Mo06 09
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INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DE L'EDUCATION
POPULAIRE ET DU SPORT
(INSEPS)
Sujet:
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INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DE L'EDUCATION
:l POPULAIRE ET DU SPORT
(INSEPS)
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1 (])épartement Administration, çestion et Contrôt:e
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Sujet:
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Préparée et soutenue par : Sous la direction de :
l Marna Laye MBAYE M. Fara MEüDJ
13 è /ll e p roma/IOn
. inspecteur de l'Education Populaire,
l de la Jeunesse et des Sports
Docteur en Droit
l
Année universitaire: 2005-2006
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DEDICACES
1
Par ra grâce ae {j)ieu, Ce ?disén"cordie1.L.:G je iléaie ce travair
v }lu 5WafidîSeytfina Limamou Laye et à toute sa famiŒe
:J{ous sommes persuaaés que [e chemin que 'VQ1IS G'UCZ tracé, mène lJCrs [cs portes
au paraâis
Que rDieu nous aiâe à [empnmter et y rester toute notre <vie cfurant.
../ }l ra mémoire cie ma Çrancf-mère ;[Link] rFatou ?rl6aye Œâ
Pour ra tenaresse avec faquer[e e[[e a su nous entourer;
Çrana-mère tu est partie mais tes souvenirs me resteront éterne[[ement.
Que rDieu t 'accuei[{e au paraâis.
../ )l ra mémoire cfe [Link] Omar J{(])OVfR., un co[{ègue qui nous a quitté très
tôt. Que [a terre cfe 'l(po[ac/[Link] soit [égère.
v )l mon père Çora ?rlŒ)lcrtE; et à ma mère;Istou Laye 5l1Œ)l<YŒ
}l. ucun mot ne saurait exprimer ce que je ressenS pour vous.
Vous œvez fait cfe moi ce que je suis aujourâ'[Link]~ tout en essayant de 'vous renare
[a monnaie je suis sûr â'une cnose : je vous serai reaeva6Ce étem.e[[ement.
Que 'Vos sacrifices ne soient pas vains.
Que 0ieu vous raisse panni nous penâant très [0 17gtemps.
../ }l mesfrères et sœurs
Que (j)ieu nous garâe toujours unis et nous mde à ne jamais créee'voir nos parents
../ fi mes tantes et ancCes
Particufièrement à rronton .Jl6tIoufaye :A1Œ}lryfE qui ll'a jamais cessé de nous
aitIer et cIe nous encourager
REMERCIEMENTS
!En [Link] des 60ns et aes mazrums moments passés ensem6(e dans une
atmospnère de fraternité et {{entente sympathique.
La cofia6itation entre sénéga{ais, nigériens et ga60nais a été terre qUo 'altjoura'fiul~
INTRODUCTION
CHAPITRE PRELIMINAIRE: GENERALITES SUR LE TRIBUNAL
ARBITRAL DU SPORT
SECTION 1 : HISTORIQUE DU TAS
SECTION II : LES LITIGES SPORTIFS RELEVANT
DE LA COMPETENCE DU TAS
TITRE 1 : LES PROCEDURES DE RESOLUTION DES LITIGES SPORTIFS
PREVUES POUR LE TAS
CHAPITRE 1 : LA PROCEDURE D'ARBITRAGE ORDINAIRE
SECTION 1 : LA CONSTITUTION DE LA FORMATION ARBITRALE.
SECTION II : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE D'ARBITRAGE
ORDINAIRE
CHAPITRE II : LA PROCEDURE ARBITRALE D'APPEL.
SECTION 1: LA CONSTITUTION DE LA FORMATION ARBITRALE D'APPEL
SECTION Il : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE D'APPEL
CHAPITRE III : LA PROCEDURE ARBITRALE SPECIALE
SECTION 1 : L'ORGANISATION DE LA CHAMBRE AD HOC.
SECTION Il : LA CONDUITE DE LA PROCEDURE ARBITRALE SPECIALE
TITRE II : CRITIQUES DES PROCEDURES DE RESOLUTION DES
LITIGES SPORTIFS PREVUES POUR LE TAS
CHAPITRE l : LES LIMITES DU TAS
SECTION 1 : LES LIMITES LIEES A L'ACCESSIBILITE DU TAS
SECTION II : LES LIMITES LIEES AU FONCTIONNEMENT DU TAS.
CHAPITRE II: PROPOSITIONS DE SOLUTIONS AUX LIMITES DU TAS
SECTION 1: PROPOSITIONS POUR UN ACCES FACILE DU TAS
SECTION II : PROPOSITIONS POUR UN FONCTIONNEMENT DU TAS AVEC
PLUS DE GARANTIES
CONCLUSION
ANNEXES
c
ABREVIATIONS
INTRODUCTION
Dans le passé, la justice privée est apparue très tôt peu ravorable aux bonnes
nonnes sociales et à la sécurité .Ce système assurait le triomphe de la force de la
violence et de l'arbitraire. Une société soucieuse d'éviter de graves troubles à
J'ordre public ne peut accepter un tel système .C'est pourquoi avec l'émergence
des Etats centralisés et unifiés, la justice publique s'est substituée' à la justice
privée.
La résolution des conflits sociaux est devenue une des fonctions de l'Etat. Ce
dernier a ainsi le monopole de la justice .Le monopole étatique ci-dessus décrit
est absolu lorsque le litige concerne J'ordre public. Mais avec la particularité de
certains litiges, liée aux secteurs dans lesquels ils ont pris naissance, on assiste à
des atteintes à ce monopole.
C'est le cas des litiges douaniers, fiscaux, SOCIaux, commercIaux) sportifs
etc.... Pour régler ces différends, jj est admis de recouvrir à d'autres modes de
résolution des conflits. Il s'agit de la transaction, de la concihation de l'arbitrage
et de la médiation.
La transaction est l'acte par lequel les parties tenninent ou préviennent une
contestation en consentant des concessions réciproques.
La conciliation est un procédé de règlement des conflits au cours duquel une ou
plusieurs personnes essayent d'amener deux personnes en litige à un règlement
amiabJe. La conciliation constitue souvent une phase préalable de cerlains
procès. Elle est une phase obligatoire pour le règlement des conflits relevant du
droit du travail.
L'arbitrage et la médiation sont des procédures de règlement des conflits
collectifs qui constituent à confier à un tiers choisi la solution d'un litige.
8
Ces modes alternatifs de résolution des conflits SO])! de plus en r1us utilisés déll1S
le monde des affaires et par le mouvement sportif.
En matière d'affaire ]'utilisation de l' arbi trage) de la médiati on et de la
conciliation est organisée aussi bien en droit inteme, qu'en droit communautaire
(sous régional) ainsi qu'en droit international.
