour des oscillations de faible amplitude, i.e.𝜃𝑚𝑎𝑥≺10 alors


pendule pesant non amorti n’est pas un oscillateur harmonique.

𝑠𝑖𝑛(𝜃) ≈𝜃
L’équation (1) devient:

𝜽̈ + 𝒅. 𝒎𝒈 𝜽= 𝟎
𝑱𝚫
Pour de faibles amplitudes, le pendule pesant est un oscillateur harmonique de pulsation
propre
2𝜋
𝜔0 = 𝑇
2 𝑑.𝑚𝑔 𝐽Δ
𝐽Δ0 = 𝜔0= 2𝜋√ 𝑑.𝑚
𝑔

- Étude énergétique
Il est question de montrer que l’énergie mécanique se conserve au cours des
oscillations de
notre pendule.
Soit A(θ=θmax, vA=0) le point d’amplitude maximale.

𝐸𝑚(𝐴) = 𝐸𝑃𝑃(𝐴) = 𝑚𝑔(𝑑−𝑑𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑚𝑎𝑥)) = 𝑚𝑔𝑑(1 −𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑚𝑎𝑥))

Au point𝑀(𝜃, 𝑣𝑀)𝐸𝑚(𝑀) = 𝐸𝐶(𝐶) 2𝐽Δ𝜃̇ 2 + 𝑚𝑔𝑑(1 −cos(𝜃))


+ 𝐸𝑃𝑃(𝑀) =
𝑑𝐸𝑚( =0Efft 𝑑𝐸𝑚( =𝜃̇𝜃+
𝑀)𝑑𝑡 neet, 𝑀)𝑑𝑡 𝐽Δ
Pl’éiéiilft

𝑚𝑔𝑑(𝜃−𝜃̇ sin(𝜃) = 𝜃̇(𝑑𝑚𝑔𝑠𝑖𝑛(𝜃) + 𝐽Δ𝜃̈) = 0


ourquenergemcanqueseconserve,auque:

𝜽< 𝟏𝟎𝟎
Pour un pendule pesant non amorti, l’énergie mécanique se conserve.
Montrons
Efft𝜃100i𝜃𝜃𝜃=1
qu’elle se conserve également lorsque
𝜃2
neet:≺⇒sn() ≈,ona:cos() = 2

𝐸𝐴=𝑑1−𝜃
2
𝜃𝑚𝑎
𝑚() 𝑚𝑔(cos(𝑚𝑎𝑥)) ≈𝑚𝑔𝑑(1 −1 +
𝑥
2

𝑬𝒎(𝑨) = 𝟏𝟐𝒎𝒈𝒅. 𝜽𝒎𝒂𝒙 𝟐

+ 𝑚𝑔𝑑(1 −cos(𝜃)) 2𝐽Δ𝜔 2𝜃𝑚𝑎 2𝑐𝑜𝑠2(𝜔0𝑡+ 𝜑) +


1
Au point M : 𝐸𝑚(𝑀) = 2𝐽Δ𝜃̇ 2

𝑥
𝑚𝑔𝑑 2= 2𝐽Δ𝜔 2𝜃𝑚𝑎 2𝑐𝑜𝑠2(𝜔0𝑡+ 𝜑) 2𝑚𝑔𝑑𝑠𝑖𝑛
𝜃2 1 0
2(𝜔0𝑡+ 𝜑)
0
𝑥 +
𝑬𝒎(𝑴) = 𝟏𝟐𝒎𝒈. 𝒅𝜽𝟐 𝒎𝒂𝒙

L’énergie mécanique d’un pendule pesant se conserve pour des angles de faibles
amplitudes.

III.3. Le pendule simple


C’est un solide de masse m, de petites dimensions accroché à l’extrémité d’un fil
inextensible
de masse négligeable et de longueur l très grande devant les dimensions du
solide.
-Étude dynamique
Écarté de sa position d’équilibre et lâché sans vitesse initiale, il effectue des
oscillations
autour de sa position d’équilibre stable. Il est soumis à l’action du poids et à la tension du fil.

𝔐(𝑃⃗ ) + 𝔐(𝑇⃗ ) = 𝐽Δ𝜃̈ ⇒−𝑙. 𝑚𝑔𝑠𝑖𝑛(𝜃) + 0 = 𝐽Δ𝜃̈ avec 𝐽Δ = 𝑚𝑙2, on a : −𝑙. 𝑚𝑔𝑠𝑖𝑛(𝜃) +
0 = 𝑚. 𝑙2. 𝜃̈

𝜽̈ + 𝒈𝒍𝐬𝐢𝐧(𝜽) = 𝟎
Il est aisé de dire que le pendule simple n’est pas un oscillateur harmonique. Pour
des
amplitudes faibles; nous avons: 𝜃𝑚𝑎𝑥≺100alors 𝑠𝑖𝑛(𝜃) ≈𝜃

𝜽̈ + 𝒈𝒍𝜽= 𝟎
C’est l’équation d’un oscillateur harmonique de pulsation propre et de période.
𝑔 𝑙
𝜔0 = √𝑙 et 𝑇= 2𝜋√𝑔 Avec 𝜃(𝑡) = 𝜃𝑚𝑎𝑥𝑠𝑖𝑛(𝜔0𝑡+ 𝜑)
Évaluons la vitesse de ce pendule au cours de son mouvement. D’après le théorème de
l’énergie cinétique entre A et M.
1 1 1
2𝑚𝑣𝑀 −
2
2𝑚𝑣 2 = 𝑊(𝑃⃗ ) + 𝑊(𝑅⃗ ) 2𝑚𝑣 2 = 𝑚𝑔(𝑧−𝑧𝑚𝑎𝑥) = 𝑚𝑔𝑙(cos(𝜃) −
cos (𝜃𝑚𝑎𝑥)𝐴 soit 𝑀

𝒗𝑴𝟐= 𝟐𝒈𝒍(𝐜𝐨𝐬(𝜽) −𝐜𝐨𝐬(𝜽𝒎𝒂𝒙))


On montre aussi que:
𝑻𝑴= 𝒎𝒈(𝟑𝐜𝐨𝐬(𝜽) −𝟐𝐜𝐨𝐬(𝜽𝒎𝒂𝒙))
-Étude énergétique
Au point A l’énergie mécanique est égale à l’énergie potentielle de pesanteur du solide.

𝐸𝑚(𝐴) = 𝐸𝑝𝑝(𝐴) = 𝑚𝑔𝑙(1 −cos (𝜃𝑚𝑎𝑥)

𝑬𝒎(𝑨) ≈ 𝟏𝟐𝒎𝒈𝒍𝜽𝟐 𝒎𝒂𝒙


Au
point M, 𝐸𝑚(𝑀) 2𝐽Δ𝜃̇ 2 + 𝑚𝑔𝑙(1 −cos(𝜃))
=
𝑬𝒎(𝑴) ≈𝟏𝟐𝒎𝒈𝒍𝜽𝟐 𝒎𝒂𝒙
Em (A)=Em (M), Il y a conservation de l’énergie mécanique du système pour des angles
faibles.
La période propre T0 d'un oscillateur correspond à la période de ses oscillations libres en
l'absence d'amortissement.

IV. AMORTISSEMENT ET ENTRETIEN DES OSCILLATIONS


Dans la pratique, l’amplitude des oscillations d’un oscillateur diminue
progressivement et le
pendule fini toujours par s’immobiliser à sa position d’équilibre stable: c’est le
phénomène
d’amortissement des oscillations. Il est dû aux forces de frottements dont le
travail provoque
une diminution progressive de l’énergie mécanique du système oscillant et par
conséquent la
décroissance progressive de l’amplitude des oscillations.

IV.1 Cas d’un amortissement faible


L’équation du mouvement d’un oscillateur soumis aux faibles amortissements est la
suivante

𝜽̈ + 𝝀𝒎𝜽̇ + 𝒌𝒎𝜽= 𝟎

λ est appelé coefficient d’amortissement. La courbe des oscillations est la suivante.


La période des oscillations reste constante et égale à T voisine de T0𝑇≻𝑇0
Le mouvement est pseudo- périodique. On montre que la pseudo-période est:
𝟐𝝅
𝑻= 𝟐𝝅 =
𝝎𝟏 √𝝎𝟐−𝝀
𝟐

petit devant ω0𝜆≺≺𝜔0


Par définition, l'amortissement très faible correspond à un coefficient d'amortissement λ très

IV.2 Cas d’un amortissement important


L’amortissement est important lorsque le solide revient à sa position d’équilibre stable sans
osciller: le mouvement est apériodique.
La courbe des oscillations est la suivante:

On dit de ce régime qu’il est apériodique, l’amortissemen est important)


t
Dans le cas d’un régime apériodique, il est possible d’obtenir les oscillations parfaitement
régulières en les entretenant, i.e. en ajoutant au système une force extérieur appelée excitateur
de pulsation variable égale à ω. Lorsque ω=ω0, on parle de résonance d’amplitude.
L’entretien des oscillations fournit de l’énergie au système pour compenser les pertes
d’énergies dues aux frottements. L’équation devient:

𝜽̈ + 𝝀𝒎𝜽̇ + 𝒌𝒎𝜽= 𝑭𝟎𝒄𝒐𝒔(𝝎𝒕)

NB: Un pendule bat la seconde lorsque sa demie période est égale à l’unité.
𝑻
𝟐= 𝟏𝒔⇒𝑻= 𝟐𝒔
ÉLECTRICITÉ
GÉNÉRALE
LOIS GENERALES DE L’ELECTRICITE

Les grandeurs physiques utilisées en électricité

• • • La tension électrique
Le potentiel électrique caractérise l’état électrique d’un point du circuit. Par
convention, on
choisit un potentiel nul en un point du circuit que l’on appelle la masse. Une
tension
électrique est une différence de potentiel entre deux points d’un circuit :
Uab = Va −Vb.
On représente une tension électrique par une flèche ; son unité est le volt (v)
• • • Le courant électrique
Dans un circuit électrique fermé, l’existence d’un courant électrique est dû à un
déplacement
de charges électriques. À l’intérieur des conducteurs qui constituent le circuit électrique, ce
sont les électrons qui se déplacent (remarque : dans une solution électrolytique, ce
sont les
ions). Les électrons se déplacent du pôle négatif du générateur vers le pôle positif.
On attribue un sens conventionnel au courant électrique : le courant circule de la
borne
positive du générateur vers la borne négative.
Pour des circuits simples et ne comportant qu’un seul générateur, le sens du
courant est connu
: à l’extérieur du générateur, il va de la borne positive à la borne négative. Le
sens du courant
est précisé par une flèche, et l’intensité est une grandeur positive. Il existe
cependant des
situations où le sens du courant dans une branche n’est pas connu a priori. Il faut
alors
orienter cette branche, c’est-à-dire choisir arbitrairement un sens que l’on précise
par une
flèche sur le schéma du circuit. L’intensité i associée à cette orientation est algébrique :
– i > 0 : le sens du courant est le même que l’orientation de la branche,
– i < 0 : le sens du courant est contraire à l’orientation de la branche.
L’unité d’intensité est l’ampère (a).

Les lois principales de l’électricité

• • • Loi d’additivité des tensions ou loi des mailles


Une maille est une portion de circuit fermé.
Enoncé : la somme algébrique des tensions prises le long d’une
maille orientée est nulle.

• • • La loi des nœuds


Un
nœud est un point où se rencontrent plusieurs branches de
circuit.
Enoncé : la somme des intensités des courants dans les
branches qui
arrivent à un nœud est égale à la somme des intensités des
courants
dans les branches qui partent de ce nœud.
• • • La loi d’ohm
Elle est spécifique à chaque dipôle électrique et permet de relier l’intensité du
courant
électrique traversant le dipôle à la tension existante entre ses bornes.

Notion d’Energie et de rendement

• • • Energie et puissance électrique


L'énergie électrique reçue (de la part d'un courant électrique) par un dipôle

à une d.d.p 𝒖 parcouru par un courant d’intensité 𝒊 pendant un intervalle de


électrique soumis

temps ∆𝒕 s'écrit :
𝐄𝐄𝐋𝐄𝐂𝐓= 𝐔. 𝐈. ∆𝐓
La puissance reçue (fournie) par un système est numériquement égale à l’énergie
reçue
(fournie) par unité de temps.

𝐏= 𝐖
∆𝐓
La puissance électrique reçue (de la part d'un courant électrique) par un
récepteur, et la
puissance électrique fournie par un générateur (à un courant électrique) s'écrivent
:

𝐏𝐄𝐋𝐄𝐂𝐓= 𝐄𝐄𝐋𝐄𝐂𝐓 = 𝐔. 𝐈
∆𝐓
Où u est la tension positive aux bornes du récepteur/générateur, i l'intensité du
courant
circulant à travers le récepteur/générateur.
• • • L’effet joule
C’est la manifestation thermique de la résistance électrique. Il se produit lors du
passage d’un
courant électrique dans tout matériau conducteur. Il y a transformation de
l’énergie électrique
en énergie calorifique. La résistance électrique est la propriété d’un matériau à
s’opposer au
passage d’un courant électrique. Elle varie avec la température.
Loi de joule : l’énergie dissipée par effet joule lors du passage d’un courant
électrique

temps ∆𝐭 vaut :
d’intensité i à travers un conducteur de résistance r pendant un intervalle de

𝐄= 𝐑. 𝐈𝟐. ∆𝐓
On déduit que la puissance électrique transformée en puissance thermique s’écrit :
𝐏𝐉= 𝐑𝐈𝟐
• • • Bilan d’Energie et notion de rendement

La puissance reçue : c’est celle provenant du circuit 𝐩𝐫


Pour tout système ou composant électrique, on distingue 3 formes de puissance :

l’équipement 𝐩𝐮
La puissance utile : c’est celle qui est transformée pour être exploiter par

La puissance dissipée par effet joule : elle représente celle qui est perdu sous
forme de chaleur

𝐏𝐣
lors du fonctionnement.

