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Mo06 09

Ce document est une monographie préparée par Mama Laye MBAYE pour l'obtention d'un certificat d'aptitude aux fonctions d'inspecteur de l'éducation populaire, de la jeunesse et des sports, portant sur le règlement des litiges sportifs par le Tribunal Arbitral du Sport. Il aborde l'historique du TAS, les procédures de résolution des litiges, ainsi que les critiques et propositions d'amélioration de ces procédures. L'étude souligne l'importance de l'arbitrage dans le domaine sportif et les enjeux liés à l'accès et au fonctionnement du TAS.

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Mo06 09

Ce document est une monographie préparée par Mama Laye MBAYE pour l'obtention d'un certificat d'aptitude aux fonctions d'inspecteur de l'éducation populaire, de la jeunesse et des sports, portant sur le règlement des litiges sportifs par le Tribunal Arbitral du Sport. Il aborde l'historique du TAS, les procédures de résolution des litiges, ainsi que les critiques et propositions d'amélioration de ces procédures. L'étude souligne l'importance de l'arbitrage dans le domaine sportif et les enjeux liés à l'accès et au fonctionnement du TAS.

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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP

*-*-*-*-*­
INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DE L'EDUCATION
POPULAIRE ET DU SPORT
(INSEPS)

(])épartement )[Link], gestion et Contr6u


tUs )[Link]és (]Jfiysiques et SocioJEl{ucatives

Monographie pour I~obtention do Certiü~ai

d"aptitode RIU 'onctions d"insp~teur de l"Edu~atjon Populaire.

de la Jeunesse et des Sports

Sujet:
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LE REGLEMENT DES LITIGES SPORTIFS


PAR LE TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT

Préparée et soutenue par: Sous la direction de :


Mama Laye MBAYE M. Fara MBODJ
13 p romo/wn
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ème
inspecteur de l'Education Populaire,
de la Jeunesse et des Sports
Docteur en Droit

Année universitaire: 2005-2006


1
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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP

~ *-*-*-*-*­
INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DE L'EDUCATION
:l POPULAIRE ET DU SPORT
(INSEPS)
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1 (])épartement Administration, çestion et Contrôt:e

1 ties )[Link]és cpfiysiques et [Link]

l Monographie pour robtcntion du Certilicat

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Sujet:
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l LE REGLEMENT DES LITIGES SPORTIFS


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Préparée et soutenue par :­ Sous la direction de :
l Marna Laye MBAYE M. Fara MEüDJ
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. inspecteur de l'Education Populaire,
l de la Jeunesse et des Sports
Docteur en Droit
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Année universitaire: 2005-2006

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DEDICACES

1
Par ra grâce ae {j)ieu, Ce ?disén"cordie1.L.:G je iléaie ce travair
v }lu 5WafidîSeytfina Limamou Laye et à toute sa famiŒe
:J{ous sommes persuaaés que [e chemin que 'VQ1IS G'UCZ tracé, mène lJCrs [cs portes

au paraâis
Que rDieu nous aiâe à [empnmter et y rester toute notre <vie cfurant.
../ }l ra mémoire cie ma Çrancf-mère ;[Link] rFatou ?rl6aye Œâ
Pour ra tenaresse avec faquer[e e[[e a su nous entourer;
Çrana-mère tu est partie mais tes souvenirs me resteront éterne[[ement.
Que rDieu t 'accuei[{e au paraâis.
../ )l ra mémoire cfe [Link] Omar J{(])OVfR., un co[{ègue qui nous a quitté très
tôt. Que [a terre cfe 'l(po[ac/[Link] soit [égère.
v )l mon père Çora ?rlŒ)lcrtE; et à ma mère;Istou Laye 5l1Œ)l<YŒ
}l. ucun mot ne saurait exprimer ce que je ressenS pour vous.
Vous œvez fait cfe moi ce que je suis aujourâ'[Link]~ tout en essayant de 'vous renare
[a monnaie je suis sûr â'une cnose : je vous serai reaeva6Ce étem.e[[ement.
Que 'Vos sacrifices ne soient pas vains.
Que 0ieu vous raisse panni nous penâant très [0 17gtemps.
../ }l mesfrères et sœurs

Que (j)ieu nous garâe toujours unis et nous mde à ne jamais créee'voir nos parents
../ fi mes tantes et ancCes
Particufièrement à rronton .Jl6tIoufaye :A1Œ}lryfE qui ll'a jamais cessé de nous
aitIer et cIe nous encourager
REMERCIEMENTS

:Nos sincères remerciements '()ont :


./ Au tout Puissant: [e 9vtiséricorc[icu{
./ )l ![Link] Para ?dŒO(J)]: Inspecteur de ['érIucatio71- popu[airc rie (;.1
jeunesse et ries sports) cDocteur en (]Jroit
Pour ra ciisponi6irité aont i[ afait preuve et ra générosité cfans [es conseilS.
./ A ![Link] 16rafiima S)1..LL} Inspecteur cfe r éciucation popù[aire ae ra
jeunesse et des sports) (j)irecteur A [Link] CJVOSS
./ Jl ![Link] ?dama So'VV, Professeur (['ŒPS) flncien (j)irecteur [Link] cfe
ra rf"éc!ération Sénéga[aise cfe Poot6aŒ
./ A ![Link] Seycfou S}l:}fO, Professeur {fŒ/PS,. (j)irecteur rrecfinique
cfe ra rFédération. Sénéga[aise cfe Œaskçt ŒaŒ
Pour fes documents que vous avez mis à ma disposition.
./ )l 7'ontonjl6cfoufaye ?r1ŒjIf{Œ
./ )lu Sergent [Link] Laye Sjt~ un ami cf'enfance
Pour ['aicfe que vous m'avez apportée cfans mes rcenerenes
./ JI Wogaye 5WŒ)fcrŒ) une sœur à moi qui m'a aiâé cians ra saisie de ce
cfocument.
./ fi tout re personne[enseignant cfe ['I:NSP/PS
Pour re savoir que vous ni 'avez incu[qué
./ JI tout fe personne[cfe ['}lcfministration et cfe ra Œi6Got/ièque cfc r ]JfSP/PS
Pour [es services que vous m'avez renaus.
./ A tous ceu:( ou cefIes qui rf'une manière ou cf'une autre) ont contri6ué à
['éfa6oration cfe ce travaiL
Veuillez trouver ici ['qpression cfe ma sincère gratituâe.
../ JI tous mes ami(e)s que je ne pourrais nom/11er cfe peur d'en ou6Ûer maù qui, je
sais, sauront se reconnaître.
Que cfiacun troU'ue ici fe)(jJression de mon ùulifecti6{e attacnement.
../ )t mes promotionnaires

!En [Link] des 60ns et aes mazrums moments passés ensem6(e dans une
atmospnère de fraternité et {{entente sympathique.
La cofia6itation entre sénéga{ais, nigériens et ga60nais a été terre qUo 'altjoura'fiul~

je suis convaincu que fintégration socia{e, économique et poÛtique de rfljn"que


peut se réa(iser si ra 'Vo{onté cfe nos cfirigeants est rée[[e.
c
SO~IRE

INTRODUCTION
CHAPITRE PRELIMINAIRE: GENERALITES SUR LE TRIBUNAL
ARBITRAL DU SPORT
SECTION 1 : HISTORIQUE DU TAS
SECTION II : LES LITIGES SPORTIFS RELEVANT
DE LA COMPETENCE DU TAS
TITRE 1 : LES PROCEDURES DE RESOLUTION DES LITIGES SPORTIFS
PREVUES POUR LE TAS
CHAPITRE 1 : LA PROCEDURE D'ARBITRAGE ORDINAIRE
SECTION 1 : LA CONSTITUTION DE LA FORMATION ARBITRALE.
SECTION II : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE D'ARBITRAGE
ORDINAIRE
CHAPITRE II : LA PROCEDURE ARBITRALE D'APPEL.
SECTION 1: LA CONSTITUTION DE LA FORMATION ARBITRALE D'APPEL
SECTION Il : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE D'APPEL
CHAPITRE III : LA PROCEDURE ARBITRALE SPECIALE
SECTION 1 : L'ORGANISATION DE LA CHAMBRE AD HOC.
SECTION Il : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE SPECIALE
TITRE II : CRITIQUES DES PROCEDURES DE RESOLUTION DES
LITIGES SPORTIFS PREVUES POUR LE TAS
CHAPITRE l : LES LIMITES DU TAS
SECTION 1 : LES LIMITES LIEES A L'ACCESSIBILITE DU TAS
SECTION II : LES LIMITES LIEES AU FONCTIONNEMENT DU TAS.
CHAPITRE II: PROPOSITIONS DE SOLUTIONS AUX LIMITES DU TAS
SECTION 1: PROPOSITIONS POUR UN ACCES FACILE DU TAS
SECTION II : PROPOSITIONS POUR UN FONCTIONNEMENT DU TAS AVEC
PLUS DE GARANTIES
CONCLUSION
ANNEXES
c
ABREVIATIONS

ACNü : Association des Comités Nationaux Olympiques


AIWF : Association des Fédérations Internationales Olympiques
des Sports d'hiver
ASOIF: Association des Fédérations Internationales Olympiques
des Sports d'été
CAS: Code de l'Arbitrage en matière de Sport
CCIAD : Chambre de Commerce d'Industrie et d'.Agriculture de Dakar
CHF: Franc de la Communauté Helvétique
CIAS : Conseil International de ]' Arbitrage en rnatièrc de Sport
CIO: Comité International Olympique
CNO : Comité National Olympique
FEI: Fédération Equestre Internationale
FIS: Fédération Internationale Sportive
JO : Jeux Olympiques
RAJü : Règlement d'Arbitrage pour les Jeux Olympiques
TAS: Tribunal Arbitral du Sport
7

INTRODUCTION

Dans le passé, la justice privée est apparue très tôt peu ravorable aux bonnes
nonnes sociales et à la sécurité .Ce système assurait le triomphe de la force de la
violence et de l'arbitraire. Une société soucieuse d'éviter de graves troubles à
J'ordre public ne peut accepter un tel système .C'est pourquoi avec l'émergence
des Etats centralisés et unifiés, la justice publique s'est substituée' à la justice
privée.
La résolution des conflits sociaux est devenue une des fonctions de l'Etat. Ce
dernier a ainsi le monopole de la justice .Le monopole étatique ci-dessus décrit
est absolu lorsque le litige concerne J'ordre public. Mais avec la particularité de
certains litiges, liée aux secteurs dans lesquels ils ont pris naissance, on assiste à
des atteintes à ce monopole.
C'est le cas des litiges douaniers, fiscaux, SOCIaux, commercIaux) sportifs
etc.... Pour régler ces différends, jj est admis de recouvrir à d'autres modes de
résolution des conflits. Il s'agit de la transaction, de la concihation de l'arbitrage
et de la médiation.
La transaction est l'acte par lequel les parties tenninent ou préviennent une
contestation en consentant des concessions réciproques.
La conciliation est un procédé de règlement des conflits au cours duquel une ou
plusieurs personnes essayent d'amener deux personnes en litige à un règlement
amiabJe. La conciliation constitue souvent une phase préalable de cerlains
procès. Elle est une phase obligatoire pour le règlement des conflits relevant du
droit du travail.
L'arbitrage et la médiation sont des procédures de règlement des conflits
collectifs qui constituent à confier à un tiers choisi la solution d'un litige.
8

Ces modes alternatifs de résolution des conflits SO])! de plus en r1us utilisés déll1S
le monde des affaires et par le mouvement sportif.
En matière d'affaire ]'utilisation de l' arbi trage) de la médiati on et de la
conciliation est organisée aussi bien en droit inteme, qu'en droit communautaire
(sous régional) ainsi qu'en droit international.
De ce fait, il existe au niveau de la chambre de commerce d'industrie et
d'agriculture de Dakar, (CCfAD), un centre d'arbitrage de 1l1édiatiol1 ct de
conciliation: ce centre est régi par un règlement d'arbitrage et Uil règlement de
concîliation et de médiation en vigueur depuis le 06 octobre 1998.
Dans le cadre de J'organisation pour J'harmonisation du droit des affaires en
Afrique (OHADA), il Y a des teXtes el insliluliuns qui favonscn1. l'usage Je

l'arbitrage. II s'agit du traité de l'OHADA, de l'acte uniforme relatif au droit de


l'arbitrage et de la Cour commune de Justice et ct' Arbitrage organisée par un
règl ement d' arbi trage.
Au plan international, le droit de l'arbitrage a fait l'objet de nombreux traités
internationaux grâce auxquels ils' est développé.
Ainsi nous pouvons citer le protocole de Genève du 24 septembre 1923 qUI a
admis la validité de la clause compromissoire. La convention de Genève du 26
septembre 1927 intéresse l'exécution des sentences arbitrales étrangères.
La convention de New York du 10 juin 1958 a servi de guide à de nombreuses
législations. La convention européenne de Genève du 21 Avri 1 1961 eSl l'ondee
sur l'autonomie de l'arbitrage international.
La deuxième source internationale d'importance est constituée par les
règlements d'arbitrage des diverses chambres ou organismes publics ou privés
d'arbitrage.
Dans le monde sportif, la plupart des conflits relèvent de la simple interprétation
de la règle sportive technique. L'intervention du juge reste marginale. Les règles
sportives constituent le terrain privilégié des dispositifs de règlement interne des
conflits. Conforme à sa tradition, Je mouvement sportif a, dès les origines, mis
9

en place des systèmes de régulation internes des conOits, Les tëdérations


sporti ves, qu i ont reçu de l'Etat le pouvoil' d' adm ini strer d'an imer et de
promouvoir les disciplines sportives, ont mis en place des commissions de
discipJine. L'existence des commissions permanentes et d'un coml1é d'appel,
parmi les structures de la fédération sénégalaise de Football pour connaître des
problèmes pouvant survenir, en est une illustration parfaite.
Toujours dans le cadre de la résolution interne des conflits, les comités
nationaux olympiques (CNO) regroupant des fédérations sportives organisent la
conciliation entre acteurs du milieu en cas de contentieux.
Ces instances sus visées constituent souvent des étapes obligées avant toue
saisine des tribunaux ordinaires (voir aliicle 49- chapitre I-Titre 6 des statuts de
la Fédération sénégalaise de Football.)
Ceci exprime Je souhait du mouvement Spoliif de limiter au maxImum
l'intervention du juge. La création du Tribunal A rbitral du Sport (TAS) relève
de cette vision.
C'est dans ce contexte que baigne le thème que nous nous sommes proposés
d'étudier. 11 est ainsi fonnulé :
Le règlement des litiges sportifs par le Tribunal Arbitral du Sport.
Plusieurs raisons ont dételmîné l'orjentation de nos recherches dans le sens de
ce sujet. Nous allons en citer trois:
Premièrement à travers cette monographie, nous voulons participer à la
vulgarisation des règles d'organisation et de fonctionnement du TAS.
La seconde raison est liée à un souci d'améliorer l'apport de cette instance de
résolution des contestations au sein du mouvement sportif. Nous comptons y
arriver à travers une étude critique qui permettra de relever les limites du TAS et
de proposer des solutions.
La troisième raison a un rapport avec des perspectives de carrière que nous nous
sommes fixés. En effet nous ambitionnons de servir notre pays en parliculicr cl
le sport en général à travers les organisations internationales.
Hl

Depuis les années quatre vingt le développement fulgurant du sporl

professionnel et du sport du haut niveau en général a pour conséquences que les


athlètes, clubs sportifs, fédérations, sponsors, organisateurs d'évènements
sportifs et autres personnes ou entités impliquées dans le spol1, deviennent
beaucoup plus exigeants slIr le pltlll juridique. Cc(tc silUZltinll P!l")\'(l(jll\.'