De ce fait, il existe au niveau de la chambre de commerce d'industrie et
d'agriculture de Dakar, (CCfAD), un centre d'arbitrage de 1l1édiatiol1 ct de
conciliation: ce centre est régi par un règlement d'arbitrage et Uil règlement de
concîliation et de médiation en vigueur depuis le 06 octobre 1998.
Dans le cadre de J'organisation pour J'harmonisation du droit des affaires en
Afrique (OHADA), il Y a des teXtes el insliluliuns qui favonscn1. l'usage Je
Le concept SpOl1 est d'origine anglo-saxonne el trouverait ses raci Iles dans le
vieux français «expOI1e» qui signifie ébat, amusement. Le sport e5't défini
comme une activité physique qui a pOUT but la compétition, 1'hygiène ou la
simple distraction. Il vise aussi l'ensemble des disciplines spoliives.
Quand au concept de «Tribunal Arbitral du sport, «il est une institution
indépendante de tout organisme sportif offrant des services dans le but de
faciliter la résolution des litiges en matière de sport par la voie d'arbitrage ou la
médiation au moyen d'une procédure adaptée aux besoins spécifiques du monde
sporti f. L' historique de cette institution sera l'ev isi té dans le corps dc notre
analyse.
L'arbitrage, qui est l'une des voies utilisées pJr le TAS pour régler les conflits,
existe depuis longtemps. Aristote dis3it que « l'arbitrage a été inventé pour que
l'équité soit appliquée ».
Au delà même de la doctrine le législateur français reconnaît cette méthode juste
après la révolution française. L'article 1cr de la loi des 16,24 Août 1790 énonçait
que « l'arbitrage est le moyen le plus raisonnable de teJl11iner les contestations
entre citoyens ».
Dans son acception juridique, l'arbitrage est défini par le vocabulaire juridique
captant comme «un mode dit parfois amiable ou pacifique m3i~ toujoms
juridictionnel de règlement d'un litige par une autorité (le ou les arbitres) qui
tient son pouvoir de juger non d'une délégation permanente de j'Etat, mais de lél
convention des p31iies.
Il y a deux types d'arbitrage« l'arbitrage dit ad hoc» qui est mis en œuvre par
les parties et leurs conseils en dehors de toute institution;» l'arbitrage dit
instituti onnel qUI est réalisé sous l' égide d' organi smes nationaux ou
internationaux comme le Comité International Olympique (CTO)
L'autre méthode choisie par cette instance intemationale de résolution de
conflits sportifs est la médiation.
12
Avant d'aborder les procédures de résolution des litiges sportifs prévues pour le
TAS (Titre 1) et de faire des critiques à leur encontre (Titre Il); il convient
d'abord de traiter le Chapitre préliminaire relatif aux généralités sur le TAS.
14
A ce niveau il importe de mettre l'accent sur trois points. 0 'abord nous allons
rappeler l'origine du TAS (paragraphe 1) ensuite nous verrons r organisaLion dè
ce tribunal de 1984 à 1994 (paragraphe II) et enfin nous évoquerons les réfonnes
du TAS depuis la convention de 1994 (paragraphe HI).
spécial a été crée. Il était mis .sou:-; 1<1 dircelÎoll de I<éb,l MBA YE, Illelllbre du
cro, alors juge à la cour internationabde justice à la Hayes.
Le CIO regroupe des fédérations internationales sportives et des comités
nationaux olympiques. Il est l'instance suprême du mouvement sporti f
internati onal.
La création du TAS était notamment motivée par le besoin de créer une autorité
spécialisée, capable de trancher des litiges sportifs internationaux.
Les conflits visés sont ceux survenant il l'occasion de la pratique du spoJ1". de
son développement ou de l' exerci ce de tou te activité sportive.
C'est en mars 1984 lors de sa huitième (Sème) session de New Delhi que le CIO
a crée le Tribunal Arbitral du Sport. Cette création est intervenue avec
1'entérinement des statuts du TAS qui sont entrés en vigueur le 30 juin 1984. Le
TAS est devenu opérationnel dès cette date sous la di rection du président Kéba
MBAYE.
Les avantages qu'offre cette instance arbitrale sont mu ltiples.
Elle offre une procédure plus rapide, plus simple et plus discrète. Les arbitres
sont plus outillés que les juges ordinaires. Aussi était-il prévu que le CIO
supporte l'ensemble des frais et des dépenses occasionnés par le fonctionnement
du tribunal arbitral.
Dès le départ, il était établi que la juridiction du TAS ne devait aucunement être
imposée aux athlètes ou aux fédérations mais rester à la libre disposition des
parties.
Pour ce qui est de son organisation, il faut tenir compte de deux période~ : avant
et après l'année 1994.
Paragraphe II : L'organisation du TAS de J 984 à 1994
Les statuts du TAS ne pouvaient être modifié que par la session du CIO., sur
proposition de la commission exécutive du CIO.
En 1991, le TAS a publié un guide de l'arbitrage comprenant plusieurs eX~Jllplcs
de clauses d'arbitrage.
Panni ces exemples figuraient une clause d"arbitrage il insérer dans des ~tJ1U1S
Si J'intérêt du TAS. n'a pas manqué d'être évoqué pôr la doctrine, son
rattachement au cro. malgré le soin apporté au choix de ses membres, posait
clairement la question de son indépendance et de la validité au regard du droit
suisse des arbitrages rendus.
1:-\
1
Dans un arrêt du 15 mars 1993 , Je tribunal !ëdéral SUlsse va reconnaître
l'indépendance et l'impartialité du TAS.
Dans cette affaire un cavalier allemand avait fait un recours devant le TAS.
contre la décision de la Fédération Equestre Internationale qui l'[Link]
sanctionné à la suite d'un contrôle antidopage positif. L'instance arbitrale ayant
seulement diminué la sanction, le requérant s'était pourvu devant le Tribunal
fédéral suisse en invoquant la loi locale sur l'arbitrage international. Le juge a
reconnu sa compétence en constatant le caractère international du litige. Le
tribunal suisse a retenu que tant par sa composition que par ses IT'lOdalirés de
fonctionnement, il s'agit bien d'une instance juridictionnelle offrant toutes les
garanties d'impartialité et de compétence demandées pour régler le litige en
question. Il est notamment mis l'accent sur l'indépendance qui existe entre
l'instance arbitrale et la fédération internationale concernée. Par contre, le juge
ne manque pas de révéler que de telles garanties n'existaient pas C!<111S le c.<1~ Ol!
1 Tribunal fédéral suisse, le 15 mars E.G/TAS note 0 Lévy, Rcv.,iul-. Cl;O srmLn".1 1 jUill j')94, J1:,7 CI .'lIl.
1'1
Chaque chambre est dirigée par un président. En 1996 le CIAS a crée deux
bureaux décentralisés pennanents, le premier à Sydney en Australie et Je second
à Denver aux Etats-Unis d'Amérique. En décembre 1999, le bureau de Denver a
été transféré à New York. Ces bureaux décentralisés sont rattachés au greffe du
TAS à Lausanne et sont compétents pour recevoir et notifier tous actes de
procédure. Leur création a permis de faciliter l'accès au TAS de parties
domiciliés en Océanie et en Amérique du Nord.