On a la relation : pr = Pu
+ Pj
Le rendement d’un équipement est la grandeur sans unité qui rend compte de son

est noté 𝛈 et est donné par la relation


efficacité. Il

𝚮 = 𝐏𝐔𝐓𝐈𝐋𝐄
𝐏𝐑𝐄ç𝐔𝐄 .
C’est
une grandeur toujours inférieure à 1 qui est généralement exprimé en pourcentage.

Etude de quelques dipôles en courant continu

Un dipôle électrique est un équipement qui possède deux bornes de


branchement. On
distingue deux principaux types de dipôle : les dipôles dits passifs qui
focntionnent dans le
circuit indépendamment du sens de branchement et les dipôles dits actifs, dont le

fonctionnement est influencé par le sens de branchement.


• • • Le générateur
Il s’agit d’un dipôle actif dont le rôle est de générer le courant électrique dans
le circuit en
créant un déplacement d’électrons. Il est caractérisé par sa force
électromotrice (f.é.m.) e
et sa résistance interne r.
• • • 𝐑𝐞𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : la tension va dans le même sens que le courant qui va
de la borne

• • • 𝐋𝐨𝐢 𝐝’𝐎𝐡𝐦 : u = e −ri


négative vers la borne positive.

puissance générée: pg = ei
• • • Bilan de puissance :{ puissance disposnible ou fournie ∶pd = ui
= (e −ri)i
puissance perdue par effet joule: pj = ri2
pd = E−ri =1
enemen:η= Pg= e =
•••Rdt= ri
e
• • • Association en série des générateurs : lorsque n générateurs (ei, Ri)
sont associés en
série, on peut les remplacer par un générateur équivalent de caractéristiques :

{𝐄= ∑𝐄𝐢
𝐫= ∑𝐫𝐢
En cas d’association en parallèle, l’étude est plus complexe et il n’y a pas de formule
• • • Le récepteur
C’est un dipôle actif dont le rôle est d’utiliser l’énergie électrique pour la convertir
en une
autre forme utilisable. Il est caractérisé par sa force contre électromotrice (f.c.é.m.)
e’ et sa
résistance interne r’.
• • • Représentation : la tension et le courant sont en sens inverse et le courant traverse le

• • • Loi d’ohm : 𝐮= 𝐞′+ 𝐫′𝐢


dipôle de la borne positive vers la borne négative.

𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒓𝒆ç𝒖𝒆: 𝒑𝒓= 𝒖𝒊= (𝒆′+ 𝑹′𝒊)𝒊


• • • Bilan de puissance : { 𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒖𝒕𝒊𝒍𝒆: 𝒑𝒖= 𝒆′𝒊
𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒅𝒖𝒆 𝒑𝒂𝒓 𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕
𝒋𝒐𝒖𝒍𝒆: 𝒑𝒋= 𝑹′𝑰𝟐
𝐑𝐝𝐭 𝐏𝐮 𝐄′
•••𝐞𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭:𝛈= 𝐏𝐫= 𝐄′+𝐫
• • • 𝐀𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐬é𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫é𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 :lorsque n récepteurs (𝐞′𝐢, 𝐑′𝐢)
′𝐈

sont associés en
série, on peut les remplacer par un récepteur équivalent de caractéristiques :

𝐄′ = ∑𝐄′𝐢
{
𝐑′ = ∑𝐑′𝐢
En cas d’association en parallèle, l’étude est plus complexe et il n’y a pas de formule
•••L
e conducteur ohmique (résistance)
C’est un dipôle passif qui dissipe l’énergie électrique sous forme d’effet joule. Il est
parfois
utilisé pour sécuriser les circuits. Il est caractérisé par sa résistance r.
• • • Loi d’ohm : 𝐮= 𝐫𝐢
𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐞ç𝐮𝐞: 𝐩𝐫= 𝐮𝐢= 𝐫𝐢𝟐
• • • 𝐁𝐢𝐥𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐏𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐞: 𝐩𝐮= 𝟎
𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 : { 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭 𝐣𝐨𝐮𝐥𝐞: 𝐩𝐣= 𝐫𝐢𝟐
• • • 𝐑𝐞𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
𝐩𝐮

: 𝛈= 𝐏𝐫 = 𝟎
• • • Pour un conducteur de longueur 𝐥 (𝐦), de section 𝐬(𝐦𝟐) et de résistivité 𝛒(Ω. 𝐦), la
ldéittdé= �


vaeuresarsstanceestonnepar𝐫=𝛒 �

• • • • • • Additivité des résistances en série : la résistance 𝐫𝐞𝐪 du dipôle équivalent à des


• • • Association des résistances

résistances associées en série est égale à la somme des valeurs de ces résistances :

𝐑𝐄𝐐= ∑𝐑𝐢

• • • • • • Additivité des conductances en parallèle


𝐆=
𝟏
𝐑
conductance 𝐆𝐞𝐪 du dipôle équivalent à l’association de conductances en parallèle est égale à
Est la conductance d’un conducteur ohmique. Elle s’exprime en siemens (s). La

la somme de ces conductances :

𝐆𝐞𝐪= 𝟏 = ∑𝐆𝐢= ∑𝟏
𝐑𝐞𝐪 𝐑𝐢

VI.
VII.
VIII.

[Link] DIPOLES RC ET RL

Un condensateur

Un condensateur est constitué de deux surfaces conductrices appelées armatures


séparées par
un isolant (air, alumine . . .).
C’est un dipôle stockeur de charges : lorsqu’on branche un condensateur aux
bornes d’un
générateur, ce dernier extrait des électrons libres du métal de l’armature A et les
fait circuler
vers l’armature B, créant ainsi un déplacement de charges, donc un courant
électrique. Les
charges ne peuvent pas traverser le condensateur donc elles ne peuvent que
s’accumuler sur
ses armatures, on dit que le condensateur se charge.
l’instant t, une charge 𝐪𝐀 positive (déficité d’e−) et une
À

charge 𝐪𝐁
négative (excès d’e−) se sont accumulées sur les armatures
a et b.
Comme il y a conservation de la charge électrique, à chaque
instant :
Pour un courant variable (c’est-à-dire dépendant du temps),
l’intensité instantanée et la charge électrique sont liées par

i dq
la relation
:= dt.
Attention : q est la charge électrique portée par l’armature vers laquelle pointe la flèche
orientant la branche.

La charge électrique portée par une armature d’un condensateur est


proportionnelle à la
tension entre ses bornes. Le coefficient de proportionnalité est une
caractéristique du
composant : c’est la capacité du condensateur, notée c. Elle s’exprime en farad
(F).

On écrit alors q = CU

𝛆𝐫𝛆𝟎𝐬
Pour un condensateur dont les deux plaques ont une aire commune s et sont séparés par un
ilidiélidittiitébldiéi𝐂=
meuecrqueepermttvtasoue𝛆surunesancee,oncr= 𝐞.

Etude de la charge d’un condensateur

• • • Définitions
On appelle dipôle RC l’association en série d’un condensateur de capacité c et
d’un
conducteur ohmique de résistance r.
• • • Equation différentielle du circuit
Initialement le condensateur est déchargé : la tension entre ses bornes est nulle. À t = 0, on
ferme l’interrupteur, le condensateur se charge progressivement.

La loi des mailles nous permet d’écrire 𝐔𝐑+ 𝐔𝐜= 𝐄 𝐨𝐫 𝐔𝐑= 𝐑𝐢 𝐝′𝐨ù 𝐑𝐢+ 𝐮𝐜= 𝐄
𝐝𝐪 𝐝𝐮
𝐝𝐭𝐨𝐫𝐪𝐜,𝐨
𝐂𝐔𝐃 ′ù𝐢𝐂 𝐜𝐃𝐭
Ldftiétd𝐢
econensaeuronctonneenrcepteuronc
Equation devient
𝐑𝐂𝐝𝐮𝐜𝐃𝐭+ 𝐔𝐜= 𝐄 𝐪𝐮𝐞 𝐥′𝐨𝐧 é𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐝𝐔𝐜𝐃𝐭+ 𝐔𝐜𝚻= 𝐄𝛕 𝐚𝐯𝐞𝐜
𝛕= 𝐑𝐂
Τ est
homogène à un temps. Elle est appelée la constante de temps du dipôle RC, elle s’exprime en
seconde(s) si R est exprimée en ohm(Ω) et C en farad(𝐹).

𝐝𝐔𝐜 𝐔𝐜 𝐄
• • • Résolution de l’équation différentielle
𝐃𝐭+ 𝚻= 𝛕 est de la forme 𝐔𝐜(𝐓) =
𝐚𝐞−𝐦𝐭+ 𝐛 où a et b sont des constantes. On trouve m et b à partir de l’équation différentielle
La solution générale de l’équation
différentielle
𝐛= 𝐄 𝐞𝐭 𝐦=
𝟏
𝛕
Puis on détermine a en utilisant les conditions initiales sur 𝐮𝐜 car à l’instant initial,
𝐔𝐜(𝟎) = 𝟎 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐚= −𝐄
On obtient finalement 𝐔𝐜= 𝐄(𝟏−𝐞−𝐭𝛕) 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝛕= 𝐑𝐂 𝐝′𝐨ù 𝐪(𝐭) = 𝐂𝐄(𝟏−𝐞−𝐭𝛕)

Etude de la décharge d’un condensateur

• • • Equation différentielle
𝐝𝐪 𝐝𝐮𝐜
𝐝𝐭 𝐞𝐭 𝐪= 𝐂𝐔𝐜 𝐃′𝐨ù 𝐃𝐭 𝐞𝐭 𝐮𝐫= 𝐑𝐢
d’écrire : 𝐢=
La loi des mailles permet
𝐝𝐮𝐜 𝐔𝐜
D’où l’équation différentielle : 𝚻= 𝟎 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝛕= 𝐑𝐂
•+• • Solution de l’équation différentielle
𝐃𝐭

𝐔𝐜(𝐓) = 𝐚𝐞−𝐦𝐭+ 𝐛 Où a et b sont des constantes.


La solution générale de l’équation différentielle précédente est de la forme

Ottbàtidl’étidiffétill𝐛=𝟎𝐭= �
��
Puis on détermine a en utilisant les conditions initiales sur 𝐔𝐂 car à l’instant initial,

nrouvemeparrequaonrenee=𝐞𝐦=

𝐔𝐜(𝟎) = 𝐄 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐚= 𝐄
On obtient finalement 𝐔𝐜= 𝐄𝐞−𝐭𝛕 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝛕= 𝐑𝐂 𝐝′𝐨ù 𝐪(𝐭) = 𝐂𝐄𝐞−𝐭𝛕

Constante de temps 𝛕 du dipôle RC


• • • • • • Méthode 1 :
de la charge puisque 𝐔𝐶(𝐓) = 𝐄(𝟏−𝐞−𝟏) = 𝟎, 𝟔𝟑 𝐞 à 𝐭= 𝛕 , il suffit de lire
Lors

la valeur e puis de calculer 0,63 e ; l’abscisse du point 0,63 e est 𝛕.


graphiquement

Lors de la décharge on utilise le même procédé avec

𝐔𝐜(𝐓) = 𝐄𝐞−𝟏= 𝟎, 𝟑𝟕 𝐄 à
cette fois

𝐭= 𝛕
• • • • • • Méthode 2 :

On exploite la propriété de la fonction exponentielle : la tangente à l’origine de la

𝐔𝐂(𝐓) coupe l’asymptote horizontale au point d’abscisse 𝐭= 𝛕.


courbe

On peut considérer que le condensateur est chargé à 99% lorsque 𝐔𝐜= 𝟎, 𝟗𝟗 𝐄.


• • • Durée du régime transitoire

considère qu’il est déchargé à 99% lorsque 𝐔𝐜= 𝟎, 𝟎𝟏 𝐄. Le calcul montre que
De même, on

lors de la
charge ou de la décharge d’un condensateur dans un circuit RC de constante de
temps τ, le
régime transitoire dure environ 5τ. La charge ou la décharge d’un condensateur
de capacité c
donnée s’effectue donc de plus en plus lentement quand r ou c augmente.
• • • Energie emmagasinée dans un condensateur
Lorsqu’il est chargé, un condensateur de capacité c possède une énergie
e telle que :
𝐄= 𝟐𝐂𝐔𝟐.

Le stockage de l’énergie par le condensateur et la possibilité qu’il a de la restituer

ultérieurement sont utilisés dans de nombreux dispositifs : flash d’appareil photo,


alimentation de renfort de la radio des voitures, mémoire ram d’un ordinateur. . .

***La bobine

C’est un enroulement de fil électrique, généralement en cuivre.

Symbole normalisé :
R est la résistance interne de la bobine, mesurable à l’ohmmètre et 𝒍 est son
inductance en
henry (h)
µ𝟎𝐍
𝟐𝐬𝐥
Pléïddéi𝒍ililfl𝐥
ourunsonoeonpeuttermnerenutsantaormue=
𝟏
𝟐𝑳𝒊²
Energie emmagasinée dans la
bobine est e=
Une
bobine réelle est équivalente à une bobine idéale (résistance interne nulle) d’inductance
l’associée en série avec une résistance r.