logiquement une muJtiplic8tion des sources de litiges potentiels. Mais qu'est-CC


gu 'un litige sportif?
Cette intelTogation annonce la phase de notre démarche qui consiste à définir les
termes clés du sujet. Ces termes sont: les litiges sportifs et le Tribunal Arbitral
du sport.
Selon le lexique des termes juridiques on parle de litige lorsqu'une personne ne
peut obtenir amiablement la reconnaissance d'une prérogative qu'elle croil- rwoir
et envisage de saisir un tribunal pour lui soumettre sa prétention.
Le « Dictionnaire uni verse] }) semble retenir cette défini tion juridique du litige
car il le définit comme une contestation en justice. Pour avoir une définition plus
large nous allons citer celle contenue dans le dictionnaire de la collection
Microsoft. Encarta 2006 : « le litige est défini, d'une pal1 comme un différend
entraînant la saisie d'un tribunal ou le recours à un arbitrage: d'autre paI1

comme une controverse quelconque. »


A travers la consultation des différents dictionnaires, le mol qui revient le plus
panni les synonymes de« litige» est« conflit ».
Dans « l'Encyclopédie universelle» un conflit est une relation antagonique entre
deux ou plusieurs unités d'actions dont l'une au moins tend à dominer le champ
social de leur rapport.
Selon toujours universel n06 « l'existence d'un confl it suppose deux conditions
apparemment opposées d'une part, des acteurs généralement des unités d'action
C... ) de l'autre, une indépendance de ces unités qui constituent les éléments d'un
système.
Ainsi donc un litige sportif désigne un conJlil rc!<llir au sporl, ou ,'1 LIli ~p()rl.
Il

Le concept SpOl1 est d'origine anglo-saxonne el trouverait ses raci Iles dans le
vieux français «expOI1e» qui signifie ébat, amusement. Le sport e5't défini
comme une activité physique qui a pOUT but la compétition, 1'hygiène ou la
simple distraction. Il vise aussi l'ensemble des disciplines spoliives.
Quand au concept de «Tribunal Arbitral du sport, «il est une institution
indépendante de tout organisme sportif offrant des services dans le but de
faciliter la résolution des litiges en matière de sport par la voie d'arbitrage ou la
médiation au moyen d'une procédure adaptée aux besoins spécifiques du monde
sporti f. L' historique de cette institution sera l'ev isi té dans le corps dc notre
analyse.
L'arbitrage, qui est l'une des voies utilisées pJr le TAS pour régler les conflits,
existe depuis longtemps. Aristote dis3it que « l'arbitrage a été inventé pour que
l'équité soit appliquée ».
Au delà même de la doctrine le législateur français reconnaît cette méthode juste
après la révolution française. L'article 1cr de la loi des 16,24 Août 1790 énonçait
que « l'arbitrage est le moyen le plus raisonnable de teJl11iner les contestations
entre citoyens ».
Dans son acception juridique, l'arbitrage est défini par le vocabulaire juridique
captant comme «un mode dit parfois amiable ou pacifique m3i~ toujoms
juridictionnel de règlement d'un litige par une autorité (le ou les arbitres) qui
tient son pouvoir de juger non d'une délégation permanente de j'Etat, mais de lél
convention des p31iies.
Il y a deux types d'arbitrage« l'arbitrage dit ad hoc» qui est mis en œuvre par
les parties et leurs conseils en dehors de toute institution;» l'arbitrage dit
instituti onnel qUI est réalisé sous l' égide d' organi smes nationaux ou
internationaux comme le Comité International Olympique (CTO)
L'autre méthode choisie par cette instance intemationale de résolution de
conflits sportifs est la médiation.
12

Selon le lexique des termes juridiques, 13 médiation est tlne procédure de


règlement des différends (... ) qui consiste à demander l'avis d'Ull Liers qualilié,
le médiateur. Celui-ci fonnule une recommandation qui lie les pé\l1ies qui l'ont
acceptée.
La médiation a été aussi définie par l'article premier du Règlement de médiation
du TAS. Cet article dispose que la médiation est « une procédure llon

contraignante et informelle, fondée sur une convention (. ...) dans laquelle


chaque partie prend l'engagement de chercher en toute bonne foi à négocier
avec l'autre partie et avec l'aide d'un médiateur (du TAS) pour parvenir à
résoudre un litige ayant un lien avec le sport. >,
Dans les développements qui vont suivre nous ne jugeons pas nécessaire de nous
arrêter sur la procédure consultative prévue par le code de l'arbitrage en matière
de sport. Les avis émis par le TAS, avec leur caractère non contraignant, ne
règlent pas les conflits sportifs.
Mais il est important de dire que ces aVIs peuvent aider les fédérations
demanderessesdans la recherche de solutions. Il faut aussi souligner que le TAS
n'est pas toujours compétent pour connaître de tous les litiges sportifs. Nous
aurons à travers cette étude l'occasion de voir son domaine de compétence.
La problématique posée par une telle étude pOUlTait être mise en évidence à
travers les questions suivantes:
- Pourquoi a-t-on crée le TAS?
- Quel est son domaine de compétence?
- Comment est-il brganisé ?
- Comment fonctionne-t-il ?
- Quels sont les problèmes que pose le TAS?
- Comment améliorer son action?
L'examen de ces questions peut présenter un double intérêt.
D'une part il permet une meilleure compréhension de l'aftlrmation selon
laquelle « Tout droit réclame des juges pour le servir et toule justice une
procédure. »
D'autre part, il peut amener le mouvement sponif il prendre conscience des
avantages gu 'offre le Tribunal Arbitral du Sport compares à ceux des
juridictions ordinaires en matière de contentieux sportif.

Avant d'aborder les procédures de résolution des litiges sportifs prévues pour le
TAS (Titre 1) et de faire des critiques à leur encontre (Titre Il); il convient
d'abord de traiter le Chapitre préliminaire relatif aux généralités sur le TAS.
14

CHAPITRE PRELIMINAIRE: GENERALITES SUR LE


TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT

Les enjeux économiques dans Je SpOl1 deviennent de plus en plus


importants. Désormais, l'attitude des tribunaux étatiques par rapport aux affaires
du 5pon a changé et J'intervention des juges à tendance à augmenter. C'était
pour éviter cette évolution que les acteurs du mouvement sportif avaient mis en
place des commissions disciplinaires chargées de faÎre respecter les règles
sportives. Pour mieux prendre en compte les circonstances particulières de la
pratique sportive un tribunal international spëcja]i~é est crée à côté des insLances
fédérales.
Il s'agit du Tribunal Arbitral du Sport (TAS)
Examinons l'historique (Section 1) et les litiges qui relèvent de la compétence du
TAS (Section II)

SECTION 1 : HISTORIQUE DU TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT

A ce niveau il importe de mettre l'accent sur trois points. 0 'abord nous allons
rappeler l'origine du TAS (paragraphe 1) ensuite nous verrons r organisaLion dè
ce tribunal de 1984 à 1994 (paragraphe II) et enfin nous évoquerons les réfonnes
du TAS depuis la convention de 1994 (paragraphe HI).

Paragraphe 1 : L'origine du TAS

Au début des années quatre vingt, J'augmentation régulière du contentieux


international en matière sportive incite les hautes autorités du mouvement sportif
à instituer une juridiction spécifique du sport.
1"

C'est son Excellence Monsieur Juan Antonio Samaranch, alors président du


cro, qui a émis l'idée en 1981 peu après son élection lors de la session tenue à
Rome. Un groupe de travail ch8rgé de pl"(.:~p(lrcr IC:-l sla(u1s du l'ulm lrihllllit!

spécial a été crée. Il était mis .sou:-; 1<1 dircelÎoll de I<éb,l MBA YE, Illelllbre du
cro, alors juge à la cour internationabde justice à la Hayes.
Le CIO regroupe des fédérations internationales sportives et des comités
nationaux olympiques. Il est l'instance suprême du mouvement sporti f
internati onal.
La création du TAS était notamment motivée par le besoin de créer une autorité
spécialisée, capable de trancher des litiges sportifs internationaux.
Les conflits visés sont ceux survenant il l'occasion de la pratique du spoJ1". de
son développement ou de l' exerci ce de tou te activité sportive.
C'est en mars 1984 lors de sa huitième (Sème) session de New Delhi que le CIO
a crée le Tribunal Arbitral du Sport. Cette création est intervenue avec
1'entérinement des statuts du TAS qui sont entrés en vigueur le 30 juin 1984. Le
TAS est devenu opérationnel dès cette date sous la di rection du président Kéba
MBAYE.
Les avantages qu'offre cette instance arbitrale sont mu ltiples.
Elle offre une procédure plus rapide, plus simple et plus discrète. Les arbitres
sont plus outillés que les juges ordinaires. Aussi était-il prévu que le CIO
supporte l'ensemble des frais et des dépenses occasionnés par le fonctionnement
du tribunal arbitral.
Dès le départ, il était établi que la juridiction du TAS ne devait aucunement être
imposée aux athlètes ou aux fédérations mais rester à la libre disposition des
parties.
Pour ce qui est de son organisation, il faut tenir compte de deux période~ : avant
et après l'année 1994.
Paragraphe II : L'organisation du TAS de J 984 à 1994

Le T.A.S fonctionnait au lendemai n de sa créaI-ion sur la base de sc::; statuts ct


ct' un règlement de procédure. Sel on ces tex tes 1égèremen [ rnod i fi és en 1990, 1e
TAS devait compter soixante membres. Il revenait au Président du CIO, aux
Fédérations Internationales Sportives (FIS) et aux Comités Nationaux
Olympiques (CNO) de désigner les arbitres. Chacun en choisissait quinze (15).
Le président du cro devait désigner ses membres en dehors des organismes
susmentionnés. S'inspirant du droit positif de l'arbitrage c0111mercial
intemational, les créateurs du TAS onL elaboré une réglement<llion minuLieu::)è.

Les statuts et le règlement du TAS ne prévoyaient qu'une seule procédure


contentieuse, quelque soit la nature du litige. Le demandeur déposait 58 requête
au greffe du TAS. La demande est accompagnée de la convention d'arbitrage.
Par ces derniers tennes nous visons un accord écrit par lequel les pal1ies en
conflits acceptent de soumettre leur litige au TAS. Cette convention ct 'arbitrage
peut être établie avant ou après la survenance des faits litigieux. Si elle existe
avant le conflit on parle de clause compromissoire. Généralement la convention
d'arbitrage est insérée dans un contrat, ou dans les statuts ou règlements des
fédérations ou autres organismes sporti fs. On J'appelle compromis, si elle est
passée après le litige.
Il était prévu une formation des requêtes compétente pour se prononcer sur la
recevabilité des demandes.
La procédure pouvait ensuite débuter par une tentative de conciliation sur
proposition des parties, voire sur décision du Président du TAS. si celui-ci
estimait que le litige était susceptible de faire l'objet d'une conciliation. En cas
d'échec, la procédure d'arbitrage proprement dite était mise en œuvre.
La procédure était en principe gratuite, sauf pour les affaires à caractère
pécuniaires où les parties pouvaient être tenues de participer ;1lI:\ rr;li,_
17

Les statuts du TAS ne pouvaient être modifié que par la session du CIO., sur
proposition de la commission exécutive du CIO.
En 1991, le TAS a publié un guide de l'arbitrage comprenant plusieurs eX~Jllplcs

de clauses d'arbitrage.
Panni ces exemples figuraient une clause d"arbitrage il insérer dans des ~tJ1U1S

ou règlements de fédérations ou associations sportives. Cette clause avait la


teneur suivante: «Tout litige découlant des présents statuts et règlement de la
fédération .... ct qui ne pourrait être réglé à l'amiable, sera tranché définitivement
par un tribunal constitué confonnément au statut et au règlement du Tribunal
Arbitral du SP0l1 à l'exclusion de tout recours à des tribunaux ordin<lircs.
Les pa11'ies s'engagent a se conformer aux dits statuts ct règlen1ent et é1 sc
soumettre de bonne foi a la sentence qui sera rendue et ù ne pas entraver son
exécution ».
La fédération équestre internationale (FEI) fu\. le premier orgal1lsme spol"lii" à
adopter cette clause. Ce fut le point de départ de nombreuses procédures dit
d'appel même si formellement, une telle procédure n'existait pas encore dans le
règlement du TAS. Ilès ce moment là, d'autres fédérations sportives nationales
et internationales adoptent, cette clause d'arbitrage d'appeLon assiste ainsi à une
augmentation du nombre d'affaires soumises au TAS. Avec l'apparition de la
clause d'arbitrage d'appel, de nombreuses affaires de dopage ont été portées
devant le TAS.
En 1994, la session du CIO a senti la nécessité de réformer les statuts dans le
sens d'une évolution des structures du TAS.

Paragraphe III : Les réformes du TAS depuis 1994

Si J'intérêt du TAS. n'a pas manqué d'être évoqué pôr la doctrine, son
rattachement au cro. malgré le soin apporté au choix de ses membres, posait
clairement la question de son indépendance et de la validité au regard du droit
suisse des arbitrages rendus.
1:-\

1
Dans un arrêt du 15 mars 1993 , Je tribunal !ëdéral SUlsse va reconnaître
l'indépendance et l'impartialité du TAS.
Dans cette affaire un cavalier allemand avait fait un recours devant le TAS.
contre la décision de la Fédération Equestre Internationale qui l'[Link]
sanctionné à la suite d'un contrôle antidopage positif. L'instance arbitrale ayant
seulement diminué la sanction, le requérant s'était pourvu devant le Tribunal
fédéral suisse en invoquant la loi locale sur l'arbitrage international. Le juge a
reconnu sa compétence en constatant le caractère international du litige. Le
tribunal suisse a retenu que tant par sa composition que par ses IT'lOdalirés de
fonctionnement, il s'agit bien d'une instance juridictionnelle offrant toutes les
garanties d'impartialité et de compétence demandées pour régler le litige en
question. Il est notamment mis l'accent sur l'indépendance qui existe entre
l'instance arbitrale et la fédération internationale concernée. Par contre, le juge
ne manque pas de révéler que de telles garanties n'existaient pas C!<111S le c.<1~ Ol!

le cro. aurait été partie à l'arbitrage puisque «certaines objections quant à


l'indépendance du TAS ne sauraient être éC31iées sans autre forme de procès en
particulier celles qui prennent appui sur les liens organiques et économiques
existant entre Je T.A.S. et le cro. »
A la suite de cette affaire, le CIO a souhaité renforcer l'indépendance du TAS
avec la création d'un «Conseil International de l'Arbitrage en matière de
Sport. » (ClAS).
Le 22 juin ]994 à Paris fut signée la « convention relative à la constitution du
Conseil International de l'Arbitrage en matière de SpOli » dite « convention cie
Paris»
Cette convention a été signée par les plus hautes autorités représentant le monde
du sport; il s'agit des présidents du CIO., de 1) Association des Fédérations
Intemationales Olympiques de Sports d'été (ASOIF.), de l'Association des

1 Tribunal fédéral suisse, le 15 mars E.G/TAS note 0 Lévy, Rcv.,iul-. Cl;O srmLn".1 1 jUill j')94, J1:,7 CI .'lIl.
1'1

Fédérations lntematlonales Olympiques de Sports d'hiver (AJWF.) et de


l'Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO.).
L'objectifrecberché était de rompre le lien organique qui existait cnlle le CIO Cl

le TAS. La mission du CrAS est de veiller au bon fonctionnement administratif


et financier du tribunal.
Le CTAS. est composé de vingt (20) juristes à raison de :
- quatre (04) membres désignés par les Fédérations Internationales Olympiques
- quatre (04) membres désignés par j'ACNO.
- quatre (04) membres désignés par le CIO.
- quatre (04) membres désignés par les douze premiers membres, en vue de
sauvegarder les intérêts des athlètes
quatre membres désignés par les selze premIers membres parmi des
personnalités indépendantes des organismes ayant désigné les autres membres.
Les membres du CIAS. doivent être des juristes de haut niveau, très familiers
avec les questions d'arbitrage et de droit du sport. Ils ne peuvent intervenir en
aucun cas dans une procédure devant le TAS, que ce soit comme arbitre ou
comme conseil d'une partie.
Le CIAS exerce plusieurs fonctions qui sont énumérées à l'article 96 du Code de
l'Arbitrage en matière de Sport (CAS). Ces attributions comprennent:
l'adoption du code d'arbitrage, la constitution de la liste des arbitres, ainsi que le
financement du TAS.
Le ClAS. élit lui-même son Président, qui est aussi le Président du TAS, ainsi
que ses deux vice-Présidents, le Président de la chambre d'arbitrage ordinaire, le
Président de la chambre arbitrale d'appel et les suppléants de ces deux derniers.
Il désigne également les arbitres et approuve le budget et les comptes du TAS 2 .
Les arbitres du TAS sont au nombre de cent cinquante au minimum. Une des
grandes innovations de la réforme du TAS a été la création de deux chambres:
une« chambre d'arbitrage ordinaire» et une« chambre arbitrale d'appel ».