En 1996 toujours, le CIAS a crée une chambre ad hoc ayant pOUT mission de
trancher de manière définitive et dans un délai de Vingt-quatre (24 ) heures les
litiges survenant pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta.
En 1998, une chambre ad hoc a été mise sur pied par le ClAS pour les Jeux
Olympiques d'hiver de Nagano.
Ces deux chambres ad hoc ont fait l'objet de deux règlements d'arbiLrage
spéci fiques.
Le succès de ces chambres ad hoc a fortement contIibué à faire connaître le TAS
auprès des athlètes, des organismes sportifs et des médias dans le monde entier.
Le 14 octobre 2003 à New Delhi le CTAS a adopté un règlement d'arbitrage
pour les Jeux Olympiques.
Les arbitres du TAS sont désignés pour une période renouvelable de quatre ans.
Ils doivent être des personnalités ayant une formation juridique et une
compétence reconnue en matière de sport. Les arbitres sont nommés sur
proposition du CIO, des FIS et des CNO.
Au moment de leur désignation, ils doivent signer une déclaration écrite à cet
effet.
Tous les arbitres sont tenus à une obligation de confidentialité. Ils ne doivent
révéler aucune infonnation ayant traits aux litiges.
Mais, faudrait~il que les litiges soient de la compétence du TAS.
" ...
l Voir à ce sujet la sentence rendue dans l'arbitrage TAS 92/81 in Recuei 1des scnlCllce~ du TAS \9X(,-19XR
))
C'est dans Je cadre de J'application de cette disposition que Je CrAS a crée une
chambre ad hoc du TA.S ayant pour mission de trancher de manière définitive
et dans un délai de vingt-quatre ( 24 ) heures les litiges survenant pendant les
Jeux Olympiques d'Atlanta. Afin que tous les participants aux J.O. (Athlètes,
Officiels, Entraîneurs, Fédérations, etc .... ) puissent accéder facilement à la
chambre ad hoc, une procédure spéciale, simple et gratuite, fut élaborée à cette
occasion. Cette chambre ad hoc était composée de deux co-présidents et de
douze arbitres présents dans la ville olympique pendant toute la durée de~ jeux.
En 1998, pour les besoins des Jeux Olympiques d'hiver de Nagano, le CIAS.
avalt mis sur pied une nouvelle chambre ad hoc.
Cette chambre ad hoc a été organisée à peu près de la même manière que celle
d )Atlanta 4 .
Devant le T.A.S, les procédures de résolution des litiges sont organisées par le
code de l'arbitrage en matière de sport (CAS). Ce code est en vigueur depuis
pJus de dix an5 5. Il régit l'arbitrage et la médiation devant le TAS.
Nous tenons à signaler dès maintenant que la médiation en tant que procédure de
résolution des litiges sportifs ne fera pas l'objet de développement dans le c(ldre
de cette étude. Nous avons fait ce choix en raison du caractère non contraignant
et informel de la procédure de médiation() llléli~ aussi ciu hlil qu'en C.1" d'échec
les parties peuvent recourir à l' arbi trage.
Les langues de travail du TAS sont le français el 1: anglais. Les parties peuvent
se faire représenter ou assister par des personnes de leur choix. Il revient au
greffe d'effectuer les notifications et communications que le TAS destine aux
parties. Les délais fixés par le CAS commencent à couriT le jour suivant celui de
la réception de la notification effectuée par le TAS.
Tout arbitre doit être et demeurer indépendant des parties et al' obligation de
révéler immédiatement toute circonstance susceptible de compromettre son
l ,
J Le montant du droit de greffe est prévu par l'article R 64·1, L'<lcronymc CHF signifie frallc de 1;] C()l11nl\IIl.1lllé
Helvétique.
SECTION J : LA CONSTITUTION DE LA FORMATION ARBITRALE.
La fonnation arbitrale est la structure qui aura la tâche de trancher le litige. Elle
est un démembrement de la chambre ordinaire du TAS. Elle compte un ou
plusieurs arbitres choisis soit par les parties, soit par Je TAS.
Ainsi dans le cadre de cette section nous aborderons le rôle des paliies dans un
premier paragraphe et dans un second Je rôle du TAS.
récuser un arbitre. Cette demande de récusation doit être motivée. Elle doit êlre
requise dans les sept jours suivant la connaissance de la cause de récusation.
A côté des parties en conflit, le TAS peut jouer un grand rôle dans la
constitution de la fonllation arbitrale.
SCette demande peut émaner du défendeur. Dans ce cas il s'agit d'lin <lppcl cn cause Mais aussi, cel(c demande
peut émaner d'un tiers qui veut être panie il l'arbitrage. Dans Ce dernIer cas on parlerail d'intervenllOn
29
~ Le mémoire est un document écrll contenanc l'exposé de~ pretcllllons Cl arguments d '1111 dClllillldcur. Le contre
mémoire eSI un document écrit par un défendeur en réaction d'un mémoire J'incriminant
III
statuer en équité ».
La procédure d'arbitrage prend fin avec le prononcé de la sentence. D'après
l'article R. 46 du CAS cette sentence est rendue il la majorité ou, a défaut de
majorité, par le président de la fonnation seul.
La sentence est écrite, sommairement motivée, sauf si les parties en conviennent
autrement. Elle est aussi datée et signée par le président de la fonnation.
Cette sentence rendue est définitive el' obligatoire pour les parties à compter de
sa communication.
Pour ce qui est du coût de cette procédure, il faut dire qu'en plus du droit de
greffe (500 CHF) versé au début les parties contribuent aux frais liés à J'audition
des témoins et experts. Elles pm1icipent aussi à côté du TAS au paiement des
honoraires des arbitres.
A côté de la procédure d'arbitrage ordinaire les acteurs du mOuvement sportif
peuvent utiliser une autre procédure pour accéder au TAS. C'est la procédure
arbitrale d'appel objet du chapitre qui suit.
32
La procédure arbitrale d'appel est organisée pâr les arl"icles R.47 à R.59 du CAS.
Cette procédure pennel au TAS de pouvoir se prononcer sur des litiges sporlil"s
qui ont déjà fait l'objet d'une première décision au niveau des fédérations,
associations ou autres organismes spoliifs. Elle se passe devant la chambre
arbitrale ct 'appel. Ainsi, en vertu de J'article RA7 du CAS « Un dppeJ contre
une décision d'une fédération, association ou autre organisme spOIti f, peut être
* 11 [Link] no/er que si les parlies son! convenues de recourir à un arbitre unique. sa désignation n' esi pas l,Ii [(; d<lns
la dtelaration d'appel.