𝐔𝐀𝐁= 𝐋𝐝𝐢𝐝𝐭+ 𝐫𝐢

L’orsqu’on néglige la contribution de la résistance interne, la tension aux bornes de la bobine


devient

𝐔𝐥= 𝐋𝐝𝐢
𝐝𝐭
***Labobine
C’estunenroulementdefilélectrique,généralementenc
uivre

Sarésistanceinterneestmesurable
parun
ohmmètreetsoninductanceestdéterminéeparlaf
ormule
L= µ𝟎𝑵² ùNtlbditSltitll
𝑺𝒍 oesenomreespreeaseconea
longueurdusolénoïde

[Link] RLC

• • • Décharge du condensateur dans un


dipôle RL
Considérons le circuit suivant dont les
caractéristiques sont :
• • • • • • Interrupteur sur position 1 : charge du
condensateur.

On peut alors étudier l’évolution de la tension 𝐮𝐜 aux bornes du condensateur et


• • • • • • Interrupteur sur position 2 : circuit RLC série ;

de l’intensité

Remarque : On notera les branchements d’un oscilloscope : – voie 1 : 𝐮𝐜; voie 2


i du courant dans le circuit.

: 𝐮𝐫=
−𝐫𝐢 ; – masse de l’oscilloscope commune avec celle du générateur.
• • • Les trois régimes libres du RLC série
Un circuit RLC évolue en régime libre s’il ne subit aucun apport d’énergie après
l’instant
initial.
l et c fixés, la valeur de la résistance totale du circuit (𝐫𝐭= 𝐫+ 𝐫)
Pour

détermine la
nature du régime libre observé : pseudo-périodique ou apériodique.
• • • • • • Régime pseudopériodique (observé pour de faibles valeurs de 𝐫𝐭 ) :
La tension 𝐮𝐜 présente des oscillations amorties, c’est-à-dire dont
l’amplitude
décroît au cours du temps. Elle passe périodiquement par des valeurs

durée entre deux passages consécutifs de la tension 𝐮𝐜 par une


nulles. La

valeur nulle, avec


une pente de même signe, est égale à la pseudo-période t des
oscillations
amorties.

• • • • • • Régime apériodique (valeurs de 𝐫𝐭élevées) :


Le condensateur se décharge sans que la tension 𝐮𝐜 ne présente
d’oscillations.

• • • Equation différentielle d’un circuit RLC série en régime libre


Un circuit RLC série est modélisé par trois composants idéaux montés en série. On
oriente le
circuit : si le sens effectif du courant correspond au sens d’orientation choisi, alors
l’intensité i
est positive. On appelle q la charge de l’armature du condensateur vers laquelle
pointe la
flèche d’orientation du circuit.

La loi des mailles permet d’écrire 𝒖𝑹+ 𝒖𝑳+ 𝒖𝑪= 𝟎


𝒅 𝟐𝒖 + ��𝒅𝒖𝑪+ 𝒖𝑪 =𝟎
𝑳𝑪=
𝑪𝒅𝒕𝟐
Cidià
equconu � 𝒅𝒕

Le terme du premier ordre est le terme d’amortissement qui détermine selon la valeur de r la
nature du régime observé.

• • • Cas du circuit LC : oscillations non amorties


En posant r=0 dans l’expression précédente, on a :
𝐝𝐭𝟐+ 𝐔𝐜𝐋𝐂= 𝟎

La résolution de cette équation différentielle nous donne :


𝐔𝐜(𝐓) = 𝐔𝟎𝐂𝐨𝐬(𝟐𝛑 𝐓+ 𝛗)
𝐭𝟎
En utilisant les données de l’équation différentielle, on a 𝐭𝟎= 𝟐𝛑√𝐋𝐂
En utilisant la construction de Fresnel, on trouve facilement 𝐮𝟎 𝐞𝐭 𝛗
Remarque : La pseudo période T dépend de R, L et C et est toujours supérieure à la période
propre.

𝐄
• • • Bilan énergétique
𝟏 � 𝐐𝟐(𝐓)
𝐜𝐨𝐧𝐝𝐨= 𝟐𝐜𝐮 𝟐𝐓 �
𝐜() = �� 𝐂snergeemmagasneaaeanseconensaeur
Etl’éiiéàldttdldt

𝐄𝐛𝐨𝐛= 𝟐𝐥𝐢𝟐(𝐓) Est l’énergie emmagasinée à la date t dans la bobine

+𝐢+
𝐝𝐢
=𝟎𝐢=
𝐪 𝐝𝐪
𝐝𝐭𝐫 𝐜=par=
Eltilitl’étiéitl’éltidiitRLC𝐥
nmupanquaonrgssanvouonucrcu: 𝐝𝐭,
𝐝𝐞𝐭𝐨𝐭
on montre que 𝐞𝐭𝐨𝐭= 𝐄𝐜𝐨𝐧𝐝𝐨+ 𝐄𝐛𝐨𝐛 vérifie la relation : 𝐃𝐭= −𝐫𝐢𝟐
• • • Interprétation
Dans le cas d’un amortissement négligeable, l’énergie totale du circuit reste constante au
cours du temps égale à l’énergie emmagasinée initialement par le condensateur. Dans le cas
contraire, l’énergie du circuit et dissipée par effet joule.
Etude d’un circuit rlc en courant alternatif

pour expression : 𝐮= 𝐳𝐢
𝐳 𝐞𝐬𝐭 𝐥′𝐢𝐦𝐩é𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧 𝛚
La loi d’ohm aux bornes du circuit a où

{𝐮 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 é𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞 𝐞𝐧 𝐯
𝐢 𝐥′𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢é é𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞 𝐞𝐧 𝐚
𝐢
𝐦, 𝐦
Enposant𝐢=𝐢𝐂𝐨𝐬𝛚𝐭ona𝐢=

𝟐
• • • Expression des impédances
• • • • • • Cas d’une résistance pure
On a 𝐮𝐫= 𝐫𝐢= 𝐫𝐢𝐦𝐂𝐨𝐬𝛚𝐭 𝐃′𝐨ù 𝐮= 𝐫𝐢 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐳= 𝐫
• • • • • • Cas d’une bobine d’inductance let de résistance r
𝐔𝐥= 𝐫𝐢+ 𝐥𝐝𝐢𝐝𝐭= 𝐫𝐢𝐦𝐂𝐨𝐬𝛚𝐭−𝐥𝐢𝐦𝐒𝐢𝐧𝛚𝐭= 𝐫𝐢𝐦𝐂𝐨𝐬𝛚𝐭+ 𝐥𝛚𝐢𝐦𝐂𝐨𝐬(𝛚𝐭+ 𝛑𝟐)

Par construction de Fresnel, on obtient 𝐮= 𝐳𝐥𝐢 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐳𝐥= √𝐑𝟐+ (𝐋𝛚)𝟐


• • • • • • Cas d’un condensateur

𝐈= 𝐝𝐪𝐝𝐭= 𝐂𝐝𝐮𝐜𝐃𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐮𝐜=


𝐂𝛚𝐂𝐨𝐬(𝛚𝐭 𝟐)
𝟏𝐜∫𝐈𝐝𝐭= 𝐈𝐦 −𝛑
𝐃′𝐨ù 𝐮= 𝐳𝐜𝐢 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐳𝐜= 𝟏
𝐜𝛚
• • • • • • Cas d’un circuit RLC série
La tension aux bornes de l’ensemble du dipôle peut s’écrire
𝐔= 𝐮𝐫+ 𝐔𝐥+ 𝐔𝐜= 𝐫𝐢𝐦𝐂𝐨𝐬𝛚𝐭+ 𝐫𝐢𝐦𝐂𝐨𝐬𝛚𝐭+
𝐂𝛚𝐂𝐨 𝟐)
𝐥𝛚𝐢𝐦𝐂𝐨𝐬(𝛚𝐭+ 𝛑
PtidFlbtitfil𝒊+𝟐+𝐋 𝟏 𝟐
arconstruconeresne,onotentnaemen𝒖=𝒛avec𝐳= √(𝐫𝐫)𝛚− 𝐜
𝛚

On déduit le déphase 𝛗 de la tension u par rapport au courant i :

𝐋𝛚−𝟏
𝐓 𝐜𝛚 𝐑
𝐚𝐧𝛗= 𝐑 𝐨𝐮𝐜𝐨𝐬𝛗=𝐳
En fonction de la valeur de la fréquence, on distingue alors 3 régimes de fonctionnement du
circuit :

Le circuit inductif 𝐥𝛚> 𝐜𝛚 : l’effet inductif de la bobine domine l’effet capacitif du


𝟏

𝟏
condensateur ; la tension est en avance de phase sur le courant.

𝐥𝛚<
Le circuit capacitif 𝐜𝛚: l’effet capacitif domine l’effet inductif, la tension est en

𝟏
de phase sur le courant
retard
𝐥𝛚= 𝐜𝛚
La résonance d’intensité : : les effets inductifs et capacitifs se compensent ; la
tension et le courant sont en phase.
• • • • • • Etude de la résonance
La résonance se produit à une fréquence particulière lorsque l’amplitude de
l’intensité est
maximale (c’est-à-dire impédance minimale). On a alors:
𝟏
𝐅𝟎=
𝟐𝛑√𝐋𝐂
La bande passante à -3db est la gamme de fréquence caractéristique de la résonance ; elle
corresondàladifférencedesulsations𝛚𝐞𝐭𝛚ourlesuelles𝐢(𝛚)=𝐢(𝛚)= 𝐈(𝛚𝟎)
pp𝟏𝟐pq𝟏 𝟐 √𝟐.
𝐑+𝐫

∆𝛚= 𝛚𝟐−𝛀𝟏=
On a 𝐥. En termes de fréquence

∆𝐟= 𝐟𝟐−𝐅𝟏= 𝐑+ 𝐫
𝟐𝛑𝐋
Odéfiillfliédiit= 𝐮𝐜= 𝐅𝟎= 𝐋𝛚𝟎= 𝟏
nnaorseaceurquaucrcut𝐪 𝐔 ∆𝐟 𝐑+𝐫 (𝐑+𝐫)𝐜
𝛚𝟎
Lorsque q est très grand, on parle de résonance aigüe et dans le cas contraire, la
résonance est
dite floue. A la résonance, les tensions efficaces aux bornes du condensateur et
de la bobine
sont supérieures à la valeur efficace aux bornes du dipôle ; on parle de
surtension.
• • • • • • Puissance en régime sinusoïdale
En courant alternatif, on travaille généralement avec la puissance instantanée qui s’écrit sous
la forme :

𝐏= 𝐮𝐢𝐜𝐨𝐬𝛗 𝐨ù 𝛗 𝐫𝐞𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐝é𝐩𝐡𝐚𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧.


𝐏: 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞
{ 𝐞𝐧 𝐰𝐚𝐭𝐭
𝐬= 𝐮𝐢: 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞
𝐜𝐨𝐬𝛗: 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞
P est
souvent appelé puissance active. Elle correspond à la puissance réellement consommée.
On définit aussi la puissance réactive 𝐪= 𝐮𝐢𝐬𝐢𝐧𝛗 telle que 𝐒𝟐= 𝐏𝟐+ 𝐐𝟐.
Expression pour les différents dipôles
Résistance pure : 𝐩= 𝐮𝐢= 𝐫𝐢𝟐 𝐞𝐭 𝐪= 𝟎
Bobine pure : 𝐩=
𝛑
𝟐= 𝟎 𝐞𝐭 𝐪= 𝐮𝐢𝐬𝐢𝐧 𝟐= 𝐮𝐢= 𝐋𝛚𝐢𝟐
𝐮𝐢𝐜𝐨𝐬
=𝟎𝐭=𝐢𝐢 =𝐢=
𝛑 𝛑 𝐢𝟐
onensateur:𝐩=𝐮𝐜𝐨𝐬( 𝟐)=𝐞𝐪=𝐮𝐬𝐧( 𝟐)=𝐮=
Cdt=𝐢
𝐂
𝛚
En conclusion, dans un circuit RLC, l’énergie consommée est celle dégagée par effet joule
dans la résistance.

ANALOGIE ELECTRO-MECANIQUE

Oscillateur Mécanique Oscillateur électrique


Abscisse 𝑥 Charge 𝑞
Vitesse 𝑣 Intensité 𝑖

Masse 𝑚 Inductance 𝐿

Constante de raideur 𝐾 Idié 1


nverseecapact �

Force de frottements 𝑓 Résistance du circuit 𝑅


𝑖² 1 𝑞2
2𝑚𝑣² + 2𝐾𝑥² = 2 𝐶=
2𝑚+
Cidl’éi
𝐸𝑚é𝑐𝑎
Conservation de
𝐸é𝑙𝑚𝑔
onservaonenerge:
l’énergie :

F : Force motrice imposée ⟷U : Tension imposée


NB : Si les oscillations sont forcées :
C
HAMP MAGNÉTIQUE
CRÉE PAR UN
COURANT
ELECTRIQUE
XI. GENERALITES
Cas d’un courant continu dans un fil
rectiligne

• • • Direction du champ
magnétique
Un fil parcouru par un courant
électrique
crée un champ magnétique dans son
voisinage : c’est une source de champ
magnétique.
Un fil rectiligne est dit « long » si la distance
au point de mesure est petite par rapport à la longueur du fil, et grande par
rapport à son
diamètre. Dans ce cas, les lignes de champ
dans un plan perpendiculaire au fil sont des
cercles concentriques centrés sur l’axe du
fil.
• • • Orientation des lignes de champ
magnétique
La géométrie des lignes de champ reste la
même quel que soit le sens du courant dans
le fil. En revanche, l’orientation des lignes
de champ (c’est-à-dire le sens du champ magnétique en un point de la ligne de
champ) dépend
du sens du courant électrique dans le fil.
Le sens du champ magnétique créé peut se déduire du sens du courant grâce à
une règle
d’orientation de l’espace. La règle de la main droite, ou la règle du bonhomme
d’ampère,
permet ainsi d’orienter les lignes de champ.