2 En 2000, le budget du CIAS/TAS s'élevait à CHF l,X mio


2()

Chaque chambre est dirigée par un président. En 1996 le CIAS a crée deux
bureaux décentralisés pennanents, le premier à Sydney en Australie et Je second
à Denver aux Etats-Unis d'Amérique. En décembre 1999, le bureau de Denver a
été transféré à New York. Ces bureaux décentralisés sont rattachés au greffe du
TAS à Lausanne et sont compétents pour recevoir et notifier tous actes de
procédure. Leur création a permis de faciliter l'accès au TAS de parties
domiciliés en Océanie et en Amérique du Nord.
En 1996 toujours, le CIAS a crée une chambre ad hoc ayant pOUT mission de
trancher de manière définitive et dans un délai de Vingt-quatre (24 ) heures les
litiges survenant pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta.
En 1998, une chambre ad hoc a été mise sur pied par le ClAS pour les Jeux
Olympiques d'hiver de Nagano.
Ces deux chambres ad hoc ont fait l'objet de deux règlements d'arbiLrage
spéci fiques.
Le succès de ces chambres ad hoc a fortement contIibué à faire connaître le TAS
auprès des athlètes, des organismes sportifs et des médias dans le monde entier.
Le 14 octobre 2003 à New Delhi le CTAS a adopté un règlement d'arbitrage
pour les Jeux Olympiques.
Les arbitres du TAS sont désignés pour une période renouvelable de quatre ans.
Ils doivent être des personnalités ayant une formation juridique et une
compétence reconnue en matière de sport. Les arbitres sont nommés sur
proposition du CIO, des FIS et des CNO.
Au moment de leur désignation, ils doivent signer une déclaration écrite à cet
effet.
Tous les arbitres sont tenus à une obligation de confidentialité. Ils ne doivent
révéler aucune infonnation ayant traits aux litiges.
Mais, faudrait~il que les litiges soient de la compétence du TAS.
" ...

SECTION TT: LES LITIGES SPORTIFS HELEVt\NT DE LA


COMPETENCE DU TAS

L'article R 27 du CAS. Précise que le TAS a uniquement la compétence de


trancher des litiges ayant un tien avec le sport. Un litige ne peut être soumis au
TAS que s'ils existe entre les parties une convention d'arbitrage. Depuis sa
création, le T.A.S. ne s'est encore jamais déclaré incompétent en raison de la
nature non sportive d'un litigeJ .
En principe, deux types de litige sportif peuvent être soumis au TAS: les litiges
de nature commercia le (paragraphe 1) et les 1itiges de natu re dîscipl inaire
(paragraphe II). En outre, la Charte Olympique prévoit que Je TAS est
compétent pour connaître des litiges survenus à l'occasion des Jeux Olympiques
(paragraphe III).

Paragraphe 1 : Les litiges sportifs de nature commerciale

La catégorie des litiges de nature commerciale regroupe essentiellement les


litiges portant sur l'exécution de contrats, par exemple dans Je domaine du
sponsoring de la vente de droits de télévision, de l'organisation de
manifestations sportives, des transferts des joueurs et des relations entre joueurs
ou entraîneurs et clubs.
Les litiges portant sur les questions de responsabilité civile appartiennent
également à cette même catégorie (accident d'un athlète lors d'une compétition
sportive).
Ces affaires dites commerciales sont traitées suivant la VOle ct 'arbitrage
ordinaire. Dans ce cas le TAS agit en qualité d'instance unique. Face à de tels
litiges la voie de la médiation est aussi ouverte.
Qu'en est-il pour les litiges disciplinaires?

l Voir à ce sujet la sentence rendue dans l'arbitrage TAS 92/81 in Recuei 1des scnlCllce~ du TAS \9X(,-19XR
))

Paragraphe II : Les litiges sportifs de nature disciplinaire

D'après 1'article S 12 du CAS, le TAS peut connaître en appel des litiges


concernant les décisions des instances disciplinaires des fédérations,
associations ou autres organismes sportifs, dans la mesure où les statuts ou
règlements de ces organismes ou une convention parti cu] ière ] 'y autorisent.
Au Sénégal les statuts et règlements généraux des fédérations de football et de
basket ball ne prévoient pas cette possibilité de recours devant le TAS. Mais,
ceci ne constitue pas un obstacle pour les parties qui veulent trancher leur
différend par arbitrage.
Les affaires disciplinaires représentent le second groupe de litiges soumis au
T.A.S. Panni elles, les litiges relatifs au dopage occupent une très grande place.
Honnis les cas de dopage, le TAS est amené à juger des cas disciplinaires suite
par exemple à des actes de brutalité sur un Lenain, à des injures envers un
officiel (arbitre de jeu) ou à de mauvais traitement à l'égard de chevaux.
Ces affaires disciplinaires sont généralement traitées en première instance par
les autorités sportives compétentes puis font l'objet d'appel devant le TAS qui
agit alors en dernière instance. En J'an 2000, la proportion des affaires
disciplinaires était de 65% par rapport à l'ensemble des cas traités par le TAS.
Comme il peut connaître de tous les différends liés au SP011, les litiges survenus
à ]'occasion des jeux olympiques (1.0) ne doivent pas lui échapper.

Paragraphe III : Les litiges survenus lors des Jeux Olympiques

C'est la Charte Olympique, en son article 74 qui donne compétence au TAS en


cette matière. En vertu de cet article. « Tout différend survenant à J'occasion des
Jeux Olympiques ou en relation avec ceux-ci sera soumis exclusivemellt au
Tribunal Arbitral du Sport ».
) ,
-.\

C'est dans Je cadre de J'application de cette disposition que Je CrAS a crée une
chambre ad hoc du TA.S ayant pour mission de trancher de manière définitive
et dans un délai de vingt-quatre ( 24 ) heures les litiges survenant pendant les
Jeux Olympiques d'Atlanta. Afin que tous les participants aux J.O. (Athlètes,
Officiels, Entraîneurs, Fédérations, etc .... ) puissent accéder facilement à la
chambre ad hoc, une procédure spéciale, simple et gratuite, fut élaborée à cette
occasion. Cette chambre ad hoc était composée de deux co-présidents et de
douze arbitres présents dans la ville olympique pendant toute la durée de~ jeux.
En 1998, pour les besoins des Jeux Olympiques d'hiver de Nagano, le CIAS.
avalt mis sur pied une nouvelle chambre ad hoc.
Cette chambre ad hoc a été organisée à peu près de la même manière que celle
d )Atlanta 4 .

Aujourd'hui, il existe un règlement d'arbitrage pOlir le~ .!eux OlvJ1lriquc,>


(RAJO.) applicables pendant les olympiades et pendant une période de dix jours
précédant la cérémonie d'ouverture des jeux.

La procédure empruntée devant cette chambre temporaire et celle des chambres


permanentes feront l'objet du Titre Premier.

4 Sauf que le nombre d'arbitres fui reduil a six


TITRE 1 : LES PROCEDURES DE RESOLUTION DES
LITIGES SPORTIFS PREVUES POUR LE TAS

Devant le T.A.S, les procédures de résolution des litiges sont organisées par le
code de l'arbitrage en matière de sport (CAS). Ce code est en vigueur depuis
pJus de dix an5 5. Il régit l'arbitrage et la médiation devant le TAS.
Nous tenons à signaler dès maintenant que la médiation en tant que procédure de
résolution des litiges sportifs ne fera pas l'objet de développement dans le c(ldre
de cette étude. Nous avons fait ce choix en raison du caractère non contraignant
et informel de la procédure de médiation() llléli~ aussi ciu hlil qu'en C.1" d'échec
les parties peuvent recourir à l' arbi trage.
Les langues de travail du TAS sont le français el 1: anglais. Les parties peuvent
se faire représenter ou assister par des personnes de leur choix. Il revient au
greffe d'effectuer les notifications et communications que le TAS destine aux
parties. Les délais fixés par le CAS commencent à couriT le jour suivant celui de
la réception de la notification effectuée par le TAS.
Tout arbitre doit être et demeurer indépendant des parties et al' obligation de
révéler immédiatement toute circonstance susceptible de compromettre son
l ,

indépendance à l'égard des parti es.


Aucune partie ne peut requérir des mesures provisionnelles et conservatoires
avant la soumission au TAS d'une demande d' arbi trage.
Les affmnations ci-dessus avancées sont valables pOUT toutes les procédures. Le
CAS en prévoit trois en matière d'arbitrage devant' le TAS. Dans le cadre de ce
titre nous verrons ces procédures en détail. Il s'agit de la procédure d'arbitrage
ordinaire (chapitre I); de la procédure arbitrale d'appel (chapitre Il) et de la
procédure arbitrale spéciale (chapitre III).

5 Le code de "arbitrage cn matlëre de sport Cf.;( cntré cn vig\lClJr dcpui:-- ll)l»).


(, Pour ~voir plus d'informallons sur 1<1 proddul'(: de 11ll:dlaliol] du TAS voir l:1) tUII\<:.\L N"II le n:~l:'klll\:/11 de
mëdiation du TAS
25

CHAPITRE 1 : LA PROCEDURE D'ARBITRAGE ORDINAIRE

Cette procédure se passe devant la chambre ordinaire du TAS. Ce sont les


articles R 38 à R 46 du CAS qui régissent la procédure d'arbitrage ordinaire.
Cette procédure est prévue pour régler les litiges sporti fs à caractère
commercial.
La partie qui entend recourir à cette procédure doit adresser une requête au
greffe du TAS.
La demande d'arbitrage doit comporter un certain nombre d'éléments
d'information prévu à j'article R 38.
Il doit figurer sur la requête une brève description des faits et moyens de droit, Je
nom et l'adresse du défendeur, les prétentions de la partie demanderesse, une
copie de la convention d'arbitrage et des indications relatives au nombre et aux
choix du ou des arbitres.
Pour que la requête soit recevable, la partie demanderesse doit verser un droit de
greffe d'un montant de 500 CHF 7,
Après soumission de la requête, le greffe du TAS prend toute disposition utile
pour la mise en œuvre de l'arbitrage.
A cet effet le défendeur est informé de l'existence de la demande.
Dans le cadre de l'étude de la procédure d'arbitrage ordinaire déclenchée dans
les conditions ci-dessus décrites, nous verrons ]a constitution de la formation
arbitrale (Section 1) et la conduite de la procédure (section II).

J Le montant du droit de greffe est prévu par l'article R 64·1, L'<lcronymc CHF signifie frallc de 1;] C()l11nl\IIl.1lllé
Helvétique.
SECTION J : LA CONSTITUTION DE LA FORMATION ARBITRALE.

La fonnation arbitrale est la structure qui aura la tâche de trancher le litige. Elle
est un démembrement de la chambre ordinaire du TAS. Elle compte un ou
plusieurs arbitres choisis soit par les parties, soit par Je TAS.
Ainsi dans le cadre de cette section nous aborderons le rôle des paliies dans un
premier paragraphe et dans un second Je rôle du TAS.

Paragraphe 1 : Le rôle des parties dans la constitution de la formation


arbitrale

Les parties peuvent fixer dans la convention d'arbitrage le nombre d'arbitres. Il


faut tout de même noter que dans ce cadre la marge qui leurs est laissée n'est pas
large. D'après l'aJ1icle R 40.} du CAS la formation doit compter un ou Lrois
arbitres.
Les parties peuvent également convenir du mode de désignation des arbitres. Si
en vertu du compromis ou de la clause compromise, il y a lieu de désigner un
arbitre unique; les parties le désignent d'entente dans un délai de quinze jours
fixé par le greffe après réception de la requête.
S'il y a lieu de désigner (3) trois arbitres, la p311ie demanderesse désigne un
arbitre, la partie défenderesse désigne un arbi tre dans le délai fi xé par e greffe.
1

Les deux arbitres ainsi désignés choisissent d'entente le président de la


fonnation.
Lorsque la demande d'arbi trage nomme plusieu rs demandeurs et/ou défendeu rs,
le TAS constitue la fom1ation en fonction du nombre d'arbitres et selon le mode
de désignation convenue entre toutes les parties. S'i! y a trois parties ou plus
ayant des intérêLs divergents, les deux arbitres SllllL dé~igJ1és COlll~lI'Illél1lClll Ù 1<.\

convention des parties.


27

Les parties, chacune en ce qui le concerne, peuvent demander au CIAS de

récuser un arbitre. Cette demande de récusation doit être motivée. Elle doit êlre
requise dans les sept jours suivant la connaissance de la cause de récusation.
A côté des parties en conflit, le TAS peut jouer un grand rôle dans la
constitution de la fonllation arbitrale.

Paragraphe II : Le rôle du TAS dans la constitution de la formation


arbitrale

Devant la chambre ordinaire, si la convention des parties ne precIse pas le


nombre d'arbitre, Je TAS et précisément le président de la chambre cn décide.
Pour ce faire il prend en compte le montant du litige et la complexité de
l'affaire. Aussi à défaut d'entente entre les paliies pour]a désignation du ou des
arbitres, il revient au président de la chambre concernée d'y procéder.
En vertu de l'Article RAO.3 du CAS « Les arbitres désignés par les parties ou
par d'autres arbitres ne sont réputés nommés qu'après confirmation par le
Président de la chambre. Avant de procéder à cette continuation, ce dernier
s'assure que l'arbitre répond aux conditions d'indépendance et cie
qualification. »
Un arbitre peut être récusé lorsque les circonstances permettent de douter
légitimement de son indépendance. La récusation est de la compétence exclusive
du ClAS qui peut exercer cette fonction par \'intennédiaire de son Bureau. Le
CrAS ou son Bureau tranche, sur requête motivée d'une partie, après avoir invité
les autres parties, l'arbitre concerné et les autres arbitres 8 prendre position par
écrit.
Tout arbitre peut être révoqué par le CIAS s'il refuse, s'il est empêché d'exercer
ses fonctions ou s'il ne remplit pas ses fonctions conformément au code de
l'arbitrage en matière de sport.
20

En cas de démission, décès, révocation ou récusation d'un arbitre, celui-ci est


remplacé selon les modalités applicables à sa désigllalil)IL
Si le Président de la chambre concerné admet la participation d'un ti ers, le TA S
constitue la fonnation en fonction du nombre d'arbitre et selon le mode de
désignation convenu entre toutes les parties. A détàut d'accord il appartient au
Président de la chambre de décider à leur place.
Lorsque la formation est constituée, Je greffe constate la constitution el transmet
le dossier aux arbitres. Ce sont ces derniers qui vont conduire \a procédure
d'arbitrage.