:n
1._
En effet) si les parties dans la convention d'arbitrage ont choisi de soumettre leur
différend à un juge unique et qu'elles ne s'accordent pas pOlir sa nomination il
appartient au président de la chambre de désigner cet arbitre.
De même si la convention des parties n'indique pas le nombre d'arbitres devant
connaître de l'affaire) il revient au président de la chambre de prendre des
décisions allant dans ce sens. Pour cela, il va tenir compte des circonstances de
l'affaire.
Si 1)appel revêt un caractère d'urgence, le président peut décider de 1(1 soumettre
à un arbitre unique. Aussi peut-il confier l'affaire à trois (3) arbitres dans ce cas
l'intimé doit désigner un arbitre dans les dix jours suivant la réception de la
déclaration d'appel. A défaut de désignation dans ce délai, le président' de la
chambre procède à la désignation en lieu et place de l'intimé.
Toujours dans le cadre de la constitution de la formation arbitrale et d'après
j'article R.S3 du CAS, c'est le président de la chambre d'appel qui nomme le
président de la formation.
Les arbitres désignés par les parti es ne sont réputés nommés gu' après
confinnation par le président de la chambre d'appel. Avant de procéder à cette
confinnation~ le président de la chambre s'assure que les arbitres répondent aux
conditions de l'article R.33 du CAS relatives à leur indépendance el à leur
qua1ification.
Lorsque La formation est constituée, la greffe constate la constitution de la
formation et transmet le dossier aux arbi tres.
Ce sont ces derniers qui vont se charger la conduite de la procédure..
L
Les autres tâches sont effectuées à travers J'instruction écrite (Paragraphe 1) et à
travers l'audience (Paragraphe 11).
II Il faut entendre par exception d'incompétence une requête vi"ant à contester la cOlllpélencc d'un tribunal, tlU
L
ni à fonnuler de nouvelles offres de preuves apres la SOUmlSSJOn de la
motivation d'appel et de la réponse. CecI témoigne du caractère complet de 1<1
motivation d'appel et de la réponse retenu par le CAS en son article R.56. Si
l'intimé ne dépose pas sa réponse dans le délai imparti, la fonnation peut
néanmoins poursuivre la procédure d'arbitrage.
Après l'instruction écrite, la formation arbitrale procède à l'instruction orale
autrement appelée audience.
1
,\7
1
CHAPITRE III : LA PROCEDURE ARBITRALE SPECIALE
La première chambre ad hoc du TAS a été crée par le CTAS en 1996 lors des
Jeux Olympiques d'Atlanta. La mission de cette chambre était de trancher de
manière définitive et dans un délai de vingt (24) heures les litiges survenant
pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta.
Pour cela une procédure spéciale, à la fois simple, flexible, et gratuite fut
élaborée afin de fa ci! iter aux participants l'accès à la chambre ad hoc.
L'initiative d'Atlanta 96 a été renouvelée par le CIAS pour les lO qui ont suivi.
Il faut noter que c'est en 2003, à la vei Ile des lO d'Athènes que le ClAS a mis
en place, u~ règlement d'arbitrage pour les Jeux Olympiques 13
C'est ce règlement qui organise aujourd'hui la procédure arbitrale spéciale. Il a
pour but d'assurer dans l'intérêt des athlètes et du sport, la résolution par la voie
d'arbitrage des litiges SUl-venus lors de J.O.
Ainsi, il est clair que ce règlement a un domaine d'application précis.
Il est délimité par l'articl e premî er du règJ ement d'arbitrage pour les Jeux
Olympiques. (RAJO).
Dans le cadre de l'étude de cette procédure spéciale nous allons dans un premier
temps nous arrêter sur l'organisation de la chambre ad hoc (Section 1) avant de
décrire la conduite de la procédure (Section Il).
13 Avant 2003 il étall adoptée un règlement d'arbltrnge propre il chaque.: J.O c'esl le c~s pOUl' Atl1JlllJ l)() cl
Sydney 2000.
Paragraphe] ; La composition de la chambre 'lci hoc
Selon l'article 2 du RAJO ({ ... la chambre ad hoc comprend des arbitres figurant
sur une liste spéciale, un président et un greffe. »
La liste spéciale des arbitres est établie par le CIAS. Cette liste comprend
uniquement des arbitres qui figurent sur la liste générale des arbitres du TAS et
qui sont présents aux lO.
La liste spécjaJe est pubJiée avant l'ouverture des J.O. Elle peut être modifiée
ultérieurement par le Bureau du ClAS en cas de besoin.
Le président de la chambre ad hoc est élu par le Bureau du ClAS parmi ses
membres. Il doit être indépendant des parties. Le président est chargé du bon
fonctionnement de la chambre ad hoc.
La chambre ad hoc a son greffe propre qui doit être logé sur le site des lO. Ce
greffe est placé sous ]a responsabilité du secrétaire du TAS.
Il faut, tout de même noter que si le greffe de la chambre ad [Link] se trouve sur le
site des J.O, son siège est fixé à Lausanne ville d'accueil du TAS. Mais il
importe de dire que ceci n'a pas d'incident négatif sur le fonctionnement de la
chambre ad hoc.
J _
- Toutes explications utiles sur les )jeux des J.O et Je cas échéant, les numéros de
télécopie et l'adresse électronique auxquels le demandeur peut être atteint pour
les besoins de la procédure ainsi que, le cas échéant, les mêmes indications pour
la personne représentant le demandeur.
Comme l'indique cette dernière mention, les parties engagées dans une
procédure arbitrale spéciale peuvent se faire représenter ou assister par les
personnes de leur choix, dans la mesure où les circonstances le permettent.
Une formule type de demande est à disposition des parties ou greffe.
D'après l'art 6 du [Link]ü« la langue d'arbitrage est l'anglais ou le français. »
Après dépôt de la demande d'arbitrage; il Y a un échange de notifications et
communications entre la chambre ad hoc et les parties.
Dès le dépôt de la demande, le président de la chambre décide du nombre
d' arb i tre devant connaître du lit i ge.
Il lui revient aussi de désigner les. Clrbitres. Ces derniers doivent figurer SLlr la
liste spéciale.
Si une demande d'arbitrage est déposée et qu'elle est connexe à un arbitrage
devant la chambre ad hoc. le président de la chambre ad hoc peul attribuer le
second litige à la formation nommée pour trancher le premier litige.
Pour décider d'une telle attribution, le président de la chambre ad hoc prendra en
considération toutes les circonstances, y compris la connexité entre les deux
affaires et l'avancement de la première affaire.
Dans le cadre de la procédure spéciale la récusation et la révocation des arbitres
ne sont pas exclues. Elles sont prévues par l'article 13 du RAJO.
Si les arbitres ne sont pas victimes des exceptions sont levées, ci-dessus, il leurs
reviendra de conduire la procédure.