• • • Valeur du champ magnétique


Expé
rimentalement, on constate que le champ b est proportionnel à i et inversement
proportionnel
à r. La valeur du champ magnétique créé par un fil infini à une distance r est
donnée par la
relation :
𝐁𝟎= µ𝟎𝐍𝐈
𝐋

µ𝟎 Est la perméabilité du vide, sa valeur est µ𝟎=


𝟒𝛑. 𝟏𝟎−𝟕 𝐬𝐢
𝐑 Est la distance entre le point m et le fil
𝐈 Est l’intensité du courant en a

Cas d’un courant continu dans un solénoïde

Définition d’un solénoïde


Une spire circulaire désigne l’enroulement d’un fil conducteur sur un cercle. Un
solénoïde est
une bobine constituée de l’enroulement cylindrique d’un fil conducteur. Il est
formé de
plusieurs spires circulaires de même diamètre et d’axes confondus, jointives ou
non. Si la
longueur d’un solénoïde est au moins deux fois supérieure au diamètre, il est dit «
long ».
Un solénoïde parcouru par un courant électrique est une source de champ magnétique

Pour unes spire, φ = b⃗ . S⃗ = sb⃗ . N⃗⃗ = bs


• • • Flux d’un vecteur champ

cos(b⃗ , N⃗⃗ )

Pour n spires, on obtient 𝚽= 𝐍𝐁⃗⃗ . 𝐒

Loi de maxwell : w = (φ2 −Φ1)I


• • • Travail des forces électromagnétiques

Féli= δφ
orceecromorcemoyenne:e= δt
Féliité= dφ
orceecromorcenstanane:e= dt

Dans le cas d’une auto-induction pour un circuit parcouru par un courant i, on


définit
l’inductance l du circuit tel que
𝚽𝐋𝐈D’ù−𝐋 ∆𝐈
∆𝐓 .
Le faraday f = ℵe ≈96500 C/mol
o

Induction mutuelle : coefficient permettant de décrire l’influence d’un circuit


magnétique sur
un autre. Elle traduit le fait qu’une variation de courant dans un circuit
magnétique peut
entrainer l’apparition d’une tension dans une autre. Exemple : alternateur,
dynamo.

Si 𝐈𝟏= 𝐈𝟐= 𝟏 𝐀 l=1 m, 𝐅= 𝟐. 𝟏𝟎−𝟕 𝐍


• • • Définition légale de l’ampère
L’ampère est l’intensité de courant constant qui passant dans deux conducteurs
rectilignes
parallèles et infinis de section négligeable et placés à un mètre l’un de l’autre

force d’intensité 𝟐. 𝟏𝟎−𝟕 𝐧 par mètre de longueur.


produit une

• • • Eléments constitutifs du générateur (cas du transformateur)


Cadre en fer doux composé de minces feuilles de métal accolées (pour éviter les
courants
induits de Foucault), sur lequel sont enroulés deux bobinages : le primaire et le
secondaire. Un
courant de tension variable parcourant le primaire, induit dans le secondaire un
courant de
même période dont la tension est reliée à celle du primaire par le rapport de
transformation.
U2 =
𝐍2 . 𝐔1 𝐍2
𝐍1 = k. U1 où k = 𝐍1
Avec n1 = nombre de spires du
primaire
N2 = nombre de spires du
secondaire
U1 = tension du primaire
U2 = tension du secondaire
Ceci s'explique par le fait que dans chaque spire du secondaire est induite une
tension égale à
celle existant au niveau d'une spire du primaire. Le circuit secondaire ne présente
avec le
primaire aucun point électrique commun ce qui offre la possibilité d'isoler
totalement deux
circuits
L
ES ONDES
XII. CARACTERISATION DES ONDES

Définitions et propriétés

On appelle onde mécanique progressive le phénomène de propagation d’une


perturbation dans
un milieu matériel sans transport de matière. L’onde se propage à partir de la
source dans
toutes les directions qui lui sont offertes par le milieu (1, 2 ou 3 dimensions).
Lorsque la déformation du milieu et la propagation de l’onde se font dans la même
direction,
l’onde est longitudinale : onde sonore (vibration de couches d’air), ressort en
compression.
Remarque : réveil sous cloche à vide : sans air, le son ne se propage pas : la
propagation de
L’onde mécanique nécessite un milieu matériel.
Si la déformation du milieu se fait dans une direction perpendiculaire à la direction
de
Propagation de l’onde, l’onde est transversale : échelle de perroquet, onde à la
surface de
l’eau, secousse sur une corde.
Une onde se propage sans transport de matière, mais elle transporte de l’énergie :
mise en
mouvement d’un flotteur par une onde à la surface de l’eau.
Deux ondes peuvent se croiser sans se perturber : on peut entendre plusieurs sons
en même
temps et ils ne se perturbent pas.

Célérité – retard

La perturbation du milieu se propage à une certaine « vitesse », notée v, qu’on


appelle célérité
(pour indiquer qu’il n’y a pas transport de matière). Pour un milieu à 1 dimension,
si on
observe une certaine perturbation en un point m1 du milieu à l’instant t1, on
observera la
même perturbation en un point m2 un peu plus tard à l’instant t2. On appelle

temps qui sépare l’instant 𝑡2 de l’instant 𝑡1 :


retard, noté τ, le

𝜯 = 𝒕𝟐−𝒕𝟏.
Ldldi𝑀𝑀tléléitédl’dtliéllti M1M
2
eretar,astance12eacrveonesonsparareaon:τ V
La célérité ne dépend pas de la forme de l’onde (pour les amplitudes pas trop
grandes) mais
des caractéristiques du milieu.
La propagation d’un ébranlement le long d’une corde dépend de sa masse linéique et de sa
tension.
La célérité du son dépend du matériau et de son état physique. La célérité du son
dans l’air
dépend de la température.

Dispersion

Le phénomène de dispersion est caractérisé par le fait que dans certains milieux
la célérité
d’une onde dépend de sa fréquence. Un tel milieu de propagation dans lequel la
célérité des
ondes dépend de leur fréquence est qualifié de milieu dispersif.
Remarque : l’air n’est quasiment pas dispersif pour la propagation du son.
A la
traversée d’un milieu transparent une onde donne conserve sa fréquence mais sa longueur
d’onde varie et on a λ’= λ/n

Diffraction

• • • Principe
Si on interpose un obstacle ou une fente de petite dimension (de
l’ordre de la
longueur d’onde) sur le parcours d’une onde rectiligne sur une cuve
à onde,
alors la fente se comporte comme une nouvelle source circulaire. On
«
retrouve » l’onde derrière l’obstacle.

𝛌
• • • Caractéristiques de la diffraction
Si la largeur de la fente a est beaucoup plus petite que la longueur d’onde λ (𝐚≫𝟏) , on

𝛌
retrouve une onde circulaire (ou sphérique à 3d) à la sortie de l’ouverture.
Si l’ouverture est de l’ordre de quelques longueurs d’onde (𝐚≈𝟏) , alors l’onde circulaire

𝛌
possède des maximas et des minimas d’intensité dans différentes directions.
Si l’ouverture est beaucoup plus grande que la longueur 𝐚≪𝟏) , la diffraction n’a
d’onde (
pas lieu : l’onde se propage sans changer de caractéristique : elle est juste
diaphragmée.
L’onde après l’ouverture conserve la même période, la même longueur d’onde et
la même
célérité.

XIII. LA PROPAGATION DE L’ONDE SONORE

Le mécanisme de propagation

Le son et les ultrasons ne se propagent pas dans le vide. La propagation de l’onde


sonore dans
l’air est longitudinale. Au passage du son, les mouvements longitudinaux des
couches de gaz
ou de liquide sont accompagnés de variation de pression. La propagation d’une
onde sonore
ou ultrasonore assure un transfert d’énergie de l’émetteur au récepteur.
Considérons la membrane d’un haut-parleur en mouvement vibratoire. Elle
entraîne alors
avec elle les molécules qu’elle rencontre. Il en résulte à l’échelle macroscopique
une légère
augmentation de pression de la couche d’air en contact avec la membrane. Le
mouvement des
molécules se transmet par des chocs successifs interposés.

La vitesse du son

Les mouvements moléculaires assurent, d’après l’interprétation précédente, la


propagation du
son dans un gaz. C’est pourquoi, la vitesse du son dans un gaz est du même
ordre de grandeur
que la vitesse moyenne des molécules de ce gaz, à la température considérée.
Des expériences ont montré que la vitesse du son dans l’air à 20°c est de 340
m/s. Elle
augmente quand la température augmente et diminue quand celle-ci diminue.
Ainsi, à 0°c, la
température de l’air n’est plus que 330m/s. Le tableau suivant donne l’ordre de
grandeur de la
vitesse du son dans quelques milieux pour la température ambiante de 20°c :

Milieu Air Eau Acier


Vitesse du son 3,4x102m/s 1,5x103m/s 5,0x103m/s
En
simplifiant, nous pouvons dire que la vitesse à laquelle une onde sonore se
déplace dans un
matériau, vitesse appelée célérité c, est déterminée par la grandeur des forces
qui lient les
molécules entre elles. Sans entrer dans trop de détails, nous pouvons admettre
que la célérité
dépend d’un facteur de compressibilité k (= mesure de la résistance à la
compression) et de sa
masse volumique . Nous pouvons admettre :

𝒄= √𝒌𝝆 𝒆𝒏 𝒎/𝒔.

𝜸𝑷𝟎𝑻
Pour un gaz parfait, on a la formule de Laplace 𝑽= √𝒂𝟎𝒅𝑻𝟎 où t est la température du gaz en
kelvins

𝜸= 𝑪𝑷 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒆𝒇𝒇𝒊𝒄𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒊𝒔𝒆𝒏𝒕𝒓𝒐𝒑𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒖


𝑪𝒗 𝒈𝒂𝒛
𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑪𝑷(𝒓𝒆𝒔𝒑. 𝑪𝒗) 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒑𝒂𝒄𝒊𝒕é 𝒄𝒂𝒍𝒐𝒓𝒊𝒇𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒖 𝒈𝒂𝒛 à
𝒑𝒓𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏(𝒓𝒆𝒔𝒑. 𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆) 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂
𝒅 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒅𝒆𝒏𝒔𝒊𝒕é 𝒅𝒖 𝒈𝒂𝒛 𝒑𝒂𝒓 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 à 𝒍′𝒂𝒊𝒓
{𝑷𝟎= 𝟏, 𝟎𝟏. 𝟏𝟎𝟓 𝑷𝒂: 𝒑𝒓𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒕𝒎𝒐𝐬𝒑𝒉é𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆; 𝑻𝟎= 𝟐𝟕𝟑 𝑲; 𝒂𝟎= 𝟏, 𝟐𝟗 𝑲𝒈. 𝒎−𝟑:
𝒍𝒂 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎

L’effet doppler

Nous avons tous déjà constaté la modification de la perception d’une onde sonore
lorsque la
source sonore est en déplacement. Le sifflement d’un train, ou d’une ambulance,
paraît de
fréquence élevée lorsqu’il s’approche et de fréquence basse lorsqu’il s’éloigne. M.
Christian
doppler, physicien autrichien (1803 - 1853), a été le premier à donner une
explication
scientifique à ce phénomène qui est aussi valable pour les ondes
électromagnétiques.
L’image ci-dessous représente une source sonore en mouvement. Le
déplacement de la source
produit des fronts d’ondes rapprochés dans la direction du mouvement et écartés
dans la
direction opposée.
Si la source se déplace à une vitesse Vs, la fréquence perçue par l’observateur f’ deviendra
:
C C

{
F ′=

𝐟𝐞: 𝐟𝐫é𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 é𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐟𝐞, 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐞𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐜𝐮𝐞


Avec

{𝐜: 𝐜é𝐥é𝐫𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐚𝐦𝐛𝐢𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐯𝐬, 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞


λ′: 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫 𝐝′𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞
Nous pouvons préciser ici que ce phénomène est également valable lorsque
l’observateur se
déplace et la source sonore fixe. La fréquence perçue sera plus élevée lorsque
l’observateur
s’approche de la source sonore et plus basse lorsqu’il s’en éloigne. Dans ce cas, le
calcul de
cette fréquence perçue devient :

F ′=
λ= Fe ×
C′ C−𝑉 il′bt′éli

{
0
soservaeursogne
f′ = λ = F e ×
c
C′ C+𝑉
Avec
0
c
sil′observateurserapproche
𝐟𝐞: 𝐟𝐫é𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 é𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐟𝐞, 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐞𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐜𝐮𝐞

{𝐂′: 𝐜é𝐥é𝐫𝐢𝐭é 𝐫𝐞𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐕𝐨, 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥


′𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫
λ′: 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫 𝐝′𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞

[Link] LUMINEUSES

Caractéristiques des ondes lumineuses

propager, elle peut donc se propager dans le vide à la célérité 𝑪= 𝟑. 𝟏𝟎𝟖m/s


À la différence des ondes mécaniques la lumière n’a pas besoin de support matériel pour se

(précisément c =
299792458 m/s). Aucun corps matériel ne peut atteindre cette vitesse.
Les différentes ondes lumineuses, appelées aussi radiations sont caractérisées par leur
fréquence ν (qui dépend de la source de la lumière). À chaque fréquence correspond une
couleur différente de la lumière. La lumière visible n’est qu’une petite fraction des
ondes
électromagnétiques, dont le domaine spectral est excessivement large (ondes
radio,
infrarouge, ultraviolet, rayons x, γ ...)
Une lumière qui ne contient qu’une seule fréquence (donc une seule couleur) est
appelée
lumière monochromatique (radiation monochromatique). Au contraire une lumière
qui
contient plusieurs radiations est une lumière polychromatique.