SECTION Il : LA CONDUITE DE LA PROCEDUHE D'ARBITRAGE


ORDINAIRE
L'une des premières actions de la formation constituée est de décider de la
participation d'un tiers s'il existe une demandeS dans ce sens. Pour ce faire elle
prend en considération l'existence d'une convention d'arbitrage. Si la formation
admet la participation, elle règle les modal ités procédurales particu 1ières
pouvant en résulter. Aussi la formation peut-elle en tout temps tenter de
résoudre le litige par la voie de la conciliation.
Devant la formation, la procédure proprement dite comporte ulle instnlCtioll
écrite (paragraphe 1) et une instruction orale que nous appellerons audience
d'arbitrage ordinaire (paragraphe II)

Paragraphe 1 : L'instruction écrite de la procédure ct l arbitrage ordinaire

En vertu de l'article R.44.1 du CAS « ... Dès réception du dossier, le Président


de la fonnation fixe les modalités de la procédure écrite. Celle-ci comprend en
principe un mémoire, un contre mémoire et 0; les circonstances l'exigcnt, une

SCette demande peut émaner du défendeur. Dans ce cas il s'agit d'lin <lppcl cn cause Mais aussi, cel(c demande
peut émaner d'un tiers qui veut être panie il l'arbitrage. Dans Ce dernIer cas on parlerail d'intervenllOn
29

réplique et une duplique 9 . Dans Je mémoire el le contre memOire, les panies


peuvent formuler des demandes non C011lpri~es d?lI1s 1(1 reqllêlC' ou 18 ré'!"'lnnsc il,

Cette réponse est fournie par le défendeur après que communication de la


demande d'arbitrage lui soît faite. Après dépôt des documents cités ci-dessus,
aucune des parties ne pourra [annuler de nouvelles demandes sans l'accord de
l'autre (ou des autres) partie.
Les parties produisent avec leurs écritures toutes les pièces dont elles entendent
se prévaloir. Après les échanges d' éCli tures, les parties ne sont plus admises à
produire des pièces, sauf entente ou si la formation l'autorise en raison de
circonstances exceptionnelles.
Dans leurs écritures, les parties indiquent les témoins et experts qu'elles désirent
faire entendre et [annulent toute autre offre de preuve.
Les éventuels témoignages éClits doivent être déposés avec les écritures des
parties.
D'après l'article R.44.3 du CAS chaque panie peut demander à la formation
d'ordonner que l'autre partie produise des pièces en sa possession ou sous son
contrôle. La partie demandant la production doil rendre \T3iscmbbblc
l'existence et la pertinence de ces pièces.
La formation peut en tout temps, si elle l'estime utile, requérir la production de
pièces supplémentaires.
Si le demandeur ne dépose pas son mémoire, la requête d'arbitrage est réputée
retirée (art.R44.5 du CAS). Par contre si le défendeur ne dépose pas son contre
mémoire, la fonnation peut néanmoins poursuivre la procédure.
Lorsque J'échange d'écritures est clos, le président de la formation fixe les
madalités de l' instruction oral e et en particu1i er la date de l' audience.

~ Le mémoire est un document écrll contenanc l'exposé de~ pretcllllons Cl arguments d '1111 dClllillldcur. Le contre
mémoire eSI un document écrit par un défendeur en réaction d'un mémoire J'incriminant
III

Paragraphe Il : L'audience d'arbitrage ordinaire

L'audience n'est pas obligatoire d'après l'article R.44. [Link] CAS.


Elle l1'a lieu que si Ja fonnation la juge utile c'est une séance au cours de
laquelle les parties, les témoins et les experts seront enlendus.
C'est ainsi à cette occasion que les p31iies procéderont aux plaidoiries finales;
la partie défenderesse ayant la parole la dernière.
Le président de la [onnation dirige les débats et veille à ce qu'ils soient concis et
limités à l'objet des présentations écrites, dans la mesure où cel~es-ci sont
pertinentes. Les débats ont lieu à huis clos, sauf accord contraire des parlic~. Ils
peuvent faire robjet d'un procès verbal. Toute personne entendue peut se faire
assister ct 'un interprète aux frais de la partie qui la fa it entendre.
Les parties amènent et font entendre les témoins ou experts qu'clics ont dé.sigllés
dans leurs écritures.
Les p31iies sont responsables de la disponibilité et des frais des témoins et
experts appelés à comparaître.
Le président de la fonnation peut exceptionnellement autoriser l'audition de
témoins et experts par télé ou vidéoconférence. Avec l'accord des parties, il peut
également dispenser un témoin, expert de comparaître si ce demier a déposé une
déclaration écrite au préalable.
La fonnation peut limiter ou refuser la comparution d'un témoin ou d'un expel1
au motif que son témoignage est superflu.
Avant d' entendre un témoin, expert ou interprète, la formation invite
solennellement cette personne à dire la vérité, sous menace de sanction pour
faux témoignage.
La formation peut éga1ement en tout temps, si elle l' esti me uli le pour compléter
les présentations des parties, ordonner l'audition de léllloins, commettre eL
entendre des experts.
31

La formation consulte les parties sur le choix cl la mission de l'expert. Cc


dernier commis par la formatIon doit être et demeurer indépendant des partie.s.
Si l'une des parties, bien que réguljèrement con vaquée, ne se présente pas à
l'audience, la formation peut néanmoins tenir l'audience.
Pour ce qui est du droit applicable au fond l'article RAS du CAS indique que
« la formation statue selon les règles de droit choisies par les parties ou, ~I défaut
de choix, selon le droit suisse. Les parties peuven[ autoriser la IÙlllialioll ~'1

statuer en équité ».
La procédure d'arbitrage prend fin avec le prononcé de la sentence. D'après
l'article R. 46 du CAS cette sentence est rendue il la majorité ou, a défaut de
majorité, par le président de la fonnation seul.
La sentence est écrite, sommairement motivée, sauf si les parties en conviennent
autrement. Elle est aussi datée et signée par le président de la fonnation.
Cette sentence rendue est définitive el' obligatoire pour les parties à compter de
sa communication.
Pour ce qui est du coût de cette procédure, il faut dire qu'en plus du droit de
greffe (500 CHF) versé au début les parties contribuent aux frais liés à J'audition
des témoins et experts. Elles pm1icipent aussi à côté du TAS au paiement des
honoraires des arbitres.
A côté de la procédure d'arbitrage ordinaire les acteurs du mOuvement sportif
peuvent utiliser une autre procédure pour accéder au TAS. C'est la procédure
arbitrale d'appel objet du chapitre qui suit.
32

CHAPITRE II LA PROCEDURE ARBITRALE D'APPEL.

La procédure arbitrale d'appel est organisée pâr les arl"icles R.47 à R.59 du CAS.
Cette procédure pennel au TAS de pouvoir se prononcer sur des litiges sporlil"s
qui ont déjà fait l'objet d'une première décision au niveau des fédérations,
associations ou autres organismes spoliifs. Elle se passe devant la chambre
arbitrale ct 'appel. Ainsi, en vertu de J'article RA7 du CAS « Un dppeJ contre
une décision d'une fédération, association ou autre organisme spOIti f, peut être

déposé au TAS si les statuts ou règlements dudit organisme sportif Je prévoient


1 ou si les parties ont conclu une convention d'arbitrage particulière.
Pour que J'appel soit recevable, il faut que l'appelant épuise les voies de droit
préalables dont il dispose en vertu des statuts ou règlements dudit organisme
sportif.
La déclaration d'appel est déposée au greffe du TAS. Elle doit composer les
éléments suivants: le nom et J'adresse de J'intimé, une copie de 'la décision
attaquée, les prétentions de l'appelant, la désignation de l'arbitre choisi par
l'appelant sur la liste d'arbitres du TAS 'o , le cas échéant, une requête d'effet
suspensif motivée, une copie des dispositions statutaires, réglementaires ou de la
convention particulière prévoyant l'appel au TAS.
L'appel doit être soumis dans les délais fixés par l'organisme sportif concerné
ou par les parties. A défaut, Je délai d'appel est de vingt et un jours dès la
communication de la décision faisant l'objet de J'appel lors de la soumission de
la requête, l'appelant verse un droit de greffe d'un montant égal à 500 CHF.

Si la déclaration d'appel est effectuée en respectant les conditions ci-dessus


exposées, Je président de la chambre d'appel du TAS veillera à ce que la
fonnation arbitrale soit constituée (Section I) et que ]a procédure soit conduite
de la meilleure des manières (Section II).

* 11 [Link] no/er que si les parlies son! convenues de recourir à un arbitre unique. sa désignation n' esi pas l,Ii [(; d<lns
la dtelaration d'appel.
:n

SECTION 1 : LA CONSTITUTION DE LA FüRlVIATION ARBITRALE


D'APPEL.
L'appel est soumis à une formation comprenant un ou trois arbitres. Le choix
des arbitres (ou de l'arbitre) est un rôle qui revient soit aux paJ1ies (paragraphe 1
soit au TAS (paragraphe lI).

Paragraphe 1 : Le rôle des parties dans la constitution de la formation


arbitrale d'appel
A travers la convention d'arbitrage particulière ou à travers les statuts et
règlements des organismes sportifs les parties peuvent fixer le nombre d'arbitres
-qui auront à se pencher sur leur litige. Si les parties décident de soumettre leur
litige à un arbitrage unique, ce dernier sera désigné d'un commun accord. Si
elles décident de soumettre leur litIge à une formation de trois arbitres, la
désignation se fera comme suit: J'appelant désigne l'arbitre qu'il a choisi,

comme précité, dans la déclaration d'appel l'intimé désignera le deuxième


arbitre dans la réponse qu'il adressera au TAS. Chacune des parties peut récuser
l'arbitre choisi par l'autre partie. La demande de récusation est déposée par toute
partie qui a des suspicions légitimes par rapport à l'indépendance d'un arbi tre.
Les arbitres doivent figurer sur la liste établie par le CrAS et avoir la
djsponj bilité nécessaire pour mener l' arbitrage à son terme dans les meilleurs
délais.
C'est ce souci de délai et bien sûr d'efficacité qui explique l'intervention du
TAS dans la constitution de la fonnation arbitrale.

Paragraphe JI : Le rôle du TAS dans la constitution de la formation


arbitrale d'appel.
Le TAS peut jouer un rôle majeur dans la constitution de la fonnation arbitrale.
A ce niveau en citant Je TAS nous visons précisément le président de la chambre
arbitrale d'appel.

1._­
En effet) si les parties dans la convention d'arbitrage ont choisi de soumettre leur
différend à un juge unique et qu'elles ne s'accordent pas pOlir sa nomination il
appartient au président de la chambre de désigner cet arbitre.
De même si la convention des parties n'indique pas le nombre d'arbitres devant
connaître de l'affaire) il revient au président de la chambre de prendre des
décisions allant dans ce sens. Pour cela, il va tenir compte des circonstances de
l'affaire.
Si 1)appel revêt un caractère d'urgence, le président peut décider de 1(1 soumettre
à un arbitre unique. Aussi peut-il confier l'affaire à trois (3) arbitres dans ce cas
l'intimé doit désigner un arbitre dans les dix jours suivant la réception de la
déclaration d'appel. A défaut de désignation dans ce délai, le président' de la
chambre procède à la désignation en lieu et place de l'intimé.
Toujours dans le cadre de la constitution de la formation arbitrale et d'après
j'article R.S3 du CAS, c'est le président de la chambre d'appel qui nomme le
président de la formation.
Les arbitres désignés par les parti es ne sont réputés nommés gu' après
confinnation par le président de la chambre d'appel. Avant de procéder à cette
confinnation~ le président de la chambre s'assure que les arbitres répondent aux
conditions de l'article R.33 du CAS relatives à leur indépendance el à leur
qua1ification.
Lorsque La formation est constituée, la greffe constate la constitution de la
formation et transmet le dossier aux arbi tres.
Ce sont ces derniers qui vont se charger la conduite de la procédure..

SECTION II : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE


D'APPEL
La première des tâches à effectuer par la formation arbitrale est de statuer à bref
délai sur l'effet suspensif ou sur la demande de mesures provisionnelles si clic
existe.

L
Les autres tâches sont effectuées à travers J'instruction écrite (Paragraphe 1) et à
travers l'audience (Paragraphe 11).

Paragraphe 1 : L'instruction écrite de la procédure arbitrale d'appeJ

L'instruction écrite comporte deux phases: la motivation de l'appel et ]a


réponse de l' intimé.
Pour ce qui est de la motivation d'appel, l'art R.5I du CAS nous renseigne gu'
elle doit être faite dans les dix jours sui vant l'expiration du délai d'appel.
La motivation de l'appel est un document fourni par l'appelant et contenant un
certain nombre d'informations.
Ces informations sont relatives à la description des faits et des moyens de droit
fondant j'appel. Ce document appelé mémoire est accompagné de toutes les
pièces et offres de preuves qu'il entend invoquer. Aussi dans ses écritures,
l'appelant indique-l-illes témoins et experts quïl désire faire entendre.
Les éventuels témoignages écrits doivent être déposés avec le mémoire ct 'appel,
sauf si le président de la formation en décide autrement.
A défaut de motivation dans les délais l'appel est réputé retiré.
Pour ce qui concerne la réponse de J'intimé l'art R.55 du CAS indique qu'elle
doit intervenir dans les vingt jours suivant la réception de la motivation de
l'appel. Cette réponse est soumise au TAS avec les éléments d'infomlation
suivant: une description des moyens de défense, toute exception
d'incompétence! 1; toute demande reconventionnelle l2 ; toutes les pièces et
offres de preuves que J'intimé entend invoquer, les éventuels témoi gnages écrits.
Sauf accord contraire des parties ou décision contraire du président de la
formation commandée par des circonstances exceptionnelles, les parties ne sont
pas admises à compléter leur argumentation, ni à produire de nouvelles pièces,

II Il faut entendre par exception d'incompétence une requête vi"ant à contester la cOlllpélencc d'un tribunal, tlU

cl' une instance il rb i traie.


12 Demande fonnee par Je défendeur qui non content de présenler ùes moyens de défense, aHaque a son tour Cl
soumet au lribunal un chef de demande.

L
ni à fonnuler de nouvelles offres de preuves apres la SOUmlSSJOn de la
motivation d'appel et de la réponse. CecI témoigne du caractère complet de 1<1
motivation d'appel et de la réponse retenu par le CAS en son article R.56. Si
l'intimé ne dépose pas sa réponse dans le délai imparti, la fonnation peut
néanmoins poursuivre la procédure d'arbitrage.
Après l'instruction écrite, la formation arbitrale procède à l'instruction orale
autrement appelée audience.

Paragraphe II : L'audience de la procédure arbitrale d'appel

Dès transmission du dossier, le président de la formation fixe les modalités de


]'audience. Il peut entendre les parties, les témoins et les experts. Les panies
peuvent aussi faire des plaidoiries qui constituent l'occasion pour chacune
d'entre elles de convaincre la formation arbitrale. La partie défenderesse comme
pour la procédure ordinaire. Prend la parole en dernier lieu.
Le président de la fonnation peut demander [a communication du dossier de la
fédération, association ou organisme spOiiif ayant rendu la décision dont est fait
appel.
Comme pour la procédure ordinaire, lors de l'audience, les débats ont lieu à huis
clos, sauf accord contraire des pat1ies.
Si l'une des parties, bien que régulièrement convoquee ne se présente pas à
l'audience, la fonnation peut néanmoins tenir l'audience. 11 faut tout de même
signaler que cette audience peut ne pas avoir lieu si, après avoir consulté les
parties, la formation s'estime suffisamment informée.
La formation arbitrale, après avoir revu les tàits et le droit avec plein pouvoir
d'examen, après avoir entendu les parties, les témoins et les experts, après avoir
obtenu communication de tous les dossiers, rend une décision.
En vertu de J'art. R.S7 du CAS la fonnation arbitrale d'appel « peut soit rendre
une nouveJJe décision se sub~tiluanl il la décisioll atlaqu(:c, soil annuler cçlll:
dernière et renvoyer la cause à l'autorité qui a statué en dernier. n.