J'-- _
·11
JL....--- _
42
A ]' audience, la formation entend les parties ct procède aux I11CSU l'CS
d'instructîon utiles. Les parties produisent à l'audience toutes les preuves dont
elles entendent faire état et amènent les témoins qui sont entendus sur le champ.
La fonnation peut, à tout moment, procéder à toute mesure d'instruction util e.
Elle peut en particulier nommer un expert et ordonner la production de
documents, infonnations ou autres preuves. Elle a également le pouvoir
discrétionnaire ct 'admettre ou ct' exclure toute offre de preuve des parties et
d'apprécier librement les preuves. La formation informe les parties en
conséquence. Elle examine les faits fondant la demande avec plein pouvoir
d'examen
D'après l'article 17 du RAJü «La Fonnation statue en vertu de la Chalte
Olympique, des règlements applicables, des plincipes généraux du droit et des
règles de droit dont elle estime l'application appropriée. »
Si les parties ou l'une d'elles ne se présentent pas à l'audience ou ne donne plus
suite aux injonctions, convocaÜons ou autres communications de la formation
arbitrale, celle-ci peut néanmoins continuer la procédure jusqu'au prononcé de
la sentence.
La sentence est commu niguée aux parti es san s dél ai. EII e est ex écu to ire dès 1e
prononcé du dispositif.
Pour ce qui est du contenu de la décision l'article 20 du RAJO semble prévoir
que la formation ou le juge unique a le choix entre une sentence finale et une
sentence de renvoi. Cet articJe dispose «en tenant compte de l'ensemble des
circonstances de la cause, y inclus les prétentions du demandeur, la nature et la
complexité du litige, J'urgence d'une résolution, l'importance des mesures
d'instruction nécessaires et des questions de droit à trancher, le droit des pal1ies
d'être entendues et l'état du dossier à l' issue de la procédu re <.lei hoc, la
fonnation peut soit rendre une sentence finale, soit renvoyer le litige à
l'arbitrage du TAS, selon le code de ]'arbitrage en matière de sport.
La fonnation peut aussi rendre une sentence au fond sur partie du litige et
renvoyer la partie non résolue à ]a procédure habituelle du TAS.
Si elle décide de renvoyer le litige devant le TA S, la formation arbitrale peut
même en l'absence de requête des parties à cet effet, prononcer des mesu l'es
provisionnelles qui déploient leurs effets jusqu'à décision contraire des arbitres
de la procédure habituelle du TAS.
La sentence rendue lors d'une procédure arbitral e spéciale du TAS ne peut faire
l'objet d'aucun appel ou autre voie de droit.
Les litiges sportifs qui anivent au TAS sont ainsi réglés selon leur particulari té à
travers, les trois modes de résolution exposés ci-dessus.
Maintenant, il est question dans le cadre du second titre de notre étude de jeter
un regard critique sur les procédures qu'emprunte le TAS.
44
Après étude des différents types de procédures d'arbitrage des litiges découlant
de la pratique et du développement du sport, sous l'égide du TAS, nous avons
noté deux sOltes de limites.
Les premières sont 1iées à l' accessibi lité du TAS (Section J); les secondes
concernent son fonctionnement (Section II)
Le TAS a son siège à Lausanne. Excepté les chambres ad hoc toutes les
déclarations et/ou requêtes d'arbitrage sont traitées en Suisse. Les bureaux
décentralisés d'Australie et d'Amérique qu i reçoivent et transmettent les
dossiers, ne résolvent que partiellement le problème. C'est pourquoi nous
pensons que la demande des africains relative à l'installation d'un bureau du
TAS dans le continent n'est pas assez pertinente. En ce sens que seul le pays qui
accueillira le bureau en bénéficiera réellement La situation sera la même pour
les acteurs du mouvement sportif des autres pays d'Afrique qui vont continuer à
déposer leur demande d'arbitrage en dehors de leurs front ières.
Le faît que toute personne qui désire saisir Je TAS soit obligée de s'adresser au
siège constitue un obstacle. La faiblesse du contentieux en la matière pourrait
tTOuver sa justification en une telle situation.
Le succès des chambres ad hoc doit pousser les autorités du mouvement spoltif
international à faire de sorte que tous les acteurs puissent saisir le TAS, à partir
de leur pays.
A côté des problèmes d'accessibilité géographique du TAS. [] y' a les di fficultés
liées à J'accessibilité financière.
Cette contrainte est réelle dans les pays sous développés d'Afrique. Même s'il y
a un effort de limiter les frais, la procédure d'arbitrage reste chère.
Si le montant du droit de greffe initial est acceptable, les frais du procès sont
considérables pour nos fédérations, nos clubs, nos athlètes, entraîneurs etc....
Panni ces frais on compte les frais de déplacement des panies, (billets d'avion,
hébergement, honoraires d'avocats etc .. ) la prise en charge des frais de
témoignage d'expertise et d'interprète, la participation au paiement des
honoraires des arbitres. Etant donné que le TAS statue en Suisse, vous devez
comprendre pourquoi dit-on gue l'accès du TAS pose problème au plan
financier pour les parties surtout résidant dans les pays en développement.
Il est dit dans le code de l'arbitrage en matière de spoli que la procédure
arbitrale d'appel est gratuite mais, il faut comprendre par là que seul le paiement
des arbitres est épargné aux parties. Il faut dire que ces dell1ières restent tenues
de supporter tous les autres frais cités ci-dessus.
Les développements précédents montrent que l'accès au TAS n'est pas sans
poser de problèmes; iJ en est de même pour son fonctionnement.
La liste des arbitres du TAS compte au moins 180 personnes. Ces arbitres ne
sont pas des employés du TAS. Ils interviennent de façon temporaire pour
trancher les litiges à eux soumis. Ils sont appelés à jouer le rôle d'arbitre sur
demande des parties ou des présidents de chambre.
Avec la faiblesse du nombre d'affaires soumises au TAS, il n' y a pas beaucoup
de matières pour les arbitres vu leur nombre. Ce11ains arbitres n'auront jamais
l'occasion de trancher un litige. Les chances pour gue le TAS ait des arbitres
expérimentés se trouvent ainsi réduites. Cela a des incidences négatives sur
l'efficacité du TAS. Il peut résulter d'une telle situation la prise de décision
47
.La règle du double degré de juridiction n'est pas retenue par le CAS. Ce code
prévoit que les sentences rendues par 1e TAS ont un can'le tère dé fi ni ti f.
Elles ne peuvent faire l'objet d'une seconde lecture p8r le TAS. On constate
qonc qu'une règle impoltante de procédure civile est ainsi ignorée. Le principe
du double degré de juridiction est un principe qui va de pair avec le principe des
droits de la défense. C'est un principe général du drai! cie seconde génération.
En écartant toutes les voies de recours à J'encontre de la sentence arbitrale Je
CAS n'a pas pris en compte le fait que les arbitre>.; en tant qUç personnes
humaines sont faillibles. Aussi, étant donné que le litige peut être soumis à un
.é'è'bitre unique il serait plus prudent, plus sage, de pt'évoll' llne possibil ité cie
seconde lecture.