Comme pour toute onde, la relation λ = c × t =c/ν permet de calculer les


longueurs d’onde à
partir des fréquences. L’ensemble des longueurs d’onde dans le vide
correspondant à la
lumière visible, appelé spectre de la lumière blanche, s’étend de λ = 400 nm à λ
= 800 nm.

Diffraction de la lumière
Expérience : on intercale sur le trajet d’un faisceau
lumineux émis
par un laser une fente de petite dimension. Sur l’écran, on
observe
plusieurs taches lumineuses entrecoupées de zones noires.
On
observe donc un phénomène de diffraction équivalent à
celui qu’on
a
déjà observé avec les ondes mécaniques. Cette expérience permet de déduire que la lumière a
un caractère ondulatoire.

• • • Diffraction par une fente : une


expérience à connaitre
Plus la largeur a de la fente (ou du fil) est petite et
plus
l’angle θ définissant la tache centrale de diffraction
est
grand. Cet angle dépend également de la longueur
d’onde λ
de la lumière. On obtient expérimentalement : θ
=λ/a avec
θ en radians, λ et a en m.
Remarque:l’angleétanttoujourspetit,onatanθ≃ θ, à
condition d’exprimer θ en radians. Or tan θ =L/2D donc λ
=aL/2D
Cette expérience permet donc de mesurer la
longueur d’onde
d’une lumière monochromatique.
P
HENOMENES
CORPUSCULAIRES
ÉNERGIE ET MASSE DES NOYAUX

Énergie de liaison

Définition : l’énergie de liaison notée 𝑬𝒍 est l’énergie minimale qu’il faut


apporter au noyau
pour le dissocier en ses différents constituants immobiles. C’est une grandeur
toujours
positive.
Pour exprimer les énergies de liaison, au lieu d’utiliser l’unité d’énergie du système
international
(Le joule), on préfère utiliser :
– l’électronvolt pour l’atome : 1 ev = 1, 602
18.10−19 J
– le mégaélectronvolt pour le noyau : 1 MeV = 106 ev = 1, 602 18.10−13 J

Relation d’équivalence entre masse et Energie

Dans le cadre de la théorie de la relativité restreinte, einstein postule au début de XX -ème


siècle

𝐸= 𝑚𝐶2
Qu’à toute masse m correspond une énergie de masse e telle que :

Avec e : énergie de masse (j) ; m : masse du système (kg) ; c : célérité de la lumière dans le

C = 2 997 924 58 m · s−1 . De même, à une variation de masse 𝜹𝒎 d’un système


vide

correspond une variation 𝛿𝑒.


au repos

D’énergie de masse telle que ∆𝑬= ∆𝒎. 𝒄𝟐 .

Défaut de masse

Définition : le défaut de masse d’un noyau de symbole 𝜹𝒎 est


∆𝒎= 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅𝒖 𝒏𝒐𝒚𝒂𝒖 𝒂𝒖 𝒓𝒆𝒑𝒐𝒔−𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒖 𝒏𝒐𝒚𝒂𝒖
Le défaut de masse est toujours strictement positif. Le défaut de masse est
équivalent à
l’énergie à fournir pour dissocier les nucléons du noyau, autrement dit à l’énergie

𝑬𝒍: 𝑬𝒍= ∆𝒎. 𝒄𝟐


de liaison

Énergie de liaison par nucléon


Défi

𝑬𝒍d’un
nition : l’énergie de liaison par nucléon est obtenue en divisant l’énergie de liaison

noyau par son nombre de nucléons a. Elle représente l’énergie de liaison moyenne
par
𝑬𝒍
𝑨. L’unité la plus appropriée est le mev/nucléon.
nucléon : on la
note
𝑬𝒍
𝑨 en fonction de a. Les noyaux les plus stables sont situés
La courbe d’Aston
représente
voisinage du minimum de la courbe. Les noyaux contenant un faible nombre de nucléons sont
donc les moins stables.

Réactions nucléaires de fission et de fusion

Présentation
Considérons un noyau donné, situé à gauche ou à droite du fer (le plus stable) sur la courbe
d’Aston.
Deux processus sont possibles, dont les équations doivent
vérifier :
– la loi de conservation de la charge électrique.
– la loi de conservation du nombre de nucléons.

 La fission nucléaire
Définition : c’est une réaction au cours de laquelle un noyau très lourd se
désintègre en
noyaux plus légers. Les noyaux susceptibles de subir une fission sont dits fissiles.
Ce sont des
noyaux lourds, constitués d’un grand nombre de nucléons (ex : thorium, uranium,
plutonium).
Les fissions spontanées sont rares. Généralement, les fissions sont provoquées en
bombardant
un noyau fissile avec des neutrons ralentis. C’est le principe de la bombe
atomique.

 La fusion nucléaire
Définition : c’est une réaction nucléaire au cours de laquelle plusieurs noyaux
légers
s’assemblent pour former un noyau plus lourd.
Dans le cas de noyaux très légers, la fusion nucléaire libère de l’énergie.
Néanmoins il faut
apporter initialement beaucoup d’énergie aux noyaux pour qu’ils puissent
fusionner (il faut
lutter contre la répulsion électrostatique des noyaux). C’est le principe de la
bombe
hydrogène.

Bilan énergétique

Faire le bilan énergétique d’une réaction nucléaire consiste à comparer l’énergie


de masse du
système avant et après la réaction. En particulier, si la variation d’énergie du
système δe au
cours de la réaction est négative, alors l’énergie est libérée vers l’extérieur et on a
: e libérée =
− δe > 0.
𝑨𝟏 𝑨 𝑨 𝑨
+ 𝟐 𝑿 → 𝟐 𝑿 + 𝟒 𝑿𝟒
– On peut utiliser les énergies𝑿de liaison
𝒁𝟏 𝒁 𝒁 𝒁
de chaque noyau. On a alors :

∆𝑬= 𝑬𝒍( 𝒁 𝑿 ) 𝒁𝑿) 𝒁𝑿) 𝒁𝑿)


𝑨 𝑨 𝑨 𝑨

𝟏 𝟏
+𝑬
– On peut également utiliser les 𝒍( 𝟐 𝟐
masses −𝑬𝒍noyaux.
des ( 𝟐 𝟑
−𝑬
On𝒍(a 𝟒alors
𝟒
:

∆𝑬= [𝒎( 𝒁 𝑿 ) + 𝒁𝑿) −𝒎( 𝒁 𝑿 ) −𝒎( 𝒁 𝑿 )]𝑪𝟐


𝑨 𝑨 𝑨 𝑨

XV. 𝟏 𝟏
𝒎( 𝟐 𝟐 𝟐 𝟑 𝟒 𝟒

XVI. EFFET PHOTOELECTRIQUE


Défi
nition

C’est l’extraction des électrons d’un métal par un rayonnement


électromagnétique. Il s’agit
d’un phénomène instantané.
Exemple : pour une cellule photoélectrique, il commence et cesse avec l’éclairement de la

On désigne par seuil photoélectrique la fréquence 𝝂𝟎 au dessus de laquelle


cathode

électronique se produit ou encore la longueur d’onde 𝝀𝟎 en dessus de laquelle


l’émission

l’émission
électronique se produit. C’est une grandeur caractéristique de chaque métal.

Caractéristiques d’une cellule photo électrique

Courant de saturation 𝑰𝑺
Lorsque tous les électrons sont captés au fur et à mesure qu’ils sortent de la
cathode par

Potentiel d’arrêt 𝑼𝟎
l’anode, on dit qu’il y a saturation et il en résulte un courant de saturation

On appelle potentiel d’arrêt, la tension négative 𝑼𝑶= 𝑽𝑨−𝑽𝑪 qui annule le


courant

Si 𝑼< 𝑼𝟎 aucun électron n’atteint l’anode


photoélectrique.

Si 𝑼= 𝑼𝟎 les électrons atteignent l’anode avec une vitesse nulle on alors


𝑼𝟎=> −𝑬𝑪𝒎𝒂𝒙 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑬𝑪𝒎𝒂𝒙= 𝟏𝟐𝒎𝒗𝟎𝟐
𝒆
Si 𝑼𝟎< 𝑼< 𝟎 les électrons arrivent à l’anode après un mouvement uniformément

Si 𝑼> 𝟎 les électrons arrivent à l’anode après un mouvement uniformément


retardé

On appelle énergie d’extraction l’énergie 𝑬𝟎 que le photon doit fournir à l’électron


accéléré

𝒉𝑪
pour
l’arracher du métal 𝑬𝟎=
𝒉𝝂𝟎= 𝝀𝟎. Si un photon d’énergie e arrive sur le métal, on a les

Si 𝑬< 𝑬𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒉𝝂< 𝒉𝝂𝟎 𝒊𝒆 𝝂< 𝝂𝟎il n’y a pas d’émission photoélectrique
suivants cas

Si 𝑬= 𝑬𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝝂= 𝝂𝟎 l’électron sort avec une énergie cinétique nulle.


Si 𝑬> 𝑬𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝝂> 𝝂𝟎 l’électron sort let partie supplémentaire de l’énergie est transformée
en énergie cinétique donc 𝑬𝑪= 𝑬−𝑬𝟎= 𝒉( 𝝂−𝝂𝟎)
On appelle puissance lumineuse le rapport de l’énergie reçue par la cathode par la durée de
𝑷= 𝒘
l’éclairement
𝒕.
Si 𝑵𝑷 est le nombre de photons reçus par la cathode, on a 𝑾= 𝑵𝑷𝒉𝝂
𝑵𝑷
En notant 𝒏𝒑= 𝒕 le nombre de photons reçus par seconde, on a 𝑷= 𝒏𝑷𝒉𝝂
La quantité d’électricité s’écrit 𝑸= 𝑰𝒕= 𝑵𝒆𝒆 où 𝑵𝒆 représente le nombre d’électrons reçus à
l’anode donc 𝑰= 𝑵𝒆𝒆
𝒕
En notant 𝒏𝒆= 𝒕 le nombre d’électrons reçu par seconde, on aura 𝑰= 𝒏𝒆𝒆
𝑵𝒆

On définit le rendement quantique d’une cellule comme étant le rapport du nombre


𝑰𝒉
d’électrons reçus par l’anode par unité de temps sur le nombre de photons reçu par la cathode
𝒏𝒆
paruntetemps𝒅=
𝝂
𝒏𝑷= 𝑷
iéd𝑹
𝒆
XVII. Effet COMPTON

Définition et présentation
E
n 1923, une nouvelle preuve de l’existence du photon fut apportée par le
physicien américain
Arthur Compton (prix Nobel de la physique en 1927). En fait, lors de l’interaction
d’un
faisceau de rayon X avec la matière, on observe un rayonnement diffusé de
fréquence
inférieure à celle du faisceau incident. Ce résultat appelé effet Compton ne
s’interprète que
par la collision entre un électron et une autre particule : le photon.
L’effet Compton ou diffusion Compton est donc la collision d’un
photon et d’un
électron (au repos). C’est une diffusion élastique (il y a conservation de l’énergie
mécanique). Le photon rebondit sur l’électron cible et perd de l’énergie.
L’électron est ainsi
mis en mouvement.

Etude théorique
a)Variation de la longueur d’onde
Par application de la conservation de la quantité de mouvement et
l’énergie, on
obtient :
𝒉
𝜟𝝀=𝝀𝟐 - 𝝀𝟏= 𝒎𝒆𝑪(1-cosθ) (h étant la constante de Planck et 𝑚𝑒la masse de
l’électron. l’électron de

Le facteur 𝑚𝑒𝐶 est appelé longueur d’onde de Compton notée 𝜆𝑐 et vaut


nm. 0.02426Å=0,2426
b)Variation de l’énergie du photon

𝜟h𝜟h 𝜟𝝀
𝑬=𝝂=- 𝝀(𝝀+𝜟𝝀
)
Effet thermoélectrique

L’effet thermoélectrique est un phénomène physique présent dans certains


matériaux : il lie le
flux de chaleur qui les traverse au courant électrique qui les parcourt. Cet effet
est à la base
d’application de réfrigération et de génération d’électricité. Un matériau
thermoélectrique va
transformer la chaleur en électricité par déplacement d’électrons.
Effet thermoélectronique

Il s’agit de l’émission d’électrons par un métal porté à haute température. Il est


utilisé en
électronique :
Dans les tubes des récepteurs de tv, de radiodiffusion, des radars et des
oscillographes
Dans
les microscopes électroniques et les tubes électroniques.
L
A RADIOACTIVITÉ
LES NOYAUX RADIOACTIFS

Rappels – Définitions

Le noyau d’un atome est constitué de nucléons. Le nombre de nucléons est noté a
(appelé
aussi nombre de masse). Il existe deux sortes de nucléons :
Les protons qui portent une charge positive

• • • Le nombre de protons est noté 𝒛 (appelé aussi numéro atomique).