1
,\7

En guise de commentaire des dîspositiüllS de l 'drt. 1\.57 ci-<'/(;sslI." cllé, I\lHlS

dirons que à première vue on a l'impression que la formation ne peut pas


confinner la décision attaquée ce qui n'est pas le cas.
Pour ce qui est du droit applicable, l'art R.S8 du CAS dispose que: {( la
formation statut selon les règlements applicables et selon les règles de droit
choisies par les parties, ou à défaut de choix, selon le droit du pays dans lequel
la fédération, association ou autre organisme sportif ayant rendu la décision
attaquée à son domicile ou selon les règles de droit dont la formation estime
]'application appropriée. Dans ce dernier cas, la décision de la fornl3tjoo droit
être motivée ».
La procédure arbitrale d'appel prend fin avec le prononcé de la sentence.
La sentence est rendue à la majorité ou, à défaut de majorité, par le président
seul. Elle est écrite, sommairement motivée, datée et signée.
Avant qu'elle ne soit signée, la sentence doit être transmise au secrétaire général
du TAS. Ce dernier peut procéder à des recti fîcations de pure forme et auire)'
l'attention de la formation sur des questions de principe fondamentales. La
sentence est signée par le président de la formation. Elle est exécutoire dès
communication écrite du dispositif aux parties.
La sentence, notifiée par le greffe du TAS, tranche définitivement le litige.
Celle-ci n'est susceptible d'aucun recours.
La procédure d'appel est gratuite, sous réserve d'un droit de greffe initial de 500
CHF.
Les sentences arbitrales ordinaires et d'appel sont rendues dans des délais
relativement longtemps comparées à celles rendues par les chambres ad hoc
crées à l'occasion des lO.
Ces dernières sentences empruntent une procédure spéciale élaborée pour les
circonstances.

1
CHAPITRE III : LA PROCEDURE ARBITRALE SPECIALE

La première chambre ad hoc du TAS a été crée par le CTAS en 1996 lors des
Jeux Olympiques d'Atlanta. La mission de cette chambre était de trancher de
manière définitive et dans un délai de vingt (24) heures les litiges survenant
pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta.
Pour cela une procédure spéciale, à la fois simple, flexible, et gratuite fut
élaborée afin de fa ci! iter aux participants l'accès à la chambre ad hoc.
L'initiative d'Atlanta 96 a été renouvelée par le CIAS pour les lO qui ont suivi.
Il faut noter que c'est en 2003, à la vei Ile des lO d'Athènes que le ClAS a mis
en place, u~ règlement d'arbitrage pour les Jeux Olympiques 13
C'est ce règlement qui organise aujourd'hui la procédure arbitrale spéciale. Il a
pour but d'assurer dans l'intérêt des athlètes et du sport, la résolution par la voie
d'arbitrage des litiges SUl-venus lors de J.O.
Ainsi, il est clair que ce règlement a un domaine d'application précis.
Il est délimité par l'articl e premî er du règJ ement d'arbitrage pour les Jeux
Olympiques. (RAJO).
Dans le cadre de l'étude de cette procédure spéciale nous allons dans un premier
temps nous arrêter sur l'organisation de la chambre ad hoc (Section 1) avant de
décrire la conduite de la procédure (Section Il).

SECTION 1 : L'ORGANISATION DE LA CHAMBRE AD HOC.

L'organisation de la chambre ad hoc est régie par les articles 2 à 14 du [Link].


A travers ces articles, on peut avoir une vision claire de sa composition
(paragraphe I) et de son fonctionnement (paragraphe Tl).

13 Avant 2003 il étall adoptée un règlement d'arbltrnge propre il chaque.: J.O c'esl le c~s pOUl' Atl1JlllJ l)() cl
Sydney 2000.
Paragraphe] ; La composition de la chambre 'lci hoc

Selon l'article 2 du RAJO ({ ... la chambre ad hoc comprend des arbitres figurant
sur une liste spéciale, un président et un greffe. »
La liste spéciale des arbitres est établie par le CIAS. Cette liste comprend
uniquement des arbitres qui figurent sur la liste générale des arbitres du TAS et
qui sont présents aux lO.
La liste spécjaJe est pubJiée avant l'ouverture des J.O. Elle peut être modifiée
ultérieurement par le Bureau du ClAS en cas de besoin.
Le président de la chambre ad hoc est élu par le Bureau du ClAS parmi ses
membres. Il doit être indépendant des parties. Le président est chargé du bon
fonctionnement de la chambre ad hoc.
La chambre ad hoc a son greffe propre qui doit être logé sur le site des lO. Ce
greffe est placé sous ]a responsabilité du secrétaire du TAS.
Il faut, tout de même noter que si le greffe de la chambre ad [Link] se trouve sur le
site des J.O, son siège est fixé à Lausanne ville d'accueil du TAS. Mais il
importe de dire que ceci n'a pas d'incident négatif sur le fonctionnement de la
chambre ad hoc.

Paragraphe II : Le fonctionnement de la chambre ad hoc.

C'est le greffe de la chambre ad hoc qui reçoit les demandes. La saisie de la


chambre ad hoc du TAS est ouverte à toute personne physique morale. Pour cela
il faut déposer une demande comportant les informations et pièces suivantes:
- une copie de la décision contestée, le cas échéant;
- une brève description des faits et des moyens de droit fondant la demande;
- les prétentions du demandeur;
- le cas échéant, une requête tendant à l'octroi de l'effet suspensif ou de toute
autre mesure provisionnelle revêtant une ex trême urgence;

J _
- Toutes explications utiles sur les )jeux des J.O et Je cas échéant, les numéros de
télécopie et l'adresse électronique auxquels le demandeur peut être atteint pour
les besoins de la procédure ainsi que, le cas échéant, les mêmes indications pour
la personne représentant le demandeur.
Comme l'indique cette dernière mention, les parties engagées dans une
procédure arbitrale spéciale peuvent se faire représenter ou assister par les
personnes de leur choix, dans la mesure où les circonstances le permettent.
Une formule type de demande est à disposition des parties ou greffe.
D'après l'art 6 du [Link]ü« la langue d'arbitrage est l'anglais ou le français. »
Après dépôt de la demande d'arbitrage; il Y a un échange de notifications et
communications entre la chambre ad hoc et les parties.
Dès le dépôt de la demande, le président de la chambre décide du nombre
d' arb i tre devant connaître du lit i ge.
Il lui revient aussi de désigner les. Clrbitres. Ces derniers doivent figurer SLlr la

liste spéciale.
Si une demande d'arbitrage est déposée et qu'elle est connexe à un arbitrage
devant la chambre ad hoc. le président de la chambre ad hoc peul attribuer le
second litige à la formation nommée pour trancher le premier litige.
Pour décider d'une telle attribution, le président de la chambre ad hoc prendra en
considération toutes les circonstances, y compris la connexité entre les deux
affaires et l'avancement de la première affaire.
Dans le cadre de la procédure spéciale la récusation et la révocation des arbitres
ne sont pas exclues. Elles sont prévues par l'article 13 du RAJO.
Si les arbitres ne sont pas victimes des exceptions sont levées, ci-dessus, il leurs
reviendra de conduire la procédure.

J'-- _
·11

SECTION Il : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE


SPECIALE
La conduite de la procédure devant la chambre ad hoc du TAS pendant les J.O
est régie par les articles 15 à 22 du RAJO.
Après que Je greffe ait communiqué la demande, la formation constituée ou le
juge unique peut statuer sur ]a demande tendant à la suspension des effets de la
décision contestée ou à l'obtention de toute autre mesure provisionnelle sans
audition préalable du défendeur. Pour décider de l'octroi de mesures
provisionnelles, la fonnation constituée prend en considération le risque de
dommage irrévocable qu'encoUli le demandeur, les chances de succès de la
demande au fond et l'importance des intérêts du demandeur par comparaison à
ceux du défendeur ou à ceux d'autres membres de la communauté olympique.
Aussi appartient-ils aux arbitres (ou à l'arbitre unique) d'organiser l'audience
(paragraphe 1) et de prononcer la sentence (paragraphe II).

Paragraphe 1 : L'audience de la procédure spéciale

Il revient à la fonnation arbitrale d'organiser la procédure selon les modalités


qu'elle estime appropriées en tenant compte des besoins et des circonstances
spécifiques de la cause, des intérêts des parties, en particu1ier de 1eul' droi t d'être
entendu) ainsi, que des impératifs particuliers de rapidité et d'efficacité.
La formation arbitrale a le contrôle de la procédure probatoire.
Toute exception d'incompétence de la formation doit être soulevée d'entrée de
cause et) au plus tard, au début de l'audience.
Dès réception de la demande, la fOlmation peut convoquer les parties à une
audience à très brève échéance. Elle joint copie de la demande à la convocation
adressée au défendeur.

JL....--- _
42

A ]' audience, la formation entend les parties ct procède aux I11CSU l'CS

d'instructîon utiles. Les parties produisent à l'audience toutes les preuves dont
elles entendent faire état et amènent les témoins qui sont entendus sur le champ.
La fonnation peut, à tout moment, procéder à toute mesure d'instruction util e.
Elle peut en particulier nommer un expert et ordonner la production de
documents, infonnations ou autres preuves. Elle a également le pouvoir
discrétionnaire ct 'admettre ou ct' exclure toute offre de preuve des parties et
d'apprécier librement les preuves. La formation informe les parties en
conséquence. Elle examine les faits fondant la demande avec plein pouvoir
d'examen
D'après l'article 17 du RAJü «La Fonnation statue en vertu de la Chalte
Olympique, des règlements applicables, des plincipes généraux du droit et des
règles de droit dont elle estime l'application appropriée. »
Si les parties ou l'une d'elles ne se présentent pas à l'audience ou ne donne plus
suite aux injonctions, convocaÜons ou autres communications de la formation
arbitrale, celle-ci peut néanmoins continuer la procédure jusqu'au prononcé de
la sentence.

Paragraphe Il : Le prononcé de la sentence arbitrale

Dans le cadre de la procédure arbitrale spéciale de résolution des litiges sportifs,


la fonnation doit rendre une décision dans un délai de vingt (24) heures à
compter du dépôt de la demande. A titre exceptionnel, ce délai peut être
prolongé par le président de la chambre ad hoc si les circonstances l'exigent.
La décision est prise à la majorité ou à défaut, par Je président de la formation.
Elle est écrite, datée et signée par le président de la formation. En principe la
décision doit être sommairement motivée. Avam la signature, [a sentence est
revue par le Président de [a chambre ad hoc.
43

La sentence est commu niguée aux parti es san s dél ai. EII e est ex écu to ire dès 1e
prononcé du dispositif.
Pour ce qui est du contenu de la décision l'article 20 du RAJO semble prévoir
que la formation ou le juge unique a le choix entre une sentence finale et une
sentence de renvoi. Cet articJe dispose «en tenant compte de l'ensemble des
circonstances de la cause, y inclus les prétentions du demandeur, la nature et la
complexité du litige, J'urgence d'une résolution, l'importance des mesures
d'instruction nécessaires et des questions de droit à trancher, le droit des pal1ies
d'être entendues et l'état du dossier à l' issue de la procédu re <.lei hoc, la
fonnation peut soit rendre une sentence finale, soit renvoyer le litige à
l'arbitrage du TAS, selon le code de ]'arbitrage en matière de sport.
La fonnation peut aussi rendre une sentence au fond sur partie du litige et
renvoyer la partie non résolue à ]a procédure habituelle du TAS.
Si elle décide de renvoyer le litige devant le TA S, la formation arbitrale peut
même en l'absence de requête des parties à cet effet, prononcer des mesu l'es
provisionnelles qui déploient leurs effets jusqu'à décision contraire des arbitres
de la procédure habituelle du TAS.
La sentence rendue lors d'une procédure arbitral e spéciale du TAS ne peut faire
l'objet d'aucun appel ou autre voie de droit.

Les litiges sportifs qui anivent au TAS sont ainsi réglés selon leur particulari té à
travers, les trois modes de résolution exposés ci-dessus.
Maintenant, il est question dans le cadre du second titre de notre étude de jeter
un regard critique sur les procédures qu'emprunte le TAS.
44

TITRE 11 :CRlTlQUES DES PROCEDURES DE RESOLUTION


DES LITIGES SPORTIFS PREVUES POUR LE TAS

Critiquer c'est rechercher et mettre à J'épreuve les mérites de ce qui est à


considérer. Dans le cadre de cette deuxième partie de notre analyse nous allons
faire un examen des procédures du TAS, en vue d'en apprécier la valeur. Nous
tenons dès maintenant à signaler que nous ne nous arrêterons pas sur les aspects
positi fs des procédures du TAS. Notre souci de participer à l'améJioration du
TAS semble nous imposer la démarche qui suit. Dans lin prem,ier chapitre nous
exposerons ce qui nous semble être des limites du TAS et dans un second
chapitre nous tenterons de proposer des solutions aux limites soulevées.

CHAPITRE 1 : LES LIMITES DU TAS

Après étude des différents types de procédures d'arbitrage des litiges découlant
de la pratique et du développement du sport, sous l'égide du TAS, nous avons
noté deux sOltes de limites.
Les premières sont 1iées à l' accessibi lité du TAS (Section J); les secondes
concernent son fonctionnement (Section II)

SECTION 1 : LES LIMITES LIEES A L'ACCESSIBILiTE DU TAS

En Afrique de façon générale, et au Sénégal de façon particulière, tout acteur du


mouvement sportif qui désire saisir le TAS rencontre deux problèmes,
Il s'agit de problèmes inhérents à l'accessibilitê géographique du TAS dans un
premier temps et des prob] èmes propres à l' accessi b i1i té fi na nci ère dans un
second temps.
4S

Paragraphe 1 : Les limites liées à l'accessibilité géographique

Le TAS a son siège à Lausanne. Excepté les chambres ad hoc toutes les
déclarations et/ou requêtes d'arbitrage sont traitées en Suisse. Les bureaux
décentralisés d'Australie et d'Amérique qu i reçoivent et transmettent les
dossiers, ne résolvent que partiellement le problème. C'est pourquoi nous
pensons que la demande des africains relative à l'installation d'un bureau du
TAS dans le continent n'est pas assez pertinente. En ce sens que seul le pays qui
accueillira le bureau en bénéficiera réellement La situation sera la même pour
les acteurs du mouvement sportif des autres pays d'Afrique qui vont continuer à
déposer leur demande d'arbitrage en dehors de leurs front ières.
Le faît que toute personne qui désire saisir Je TAS soit obligée de s'adresser au
siège constitue un obstacle. La faiblesse du contentieux en la matière pourrait
tTOuver sa justification en une telle situation.
Le succès des chambres ad hoc doit pousser les autorités du mouvement spoltif
international à faire de sorte que tous les acteurs puissent saisir le TAS, à partir
de leur pays.
A côté des problèmes d'accessibilité géographique du TAS. [] y' a les di fficultés
liées à J'accessibilité financière.

Paragraphe II : Les limites liées à l'accessibilité financière

Cette contrainte est réelle dans les pays sous développés d'Afrique. Même s'il y
a un effort de limiter les frais, la procédure d'arbitrage reste chère.
Si le montant du droit de greffe initial est acceptable, les frais du procès sont
considérables pour nos fédérations, nos clubs, nos athlètes, entraîneurs etc....
Panni ces frais on compte les frais de déplacement des panies, (billets d'avion,
hébergement, honoraires d'avocats etc .. ) la prise en charge des frais de
témoignage d'expertise et d'interprète, la participation au paiement des
honoraires des arbitres. Etant donné que le TAS statue en Suisse, vous devez
comprendre pourquoi dit-on gue l'accès du TAS pose problème au plan
financier pour les parties surtout résidant dans les pays en développement.
Il est dit dans le code de l'arbitrage en matière de spoli que la procédure
arbitrale d'appel est gratuite mais, il faut comprendre par là que seul le paiement
des arbitres est épargné aux parties. Il faut dire que ces dell1ières restent tenues
de supporter tous les autres frais cités ci-dessus.
Les développements précédents montrent que l'accès au TAS n'est pas sans
poser de problèmes; iJ en est de même pour son fonctionnement.