La confiance des acteurs du mouvement sportif nécessaire au succès du TAS se
trouve ainsi, sérieusement affecter par le fait que les sentences arbitrales ne
pel!vent fa i re ]' objet d) aucune vo ie de recours.
Avec ces 1imites) nous pensons que le TA S ne présente pas autant de garanties
que les juridictions de l'ordre judiciaire.
Ainsi il semble nécessaire de revoir l'organisation el k fonctionnemenl du TAS.
C'est dans ce sens que nous préconisons Ull certain nombre de mesures qui
seront exposées dans le chapitre à venir.
48
Pour que le TAS joue pleinement son rôle; pour que le mouvement spoliif
, préfère le TAS aux tribunaux ordinaire il faut qu'il sail d'un accès facile et qu'il
présente des garanties de justice suffisantes.
A cet effet, nous avons retenu des recommandations qUI visent à rnodi fier
l'organisation et le fonctionnement du TAS. li s'agi l' de [Link] pour un
accès facile du TAS (Section 1) d'une part et d'autre de propositions pour lin
fonctionnement avec plus de garanties (Section II)
Le succès qu'ont connu les chambres ad hoc, doit inciler les membres du ClAS
il installer des répondants du TAS dans tous les pays membres du CIO. Pour ce
fai re nous préconisons que les CNO sa ient uti 1isés pour abriter les « chambres
nati onal es du TAS }). Ainsi iJ serait poss i ble de tranche r sur place to us les 1i tiges
sporti fs que pourrait connaître le TAS.
Nous préconisons aLlssi de créer au niveau des associations régionales de CNO
des «chambres régionales du TAS» pour connaître des 1itiges de dimensioll
continentale (qui dépassent le cadre d'un pays.)
Pour les chambres (ordinaire et d'appel) logées au siège du TAS en Suisse nous
. proposons que leurs règles de compétences soient revues. Ces chambres doivent
elre réservées aux affaires de dimension intercontinent:de.
Nous pensons qu'en adoptant de telles propositions le TAS réglerait les
problèmes d'accessibilité géographique que nous avons tantôt relevés. Les frais
des p~\Ities se trouveraient considérablement réduits si 1'011 sait que les frais de
transpOits et d'hébergement des rartic-s, des a V(lC;.lts , des cxpcrLs, des
témoignages, s'ils ne disparaissent pas, seront négligeables.
1
rmmfW)'t EUVYW'
49
NOLIS tenons à signaler que nOLIs sommes pOLir le IllJll1licll du droit de grcîlè
initial et de certains frais à la charge des paJiies. Ceci éviterait la saisine
exagérée du TAS qui entraînerait un encombrement de la structure arbitrale.
En somme pour ce qui est de l'organisalion nOLIs proposons les mesures
suivantes:
1
50
proposons que toutes les chambres dont nous avons préconisé la création soient
con sidérées comme des instances de premier degré. Il s'agit de la «chambre
arbitrale nationale» pour les litiges qui se limi teni à un pays; de la« chambre
arbitrale régionale» pour les litiges de dimension continentale; et de la
« chambre ordinaire du TAS» pour les litiges intercontinentaux.
1
51
C'est dans ces conditions seulement que le TAS pOU!T8 prétendre sérieusement à
.1' exclusi vité du traitement du contentieux sporti f.
a
ANNEXES
A. DEFINITION
Article premier
La médi arion du TAS e~t une procédure non contrai gnante et in formelle, fondée sur une
convention de médiation. dans laquelle chaque partie prend rengagement de chercher en toute
bonne foi à négocier avec l'autre partie et avec l'aide d'un médiateur du TAS pour parvenÎr à
résoudre un litige ayant un lien avec Je sport.
La médiation du TAS est prévue uniquement pour la résolution de litiges relevant de la
procédure ordinai re du TAS. Tous les 1it ige~ relati f~ à des affai res di sei pl inai res, de même que
les affaires de dopage, sont expressément exclus de la Médiation du TAS.
Article 2
On entend par convention de médiation, l'accord en vertu duquel les parties sont convenues
de soumettre à la médiation un litige ayant un lien avec le sport qui est déjà survenu ou qui
peut survenir entre elles.
Une convention de médiation peut être rédigée sous la forme d'une clause de médiation
insérée dans un contrat ou sous la forme d'une convention séparée.
1
Une partic qui souhaite introduire une procédure de médiation adresse à cet effet une demande
écrite au Greffe du TAS. Elle en adresse simultanément copie à l'autre partie.
La requête doit contenir: }'idenlité des parties et ùe leurs représentants (nom, adresse, N° de
téléphone et N° de fax), une copie de la convention de médiation et une brève description du
litige..
Au moment de l'introduction de la requête, le requérant s'acquitte. des frais [Link]:;
prévus à l'an. 14 du présent Règlement.
La date d'introduction de la procédure de médiation est la date à laquelle la requête de
médiation est reçue par le Greffe du TAS.
Le Greffe du TAS infonne immédiatement les parties de la date à laquelle la procédure de
médiation a été introduite. 11 fix.e un délai à l'autre partie pour payer la pal1 des frais
administratifs à sa charge conformément à l'article 14 du présent Règlement.
D. NOMINATION DU MEDIATEUR
Article 5
Le ClAS dresse la liste des médiateurs, choisis parmi les arbitres du TAS ou en dehors de
ceux-cl.
Les personnalités désignées par le ClAS figurent sur la liste des médiateurs pendant une
période renouvelable de quatre ans.
Article 6
A moins que les parties ne se soient entendues sur la personne du médiateur, celui-ci est choisi
par le Président du TAS sur la liste des médiateurs et nommé par lui après consultation avec
les parties.
En acceptant sa nomination, tout médiateur s'engage à consacrer à la procédure de médiation
le temps nécessaire pour qu'elle pLÙsse être conduite avec célérité.
Le médiateur doit être et demeurer indépendant des parties. Il a l'obligation de révéler toute
circonstance susceptible de compromettre son indépendance à l'égard des parties ou de l'une
d'elles.
Les parties dûment informées peuvent cependant autoriser le médiateur à continuer sa mission
par une déclaration signée, séparée ou conjointe.
En cas d'opposition de l'une des parties ou d'office lorsqu'il estime n'être pas ~l même de
mener la médiation à bonne fin, le médiateur renonce à la mission et en avise le Président du
TAS qui procède à son remplacement, après consu ltation des punies.
règl/7.1999
2
1.1 l'>??
En cas de représentation, la partie représentée doit révéler à l'avance à l'autre partie et au TAS
l' i denti té du représentant.
Le représentant doit être investi du pouvoir de règler le litige lui-même sans en référer au
représenté.