Les neutrons qui sont électriquement neutre

• • • Le nombre de neutrons est 𝑵 = 𝑨−𝒁.


𝐴
• • • Le noyau d’un atome associé à un élément x est représenté par le symbole 𝑋𝑍

1,672 622.10−27 1,674 327.10−27


Proton Neutron

+𝑒= 1,60218.10−19
Masse (kg)
Charge (c) 0

Deux noyaux isotopes ont le même nombre de protons mais des nombres de
neutrons

Exempl 𝟏𝟐𝒆𝒕 𝟏𝟒 sont deux isotopes de l’élément carbone.


différents (Z identiques, a différents).

eTous
: les noyaux atomiques ne sont pas stables. Le noyau de l’atome de
carbone 𝟏𝟐 stable alors que celui de 𝟏𝟒a tendance à se désintégrer
l’atome
spontanément pour se transformer en un autre noyau. Un noyau
radioactif est
capable de se désintégrer spontanément en un autre noyau en
émettant une
particule.

Le Diagramme (N, Z)

Ce diagramme rassemble l’ensemble des noyaux connus. Il


possède plusieurs
zones, dont une centrale (en noir) appelée
– jusqu’à Z = 20, cette vallée de stabilité contient la droite
d’équation z = n :
les noyaux stables
Ont souvent autant de protons que de neutrons.
– à partir de Z > 20, la cohésion des noyaux n’est assurée que si celui-ci
contient plus de neutrons
Que de protons. Cela se traduit par un « déplacement » de la vallée de stabilité
au-dessus là
Droite d’équation Z = N.

Nature de la radioactivité
Selon la position du noyau considéré par rapport à la vallée de stabilité sur le
diagramme (n,
z), on distingue trois catégories de noyaux radioactifs.
Lois
de conservation ou lois de Soddy
Lors d’une réaction nucléaire, il y a
conservation
Du nombre de charge
Du nombre de masse
Conservation de la quantité de
mouvement
Conservation de l’énergie
Radioactivité α
Les noyaux très lourds (n et z très grands) sont des noyaux radioactifs α. Ils présentent un
𝟒
excédent de neutrons et ont tendance, afin de se rapprocher de la vallée de stabilité, à émettre
un noyau d’hélium appelé particule α chargé positivement. Cette particule est peu
pénétrante très ionisante avec une vitesse moyenne d’environ 10 000 km/s.
Exemple : le polonium 210 est radioactif α et se désintègre en un noyau de plomb 206 :

Radioactivité β−
Les noyaux situés au-dessus de la vallée de stabilité et sont des noyaux radioactifs
−𝟏𝟎 appelés
β−. Ils
présentent un excédent de neutrons et ont tendance à émettre des
électrons
particules β−.
Exemple : le cobalt 60 est radioactif β− et se désintègre en nickel 60 :
Remarque : lors d’une désintégration β−, un neutron se transforme au sein du
noyau en un
proton et un électron est éjecté. La transformation peut donc se résumer, au sein
du noyau, à

𝟎 →𝑷𝟏 + −𝟏𝒆
l’équation suivante :
𝟏 𝟏 𝟎
𝒏
Radioactivité β+
Les noyaux situés en-dessous de la vallée de stabilité sont des noyaux radioactifs
β +. Ils
𝟎 appelés
particules
β +.
Exemple : le phosphore 30 est radioactif β + et se désintègre en silicium 30
Remarque : lors d’une désintégration β +, un proton se transforme au sein du
noyau en un
neutron et un positon est éjecté. La transformation peut donc se résumer, au sein
du noyau, à
𝟏 + 𝒆𝟎.
𝟏 →𝒏𝟎
l’équation suivante :
𝟏
𝑷
𝟏
Les particules 𝜷 sont moins ionisantes que les rayon 𝜶 mais plus pénétrant et ont
une vitesse
proche de celle de lumière.

Désexcitation γ
À la suite d’une désintégration α ou β, le noyau fils y peut être dans un état énergétique trop
élevé, on dit qu’il se trouve dans un état « excité ». Le noyau ne peut ainsi rester
dans cet état
excité et va revenir dans son état énergétique fondamental, de plus faible
énergie en émettant
un rayonnement électromagnétique très dur c’est-à-dire de longueur d’onde très
faible (λ < 1
pm), transportant l’énergie perdue par le noyau par l’intermédiaire d’une
particule appelée
photon γ.

→𝒀 + 𝜸
𝑨 𝑨
𝒀∗
𝒁
𝒁
La décroissance radioactive

La radioactivité est un phénomène aléatoire : il n’est pas possible de prévoir la


date de
désintégration d’un noyau, ni de modifier les caractéristiques de ce phénomène.
Dans la suite,
on
considère que l’échantillon radioactif est suffisamment grand pour autoriser l’étude statistique
de son évolution.
Activité d’un échantillon radioactif
N(t) = nombre de noyaux radioactifs d’un échantillon à la date t.

𝜟𝑵= 𝑵(𝒕+ 𝜹𝒕) −𝑵(𝒕) = −𝑵


Pendant l’intervalle de temps δt, en moyenne n noyaux se désintègrent et donc :

Cette variation est négative car le nombre de noyaux radioactifs diminue au cours
du temps.
On parle de décroissance radioactive de l’échantillon. On appelle activité a(t) d’un
échantillon
radioactif le nombre de désintégrations qu’il produit par seconde :
𝑨= −∆𝑵∆𝒕= 𝑵∆𝒕
L’activité se mesure en becquerel (Bq). 1 Bq correspond à une désintégration par seconde.

Demi-vie d’un échantillon radioactif

𝒕𝟏
Définition : la demi-vie le temps au bout duquel la moitié des nucléides initialement
𝟐
présent dans l’échantillon radioactif s’est désintégrés.
Loi de décroissance radioactive
On considère un échantillon contenant un nombre n(t) de noyaux radioactifs à un
instant t
donné. Pendant la durée δt, le nombre de noyaux diminue et passe de n à n + δn
avec δn < 0.
Il y a donc eu désintégration de −δn noyaux.
𝒅𝑵
On pose alors 𝒅𝒕= −𝝀𝑵. Avec 𝝀 la constante radioactive.
C’est une équation différentielle et sa résolution donne la loi de décroissance
radioactive qui

𝑵(𝒕) = 𝑵𝟎𝒆−𝝀𝒕
décrit l’évolution temporelle du nombre de noyaux radioactifs de l’échantillon :

Activité radioactive
𝒅𝑵(𝒕)

loi de𝑨(𝒕) =−
𝒅𝒕 la
Relation entre nombre de noyaux radioactifs d’un échantillon et activité :
décroissance de l’activité d’un échantillon contenant un seul type de noyaux radioactifs
s’écrit

𝑨(𝒕) = 𝑨𝟎𝒆−𝝀𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑨𝟎=


𝝀𝑵𝟎
Courbe de décroissance : Demi-vie

𝟏
La constante de désintégration λ permet de définir un temps caractéristique de l’échantillon
𝝀 . Il
relation : 𝝉=
considéré, appelé constante de temps. Elle est notée τ et définie par la
exist

la demi-vie 𝒕𝟏
e également une relation entre la constante de désintégration λ et . Par définition
𝟐
𝒍𝒏
𝒅𝒕𝟏 𝟐
𝑵𝟎
𝒐𝒏𝒄
𝟐) =
:𝟏 𝟐 𝝀
O
PTIQUE
XVIII. LA REFLEXION DE LA LUMIERE
Généralités

• • • Définitions
Un rayon lumineux issu d’une source lumineuse s tombe sur un
miroir
plan en un point i tangentiellement au plan du rapporteur. Le

renvoyé dans une direction privilégiée 𝑰𝑹 par le miroir plan :


rayon si est

on dit qu’il
se réfléchi.
Le point i est le point d’incidence.
Si est le rayon incident (rayon qui arrive sur le miroir).
Ir est le rayon réfléchi (rayon renvoyé par le miroir).
In est la normale au miroir plan.
I est l’angle d’incidence, c’est l’angle formé par le rayon incident et la
normale.
R est l’angle de réflexion c’est-à-dire l’angle formé entre la normale et le
rayon réfléchi.
On appelle réflexion, le phénomène de renvoi de la lumière dans une direction
privilégiée par
une surface polie.
Le plan d’incidence est le plan formé par le rayon réfléchi et le rayon incident (plan
du
rapporteur).
• • • Lois de Snell-Descartes sur la réflexion
1ère loi : loi des plans. Le rayon incident et le rayon réfléchi sont dans le même plan
d’incidence.
2ème loi : loi des angles. L’angle d’incidence î est égale à l’angle de réflexion.
Remarque : le trajet suivi par la lumière n’est pas modifié lorsqu’on inverse le sens de
propagation : c’est la loi du retour inverse de la lumière. Surface
réfléchissante

Le miroir plan

• • • Définition et représentation
On appelle miroir plan, une surface plane réfléchissante. Exemple : surface libre
d’un liquide
au repos, la glace, une vitre. Le symbole d’un miroir plan est donné ci-contre :
Un miroir plan donne d’un objet réel une image virtuelle de même grandeur et
symétrique par
rapport au miroir.

• • • Notion d’objets et d’images


Le point objet : Pour tout instrument d’optique un point est objet lorsqu’il est à
l’intercepter
des rayons qui arrivent sur l’instrument formant un rayon incident.
Le
point objet est réel quand les rayons partent effectivement de ce point, dans ce
cas le faisceau
incident est divergent
Le point objet est virtuel lorsque les rayons lumineux incidents sont interceptés
par le système
otique avant leur concours
Le point image : Le point image est réel quand les rayons lumineux sortant du
système
d’optique passent effectivement par ce point, il est virtuel lorsqu’il est sur le
prolongement
des rayons. Le faisceau émergent est alors divergent.

• • • NB : le champ d’un miroir plan pour une position donnée de l’œil de l’observateur est
portion d’espace vue par réflexion danslace miroir.

O
• • • La rotation d’un miroir
Lorsqu’on fait tourner un miroir plan d’un angle α autour d’un axe
situé dans
son plan, l’image d’un point objet fixe tourne d’un angle 2α autour
du même
axe dans le même sens.

• • • Applications du miroir
Augmenter notre champ visuel (rétroviseur, dispositif de
surveillance…)
Équiper de nombreux appareils optiques (microscope).
Décorer, en effet, en décoration, le miroir donne une impression de profondeur ou d’infini.
XIX. LA REFRACTION DE LA LUMIERE

Généralités

• • • Définitions
Lorsqu’on fait tomber un rayon lumineux étroit d’un laser dans l’eau d’une cuve,
on constate
qu’au contact de la surface de l’eau :
Une partie est renvoyée dans l’air (réflexion),
Une autre partie pénètre dans l’eau avec changement de
direction :

SI est le rayon
incident.
IR est le rayon
réfléchi.
IT est le rayon réfracté.
𝐈⏞ est l’angle d’incidence.
𝐫⏞ le rayon

𝐫′⏞ le rayon
réfléchi

réfracté.
IN est la normale à la surface de l’eau.
On appelle réfraction le brusque changement de direction que subit la lumière à
la traversée
de la surface de séparation entre deux milieux transparents (dioptre).
Un
dioptre est la surface de séparation entre deux milieux transparents. Il est dit plan
(dioptre
plan) lorsque cette surface est plane.
• • • Les lois de Descartes sur la réfraction
1ère loi : les rayons incidents et réfractés sont dans le même plan d’incidence.
2ème loi : pour deux milieux transparents, le rapport du sinus de l’angle
d’incidence au sinus
de l’angle de réfraction est constant.
𝑺𝒊𝒏(𝒊)
𝒔𝒊𝒏(𝒓’) = 𝒄𝒕𝒆

Notion d’indice de réfraction d’un milieu transparent

• • • Indice absolue
L’indice absolu de réfraction d’un milieu est le rapport de la vitesse de propagation
de la
lumière dans le vide par la vitesse de propagation de la lumière dans le milieu

que : 𝐧= 𝐯 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐜= 𝟑. 𝟏𝟎𝟖m/s


considéré tel

L’indice de réfraction absolu est un nombre sans unité, il est toujours supérieur ou égal à 1
• • • Indice relatif de deux milieux
Par définition, l’indice relatif d’un milieu 2 par rapport à un milieu 1 est le rapport de l’indice
absolu n2 du milieu2 à l’indice absolue n1 dumilieu1 : n2/1 = n2/n1 = sini/sinr’.