SECTION II: LES LIMITES LIEES AU FONCTIONNEMENT DU TAS.

Une observation attentive du fonctionnement du TAS nous a pennis de relever


deux limites:
Ainsi, dans le cadre de cette section nous aborderons deux problèmes: d'abord
la non professionnalisation des arbitres (Paragraphe 1) ensuite l'absence du
double degré de juridiction (Paragraphe Il).

Paragraphe 1 : La non professionnalisation des arbitres du TAS

La liste des arbitres du TAS compte au moins 180 personnes. Ces arbitres ne
sont pas des employés du TAS. Ils interviennent de façon temporaire pour
trancher les litiges à eux soumis. Ils sont appelés à jouer le rôle d'arbitre sur
demande des parties ou des présidents de chambre.
Avec la faiblesse du nombre d'affaires soumises au TAS, il n' y a pas beaucoup
de matières pour les arbitres vu leur nombre. Ce11ains arbitres n'auront jamais
l'occasion de trancher un litige. Les chances pour gue le TAS ait des arbitres
expérimentés se trouvent ainsi réduites. Cela a des incidences négatives sur
l'efficacité du TAS. Il peut résulter d'une telle situation la prise de décision
47

inadéquate due à un manque d'expérience des arbjtre~. Ceci pourrait entraîner


chez les pal1ies, et chez certains membres du mOll\;Cl11ènt sporti f une rem ise en
c:ause de la confiance qu'ils avaient accordé au TAS.
A côté de la non professionnalisation des arbitres, l'autre 1i 111 ite que nous avons
relevée à ce niveau est l'absence de voie de recours conll"e 18 sentence 8rb·ltr81e.

Paragraphe II : L'absence du double degré de juridiction

.La règle du double degré de juridiction n'est pas retenue par le CAS. Ce code
prévoit que les sentences rendues par 1e TAS ont un can'le tère dé fi ni ti f.
Elles ne peuvent faire l'objet d'une seconde lecture p8r le TAS. On constate
qonc qu'une règle impoltante de procédure civile est ainsi ignorée. Le principe
du double degré de juridiction est un principe qui va de pair avec le principe des
droits de la défense. C'est un principe général du drai! cie seconde génération.
En écartant toutes les voies de recours à J'encontre de la sentence arbitrale Je
CAS n'a pas pris en compte le fait que les arbitre>.; en tant qUç personnes
humaines sont faillibles. Aussi, étant donné que le litige peut être soumis à un
.é'è'bitre unique il serait plus prudent, plus sage, de pt'évoll' llne possibil ité cie
seconde lecture.
La confiance des acteurs du mouvement sportif nécessaire au succès du TAS se
trouve ainsi, sérieusement affecter par le fait que les sentences arbitrales ne
pel!vent fa i re ]' objet d) aucune vo ie de recours.
Avec ces 1imites) nous pensons que le TA S ne présente pas autant de garanties
que les juridictions de l'ordre judiciaire.
Ainsi il semble nécessaire de revoir l'organisation el k fonctionnemenl du TAS.
C'est dans ce sens que nous préconisons Ull certain nombre de mesures qui
seront exposées dans le chapitre à venir.
48

CHAPITRE II PROPOSITIONS DE SOLUTIONS AUX


LIMITES DU TAS

Pour que le TAS joue pleinement son rôle; pour que le mouvement spoliif
, préfère le TAS aux tribunaux ordinaire il faut qu'il sail d'un accès facile et qu'il
présente des garanties de justice suffisantes.
A cet effet, nous avons retenu des recommandations qUI visent à rnodi fier
l'organisation et le fonctionnement du TAS. li s'agi l' de [Link] pour un
accès facile du TAS (Section 1) d'une part et d'autre de propositions pour lin
fonctionnement avec plus de garanties (Section II)

SECTION 1: PROPOSITIONS pàVR UN ACCES FACILE DU TAS

Le succès qu'ont connu les chambres ad hoc, doit inciler les membres du ClAS
il installer des répondants du TAS dans tous les pays membres du CIO. Pour ce
fai re nous préconisons que les CNO sa ient uti 1isés pour abriter les « chambres
nati onal es du TAS }). Ainsi iJ serait poss i ble de tranche r sur place to us les 1i tiges
sporti fs que pourrait connaître le TAS.
Nous préconisons aLlssi de créer au niveau des associations régionales de CNO
des «chambres régionales du TAS» pour connaître des 1itiges de dimensioll
continentale (qui dépassent le cadre d'un pays.)
Pour les chambres (ordinaire et d'appel) logées au siège du TAS en Suisse nous
. proposons que leurs règles de compétences soient revues. Ces chambres doivent
elre réservées aux affaires de dimension intercontinent:de.
Nous pensons qu'en adoptant de telles propositions le TAS réglerait les
problèmes d'accessibilité géographique que nous avons tantôt relevés. Les frais
des p~\Ities se trouveraient considérablement réduits si 1'011 sait que les frais de
transpOits et d'hébergement des rartic-s, des a V(lC;.lts , des cxpcrLs, des
témoignages, s'ils ne disparaissent pas, seront négligeables.

1
rmmfW)'t EUVYW'

49

NOLIS tenons à signaler que nOLIs sommes pOLir le IllJll1licll du droit de grcîlè
initial et de certains frais à la charge des paJiies. Ceci éviterait la saisine
exagérée du TAS qui entraînerait un encombrement de la structure arbitrale.
En somme pour ce qui est de l'organisalion nOLIs proposons les mesures
suivantes:

~ Création de chambres nationales du TAS logées dans lèS CNO


. - Création de chambres régionales du TAS à travers les associations régionales
deCNO
- Revoir le domaine de compétence des chambres ordinaire et d'appel de TAS.
L'adoption de telles mesures rapprocherait le TAS cl les acteurs du monde
spOlti f. Une telle situation installerai t un cl imat de confiance nécessaire au
succès du TAS.
A côté des propositions relatives à l'organisation du TAS, nOus allons faire de
même pour ce qui est de son fonctionnement.

SECTION II : PROPOSITIONS POUR UN FONCTIONNEMENT DU


TAS AVEC PLUS DE GARANTI ES
A ce niveau les recommandations que nous préconisons vont dans le sens de la
professionnalisation des arbitres et de l' i nstauratioJl du double degré de
juridiction.
Pour ce qui est de la professionnalisation nOLIs proposons que le CIAS recrute un
nombre réduit d'arbitre sur proposition des membres des CNO, des membres de
ACNO, et des membres du CIO.' Ces arbitres prol"essionnels devront être
interdits d'exercer toute autre activité. Les arbitres devront être choisi dans le
ressol1 de la chambre arbitrale où ils devront statuer.
Exemple:
• Si on devait créer une chambre arbitrale nationale au Sénégal, les arbitres
devront être choisi parmi les personnalilés sénégédniscs ~IY;'lnt lIne bOlllle lllaÎlrÎsc
du droit et de la pratique sportive.

1
50

• Si on devait créer une chambre arbitrale régionale en Afrique, les arbitres


,devront être des africains etc.
Pour ce qui est de l'instauration de la règle du double degré de juridiction nOllS

proposons que toutes les chambres dont nous avons préconisé la création soient
con sidérées comme des instances de premier degré. Il s'agit de la «chambre
arbitrale nationale» pour les litiges qui se limi teni à un pays; de la« chambre
arbitrale régionale» pour les litiges de dimension continentale; et de la
« chambre ordinaire du TAS» pour les litiges intercontinentaux.

La «chambre d'appel du TAS» devrait êt~'e utilisée comme instance de second


degré compétente pour se prononcer en appel sur toutes les' affaires rendues par
.une des chambres du TAS ci-dessus citées.
fi est important d'avoir une seule instance compétente pour se prononcer en cas
ct appel car cela favori se llne i nterprét8tion un iforme cles tex tes et l'ex istence
1

ct' LI Il e j uri sprudence cohéren te


En somme pour ce qui est du fonctionnement du TAS nous préconisons les
mesures suivantes.
- La professionnalisation des arbitres
- L'instauration de la règle du double degré de juridiction.
Nous pensons que si la CIAS prend en compte nos recommanciations, le TAS
. présentera toutes les garanties d'une bonne justice et pourra ainsi se substituer
aisément aux tribunaux de J'ordre judiciaire en matière de contentieux sportifs.

1
51

.La particularité des litiges sportifs a incité le Comité International Olympique)


sous l'impulsion du Président Samaranch, à mettre sur pied une structure
arbitrale. Le TAS créé en 1984 a pour but d'empêcher que les litiges
. n'attenissent aux prétoires des instances de l'ordre judiciaire.
En 1994, afin d'assurer son indépendance par rapport au CIO, le TAS est placé
sous l'autorité adm inistrati ve et -financière du Consei 1 International de
l'Arbitrage en matière de Sport. Ce demier a adopté un code dans lequel il fixe
les procédures de résolution des litiges sportifs.
Le TAS compte près de 300 arbitres, choisis pour leurs connaIssances de
,l'arbitrage et du droit du sport. Chaque année, environ 200 Affaires sont
enregistrées par le TAS.
Ce nombre d'Affaires devrait s'accroître Sl le TAS était présent dans tous les
, pays membre du CIO.
Aussi le TAS gagnerait-il en crédibilité si la règle du double degré de juridiction
était prise en compte dans son fonctionnement.
Pour que le TAS puisse constituer un mode alternatif efficace de règlement des
1itiges sportifs il faut qu il présente autant de garanties que ]a justice.
1
1

C'est dans ces conditions seulement que le TAS pOU!T8 prétendre sérieusement à
.1' exclusi vité du traitement du contentieux sporti f.

a
ANNEXES

1/ REGLEMENT DE MEDIATION DU TAS

III REGLEMENT D'ARBITRAGE POUR LES JEUX OLYMPIQUES

111/ EXTRAIT DU JOURNAL LE POPUPAIRE N°1820


DU SAMEDI lO&DIMANCHE Il DECEMBRE 2005, ARTICLE
INTITULE« DECENTRALISATION DES ACTIVITES DU TAS:
,L'AFRIQUE TRAVILLE POUR L'OUVERTURE DE SON BUREAU»
ECRIT PAR YOUSSOUPH BADJI
ANNEXE N° 1

LE REGLEMENT DE MEDIATION DU TAS


REGLEMENT DE MEDIATION DU TAS

Confonnément aux articles 52 et S6. paragraphe 10 du Code cle


l'arbitrage en matière de sport, le ConseÎI International de l'Arbitrage en
matière de Sport adopte le présenl Règlement de Médiation.

A. DEFINITION
Article premier
La médi arion du TAS e~t une procédure non contrai gnante et in formelle, fondée sur une
convention de médiation. dans laquelle chaque partie prend rengagement de chercher en toute
bonne foi à négocier avec l'autre partie et avec l'aide d'un médiateur du TAS pour parvenÎr à
résoudre un litige ayant un lien avec Je sport.
La médiation du TAS est prévue uniquement pour la résolution de litiges relevant de la
procédure ordinai re du TAS. Tous les 1it ige~ relati f~ à des affai res di sei pl inai res, de même que
les affaires de dopage, sont expressément exclus de la Médiation du TAS.

Article 2
On entend par convention de médiation, l'accord en vertu duquel les parties sont convenues
de soumettre à la médiation un litige ayant un lien avec le sport qui est déjà survenu ou qui
peut survenir entre elles.
Une convention de médiation peut être rédigée sous la forme d'une clause de médiation
insérée dans un contrat ou sous la forme d'une convention séparée.

B. CHAMP D'APPLICATION DU REGLEMENT


Article 3
Lorsqu'une convention de médiation prévoit une médiation conformément au Règlement de
médiation du TAS. ce Règlement sera réputé faire partie intégrante de celle convention de
médiation. A moins que les parties n'en soient convenues autrement, ce Règlemenl est
appliqué dans sa version en vigueur à la dale de J'introduction de la requête de médiation.
Les parties peu vern cependant convenir d'appliquer d'autres règles de procédure.

C. INTRODUCTION DE LA PROCEDURE DE MEDIATION


Article 4

1
Une partic qui souhaite introduire une procédure de médiation adresse à cet effet une demande
écrite au Greffe du TAS. Elle en adresse simultanément copie à l'autre partie.
La requête doit contenir: }'idenlité des parties et ùe leurs représentants (nom, adresse, N° de
téléphone et N° de fax), une copie de la convention de médiation et une brève description du
litige..
Au moment de l'introduction de la requête, le requérant s'acquitte. des frais [Link]:;
prévus à l'an. 14 du présent Règlement.
La date d'introduction de la procédure de médiation est la date à laquelle la requête de
médiation est reçue par le Greffe du TAS.
Le Greffe du TAS infonne immédiatement les parties de la date à laquelle la procédure de
médiation a été introduite. 11 fix.e un délai à l'autre partie pour payer la pal1 des frais
administratifs à sa charge conformément à l'article 14 du présent Règlement.

D. NOMINATION DU MEDIATEUR
Article 5
Le ClAS dresse la liste des médiateurs, choisis parmi les arbitres du TAS ou en dehors de
ceux-cl.
Les personnalités désignées par le ClAS figurent sur la liste des médiateurs pendant une
période renouvelable de quatre ans.

Article 6
A moins que les parties ne se soient entendues sur la personne du médiateur, celui-ci est choisi
par le Président du TAS sur la liste des médiateurs et nommé par lui après consultation avec
les parties.
En acceptant sa nomination, tout médiateur s'engage à consacrer à la procédure de médiation
le temps nécessaire pour qu'elle pLÙsse être conduite avec célérité.
Le médiateur doit être et demeurer indépendant des parties. Il a l'obligation de révéler toute
circonstance susceptible de compromettre son indépendance à l'égard des parties ou de l'une
d'elles.
Les parties dûment informées peuvent cependant autoriser le médiateur à continuer sa mission
par une déclaration signée, séparée ou conjointe.
En cas d'opposition de l'une des parties ou d'office lorsqu'il estime n'être pas ~l même de
mener la médiation à bonne fin, le médiateur renonce à la mission et en avise le Président du
TAS qui procède à son remplacement, après consu ltation des punies.

E. REPRESENTATION DES PARTIES


Al:ticle 7
Les parties peuvent se faire représenter ou assister dans leurs réunions avec le médiateur.

règl/7.1999
2
1.1 l'>??
En cas de représentation, la partie représentée doit révéler à l'avance à l'autre partie et au TAS
l' i denti té du représentant.
Le représentant doit être investi du pouvoir de règler le litige lui-même sans en référer au
représenté.

F. DEROULEMENT DE LA PROCEDURE DE MEDIATION


Article 8
La procédure de médiation se déroule de la manière décidée par les parties. A défaut d'accord
entre les parties, Je médiateur décide de la procédure de médiation.
Dès que possible, le médiateur fixe les modalités et les délais dans lesquels chaque partie
soumet au médiateur et à l'autre partie un résumé du 1itige comprenant les éléments su ivanls:
- une brève description des faits et moyens de droit, y compris une description des questions
soumises au médiateur en vue d'une solution;
-... une copie de la convention de médiation.
Chaque partie doit coopérer en toute bonne foi avec Je médiateur el s'engager à lui garantir la
libre exécution de son mandat. pour arriver à une solution rapide du litige. Le médiateur peut
faire toute suggestion dans ce sens. Il peut se réunir séparément avec J'une des part ies, s' il
l'est i me nécessai re.