G. RûLE DU MEDIATEUR
Article 9
Le médiateur favorise le règlement des questi ons en 1itige de l<:l man ière Cl u' il estime
approrriée. Pour cc faire il :
- identifie les questions faisant l'objet du 1itige;
- facilite la discussion entre les parties sur ces questions;
- propose des solutions.
Toutefois, le médiateur ne peut imposer une solution du li!igc aux panics.
H. CONFIDENTIALITE
Article 10
Le médiateur, les parties, leurs représentants et conseillers. tout expert et lout autre personne
assistant aux réunions entre les parties ne doivent pas révéler à des tiers une infonnation tirée
de la procédure de médiation sauf si la loi le requiert.
règl/7.1999
3
I~.I<)<)<)
1
Sous leur propre responsabilité, les parties s'engagent à ne pas umener le médiateur à
divulguer des dossiers, rappons ou autres documents ou à témoigner au sujet de la médiation
dans une procédure d'arbitrage ou judiciaire.
Toute infonnation reçue ct' une partie ne peut être révélée par le médiateur à l'autre partie
qu'avec le consentement de la partie concernée.
Les réunions ne font l'objet d'aucun enregistrement quel quïl saiL Tous les documents
dai vent être restitués à la partie qui les a fourni s à la clôture de la médiation, sam; qu' aucu ne
copie n'en soit conservée.
Les parties s'interdisent d' j nvoquer dans une procédure arbi traie ou judiciaire:
-... toutes opinions exprimées ou IOlltes suggc~lions formulées par "une des parties <jllanl il un
éventuel règlement du litige; .
-, .. tous aveux faits par l'une des parties au cours de la procédure de médiation;
-... tous documents, notes ou autres informations obtenus au cours de la procédure de
médiation;
- toutes propositions présentées ou toutes opinions exprimées par le médiateur:
- Ie fait qu'une partie se soit ou non déclarée prête à accepter une proposition.
I. CLOTURE DE LA MEDIATION
Article] 1
Chaque partie ou le médiateur peul mettre un lerme à la médiation en tout temps.
La procédure de médiation prend fin:
- par la signature d'une transaction par les panies;
- par une déclaration écrite du médiateur, si celui-ci estime que la poursuite de la médiation
n'est plus appropriée;
-... par une déclaration écrite d'une partie ou des parties constatant que la procédure de
médiation est terminée;
J. TRANSACTION
Article 12
La transaction est rédigée par le médiateur et signée par le médiateur et les parties.
Chaque partie en reçoit copie. En cas d'inexécution, elle peUl ~'en prévaloir devant une
instance arbitrale ou judiciaire.
Une copie de la transaction eSl cransmise et classée au GretTe du TAS.
K. ECHEC DE LA MEDIATION
règl/7.1999
4
1
Article 13
Les parties peuvent (ecourir à l'arbitrage lorsque le litige n'a pas été résolu par la voie de la
médiation, à condition qu'il existe entre elles une convention ou une clause d'arbitrage.
La clause d'arbitrage peu! être insérée dans la convenlion de médiation. Dans ce cas. Il)
procédure accélérée prévue à l'art. 44. al 4 du Code de l'arbitrage en matière de sport peuL êlre
appliquée.
Le médiateur. en cas d'échec de la médiarion, ne doit pas accepter une nominarion en qualité
d'arbitre dans une procédure lj'abitrage concermlnllcs panics irnpliqu~es dans le même litige.
L. FRAIS
Article 14
Chaque partie s'acquitte auprès du Greffe du TAS des frais administatifs fixés par cc Greffe
dans le délai prévu à l'art. 4 du présent règlement. A défaut de paiement de ces frais, la
procédure de médiation n'est pas mise en oeuvre.
Les panies supportent leurs propres frais de médiation.
A moins que les. pêlrties n'en décident üulrcrnenl, les frais définitifs de la médiation qui
comprennent l'émolument du TAS, les frais et honoraires du médiateur calculés selon le
barème du TAS, une participation aux. frais ou débours du TAS, les frais de témoins, d'experrs
et d'interprètes, sont payés par les panies à part égales.
Le Greffe du TAS peut demander aux parties de déposer un montant égal à titre de provision
pour la médiation.
18 mai 1999
régI! 7-1999
j
/3./999
J<----- _
CLAUSE INDICATIVE DE MEDIATION DU TAS
A INSERER DANS UN CONTRA T
"Tout litige, toute controverse ou réclamation découlant du présent contrat 'et de toute
modification ultérieure du présent contrat, ou s'y rapportant, et ayant trait notamment
mais non exclusivement à sa formation, sa validité, ses effets obligatoires, son
interprétation, son exécution, sa violation ou sa résolution, de même que toute
réclamation extrawcontractuelle, sera soumis à la médiation, conformément au
Règlement de médiation du TAS. La langue de la procédure de médiation sera "
CLAUSE ADDITIONNELLE
EN CAS D'ABSENCE DE RESOLUTION,
DU LITIGE
"Si, d ans les 90 jours qui su iven t l' j ntroduction de la requête, la procédure n'a pas
abouti au règlement du litige, ou si, avant l'expiration de ladite période, l'une ou l'autre
des parties s'abstient de participer ou de continuer à participer à la médiation, le litige
sera, sur dépôt d'une demande d'arbitrage par l'une ou Pautre partie, soumis à
l'arbitrage du TAS pour règlement définitif, conformément au Code de l'arbitrage en
matière de sport Lorsque les circonstances Je requièrent, le médiateur, de sa propre
initiative ou sur la demande de l'une des parties, peut solliciter du Président du TAS la
prorogation du délai."
régi! 7.1999
6
1
ANNEXE N° II
J'-------_
TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT
1
REGLEMENT D'ARBITRAGE POUR LES JEUX OLYMPIQUES
Le préseot règlement a pour but d'assurer, dans l'intérêt des athlètes et du sport,
la résolution par I:t voie de l'arbitrage des litiges (;Ouvert~ par la R<:f;k ()1 ue la
Chatte 01ympit]uc, ch\ns la me~ure ou ils $urvicl)ncnr IWllChnt les Jeux
Dans le cas d'une dcmllOdc d'llrbirragc contre une décision rendue par le CIO, par
les voies de recours in ternes dont il dispose e.n vertu des statu ts ou règlcmcll ts de
l'organisme sportif concerné, il. moins que le temps nécessaire à l'épuisement des
TAS.
hoc du TAS (ci-après la "Chambre ad hoc'') ayant pour mission de procurer III
La Ch:[Link] ad hoc comprend des arbitres figurant sur une liste spéciale, un
Présidem Cl un Greffe.