En tenant compte de l’indice de réfraction, la 2ème loi de Descartes sur la


réfraction s’écrit :

𝒏𝟏𝒔𝒊𝒏𝒊 = 𝒏𝟐𝒔𝒊𝒏𝒓’
𝑛1 indice du milieu d’incidence, 𝑛2 indice du milieu de réfraction, l’angle
d’incidence et r’ l’angle de réfraction.
Le milieu 1 est dit plus réfringent que le milieu 2 lorsque 𝐧𝟏> 𝐧

Lorsqu’un rayon lumineux passe d’un milieu d’indice inférieur 𝑛1


• • • Le trajet lumineux

milieu d’indice supérieur 𝑛2 (𝑛1< 𝑛2), le rayon réfracté se rapproche de la


vers un

normale.
La déviation est l’angle entre la direction du rayon incident en l’absence de
tout autre milieu et sa direction dans un milieu donné, on a :
i = r’ + D alors, D = i – r’.

Les cas particuliers

• • • La réfraction limite
Lorsqu’on part d’un milieu moins réfringent vers un milieu plus réfringent, si
l’angle d’incidence est i =90°, on parle d’incidence rasante et l’angle
de
réfraction est à sa valeur maximale qu’on appelle angle de réfraction

angle critique noté λ tel que : Sin λ = 𝒏𝟏/ 𝒏𝟐


limite ou
• • • Réflexion totale
Lorsqu’un rayon lumineux passe d’un milieu d’indice 𝑛1 vers un milieu d’indice 𝑛1
(𝑛1>
𝑛2), le rayon réfracté s’écarte de la normale et si l’angle d’incidence i>λ, on
observe le
phénomène de réfraction totale.

Construction d’image et applications

• • • Construction de l’image d’un objet par un


dioptre plan
Construisons l’image d’un objet a donné par un dioptre
plan.
On observe un rayon issu du point A et perpendiculaire au dioptre
plan, il n’est
pas dévié.
Un rayon issu du même point A et faiblement incliné.
L’image A’ est le point de contour des rayons réfractés, l’image A’ est
virtuelle.
Exemple : Un poisson dans l’eau nous semble être proche alors qu’il
n’en ait rien.

XX. L’ŒIL REDUIT

• • • Description anatomique de l’œil.


L’œil est un organe physiologique sphérique limité par
une membrane blanche dont la partie intérieure est la
cornée. L’iris donne sa couleur à l’œil, en limitant la
pupille. Le cristallin sépare l’humeur aqueuse de
l’humeur vitrée. La partie antérieure et intérieure est
pâtissée d’une membrane sensible à la lumière appelé
rétine. La cornée, le cristallin, la pupille, l’humeur
aqueuse et vitrée sont de milieux transparents. L’œil
peut être schématisé par une lentille et un écran, on obtient
l’œil réduit.

̅̅̅̅̅≈15mm=cte, pour un œil normal, dit emmétrope.


• • • L’œil réduit.

̅̅̅̅ : position de l’objet (variable)

̅̅̅̅̅ : distance focale du cristallin (variable).

̅̅̅̅ + 𝟏 ̅̅̅̅̅
𝑶𝑭′
Du point de vue optique, l’œil est constitué d’un
diaphragme, d’une
lentille convergente et d’un écran.
L’iris joue le rôle de
diaphragme.
Le cristallin joue le rôle de
lentille.
La rétine joue le rôle d’écran.

• • • Le phénomène d’accommodation.
L’accommodation est la modification de la distance focale du cristallin dans le but
de pouvoir
ramener l’image sur la rétine afin de bien percevoir l’objet. Elle permet à l’œil de
voir
nettement les objets placés entre son punctumremotum (PR) et son
punctumproximum
(PP).
On
appelle PP, le point le plus rapproché que l’œil peut
voir nettement en accommodant au maximum. Pour un
œil normal, le PP est situé à environ 25cm.
On appelle PR le point le plus éloigné que l’œil peut
voir nettement sans accommoder. Pour un œil normal le
PR est très éloigné, on dit qu’il est à l’infini.
𝒅𝒎 : distance minimale de vision distincte (située
au

𝑫𝒎: distance maximale de vision distincte (située


PP) pour un œil adulte normale, dm≈25m

au PR)

• • • L’acuité visuelle ou pouvoir séparateur de l’œil.


On appelle acuité visuelle de l’œil, le plus petit angle
de
deux points A et B vu séparément.

𝜶= 𝑨𝑩
𝑫𝒎
α : pouvoir séparateur en rad, Dm distance
maximale de
l’œil à l’objet. Pour un œil normal, α≈l’≈3x10-4rad

• • • Les défauts d’accommodation


des yeux.
La myopie.
Un œil est myope lorsque l’image donné par cet œil d’un objet situé à l’infini se
forme en
avant de la rétine : il est donc plus convergent qu’un œil normal. Les objets
éloignés vu par
cet œil sont flous car son pp est plus proche de l’œil. Pour corriger le défaut, on
place en avant
de cet œil une lentille divergente.
L’hypermétropie.
Un œil est hypermétrope lorsque l’image d’un objet situé à l’infini, donnée par cet
œil, se
forme en arrière de la rétine : il est donc moins convergent qu’un œil normal. Il
voit flou des
objets rapprochés car son pp est plus éloigné. Pour corriger ce défaut, on lace en
avant de cet
œil une lentille convergente.
La presbytie.
La presbytie est la diminution de la faculté d’accommodation due à la vieillesse.
La presbytie
peut s’ajouter à la myopie ou à l’hypermétropie. Pour un œil normal devenu
presbyte, la
vision des objets éloignés est nette, mais celle des objets rapprochés est floue.
Pour corriger ce
défaut, on utilise des unes lentilles convergentes.
Remarque :
Un œil emmétrope est un œil sans troubles de la réfraction, contrairement à
un œil
amétrope. Pour un œil emmétrope au repos, le point focal de l’ensemble
cornée-
cristallin est situé sur la rétine : le punctum remotum est à l’infini. En vision
de près, le
pouvoir d’accommodation du cristallin (qui se bombe), permet d’avancer le
point
focal devant la rétine pour conserver une concentration sur la rétine des
rayons
lumineux qui ne sont plus parallèles mais divergents. La mise au point de
l’œil
emmétrope se fait donc entre le PP vers 25 cm(distance qui augmente avec
l’âge à
l’apparition de la presbytie) et le PR à l’infini.
Alors qu’un œil emmétrope ne présente aucun défaut visuel, un œil est dit
amétrope
dès lors que l’image nette d’un objet éloigné, focalisée par les surfaces
réfractives de
l’œil, se forme en dehors du plan rétinien.

Un oeil emmétrope

XXI. LES LENTILLES

Définition et classifications des lentilles

• • • Définitions
Une lentille sphérique est un milieu transparent limité par deux calottes
sphériques (surfaces),
ou par une calotte sphérique et un plan. Une lentille est dite mince si son
épaisseur est faible
par rapport au rayon de courbure de ses surfaces.
• • • Classification
Les lentilles à bords minces : elles transforment un faisceau incident parallèle en
faisceau
convergent : ce sont des lentilles convergentes.

Les lentilles à bords épais : elles transforment un faisceau incident parallèle en


faisceau
divergent, ce sont des lentilles divergentes

Notion d’objets et d’images


• • • L’objet
Considérons le système optique ci-dessous sur lequel tombe des
rayons lumineux.
Le point S représente le point objet. C’est le point d’intersection des rayons incidents.
Le point S est le point objet réel si ces rayons se coupent effectivement (fig. A).
Le point S est le point objet virtuel si ces rayons sont interceptés par le système
optique avant
leurs concours (fig. B).

• • • L’image.
Soit le système otique ci-dessous à partir duquel émerge des rayons lumineux.

Le point s’est un point image réelle si ces rayons émergeant se coupent


effectivement en
S’(Fig. a)
Le point s’est un point image virtuelle si les rayons émergeants semblent provenir
du point S’.
(Fig. b)
Remarque :
Une image est réelle lorsqu’elle se forme après le système optique, on peut
recueillir une telle
image sur un écran.
Une image est virtuelle lorsqu’elle se forme en avant du système optique, on ne peut donc pas
la recueillir sur un écran.

Les conditions d’obtention d’une image nette

Pour qu’une image soit nette, les lentilles doivent être utilisées dans certaines
conditions dites
conditions de gauss.
Les rayons lumineux doivent entre peu inclinés par rapport à l’axe principal.
Les rayons lumineux doivent rencontrer la lentille au voisinage de son centre optique.
En pratique, ces images sont obtenues par utilisation d’un diaphragme.

Les caractéristiques des lentilles minces

• • • Les foyers
principaux
• • • • • • Le foyer principal
image
Noté F’ le foyer principal image est un point de l’axe
principal
tel que tout faisceau incident parallèle à cet axe émerge
de la
lentille soit en passant par ce point (cas d’une lentille
convergente) soit en semblant provenir de ce point (cas
d’une
lentille divergente).

• • • • • • Le foyer principal objet


Noté F, le foyer principal objet est le point de l’axe principale
tel que
tout faisceau incident passant par ce point émerge
parallèlement à
l’axe principal (cas d’une lentille convergente) ou se dirigeant
vers ce
point émerge parallèlement à l’axe (cas d’une lentille
convergente).

Remarque : f et f’ sont symétriques par rapport au centre optique.


• • • La distance focale
Par convention on oriente l’axe principal de la lentille dans le sens de propagation
de la
lumière (de la gauche vers la droite). Le centre optique étant pris comme origine,

distance focale d’une lentille la grandeur algébrique notée f’ = 𝑂𝐹′̅̅̅̅̅, avec O le


on appelle

centre optique
et F’ le foyer principal image.

̅̅̅̅̅>0, la lentille est dite


Remarque.

̅̅̅̅̅ <0, la lentille est dite divergente.


convergente.

• • • Les foyers secondaires, les plans focaux, les axes secondaires.


Un plan focal est un plan perpendiculaire à l’axe principal et qui contient un foyer
principal.
On distingue plan focal objet et le plan focal image. L’axe secondaire est tout
autre axe que
celui principal et qui passe par le centre otique O.
Le foyer secondaire de la lentille est le point d’intersection entre un plan focal et
un axe
secondaire. On distingue donc les foyers secondaires objets et les foyers
secondaires images.

La marche des rayons lumineux et images


Pour construire l’image d’un objet donné par une lentille, on utilise les trois règles d’or
suivantes :
Un rayon incident passant par le centre optique traverse la lentille sans être dévié.
Un rayon incident parallèle à l’axe principal émerge de la lentille en passant par le
foyer
image F’.
Un rayon incident qui passe par le foyer principale objet donne un rayon
émergeant parallèle à
l’axe principal.
L’obj
et AB est matérialisé par une flèche, le point a étant situé sur l’axe optique, son
image a’ s’y
trouve aussi. L’image B’ de B se situe à l’intersection de deux de ces trois rayons.
L’image d’un objet à travers une lentille est caractérisée par 3 grandeurs :
La nature : virtuelle ou réelle
Le sens : droite ou renversée
La grandeur : plus petite ou plus grande

Les méthodes de calculs sur les lentilles

• • • Relation de
conjugaison
Elle est donnée par :
̅̅̅̅ + 𝟏 ̅̅̅̅̅
𝑶𝑭′
Avec 𝐎𝐀̅̅̅̅, la position de l’objet ; 𝐎𝐀′̅̅̅̅̅ la position de l’image ; 𝐎𝐅′̅̅̅̅̅ la distance
focale.
Toutes ses grandeurs sont les valeurs algébriques.
La relation de conjugaison est applicable quel que soit le type

̅̅̅̅<0, l’objet est réel ; si 𝐎𝐀̅̅̅̅>0, l’objet est virtuel.


de lentille.

̅̅̅̅̅>0, l’image réelle ; si 𝐎𝐀′̅̅̅̅̅ <0, l’image virtuelle


• • • Le grandissement :
Le grandissement est la grandeur algébrique noté γ, donnée par

̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅
le rapport :

𝛄= 𝐀′𝐁′ ̅̅̅̅
Si γ>0, l’image à le même sens que l’objet : on dit qu’elle
est droite.
Si γ<0, l’image et l’objet sont de sens contraire, on dit
qu’elle est renversée.
AB∞
• • • Cas d’un objet à l’infini
A’

Lorsque l’objet se trouve à l’infini, l’image se forme sur
leplan focal image, et on a : B’
A’B’ = OF’.tanα (α en rad). Pour α faible, A’B’ =
AB.
α le diamètre apparent de l’objet.

Vergence des lentilles minces

• • • Définition
La vergence notée C d’une lentille mince est l’inverse de sa distance focale.

𝑪 = 𝟏̅̅̅̅̅ . 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝑶𝑭’ 𝐞𝐧 𝐦è𝐭𝐫𝐞𝐬(𝒎), 𝑪 𝒆𝒏 𝒅𝒊𝒐𝒑𝒕𝒓𝒊𝒆𝒔(𝜹) .