G. RûLE DU MEDIATEUR
Article 9
Le médiateur favorise le règlement des questi ons en 1itige de l<:l man ière Cl u' il estime
approrriée. Pour cc faire il :
- identifie les questions faisant l'objet du 1itige;
- facilite la discussion entre les parties sur ces questions;
- propose des solutions.
Toutefois, le médiateur ne peut imposer une solution du li!igc aux panics.

H. CONFIDENTIALITE
Article 10
Le médiateur, les parties, leurs représentants et conseillers. tout expert et lout autre personne
assistant aux réunions entre les parties ne doivent pas révéler à des tiers une infonnation tirée
de la procédure de médiation sauf si la loi le requiert.

règl/7.1999
3
I~.I<)<)<)

1
Sous leur propre responsabilité, les parties s'engagent à ne pas umener le médiateur à
divulguer des dossiers, rappons ou autres documents ou à témoigner au sujet de la médiation
dans une procédure d'arbitrage ou judiciaire.
Toute infonnation reçue ct' une partie ne peut être révélée par le médiateur à l'autre partie
qu'avec le consentement de la partie concernée.
Les réunions ne font l'objet d'aucun enregistrement quel quïl saiL Tous les documents
dai vent être restitués à la partie qui les a fourni s à la clôture de la médiation, sam; qu' aucu ne
copie n'en soit conservée.
Les parties s'interdisent d' j nvoquer dans une procédure arbi traie ou judiciaire:
-... toutes opinions exprimées ou IOlltes suggc~lions formulées par "une des parties <jllanl il un
éventuel règlement du litige; .
-, .. tous aveux faits par l'une des parties au cours de la procédure de médiation;
-... tous documents, notes ou autres informations obtenus au cours de la procédure de
médiation;
- toutes propositions présentées ou toutes opinions exprimées par le médiateur:
- Ie fait qu'une partie se soit ou non déclarée prête à accepter une proposition.

I. CLOTURE DE LA MEDIATION
Article] 1
Chaque partie ou le médiateur peul mettre un lerme à la médiation en tout temps.
La procédure de médiation prend fin:
- par la signature d'une transaction par les panies;
- par une déclaration écrite du médiateur, si celui-ci estime que la poursuite de la médiation
n'est plus appropriée;
-... par une déclaration écrite d'une partie ou des parties constatant que la procédure de
médiation est terminée;

J. TRANSACTION
Article 12
La transaction est rédigée par le médiateur et signée par le médiateur et les parties.
Chaque partie en reçoit copie. En cas d'inexécution, elle peUl ~'en prévaloir devant une
instance arbitrale ou judiciaire.
Une copie de la transaction eSl cransmise et classée au GretTe du TAS.

K. ECHEC DE LA MEDIATION

règl/7.1999
4

1
Article 13
Les parties peuvent (ecourir à l'arbitrage lorsque le litige n'a pas été résolu par la voie de la
médiation, à condition qu'il existe entre elles une convention ou une clause d'arbitrage.
La clause d'arbitrage peu! être insérée dans la convenlion de médiation. Dans ce cas. Il)
procédure accélérée prévue à l'art. 44. al 4 du Code de l'arbitrage en matière de sport peuL êlre
appliquée.
Le médiateur. en cas d'échec de la médiarion, ne doit pas accepter une nominarion en qualité
d'arbitre dans une procédure lj'abitrage concermlnllcs panics irnpliqu~es dans le même litige.

L. FRAIS
Article 14
Chaque partie s'acquitte auprès du Greffe du TAS des frais administatifs fixés par cc Greffe
dans le délai prévu à l'art. 4 du présent règlement. A défaut de paiement de ces frais, la
procédure de médiation n'est pas mise en oeuvre.
Les panies supportent leurs propres frais de médiation.
A moins que les. pêlrties n'en décident üulrcrnenl, les frais définitifs de la médiation qui
comprennent l'émolument du TAS, les frais et honoraires du médiateur calculés selon le
barème du TAS, une participation aux. frais ou débours du TAS, les frais de témoins, d'experrs
et d'interprètes, sont payés par les panies à part égales.
Le Greffe du TAS peut demander aux parties de déposer un montant égal à titre de provision
pour la médiation.

18 mai 1999

régI! 7-1999
j

/3./999

J<----- _
CLAUSE INDICATIVE DE MEDIATION DU TAS
A INSERER DANS UN CONTRA T

"Tout litige, toute controverse ou réclamation découlant du présent contrat 'et de toute
modification ultérieure du présent contrat, ou s'y rapportant, et ayant trait notamment
mais non exclusivement à sa formation, sa validité, ses effets obligatoires, son
interprétation, son exécution, sa violation ou sa résolution, de même que toute
réclamation extrawcontractuelle, sera soumis à la médiation, conformément au
Règlement de médiation du TAS. La langue de la procédure de médiation sera "

CLAUSE ADDITIONNELLE
EN CAS D'ABSENCE DE RESOLUTION,
DU LITIGE

"Si, d ans les 90 jours qui su iven t l' j ntroduction de la requête, la procédure n'a pas
abouti au règlement du litige, ou si, avant l'expiration de ladite période, l'une ou l'autre
des parties s'abstient de participer ou de continuer à participer à la médiation, le litige
sera, sur dépôt d'une demande d'arbitrage par l'une ou Pautre partie, soumis à
l'arbitrage du TAS pour règlement définitif, conformément au Code de l'arbitrage en
matière de sport Lorsque les circonstances Je requièrent, le médiateur, de sa propre
initiative ou sur la demande de l'une des parties, peut solliciter du Président du TAS la
prorogation du délai."

régi! 7.1999
6

1
ANNEXE N° II

REGLEMENT D'ARBITRAGE POUR LES JEUX


OLYMPIQUES

J'-------_
TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT

REGLEMENT D'ARBITRAGE POUR LES JEUX OLYMPIQUES

1
REGLEMENT D'ARBITRAGE POUR LES JEUX OLYMPIQUES

Art. Premier Application du présent règlement et compétence

du Tribunal Arbitral du Sport (TAS)

Le préseot règlement a pour but d'assurer, dans l'intérêt des athlètes et du sport,

la résolution par I:t voie de l'arbitrage des litiges (;Ouvert~ par la R<:f;k ()1 ue la
Chatte 01ympit]uc, ch\ns la me~ure ou ils $urvicl)ncnr IWllChnt les Jeux

Olympiques ou pendant une période de dix jours précédant la Cérémonie

d'ouverturc des Jeux Olympiques.

Dans le cas d'une dcmllOdc d'llrbirragc contre une décision rendue par le CIO, par

un CNû, par une Fédération Inrernaoona1e ou par le Comité d'organisation des

Jeux Olympiques, le dem;tndeur doit, avant de déposer Sa demande, aVOlr érui~é

les voies de recours in ternes dont il dispose e.n vertu des statu ts ou règlcmcll ts de

l'organisme sportif concerné, il. moins que le temps nécessaire à l'épuisement des

voies de. reCOlitS internes ne rende IncfficllcC un recours il la Chambre ad hoc du

TAS.

Article 2 Chambre ad hoc

Pour la période déterminée à l'article premier, le ClAS étllhlit une Chambre ad

hoc du TAS (ci-après la "Chambre ad hoc'') ayant pour mission de procurer III

solution :[Link] des différends visés à J'article premier par l'intem1édiairc de


Formations mises en oeuvre conformément au présent règlement.

La Ch:[Link] ad hoc comprend des arbitres figurant sur une liste spéciale, un

Présidem Cl un Greffe.

Article 3 Liste spéciale d'arbitres

Le CrAS, agissant par l'imerrnêdiaire de son Bureau, établit la ltsr.c spéciale

d'arbitres prévue à l'artick: .1.

Cene liste spéciale comprend lIolguclllent des arbitre~ <Jill figurent sur la b:;tc

générnle des arbitres du TAS cr 'lui sont présents aux .J. O.

JO/ regfr /[Link] .06 Page 2

1
I.a 1i~le :<pénak d':lI'blll\':< <::<1 pllhlj(·(, :lv;\111 l'ollVl'I'lUlT d(,s ,1.< >, l'Jh pcul (-la'

moùifiée ultéricUf<.:mcnr par le Bureau du C!l\S cn ca:; dc \)eSOI1l,

Article 4 Présidence

1,(' H(lI'\';\1I du (:1 i\S dll k l'I'l"sid(' Il 1 de h (:h"llllll'l' :1\1 Il' ,,' 1':lI'llli I( ~ IlH'llIhr('~ dl'

Cl/\S. Le Prt'sidel1l a""lIIl1(' les fOllctioll" <"lui lUI SOIl L dl'vl,lllcs pa ,. k prl'"cIll
r<::gkmcnt Cl fOUies au [l'CS \lI ilcs :l LI hon fo Il eti on IlcnlCllt de LI Ch:lll1hrc :Id hoc

I,e Pn:sident Jc>it être llld{pl'lHJallt de.~ pal'tJes,

Article 5 Grerre

I.e 'L\S l:lahlil lIll grdT~' dl' 1,1 Chambre <id hoc "ur le site lks .lCU); ( )il'll1l,i'ill\'S,

Ce greffe est placé SOllS la l'e::;pon~abjli[é du Secrétaire- général du T/\S,

Article 6 Langue de l'arbitrage

La lallf,uc d<' l':ll'bmage est J'ilnglais ou Jç (1::lIlç~i:;, confonnémcl1t il la décision ciu


Président de la Ch:unbre ad hoc.

Artic\c 7 Siège de l'arbitrage et droit régissant l'arbitrage

J.t.: siège dl' hl (:h,lmbn' :Jd Il( le l'I' de cha(]lIc 1,'1 lrlna IiI II 1 C~{ ri ~l' il l.~u~" IlIW,

SUisse, Toul'cfoj,. hl Ch:\Inbre ::Id hile ct Ch:H]Ul' l'ol'lll::l.t10!l peuvent accomplil'

touS les actes relevant de leur I1ÙSS1Vll sur le sIte des .Jeux OlympIques Ou en (Out
autre heu qu'elles jugent approprié.

L'arbitrage est régi par le chapItre 12 de la Loi Suisse sur le DroÎr JIHc.:rnatiOIl;:l1
Privé.

Article 8 Représentation et assistance

Les parties peuvent se faire rcrté~cllter ou >lssis tn p;<r les personnes de leur choi s
d;'\ll~ l:t mesure ()ù le" C1rU)l1sl:lnel'~ le j)erll1cIICI\I, 11,,1:(11111)('1\1 :1\1 l'<:g:\I'd dll (!(',Lli

t1:'\(; pour 1:'\ ~cntcnce. J ,C~ lloms, aùrcs~cs. IIlJméro~ dl' tdl'pho\1c Cl dl' ll-!i'cOf)lt

et :'\ utres movcns écri t~ de COlnlllUnlcatlon é!cctrolli'll1C des pCrHlll 11('S

rcprésclHam les p:l. rueS figu ren t dan~ la dCll)illldt.: mcIHIOO ni'<.: il l':1n'clc 1[) ('li

sont c()mmlllli(JlI(;~ Cil début d'audieIlCe.

J(li r~gfr/27,0 l ,OG

1
Article 9 Notifications et communications

a) Les notifications et comm'Jnications émapant de la Chambre >Id hoc


(Fonnation, présidence ou Greffe) sont effec(t.lées comme swt :

- au demandeur: par reffilse à l'adresse sur les lieux des JO. figurant dans la
demande, ou par télécopie ou à l'adresse électronique indiguée dans la
demande, ou il défaut d'indication dans la demande, par dépôt au Greffe;

- au défendeur: par remise, télécopie ou courrier électronique adressé a son


bureau ou lieu de séjour sur l'emplacement des .J.O.

La Chambre ad hoc peut également effectuer des commumcaoons et


notifications par téléphone, confirmées ultérieurement par écrie ou par courrier
électronique. En cas d'omission de confinnation écrite, la communication est
néarunoins valable si son destinataire en a effectivement eu connaissance.

b) Les notifications et communications émanant des parues sont effectuées par


dépôt au Greffe ou par télécopie, sous réserve du dépôt de la demande
mentionnée il l'article 10 gui est effectuée par renuse au Greffe concre reçu.

Article 10 Demande

Toute personne physigue ou morale gui entend saisir la Chambre ad hoc du T,-\S
d'un litige au sens de l'article premier du présent règlement, dépose une demande
écrite au Greffe.

La demande doit comprendre:

une copie de la décision contestée, le cas échéant;


une brève description des faits et des moyens de droit (ondant la demande;
les prétentions du demandeur;

le cas échéant, une requête tendant à l'octroi de l'effet suspensif ou de toute


autre mesure provisionnelle revêtant une extrême urgence;
toutes explications utiles sur le fondement de la compétence du TAS;
l'adresse du demandeur sur les lieux des J.O. cc, le cas échéant, les numéros de
télécopie et l'adresse électronique auxquels le demandeur peut être atteInt
pour les besoins de la procédure ainsi que, le cas échéant, les mêmes
indications pour la personne représentant le demandeur.

Jal rcgfr/27.01.06 Page 4

1
L2 demande doit être rédlgée en anglais ou eo français. Une fonmùe-type de
demande est à disposition des parties au greffe.

Pour autant que les Comités Nationaux Ol)'rnpigues concernés ne sonl pas
parties à la procédure et ne reçoivent pas un e)(cmplairc de la demande en cene
qualité, celle-ci leur est communiquée à titre d'information.

Artîclell Constitution de la Formation

Dès le dépôt de la demande, le Président de la Cbambre ad hoc constitue une


Formation composée de trois arbitres 6gurant sur la liste spéciale au sens de
l'article 2 ci-dessus Qa "Formation'') et en déSigne le Président.

Si cela paraît approprié selon les circonstances, le Président de la chambre ad hoc


peut, en venu de sa seule appréciation, nommer tlO arbitre unique.

Si une demande d'arbitrage est déposée et qu'eUe est connexe à un arbitrage


pendant devant la Chambre ad bac, le Président de la Chambre ad hoc peut
attribuer le second litige à la Fonnation nommée pour trancher le premier litige.
Pour décider d'une telle attribution, Je Président de la Chambre ad hoc prendra en
considération toutes les circonstances, y compris la conne..xité entre les deux
affaires et l'avancement de hl procédure dans la première affaire.

Le Greffe communique la demande à la Fonnatioo.

Article 12 Indépendance et qualifications des arbitres

Tout arbitre doit avoir une formation juridique et avoJ.r une compétence
reconnue en matière de sport. Il doit être indépendant des parnes et a l'obligation
de révéler immédiatement toute circonstance susceptible de compromenre son

indépendance.

Tout arbitre doit être présent pendant toute la durée des J.O. et se mettre en tOut
temps à la disposition de la Chambre ad hoc. Les mêmes obligations s'appliquent
au Président de la Chambre ad hoc.

Aucun arbitre ne peut agir en qualité de conscJl pour une partie ou tOut autre tiers
intéressé devam la chambre ad hoc.

J() / cegfr /27.01.06 Page 5

1
Article 13 Récusation et rêvocatiQn des arbitres

Un arbittc doit se récuser spontanément ou. à défaut, peut être récusé par une
pame SI les circonstances permettent de douter légitimement de son
indépendance. Le Président de la Chambre ad hoc eSI compétent pour connaître
de toute demande de récusation présentée par une partie. Il tranche sans délai
après avoir donné l'occasion aux panies et à l'arbitre concemé de s'exprimer.
dans la mesure où les circonstances le permettent. La récu::.ation doit être requise
dès connaissance du motif de récusation.

Tout arbitre peut être révoqué par le Président de la Chambre. ad hoc s'il esl
empêché d'accomplir sa mission ou s'il n'exerce pas ses fonctioO'$ confonnément

au présent règlement.