Cene liste spéciale comprend lIolguclllent des arbitre~ <Jill figurent sur la b:;tc
1
I.a 1i~le :<pénak d':lI'blll\':< <::<1 pllhlj(·(, :lv;\111 l'ollVl'I'lUlT d(,s ,1.< >, l'Jh pcul (-la'
Article 4 Présidence
1,(' H(lI'\';\1I du (:1 i\S dll k l'I'l"sid(' Il 1 de h (:h"llllll'l' :1\1 Il' ,,' 1':lI'llli I( ~ IlH'llIhr('~ dl'
Cl/\S. Le Prt'sidel1l a""lIIl1(' les fOllctioll" <"lui lUI SOIl L dl'vl,lllcs pa ,. k prl'"cIll
r<::gkmcnt Cl fOUies au [l'CS \lI ilcs :l LI hon fo Il eti on IlcnlCllt de LI Ch:lll1hrc :Id hoc
Article 5 Grerre
I.e 'L\S l:lahlil lIll grdT~' dl' 1,1 Chambre <id hoc "ur le site lks .lCU); ( )il'll1l,i'ill\'S,
J.t.: siège dl' hl (:h,lmbn' :Jd Il( le l'I' de cha(]lIc 1,'1 lrlna IiI II 1 C~{ ri ~l' il l.~u~" IlIW,
touS les actes relevant de leur I1ÙSS1Vll sur le sIte des .Jeux OlympIques Ou en (Out
autre heu qu'elles jugent approprié.
L'arbitrage est régi par le chapItre 12 de la Loi Suisse sur le DroÎr JIHc.:rnatiOIl;:l1
Privé.
Les parties peuvent se faire rcrté~cllter ou >lssis tn p;<r les personnes de leur choi s
d;'\ll~ l:t mesure ()ù le" C1rU)l1sl:lnel'~ le j)erll1cIICI\I, 11,,1:(11111)('1\1 :1\1 l'<:g:\I'd dll (!(',Lli
t1:'\(; pour 1:'\ ~cntcnce. J ,C~ lloms, aùrcs~cs. IIlJméro~ dl' tdl'pho\1c Cl dl' ll-!i'cOf)lt
rcprésclHam les p:l. rueS figu ren t dan~ la dCll)illldt.: mcIHIOO ni'<.: il l':1n'clc 1[) ('li
1
Article 9 Notifications et communications
- au demandeur: par reffilse à l'adresse sur les lieux des JO. figurant dans la
demande, ou par télécopie ou à l'adresse électronique indiguée dans la
demande, ou il défaut d'indication dans la demande, par dépôt au Greffe;
Article 10 Demande
Toute personne physigue ou morale gui entend saisir la Chambre ad hoc du T,-\S
d'un litige au sens de l'article premier du présent règlement, dépose une demande
écrite au Greffe.
1
L2 demande doit être rédlgée en anglais ou eo français. Une fonmùe-type de
demande est à disposition des parties au greffe.
Pour autant que les Comités Nationaux Ol)'rnpigues concernés ne sonl pas
parties à la procédure et ne reçoivent pas un e)(cmplairc de la demande en cene
qualité, celle-ci leur est communiquée à titre d'information.
Tout arbitre doit avoir une formation juridique et avoJ.r une compétence
reconnue en matière de sport. Il doit être indépendant des parnes et a l'obligation
de révéler immédiatement toute circonstance susceptible de compromenre son
indépendance.
Tout arbitre doit être présent pendant toute la durée des J.O. et se mettre en tOut
temps à la disposition de la Chambre ad hoc. Les mêmes obligations s'appliquent
au Président de la Chambre ad hoc.
Aucun arbitre ne peut agir en qualité de conscJl pour une partie ou tOut autre tiers
intéressé devam la chambre ad hoc.
1
Article 13 Récusation et rêvocatiQn des arbitres
Un arbittc doit se récuser spontanément ou. à défaut, peut être récusé par une
pame SI les circonstances permettent de douter légitimement de son
indépendance. Le Président de la Chambre ad hoc eSI compétent pour connaître
de toute demande de récusation présentée par une partie. Il tranche sans délai
après avoir donné l'occasion aux panies et à l'arbitre concemé de s'exprimer.
dans la mesure où les circonstances le permettent. La récu::.ation doit être requise
dès connaissance du motif de récusation.
Tout arbitre peut être révoqué par le Président de la Chambre. ad hoc s'il esl
empêché d'accomplir sa mission ou s'il n'exerce pas ses fonctioO'$ confonnément
au présent règlement.
a) Exception d'incompétence
Toute excepnon d'Incompétence de la Formation doit être soulevée d'entrée
de cause cr, au plus tard, au début de l'audience,
1
b) Modalités de la procédure
c) Audience
1 conséquence.
1
JO/regfl/27.01.06 Page :7
e) Dé~aul
EUe est communiquée aux panies sans délai. La Fonnation peut communiquer
le dispositif avant la motivation. La semence est exécutoire dès le prononcé du
dispositi f.
JO/rcgfc/27.01.06 Page 8
Pour autant que les COllÙtés Narionaux Olympiques concernés ne sont pas
parties à la procédure et nc reçoivent pas un exemplaire de la sentence en cette
qualité, cene-ci leur est com:nurùCj:Jée à tirre d'i:l fOllrultion.
c) Renvoi
SI la Fonnation renVOIe le litige à \tI procédure habituelle du TAS, les
dispositions suivantes s'appliquent:
En revanche, les parties doivent s'acquitter de leurs propres frais, y inclus frais
d'avocats, d'experts, de témoins et d'interprètes.
Le présent règlement a été adopté par le ClAS à New Delhi le 14 octobre 2003
sur la base de la. Règle 61 de la Charte Olympique et des articles S6,
paragraphes 1, 8 et ] 0, 58, sn et R69 du Code de l'arbitrage en maDère de
spurt. Il fait partie intégrante du Code de l'arbitrage cn maoere de spon.
1
_. - ------ - - . . --- -----
•
i,
1
,,
74
c
~ BIBLIOGRAPHIE
I-OUVRAGES GENERAUX
II-ARTICLES
ill-LEGISLATIONS
IV-STATUTS ET REGLEMENTS
'V-JURISPRUDENCE
PLAN DETAILLE
INTRODUCTION 7
CHAPITRE PRELIMINAIRE: GENERALITES SUR LE TRIBUNAL
ARBITRAL DU SPORT 14
SECTION 1 : HISTORIQUE DU TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT 14
Paragraphe 1 : L'origine du TAS 14
Paragraphe II : L'organisation du TAS de 1984 à 1994 16
Paragraphe III : Les réfonnes du TAS depuis 1994 17
SECTION II : LES LITIGES SPORTIFS RELEVANT
DE LA COMPETENCE DU TAS 21
Paragraphe 1 : Les litiges sportifs de nature commerciale 21
Paragraphe II : Les litiges sportifs de nature disciplinaire 22
Paragraphe III : Les litiges survenus lors des Jeux Olympiques 22
'TITRE 1 : LES PROCEDURES DE RESOLUTION DES LITIGES
SPORTIFS PREVUES POUR LE TAS 24
. .
1
78