C>0, pour une lentille


convergente.
C<0, pour une lentille
divergente.
• • • Expression de la vergence d’une lentille
mince
On montre que la vergence d’une lentille mince est
donnée par :
𝑪 = (𝒏−𝟏)(𝟏/𝑹𝟏 + 𝟏/𝑹𝟐)
n:
indice de la lentille, R1 et R2 les rayons de courbures de la lentille. Ces rayons sont comptés
positivement pour une face convexe et négativement pour une face concave. Le rayon est
infini pour une face plane (R = ∞).
• • • Remarque :
Dans le cas d’un ménisque convergent, c’est la face convexe qui a le plus petit
rayon en
valeur absolu alors que s’il est divergent, c’est la face concave qui a le plus petit
rayon.
• • • Lentilles accolées
Les lentilles son accolées de manières qu’on puisse admettre qu’elles ont même
axe principal
et de centre optique confondu. Soit un système de trois lentilles l 1, l2 et l3 de
distance focale
OF’1 OF’2, OF’3. Déterminons la vergence équivalente c de ces trois lentilles.
Plusieurs lentilles accolées sont équivalentes à une lentille unique de vergence
égale à la
somme des vergences de chaque lentille C =C1+C2+…+Cn
XXII. ETUDE DES INSTRUMENTS OPTIQUES

Les éléments caractéristiques des instruments optiques

Le pouvoir séparateur limité de l’œil ne permet pas d’observer un objet dont le


diamètre
apparent est trop petit. Pour ce faire on utilise des instruments d’optiques
permettant à l’œil
d’observer non plus l’objet, mais l’image virtuelle plus grande que l’objet.
• • • La mise au point :
Elle consiste à emmener l’image entre le PR et le PP de l’observateur (entre les
limites de
vision distinctes).
On appelle latitude mise au point ou profondeur de champ, la distance des
positions extrêmes
entre lesquelles doit se trouver l’objet pour que l’image soit vue de façon nette par
l’observateur.

• • • La puissance d’un instrument d’optique.


La puissance P d’un instrument d’optique est le quotient du diamètre apparent
α’de l’image
par la hauteur AB de l’objet.

𝑷 = 𝜶’
𝑨𝑩.
𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑷 𝒆𝒏 𝜶’𝒆𝒏 𝒓𝒂𝒅𝒊𝒂𝒏𝒔(𝒓𝒂𝒅), 𝑨𝑩 𝒆𝒏 𝒎è𝒕𝒓𝒆𝒔 (𝒎).
Nb :𝒅𝒊𝒐𝒑𝒕𝒓𝒊𝒆𝒔(𝜹),
on parle de puissance intrinsèque lorsque l’image est observée à l’infini.
• • • Le grossissement d’un instrument d’optique.
C’est le rapport G du diamètre apparent α’ de l’image au diamètre apparent α de
l’objet, vu
par un œil u situé au PP.

𝑮 = 𝜶’
𝜶.
G, est une grandeur sans dimension.

La loupe.

• • • Principe :
C’est
une lentille convergente dont la distance focale est de l’ordre de quelques
centimètres. Elle
donne d’un objet réel, une image virtuelle, droite et agrandie à condition que cet
objet soit
situé entre le plan focal objet et la lentille.
• • • La mise au point
Elle se fait par modification de la distance de l’objet à la loupe. La latitude de mise
au point
est de l’ordre de quelque millimètre.
• • • La puissance :
Elle est donnée par la
relation

𝑷 = 𝜶’
𝑨𝑩.
𝐀𝐯𝐞𝐜 𝐏 𝐞𝐧 𝐝𝐢𝐨𝐩𝐭𝐫𝐢𝐞𝐬(𝛅), 𝛂’𝐞𝐧 𝐫𝐚𝐝𝐢𝐚𝐧𝐬(𝐫𝐚𝐝), 𝐀𝐁 𝐞𝐧
𝐦è𝐭𝐫𝐞𝐬 (𝐦).
Elle dépend en générale de la position de l’œil sur l’axe principal.

Le microscope.

B
A1
A2
A O1 O2
F1 F’1

B1

B2

• • • Description :
C’est un appareil qui permet d’observer les objets très petits, invisible à l’œil nu ;
ses
principales parties d’un microscope sont : l’oculaire, l’objectif, les tubes, la vis
micrométrique, le statif, la platine, le condensateur, et le miroir.
• • • Principe du microscope :
Un microscope est composé de deux systèmes optiques convergents assimilables
à des
lentilles convergentes.
L’objectif : c’est une lentille convergente de distance focale faible (ordre du
millimètre). Il
donne d’un objet, une image réelle et renversée et agrandie.
L’oculaire : c’est une lentille convergente de distance focale de l’ordre du
centimètre. Il
donne d’un objet réel une image virtuelle plus grande et droite. (Pour cela l’objet
doit être
placé entre le foyer principal objet et le centre optique de la lentille).

Les centres optiques des deux lentilles sont distants d’environ 15 à 20cm.
• • • La mise au point
Elle
se fait en déplaçant l’ensemble objectif oculaire par rapport à l’objet. La latitude de
mise au
point est très faible.
• • • La puissance
𝑷 = 𝜶’
Où P= α’/A1B1 × A1B1/AB ; 𝑨𝑩
α’/AB représente la puissance p2 de l’oculaire ;
A1b1/AB la valeur absolue du grandissement γ1
de l’objectif ;
La puissance s’écrit donc:

𝑃 = 𝑃2 × |𝛾1|.
P (puissance du microscope), p2 (celle de l’oculaire), γ1(grandissement de l’objectif).
• • • Cas particulier de la vision à l’infini (puissance intrinsèque).
L’image a1b1 donnée par l’objectif doit se former sur le plan focal objet de
l’oculaire, alors la
puissance de l’oculaire devient sa puissance intrinsèque.
La puissance intrinsèque est donnée par la relation :
𝜟
𝑷𝒊 =
𝑶𝟏𝑭′𝟏𝒙𝑶𝟐𝑭′𝟐
𝛥
𝑂1𝐹′1× 𝑃2𝑖avec
Avec δ = f’1f2, appelé intervalle optique du microscope. On peut
𝑃2𝑖
écrire Pi =
=
1
𝑂2𝐹′2
la
puis
B Δ san
A1 O2 ce
F’1 α intri
A O1 F2 α’ F’2 nsè
F1
que

B1 de
l’oc

ulai
re.
A2B2 à l’infini
α’=A1B1/O2F2
𝑮 = 𝜶’/𝜶 = 𝑷×. 𝒅𝒎
• • • Le grossissement du microscope

Justification : 𝑮 = (𝜶’/𝑨𝑩)𝒙(𝑨𝑩/𝜶) = 𝑷× 𝑨𝑩/𝜶, pour un objet situé à la


distance
minimale de vision distincte, dm, le diamètre apparent α est tel que α = ab/dm

𝑮 = 𝑷× 𝒅𝒎.
alors,

• • • Grossissement commercial.
Si dm=0,25m, le grossissement est dit

𝑮=
commercial,

𝑷/𝟒.
• • • Remarque :
Le grossissement commercial du microscope est aussi égal au grossissement de
l’oculaire par
la valeur absolue du grandissement de l’objectif.
𝑮𝒄 = 𝑮𝟐× |𝜸𝟏|
𝜸𝟏
= 𝑨𝟏𝑩𝟏/𝑨𝑩
La lunette astronomique.

• • • Principe :
Une lunette astronomique est constituée de deux systèmes optiques assimilables
à des lentilles
convergentes. Elle sert à observer les objets très éloignés tels que les astres
supposés à l’infini.
L’objectif : c’est une lentille convergente de grande distance focale pouvant
varier selon les
lunettes de 1m à 20m. Elle donne d’un objet situé à l’infini une image située dans
son plan
focal image (f’)
L’oculaire : c’est une lentille convergente de quelque centimètre de distance
focale. Il sert de
loupe pour observer l’image réelle qui donne une image virtuelle.
• • • Mise au point :
La mise au point s’effectue en déplaçant l’oculaire par rapport à l’objectif. La
latitude de mise
au point est de l’ordre de quelques millimètres.
Si la lunette est réglée pour la vision à l’infini, il faut que l’image se forme dans le
plan focal
objet de l’oculaire. Dans ce cas, le foyer image de l’objectif f’1 est confondu avec
le foyer
objet f2 de l’oculaire. On dit que la lunette est afocale. Elle transforme un faisceau
parallèle en
un autre faisceau parallèle.
• • • Le grossissement.
𝑮 = 𝜶’
𝜶
,
G peut aussi s’écrire g = α’/abxo1f’1 car a1b1 = o1f’1xα, or p2= α’. A1b1 (puissance de

𝑮 = 𝑷𝟐× 𝑶𝟏𝑭′𝟏.
l’oculaire alors

• • • Cas d’une lunette afocale :


P2 = 1/O2F’2 alors G = O1F’1/O2F’2 (rapport des distances focales) et O1O2 = O1F’1+O2F’2
T
HERMODYNAMIQUE
XXIII. NOTION DE CHALEUR ET DE TRAVAIL

Forces de frottements et chaleur

Les particules : atomes, molécules ou ions qui forment la matière possèdent de


l’énergie
mécanique.
L’énergie cinétique due à l’agitation thermique
L’énergie potentielle due aux forces d’interactions entre les
particules.
La chaleur correspond au transfert d’une variation de l’énergie macroscopique en
une
variation d’énergie microscopique à l’échelle des particules.
Il existe trois modes de transfert de chaleur : la convection, la conduction, le rayonnement

Quantité de chaleur

Un échange de chaleur entre deux corps a toujours lieu du corps chaud vers le corps froid.
D’une façon générale, lorsqu’un corps reçoit ou cède de la chaleur, il se
produit :
Soit une variation de sa température
Soit, à température constante un changement de son état
physique.
Lorsque la température d’un corps s’élève de 𝜃𝑖 à 𝜃𝑓, il reçoit ou cède la quantité de
chaleur
𝑸= 𝒎𝒄(𝜽𝒇−𝜽𝒊) = 𝒎𝒄∆𝜽.
Le coefficient c qui intervient dans ces équations caractérise la nature du corps ; il
est appelé
chaleur massique (ou spécifique) du corps et renseigne sur la quantité de chaleur
qu’il faut
fournir par unité de masse du corps pour élever sa température d’un degré. Il
s’exprime en
j/kg/°c.

La chaleur spécifique à volume constant cv


Il en existe deux types :

La chaleur spécifique à pression constantecp avec cp > Cv

m est q′=
La quantité de chaleur q’ nécessaire pour faire changer d’état un corps de masse

ml où l représente la chaleur latente de changement d’état en j/kg. Cette dernière


est positive
lorsque le corps évolue vers un état plus instable et négatif dans le sens contraire
Lorsque les échanges se déroulent dans une enceinte
adiabatique, on a :
∑𝐐= 𝟎

Conventions de signe
Soit
un système qui au cours d’une transformation échange du travail et de la chaleur
avec
l’extérieur. Par convention, on comptera:
Positivement, un travail ou une chaleur gagnée par le système.
Négativement, tout ce qui est perdue par le système.
Nb : la calorie est la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température
d’un gramme
d’eau d’un degré. 1 cal=4,2 j.
XXIV. LES GAZ PARFAITS

Définition et description

Le gaz parfait est un modèle thermodynamique décrivant le comportement des


gaz réels à
basse pression.

Lois des gaz parfaits

Sur les plans macroscopiques, on appelle gaz parfait tout gaz vérifiant simultanément :

Loi de Boyle-Mariotte : à température constante, le produit de la pression p


par le volume
v : PV est considéré comme constant lorsque la pression est faible ;
Loi d’Avogadro : tous les gaz parfaits ont le même volume molaire dans les
mêmes
conditions de pression et de température.
Loi de Charles : à pression constante, le volume est directement proportionnel
à la
température ;
Loi de Gay-Lussac : à volume constant, la pression est proportionnelle à la
température ;
Loi de dalton : la pression totale exercée par un mélange de gaz est égale à la
somme des
pressions que chaque gaz exercerait s’il était seul.

Equation d’état des gaz parfaits

Comme pour tout gaz, l'état d'équilibre thermodynamique d'un gaz parfait est
fixé pour n
moles de molécules, par deux paramètres macroscopiques, au choix. Les autres
paramètres
peuvent se calculer à partir des deux paramètres choisis par l'équation d'état.

L'équation la plus couramment utilisée est l'équation des gaz parfaits.

𝐏𝐕= 𝐍𝐑𝐓
P est la pression du gaz (en pascal) ;

V est levolume occupé par le gaz (en mètre cube) ;

n est la quantité de matière (en mole) ;

N est le nombre de particules ;


R
est la constante universelle des gaz parfaits : r =
8,3144621 j·k-1·mol-1 ;
on a en fait r = na kb où na est le nombre d’Avogadro (6,022×1023
mol-1) et kb
est la constante de Boltzmann (1,38×10-23 j·k-1) ;
T est la température absolue (en kelvin) ;

Cette équation dérive d'autres lois trouvées auparavant : la loi de Charles, la loi
de Boyle-
Mariotte et la loi de gay-Lussac.
Application numérique :
Pour une pression d'une atmosphère (p = p0 = 1,013 25×105 Pa)
Et une température de 0 °c (t = t0 = 273,15 k, température de la glace
fondante sous p0),
Le volume molaire est v0 = 22,413 996(39) l/mol
On retient en général la valeur approchée 22,4 l/mol.
Différentes conversions des pressions
atmosphériques :
760mmhg=1atm=760torr=1.013bar=1.013*
105Pa

Lois des transformations

Toute transformation thermodynamiqu conduit à l’établissement d’un équilibre


e état où toutes les variables thermodynamiques
thermodynamique. Il s’agit d’un
(température,
volume, pression) sont totalement définies pour un système macroscopique
considéré.
Un système est dit mécaniquement isolé ou rigide s’il n’échange pas de travail
avec
l’extérieur.
Un système est dit thermiquement isolé s’il n’échange pas de chaleur avec
l’extérieur : une
telle transformation est dite adiabatique… une transformation où il n’y a pas
d’échange de
travail et de chaleur avec l’extérieur est à énergie interne constante.
Le système correspondant est dit isolé.

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