En cas de récusation spontanée ou si le Président de la Chambre ad hoc admet la


récusation requise par une panic ou procède à la révocation d'un arbitre, le
Président de la Chambre ad hoc désigne sans délai un arbitre remplaçant l'arbitre
". ". ". ,
recuse ou revoque.

Article 14 Effet suspensif ou mesures provisionnelles d'extrême urgence

En cas d'extrême urgence, le Président de la Chambre ad hoc ou la Formation, si


elle est déjà constituée, peLlt statuer sur une demande tendant à la suspension des
effets de la décision contestée ou à l'obtention de toute autre mesure
provisionnelle sans audition préalable du défendeur. La décision octroyant de
telles mesures cesse de déployer ses effets au plus tard lorsque la formation rend
une décision au sens de l'article 20 du présent règlement.

Pour décider de l'octroi de mesures provisionnelles, le Président de la Chambre


ad hoc ou la Formation prend cn considération le risque de dommage irréparable
qu'encourt le demandeur, les chances de succès de la demande au fond et
l'importance des interêts du demandeur par comparaison à ceux dl} défendeur ou
à ceLLX d'autres membres de la communauté olympique.

Article 15 Procédure devant la Fonnarion

a) Exception d'incompétence
Toute excepnon d'Incompétence de la Formation doit être soulevée d'entrée
de cause cr, au plus tard, au début de l'audience,

JOI regfr 12i .01.06 Page 6

1
b) Modalités de la procédure

La t--onnauoll or!';:[Link] la proceJur~ selon les modalité:; qu'clic esome


appropriées cn tenant compte des besoin:. et des circonstances spécifiques de
la cause, des inrérêts des parties, en particulier de leur droit d'être entendu.
ainsI que des impéraufs particuliers de rapidité ct d'efficacité propres à la
présente procédure ad hoc. La Formation a le contrôle de la procédure
probaroire.

c) Audience

Sauf si elle considère un autre mode de procéder plus approprié. la Formation,


dès réception de la demande, convoque les parties à une audience à très brève
échéance. EUe joint copie de la demande à la convocation adressée au
défendeur.

A l'audience, la Fonnation emeod les parues et procède aux mesures.


d'instrucrioo utiles. Les parties produisent à l'audience toutes les preuves dont
1 eUes entendent faire état et amènent les témoins qui SOn( entendus sur le
champ.

Si eUe s'estime suffisamment infonnée, la Fonnation peut ne pas tenir


d'audience et rendre une sentence immédiatement.

d) Autres mesures probatoires

Si une partie requiert une mesure probatoire supplémentaire, que légiùmemenr


elle n'était pas en état de produire à l'audîence, la Formation peut l'ordonner
1 dans la mesure nécessaire à la résolution du litige.

La Formation peut, à tout moment, procéder à [Link] meSure d'instruction

utile. Elle peUl en particulier nommer un expert et ordonner la production de


documents, informations ou autres preuves. Elle a égalemenr le pouyoir
discrétionnaire d'admettre ou d'exclure toute offre de preuve des parties et
d'apprécier librement les preuves. La Fonnanon informe les parries en

1 conséquence.

1
JO/regfl/27.01.06 Page :7
e) Dé~aul

Si les parties ou l'une d'eUes nc se présentent pas à l'audience ou ne donne pas


:mite aux injonctions. com'ocations ou autres communications de la
Fonnation, celle-ci peut néanmoins procéder.

Article 16 Pouvoir d'examen de la Formation

Ll Fonnaoon examine les (aits fondant la demande avec plein pouvOIr


d'examen.

Article 17 Droit applicable


La Fonnaoon statue en vertu de la Chane olympique, des règlements
applicables, des principes généraux du droit et des règles de droit dont elle
estime l'application appropriée.

Article 18 Délai dans lequel une décision est rendue


La Fonnation rend une décision dans un délai de 24 heures à compter du
dépôt de la demande. :\ titre exceptionnel, ce délai peut êrre prolongé par le
Président de la Chambre <Id hoc si les circonstances l'exigent.

Article 19 Prise de décision, forme et communication de la décision


La décision est pose à la majorité ou, à défaut, par le président de la
Fonnation. Elle est écrite, datée et signée par le Président de la Fonnation CI,

en principe, sommairemen t motivée. ;\van t la signa ture, la sentence est revue


par le Président de la Chambre ad hoc gui peut procéder à des modifications
de l'onne et, sans pour autant porter [Link].t à la libené de décision de la
Fonnanoo, attirer l'attennon de celle-ci sur des questions de fond.

EUe est communiquée aux panies sans délai. La Fonnation peut communiquer
le dispositif avant la motivation. La semence est exécutoire dès le prononcé du
dispositi f.

JO/rcgfc/27.01.06 Page 8
Pour autant que les COllÙtés Narionaux Olympiques concernés ne sont pas
parties à la procédure et nc reçoivent pas un exemplaire de la sentence en cette
qualité, cene-ci leur est com:nurùCj:Jée à tirre d'i:l fOllrultion.

Article 20 Contenu et portée de la décision

a) Choix entre sentence finale ou renvoi


En tenant compte de l'ensemble des circonstances de [a cause, y inclus les
prétentions du demandeur, la narure Ct la complexité du litige, l'urgence
d'une résolution, l'importance des mesures d'instruction nécessaires et des
questions de droit il trancher, le droit des parties d'être entendues et l'état
du dossier à l'issue de la procédure ad hoc, la Formation peut soit rendre
uJ!e sentence finale, soit renvoyer Je litige à l'arbitrage du TAS, selon le
Code de l'arbitrage en matière de sport. La Formation peut aussi rendre une
semence au fond sur partie du litige et renvoyer la partie non résolue du
litige à la procédure habituelle du TAS.

b) Mesures provisionnelles en caS de renvoi


Si elle renvoie le litige à la procédure habituelle du TAS, la Fonnatioo peUl,
même en l'absence de requête des parties à cet effet, prononcer des
mesures provisionnelles qui déploieoc leurs effets jusqu'à décision contnuIe
des arbitres dans p procédure habitueUe du TAS.

c) Renvoi
SI la Fonnation renVOIe le litige à \tI procédure habituelle du TAS, les
dispositions suivantes s'appliquent:

1) La Formation peut soit li'<er un délai au demandeur pour saisir le TAS


selon les articles R38 ou R48 du Code de l'arbitrage en matièl,'"C de
sport, soit prévoir le renvoi d'office. Dans les deux cas, les délais fiXés
par les sutues ou règlements de l'organjsme dont la dëcision est
contestée ou par J'article R49 dlJ Code de l'arbitrage eo matière de sport
ne s'appliquent pas.
ü) Le Greffe du TAS attribue l'arbitrage en fonction de sa nature SOit il la
Chambre d'arbitrage ordinaire, soit à la Chambre arbitrale d'appel.

.10/ r~gfr/?[Link], Page 9


ru) La Formation constituée pendant les ).0. reste saisie du litige pour les
besoins de [a prrn:édure habituelle du TAS ct, par la soumlssion au
prèJcnt règ1em(.;}t, les parties renom.T,l[ à invvquer :Outc chspositiun
contraire du Code de J'arbitrage en matière de spon ou de leur
convention concemam le nombre d'arbItres et le mode de consLiturion
de la Formanon.
i,') En cas de renvoi d'office, le Greffe du TAS prend toute disposition utile
pour la mise en oeuvre de la procédure habituelle du TAS compte tenu,
en paniculier, de la présente disposirion.

Article 21 Caractère exécutoire; absence de voies de recours

La déCision est immédiatement exécutOlre. Elle oe peut faire l'objet d'aucun


appel ou auue voie de droit.

Article 22 Gratuité de la procédure

Les services de la. Chambre ad hoc du TAS, y compris J'utilisarion de ses


installations et les prestarions des arbiues à l'égard des parties SOnt graruites.

En revanche, les parties doivent s'acquitter de leurs propres frais, y inclus frais
d'avocats, d'experts, de témoins et d'interprètes.

Article 23 Dispositions diverses

Le texte anglais et le texte français font foi. En cas de divergence, le texte


français prévaut.

Le présent règlement a été adopté par le ClAS à New Delhi le 14 octobre 2003
sur la base de la. Règle 61 de la Charte Olympique et des articles S6,
paragraphes 1, 8 et ] 0, 58, sn et R69 du Code de l'arbitrage en maDère de
spurt. Il fait partie intégrante du Code de l'arbitrage cn maoere de spon.

Le présent règlement peut êtrc modifié par le CIAS conformément à l'article


S8 du Code de l'arbitrage en matière de sport.

JO/ rq!,fr/27 .ouM Page 10


EXTRAIT DU JOURNAL LE POPULAIRE N°1820
DU SAMEDI 10 - DIMANCHE I l DECEMBRE 2005
« DECENTRALISATION DES ACTIVITES DU TAS:
L'AFRIQUE TRAVAILLE POUR L'OUVERTURE DE
DE SON BUREAU Il

ECRIT PAR YOUSSOUPH BADJI

1
_. - ------ - - . . --- -----­

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1

,,
74
c
~ BIBLIOGRAPHIE

I-OUVRAGES GENERAUX

'. DUVAL J.M, Le droit du sport: Etat et Fédérations sportives; compétitions


et Règlements sportifs; Service public et Monopole, Presse Universitaire
d'[Link] (P.U.A.M)- 2002.
• GAV ALDA. C. et De LEYSSAC. C, L'Arbitrage, Dalloz 1993
• KARAQUILLO J.P., Lé Droît du sport, 2eme Edition, Dalloz 1997
• LAPOUBLE J.C Droit du sport, Librairie. Générale de Droit et de
Jurisprudence. (LGDJ) ElA, 1999
• NDOYE. D, Les systèmes non juridictionnels de règlement des conflits au
Sénégal, Les éditions du CAFüRD 2001
., PAILLISS~R.J.B., Le Droit du Sport, r~re éditÎon, [Link] et Cie Juin
1989

II-ARTICLES

• Me Mathieu REEB, Secrétaire général du TAS, le Tribunal Arbitral du Sport,


·[Link] Arbitral du Sport/TA~-CAS-

• Keba MBAYE, Le Tribunal Arbitral du Sport, Revue juridique économie


Sport n° 31 juin 1994, P 21
~ Alpha SYLLA, Inspecteur de l'éducation populaire de la jeunesse et des
1 sports, « QueJle contribution du comité national Olympique sportif sénégalais à
la résolution des conflits sportifs: Cas du Football » disponible à la bibliothèque
1 de l'INSEPS (gème promotion 2001-2002)
75

ill-LEGISLATIONS

• Acte unifonne s~r le droit de "arbitrage ddns Je cadre du trdité dl "OHAûA


• Loi n° 98-30 du 14 avril 1998 sur l'~rbitrage, JORS du 24 avril 1998.P. 249.

• Décret n° 98-492 du 5 juin 1998 portant Livre VI des arbitrages du nouveau


code procédure civile du Sénégal et des voies d'exécution, EDlA 2003

• Code du sport, deuxième édition, Dalloz 2001

IV-STATUTS ET REGLEMENTS

• Le règlement d'arbitrage de la cour commune de justice et d'arbitrage de


l'OHADA du 12 mars 2000.
• Le règlement d'arbitrage du centre d'arbitrage de médiation et de conciliation
de la chambre d'industrie et d'agriculture de Dakar
,. La charte Olympique du Il septembre 2000

• "Le Code de l'arbitrage en matière de sport

• Les Statuts et les règlements de la FIFA


• Les Statuts et les règlements de la CAF
• Les Statuts et les règlements généraux de la Fédération sénégalaise
de Football en date du 15 septembre 2002,
• Les Statuts et les règlements généraux de la Fédération sénégalaise
de Basket BalI adoptés en A.G Extraordinaire le 31 Août 1996

'V-JURISPRUDENCE

• Tribunal Fédéral Suisse 15 mars 1993 E.G/TAS note de [Link],


[Link] nO 31 juin 1994 P 37 et S,
.
~
c Vr/ 76
:;: .
1

PLAN DETAILLE

INTRODUCTION 7
CHAPITRE PRELIMINAIRE: GENERALITES SUR LE TRIBUNAL
ARBITRAL DU SPORT 14
SECTION 1 : HISTORIQUE DU TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT 14
Paragraphe 1 : L'origine du TAS 14
Paragraphe II : L'organisation du TAS de 1984 à 1994 16
Paragraphe III : Les réfonnes du TAS depuis 1994 17
SECTION II : LES LITIGES SPORTIFS RELEVANT
DE LA COMPETENCE DU TAS 21
Paragraphe 1 : Les litiges sportifs de nature commerciale 21
Paragraphe II : Les litiges sportifs de nature disciplinaire 22
Paragraphe III : Les litiges survenus lors des Jeux Olympiques 22
'TITRE 1 : LES PROCEDURES DE RESOLUTION DES LITIGES
SPORTIFS PREVUES POUR LE TAS 24
. .

CHAPITRE l : LA PROCEDURE D'ARBITRAGE ORDINAIRE 25


SECTION 1 : LA CONSTITUTION DE LA FORMATION ARBITRALE .. 26
Paragraphe 1 : Le rôle des parties dans la constitution
de la formation Arbitrale 26
Paragraphe II : Le rôle du TAS dans la constitution
de la formation Arbitrale 27
SECTION II : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE D'ARBITRAGE
ORDINAIRE 28
Paragraphe 1 : L'instruction écrite de la procédure d'arbitrage
Ordinaire 28
Paragraphe II : L'audience d'arbitrage ordinaire 30
77

CHAPITRE II : LA PROCEDURE ARBITRALE D' APPEL 32


SECTION 1 : LA CONSTITUTION DE LA fORMATION ARBITRALE
D'APpeL 33
Paragraphe 1 : Le rôle des parties dans la constitution
de la fonnation arbitrale d'appel 33
Paragraphe II : Le rôle du TAS dans la constitution
de la fonnation Arbitrale 33
SECTION II : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE
D'APPEL 34

Paragraphe 1 : L'instruction écrite de la procédure arbitrale d'appel.. .. 35


Paragraphe Il : L'audience de la procédure arbitrale d'appel. 36
CHAPITRE III : LA PROCEDURE ARBITRALE SPECIALE 38
SECTION 1 : L'ORGANISATION DE LA CHAMBRE AD HOC 38
Paragraphe 1 : La composition de la chambre ad hoc 39
Paragraphe II : Le fonctionnement de la chambre ad hoc 39
SECTION II : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE
SPECIALE 41
Paragraphe 1 : L'audience de la procédure spéci ale 4)
Paragraphe II : Le prononcé de la sentence arbitrale .42

TITRE II: CRlTIQUES DES PROCEDURES DE RESOLUTION


DES LITIGES SPORTIFS PREVUES POUR LE TAS .44
'CHAPITRE 1 : LES LIMITES DU TAS .44
SECTION 1 : LES LIMITES LIEES A L'ACCESSIBILITE DU TAS .44
Paragraphe 1 : Les limites liées à l'accessibilité géographique .45
Paragraphe II : Les limites liées à l'accessibilité financière .45
SECTION II : LES LIMITES LIEES AU FONCTIONNEMENT DU TAS .. .46
Paragraphe 1 : La non professionnaJisation des arbitres du TAS .46
Paragraphe II : L'absence du double degré de juridiction 47

1
78

CHAPITRE II : PROPOSITIONS DE SOLUTIONS AUX LIMITES


DU TAS 48
SECTION 1: FROPOSITIONS POUR UN ACCES FACILE DU TAS .48
SECTION Il : PROPOSITIONS POUR UN FONCTIONNEMENT
DU TAS AVEC PLUS DE GARANTIES A9
CONCLUSION 51
ANNEXES 52
.BIBLIOGRAPHIE 74
PLAN DETAILLE 76

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